TRIP REPORT YUL-CDG-NCE avec Air France
24/02/2012 AF0347 YUL-CDG : F-HPJC (A388)
J'ai pu nous obtenir des places au pont supérieur qui est subitement apparu dans la sélection de siège sur le site d'AF quelques semaines avant le départ : 91K et 91L.
Comme à l'aller, 7 jours avant le départ, AF nous propose un surclassement, mais en classe Affaires uniquement. Là encore je ne donnerai pas suite.
Contexte du jour : Il neige sur Montréal depuis 14h, cet épisode était annoncé avec précision par la météo sur Radio Canada.
Nous prenons le bus 747 pour l'aéroport depuis la gare routière de « Beri Uqam ». Notre ami sur place nous indique qu'en aucun cas la circulation routière ne sera affectée par cet épisode. En effet nous arrivons à l'aéroport une heure plus tard, ce qui est classique un vendredi en heure de pointe.
A l'aéroport :
Découverte de la zone d'enregistrement dédiée à Air France. 3 files (Première/Affaires et Voyageur-incluant la prémium) d'attente.
L'envoi des cartes d'embarquement par MMS n'ayant (encore) pas fonctionné et ne disposant pas d'imprimante, je me suis rabattu sur l'email.
Un certain nombre de personnes, qui voyagent en groupe, se plaignent de ne pas être regroupés dans l'avion (sic), et comme le vol est complet, ils ne peuvent obtenir de changements de sièges, il faudra négocier une fois à bord. Je ne sais pas comment cela se passe, mais probablement que le voyagiste, et non pas AF, auraient pu faire quelque chose avant le départ ?
C'est notre tour de nous enregistrer, la douchette pour la lecture des codes-barres ne fonctionne pas, l'email ne spécifie pas le numéro de la réservation, l'agent d'AF finira par nous (re)trouver avec nos noms...
Passage de la sécurité, RAS, peu de monde.
Direction la porte d'embarquement, notre passeport sera simplement vérifié à une porte de zone regroupant certaines portes dont la nôtre.
Nous arrivons à la porte 55 environ deux heures avant le départ programmé à 19h55, et surprise, l'avion n'est pas là.
Note : toutes les photos et vidéos présentent des reflets, l'inclinaison du vitrage du terminal et l'absence de filtre approprié en sont la cause.
Il n'y a pour l'instant personne d'AF en porte. Ils n’arriveront qu'une fois l'enregistrement terminé. J'en profite pour visiter le terminal qui est bien organisé. La salle d'attente est vaste, les sièges sont nombreux et confortables. Une zone de tables avec alimentations électriques est disponible pour les technophiles. Le WIFI est gratuit, mais saturé comme vous allez bientôt le comprendre. En tout cas, cela est un plus, quand on pense aux pingres d'ADP qui n'offrent qu'une poignée de minutes gratuites.
A l'écoute des annonces en provenance d'autres portes dans le terminal, j'apprends que les pistes de l'aéroport sont fermées pour l'atterrissage. Seuls les décollages ont lieu après dégivrage. Bien entendu, il va s'en dire que les chasses neiges, fraises géantes et camions de stockage de neige s'agitent frénétiquement sur le tarmac, et au loin, les gyrophares clignotent sans relâche. Comme vous pouvez le voir sur la photo ci-dessus, la visibilité est faible, l'aéroport est en centre-ville et on ne voit pas rien au loin.
Je vérifie par le WIFI le statut du vol en provenance de Paris et constate qu'il est annoncé retardé à 20H. A 19H, le personnel d'AF arrive en porte et annonce que le vol a été dérouté sur Toronto pour les raisons données ci-dessus. Il va faire le plein de carburant et revenir sur Montréal. Nous serons tenus informés à chaque fois que des nouvelles seront disponibles. Nous apprendrons par la suite successivement : la fin du plein de kérosène, le décollage imminent, sa confirmation. A partir de cet instant, on nous donne l'heure d'arrivée en porte à Montréal, les temps approximatifs respectifs pour le débarquement des passagers, le ménage, l'embarquement et le décollage. A ce moment, l'embarquement est prévu à 23h30 et le départ à Minuit.
Je me ballade dans le terminal alors que l'embarquement du vol pour Amsterdam est en cours. Surprise, il s'agit d'un MD-11 !
Pauvres voyageurs ? Va savoir...
A 22h35 les panneaux d'affichage donnent un départ à 0H30.
L'avion arrivera finalement peu après 23h en porte. A ce moment, il ne neige plus depuis une vingtaine de minutes et la visibilité est redevenue bonne, je me réjouis d'avance de l'absence de dégivrage avant le départ. Nous assistons à l'atterrissage en direct ! Au sol, on s’est activé pour préparer l'arrivée de l'avion qui devra tout même traverser une zone d'accumulation de neige...
