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La crise actuelle sera...




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Auteur Sujet :

[ECO] Can it run Crises ?

n°24421046
n0name
Etat nounou, Etat soeur.
Posté le 29-10-2010 à 16:42:51  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

Terminatux a écrit :


 
Je te dis que l'Irlande a eu un modèle qui s'est écroulé, tu me répond qu'il a profité à l'Irlande. Ça n'a rien de contradictoire.
Ta position est sûrement que l'Irlande va repartir sur de bonnes bases après la crise. Moi je pense qu'avec une dette de 100%, un chômage de 14% et une récession terrible depuis le début de la crise l'économie est pour longtemps (pas pour trois ou quatre ans seulement) déstabilisée.
 
http://www.google.com/publicdata?d [...] y:IE:FR:CY


 
 
Je suis prêt à prendre le Paris Irlande VS France à MT/LT ;)
Le vrai taux de chomage français est sans doute plus proche de 15% qu'autre chose...
La dette française ne comptabilise pas un certain nombre d'engagement de l'Etat français dans le futur (ex : retraites) sans oublier moulte magouilles pour sortir ce qu'on peut du bilan.  
Enfin, la France a très peu de levier par rapport au taux d'imposition actuel, par rapport aux tensions sociales, là ou l'Irlande peut baisser le salaire des fonctionnaires voir augmenter un poil les impots avec pas mal de marge de manoeuvre.
 
Bref, tu sous estimes la situation française tout en surestimant la "catastrophe" irlandaise.


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Posté le 29-10-2010 à 16:42:51  profilanswer
 

n°24421080
Betcour
Building better worlds
Posté le 29-10-2010 à 16:46:29  profilanswer
 

zarkdav a écrit :

:jap: (en fait je recherchais le rapport INSEE dans lequel il a été publié, mais bon...  [:absolut_limon] )


Probablement celui là : http://www.insee.fr/fr/publication [...] age_VA.htm  


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"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°24421128
zarkdav
Posté le 29-10-2010 à 16:50:33  profilanswer
 

n0name a écrit :


 
http://workforall.net/FR_Politique [...] sance.html
 
Regarde cette comparaison Belgique/Irlande sur 20 ans.  
Alors, le libéralisme a été profitable ou non à LT et malgré la crise actuelle ?  


 
L'Irlande n'a-t-elle pas profité des subsides européens sur cette période?


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Any sufficiently advanced technology is indistinguishable from magic. -- Arthur C. Clarke, "Profiles of The Future", 1962 (Clarke's third law) | Mes photos (flickr)
n°24421179
n0name
Etat nounou, Etat soeur.
Posté le 29-10-2010 à 16:54:55  profilanswer
 

zarkdav a écrit :


 
L'Irlande n'a-t-elle pas profité des subsides européens sur cette période?


 
 
 
Argument classique pour justifier le miracle Irlandais chez les sociaux démocrates :/
Est ce que l'injection de quelques milliards peut multiplier le revenu moyen par 4, apporter le plein emploi, etc. ?
 
Pour info, l'Afrique aussi profite de subsides :o


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n°24421189
zarkdav
Posté le 29-10-2010 à 16:56:00  profilanswer
 


 
MERCI!
 
Le rapport complète très bien l'analyse orientée (mais pas forcément complètement invalide) qu'en fait le Jakouille.


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n°24421215
zarkdav
Posté le 29-10-2010 à 16:58:38  profilanswer
 

n0name a écrit :


Pour info, l'Afrique aussi profite de subsides :o


 
Oui mais non. Ce n'est pas comparable. L'Irlande est une démocratie et n'est plus en guerre avec ses voisins depuis un certain temps.
En ce qui me concerne, je pose simplement la question, je n'en fait pas un argument. Mais apparemment ça te suffit, donc je chercherais la réponse ailleurs.


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n°24421264
n0name
Etat nounou, Etat soeur.
Posté le 29-10-2010 à 17:03:33  profilanswer
 

zarkdav a écrit :


 
Oui mais non. Ce n'est pas comparable. L'Irlande est une démocratie et n'est plus en guerre avec ses voisins depuis un certain temps.
En ce qui me concerne, je pose simplement la question, je n'en fait pas un argument. Mais apparemment ça te suffit, donc je chercherais la réponse ailleurs.


 
Ba je dois t'avouer que j'aurais bien aimé que tu me chiffres les subventions parceque je ne trouve rien de mon côté. Je peux donc difficilement argumenter contre une remarque sans données :o


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n°24421287
zarkdav
Posté le 29-10-2010 à 17:06:02  profilanswer
 

n0name a écrit :


 
Ba je dois t'avouer que j'aurais bien aimé que tu me chiffres les subventions parceque je ne trouve rien de mon côté. Je peux donc difficilement argumenter contre une remarque sans données :o


 
Ben justement, j'ai posé la question, ça voulait dire que je n'ai pas la réponse... si tu me réponds que tu ne sais pas, ça me va aussi. [:multani]


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n°24421314
aroll
Posté le 29-10-2010 à 17:10:22  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Si j'avais lu, mais la flemme. Je dis trois choses : en saucissonnant mon propos tu en dis 12. Si je commentais chacun des 12 points, tu répondrais peut-être ne 36 points. On ne s'en sort pas. C'est la limité de la discussion sur un forum.  
 
Il faudrait en fait se concentrer sur le coeur du débat et laisser de côté les points annexes.
 
Si je te comprends bien, tu veux dire qu'on arrivait à vivre avec un seul salaire, même faible, dans les années 50 ou 60, seul ou en famille. Et aujourd'hui, même si le Smic est un obstacle à l'emploi, sa suppression baisserait les salaires à un niveau tel qu'il serait impossible de vivre seul.
 
Je réponds  
 
1) A long terme, une politique libérale (relance de l'épargne notamment) permettrait d'une part d'augmenter tous les salaires dans des proportion sensibles, d'autre part, offrirait des perspectives d'évolution que l'écrasement actuel de la hiérarchie des salaires ne permet pas. Il y aurait des travailleurs pauvres, mais cela ne durerait pas (ce qui rejoint cette autre idée qu'il est plus important de connaître la durée dans laquelle on touche un salaire de misère que le taux de pauvres en tant que tel). Il faut bien comprendre qu'on ne peut pas résoudre le problème des bas salaires par la hausse administrée et rapide de ces salaires : ça ne marche pas, ça crée du chômage. Seuls les gains de productivité créent la hausse durable des salaires, sans chômage. Ce qui est drôle, c'est que les mêmes qui accusent le libéralisme de créer des salaires faibles avec lesquels on ne peut pas vivre (ce que j'admets, mais à court terme seulement) n'accusent jamais les politiques interventionnistes de créer du chômage quand un Smic est instauré. Quand il n'y a pas de Smic (mesure libérale) : le chômage disparaît et les salaires sont faibles, mais c'est la faute du libéralisme. Et quand il y a un Smic (mesure non libérale) : le chômage de masse apparaît, et c'est encore la faute du libéralisme. C'est à ça que l'on voit que certaines façons de penser relèvent de l'idéologie, car elles ne sont pas réfutables au sens de Popper.


