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Auteur Sujet :

vie apres la mort

n°18031900
_tchip_
Posté le 03-04-2009 à 23:21:37  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

Spyn a écrit :

Les preuves scientifiques d'une vie après la vie vaux autant que ce livre.

et spyn osa :o


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mood
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Posté le 03-04-2009 à 23:21:37  profilanswer
 

n°18040101
fatal erro​r
Slava Ukraini, Heroyam slava
Posté le 05-04-2009 à 00:52:53  profilanswer
 

pas la peine de vous disputer on le saura en temp voulu :o  
 
 
mais si il y a quelque chose je reviendrai sur hfr pour l'annoncer [:ocube]


Message édité par fatal error le 05-04-2009 à 00:54:08
n°18040958
Herbert de​ Vaucanson
Grignoteur de SQFP depuis 2002
Posté le 05-04-2009 à 04:03:40  profilanswer
 


 
Ouaip, très bonne question. A ce propos, rappelons juste un truc, ce que cela signifie quand on dit que tout a une utilité dans les organes/systèmes/fonctions... que l'on possède.  
Le but de ces fonctions est d'être utile, oui, mais à qui/à quoi ? Ben pas forcément à "la survie de l'individu" comme on le croit souvent. Ultimement, le but est d'être "utile" à la propagation des gènes, à la reproduction et à assurer la survie de sa descendance. Une fonction (donc a priori "couteuse" ), qui ne se manifesterait qu'au moment de la mort n'a aucune utilité pour la survie des gènes de l'individu, ça ne favorise pas sa survie, ça ne favorise pas non plus celle de ses descendants. La question donc de l'intérêt de cette fonction est intéressante. En bref, j'y vois plus un "bug" d'une autre fonction dû au stress intense de la mort, qu'une fonction implémentée "exprès pour se déclencher au moment de la mort".
 

ese-aSH a écrit :


moi j'en vois deux:  
 
l'effet que ca va produre sur les congénères.
Si au moment de la mort on se mettait tous a hurler comme des tarés en epilepsant, bavant et vomissant plein de spasmes, ca serait pas pareil :D
 
et plus simplement comme pour l'acte sexuel : une forme de récompense -> tu es mort, tu as fini ton boulot en tant qu'etre vivant -> récompense.


 
Ces deux choses n'ont pas d'utilité pour les gènes de leur porteur, elles ne peuvent donc pas apparaitre par évolution. Ce ne sont pas des fonctions utiles, enfin ça ne répond pas à la question de garga "Quel est l'intéret de cette fonction ?", quoi. :o
 

Krismu a écrit :

Bah ça serait genre comme les animaux qui cessent de bouger quand un prédateur leur fonce dessus.  
Certes y en a qui se font bouffer, mais en moyenne ça doit plutôt les sauver, ben là ça pourrait être pareil, passé un certain stade de stress, on a une contre réaction qui nous fait tenter l'économie maximale d'énergie ...


 
J'aime bien cette idée, enfin ça, dans l'idée, ça va effectivement bien dans le sens d'un truc qui pourrait être évolutionnairement acquis. Il arrive (enfin en tout cas je l'ai souvent vu dans des documentaires animaliers) qu'une proie arrive à s'échapper après s'être faite chopper par un prédateur dans un moment où le prédateur relâche son attention... Alors effectivement, au moment où la mort de la proie semble pour elle inéluctable, enfin où il devient clairement inutile de se débattre et plus "utile" de se calmer complètement en économisant son énergie et en espérant le moment d'inattention du prédateur, une telle fonction aurait son utilité...
 
Spyn> Tu es affligeant à être à ce point sur la défensive et dans l'attaque grossière, je salue le calme et la politesse de Cardelitre :jap:


---------------
Prévenir HdV en cas d'SQFP ! - Quidquid latine dictum sit, altum sonatur.
n°18043189
_tchip_
Posté le 05-04-2009 à 13:22:52  profilanswer
 

http://i41.tinypic.com/29askth.gif


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n°18044494
Krismu
Posté le 05-04-2009 à 16:41:10  profilanswer
 


Herbert de Vaucanson a écrit :


 
J'aime bien cette idée, enfin ça, dans l'idée, ça va effectivement bien dans le sens d'un truc qui pourrait être évolutionnairement acquis. Il arrive (enfin en tout cas je l'ai souvent vu dans des documentaires animaliers) qu'une proie arrive à s'échapper après s'être faite chopper par un prédateur dans un moment où le prédateur relâche son attention... Alors effectivement, au moment où la mort de la proie semble pour elle inéluctable, enfin où il devient clairement inutile de se débattre et plus "utile" de se calmer complètement en économisant son énergie et en espérant le moment d'inattention du prédateur, une telle fonction aurait son utilité...


 
En même temps, au final je crois plus au côté "bug", genre l'une des nombreuses réactions possibles dans cette situation de presque mort ...  
 
J'ai été en anesthésie générale y a un moment, et franchement je crois que j'ai bien compris ce que c'était mourir. Juste rien, pas de sortie de corps, pas de sorte de conscience qui perdure, rien quoi.
Sur le nombre de personnes qui ont un comma et qui peuvent après en parler + l'effet traînée de poudre de la moindre expérience "sensationnelle", on peut assez facilement concevoir que tel pourcentage ait telle "vision", tel autre telle autre vision, tel autre encore aucune vision etc ...

n°18049103
Nokiwiazer​ty
L'émotion empêche l'action !
Posté le 06-04-2009 à 02:04:05  profilanswer
 

Krismu a écrit :


 
En même temps, au final je crois plus au côté "bug", genre l'une des nombreuses réactions possibles dans cette situation de presque mort ...  
 
J'ai été en anesthésie générale y a un moment, et franchement je crois que j'ai bien compris ce que c'était mourir. Juste rien, pas de sortie de corps, pas de sorte de conscience qui perdure, rien quoi.Sur le nombre de personnes qui ont un comma et qui peuvent après en parler + l'effet traînée de poudre de la moindre expérience "sensationnelle", on peut assez facilement concevoir que tel pourcentage ait telle "vision", tel autre telle autre vision, tel autre encore aucune vision etc ...


 
Tu confonds tout, ce que tu as eut c'est juste un endormissement tres profond rien de plus  :sarcastic:  
Jamais personne n'a racontes une NDE avec une anesthesie !


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Xbox 360 sur Paris
n°18049144
Foxus666
Posté le 06-04-2009 à 02:12:49  profilanswer
 

merci de l'info

n°18049172
Nokiwiazer​ty
L'émotion empêche l'action !
Posté le 06-04-2009 à 02:19:54  profilanswer
 

Spyn a écrit :


 
Le livre dont j'ai parlé précédemment relate des NDE de patients ayant subis une anesthesie générale, l'auteur qui est médecin anesthesiste explique que l'état d'un patient sous anesthesie est proche de celui d'un comateux.


 
Oui enfin on a jamais vu qqun sous anesthesie raconter des trucs extraordinaires, ou alors il etait peut etre sous anesthesie + en train de mourir !


