dante2002 HEUUU NOOOOOOOOON | J'ai retrouvé des trucs que j'ai écrit il y a deux ou trois ans, et ainsi je n'ai pas besoin de reformuler des trucs que j'ai déjà dit...
dante2002 a écrit :
Si, en poussant ce raisonnement, je dirai même que le problème n'est pas le chomage, mais uniquement la distribution des richesses.
Si on produit de plus en plus de richesse avec de moins en moins de monde, c'est tout simplement qu'on est dans une société de moins en moins consommatrice de main d'oeuvre.
Quand j'étais petit, les bouquins des futurologues décrivaient le futur comme une société de loisir où les robots feraient tout, ce qui est utopiquement plausible.
Sauf que la richesse devra alors être distribué non seulement entre les travailleurs et les rentiers, mais aussi avec les "improductifs".
La 5 ème puissance mondiale du 21ème siècle devrait pouvoir se le permettre.
Ou alors on organise un VRAI partage du travail, avec la semaine de 10h00 pour tout le monde, deux jours par semaine de travailler, et on fabriquera toujours plus de richesses individuellement que nos ayeux qui bossaient 50h00 par semaine.
Les SEULS perdants dans l'histoire seraient les rentiers et les héritiers.
Dans une démocratie, les plus nombreux sont prioritaires, là le problème c'est que le système est artificiellement maintenu avec son lot de précarité pour que puisse vivre dessus un lot de parasite pompant toute la richesse...
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Première post, sur l'arnaque complet de la société libérale, entre ce qu'on nous a promis dans les 60's (ce qui aurait du arriver, à savoir bosser 4h00 par jour en vivant comme des pachas) à ce qu'on vit actuellement.
dante2002 a écrit :
Il y a sans doute des points juste dans ce que tu dis.
Néanmoins, tu tombes dans LA déviance habituelle des libéraux, essayer de faire croire que l'on réussit par "mérite".
Alors que le plus souvent, quand ce n'est pas papa/maman, c'est les opportunités qui font réussir (ça a été mon cas, et je l'avoue sans honte). Et les opportunités ne peuvent se saisir que quand tu es en état de les saisir (en gros quand tu as mangé à ta faim, que tu sais t'exprimer avec suffisament d'éloquence, et pour les anciens pauvres comme moi quand ta famille peut se cotiser pour te payer une vieille voiture pourrie pour aller à tes premiers entretiens d'embauche)...
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Ce qu'on dit avec Lego depuis des années, il n'y a pas de "mérites", il n'y a que des opportunités.
dante2002 a écrit :
Le problème, c'est que même la france du milieu ne peut plus acheter.
Un jeune couple constitué d'un informaticien standard en SSII et d'une instit (d'ailleurs vous remarquez le nombre d'informaticiens marriés avec des profs ) ne peut plus acheter une maison avant 30-35 ans.
Un cadre et un prof quoi, les deux personnes qui il y a vingts ans achetaient en général la plus belle maison du village...
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Cross topic avec mon topic à moi que j'aime
Un peu comme maintenant quand on veut augmenter les salaires
dante2002 a écrit :
Effectivement, mais ce pays c'est l'avenir tu comprends
Cela me fait pensez à un djeuns sur le forum "emploi et études" qui se plaignait qu'en france le différenciel de niveau de vie n'était pas assez élevé entre ingénieur et ouvrier, en prenant pour exemple l'inde, où un ingé gagne 500€/mois quand un jardinier en gagne 50 Corrolaire : je ne veux pas cracher sur ceux qui se font des millions sur mon dos, mais ça me fait plaisir que les plus pauvres soient VRAIMENT plus pauvres que moi, comme ça je me sent important....
Une logique parfaitement respectée en angleterre (je le répète, mon jeune frêre a fait un an assistant prof de français dans un lycée "pauvre", et ce qu'il y a vu l'a horifié, ils ont 15 ans d'avance sur le bordel par rapport à nous (tatcher power ). Des gosses en guenille, avec des dents tout pourries, et des cyrhoses à 14 ans).
Vive le modèle anglais.
Saleté de France égalitaire...