La solution à laquelle je pensais ne consiste pas à maintenir le Smic, encore moins à l'augmenter, elle consiste, pendant la phase de transition, donc en attendant les fruits d'un changement de politique, à compenser le manque de revenu par une allocation.
C'est vrai que certains libéraux évoquent parfois cette allocation (par exemple, sous forme d'impôt négatif), mais seulement comme une éventualité possible, rien de plus.  
Ils donnent ainsi l'impression de ne parler de cette allocation que pour faire taire les critiques, pas comme d'une mesure importante voir essentielle.
À mon avis ils y gagneraient beaucoup à intégrer ce principe à égalité avec la libéralisation du reste.
 

limonaire a écrit :

2) Le fait que les gens puissent dans les années 50 avec un seul salaire élever une famille s'explique largement par le fait que le standard de vie de l'époque était très frugal, et serait aujourd'hui peu accepté. Par ailleurs, on sous-estime le fait que l'habitat collectif (au sens où on héberge le grand-père, qui apporte sa retraite au revenu de la famille) était plus répandu qu'on ne le pense.

Non, je regrette, je ne peux pas te suivre là; j'ai bien spécifié qu'aujourd'hui, avec l'équivalent Smic que tu donnes (500€), et même après correction de loyer (ramené à 250€, par exemple), il n'est pas possible de faire vivre une famille MÊME AUSSI FRUGALEMENT qu'à cette époque.
Beaucoup de mes copains étaient fils d'ouvriers, avec mère au foyer, et PAS DE GRAND-PARENTS hébergé qui peut rapporter une pension.  
C'est sur ce genre d'exemple là que je me base, et inutile de chercher à contourner le problème grâce aux grands parents, ou aux oncles, tantes, cousins, cousines, etc...., ni de chercher à l'éclipser en prétendant qu'ils n'étaient probablement pas très nombreux; il y un fait, c'est que des gens faisaient vivre (même si c'est très pauvrement) une famille nombreuse sur base d'un seul bas salaire, sans l'aide d'un grand-parent, et que de nos jour ce n'est plus possible, même en menant une vie aussi spartiate qu'à cette époque.  
Y-a-t'il autre chose que l'explosion des loyers que tu as oublié, ou tes chiffres sont-il faut?
 
 

limonaire a écrit :

3) Par ailleurs, les logements sont chers à cause de la réglementation étatique. Tu me réponds, je veux bien, mais c'est une solution à long terme. O que non : si on libéralisait le foncier et les loyers, la construction de logements repartirait très rapidement. Or, il faut 6 mois ou un an maxi entre le moment où on décide de construire et le moment où le bien est loué. Le problème serait résolu très rapidement.  
 
4) Maintenant, si tu demandes des solutions à très court terme, il n'en est pas de bonne. Il faut alors, si on veut soulager immédiatement la misère, subventionner encore et toujours. Mais ce faisant on prolonge et aggrave le mal qu'on n'était censé faire disparaître. On guérit le symptôme (les gens mal logés) mais pas la cause réelle (la pénurie de logements lié à la politique de l'Etat). Le problème est que, démocratie et cycle électoral obligent, on ne cesse depuis des années de prendre des décisions à court terme, sous la pression de gens comme toi qui demandent des réponses urgentes. Or, l'Etat par sa politique de logement nous a éloignés de l'optimum ; revenir à l'optimum, çàd passer du point A au point B, suppose inévitablement des coûts de transition, qu'on ne peut éviter. Un peu comme a Russie qui passe du communisme au marché : ça ne se fait pas sans casser des oeufs, çàd sans que certains y perdent provisoirement ( car à long terme, en revanche tout le monde est gagnant).
 
On dit souvent : le libéralisme est cruel car il crée des bas salaires, il jette les gens à la rue, etc.  Mais c'est ce qui se produit seulement à court terme ; car à long terme, le marché loge mieux les gens, offre de meilleurs salaires, etc. La comparaison RFA-RDA ou entre les deux Corées le démontre amplement.  Si, à court terme, le libéralisme donne des résultats en apparence inhumains, la cause en est le coûts de transition pour passer de A à B. C'est parce que le logement est réglementé depuis un siècle que, si on retire cette réglementation, temporairement, des ajustements douloureux se font. Mais, parce qu'il y a ces ajustements à court terme, faut-il y renoncer et maintenir l'interventionnisme dont on sait et on voit qu'il crée de la pénurie et des logements chers ? Si on supprime la réglementation des loyers, comme il n'y a pas pas plus de logements, les loyers flamberont immédiatement : et cela fera les unes du Monde diplo ou de Marianne pour stigmatiser l'inefficacité et l'injustice du libéralisme. Mais à moyen terme (un an, deux ans), la liberté de construire, si elle aussi est restaurée, entraînera une offre abondante de logements qui fera baisser les loyers. Mais la phase de hausse temporaire des loyers est inévitable pour rétablir les incitations à produire des logements : elle est douloureuse et coûteuse, mais inévitable. Mais ce n'est pas le libéralisme qui en est la cause : mais bien l'interventionnisme antérieur qui a crée cette pénurie de logements. De même, les problèmes de la Russie dans les années 1990 (forte chute du Pib) ne sont pas à mettre sur le dos du libéralisme : c'est en fait l'ultime conséquence de l'économie administrée qui prévalait jusqu'en 1991.

Il ne suffit pas de dire: ça va être douloureux, mais on n'a pas le choix, et puis c'est pas notre faute, et puis ça ira mieux dans quelques années, il faut pouvoir inventer des solutions qui évitent les dégâts collatéraux excessifs.
Pour certains, les conséquences peuvent être tout simplement dramatiques, et c'est à ce niveau que se situe le problème des libéraux (bien plus que du libéralisme en lui même), parce que, face à ce genre de risque, les meilleurs (humainement) se réfugient derrière des statistiques (cela ne représente que quelques % de la population, donc ce n'est rien), et les plus cyniques vont jusqu'à s'en moquer (au n'est plus au 19ème, faut arrêter avec Victor Hugo, et les misérables, etc...), mais aucun n'est suffisamment concerné pour en faire une priorité.
 
J'ai déjà eu l'occasion de dire que, s'il est exacte que les inégalités ne sont pas toujours forcément un problème, elles le deviennent à coup sûr lorsque tout le monde n'a pas, au moins le minimum.
 
 
Amicalement, Alain

n°24421316
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 29-10-2010 à 17:10:51  profilanswer
 

Terminatux a écrit :


 
Pour en revenir à ce message je vois bien ce que tu met en cause à présent, mais pourquoi parler de ces facteurs pour expliquer la situation particulièrement mauvaise de l'Irlande aujourd'hui?
Ces mutations monétaires décrites sont à l'œuvre partout, sauf en ce qui concerne le monopole monétaire des États du fait assez marginal des SEL et monnaies alternatives dans certains pays, et pourtant certains pays sont en bien meilleure situation que l'Irlande. La vraie particularité de l'Irlande c'est le fait d'avoir établi un modèle de croissance reposant sur une fiscalité particulièrement attractive pour les entreprises et les grandes fortunes.
 