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Xbox 360 sur Paris
n°18049212
Nokiwiazer​ty
L'émotion empêche l'action !
Posté le 06-04-2009 à 02:31:18  profilanswer
 

Spyn a écrit :

Je viens de t'expliquer qu'il y a des témoignages de NDE vécus sous anesthesie dans ce livre  [:mxtrem] (sans qu'il n'y ait eu le moindre probleme durant l'anesthesie)


 
Oui enfin des Temoignages du tunner machin ça vaut rien desoler !
Pour moi seuls comptent les temoignages ou les gens racontent ce que ils ont vu a cotes d'eux, parceque bon le coup du Tunnel 100% des gens peuvent le raconter ça aportes rien, car tout le monde connait l'histoire donc peut l'inventer ou rever/auto persuader !


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Xbox 360 sur Paris
n°18049296
galwhen
Fumble
Posté le 06-04-2009 à 03:10:32  profilanswer
 

Pour ma part, j'en reste à une hypothèse simple et bassement terre-à-terre. Le cerveau en détresse critique pourrait se "relâcher" comme la vessie ou les sphincters. Sauf qu'au lieu d'urine ou de fèces, il s'agit ici du stock d'endorphines diverses, ce qui nous donnerait droit à un dernier shoot magistral façon feu d'artifice.
 
Notez que je mets tout au conditionnel hein, c'est juste mon idée.


Message édité par galwhen le 06-04-2009 à 03:15:25

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Mais bon, ce que j'en dis moi, hein...  Le topic de HP Lovecraft et Cthulhu
mood
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Posté le 06-04-2009 à 03:10:32  profilanswer
 

n°18053712
Krismu
Posté le 06-04-2009 à 15:44:29  profilanswer
 

Nokiwiazerty a écrit :


 
Tu confonds tout, ce que tu as eut c'est juste un endormissement tres profond rien de plus  :sarcastic:  
Jamais personne n'a racontes une NDE avec une anesthesie !


 
Non je confonds rien, merci de t'en soucier.
Ce que je dis, c'est mon avis, si t'es pas d'accord, ça change rien, c'est que cette expérience m'a donné une bonne idée de ce qu'est la mort.
Idée que je n'avais pas avant, car c'est difficile de concevoir ce néant, irrésistible qui plus est.
 
Après chai pas, si tu es neuro-chirurgien et que tu veux m'expliquer en quoi la perte de conscience due à une anesthésie est différente en ressenti à la perte de conscience due à la mort, je t'écoute.

n°18073404
Nokiwiazer​ty
L'émotion empêche l'action !
Posté le 08-04-2009 à 02:20:53  profilanswer
 

Krismu a écrit :


 
Non je confonds rien, merci de t'en soucier.
Ce que je dis, c'est mon avis, si t'es pas d'accord, ça change rien, c'est que cette expérience m'a donné une bonne idée de ce qu'est la mort.
Idée que je n'avais pas avant, car c'est difficile de concevoir ce néant, irrésistible qui plus est.
 
Après chai pas, si tu es neuro-chirurgien et que tu veux m'expliquer en quoi la perte de conscience due à une anesthésie est différente en ressenti à la perte de conscience due à la mort, je t'écoute.


 
Pas la peine d'aller aussi loin... une Anesthésie c'est un endormissement profond, TOUS les organes marchent sans problème et l'encéphalogramme & Co, sont impec, en état de mort tout le corps est en panique certains organes peuvent lâcher etc... c'est tellement simple a comprendre, un état d'urgence critique et un sommeil très profond !


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Xbox 360 sur Paris
n°18073698
_tchip_
Posté le 08-04-2009 à 07:29:41  profilanswer
 

Nokiwiazerty a écrit :


 
Pas la peine d'aller aussi loin... une Anesthésie c'est un endormissement profond, TOUS les organes marchent sans problème et l'encéphalogramme & Co, sont impec, en état de mort tout le corps est en panique certains organes peuvent lâcher etc... c'est tellement simple a comprendre, un état d'urgence critique et un sommeil très profond !

Non mais il ne parle de l'état dans lequel il s'est trouvé mais de la façon dont il s'est senti partir dans cet état.


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n°18081735
Krismu
Posté le 08-04-2009 à 20:01:56  profilanswer
 

Oui je parle en terme de ressenti, de toute évidence on a pas le même point de vue, pas la peine de me prendre pour un abruti pour autant.

n°18113598
elioboy
Posté le 11-04-2009 à 19:04:04  profilanswer
 

pour ma part je pense que tout est question de fréquence et de nos jours c'est flagrant la véritée est la devant nous.Je m'explique premier exemple:prenez une balle de fusil une fois tirer vous ne la voyer pas et pourtant elle existe, déjas d'une moralitée ce n'est pas parce que l'on ne voit pas que cela n'existe pas donc oui on ne la voit pas parce qu'elle va trop vite c'est une fréquence que notre cerveau n'est pas capable de detecté nous sommes donc tous fréquencer et heureusement car avec toutes les ondes qui nous entourent se serai le bordel dans notre tete ,c'est pareil pour le monde des esprits une fois mort on va dire fréquence zéro et fluide comme les microbes pour exemple nous sommes présent; maintenant pour parler des appartions j'ai pu remarquer qu'a chaque fois les personnes concernés etait soit fatiguer droguer dans le coma ou encore ayant la foi donc oui vous l'avez compris le cerveau frequencer differement qu'a l'habitude et la derniere preuve est le mot monde n'y a t'il pas le mot onde c'est donc voulue tous ca  non alors heureux ce qui croit sans avoir vue

n°18113654
elioboy
Posté le 11-04-2009 à 19:10:51  profilanswer
 

si dieu a appeller le monde ainsi n'y a t'il pas une preuve aujourd'hui ne sommes nous pas entoure d'ondes  comme le mot nous le dit pour moi c'est voulue et d'en haut

n°18113715
Deouss
SOLA GRATIA
Posté le 11-04-2009 à 19:18:36  profilanswer
 

elioboy a écrit :

si dieu a appeller le monde ainsi n'y a t'il pas une preuve aujourd'hui ne sommes nous pas entoure d'ondes  comme le mot nous le dit pour moi c'est voulue et d'en haut


 
Et si Dieu a créée le point, c'est pour qu'on s'en serve, nom de Lui de bordel de merde.


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The relations of the soul to the divine spirit are so pure, that it is profane to seek to interpose helps.
n°18113861
sidorku
Ultime Boeing 747
Posté le 11-04-2009 à 19:38:56  profilanswer
 

elioboy a écrit :

pour ma part je pense que tout est question de fréquence et de nos jours c'est flagrant la véritée est la devant nous.Je m'explique premier exemple:prenez une balle de fusil une fois tirer vous ne la voyer pas et pourtant elle existe, déjas d'une moralitée ce n'est pas parce que l'on ne voit pas que cela n'existe pas donc oui on ne la voit pas parce qu'elle va trop vite c'est une fréquence que notre cerveau n'est pas capable de detecté nous sommes donc tous fréquencer et heureusement car avec toutes les ondes qui nous entourent se serai le bordel dans notre tete ,c'est pareil pour le monde des esprits une fois mort on va dire fréquence zéro et fluide comme les microbes pour exemple nous sommes présent; maintenant pour parler des appartions j'ai pu remarquer qu'a chaque fois les personnes concernés etait soit fatiguer droguer dans le coma ou encore ayant la foi donc oui vous l'avez compris le cerveau frequencer differement qu'a l'habitude et la derniere preuve est le mot monde n'y a t'il pas le mot onde c'est donc voulue tous ca  non alors heureux ce qui croit sans avoir vue


Même sans "voir les ondes" ca a quand même l'air d'etre un sacré bordel dans ta tête. [:ciler]


Message édité par sidorku le 11-04-2009 à 19:39:18

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Espace et exploration spatiale --- Power metal
n°18113899
BAKA
Posté le 11-04-2009 à 19:43:26  profilanswer
 

Conclusion: la fréquence nécessaire pour percevoir les âmes est incompatible avec celle qui permet d'utiliser la ponctuation.


