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| Auteur | Sujet : vie apres la mort |
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_tchip_ | Reprise du message précédent :
et spyn osa --------------- He likes the taste... |
Publicité | Posté le 03-04-2009 à 23:21:37 ![]() ![]() |
Herbert de Vaucanson Grignoteur de SQFP depuis 2002 |
--------------- Prévenir HdV en cas d'SQFP ! - Quidquid latine dictum sit, altum sonatur. |
_tchip_ |
--------------- He likes the taste... |
Krismu |
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Nokiwiazerty L'émotion empêche l'action ! |
--------------- Xbox 360 sur Paris |
Foxus666 | merci de l'info |
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galwhen Fumble | Pour ma part, j'en reste à une hypothèse simple et bassement terre-à-terre. Le cerveau en détresse critique pourrait se "relâcher" comme la vessie ou les sphincters. Sauf qu'au lieu d'urine ou de fèces, il s'agit ici du stock d'endorphines diverses, ce qui nous donnerait droit à un dernier shoot magistral façon feu d'artifice.
Message édité par galwhen le 06-04-2009 à 03:15:25 --------------- Mais bon, ce que j'en dis moi, hein... Le topic de HP Lovecraft et Cthulhu |
Publicité | Posté le 06-04-2009 à 03:10:32 ![]() ![]() |
Krismu |
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Nokiwiazerty L'émotion empêche l'action ! |
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_tchip_ |
Non mais il ne parle de l'état dans lequel il s'est trouvé mais de la façon dont il s'est senti partir dans cet état. --------------- He likes the taste... |
Krismu | Oui je parle en terme de ressenti, de toute évidence on a pas le même point de vue, pas la peine de me prendre pour un abruti pour autant. |
elioboy | si dieu a appeller le monde ainsi n'y a t'il pas une preuve aujourd'hui ne sommes nous pas entoure d'ondes comme le mot nous le dit pour moi c'est voulue et d'en haut |
Deouss SOLA GRATIA |
--------------- The relations of the soul to the divine spirit are so pure, that it is profane to seek to interpose helps. |
sidorku Ultime Boeing 747 |
Message édité par sidorku le 11-04-2009 à 19:39:18 --------------- Espace et exploration spatiale --- Power metal |
BAKA | Conclusion: la fréquence nécessaire pour percevoir les âmes est incompatible avec celle qui permet d'utiliser la ponctuation. --------------- http://www.masog.fr . Masog est un blog de bandes dessinées . “Celui qui poursuit un rêve n’en désire pas, au fond, la réalisation : il veut seulement pouvoir continuer à rêver .” (Hugo Pratt). |
charlie 13 | Multi ou disciple de Jovalise? |
Cardelitre ಠ_ಠ ۞_۟۞ ┌( ಠ_ಠ)┘ סּ_סּ |
--------------- Intra-Science - To thine own self be true |
mikendrix |
Message édité par mikendrix le 13-04-2009 à 16:06:25 |
Ryan Foupoudav |
Message cité 1 fois Message édité par Ryan le 07-06-2009 à 14:15:48 --------------- "Nothing ever happens to the knowing with which all experience is known" |
Cardelitre ಠ_ಠ ۞_۟۞ ┌( ಠ_ಠ)┘ סּ_סּ |
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Ryan Foupoudav |
Y'a une différence énorme entre être pouvoir capable de lier les phénomènes psychiques au niveau du cerveau, les expliquer neurologiquement et s'expliquer le phénomène de la conscience par le cerveau même, c'est faire un gros raccourci, de plus c'est une explication dualiste. Descartes c'est révolu. Question conne, et le cerveau il émerge de quoi ? Vois-tu une ligne nette de démarcation entre ce qui engendre le cerveau, et le cerveau qui engendre la sensation du moi ? Message cité 3 fois Message édité par Ryan le 07-06-2009 à 19:52:11 --------------- "Nothing ever happens to the knowing with which all experience is known" |
Cardelitre ಠ_ಠ ۞_۟۞ ┌( ಠ_ಠ)┘ סּ_סּ |
C'est effectivement une question conne.
--------------- Intra-Science - To thine own self be true |
Ryan Foupoudav |
Toujours aussi hautain et prompt à prendre ton interlocuteur de haut pour un demeuré, du haut de ta suprême science. Tu changes pas. Ahlala l'Ego
Message édité par Ryan le 07-06-2009 à 20:14:13 --------------- "Nothing ever happens to the knowing with which all experience is known" |
BAKA |
--------------- http://www.masog.fr . Masog est un blog de bandes dessinées . “Celui qui poursuit un rêve n’en désire pas, au fond, la réalisation : il veut seulement pouvoir continuer à rêver .” (Hugo Pratt). |
Ryan Foupoudav |
Je n'ai jamais trouvé de meilleure façon d'exprimer ma pensée qu'à travers le texte du philosophe existentialiste Karl Jasper intitulé l'englobant, qui met complétement à plat la tendance à faire de la conscience un objet concrêt, crée par le cerveau:
Curieusement le concept de Vacuité des Bouddhiste décrit exactement la même chose: la conscience du moi illusoirement dualiste naît dans une unité indéfinissable, insaisisable, parce que vide et sans forme.