En outre, concernant les monnaies à cours légaux et forcés je ne vois pas en quoi elles ont pour origine les année 1970. En tout cas ce n'est pas le cas de Paul-Jacques Lehmann, professeur agrégé à l'université de Rouen et directeur du CRABB (Centre de recherche et d'analyses bancaires et boursières) si l'on en croit la librairie Eyrolles : http://www.eyrolles.com/Accueil/Au [...] hmann-7230
 
Voilà l'extrait d'un de ces livres sur lequel je m'appuie : http://books.google.fr/books?id=QL [...] al&f=false


 
Les monnaies étaient auparavant assises sur l'or : on pouvait les convertir en or comme on voulait. Or ou billets, c'était identique. Au xXè siècle, il y a eu un premier dérglement monétaire lié au fait que l'on est passé du Gold Standard au Gold Exchange standard. La création monétaire a été "autorisée" par ce système (je ne détaille pas, c'est un peu complexe). D'où la crise de 1929 par exemple, ou l'inflation contenue dans l'Allemagne d'Hitler. Les gens se sont vite aperçus que les billets étaient en plus grand nombre que l'or disponible : si bien que les Etats, incapables de garantir le cours de leur monnaie, ont unilatéralement décidé le cours légal et forcé, suspendant la convertibilité-or des monnaies (véritable rupture de contrat qu'une banque privée n'oserait jamais faire). La création monétaire pouvait alors se déchaîner assez librement. Il restait un verrou : le dollar restait convertible en or. Depuis 1976, il ne l'est plus : on crée donc de la monnaie à gogo, ce qui finance notamment la spéculation sur les actifs (krach en 1987 par exemple), notamment immobilier (crise actuelle).  
 
Dans un système de marché, les banques créant trop de monnaie s'exposent à des pertes importantes, au fur et à mesure qu'elles prêtent à des agents non solvables. Elles devraient donc à un moment ralentir leur offre de prêt et constituer des fonds propres conséquents, pour éviter la faillite en cas de défaut de paiement. Mais nous ne sommes pas dans une économie de marché, mais dans un des systèmes de cartels bancaires nationaux étatisés : le cartel euro, le cartel dollar, etc. Et chaque cartel a une banque centrale qui prête en dernier ressort et peut alimenter en monnaie en quantité infinie les banques privées de son cartel, puisque c'est la banque centrale qui crée sa propre monnaie et qui l'impose, via le cours légal et forcé, aux résidents sur son territoire (l'euro a ainsi un monopole forcé sur son territoire). D'où un alea moral : les banques prennent plus de risques, se sachant couvertes en cas de faillite par la banque centrale, et réduisent leurs fonds propres au minimum légal. Dès lors, au moindre retournement de la conjoncture, c'est la catastrophe
 
Les banque irlandaises n'ont pas dérogé à cette règle. Elles ont beaucoup prêté, beaucoup spéculé, beaucoup créé de monnaie. Pourquoi l'ont-elles fait plus que les autres, je l'ignore. Mais c'est de ce côté qu'il fait chercher : du côté du monopole des banques centrales, et de l'abandon de la discipline de l'étalon or, et non du côté des excès du marché. Car en matière de monnaie, il n'y a pas d'excès du marché. Mais bien plutôt excès de monopole. Les taux d'intérêt de la BCE sont identiques, qu'ils concernent une économie en surchauffe comme l'Irlande ou en crise comme l'Italie : ces taux d'intérêt décidés uniformément par un monopole public étaient sans doute trop bas pour l'Irlande, d'où les prêts excessifs.
 
Par ailleurs, méfions-nous des stats : j'ai déjà dit ici commenté tait calculé le Pib, la VA des administrations publiques étant supposées égales à leur coût de production (le salaire des fonctionnaires pour faire court). Dès lors, comptablement, le Pib d'un Pays très étatisé sera plus inerte que celui d'un pays plus libéral, même si le choc sur la sphère productive réelle est le même.
 
Par exemple, en France, les dépenses sont de 55% du PIB. Si le secteur privé produit 50, le PIb est alors de 105.
En Irlande, les dépenses publiques sont de 35%. Si le secteur privé produit 50, le Pib est alors de 85.
 
Supposons une récession de 10%, qui fait passer le secteur privé à 45. En France le PIb sera de 100, soit une baisse de seulement 5/105  = 4,8% tandis qu'en Irlande, le Pib sera de 80, soit une baisse de 5/85 = 5,9%. Ce n'est bien sur pas le facteur essentiel, mais cela joue un peu.

mood
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Posté le 29-10-2010 à 17:10:51  profilanswer
 

n°24421354
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 29-10-2010 à 17:16:06  profilanswer
 

aroll a écrit :


La solution à laquelle je pensais ne consiste pas à maintenir le Smic, encore moins à l'augmenter, elle consiste, pendant la phase de transition, donc en attendant les fruits d'un changement de politique, à compenser le manque de revenu par une allocation.
C'est vrai que certains libéraux évoquent parfois cette allocation (par exemple, sous forme d'impôt négatif), mais seulement comme une éventualité possible, rien de plus.  
Ils donnent ainsi l'impression de ne parler de cette allocation que pour faire taire les critiques, pas comme d'une mesure importante voir essentielle.
À mon avis ils y gagneraient beaucoup à intégrer ce principe à égalité avec la libéralisation du reste.
 


 

aroll a écrit :

Non, je regrette, je ne peux pas te suivre là; j'ai bien spécifié qu'aujourd'hui, avec l'équivalent Smic que tu donnes (500€), et même après correction de loyer (ramené à 250€, par exemple), il n'est pas possible de faire vivre une famille MÊME AUSSI FRUGALEMENT qu'à cette époque.
Beaucoup de mes copains étaient fils d'ouvriers, avec mère au foyer, et PAS DE GRAND-PARENTS hébergé qui peut rapporter une pension.  
C'est sur ce genre d'exemple là que je me base, et inutile de chercher à contourner le problème grâce aux grands parents, ou aux oncles, tantes, cousins, cousines, etc...., ni de chercher à l'éclipser en prétendant qu'ils n'étaient probablement pas très nombreux; il y un fait, c'est que des gens faisaient vivre (même si c'est très pauvrement) une famille nombreuse sur base d'un seul bas salaire, sans l'aide d'un grand-parent, et que de nos jour ce n'est plus possible, même en menant une vie aussi spartiate qu'à cette époque.  
Y-a-t'il autre chose que l'explosion des loyers que tu as oublié, ou tes chiffres sont-il faut?
 
 


 

aroll a écrit :

Il ne suffit pas de dire: ça va être douloureux, mais on n'a pas le choix, et puis c'est pas notre faute, et puis ça ira mieux dans quelques années, il faut pouvoir inventer des solutions qui évitent les dégâts collatéraux excessifs.
Pour certains, les conséquences peuvent être tout simplement dramatiques, et c'est à ce niveau que se situe le problème des libéraux (bien plus que du libéralisme en lui même), parce que, face à ce genre de risque, les meilleurs (humainement) se réfugient derrière des statistiques (cela ne représente que quelques % de la population, donc ce n'est rien), et les plus cyniques vont jusqu'à s'en moquer (au n'est plus au 19ème, faut arrêter avec Victor Hugo, et les misérables, etc...), mais aucun n'est suffisamment concerné pour en faire une priorité.
 
J'ai déjà eu l'occasion de dire que, s'il est exacte que les inégalités ne sont pas toujours forcément un problème, elles le deviennent à coup sûr lorsque tout le monde n'a pas, au moins le minimum.
 
 
Amicalement, Alain


 
C'est bien beau de crier aux inégalités, mais que proposes-tu ? Tu as la partie facile : la larme en bandoulière, la critique facile, mais zéro proposition dans ta besace. Pour la bonne raison qu'une solution qui immédiatement soulage la misère donne un revenu décent à tous et diminue le chômage n'existe pas. On est obligé d'arbitrer entre deux maux, et non entre une solution qui n'auraot que des avantages (le bien) et les autres solutions (le mal) : c'est ça la politique.
 