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http://www.masog.fr . Masog est un blog de bandes dessinées . “Celui qui poursuit un rêve n’en désire pas, au fond, la réalisation : il veut seulement pouvoir continuer à rêver .” (Hugo Pratt).
n°18114060
charlie 13
Posté le 11-04-2009 à 20:11:40  profilanswer
 

Multi ou disciple de Jovalise?

n°18120794
Cardelitre
ಠ_ಠ ۞_۟۞ ┌( ಠ_ಠ)┘ סּ_סּ
Posté le 12-04-2009 à 18:00:17  profilanswer
 

elioboy a écrit :

pour ma part je pense que tout est question de fréquence et de nos jours c'est flagrant la véritée est la devant nous.Je m'explique premier exemple:prenez une balle de fusil une fois tirer vous ne la voyer pas et pourtant elle existe, déjas d'une moralitée ce n'est pas parce que l'on ne voit pas que cela n'existe pas donc oui on ne la voit pas parce qu'elle va trop vite c'est une fréquence que notre cerveau n'est pas capable de detecté nous sommes donc tous fréquencer et heureusement car avec toutes les ondes qui nous entourent se serai le bordel dans notre tete ,c'est pareil pour le monde des esprits une fois mort on va dire fréquence zéro et fluide comme les microbes pour exemple nous sommes présent; maintenant pour parler des appartions j'ai pu remarquer qu'a chaque fois les personnes concernés etait soit fatiguer droguer dans le coma ou encore ayant la foi donc oui vous l'avez compris le cerveau frequencer differement qu'a l'habitude et la derniere preuve est le mot monde n'y a t'il pas le mot onde c'est donc voulue tous ca  non alors heureux ce qui croit sans avoir vue


C'est comme la ponctuation, c'est pas parce qu'on ne la voit pas ici qu'elle n'existe pas... [:fing fang fung]


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Intra-Science  -  To thine own self be true
n°18128819
mikendrix
Posté le 13-04-2009 à 16:06:08  profilanswer
 

elioboy a écrit :

si dieu a appeller le monde ainsi n'y a t'il pas une preuve aujourd'hui ne sommes nous pas entoure d'ondes  comme le mot nous le dit pour moi c'est voulue et d'en haut


en fait voilà une belle preuve : JC Vandamme est de retour sur HFR !


Message édité par mikendrix le 13-04-2009 à 16:06:25
n°18749208
Ryan
Foupoudav
Posté le 07-06-2009 à 14:13:07  profilanswer
 

Cardelitre a écrit :


Une affirmation est extraordinaire dès lors qu'elle fait intervenir des éléments en contradiction notoire avec la majeure partie des connaissances scientifiques actuelles, qu'elle viole toutes les loi physiques connues et surtout quand ça ne repose sur aucun élément factuel. C'est bien le cas ici. Si ça n'est pas extraordinaire, rien ne l'est.

 
Cardelitre a écrit :


Euh si, un peu l'intégralité de la neurologie moderne quand même. Ton ignorance n'est pas un argument.

 


Tut tut tut. Les phénomènes liés à la conscience oui. Mais la conscience elle-même, les neuro-science sont encore loin il me semble d'affirmer avec applomb que la conscience en émerge bel et bien.

  


Autre chose, est-ce que certain connaissent "Mind and Life" ?:
http://www.mindandlife.org/conf02.html

 


Ahlalala...mais qu'ils sont stupides ces scientifiques de s'accoler avec ces mystiques Religieux. C'est pas croyable hein.

 

Message cité 1 fois
Message édité par Ryan le 07-06-2009 à 14:15:48

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"Nothing ever happens to the knowing with which all experience is known"
n°18753124
Cardelitre
ಠ_ಠ ۞_۟۞ ┌( ಠ_ಠ)┘ סּ_סּ
Posté le 07-06-2009 à 18:38:50  profilanswer
 

Ryan a écrit :


Tut tut tut. Les phénomènes liés à la conscience oui. Mais la conscience elle-même, les neuro-science sont encore loin il me semble d'affirmer avec applomb que la conscience en émerge bel et bien.  


Hein? [:pingouino] Bien sûr que si. Toutes nos connaissances scientifiques actuelles tendent à démontrer que la conscience émerge de l'activité cérébrale. Absolument rien n'indique objectivement le contraire. C'est un fait, que tu l'acceptes ou pas n'y change rien.


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Intra-Science  -  To thine own self be true
n°18753990
Ryan
Foupoudav
Posté le 07-06-2009 à 19:51:33  profilanswer
 

Cardelitre a écrit :


Hein? [:pingouino] Bien sûr que si. Toutes nos connaissances scientifiques actuelles tendent à démontrer que la conscience émerge de l'activité cérébrale. Absolument rien n'indique objectivement le contraire. C'est un fait, que tu l'acceptes ou pas n'y change rien.

 

Y'a une différence énorme entre être pouvoir capable de lier les phénomènes psychiques au niveau du cerveau, les expliquer neurologiquement et s'expliquer le phénomène de la conscience par le cerveau même, c'est faire un gros raccourci, de plus c'est une explication dualiste. Descartes c'est révolu. :o

  

Question conne, et le cerveau il émerge de quoi ?

 

Vois-tu une ligne nette de démarcation entre ce qui engendre le cerveau, et le cerveau qui engendre la sensation du moi ?
Parce qu'il n'y a pas de dualité Corps/Esprit, la nature de la conscience n'est pas réductible au phénomène "Cerveau" amha.

   


Message cité 3 fois
Message édité par Ryan le 07-06-2009 à 19:52:11

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"Nothing ever happens to the knowing with which all experience is known"
n°18754053
Cardelitre
ಠ_ಠ ۞_۟۞ ┌( ಠ_ಠ)┘ סּ_סּ
Posté le 07-06-2009 à 19:57:59  profilanswer
 

Ryan a écrit :


Question conne, et le cerveau il émerge de quoi ?  

C'est effectivement une question conne.
 

Ryan a écrit :

Vois-tu une ligne nette de démarcation entre ce qui engendre le cerveau, et le cerveau qui engendre la sensation du moi ?  
Parce qu'il n'y a pas de dualité Corps/Esprit, la nature de la conscience n'est pas réductible au phénomène "Cerveau" amha.


Crois ce que tu veux, la connaissance scientifique avance malgré le fait que tu te complaises dans ton ignorance.