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La crise m'a encore une fois donné raison
dante2002 a écrit :
Mais je le répète, 1300€ c'est mieux que 400
J'ai des rmistes en face de chez moi, mais des comme vous adoreriez, ils le font exprès et tout (vous voyez, je ne nie pas que ça existe, même si à mon avis les patrons fraudeurs sont BCP plus nombreux ).
Pour revenir sur ces rmistes, je ne voudrait de leur vie pour rien au monde, ils sont toute la journée au balcon, roulent dans une renault nevada breack complètement moisi, ont tous les jours les huissiers devant la porte.
Alors me sortir que plein de monde "adore" ce type de vie laissez moi rigoler.
Ce qui est véritablement impressionnant, c'est que le type à 1000€ par mois va en vouloir aux rmistes, mais sans jamais se poser la question de savoir où va toute la plus value entre son boulot et ses 1000€, et que l'on ne me sorte pas "dans les charges", un smicard coute très peu de charges...
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Sur la haine des RMistes...
dante2002 a écrit :
Sinon c'est un peu HS mais il y a un article interessant sur actuchomage aujourd'hui
Citation :
À l’abri des soucis du monde ordinaire
Mercredi, 15 Août 2007
L’existence des grands bourgeois est exempte des conséquences désagréables des vicissitudes de la vie quotidienne. Lorsque la mobylette de Carole, la jeune ouvrière du film de Lucas Belvaux "La Raison du plus faible", tombe en panne et rend l’âme, c’est un drame qui enclenche un engrenage funeste. Irréparable, il est impossible de la remplacer dans l’immédiat, c’est trop cher. Prendre le bus pour aller au travail, c’est une heure de transport en plus chaque jour. L'argent ne règle pas tous les problèmes, mais il ne faudrait pas des sommes folles pour résoudre celui-ci. Pour aider leur copine, ses amis tentent de se procurer l’argent nécessaire dans un braquage qui tourne mal. Cette fiction, construite avec vraisemblance parce qu’elle met en scène les multiples agressions et blessures d’une vie rendue précaire par la faiblesse des ressources, ne fait que porter à son paroxysme la logique d’existences sans espoir.
La panne de la mobylette, de la voiture ou le vol du vélo, comme dans "Le Voleur de bicyclette" de Vittorio De Sica, la fuite d’eau à la cuisine, le chéquier volé, tous ces petits ennuis empoisonnent l’existence des plus modestes, en grignotent le temps et accumulent les préoccupations et les soucis, sources d’inquiétudes et d’angoisses. Alors que peu d’argent disponible permettrait de prendre le taxi, ou d’appeler un artisan pour faire une réparation. Le temps des plus riches, lui, est libéré de ces tracas les plus mesquins mais aussi les plus envahissants.
L’absence d’argent conduit à un gaspillage de temps systématique. Les voyages par avion se sont diffusés, mais pour les moins fortunés de ceux qui peuvent les emprunter, y avoir accès suppose plus de temps et de fatigue. Aller de Paris à Montréal peut se faire en prenant un bus à la porte Maillot pour l’aéroport de Beauvais d’où, après une nuit au confort précaire dans une salle d’attente, un avion assure le transfert à Dublin. Là un nouveau vol permet d’atteindre New York où il faut prendre un troisième avion pour arriver enfin à Montréal. Ces vols «low cost», comme on dit dans le franglais à la mode, transforment un voyage en épreuve, même si leurs «bas coûts», en français, les rendent plus accessibles.
L’argent permet d’acheter des services. Les soucis du foyer, du ménage, du jardinage sont sous-traités à un personnel domestique qui prend en charge les tâches désespérément récurrentes de la maison. Pour les plus aisés, le chauffeur affronte solitairement les embarras de Paris quand le patron, assis à l’arrière, consulte les cours de la Bourse dans Le Figaro. Le savetier et le financier n’ont pas les mêmes soucis.
Tout jeune ménage modeste sait combien un enfant met aux normes : horaires stricts, suivi médical du bambin, promenades. Beaucoup de plaisirs, certes, mais aussi un amoncellement de contraintes. Être à l’heure avant la fermeture de la crèche ou de l’école devient une obsession. Dans les familles de la bourgeoisie, les jeunes filles au pair et les nurses de nationalité étrangère font réviser leurs leçons aux enfants et leur apprennent leur langue. Elles les emmènent au jardin public. Le personnel de service permet de donner aux journées toute leur plénitude.