Par exemple, l'impôt négatif a aussi des effets pervers. Mais c'est sans doute la moins mauvaise solution.

n°24421376
Volkhen
Posté le 29-10-2010 à 17:18:51  profilanswer
 

n0name a écrit :


 
 
 
Argument classique pour justifier le miracle Irlandais chez les sociaux démocrates :/


Argument pas tout à fait rejettable. C'est le même principe que les subsides aux poseurs de panneaux solaire : sans, ils n'auraient pas autant de rentrées.
 
Maintenant, on matte le budget de 2006 de l'union : http://en.wikipedia.org/wiki/Europ [...] #EU_budget
Donc environ 1 milliard d'euros pour l'Irlande.
En 2007, soit après avoir profité de ce milliard, le PIB de l'Irlande est de $227.8 milliard soit environ 140 milliard d'euros avec une croissance de 5.7%.
https://www.cia.gov/library/publica [...] os/ei.html
Le "petit" milliard d'aide ne semble pas expliquer toute la croissance.
 
Donc oui, je pense que ça a aidé. Maintenant, ces aides n'ont pas dû tout faire.


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Main/Alt1/Alt2/Alt3
n°24421402
n0name
Etat nounou, Etat soeur.
Posté le 29-10-2010 à 17:22:56  profilanswer
 

zarkdav a écrit :


 
Ben justement, j'ai posé la question, ça voulait dire que je n'ai pas la réponse... si tu me réponds que tu ne sais pas, ça me va aussi. [:multani]


 
Pas besoin d'avoir les chiffres exactes des subventions européennes pour savoir que la libéralisation de son économies (dans certain domaine) a boosté ce pays pauvre au point d'être le deuxième plus riche d'Europe par tête de pipe. (peut être plus maintenant)
 
Il y a fort à parier d'ailleurs que si les subventions étaient monstrueuses, on les trouverait facilement sur tous les blogs gauchistes ;)


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n°24421406
Profil sup​primé
Posté le 29-10-2010 à 17:23:16  answer
 

n0name a écrit :


 
 
Je suis prêt à prendre le Paris Irlande VS France à MT/LT ;)
Le vrai taux de chomage français est sans doute plus proche de 15% qu'autre chose...
La dette française ne comptabilise pas un certain nombre d'engagement de l'Etat français dans le futur (ex : retraites) sans oublier moulte magouilles pour sortir ce qu'on peut du bilan.  
Enfin, la France a très peu de levier par rapport au taux d'imposition actuel, par rapport aux tensions sociales, là ou l'Irlande peut baisser le salaire des fonctionnaires voir augmenter un poil les impots avec pas mal de marge de manoeuvre.
 
Bref, tu sous estimes la situation française tout en surestimant la "catastrophe" irlandaise.


T'as discuté avec des irlandais récément? C'est la banqueroute y'a plus de travail du tout pour les jeunes , plus rien, les institution publique sont en faillites, la recherche l'éducation la santé etc...c'est mort. Ils sont OVER dans la merde, la seul raison pour laquelle il n'y a pas plus de bruit la bas c'est que les irlandais comme les anglais sont "sage" et n'ont pas la culture de la manifestation/contestation et en effet avec une tel situation la france serait déjà en quasi insurrection. Mais quand tu parles avec des jeunes irlandais sorties de la fac tu te rends compte que c'est la grosse merde là bas au quotidien, c'est pas du tout surestimé.

Message cité 3 fois
Message édité par Profil supprimé le 29-10-2010 à 17:24:18
n°24421461
n0name
Etat nounou, Etat soeur.
Posté le 29-10-2010 à 17:31:09  profilanswer
 


 
Source ?
Tes connaissances ne suffisent pas :o
 
Les chiffres du chomage chez les jeunes par exemple ? Tu veux les comparer avec les chiffres français ? :o
 
Enfin, ne pas oublier que l'Irlande s'adapte bien mieux au contexte mondial que la France qui est bien plus rigide.
Elle saigne plutôt fort maintenant (surtout qu'ils s'étaient habitués à du +10% de croissance/an) mais attendons à MT pour vraiment comprendre l'adaptation du système.


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n°24421472
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 29-10-2010 à 17:32:21  profilanswer
 


 
Je confirme : ton diagnostic est juste.  

n°24421477
korrigan73
Membré
Posté le 29-10-2010 à 17:32:40  profilanswer
 

n0name a écrit :


 
Source ?
Tes connaissances ne suffisent pas :o
 
Les chiffres du chomage chez les jeunes par exemple ? Tu veux les comparer avec les chiffres français ? :o
 
Enfin, ne pas oublier que l'Irlande s'adapte bien mieux au contexte mondial que la France qui est bien plus rigide.
Elle saigne plutôt fort maintenant (surtout qu'ils s'étaient habitués à du +10% de croissance/an) mais attendons à MT pour vraiment comprendre l'adaptation du système.


qu'est ce qu'il y a besoin de comprendre?
les irlandais ont repris l'expatriation en masse parce que ca tourne au fiasco total chez eux.
et dire qu'il n'y a pas si longtemps ils nous toisaient ces gens la, et que les liberaux de chez nous, les montraient en exemple...
c'est pathetique ce qu'il se passe chez eux...


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El predicator du topic foot
n°24421481
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 29-10-2010 à 17:32:49  profilanswer
 

Volkhen a écrit :


Argument pas tout à fait rejettable. C'est le même principe que les subsides aux poseurs de panneaux solaire : sans, ils n'auraient pas autant de rentrées.
 
Maintenant, on matte le budget de 2006 de l'union : http://en.wikipedia.org/wiki/Europ [...] #EU_budget
Donc environ 1 milliard d'euros pour l'Irlande.
En 2007, soit après avoir profité de ce milliard, le PIB de l'Irlande est de $227.8 milliard soit environ 140 milliard d'euros avec une croissance de 5.7%.
https://www.cia.gov/library/publica [...] os/ei.html
Le "petit" milliard d'aide ne semble pas expliquer toute la croissance.
 
Donc oui, je pense que ça a aidé. Maintenant, ces aides n'ont pas dû tout faire.


Surtout que, pour ce que j'en ai vu, les subventions de l'UE concernaient surtout des travaux d'infrastructures. Je me baladais sur la route en Irlande, et Paf "cette route a été construite grâce aux subventions européennes et au gouvernement", et hop, t'avais une belle route dans un coin un peu paumé. Utile, très certainement, mais c'est pas de l'argent qui a forcément servi à graisser la patte de Dell ou à aider Ryanair...


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n°24421487
Terminatux
Communiste
Posté le 29-10-2010 à 17:33:13  profilanswer
 

n0name a écrit :

Source ?
Tes connaissances ne suffisent pas :o
 
Les chiffres du chomage chez les jeunes par exemple ? Tu veux les comparer avec les chiffres français ? :o
 
Enfin, ne pas oublier que l'Irlande s'adapte bien mieux au contexte mondial que la France qui est bien plus rigide.
Elle saigne plutôt fort maintenant (surtout qu'ils s'étaient habitués à du +10% de croissance/an) mais attendons à MT pour vraiment comprendre l'adaptation du système.


 
C'est dans même pas une semaine et c'est pas en Irlande.
 
 :bounce:

n°24421496
n0name
Etat nounou, Etat soeur.
Posté le 29-10-2010 à 17:34:26  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Je confirme : ton diagnostic est juste.  