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Intra-Science  -  To thine own self be true
n°18754104
Ryan
Foupoudav
Posté le 07-06-2009 à 20:00:59  profilanswer
 

Cardelitre a écrit :

C'est effectivement une question conne.

 


 
Cardelitre a écrit :


Crois ce que tu veux, la connaissance scientifique avance malgré le fait que tu te complaises dans ton ignorance.

 

Toujours aussi hautain et prompt à prendre ton interlocuteur de haut pour un demeuré, du haut de ta suprême science. Tu changes pas.

 

Ahlala l'Ego :/

 


C'est bizarre la tendance qu'à la science à découper les gens dans 2 catégories assez distinctes je trouve: elle ennoble et rends humble certaines personalités d'un côté, avec des gens comme Reeves qu'on aurait envie de prendre dans les bras. Et les arrogants hautains qu'on aurait envie de baffer de l'autre, tellement ca leur donne l'impression d'être supérieur, quel dommage :/


Message édité par Ryan le 07-06-2009 à 20:14:13

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"Nothing ever happens to the knowing with which all experience is known"
n°18755984
BAKA
Posté le 07-06-2009 à 21:48:36  profilanswer
 

Ryan a écrit :

Vois-tu une ligne nette de démarcation entre ce qui engendre le cerveau, et le cerveau qui engendre la sensation du moi ?
Parce qu'il n'y a pas de dualité Corps/Esprit, la nature de la conscience n'est pas réductible au phénomène "Cerveau" amha.


 
Toutes les perceptions humaines sont gérées par le cerveau, la conscience ne peut naître qu'à travers les informations traitées par le cerveau.
Une conscience sans corps, ça n'existe pas, si c'est ce que tu veux dire.


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http://www.masog.fr . Masog est un blog de bandes dessinées . “Celui qui poursuit un rêve n’en désire pas, au fond, la réalisation : il veut seulement pouvoir continuer à rêver .” (Hugo Pratt).
n°18756304
Ryan
Foupoudav
Posté le 07-06-2009 à 22:04:34  profilanswer
 

BAKA a écrit :

 

Toutes les perceptions humaines sont gérées par le cerveau, la conscience ne peut naître qu'à travers les informations traitées par le cerveau.
Une conscience sans corps, ça n'existe pas, si c'est ce que tu veux dire.

 

Je n'ai jamais trouvé de meilleure façon d'exprimer ma pensée qu'à travers le texte du philosophe existentialiste Karl Jasper intitulé l'englobant, qui met complétement à plat la tendance à faire de la conscience un objet concrêt, crée par le cerveau:

 


Citation :

qu’est-ce que l’être en tant qu’être?, on a eu recours à une réalité présente dans le monde, à laquelle on attribuait ce caractère particulier d’être la source de tout le reste. (...) Les diverses écoles, au cours de leur lutte millénaire, n’ont jamais réussi à vérifier l’un de ces points de vue aux dépends de l’autre. (...) Toutes ces conceptions ont un point commun: elles font de l’objet une réalité qui est en dehors de moi, un objet sur lequel je suis braqué. Le phénomène fondamental de notre vie consciente va pour nous tellement sans dire que nous en sentons à peine le mystère. Nous ne nous interrogeons pas à son sujet. Ce que nous pensons, ce dont nous parlons, c’est toujours autre chose que nous-mêmes, c’est ce sur quoi nous sommes braqués, nous sujets, comme sur un objet situé en face de nous. Quand par la pensée je me prends moi-même pour objet, je deviens autre chose pour moi. En même temps, il est vrai, je suis présent en tant que moi-qui-pense, qui accomplis cette pensée de moi-même; mais ce moi, je ne peux pas le penser de façon adéquate comme objet, car il est toujours la condition préalable de toute objectivation. Ce trait fondamental de notre vie pensante, nous l’appelons la scission sujet-objet. Nous sommes toujours en elle, pour peu que nous soyons éveillés et conscients. Nous aurons beau tourner et retourner notre pensée sur elle-même, nous n’en resterons pas moins toujours dans cette scission entre le sujet et l’objet et braqués sur l’objet (...).

 

Quel est donc le sens de ce mystère impliqué à tout instant par la scission sujet objet? Manifestement, c’est que l’être en tant que totalité ne peut être ni objet ni sujet, mais qu’il doit être l’«englobant» qui se manifeste dans cette scission.

 

Il est évident que l’être en soi ne peut pas être objet. Tout ce qui est objet pour moi vient à moi du fond de l’englobant et c’est du fond de l’englobant que je surgis comme sujet. L’objet est un être défini pour le moi. L’englobant, pour ma conscience, reste obscur. Il ne s’éclaire que par les objets, et il devient d’autant plus clair que les objets sont plus nettement présents à la conscience. L’englobant ne devient pas lui-même objet, mais il se manifeste dans la scission du moi et de l’objet. Lui-même reste un arrière-plan que s’éclaire sans cesse à travers la manifestation des objets, tout en demeurant l’englobant. (...)

 

L’englobant, c’est donc ce qui, à travers la pensée, ne fait que s’annoncer. Nous ne le rencontrons jamais lui-même, mais tout ce que nous rencontrons, nous le rencontrons en lui."
Karl Jaspers, Introduction à la Philosophie, Plon, 10/18, 1981-2001, pp.28-30

 


Cette description précise de la réalité dans laquelle nous sommes, explorant jusque dans ses derniers confins le territoire de ce qui peut être affirmé, et pointant sur ce qui ne peut être qu’annoncé met completement à mort la vision de la conscience, produit, ou Objet du cerveau, chose impossible parce que l'englobant ne se manifeste JAMAIS. Comment le cerveau pourrait créer, ce qui ne s'annoce jamais ? Ce texte est pour moi MAGISTRAL.

 

Curieusement le concept de Vacuité des Bouddhiste décrit exactement la même chose: la conscience du moi illusoirement dualiste naît dans une unité indéfinissable, insaisisable, parce que vide et sans forme.

 


Edit: les passagse en gras, c'est le piège dans lequel Cardelitre et toi semblez tomber, piège qu'il met si justement en lumière.


Message édité par Ryan le 07-06-2009 à 22:11:12

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"Nothing ever happens to the knowing with which all experience is known"
n°18756588
Ryan
Foupoudav
Posté le 07-06-2009 à 22:19:44  profilanswer
 

Voici un texte assez technique de Francisco Varela, biologiste chilien décédé en 2001, qui a fait oeuvre de pionnier avec Humberto Maturana dans le domaine des sciences cognitives. Il a donné en 1992 une série de conférences à l’Université de Bologne dans le cadre des "Lezioni Italiane", publiées en français sous le titre: "Quel savoir pour l’Éthique”, La Découverte, Paris, 1996, 2004, [voir le recensement intéressant de Jean-Pierre Meunier] d'où je tire les extraits suivants:
 
Une lecture un peu longue mais diablement intéressante et qui éclaire encore un peu plus sur la position ambigüe de la conscience:
 
