aybibob Coupo santo e versanto | aroll a écrit :
Citation? Je dis cela parce que je sais que c'est ainsi depuis toujours. Ah, à moins que tu n'aies lu que le péché mortel était plus grave que le péché véniel et que tu en aies déduis que c'était ce niveau de gravité qui les différenciait...ben non, tu as mal compris, ce qui les différencies, c'est la volonté et rien d'autre que la volonté, et c'est justement ensuite parce que le péché mortel est volontaire qu'il est plus grave parce que ce qui est involontaire, même si les conséquences sont importante ne saurait être durement sanctionné.
Bref, tu écrases la voiture de ton voisin en faisant une fausse manœuvre avec ton camion, c'est assez grave niveau conséquences mais c'est involontaire donc véniel (on ne peut te reprocher que d'avoir manqué de précaution), mais tu déposes un superbe étron sur devant la porte de ton voisin, les conséquences sont faibles, mais la volonté libre de nuire rend la chose plus grave.
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Déjà posté : première citation de ce post : http://forum.hardware.fr/forum2.ph [...] #t40716785
Je te réponds un peu plus loin sur un blasphème volontaire et assumé « post mortem face à un dieu » (en fait, dont la volonté ne serait pas remise en cause par une information supplémentaire, puisqu’une volonté post mortem ne signifie tout simplement rien).
aroll a écrit :
Tous sont mortels puisque volontaires, et c'est peut-être ça que tu as lu, mais si il est écrit noir sur blanc que tous sont exactement équivalent c'est une connerie.
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Il est écrit qu’ils sont mortels, et que le classement « mortel/véniel » est un classement de gravité. Pas forcément équivalent, ça peut être des catégories larges. Mais ils sont de fait dans la même catégorie de gravité.
aroll a écrit :
Je ne vois pas le rapport avec la toute puissance, tu peux m'éclairer? Il n'y a pas de torture punitive de l'enfer.
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Il est tout puissant, il crée une réalité dans laquelle, en tant que créature, j’ai été créé capable de faire des trucs qui entrent dans la catégorie « mortel » et la réalité créé t’entraine vers un enfer de feu.
Même avec ton relativisme sur le fait que ce ne serait pas volontaire, qu’il ne te condamne pas mais constate ta destination, la toute-puissance de ton dieu engage sa responsabilité.
On ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre. Ton dieu devrait regarder Spiderman, le grand-père lui explique qu’un grand pouvoir implique une grande responsabilité (Si c’est pas de la référence ça )
L’amour, c’est, pour l’individu, un état mental qui est caractérisé par un état cérébral. C’est physico-chimique dans le corps matériel (mais d’une immense complexité). Cet aspect est lié directement à des description sociales, historiques à toutes échelles.
L’amour du dieu, qui serait une des victimes des péchés dits mortels, n’existe donc pas autrement que par un phénomène personnel (cérébral) et social.
Voilà une opposition frontale avec la vision catholique magique de l’amour.
aroll a écrit :
Non, dans un premier temps, il ne peut t'être reproché que les fautes évidentes pour toi puisque évidente pour tout le monde (vol, meurtre, viol, agression, arnaque, calomnies, etc....), ensuite, lorsque tu mourras, le reste te sera révélé, et la vraie nature mauvaise de certaines actions certains choix avec explications et preuves, et là c'est toi qui choisiras. Tu comprends ou tu veux des exemples?
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Le blasphème.
Ce dieu, il est tout puissant, il est capable de créer un « lieu » qui ne contient pas de souffrance. Il y a le jardin d’Eden, il y a le paradis. Il crée aussi une réalité qui est remplie de mal. Des enfants qui meurent de maladies horribles sans avoir jamais fauté. Et il ne fait rien. C’est un salaud. Il est tout puissant, et il laisse le mal exister.
On invente des rattrapages aux branches a posteriori sous le nom de théodicées. Mais ce sont des tentatives bien humaines et bien tardives.
Tu me dis qu’il a des plans cachés qui justifient ça. Mais je les rejette a priori. Il est tout puissant, il n’a pas besoin du mal pour quelque plan que ce soit.
Voilà, « post mortem devant ton dieu », je trouverai que c’est un salaud. Et je le ferai au nom de ce que je considère être bon, avec les meilleures intentions du monde, je rejetterai son amour.
Et avec tout ce qui a été dit, je serai puni éternellement en tant que personne « qui n’a d’intérêt que lui-même et seulement du mépris pour les autres ».
aroll a écrit :
Ce n'est pas que ce soit difficile, de simplement le dire, c'est que ce n'est pas suffisamment généralement vrai pour le dire, en d'autres termes je ne suis pas opposé à tout ce qui y est dit or dire simplement: «Le catéchisme est poussiéreux et moisi», c'est dire somme toute que tout ce qu'il y dedans est bon à jeter et ça c'est faux.
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Mais le chapitre sur l’enfer (http://www.vatican.va/archive/FRA0013/__P66.HTM ), il est poussiéreux et moisi ?
aroll a écrit :
Hummm j'ai bien l'impression que tu comprends encore mal quelque chose... Tu répondais à ce que j'avais dit ici: Citation :
Ben non, il n'est pas extorqué, c'est un choix entre deux avenirs, le premier suppose bien sûr l'adhésion à certains principes, le deuxième n'est rien d'autre que le choix du refus, et il n'y a initialement aucune punition qui y est liée, si l'on parle d'enfer c'est uniquement parce que c'est l'endroit où l'on se retrouve éternellement avec des gens comme soi, c'est à dire n'ayant d'autres intérêt qu'eux mêmes, et seulement du mépris pour les autres et pour ce qu'ils peuvent ressentir. Forcément ça fini mal.