Être servi est l’un des privilèges sociaux les plus marquants de la richesse. Le temps n’est pas le même pour tous. Ces emplois domestiques sont encouragés et financés en partie par l’État. L’emploi, au domicile privé, de salariés pour des tâches à caractère familial ou ménager (employé-e de maison, garde d’enfants, soutien scolaire…), en particulier dans le cadre du chèque emploi-service universel (CESU), ouvre droit à une réduction d’impôts égale à 50% des salaires payés et des cotisations correspondantes, dans la limite de 12.000 € par an, pouvant être augmentés de 1.500 € par enfant à charge, le plafond cumulé étant de 15.000 €. Une famille fortunée avec deux enfants pourra donc récupérer la moitié des 30.000 premiers euros que lui aura coûté son personnel, la dépense réelle totale n’étant pas limitée. Une jolie contribution des finances publiques à l’agrément d’une vie libérée des servitudes du monde ordinaire. De plus, cette réduction d’impôts apparaît comme parfaitement justifiée puisqu’elle s’inscrit dans la lutte contre le chômage.
Au début du XXe siècle, l’effectif employé dans une grande maison pouvait atteindre les trente personnes. La raréfaction des domestiques depuis les conquêtes sociales du Front populaire en 1936 a été compensée par le recours aux traiteurs, par les livraisons à domicile et par les sociétés de services spécialisées dans le ménage ou le jardinage. Avec l’augmentation du nombre des riches et du niveau de leurs richesses des cartes bancaires sont apparues, accessibles sous conditions de ressources élevées. Elles offrent des services en tout genre dont l’objectif est de faire gagner du temps aux clients. Depuis l’achat de billets d’avion, la réservation de places au théâtre ou à l’Opéra jusqu’à des prestations exceptionnelles, comme obtenir une table à la Tour d’argent un jour de grande affluence ou pouvoir jouer une partie de tennis avec le champion de l’année.
Les services à la personne se multiplient et, la concurrence devenant vive dans ce secteur, de nouvelles formules apparaissent, accessibles 24 heures sur 24, 365 jours par an. Les conciergeries de luxe sont des officines prêtes à répondre aux demandes les plus difficiles à satisfaire, comme de trouver pour un collectionneur un exemplaire d’une montre de l’avant-guerre rarissime. Certaines agences immobilières vendent aujourd’hui, surtout aux grandes fortunes étrangères, de très beaux appartements ou des hôtels particuliers avec le personnel d’entretien et de gardiennage en place, prêt à prendre le service.
Être servi, c’est être reconnu. Les marques de déférence et de respect, les signes du pouvoir et de la notoriété sont innombrables. «Bonjour monsieur le marquis», dit la boulangère du village au châtelain venu passer le week-end dans la maison de ses ancêtres. «Monsieur le directeur», «monsieur le président», «maître», et le rituel «Madame est servie» : les manières de manifester au puissant que l’on connaît et respecte sa position ne manquent pas. Les intéressés en retirent la confirmation récurrente de leur poids social, de leur valeur et de leurs mérites.
Être considéré et traité en permanence comme une personne exceptionnelle et unique donne une solidité qui aide à affronter les aléas avec calme, maîtrise de soi et courtoisie. La colère, l’injure, la violence sont plutôt de l’autre côté de la société, là où la vie est dure et ne cesse de vous rappeler votre insignifiance. [...] La politesse des dominants en impose et elle va permettre, surtout lorsqu’elle est associée à des corps qui affirment l’excellence, le passage de la domination économique à la domination symbolique.
Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot, directeurs de recherche au CNRS, pour L'Humanité
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dante2002 a écrit :
Ok.
Un smic à 5000 francs il y a 10 ans, le patron en payait donc 10 000 (soit 1500€).
Aujourd'hui un smic à 1000€, le patron en paie toujours en gros 1500 (grâce aux multiples exonérations).