«J’aimerais poursuivre à propos de la vision afin d’amener la discussion précédente à un niveau plus général. Depuis quelques années, des chercheurs ont entrepris d’étudier non pas la “reconstruction centralisée” d’une scène visuelle au profit d’un homoncule final, mais une mosaïque de modalités visuelles, parmi lesquelles on comptera au moins la forme (contour, dimension, rigidité), les propriétés superficielles (couleur, texture, réflexion spéculaire, transparence), les relations spatiales tridimensionnelles (position relative, orientation tridimensionnelle dans l’espace, distance) et le mouvement tridimensionnel (trajectoire, rotation). Il apparaît que ces différents éléments de la vision sont des propriétés émergentes de sous-réseaux concurrents, dotés d’une certaine indépendance et même anatomiquement séparés, mais dont la synergie débouche sur un percept visuel cohérent. Cette architecture n’est pas sans rappeler une “société” d’agents, pour reprendre la métaphore de Minsky. Cette multiplicité multidirectionnelle nous paraît absurde mais elle est typique des systèmes complexes. Je dis absurde, parce que nous sommes habitués au mode causal traditionnel du type entrée-traitement-sortie. Rien dans la description précédente ne suggère que le fonctionnement du cerveau soit analogue au traitement séquentiel de l’information; ce type de description informatisante commune ne correspond pas du tout à la nature réelle du cerveau. En effet, à cause de son architecture réticulée et parallèle, le mode opératoire est différent: il y a un temps de relâchement des signaux dans les deux sens jusqu’à ce que chacun se stabilise dans une activité cohérente constitutive d’un micromonde. La coopération met évidemment un certain temps avant de devenir effective, puisque, du point de vue comportemental, chaque animal possède un rythme naturel. Dans le cerveau humain, cette brève coopération dure de 200 à 500 millisecondes, l’“instantanéité” d’une unité percepto-motrice. Contrairement à ce que l’on pourrait croire en partant du point de vue éthologique ou de notre propre introspection, l’activité cognitive n’est pas un processus ininterrompu: elle est ponctuée par des comportements qui se forment et disparaissent dans des espaces de temps. Cette découverte des neurosciences – et, en fait, des sciences de la cognition en général – est fondamentale, car elle nous dispense de postuler une qualité centrale, homonculaire, pour expliquer le comportement normal d’un agent cognitif.» pp. 78-80
 
«Utilisons une des meilleures illustrations des propriétés émergentes: les colonies d’insectes. (...) Une chose est particulièrement frappante dans le cas de la colonie d’insectes: contrairement à ce qui se passe avec le cerveau, nous n’avons aucun mal à admettre deux choses: a) la colonie est composée d’individus; b) il n’y a pas de centre ou de “moi” localisé. Pourtant, l’ensemble se comporte comme un tout unitaire et, vu de l’extérieur, c’est comme si un agent coordinateur était “virtuellement” présent au centre. C’est ce que j’entends lorsque je parle d’un moi dénudé de moi (nous pourrions aussi parler de moi virtuel): une configuration globale et cohérente qui émerge grâce à de simples constituants locaux, qui semble avoir un centre alors qu’il n’y en a aucun, et qui est pourtant essentielle comme niveau d’interaction pour le comportement de l’ensemble.» pp. 85-87
 
«On peut dire que ce que nous appelons “je”, nous-mêmes, naît des capacités linguistiques récursives de l’homme et de sa capacité unique d’auto-description et de narration. Comme la neuropsychologie l’a montré depuis longtemps, la fonction langagière est elle aussi une capacité modulaire qui cohabite avec toutes les autres choses que nous sommes sur le plan cognitif. Nous pouvons percevoir notre sentiment d’un “je” personnel comme le récit interprétatif continuel de certains aspects des activités parallèles dans notre vie quotidienne. C’est de là que viennent les continuels changements dans les formes d’attention typiques de nos micro-identités, ainsi que la fragilité relative de sa construction narrative.» p. 99
 
Le moi ne serait ainsi pas un élément stable, continu, ontologiquement délimité, mais une simple propriété émergente de structures sous-jacentes indépendantes, doté d’une existence non pas réelle, mais purement nominale, un peu comme l’anticyclone des Açores, qui n’est pas un être réel, mais la propriété émergente de certains courants atmosphériques particuliers, et auquel il est justifié de donner un nom uniquement en raison de sa puissance explicative.
 
On retrouve ainsi dans les découvertes et dans le langage de la science une conception du moi semblable à celle que les sages qui ont échappé à son envoûtement lui ont donné.
 
Cette parenté n'a pas échappé à Varela lui-même, qui s'est beaucoup intéressé aux philosophies orientales. C'est d'ailleurs assez réconfortant de constater qu'un scientifique comme Varela, qui est un figure reconnue dans les sciences cognitives et un théoricien des approches les plus modernes de la psychothérapie (le constructivisme, aussi nommé cybernétique du 2ème ordre, et qui rassemble dans une perspective plus large les approches systémiques, issues de la cybernétique, et certaines approches psychodynamiques, issues de la psychanalyse), c’est donc, disais-je, assez réconfortant de voir un scientifique de pointe déboucher le plus naturellement du monde, à partir de ses propres découvertes, sur une sagesse séculaire. Cela me touche particulièrement, car je me souviens de mes jeunes années et de mes tourments à tenter de concilier les exigenges de mon esprit rationnel, qui refusait toute compromission avec la facilité, et cette sagesse séculaire qui me fascinait, mais qui m'apparaissait irréelle, comme le réconfort d'un rêve, tant que je n'en eus pas trouvé la clé. Voici donc comment Varela a poursuivi sa pensée dans la même série de conférences:
 
«En fait, dès la première des dix étapes du la voie du boddhisattva (et c’est un parcours d’apprentissage!), qui est appelé acala, l’immobile, le boddhisattva agit sans faire aucun effort, tout comme le rayon de lune éclaire toute chose avec impartialité. Encore une fois, le paradoxe de la non-action dans l’action, c’est que l’individu devient l’action et qu’il s’agit d’une action non duelle. (...) Quand on est l’action, il ne reste plus aucune conscience de soi pour observer l’action de l’extérieur. Lorsque l’action non duelle se déroule régulièrement, l’acte est ressenti comme fondé dans ce qui est calme et ne se meut pas. Oublier son moi et devenir complètement quelque chose, c’est aussi prendre conscience de sa propre vacuité, c’est-à-dire de l’absence de point de référence solide.» pp. 58-59
 
C’est cette absence de point de référence solide qui doit devenir, paradoxalement, le seul point de référence, ce qui équivaut à plonger dans le vide:
 
«Certes, cet état positif peut sembler menaçant comme nous l’avons déjà dit à propos du wu-wei dans le taoïsme. Ce n’est pas un fondement, il ne peut être saisi comme tel, comme point de référence, ou comme refuge pour un sentiment du moi. On ne peut pas affirmer son existence – pas plus qu’on ne peut la nier. Ce ne peut être un objet de l’esprit ou de la conceptualisation; il ne peut pas être vu, entendu ou pensé. C’est ce qui explique les nombreuses images utilisées traditionnellement pour le désigner, dont la vision de l’aveugle ou une fleur qui éclôt dans le ciel.Lorsque l’esprit conceptuel essaie de le saisir, il ne trouve rein et se retrouve donc en face du vide. Il ne peut être connu que directement. Il est appelé nature de Bouddha, non-esprit, esprit primordial, boddhicitta absolue, esprit de la sagesse, Toute-Bonté, Grande Perfection, Ce-qui-ne-peut-être-fabriqué-par-l’esprit, Naturel; il n’est pas vraiment différent du monde ordinaire; c’est ce même monde ordinaire, conditionnel, impermanent, douloureux, sans fondements, vécu (connu) comme l’état suprême inconditionnel. Et la manifestation naturelle, l’incarnation de cet état est appelé karuna – la compassion inconditionnelle, impavide, “inexorable”, spontanée. Comme le dit avec justesse un maître tibétain contemporain dans un poème: “Lorsque l’esprit raisonnant ne s’attache plus et ne saisit plus, [...], on s’éveille à la sagesse avec laquelle on et né, et l’énergie compatissante surgit dans toute sa simplicité.”» pp. 113-114
 
Voir aussi : Francisco Varela: autopoièse, énaction et éthique
 
 
Fascinant, lorsqu'orient et occident se rejoignent.