 
Tu penses sincèrement que l'Irlande ne va pas mieux s'en sortir que la France  :??:  :??:


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Mes ventes: https://forum.hardware.fr/forum2.ph [...] 851&page=1
n°24421505
The NBoc
Quo Modo Deum
Posté le 29-10-2010 à 17:36:02  profilanswer
 


Ca ressemble a la situation allemande, donc? [:ocube]


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it is difficult to get a man to understand something when his salary depends on his not understanding it   -   La lecture est un stratagème qui dispense de réfléchir   -   Et les Shadocks pompaient, pompaient...
n°24421509
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 29-10-2010 à 17:36:25  profilanswer
 

korrigan73 a écrit :


qu'est ce qu'il y a besoin de comprendre?
les irlandais ont repris l'expatriation en masse parce que ca tourne au fiasco total chez eux.
et dire qu'il n'y a pas si longtemps ils nous toisaient ces gens la, et que les liberaux de chez nous, les montraient en exemple...
c'est pathetique ce qu'il se passe chez eux...


Retour à la normale, mais avec un peu plus de sous, en attendant la reprise :D


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n°24421580
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 29-10-2010 à 17:43:22  profilanswer
 

n0name a écrit :


 
Tu penses sincèrement que l'Irlande ne va pas mieux s'en sortir que la France  :??:  :??:


 
Je n'ai pas dit ça : je dis juste que le choc est rude, très rude, aujourd'hui. Et les gens ne comprennent pas car bien sûr ils ne sont responsables en rien de ce qui leur arrive. J'espère comme toi qu'ils arriveront à rebondir. Si la crise est limitée aux 20% de Pib correspondant au sauvetage des banques, je pense que oui. Mais si entre temps, le reste du monde bascule dans la même merde...
 
J'espère qu'après plusieurs krachs, crises financières à répétition, on aura enfin tiré la leçon de tout ça et rétabli un système monétaire international plus stable. Mais j'ai bien peur qu'on préfère amuser la galerie : on réglementera un peu plus les banques et on dénoncera les paradis fiscaux. Et tout repartira comme avant, jusqu'à la prochaine crise. Super.  
 
J'écoutais l'autre jour Plihon, l'économiste d'ATTAC, dire que les banques centrales ont cru que la stabilité des prix à la conso que l'on observait depuis 1990 était synonyme de stabilité monétaire. Alors que des bulles d'actifs se créaient : il n'y avait donc pas stabilité monétaire, contrairement à ce qu'elles pensaient.  Et de déclarer dans la foulée sans honte "il faudrait que les BC revoient les modèles néo-keynésiens de régulation monétaire qu'elles utilisent". Ces gens là sont docteurs en économie et sont en fait incapables de comprendre une équation aussi simple que MV=PT, qui doit être du niveau 1ère année de licence. Ca me met hors de moi, surtout quand on voit les dégâts que cela crée sur des vies humaines, celles des Irlandais par exemple.  
 
 

n°24421607
aroll
Posté le 29-10-2010 à 17:45:52  profilanswer
 

limonaire a écrit :


C'est bien beau de crier aux inégalités,

Je n'ai pas crié aux inégalités, j'ai même dit qu'elles n'étaient pas toujours un problème.
Par contre, elles peuvent devenir un problème, et même un problème grave, lorsque certaines conditions sont réunies. Et j'ai bien l'impression que, non seulement ton programme de passage au libéralisme fera apparaître ces conditions, mais qu'en plus tu n'y vois pas vraiment d'inconvénients.
 
 
 

limonaire a écrit :

mais que proposes-tu ? Tu as la partie facile : la larme en bandoulière, la critique facile, mais zéro proposition dans ta besace. Pour la bonne raison qu'une solution qui immédiatement soulage la misère donne un revenu décent à tous et diminue le chômage n'existe pas.

J'ai proposé de réfléchir sur la possibilité d'accompagner la période de transition par un complément de revenu, je ne suis pas économiste, et je me garderai bien de tenter de donner des leçons sur la manière de s'y prendre, mais je n'ose pas imaginer qu'il n'y a absolument rien à faire, parce que si c'est le cas, alors ton passage au libéralisme est au mieux immoral, et au pire risque de mener aux barricades, et là la situation de mamie Zinzin deviendra intenable
 
 

limonaire a écrit :

On est obligé d'arbitrer entre deux maux, et non entre une solution qui n'auraot que des avantages (le bien) et les autres solutions (le mal) : c'est ça la politique.

En choisissant de sacrifier les plus faibles comme mal acceptable en vue d'un bien hypothétique qui, en tout état de cause risque fort de ne plus les concerner, tu ne fais, selon moi, pas le bon choix.
 
 
Amicalement, Alain.

n°24421618
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 29-10-2010 à 17:47:02  profilanswer
 

limonaire a écrit :


J'écoutais l'autre jour Plihon, l'économiste d'ATTAC, dire que les banques centrales ont cru que la stabilité des prix à la conso que l'on observait depuis 1990 était synonyme de stabilité monétaire. Alors que des bulles d'actifs se créaient : il n'y avait donc pas stabilité monétaire, contrairement à ce qu'elles pensaient.  Et de déclarer dans la foulée sans honte "il faudrait que les BC revoient les modèles néo-keynésiens de régulation monétaire qu'elles utilisent". Ces gens là sont docteurs en économie et sont en fait incapables de comprendre une équation aussi simple que MV=PT, qui doit être du niveau 1ère année de licence. Ca me met hors de moi, surtout quand on voit les dégâts que cela crée sur des vies humaines, celles des Irlandais par exemple.


On a eu exactement le même discours par Juppé, qui disait en substance que cette crise entérinait l'échec de Friedman [:sonken]


Message édité par radioactif le 29-10-2010 à 17:47:14

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"La physique, c'est les mathématiques du branleur curieux"© | "Les gens ont tellement peur d'avoir un futur pourri qu'ils se font facilement a l'idee d'avoir un present de merde, en somme"©
n°24421703
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 29-10-2010 à 17:59:46  profilanswer
 

aroll a écrit :

Je n'ai pas crié aux inégalités, j'ai même dit qu'elles n'étaient pas toujours un problème.
Par contre, elles peuvent devenir un problème, et même un problème grave, lorsque certaines conditions sont réunies. Et j'ai bien l'impression que, non seulement ton programme de passage au libéralisme fera apparaître ces conditions, mais qu'en plus tu n'y vois pas vraiment d'inconvénients.
 
 
 


 

aroll a écrit :

J'ai proposé de réfléchir sur la possibilité d'accompagner la période de transition par un complément de revenu, je ne suis pas économiste, et je me garderai bien de tenter de donner des leçons sur la manière de s'y prendre, mais je n'ose pas imaginer qu'il n'y a absolument rien à faire, parce que si c'est le cas, alors ton passage au libéralisme est au mieux immoral, et au pire risque de mener aux barricades, et là la situation de mamie Zinzin deviendra intenable
 
 


 

aroll a écrit :

En choisissant de sacrifier les plus faibles comme mal acceptable en vue d'un bien hypothétique qui, en tout état de cause risque fort de ne plus les concerner, tu ne fais, selon moi, pas le bon choix.
 
 
Amicalement, Alain.


 
Mais quel est le bon choix ? S'il n'existe pas, toutes tes remarques tombent à plat. Et encore une fois, le libéralisme ne sacrifie pas les plus faibles : il en est la chance. Alors que nos systèmes socialisés excluent de plus en plus de chômeurs, SDF, mal logés.  
 