Le cout du travail a donc vachement augmenté, sans compter qu'on a JAMAIS eu autant de smicard.
Et on ne parle JAMAIS des 4 millions de chomeurs, qui représentent autant de pognon en moins pour les cotisations par rapport à il y a trente ans...
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dante2002 a écrit :
Oui on sait les entreprises sont étranglées sous les charges, qui en plus servent à payer les fonctionnaires glandeurs et les chomeurs fraudeurs.
C'est un peu comme les congés payés et l'interdiction de travail des enfants en fait, ça allait faire couler la france au début du siècle dernier.
Je persiste à dire que les (grosses) entreprises françaises sont LES PLUS CHOUCHOUTEES DE TOUS LES PAYS INDUSTRIALISES, elles sont aidées de partout, ont l'habitude d'avoir la main d'oeuvre la plus productive au monde pour pas cher, etc etc.
Mais de toute façon, dans la nature de l'homme : "Un commerçant qui ne se plaint pas n'est pas un commerçant"
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dante2002 a écrit :
Pour remettre les idées en place à certains
Citation :
Ces chômeurs, tous des fainéants !(Score : 1)
par Yves actif 06 Sept 2007
Un billet de (mauvaise) humeur rédigé en septembre 2004… et furieusement d'actualité.
Face à des problèmes qu'on ne sait ou qu'on ne veut résoudre, une technique consiste à trouver un bouc émissaire pour lui faire porter le chapeau et ainsi échapper à ses responsabilités et/ou à son incompétence. La méthode est vieille comme le monde, mais elle fonctionne toujours. Ainsi en est-il des conséquences du chômage que certains hommes politiques et chefs d'entreprises, ardents partisans de l'ultralibéralisme, voudraient faire supporter aux premiers concernés, les chômeurs, qui seraient alors tenus pour responsables de leur propre sort.
En démocratie, chacun est en droit d'exprimer son opinion. Les ultralibéraux sont libres d'avancer leurs convictions sur le sujet qui nous intéresse même si nous ne partageons pas leurs vues. Mais leurs discours ne passent plus quand ils assènent des contrevérités pour étayer leurs thèses. Ainsi, régulièrement, voit-on fleurir dans la presse des déclarations réductrices sur le thème du chômage ; les unes laissent entendre que les chômeurs sont des "fainéants", que nombre d'entre eux vivent au crochet de ceux qui travaillent ; les autres affirment que le système d'assurance chômage leur est trop favorable et que des centaines de milliers d'emplois ne sont pas pourvus dans notre pays.
Il ne faut pas jouer avec les mots et moins encore avec les maux
"Il faut remettre la France au travail" martelait Jean-Pierre Raffarin peu de temps après sa nomination à Matignon. Sous-entendait-il que les Français, tous les Français et pas seulement les chômeurs, traînent des pieds pour aller bosser ?
Mais les "bonnes" intentions se heurtent souvent à la réalité d'une situation moins reluisante. En décembre dernier, l'Insee annonçait que la France avait perdu 67.000 emplois en 2003 (une première depuis 10 ans) et, aujourd'hui, le taux de chômage flirte avec les 10%. La faute à qui, aux Français travailleurs ou chômeurs ?
Ceci démontre bien qu'en matière de chômage, il ne faut pas jouer avec les mots et moins encore avec les maux de celles et ceux qui se retrouvent du jour au lendemain sans emploi. Il convient ici d'évoquer quelques vérités qui sont toujours bonnes à rappeler à ceux qui nous gouvernent et aux autres qui pensent que beaucoup de chômeurs s'accommodent de leur situation et s'y complaisent même.