Message édité par Ryan le 07-06-2009 à 22:11:12 --------------- "Nothing ever happens to the knowing with which all experience is known" |
sidorku Ultime Boeing 747 |
Message édité par sidorku le 07-06-2009 à 22:42:47 --------------- Espace et exploration spatiale --- Power metal |
BAKA | L'incapacité de l'homme à se penser soi-même ( = à savoir qui est "je", alors qu'il sait par exemple qui est Sophie et qu'il n'est pas Sophie), ne suffit pas à montrer que "je" n'existe pas. L'homme ne peut pas non plus penser le mouvement (paradoxe de Zénon), et pourtant le mouvement existe, indépendamment de la pensée humaine.
--------------- http://www.masog.fr . Masog est un blog de bandes dessinées . “Celui qui poursuit un rêve n’en désire pas, au fond, la réalisation : il veut seulement pouvoir continuer à rêver .” (Hugo Pratt). |
lokilefourbe |
Message édité par lokilefourbe le 08-06-2009 à 01:24:49 --------------- |
Ryan Foupoudav |
--------------- "Nothing ever happens to the knowing with which all experience is known" |
lokilefourbe |
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swoosh2002 |
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swoosh2002 |
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Ryan Foupoudav |
--------------- "Nothing ever happens to the knowing with which all experience is known" |
BAKA |
Nous ne connaissons le monde que par nos perceptions: à travers elles, nous traçons une "carte" du monde réel (le "territoire" ); cette carte ne peut pas correspondre exactement au territoire. Ceci, parce que nos perceptions sont limitées (nous voyons un rocher, sans savoir s'il est creux, par exemple). En gros, ça revient à critiquer la pensée de Platon Pour en revenir à l'englobant, ce serait l'idée qu'il est possible de transcender la carte (en comprenant que la carte est une partie de nous, puisqu'elle n'existe que par et en nous) pour approcher intuitivement du territoire. L'idée me semble assez difficile à défendre. Message cité 2 fois Message édité par BAKA le 11-06-2009 à 01:55:01 --------------- http://www.masog.fr . Masog est un blog de bandes dessinées . “Celui qui poursuit un rêve n’en désire pas, au fond, la réalisation : il veut seulement pouvoir continuer à rêver .” (Hugo Pratt). |
swoosh2002 |
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Ryan Foupoudav |
Tu fais bien de parler de la possibilité dont parle Jasper de transcender la carte, car au-delà de l'englobant, il a effectivement parlé de transcendence
Voilà une phrase qui résume tout, qui contient tout, parce qu’elle établit les limites du connaissable et décide qui peut dire quoi sur l’éveil. Elle semble très abstraite et rébarbative, mais j’aimerais vous en faire entrevoir la beauté. Jaspers affirme tout d’abord: “Là où je fais l’expérience de la transcendance dans sa vraie réalité, je suis réel, en tant que moi-même, en tant qu’existence.” Pour Jaspers, il existe deux types de connaissance: la connaissance extérieure, qui se réalise dans la science, et la connaissance intérieure, qui est l’expérience de l’ici-et-maintenant, de l’être-là (cf Le site philo 5 ). Il affirme donc que l’être qui fait l’expérience de la transcendance vit sa propre réalité dans toute sa plénitude. Mais il affirme immédiatement après que rien de réel ne saurait être dit de cette expérience. En effet, celui qui en affirmerait quelque chose ne saurait être celui qui l’expérimente, car ce dernier, qui se trouve au-delà de la scission sujet-objet (cf L'englobant de Jaspers, ne pourrait tenir de discours sur cette expérience sans l’objectiver hors de lui, sans donc en sortir et retourner dans la scission sujet-objet pour en parler. Le seul qui peut parler de cette expérience est le “sujet vital”, la “conscience en général”, cette partie que les orientaux appellent le mental, et que Jaspers nomme ici, de manière un peu troublante pour les habitués du vocabulaire de la spiritualité, esprit. Cet esprit est celui qui connaît, celui qui saisit le monde à l’aide de concepts, qui s’en fait une représentation. Mais c’est aussi justement celui qui ne peut pas faire l’expérience de la transcendance. Jaspers l’affirme en déclarant que le discours que le “sujet vital” pourrait tenir sur l’expérience de la transcendance – et cela même si le sujet en a réellement fait l’expérience –, ne pourrait être qu’une “fiction”, comparée à la réalité de l’expérience elle-même. Il affirme ensuite que le sujet vital, le sujet pensant, bien qu’il ne puisse faire l’expérience de la transcendance – il ne serait plus à ce moment-là sujet pensant, mais sujet réel – peut développer un langage pour en parler, un langage qui ne parlerait pas de la transcendance elle-même, mais du chiffre qui la représente, d’un symbole qui n’existe pas de manière réelle, mais seulement comme indication d’une possibilité. Jaspers adopte la position paradoxale