Tu me diras : je ne défends pas les systèmes socialisés.  
 
Mais, ta position est vraiment confortable ! Tu critiques toutes les solutions qu'on te soumet sans jamais en proposer de bonne. Comme un professeur qui mettrait à chaque fois 0/20 sans donner le corrigé.

n°24421775
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 29-10-2010 à 18:10:01  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Je n'ai pas dit ça : je dis juste que le choc est rude, très rude, aujourd'hui. Et les gens ne comprennent pas car bien sûr ils ne sont responsables en rien de ce qui leur arrive. J'espère comme toi qu'ils arriveront à rebondir. Si la crise est limitée aux 20% de Pib correspondant au sauvetage des banques, je pense que oui. Mais si entre temps, le reste du monde bascule dans la même merde...
 
J'espère qu'après plusieurs krachs, crises financières à répétition, on aura enfin tiré la leçon de tout ça et rétabli un système monétaire international plus stable. Mais j'ai bien peur qu'on préfère amuser la galerie : on réglementera un peu plus les banques et on dénoncera les paradis fiscaux. Et tout repartira comme avant, jusqu'à la prochaine crise. Super.  
 
J'écoutais l'autre jour Plihon, l'économiste d'ATTAC, dire que les banques centrales ont cru que la stabilité des prix à la conso que l'on observait depuis 1990 était synonyme de stabilité monétaire. Alors que des bulles d'actifs se créaient : il n'y avait donc pas stabilité monétaire, contrairement à ce qu'elles pensaient.  Et de déclarer dans la foulée sans honte "il faudrait que les BC revoient les modèles néo-keynésiens de régulation monétaire qu'elles utilisent". Ces gens là sont docteurs en économie et sont en fait incapables de comprendre une équation aussi simple que MV=PT, qui doit être du niveau 1ère année de licence. Ca me met hors de moi, surtout quand on voit les dégâts que cela crée sur des vies humaines, celles des Irlandais par exemple.  


est-ce qu'elle est vraie toujours et partout ? :o


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" Quel est le but du capital ? Le but du capital c'est produire pour le capital. L'objectif, lui, est illimité. L'objectif du capital c'est produire pour produire." - Deleuze || André Gorz - Vers la société libérée
n°24422020
Profil sup​primé
Posté le 29-10-2010 à 18:39:13  answer
 

n0name a écrit :

 


Je suis prêt à prendre le Paris Irlande VS France à MT/LT ;)
Le vrai taux de chomage français est sans doute plus proche de 15% qu'autre chose...
La dette française ne comptabilise pas un certain nombre d'engagement de l'Etat français dans le futur (ex : retraites) sans oublier moulte magouilles pour sortir ce qu'on peut du bilan.
Enfin, la France a très peu de levier par rapport au taux d'imposition actuel, par rapport aux tensions sociales, là ou l'Irlande peut baisser le salaire des fonctionnaires voir augmenter un poil les impots avec pas mal de marge de manoeuvre.

 

Bref, tu sous estimes la situation française tout en surestimant la "catastrophe" irlandaise.

 

A part le premier point tu as tout faux  :pfff:  :pfff:

 

Il suffit pas de regarder la dette public d'une etat , mais la globale du pays. Et là l'Irlande est a la rue par rapport a la France !!!

 
Citation :

.../....Le «tigre celtique» à la peine

Au cours des années précédant la crise, l’économie irlandaise a accumulé un certain nombre de déséquilibres macroéconomiques qui ont été, pour la plupart, masqués par la forte croissance du pays.
- De l’endettement privé...

 

La croissance irlandaise a été largement tirée par la très forte expansion du marché immobilier et la vigueur de la demande intérieure, toutes deux financées par un accès facile et peu discriminé au crédit. L’appartenance à la zone euro a non seulement permis à l’économie d’attirer des capitaux mais aussi de se financer avec des taux d’intérêt réels très faibles, voire négatifs. Le recours au levier a donc été encouragé, notamment dans le développement des activités immobilières. Durant la phase de boom, l’endettement des agents privés a explosé parallèlement au prix des actifs immobiliers. Le ratio d’endettement des agents privés (SNF et ménages) a ainsi plus que doublé entre 2001 et 2008, passant de 94,8% à 195,8% du PIB. Dans le même temps, le prix de la pierre gagnait près de 80%.

Les banques irlandaises ont été au cœur de la mécanique d’emballement, dans laquelle le crédit nourrit la hausse du prix des actifs, amplifiant l’effet de richesse et incitant les agents privés à s’endetter davantage. Le gonflement du bilan des institutions financières a conféré aux principales d’entre-elles un statut de « too big to fail ».
 

 - ... à l’endettement public

 

Les financements bancaires internationaux dont dépendait beaucoup l’Irlande ont commencé à se tarir avec la crise des subprimes. L’Irlande est ainsi entrée en récession dès le premier trimestre 2008, avant la plupart des pays européens. Ses marchés de biens et de services, du travail et de l’immobilier ont connu de très fortes corrections. Entre le quatrième trimestre 2008 et le premier trimestre 2010 le PIB, a perdu 13% en termes réels, la consommation privée 15%, et l’investissement a chuté de 52%. Le secteur de l’immobilier a également connu un ajustement particulièrement sévère. Depuis le haut de cycle, les prix ont reculé de près de 55%. Le marché du travail s’est fortement détérioré suite à l’effondrement de l’activité. Le taux de chômage, qui jusqu’à mi-2008 ne dépassait pas 5%, s’élevait à 13,6% au deuxième trimestre 2010.

 

Le secteur bancaire a dû faire appel au soutien de l’Etat en décembre 2008 pour préserver sa solvabilité. Le retournement de la conjoncture a, par ailleurs, eu un impact majeur sur les finances publiques du fait des stabilisateurs automatiques1, mettant à jour le caractère cyclique des excédents passés. Le gouvernement a affiché un déficit public de 14,3% en 2009 après 7,3% en 2008, alors qu’il avait dégagé un excédent budgétaire moyen de 1,7% du PIB entre 1997 et 2007....../.......
http://www.globalix.fr/content/irl [...] n-heritage

 

quant au chomage ....

Taux de chômage, Irlande

 
13,9 % de la population active, corrigé des variations saisonnières - août 2010
Source: Eurostat
http://www.google.fr/chart?cht=lxy&chd=s:ABCDEFGHIJKLMNOPQRSTUVWXYZabceeghijklmnopqrstuvwxyz012345679,RRRRRSSRRSSTSRRRRSSSSSSRSTTTTTUVWXacdegimpsuwxxy001000013344&chds=0.0,1.0&chs=160x101&chco=287bf5ff&chls=2.0,1.0,0.0&chxt=x,r,x,r&chxs=0,333333,0,0,tl,333333|1,333333,0,-1,tl,333333|2,000000,11.5,-1,tl,333333|3,000000,11.5,-1,tl,333333&chxtc=0,2|1,2|2,0|3,0&chm=h,cccccc,0,1,1,1|h,cccccc,0,0.5,1,-1&chxp=2,0,82|3,5,50,95&chxl=0:|2005|2010|1:|0%25|7,5%25|15%25|2:|2005|2010|3:|0%25|7,5%25|15%25&hl=fr

 


...et pour la France


4,6 millions de chômeurs!