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"Nothing ever happens to the knowing with which all experience is known"
n°18757013
sidorku
Ultime Boeing 747
Posté le 07-06-2009 à 22:42:35  profilanswer
 

[:belzedar]


Message édité par sidorku le 07-06-2009 à 22:42:47

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Espace et exploration spatiale --- Power metal
n°18758745
BAKA
Posté le 08-06-2009 à 01:10:23  profilanswer
 

L'incapacité de l'homme à se penser soi-même ( = à savoir qui est "je", alors qu'il sait par exemple qui est Sophie et qu'il n'est pas Sophie), ne suffit pas à montrer que "je" n'existe pas. L'homme ne peut pas non plus penser le mouvement (paradoxe de Zénon), et pourtant le mouvement existe, indépendamment de la pensée humaine.
Je pense, donc je suis. L'incapacité à décrire "je" ne suffit pas à nier que "je" pense.
 
Comme Francisco Varela avec sa colonie de fourmi, je conçois qu'il n'y ait pas de centre à la conscience, qui a des frontières mouvantes.
Je suis tenté de voir la pensée humaine comme un pandémonium, une chose peuplée de petits "démons" qui font le boulot, en s'ignorant les uns les autres. La voix qui dit "je" dans notre tête ne serait que le produit de quelques uns des principaux occupants.
 
Concernant l'objet de ma pensée, mon incapacité à réellement penser Sophie ne m'empêchera pas de la toucher, et de savoir que Sophie n'est pas "moi". Mettre Sophie (ou plutôt, les perceptions que j'ai de Sophie) dans un concept d'Englobant qui définirait l'être comme l'addition de deux formes de pensée (pensée tournée vers un objet, acte de penser), reste assez théorique à mes yeux. Je me demande ce qu'en dit la science actuellement?
 


---------------
http://www.masog.fr . Masog est un blog de bandes dessinées . “Celui qui poursuit un rêve n’en désire pas, au fond, la réalisation : il veut seulement pouvoir continuer à rêver .” (Hugo Pratt).
n°18758869
lokilefour​be
Posté le 08-06-2009 à 01:24:03  profilanswer
 

Ryan a écrit :


 
Y'a une différence énorme entre être pouvoir capable de lier les phénomènes psychiques au niveau du cerveau, les expliquer neurologiquement et s'expliquer le phénomène de la conscience par le cerveau même, c'est faire un gros raccourci, de plus c'est une explication dualiste. Descartes c'est révolu. :o
 
 
 
Question conne, et le cerveau il émerge de quoi ?  
 
Vois-tu une ligne nette de démarcation entre ce qui engendre le cerveau, et le cerveau qui engendre la sensation du moi ?  
Parce qu'il n'y a pas de dualité Corps/Esprit, la nature de la conscience n'est pas réductible au phénomène "Cerveau" amha.  
 


 
Franchement avec un tel discours digne d'un gourou de secte tu t'attends à quoi?
C'est pas parce que le fonctionnement du cerveau est plus compliqué que celui de la jambe qui va te mettre un coup de pied au cul, que ça prouve la moindre de tes élucubrations.
 

Citation :

Question conne, et le cerveau il émerge de quoi ?


 
Effectivement, c'est très très con comme question...
 

Citation :

Vois-tu une ligne nette de démarcation entre ce qui engendre le cerveau, et le cerveau qui engendre la sensation du moi ?  
Parce qu'il n'y a pas de dualité Corps/Esprit, la nature de la conscience n'est pas réductible au phénomène "Cerveau" amha.  


 
T'as pas changé, toujours ton charabia abscons qui ne veut rien dire...
 
 


Message édité par lokilefourbe le 08-06-2009 à 01:24:49

---------------

n°18761185
Ryan
Foupoudav
Posté le 08-06-2009 à 11:45:16  profilanswer
 

BAKA a écrit :

L'incapacité de l'homme à se penser soi-même ( = à savoir qui est "je", alors qu'il sait par exemple qui est Sophie et qu'il n'est pas Sophie), ne suffit pas à montrer que "je" n'existe pas. L'homme ne peut pas non plus penser le mouvement (paradoxe de Zénon), et pourtant le mouvement existe, indépendamment de la pensée humaine.
Je pense, donc je suis. L'incapacité à décrire "je" ne suffit pas à nier que "je" pense.
 
Comme Francisco Varela avec sa colonie de fourmi, je conçois qu'il n'y ait pas de centre à la conscience, qui a des frontières mouvantes.
Je suis tenté de voir la pensée humaine comme un pandémonium, une chose peuplée de petits "démons" qui font le boulot, en s'ignorant les uns les autres. La voix qui dit "je" dans notre tête ne serait que le produit de quelques uns des principaux occupants.
 
Concernant l'objet de ma pensée, mon incapacité à réellement penser Sophie ne m'empêchera pas de la toucher, et de savoir que Sophie n'est pas "moi". Mettre Sophie (ou plutôt, les perceptions que j'ai de Sophie) dans un concept d'Englobant qui définirait l'être comme l'addition de deux formes de pensée (pensée tournée vers un objet, acte de penser), reste assez théorique à mes yeux. Je me demande ce qu'en dit la science actuellement?
 


 
La carte n'est pas le territoire dit-on en PNL. Je pense que ça veut dire beaucoup de chose.


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"Nothing ever happens to the knowing with which all experience is known"
n°18762932
lokilefour​be
Posté le 08-06-2009 à 14:47:53  profilanswer
 

Ryan a écrit :


 
La carte n'est pas le territoire dit-on en PNL. Je pense que ça veut dire beaucoup de chose.


 
La PNL....  :lol:  
Ste pseudo méthode scientifique préférée des charlatans.
 

Citation :

Pouvoir thérapeutique controversé [modifier]
 
Enfin, la PNL se veut aussi une thérapie. Des organismes exclusivement privés commercialisent des séminaires de formation de quelques jours afin de délivrer un titre de praticien en PNL. À chacun de juger et de se faire une idée quant au sérieux et à la qualification du praticien. Il existe actuellement plus de 350 modèles de thérapies non reconnues et seulement deux reconnues en France (la psychiatrie et la psychologie), chacun y trouvera son choix.
 
