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Auteur Sujet :

[ECO] Can it run Crises ?

n°22623762
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 18-05-2010 à 15:06:47  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

StefSamy a écrit :


 
Paceque les gens sont bêtes et que le lobby immo fait bien son travail  :)  
 
Et que l'état sponsorise le tout.
 
--> topic krach pour parler de ça :jap:

 
 
Euh ici, on réfléchit, on fait pas du café du commerce pour agents immobiliers avec chemise rose, gourmette en or et rolex. :o  

mood
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Posté le 18-05-2010 à 15:06:47  profilanswer
 

n°22623771
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 18-05-2010 à 15:07:25  profilanswer
 


 
Tu dis ça parce que ça t'arrange :o  

n°22623787
Betcour
Building better worlds
Posté le 18-05-2010 à 15:08:27  profilanswer
 

StefSamy a écrit :

Ah bah dans la vie on n'a pas toujours ce qu'on veut.... [:spamafote]


Bref, tout ça pour dire que la faible concurrence dans la téléphonie mobile viens surtout du fait qu'il est coûteux (gros ticket d'entrée exigé par l'état) et compliqué (gros cahier des charges à respecter) de monter un opérateur de téléphonie mobile :spamafote:
 
Et encore, sous Jospin c'était 3 Mds€ qu'il fallait aligner pour une licence 3G, du coup y'avais que Orange et SFR qui étaient candidats.


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°22623817
Profil sup​primé
Posté le 18-05-2010 à 15:10:50  answer
 

Betcour a écrit :


Ce qui ne fait pas avancer le schmilblick: le grand bourgeois désargenté, le prolétaire bien payés, ils sont censé lutter contre quelle classe exactement ? Et le travailleurs freelance qui gagne plus ou moins bien selon les années, il doit lutter avec ou contre le fonctionne au SMIC ?


 
 
 
blablablabla
 
ce n'est pas parce que les classes se sont pas stables que ca rend le concept caduque
 
c'est un peu comme si tu disais
 
que faire une analyse sociologique sur les francais et les valeurs francaises est stupide : bah wi ya des naturalisations et des gens qui partent et qui prennent une autre nationalité : pas stable  :ange:  (exemple pris au hasard  :whistle: )
 
on peut faire le meme raisonnement sur la plupart des autres catégories sociologiques : quelle catégorie peut prétendre etre parfaitement stable ? ah oui aucune
 
 
bref ...

n°22623841
Profil sup​primé
Posté le 18-05-2010 à 15:12:25  answer
 

limonaire a écrit :

 

Tu dis ça parce que ça t'arrange :o

 

figure toi que c'est pas moi qui l'ait dit  :ange:

 

j'avais eu une discussion avec un thésard en éco  dans les comm' sur un blog  et il m'avait écris ça en réponse, j'ai fait un copier / coller  :whistle:


Message édité par Profil supprimé le 18-05-2010 à 15:13:22
n°22623861
blazkowicz
Posté le 18-05-2010 à 15:13:48  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Merci, Lordon, j'ai déjà donné ici...
 
Pour le reste, ce que tu dis est intéressant. Et c'est sans doute le coeur du débat. Je ne dis pas que tu aies complètement tort, mais la question est de savoir si les gens sont libres ou déterminés, aliénés par le milieu social, la publicité.
 
Je crois moi qu'il faut éduquer les gens à la responsabilité et à la liberté. On n'est pas obligé d'obéir aux diktats de la publicité, on peut refuser la télé, ou savoir s'en servir, on peut savoir que pour s'élever il faut faire des choix parfois contraignants, etc. Bref, ton discours, combien même serait-il vrai, encourage les victimes à rester victime, jusqu'au surgissement de la révolution. Je crois moi qu'il faut apprendre aux gens à ne pas être victimes : on peut jeter sa télé, on peut prendre des cours du soir, on peut créer une fête pour ses voisins, on peut dire merde à un patron si on a accumulé du bien (un logement par exemple ou une épargne correspondant à 12 mois de revenus, ce qui permet de voir venir sans couteau sous la gorge), on peut finalement être sartrien (l'existentialisme). Bref ne pas être victime, ne pas tout attendre de l'Etat, mais devenir acteur, et avoir la fierté d'avoir construit sa vie, de s'être élevé, notamment moralement, pas seulement matériellement. 90% des Français en sont capables (je veux bien admettre que 10% aient été cassés par l'existence, leur famille...). Mais on ne me fera pas croire que 80% des Français sont des dominés, et incapables de prendre leur vie en main, en tenant compte des contraintes de leur environnement familial, géographique, professionnel  : ça n'a aucun sens !
 
Il ne faut pas cultiver le sentiment de la victimisation, comme l'Etat-Big mother et une presse dépressive type Monde Diplo l'entretiennent : il faut au contraire faire des gens des gens dignes, qui se tiennent debout, et qui assument de façon responsable leur vie. L'Etat doit y jouer un rôle (éducation initiale, éducation populaire, accès à la culture, soutien au milieu associatif, aides aux 10% les plus pauvres) mais pas plus.