Marianne2 | Mercredi 27 Octobre 2010 à 14:38 | Lu 10188 fois
http://www.marianne2.fr/photo/926335-1097748.jpg?v=1288180951
http://www.marianne2.fr/photo/926335-1097747.jpg?v=1288180509

 
Citation :

Aujourd'hui, on est à 9,3%. Il faut qu'on continue à améliorer ce chiffre-là. Si on arrive à passer à 9 et puis, peut-être, un petit peu en-dessous, ce serait formidable. » Elle est optimiste Christine Lagarde, qui oublie au passage l’outre-mer qui ajoute 0,7 point au taux officiel. Certes, le boulot de ministre de l’Economie comporte une part de conviction. Mais en proclamant cet objectif de 9% d’ici la fin du quinquennat, la locataire de Bercy place la barre un peu haute.

4,6 millions de chômeurs!

L’effort sera d’autant plus important que, ce mois-ci encore, le chômage s’est accru de 0,2%, soit 4 600 demandeurs d’emplois supplémentaires en catégories A, pour sa part officielle. Avec près de 2,7 millions de personnes, il faut donc que l’économie crée 100 000 emplois en plus de ceux à destination des 50 000 nouveaux entrants sur le marché du travail (150 000 entre 2010 et 2015 selon les derniers calculs de l’Insee) d’ici 20 mois.

Mais comment créer 150 000 emplois nouveaux dans une économie qui croit à un rythme inférieur à 2% ?
En 2010, celle-ci ne sera sans doute que de 1,6%, et l’objectif de 2,5% un temps espéré par le gouvernement a été ramené à 2%, ce qui le place encore dans la fourchette haute, les autres publications donnant des chiffres proches de 1,5%.

 

Voilà pourquoi la banque Natixis estime que le taux de chômage fin 2011 devrait s’approcher des 10 %. Et encore ne parle-t-on ici que des chômeurs officiels. La statistiques officieuse donne, elle, une vision encore plus dégradée. Notre baromètre culmine à 4,6 millions de chômeurs, soit une progression de près de 9% en un an. Celle-ci s’explique par la poussée toujours forte du chômage caché : +1,6% sur un mois, +16,7% sur un an. A ce rythme là, d’ici deux mois, il devrait atteindre les deux millions d’individus.

 


Bon, tu es prêt à parier avec sur l'Irlande VS France. 100€ que je met sur la table  :o


Message édité par Profil supprimé le 29-10-2010 à 18:58:15
n°24422026
kadreg
profil: Utilisateur
Posté le 29-10-2010 à 18:40:29  profilanswer
 

nouvelle conception : le chomeur qui travaille :o Une exclusivité, spéciale pour augmenter vos chiffre du chomage et faire pleurer les gens


---------------
brisez les rêves des gens, il en restera toujours quelque chose...  -- laissez moi troller sur discu !
n°24422044
Profil sup​primé
Posté le 29-10-2010 à 18:43:35  answer
 

n0name a écrit :


 
Source ?
.


Discussion avec des jeunes irlandais

n°24422081
Profil sup​primé
Posté le 29-10-2010 à 18:48:55  answer
 

n0name a écrit :


 
Tu penses sincèrement que l'Irlande ne va pas mieux s'en sortir que la France  :??:  :??:


Ils se passent des trucs làbas qui seraient impensable en france, des chaine de gros hyper qui ferment, des banques entière qui font faillite etc... la france résiste plutôt bien à la crise, pour l'instant on a pas trop été en récession et on a très peu de faillite de très gros établissements. Même aux UK , t'as woolworth qui a fermé, c'est comme si leclerc faisais faillite en france la situation est très très différente.


Message édité par Profil supprimé le 29-10-2010 à 18:49:16
n°24422084
Profil sup​primé
Posté le 29-10-2010 à 18:49:05  answer
 

kadreg a écrit :

nouvelle conception : le chomeur qui travaille :o Une exclusivité, spéciale pour augmenter vos chiffre du chomage et faire pleurer les gens


 
Moi ce qui fait marrer (jaune), c'est de considérer un gars qui travail 12 h par semaine comme non chômeur. C'est proprement scandaleux !!!
 
Un TRAVAILLEUR est pour moi, quelqu'un qui vit dignement de son travail, point ! Tout le reste n'est qu'enfumage,  fumisterie, cynisme  et prendre les gens cons !!!!!

n°24422097
Profil sup​primé
Posté le 29-10-2010 à 18:51:32  answer
 


Dans ce cas les US et Uk on un taux de chômage très important, surement supérieur au notre. C'est un "trade off" soit tu "favorise" le chomage avec une politique plus sociale mais mais en contre partie tu favorise des emplois correct avec des cdi, smic et co... (cas de la france) soit tu favorise l'emploi mais très souvent aussi l'emploi précaire (cas de pays plus libéraux), donc moins de chômage mais autant voir plus de pauvre.

n°24422138
Profil sup​primé
Posté le 29-10-2010 à 18:57:23  answer
 


 
C'est pas très certainement, c'est plus que certain. L'emploi partiel ou a mi-temps et très largement plus développé en UK et USA qu'en France. C'est même pour cette raison qu'on peut dire que les français travaillent beaucoup plus en nombre d'heures.  
 
Et oui, encore un mythe qui tombe... :o  

n°24422846
Profil sup​primé
Posté le 29-10-2010 à 20:36:20  answer
 

Citation :

Foxconn: le fabricant d'iPhone expérimente l'esclavage moderne en Chine

 


Devenue tristement célèbre suite à la vague de suicides qui a eu lieu dans ses usines, la société Foxconn, qui emploie plus de 900.000 salariés en Chine, a fait l'objet d'un rapport universitaire indépendant qui dénonce « des camps de travail à la culture militarisée ». Une sorte d'esclavage moderne assumé par l'un des employeurs les plus puissants de Chine. Le tout subventionné par l'Occident-consommateur.

 

Des camps de travail à la culture militarisée », c’est la conclusion d’une étude réalisée par des chercheurs d’une vingtaine d’universités de Chine, Hong-Kong, et Taïwan sur les conditions de travail à l’intérieur des usines du géant de l’électronique Foxconn. La charge est lourde, elle sonne comme un coup de massue en pays communiste où les stigmates du goulag (les « fameux » laogai chinois qui ont vu défiler des millions de travailleurs) sont toujours vivaces.

 

Si comparaison n’est pas raison, il n’empêche :  chaque laogai chinois peut accueillir plusieurs dizaines de milliers de prisonniers quand les usines Foxconn alignent 400.000 personnes comme à Shenzhen, lieu de montage des iPhone, dans des conditions décrites, encore une fois, comme proches des « camps de travail». Une expression qui ne doit rien au hasard.

 

La compagnie taïwanaise qui est le plus grand producteur au monde de composants électroniques, est devenue l'une des entreprises les plus connues en Chine suite aux suicides, coup sur coup, de 13 de ses employés en 2010.

 

Le rapport recense 6 problèmes majeurs :

 

1. Bas salaires et durées de travail excessives ;
2. Management militaire : obéissance absolue, système de quotas de production, punitions et harcèlements inhumains ;
3. Manque de prévention et de traitement des maladies professionnelles et des accidents du travail ;
4. Exploitation des étudiants stagiaires ;
5. Sévérité dans la gestion des dortoirs des ouvriers ;
6. Inefficacité des syndicats et des systèmes de doléance.

