saisuhea1 Lux Umbra Dei | Camelot2 a écrit :
Le principe de moindre action n'est en aucun cas un outil utilisé pour décrire l'effondrement d'une structure.
Il s'agit d'une hypothèse physique, certes élégante, mais dont l'application se fait via le second principe de Newton ou les équations d'Euler-Lagrange.
Il est bon de rappeler son cadre d'application:
Citation :
La transformation (et donc la trajectoire) est déterminée par les conditions initiales (position et vitesse) et les conditions de l'environnement physique : il doit y avoir continuité de la trajectoire s'il y a continuité du milieu physique.
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On notera que les trooffeurs ont plus tendance à croire le premier forumeur venu débarqué sur Agoravox que des experts en la matière qui ont publié dans des revues de qualité et qui ont un background ( le pdf de Bazant reprenant ses publications fait plusieurs pages...) sans équivoque.
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Argument non recevable et déjà démonté par le "premier forumeur venu débarqué sur Agoravox" :
http://www.agoravox.fr/tribune-lib [...] rum2209272
Citation :
Au contraire, c’est votre approche par la (mécanique) statique qui est inadaptée car elle ne concerne que les systèmes à l’équilibre (où très proche).
Du fait du mouvement accéléré (accélération proche de l’accélération de la pesanteur), il faut analyser l’effondrement par les outils de la (mécanique) dynamique.
Puisque le principe de moindre action concerne la dynamique, non pas la statique, il est donc tout-à-fait adéquat.
Extraits de wikipédia :
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La statique, ou mécanique statique, est la branche de la physique qui étudie les systèmes mécaniques au repos dans un repère galiléen.
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La dynamique est une discipline de la mécanique classique qui étudie les corps en mouvement sous l’influence des forces qui leurs sont appliquées. Elle combine la statique qui étudie l’équilibre des corps au repos, et la cinématique qui étudie le mouvement.
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Le principe de moindre action est l’hypothèse physique selon laquelle la dynamique d’une quantité physique (la position, la vitesse et l’accélération d’une particule, ou les valeurs d’un champ en tout point de l’espace, et leurs variations) peut se déduire à partir d’une unique grandeur appelée action, dépendant de la quantité physique considérée, et en supposant que les valeurs dynamiques permettent à l’action d’avoir une valeur minimale entre deux instants donnés.
La plupart des équations fondamentales de la physique peuvent être formulées à partir du principe de moindre action. C’est notamment le cas en mécanique classique, en électromagnétisme, en relativité générale et en théorie quantique des champs.
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extrait de http://www.ensmp.fr/aflb/AFLB-333/aflb333m568.pdf (page 22)
... il est possible de relier le principe de Maupertuis (moindre action) aux équations différentielles du mouvement d’un objet matériel. Euler démontre ainsi l’équivalence complète du principe d’extremum (moindre action) et de l’équation locale de la dynamique à la Newton.
Rappelons que, du point de vue de la morphologie et de l’économie des moyens, le principe de moindre action présente sur l’équation de Newton l’avantage fondamental de ne nécessiter l’introduction d’aucune entité nouvelle telle que la force.
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C’est précisément l’étude de la dynamique de l’effondrement qui montre l’inexactitude de la théorie officielle car il n’y a que dans ce cadre que l’on peut constater qu’une énergie supplémentaire à la pesanteur est nécessaire pour en expliquer l’aspect.
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Et ici :
Citation :
L’étude de l’effondrement doit se faire par les lois de la mécanique dynamique. Car l’effondrement des tours est bien un problème de dynamique, n’est-ce-pas ? Je vous laisse vous reporter aux définitions de ces branches de la physique pour vous en assurer ! Du point de vue de la statique, le WTC a été étudié pour tenir debout. En reprenant les lois de la statique, vous refaite l’étude de construction du WTC, c’est certainement intéressant, mais cela ne donne pas de réponse quant à l’effondrement, simplement vous pouvez estimer s’il pouvait y avoir perte d’équilibre ou pas.
Pour avoir une réponse correcte, que vous ne pouvez pas voir en considérant l’aspect statique de la chose, car vous négligez la vitesse de l’effondrement, il est donc nécessaire d’utiliser le principe de moindre action, ce qui permet d’observer la dynamique de l’effondrement.
L’action est une énergie multipliée par un temps (h, constante de planck, en Joule.s, quantum d’action). Donc, sur un temps infinitésimal, cela revient à s’interroger sur la consommation ou le gain d’énergie de chacun des éléments du système.
Or, le principe de moindre action, qui est vrai pour chacun des éléments du système dit :
"un corps prend la direction qui lui permet de dépenser le moins d’énergie dans l’immédiat (ou d’acquérir le plus d’énergie dans l’immédiat)« .
A partir du début de l’effondrement, tout élément du système s’effondrant a donc deux options :
- soit dépenser beaucoup d’énergie dans l’immédiat pour »casser" les éléments de maintient de la structure et ainsi de suite sur tout le long de la structure.
- soit dépenser très peu d’énergie pour basculer sur le coté puis tomber en chute libre et gagner de l’énergie.
Le principe de moindre action indique que tous les éléments s’effondrant vont basculer dans le vide (dépense minimale, puis gain maximal), et ne pas enfoncer les structures (dépense maximale).