Là encore, la validité thérapeutique de la PNL n’aurait, à ce jour, jamais été établie scientifiquement. Il en découle un paradoxe que certains voient comme problématique, entre les aspirations thérapeutiques de la PNL et la maigreur des preuves apportées à la théorie et ses applications concrètes. La thérapeutique avancée ne semble disposer d’aucun argument vérifié pour clamer de telles capacités thérapeutiques.


 
http://esoteris.me/images/blog/marabout-luc-saint-elie.jpg
 
 :jap:


---------------

n°18781200
swoosh2002
Posté le 10-06-2009 à 09:23:28  profilanswer
 

asmomo a écrit :

Ouais mais je parle de l'aspect pratique, moi. Un bébé, il fait quoi au paradis ? D'autres pensionnaires doivent s'occuper de lui ? Il reste avec son QI d'huître pendant l'éternité ?


 
Et tous les ptits spermazoïdus qui sont mort dans les mouchoirs ?  [:max evans]

n°18781210
swoosh2002
Posté le 10-06-2009 à 09:25:04  profilanswer
 

zoukoufxxx a écrit :


Il ne va pas au paradis...
 
... mais il va cramer en enfer


 
[Mode catholique]
Seulement si il est pas baptisé  :o  
[/Mode catholique]

n°18787768
Ryan
Foupoudav
Posté le 10-06-2009 à 18:38:14  profilanswer
 

lokilefourbe a écrit :


 
La PNL....  :lol:  
Ste pseudo méthode scientifique préférée des charlatans.
 

Citation :

Pouvoir thérapeutique controversé [modifier]
 
Enfin, la PNL se veut aussi une thérapie. Des organismes exclusivement privés commercialisent des séminaires de formation de quelques jours afin de délivrer un titre de praticien en PNL. À chacun de juger et de se faire une idée quant au sérieux et à la qualification du praticien. Il existe actuellement plus de 350 modèles de thérapies non reconnues et seulement deux reconnues en France (la psychiatrie et la psychologie), chacun y trouvera son choix.
 
Là encore, la validité thérapeutique de la PNL n’aurait, à ce jour, jamais été établie scientifiquement. Il en découle un paradoxe que certains voient comme problématique, entre les aspirations thérapeutiques de la PNL et la maigreur des preuves apportées à la théorie et ses applications concrètes. La thérapeutique avancée ne semble disposer d’aucun argument vérifié pour clamer de telles capacités thérapeutiques.


 
http://esoteris.me/images/blog/mar [...] t-elie.jpg
 
 :jap:


 
C'est pas possible...[:haha prozac]  
 
Je m'en fou comme de l'an 40 de la PNL. C'était pas du tout le sujet. La carte n'est pas le territoire voulait simplement dire qu'on a tendance à confondre les 2.


---------------
"Nothing ever happens to the knowing with which all experience is known"
n°18792894
BAKA
Posté le 11-06-2009 à 01:54:11  profilanswer
 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/en/thumb/b/b9/MagrittePipe.jpg/180px-MagrittePipe.jpg

 

Nous ne connaissons le monde que par nos perceptions: à travers elles, nous traçons une "carte" du monde réel (le "territoire" ); cette carte ne peut pas correspondre exactement au territoire. Ceci, parce que nos perceptions sont limitées (nous voyons un rocher, sans savoir s'il est creux, par exemple).

 

En gros, ça revient à critiquer la pensée de Platon [:cannot be unseen] avec sa carte idéale d'où dériverait le territoire concret.

 

Pour en revenir à l'englobant, ce serait l'idée qu'il est possible de transcender la carte (en comprenant que la carte est une partie de nous, puisqu'elle n'existe que par et en nous) pour approcher intuitivement du territoire. L'idée me semble assez difficile à défendre.

Message cité 2 fois
Message édité par BAKA le 11-06-2009 à 01:55:01

---------------
http://www.masog.fr . Masog est un blog de bandes dessinées . “Celui qui poursuit un rêve n’en désire pas, au fond, la réalisation : il veut seulement pouvoir continuer à rêver .” (Hugo Pratt).
n°18793848
swoosh2002
Posté le 11-06-2009 à 09:11:10  profilanswer
 

BAKA a écrit :

http://upload.wikimedia.org/wikipe [...] tePipe.jpg
 
Nous ne connaissons le monde que par nos perceptions: à travers elles, nous traçons une "carte" du monde réel (le "territoire" ); cette carte ne peut pas correspondre exactement au territoire. Ceci, parce que nos perceptions sont limitées (nous voyons un rocher, sans savoir s'il est creux, par exemple).
 
En gros, ça revient à critiquer la pensée de Platon [:cannot be unseen] avec sa carte idéale d'où dériverait le territoire concret.
 
Pour en revenir à l'englobant, ce serait l'idée qu'il est possible de transcender la carte (en comprenant que la carte est une partie de nous, puisqu'elle n'existe que par et en nous) pour approcher intuitivement du territoire. L'idée me semble assez difficile à défendre.


 
L'idée c'est surtout comment imaginer quelque chose que tu ne peux pas concevoir  [:cerveau klem]

n°18799682
Ryan
Foupoudav
Posté le 11-06-2009 à 17:32:01  profilanswer
 

BAKA a écrit :

http://upload.wikimedia.org/wikipe [...] tePipe.jpg

 

Nous ne connaissons le monde que par nos perceptions: à travers elles, nous traçons une "carte" du monde réel (le "territoire" ); cette carte ne peut pas correspondre exactement au territoire. Ceci, parce que nos perceptions sont limitées (nous voyons un rocher, sans savoir s'il est creux, par exemple).

 

En gros, ça revient à critiquer la pensée de Platon [:cannot be unseen] avec sa carte idéale d'où dériverait le territoire concret.

 

Pour en revenir à l'englobant, ce serait l'idée qu'il est possible de transcender la carte (en comprenant que la carte est une partie de nous, puisqu'elle n'existe que par et en nous) pour approcher intuitivement du territoire. L'idée me semble assez difficile à défendre.

 

Tu fais bien de parler de la possibilité dont parle Jasper de transcender la carte, car au-delà de l'englobant, il a effectivement parlé de transcendence ;)

 


« Là où je fais l’expérience de la transcendance dans sa vraie réalité, je suis réel, en tant que moi-même, en tant qu’existence. Mais si en tant que sujet vital, que conscience en général, qu’esprit, j’affirmais la réalité de la transcendance, celle-ci serait plutôt une fiction, comparée aux réalités qui correspondent à ces modes de l’englobant. Elle y serait superflue, ou une illusion. Mais ce qui se manifeste dans le sujet vital, dans la conscience en général, dans l’esprit, peut devenir langage de la transcendance en tant que chiffre, langage n’ayant pourtant son poids que pour l’existence possible, capable de l’entendre. »
Karl Jaspers, Foi philosophique ou Foi chrétienne, Ed. Ophrys, Paris, 1975, p. 50.

 

Voilà une phrase qui résume tout, qui contient tout, parce qu’elle établit les limites du connaissable et décide qui peut dire quoi sur l’éveil. Elle semble très abstraite et rébarbative, mais j’aimerais vous en faire entrevoir la beauté.