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As-tu compris que je parlais du jugement qualifié (peut-être à tort d'ailleurs) de post mortem et dans lequel tout ce que tu as fais (ou pas fait d'ailleurs) t'est révélé, et surtout expliqué et démontré. Prenons l'exemple sur lequel tu sembles focalisé: tu as blasphémé et tu es athée.
Ne croyant pas en Dieu, tu n'as au départ aucune faute grave de cette façon (tu en aurais si tu avais commis quelque chose de consensuellement grave, comme un meurtre et cela que tu soit croyant ou non). Tu meurs, tu reçois toute la lumière nécessaire, les explications les démonstrations utiles pour juger de ta vie. Tu constates donc que Dieu existe bien et que tes blasphèmes étaient d'authentiques insultes, éventuellement bien «gratinées» à son encontre. Alors comment réagis-tu?
1) Tu dis: «Ah ben, j'ai toujours était convaincu de ton inexistence donc je ne pouvais pas savoir. Effectivement c'était blessant pour toi, je suis désolé, mais je ne savais pas. => pas de problème.
2) Tu dis: «waow, il y en avait de franchements belles, je ne m'en souvenais plus dis donc, mais à propos, j'en ai rien à foutre que ça t'aie blessé, et je n'ai qu'une envie, c'est de continuer. Bref tu lui dit en pleine face que tu ne l'aimes pas et ne veux pas de lui et que tu veux continuer à l'insulter. Ben tu continues, mais ailleurs...
Tu comprends, le problème de la non repentance ici, c'est qu'elle se fait en pleine connaissance de cause (tu sais que Dieu existe, tu sais que tu l'as blessé, et il est devant toi), donc en fait tu choisis librement de le rejeter, et comme tu as reçu une lumière particulière pour un jugement bien réfléchi, tu le rejettes en fait définitivement. Donc lui ne fait que d'accepter ton choix. Sauf que de par la nature même de Dieu (amour, charité, etc...) seuls sont qui en fait ne sont pas intéressés par l'amour, la charité, la tolérance, etc.. vont le rejeter, et donc ne se retrouveront dans cet «ailleurs» que des gens comme ça que j'ai décrit par simplification comme n'étant intéressé que par eux même et méprisant pour les autres (pas charitable, etc...).
Ce n'est donc pas le blasphémateur qui est ainsi décrit, mais celui qui a choisi librement et consciemment de rejeter Dieu quand il le voit, et le connaît, blasphémateur ou pas, d'ailleurs je n'avais rien précisé de tel dans mon message d'origine.
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Répondu plus haut. La preuve de son existence, et l’existence d’un plan caché n’en fait pas moins un salaud. Je reste condamné au feu de satan, malgré les meilleures intentions du monde.
aroll a écrit :
Non, ce n'est pas vraiment ça, de plus ce n'est pas la description de l'enfer qui pose problème, c'est le reste (mais je ne me souviens plus exactement du texte dont tu parles). Il y avait quelque chose qui était contraire au reste du message, donc il y eu une coquille quelque part.
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http://www.vatican.va/archive/FRA0013/__P2J.HTM
Tiens, c’est marrant, encore une divergence de ta part avec le catéchisme. Tu nous justifies tout par le fait qu’on aura un choix post-mortem. Manque de bol, le catholicisme laisse ça aux Egyptiens.
Citons le catéchisme : « L’enseignement de l’Église affirme l’existence de l’enfer et son éternité. Les âmes de ceux qui meurent en état de péché mortel descendent immédiatement après la mort dans les enfers, où elles souffrent les peines de l’enfer ».
Il n’y a pas de rencontre avec ton dieu après la mort. Il faut avoir le salut de son vivant. C’est la justification de l’extrême onction, j’imagine.
Je n’aurai pas droit aux explications de ton dieu pour faire mon choix, tout sera fixé dès la mort.
aroll a écrit :
J'ai ces convictions depuis bien longtemps alors est-ce que les anti-cléricaux y sont pour quelque chose, je ne sais pas, pourquoi pas, mais vraiment je n'en sais rien. Après, il est connu que la pensée théologique peut être aussi inspirée par des non croyants, c'est résumé par la phrase: «l'Esprit souffle où il veut», et en plus ça permet aux croyants de relativiser aussi bien leur mérite que leur prétendu «savoir», c'est toujours bon pour l'humilité.
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Je me suis mal exprimé. Je ne parlais pas de ta foi personnelle. Mais du dogme, et de la « foi moyenne » des croyants. Et sur une période longue, historique.
aroll a écrit :
Sauf que je te l'ai dit, cette méthode est inapplicable à la religion.
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Je me doute. C’est pour ça que j’ai demandé quelle était la tienne.
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"On aurait tort de contredire pour réduire au silence un contradicteur : il faut plutôt l’éclairer. Car on ne guérit pas non plus un maniaque en faisant le fou devant lui." Stobée
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