Dans la population des demandeurs d'emploi, il y a certainement quelques milliers de "chômeurs professionnels", quelques milliers d'individus qui profitent du système. Admettons-le ! Mais leur proportion est sans doute comparable à celle des patrons indélicats, des entrepreneurs filous et autres escrocs qui sévissent dans les rangs des dirigeants d'entreprises, des professions libérales, des commerçants ou des artisans…
Les magouilles du patronat responsables des déficits sociaux
Seulement voilà, la marche de manœuvre du "chômeur professionnel" est étroite. Après avoir épuisé son allocation chômage (qui lui est aujourd'hui versé pour une durée maximale de 23 mois), il devra se contenter de l'ASS ou du RMI pour survivre. "L'escroquerie" porte alors sur la somme de 400 euros par mois (2.600 francs). Les donneurs de leçon de tout poil réussiraient-ils, eux, à survivre avec ce revenu de misère ? Nous ne rentrerons pas ici dans le détail des abus de biens sociaux, des détournements de fonds, des stock-options, des fausses factures, des frais fictifs, des avantages en nature, des paiements de la main à la main, des parachutes en or, des petits arrangements comptables… qui s'offrent aux dirigeants d'entreprise, aux professions libérales, aux commerçants et autres artisans indélicats. L'escroquerie peut alors porter sur des milliers, des centaines de milliers, des millions ou des milliards d'euros.
Si nous partons du principe que la proportion "d'escrocs notoires" est sensiblement la même dans toutes les classes de la société française, il est certain que les chômeurs ne sont pas les mieux placés pour en tirer le plus de profit.
Par ailleurs, une part non négligeable du déficit des systèmes de protection sociale (assurance-maladie, assurance-chômage) est générée par les dissimulations de toutes natures (notamment le travail au noir) fomentées par des entrepreneurs, des professions libérales, des commerçants et des artisans peu scrupuleux. Dans un même ordre d'idées, ces "indélicats" peuvent aussi dissimuler par le biais de "petits" arrangements (pour ne pas parler de grosses magouilles) des sommes considérables aux yeux du fisc. Mais c'est une autre histoire…
Ceci étant précisé, revenons aux vérités qu'il convient ici de rappeler.
Chômeur, un statut enviable ?
Dans une société hiérarchisée et organisée autour du travail, le fait d'en être privé est vécu pour la très grande majorité d'entre nous comme un traumatisme. Des centaines de milliers de chômeurs se retrouvent sur le carreau pour des raisons souvent dictées par la spéculation boursière et l'appât du gain d'une classe dirigeante. Et puis, il ne faut surtout pas occulter la réalité financière du "statut" de demandeur d'emploi relevant du régime d'assurance-chômage. Elle est marquée par une forte dégradation de son pouvoir d'achat. Pris en charge par l'Assedic, le chômeur n'est indemnisé qu'à hauteur de 57% de son salaire brut. Mais laissons parler les chiffres.
Une personne qui percevait un salaire brut de 1.500 euros par mois (soit 1.200 euros nets) touche une allocation chômage d'environ 860 euros. Le manque à gagner mensuel s'élève donc à 340 euros, ou encore à 4.080 euros sur un an, soit 26.520 francs. Rares sont ceux qui peuvent se satisfaire d'une telle dégradation de leur revenu.
Mais parfois, convenons-en, le chômage peut être vécu par celui qui s'y retrouve comme une période de répit dans une vie professionnelle qui laisse peu de temps pour soi. La vie est belle ! On se "laisse vivre" pendant un mois ; on en profite pendant deux mois… Au sixième mois d'inactivité, on commence à tourner en rond. Au bout d'un an, le doute s'installe… Au bout de deux ans, on appartient à la classe peu enviable des "chômeurs de longue durée" et on bascule dans les minima sociaux, sous réserve d'y avoir accès. Donc dans le meilleur des cas le chômeur perçoit 400 euros par mois (2.600 francs), au titre de l'ASS ou du RMI. Dans le pire, le chômeur ne perçoit pas un centime (si la rémunération de son concubin ou de sa concubine, de son mari ou de son l'épouse dépasse un certain seuil).
Bien évidemment, cette démonstration ne saurait à elle seule refléter les dures réalités du "statut" de chômeur. Pour autant, il serait bon que celles et ceux qui stigmatisent les demandeurs d'emploi "profiteurs" prennent en compte un postulat qui s'impose d'évidence : le chômage, rares sont ceux qui y aspirent, encore plus rares sont ceux qui en "profitent" et s'y complaisent.
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J'adore ce texte  ---------------
Parce que le vote pour Emmanuel Macron n'est pas un vote de conviction mais une nécessité démocratique
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