 

Jaspers affirme tout d’abord: “Là où je fais l’expérience de la transcendance dans sa vraie réalité, je suis réel, en tant que moi-même, en tant qu’existence.” Pour Jaspers, il existe deux types de connaissance: la connaissance extérieure, qui se réalise dans la science, et la connaissance intérieure, qui est l’expérience de l’ici-et-maintenant, de l’être-là (cf Le site philo 5 ). Il affirme donc que l’être qui fait l’expérience de la transcendance vit sa propre réalité dans toute sa plénitude. Mais il affirme immédiatement après que rien de réel ne saurait être dit de cette expérience. En effet, celui qui en affirmerait quelque chose ne saurait être celui qui l’expérimente, car ce dernier, qui se trouve au-delà de la scission sujet-objet (cf L'englobant de Jaspers, ne pourrait tenir de discours sur cette expérience sans l’objectiver hors de lui, sans donc en sortir et retourner dans la scission sujet-objet pour en parler. Le seul qui peut parler de cette expérience est le “sujet vital”, la “conscience en général”, cette partie que les orientaux appellent le mental, et que Jaspers nomme ici, de manière un peu troublante pour les habitués du vocabulaire de la spiritualité, esprit. Cet esprit est celui qui connaît, celui qui saisit le monde à l’aide de concepts, qui s’en fait une représentation. Mais c’est aussi justement celui qui ne peut pas faire l’expérience de la transcendance. Jaspers l’affirme en déclarant que le discours que le “sujet vital” pourrait tenir sur l’expérience de la transcendance – et cela même si le sujet en a réellement fait l’expérience –, ne pourrait être qu’une “fiction”, comparée à la réalité de l’expérience elle-même.

 

Il affirme ensuite que le sujet vital, le sujet pensant, bien qu’il ne puisse faire l’expérience de la transcendance – il ne serait plus à ce moment-là sujet pensant, mais sujet réel – peut développer un langage pour en parler, un langage qui ne parlerait pas de la transcendance elle-même, mais du chiffre qui la représente, d’un symbole qui n’existe pas de manière réelle, mais seulement comme indication d’une possibilité.

 

Jaspers adopte la position paradoxale d’affirmer quelque chose concernant la transcendance, tout en se disqualifiant en tant que locuteur capable d’affirmer quoi que ce soit de réel sur ce sujet. Il dissocie l’expérience de la transcendance en deux temps distincts, celui de la réalité vécue et celui de la réflexion sur cette expérience. Il introduit ainsi dans le discours sur la transcendance une scission, correpondant à la scission interne du sujet, ce qui est éminemment paradoxal puisque la nature de la transcendance et justement l’abolition cette scission. Toutefois, la mise en présence de ces deux paradoxes, celui du raisonnement et celui du sujet, amène leur résolution mutuelle, dans la mesure où les éléments initialement invalides du raisonnement se trouvent validés par le sujet scindé au moment où il les lit, puisque ce dernier actualise par sa lecture la scission dont parle le raisonnement, en même temps que le sujet scindé se trouve expliqué par le raisonnement qu’il lit.

 

Jaspers crée ainsi une sorte de structure auto-référentielle. Une telle structure est constituée d’éléments dont aucun n’est viable pris isolément, mais dont l’ensemble acquiert une sorte de vie auto-entretenue. Douglas Hofstadter a donné de nombreux exemples de phrases auto-référentielles, comme celle-ci, par exemple, que je trouve très jolie: "Le lecteur de cette phrase n’existe que lorsqu’il me lit." (in Ma Thémagie, Interéditions, Paris, 1988, p. 15). Cette phrase acquiert une sorte de réalité vivante en puisant sa substance dans l’interaction ici-et-maintenant avec le lecteur.

 

Jaspers a fait quelque chose d’un peu analogue, dans la mesure où sa description acquiert une consistance propre à partir d’éléments scindés, invalides pris isolément, mais qui parviennent contre toute attente à s’articuler ensemble en prenant appui sur la propre scission intérieure du lecteur. C’est bien là le tour de force de cette description, que de parvenir à affirmer quelque chose tout en se déniant tout droit à affirmer quoi que ce soit. L’adhésion à la vérité qu’elle veut dévoiler ne s’obtient pas par la force d’une démonstration (ce qui serait du domaine de la science), mais par le choc vécu des mots, qui conduisent à une expérience philosophique en tant qu’ouverture sur la transcendance.

 

Encore une remarque sur ce thème inépuisable Wink : pour être vraie, la phrase de Jaspers exige la participation active du lecteur, non pas simplement comme sujet raisonnant, mais comme porteur d’un vécu et d’une expérience. Entendez bien, non pas seulement pour être comprise, mais pour être vraie. Je vais essayer d’illustrer ce phénomène, à l’aide d’une petite B.D. mettant en scène un personnage de Malfada: Manolito:

 

http://www.cafe-eveil.org/images/Mafalda0008.JPG

 


La scène ne prend sens que parce qu’elle s’appuie sur un savoir supposé du lecteur, à savoir que l’Everest n’est pas un fleuve. Le savoir du lecteur est ainsi sollicitée activement, sans qu’il s’en rende nécessairement compte, et si ce savoir lui manque, la scène perd son sens.

 

Le savoir, ou plutôt dans le cas de la phrase de Jaspers, l’expérience, que celle-ci sollicite du lecteur pour être vraie, est l’expérience de la nature paradoxale de la conscience, à cheval sur la scission sujet-objet. La raison pour laquelle la phrase de Jaspers ne peut être vraie en soi, mais seulement à travers la participation active du lecteur, est qu’elle se réfère à un sujet qui change de nature aussitôt qu’elle le prend pour objet; dès lors, le discours sur cet objet n’est vrai qu’aussi longtemps qu’on n’en parle pas, et devient faux, ou illusion, comme le dit Jaspers, dès qu’on cherche à l’objectiver par le discours. La scène de Manolito ne repose pas sur une ambiguïté aussi complexe, car même sans la participation du lecteur, il reste vrai que l’Everest n’est pas un fleuve. Néanmoins, elle ne fait sens que si le lecteur a connaissance de ce fait, si bien qu’on peut dire qu’elle n’est vraie dans le sens qu’elle n’a d’existence véritable en tant que scène humoristique, que si le savoir du lecteur y participe activement.

 

Il existe un certain nombre de phrases se référant à des objets bien plus simples que la transcendance, et qui, comme la phrase de Jaspers, doivent être déclarées fausses aussitôt qu’elles sont énoncées, et cela quand bien même elles pourraient être vraies dans l’absolu. Prenez par exemple la phrase suivante: “Jamais je ne révélerai quoi que ce soit me concernant”. Cette phrase est tout-à-fait paradoxale, car, au cas où elle serait vraie, c’est-à-dire au cas où je serais effectivement quelqu’un qui ne révélerait jamais quoi que ce soit sur moi, le simple fait de l’avoir énoncée l’invalide, car en déclarant “Jamais je ne révélerai quoi que ce soit me concernant”, je révèle sans m’en rendre compte justement quelque chose de moi, et contredit donc dans les faits mon affirmation au moment même où je la prononce. On n’en sort pas, et je crois qu'il est sage à ce stade de conclure qu’il y a un moment où les mots doivent céder la place au silence.

 


Message édité par Ryan le 11-06-2009 à 17:39:38

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