Je décide de prendre une vidéo de l'arrivée en porte. Bien m'en a pris ! Chapeau au pilote qui devra gérer la glissade du train avant sur la neige pendant le dernier virage ! Jugez plutôt sur pièces avec la vidéo (Mode HD plein écran recommandé). Regardez bien la position du train avant les toutes premières secondes !
Il ne restait plus qu'a attendre l'embarquement.
La passerelle A sera positionnée sur la porte avant du pont inférieur, la B sera quant à elle positionnée sur la porte seconde porte avant du pont supérieur. L'appel aura lieu par blocs de rangées du fond vers l'avant de l'appareil.
Nous traverserons la classe affaire, la premium voyageur et arrivons enfin sur la zone voyageur. Surprise nos sièges sont en fait positionnés sur l'issue de secours. Un maximum de place pour les jambes donc.
Le commandant prendra la parole pour s'excuser du retard et annoncer un temps de vol de 6 heures...et puis c'est tout.
Nous quittons enfin la porte vers 0H50 pour prendre le chemin de la piste, camera de queue en marche. Un peu plus tard, l'avion stoppe au milieu du taxiway. J'avais remarqué que les roues laissaient des traces dans la neige. Le commandant prends la parole pour annoncer que les chasses neige doivent intervenir car ils ne l’ont pas dégagé suffisamment pour l'A380 ! Après une dizaine de minutes, sans voir sur les écrans d'activité particulière proche de l'avion, nous reprenons la route de la piste....
Le décollage aura finalement lieu à 1H15. Tout le monde est exténué. Les enfants sont déjà endormis depuis des lustres, les adultes ont le ventre qui gargouille. Je ne pense qu'a une seule chose : expédier le repas et m'endormir le plus vite possible...
A l'extection de la consigne "Attachez votre ceinture", je sors mon IFE de l'accoudoir et là, surprise, il est n'est pas monté correctement ! Je vais chopper un torticolis !
L'apéritif sera distribué en même temps que le repas alors que des turbulences se font ressentir. Le service sera interrompu, tout le monde assis attaché, les PNC ont juste le temps de tout remballer et de s'assoir. Les PNC reçoivent alors un message du commandant, fin des turbulences dans 10 minutes. Le service reprendra à la faveur d'une accalmie réelle sans que toutefois ce soit le calme plat. Je réussirai à m'endormir à la fin du repas alors que nous sommes moins secoués... pour être réveillé 1 ou 2 heures plus tard par de nouvelles turbulences. Je ne me rendormirai pas. On nous sert le petit déjeuner alors que cela bouge encore. Nous aurons enfin une accalmie peu avant le début de descente sur Paris. Un passager Roumain demandera a un PNC pourquoi le pilote n'a pas cherché à éviter toutes ses turbulences. Sans obtenir de réponse précise, on lui concède que ce type de cas est plutôt rare.
Atterrissage plutôt brutal avec camera de queue. Alors que nous approchons du 2E l'avion stoppe. Le commandant prendra la parole pour annoncer que notre emplacement n'est pas libre, un autre A380 va le libérer dans 2 minutes et nous croiser par la gauche de l'appareil. A ce moment le Stewart qui est de l'autre côté de la cabine s'exclame "Comprendre 15 minutes !". Pour les PNC, il est difficile de maintenir tout le monde encore assis. Au bout d'un moment le commandant annonce que l'A380 nous croisera finalement par la droite... Quelques minutes plus tard on arrive au point de stationnement.
Le débarquement se fait dans le calme, une importante équipe service clients AF est dispo pour aider à changer les correspondances ratées. Je me dirige vers un automate. La procédure est simple et plutôt efficace, j'obtiens rapidement les nouvelles cartes d'embarquement pour Nice ainsi que des bons pour un rafraichissement, en scannant simplement une des anciennes cartes.
On repassera la PAF puis la sécurité pour arriver au 2F.
En arrivant, je me dirige vers un comptoir service client pour demander un bon repas. On ne me fait aucun problème.
RAS sur le vol pour Nice qui partira à l'heure à 15h45, j'ai dormi tout le long.
Je recevrai ces derniers jours un email pour répondre à une enquête de satisfaction suite à ma présentation au service client.
J'ai également reçu un email d'excuses d'AF pour l'arrivée retardée à Paris, et un autre "Merci de votre confiance".
Le bilan est que, turbulences mises à part, AF à été super transparent vis à vis de ce retard lié à la météo.
L'A380 est plus silencieux surtout si l'on est au moins au niveau, ou à l'avant des moteurs. Le confort est correct, je ne suis pas certain que la cabine premium voyageur que l'on aperçoit sur la dernière photo est vraiment plus confortable car elle n'est pas complètement séparée de la cabine voyageurs.