L’effondrement, après avoir commencé, aurait donc dû finir rapidement, ses divers éléments ayant basculé sur le coté (après divers rebonds)
C’est donc manifestement impossible, à moins, bien-sûr, que la structure ait été préalablement sapée, permettant aux éléments de l’effondrement de gagner immédiatement de l’énergie en traversant les structures affaiblies sans avoir à basculer sur le coté.
J’ai pris une analogie plus haut : celle du torrent de montagne.
D’un coté, il y a la pente descendante, l’aval, avec gain immédiat d’énergie pour la descendre (analogue au coté de la chute libre).
De l’autre coté, il y a la pente montante, l’amont, avec dépense immédiate d’énergie pour vaincre la pente (et ici, elle est très forte car la structure en acier est beaucoup plus solide que le vide, donc il faut un potentiel énergétique infiniment plus élevé pour la casser que pour basculer dans le vide)
Le principe de moindre action indique que le torrent de montagne prendra la pente descendante (gain immédiat d’énergie), mais ne grimpera pas au sommet de la montagne (dépense d’énergie).
C’est une question de potentiel énergétique des éléments qui chutent.
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Quant à Bazan, sa petite manip pour contourner le problème des effondrement est dévoilée ici :
Citation :
Bazant est astucieux. Il ne viole pas le principe de moindre action dans son explication, mais il le contourne.
1. Il envisage exclusivement la vitesse comme uniformément répartie au sein de ce bloc « compact », sans donner la raison pour laquelle il devrait en être ainsi.
Ainsi, pour lui, toutes les vitesses sont absolument orientées vers le bas (sur l’axe des z), il ne peut donc qu’y avoir que déplacement sur l’axe vertical, vers le bas, au travers de la structure, dès l’hypothèse ! L’équation (2) qu’il livre tient sur une droite verticale ce qui guide au final sa conception du mouvement... qui n’est envisagé que sur l’axe vertical !
C’est évidemment faux, dans un tel cas l’hypothèse correcte est de considérer que le mouvement de ce qui chute a lieu dans toutes les directions contenues dans demi-espace inférieur à la surface de contact. Il y a des éléments de masse possédant une vitesse inclinée, qui peuvent passer par dessus-bord puis se mettre à chuter dans le vide et que plus rien ne pourra les arrêter de chuter dans le vide.
2. Sans surprise, il réalise la même hypothèse pour mettre en équation la réaction subit par la « masse compacte » des étages supérieurs lors de son choc avec les étages inférieurs (équation (3)). Cette réaction est envisagée uniquement dans la direction verticale cette fois vers le haut, miraculeusement guidée par la magie de l’hypothèse.
C’est évidemment physiquement complètement irréaliste. Comme pour l’équation précédente, il faut envisager que les mouvements induits par les efforts de réaction s’effectuent au minimum dans toutes les directions du demi-espace supérieur à la surface de contact. La conséquence est la même que pour au-dessus : un certain nombre d’éléments passent par-dessus bord.
3. Forcément, en imposant par hypothèse à tous les éléments du système un seul degré de liberté de mouvement, exclusivement sur l’axe vertical, il en vient à considérer que toute la masse s’agrège comme un front compact et uni. Pourtant, étrangement, dans l’équation (5), il transforme l’équation (2) pour « prendre en compte » les éjections de masse (visible en vidéo), mais il l’introduit comme paramètre !
Il impose donc un seul degré de liberté au système : l’axe vertical, ce qui lui donne une équation d’un phénomène évidemment vertical, mais comme il y a des éjections de masse, ce qui prouve que le phénomène physique n’est pas vertical, contrairement à son hypothèse de départ, qui en est invalidée, il compense en introduisant un paramètre de compensation, dans son équation erronée, plutôt que réécrire les équations correctement en prenant en compte toutes les directions de l’espace.
Cela lui permet effectivement de contourner le principe de moindre action. Les éléments du système sont contraints dès de départ à se déplacer verticalement, par la magie de l’hypothèse, et donc évidemment, la moindre action (ie « les corps prendront la direction qui leur permettra de dépenser le moins d’énergie dans l’immédiat ») consiste uniquement à enfoncer toutes les structures du WTC, puisqu’il n’y a qu’une direction possible posée dès l’hypothèse !
En revanche, si on réécrit les équations (2) et (3) - plutôt que de les trafiquer en paramètre, avec les hypothèses logiques que les éléments tombant et ceux rebondissant ont des vitesses orientées au moins dans le demi-espace inférieur et supérieur à la surface de contact, toutes les directions de l’espace sont des degrés de liberté du système, et alors :
« les corps prendront la direction qui leur permettra de dépenser le moins d’énergie dans l’immédiat », parmi toutes les directions possibles de l’espace, et fatalement, selon le principe de moindre action, ils finiront par basculer dans le vide, parce qu’il n’offre aucune résistance au mouvement, et à partir de ce moment-là plus rien ne les empêchera de tomber librement
Evidemment, il estime les pertes de masse par les vidéos, et blablabla, l’entourloupe est déjà posée dès l’hypothèse qui « force » le mouvement sur l’axe vertical, en 4ème page, et les pauvres abusés se farcissent 30 pages de rapport stupide, car tout le reste des calculs est vicié à la base. Pas la peine d’en lire plus.
Et que vois-je page 17 ?
Partial financial support for the energetic theory of progressive collapse was obtained from the U.S. Department of Transportation
Chercheur indépendant, Bazant ?
Je ne sais pas, mais incompétent, surement.
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La messe est dite.
saisu
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