d’affirmer quelque chose concernant la transcendance, tout en se disqualifiant en tant que locuteur capable d’affirmer quoi que ce soit de réel sur ce sujet. Il dissocie l’expérience de la transcendance en deux temps distincts, celui de la réalité vécue et celui de la réflexion sur cette expérience. Il introduit ainsi dans le discours sur la transcendance une scission, correpondant à la scission interne du sujet, ce qui est éminemment paradoxal puisque la nature de la transcendance et justement l’abolition cette scission. Toutefois, la mise en présence de ces deux paradoxes, celui du raisonnement et celui du sujet, amène leur résolution mutuelle, dans la mesure où les éléments initialement invalides du raisonnement se trouvent validés par le sujet scindé au moment où il les lit, puisque ce dernier actualise par sa lecture la scission dont parle le raisonnement, en même temps que le sujet scindé se trouve expliqué par le raisonnement qu’il lit. Jaspers crée ainsi une sorte de structure auto-référentielle. Une telle structure est constituée d’éléments dont aucun n’est viable pris isolément, mais dont l’ensemble acquiert une sorte de vie auto-entretenue. Douglas Hofstadter a donné de nombreux exemples de phrases auto-référentielles, comme celle-ci, par exemple, que je trouve très jolie: "Le lecteur de cette phrase n’existe que lorsqu’il me lit." (in Ma Thémagie, Interéditions, Paris, 1988, p. 15). Cette phrase acquiert une sorte de réalité vivante en puisant sa substance dans l’interaction ici-et-maintenant avec le lecteur. Jaspers a fait quelque chose d’un peu analogue, dans la mesure où sa description acquiert une consistance propre à partir d’éléments scindés, invalides pris isolément, mais qui parviennent contre toute attente à s’articuler ensemble en prenant appui sur la propre scission intérieure du lecteur. C’est bien là le tour de force de cette description, que de parvenir à affirmer quelque chose tout en se déniant tout droit à affirmer quoi que ce soit. L’adhésion à la vérité qu’elle veut dévoiler ne s’obtient pas par la force d’une démonstration (ce qui serait du domaine de la science), mais par le choc vécu des mots, qui conduisent à une expérience philosophique en tant qu’ouverture sur la transcendance. Encore une remarque sur ce thème inépuisable Wink : pour être vraie, la phrase de Jaspers exige la participation active du lecteur, non pas simplement comme sujet raisonnant, mais comme porteur d’un vécu et d’une expérience. Entendez bien, non pas seulement pour être comprise, mais pour être vraie. Je vais essayer d’illustrer ce phénomène, à l’aide d’une petite B.D. mettant en scène un personnage de Malfada: Manolito:
Le savoir, ou plutôt dans le cas de la phrase de Jaspers, l’expérience, que celle-ci sollicite du lecteur pour être vraie, est l’expérience de la nature paradoxale de la conscience, à cheval sur la scission sujet-objet. La raison pour laquelle la phrase de Jaspers ne peut être vraie en soi, mais seulement à travers la participation active du lecteur, est qu’elle se réfère à un sujet qui change de nature aussitôt qu’elle le prend pour objet; dès lors, le discours sur cet objet n’est vrai qu’aussi longtemps qu’on n’en parle pas, et devient faux, ou illusion, comme le dit Jaspers, dès qu’on cherche à l’objectiver par le discours. La scène de Manolito ne repose pas sur une ambiguïté aussi complexe, car même sans la participation du lecteur, il reste vrai que l’Everest n’est pas un fleuve. Néanmoins, elle ne fait sens que si le lecteur a connaissance de ce fait, si bien qu’on peut dire qu’elle n’est vraie dans le sens qu’elle n’a d’existence véritable en tant que scène humoristique, que si le savoir du lecteur y participe activement. Il existe un certain nombre de phrases se référant à des objets bien plus simples que la transcendance, et qui, comme la phrase de Jaspers, doivent être déclarées fausses aussitôt qu’elles sont énoncées, et cela quand bien même elles pourraient être vraies dans l’absolu. Prenez par exemple la phrase suivante: “Jamais je ne révélerai quoi que ce soit me concernant”. Cette phrase est tout-à-fait paradoxale, car, au cas où elle serait vraie, c’est-à-dire au cas où je serais effectivement quelqu’un qui ne révélerait jamais quoi que ce soit sur moi, le simple fait de l’avoir énoncée l’invalide, car en déclarant “Jamais je ne révélerai quoi que ce soit me concernant”, je révèle sans m’en rendre compte justement quelque chose de moi, et contredit donc dans les faits mon affirmation au moment même où je la prononce. On n’en sort pas, et je crois qu'il est sage à ce stade de conclure qu’il y a un moment où les mots doivent céder la place au silence. Message édité par Ryan le 11-06-2009 à 17:39:38 --------------- "Nothing ever happens to the knowing with which all experience is known" |
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