 

D’après cette étude, 14,6 % des employés de Foxconn auraient également subi des violences physiques. Le rapport révèle également que les employés du sous-traitant d’Apple effectueraient en moyenne 83,2 heures supplémentaires par mois, soit plus de deux fois le quota autorisé. La société taïwanaise est également soupçonnée d'oublier le paiement d'heures supplémentaires, d'obliger des étudiants stagiaires à travailler au delà des huit heures quotidiennes autorisées par la loi et plus grave encore de falsifier des certificats médicaux pour contraindre les salariés à travailler au contact de substances dangereuses. Foxconn a rejeté «avec force et catégoriquement» ces accusations, assurant qu’il s’était engagé à offrir un «environnement de travail sûr et positif» à ses 920.000 employés en Chine.

 

Foxconn: le Roi mondial des sous-traitants
Rédacteur en chef du China Labour Bulletin, l’écrivain dissident Cai Chongguo, réfugié en France estime sur le blog de l’association que « la série de suicides chez Foxconn a révélé un fait choquant : l'univers de cette classe sociale ne peut être aisément appréhendé par les autres classes, qu'il s'agisse des fonctionnaires, des intellectuels ou des cols-blancs, sans parler des patrons. Les conditions de dialogue et de compréhension entre les différentes couches sociales sont de plus en plus difficiles. Et cette rupture sociale est terrifiante ».

 

Célèbre blogueur, Chang Ping estime pour sa part que le modèle de management de Foxconn n’est pas seul en cause et que quelques milliers de yuans (90 euros d’augmentation accordés ) ne suffiront pas à calmer les souffrances sociales des travailleurs pour la simple raison que Foxconn est devenue l’usine low cost modèle, qui fait tourner l’Empire du Milieu, ce qui lui confère un poids symbolique et politique sans équivalent :

 

« On dit en Chine que Foxconn est seul à pouvoir prétendre au titre de « Roi mondial des sous-traitants ». Ce titre ne fait pas référence au nombre de ses employés, mais plutôt à un environnement social et politique. Grâce aux impôts colossaux qu'il reverse à la collectivité, Foxconn a gagné un poids politique qui dépasse de loin son influence économique. Bien qu'il existe des lois régissant le travail en Chine, Foxconn a eu la liberté de mettre au point un système de management grâce auquel il tire une grosse partie de ses bénéfices en forçant ses employés à faire des heures supplémentaires. Même la police de Shenzen ne peut facilement faire respecter la loi au sein des installations de Foxconn, ce sont en effet des agents de sécurité privés qui y jouent le rôle de la police ».

 

Et la montée en puissance du géant de l’électro-magnétique n’en est qu’à ses balbutiements.
Le groupe, sous-traitant d’Apple, de Dell, Sony et Hewlett-Packard, continue un impressionnant développement sur le continent. Il a ainsi prévu d’y porter ses effectifs à 1,3 million d’ici à la fin 2011.

 

Foxconn, un état dans l’état chinois ?


http://www.marianne2.fr/Foxconn-le [...] 99029.html

 

Volià pourquoi toute les entreprises  courent vers la Chine et rêveraient d'exporter ce modèle en occident, et que les néolibéraux défendent becs et ongles aveuglés par des stats et des chiffres, même s'ils n'ont pas, la plus part du temps, conscience des réalités sociales qu'il cache  !!!


Message édité par Profil supprimé le 29-10-2010 à 20:38:01
n°24423093
n0name
Etat nounou, Etat soeur.
Posté le 29-10-2010 à 20:55:08  profilanswer
 

Pas mal comme source un blogueur francophone...
13 suicides sur 900 000 employé ca craint vraiment :/
Heureusement qu'en France le stagiaires e font jamais plus de 8h de taff par jour !!!


---------------
Mes ventes: https://forum.hardware.fr/forum2.ph [...] 851&page=1
n°24426158
Terminatux
Communiste
Posté le 29-10-2010 à 22:54:34  profilanswer
 

James Bradford DeLong affirme que le plan de rigueur de la Grande-Bretagne supprimera un nombre d'emplois correspondant à 3,5% de la population.
 
http://lecercle.lesechos.fr/les-ec [...] e-bretagne (c'est une traduction)
 

Citation :

[...] Ce qui est par contre humiliant est d’avoir un gouvernement qui supprime un demi million d’emplois dans le secteur public et qui provoque la perte d’un autre demi million d’emplois dans le secteur privé. Dans une économie de 30 millions d’emplois, cela signifie un accroissement du taux de chômage de 3,5 pour cent – à un moment où il n’y a pas de croissance de la demande de la part du secteur privé pour prendre le relais. Ce n’est vraiment pas l’heure de gloire de la Grande-Bretagne.


 
http://en.wikipedia.org/wiki/J._Bradford_DeLong

n°24427439
Comet
Posté le 29-10-2010 à 23:36:20  profilanswer
 

Terminatux a écrit :

James Bradford DeLong affirme que le plan de rigueur de la Grande-Bretagne supprimera un nombre d'emplois correspondant à 3,5% de la population.
 
http://lecercle.lesechos.fr/les-ec [...] e-bretagne (c'est une traduction)
 

Citation :

[...] Ce qui est par contre humiliant est d’avoir un gouvernement qui supprime un demi million d’emplois dans le secteur public et qui provoque la perte d’un autre demi million d’emplois dans le secteur privé. Dans une économie de 30 millions d’emplois, cela signifie un accroissement du taux de chômage de 3,5 pour cent – à un moment où il n’y a pas de croissance de la demande de la part du secteur privé pour prendre le relais. Ce n’est vraiment pas l’heure de gloire de la Grande-Bretagne.


 
http://en.wikipedia.org/wiki/J._Bradford_DeLong


En tout cas, les Anglais seront à comparer à la France dans quelques années: on va bien voir si cette cure d'amaigrissement porte ses fruits ou pas...


---------------
*** ***
n°24428039
n0name
Etat nounou, Etat soeur.
Posté le 29-10-2010 à 23:55:36  profilanswer
 

Comet a écrit :


En tout cas, les Anglais seront à comparer à la France dans quelques années: on va bien voir si cette cure d'amaigrissement porte ses fruits ou pas...

 

+1
C'est le cote positif de la crise : c'est un très bon test de mise en concurrence des différentes approches politico-économique. J'ai me petite idée quant au vainqueur...

n°24428354
Terminatux
Communiste
Posté le 30-10-2010 à 00:04:57  profilanswer
 

n0name a écrit :

+1
C'est le cote positif de la crise : c'est un très bon test de mise en concurrence des différentes approches politico-économique. J'ai me petite idée quant au vainqueur...


 
Si ça se passe mal en Grande-Bretagne et en Irlande, tu n0name deviendra de gauche? [:max evans]


Message édité par Terminatux le 30-10-2010 à 00:21:50
n°24428636
Comet
Posté le 30-10-2010 à 00:16:01  profilanswer
 

n0name a écrit :

 

+1
C'est le cote positif de la crise : c'est un très bon test de mise en concurrence des différentes approches politico-économique. J'ai me petite idée quant au vainqueur...


En attendant, sur le court terme, ça fait très très mal. Même en considérant que cela va marcher et que les Anglais voient récolter le fruit de leurs efforts dans quelques années, je ne sais pas si d'autres pays seraient capables d'une telle austérité et sacrifice immédiats au profit d'un avenir meilleur (en dehors des cas extrêmes de pays au pied du mur).


Message édité par Comet le 30-10-2010 à 00:20:13

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*** ***
mood
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Posté le   profilanswer
 

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