 
ça c'est intéressant!
je pourrais relancer un débat sur le rapport dominant/dominé, qui fait partie de la nature animale et donc de la nature humaine, ou bien l'inégalité dans la vie - il y a des situations qu'on ne peut pas réellement se représenter si on ne les a pas vécues, et l'intérêt relatif du volontarisme proposé par S..ko
mais le topic est assez dense et rapide pour l'instant.
 
sur la presse dépressive et intellectuelle : ça oui, essayer de regarder le monde tel qu'il est, c'est déjà une condition suffisante pour entretenir une dépression :D. mais ça a tout de même un intérêt.
pour le discours sur l'émancipation : ouais!
 
je me complique la vie aussi car je veux emmerder/ne pas me soumettre à Apple, Total, Renault, Gasprom, Boeing et également Goldman Sachs.

n°22623894
Betcour
Building better worlds
Posté le 18-05-2010 à 15:16:21  profilanswer
 


Sauf que l'exemple est mauvais : les français sont une population relativement homogène, ils ont un système de nationalité qui permet de dire qui l'est ou ne l'est pas, et ils disposent d'un système politique (l'état) qui sert de relai à leurs revendications.

 

A ce que je sache il existe une quantité virtuellement illimitée de classes (ou aucune de spécifique, si l'on préfère), et peu de relais pour organiser une éventuelle lutte entre elles. Les ouvriers votent tout aussi bien à droite qu'à gauche, de même que les élites.

Message cité 1 fois
Message édité par Betcour le 18-05-2010 à 15:17:54

---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°22623899
docmaboul
Posté le 18-05-2010 à 15:16:57  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Ce qui ne fait pas avancer le schmilblick: le grand bourgeois désargenté, le prolétaire bien payés, ils sont censé lutter contre quelle classe exactement ? Et le travailleurs freelance qui gagne plus ou moins bien selon les années, il doit lutter avec ou contre le fonctionne au SMIC ?


 
Pitié: on dirait zmed ou poil@ parlant du libéralisme :o

n°22623916
docmaboul
Posté le 18-05-2010 à 15:18:12  profilanswer
 

limonaire a écrit :

 
 
Euh ici, on réfléchit, on fait pas du café du commerce pour agents immobiliers avec chemise rose, gourmette en or et rolex. :o  


 
En même temps, la lutte des classes réfutée par les jeunes beurs qui tuent un cinquantenaire blanc, je suis pas sûr que ça dénoterait au PMU du coin :o

Message cité 1 fois
Message édité par docmaboul le 18-05-2010 à 15:19:02
n°22623946
Profil sup​primé
Posté le 18-05-2010 à 15:20:27  answer
 

Betcour a écrit :


Sauf que l'exemple est mauvais : les français sont une population relativement homogène, ils ont un système de nationalité qui permet de dire qui l'est ou ne l'est pas, et ils disposent d'un système politique (l'état) qui sert de relaie à leurs revendications.
 
A ce que je sache il existe une quantité virtuellement illimitée de classe (ou aucune de spécifique, si l'on préfère), et peut de relais pour organiser une éventuelle lutte entre elles. Les ouvriers votent tout aussi bien à droite qu'à gauche, de même que les élites.


 
 
 [:ultraglab]  
 
c'est bien on vient de voir que on pouvait faire de la socio avec des catégories floues mais spa grav ...^^^^
 
ensuite le systeme politique, il parle au nom de la majorité des francais, pas de tous et certains sont contre la politique du gvt, ce qui est un peu le meme genre de critique que "les ouvriers votent a droite et a gauche"
 
mais bon je vais laisser magicpanda répondre a tout ça ... c'est son domaine la socio politique
 
 
 
 

mood
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Posté le 18-05-2010 à 15:20:27  profilanswer
 

n°22623954
Betcour
Building better worlds
Posté le 18-05-2010 à 15:21:02  profilanswer
 

docmaboul a écrit :

Pitié: on dirait zmed ou poil@ parlant du libéralisme :o


T'es dur  :sweat:  
 
Mais je me réfère pas au marxisme (qui n'a d'ailleurs pas le monopole du concept)


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°22623959
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 18-05-2010 à 15:21:11  profilanswer
 

The NBoc a écrit :


Cette tendance longue masque le fait que les supers oscillations de court/moyen terme de la bourse permettent aux agents centraux de la finance, ceux qui comprennent vraiment comment ca marche, de s'octroyer une part du gateau bien plus importante de maniere bien plus rapide, non? :spamafote:


Faut pas rentrer sur un marché si tu sais que tu te feras culbuter en même temps.
Et à LT, t'es gagnant.


Message édité par radioactif le 18-05-2010 à 15:21:48
n°22623985
docmaboul
Posté le 18-05-2010 à 15:23:06  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Trop long, j'attendrais que le Reader Digest en fasse un résumé :o


 
Tu dois avoir des articles pas mal dans n'importe quelle encyclopédie digne de ce nom. Mais c'est quand même plus intéressant de lire directement Marx, je trouve. On peut ainsi par exemple se rendre compte que, lui, n'avait aucun problème à reconnaître les qualités, mérites et avantages du système qu'il critiquait par ailleurs. Manifestement, c'est pas donné à tout le monde :o

n°22623993
Black_Jack
Bo_Jack
Posté le 18-05-2010 à 15:24:16  profilanswer
 

La lutte des classe, c'est aussi celle qui aboutit à 1789. Mais je parle là de l'ancien régime.


---------------
Horse_man
n°22624133
Betcour
Building better worlds
Posté le 18-05-2010 à 15:33:09  profilanswer
 

docmaboul a écrit :

Tu dois avoir des articles pas mal dans n'importe quelle encyclopédie digne de ce nom. Mais c'est quand même plus intéressant de lire directement Marx, je trouve. On peut ainsi par exemple se rendre compte que, lui, n'avait aucun problème à reconnaître les qualités, mérites et avantages du système qu'il critiquait par ailleurs. Manifestement, c'est pas donné à tout le monde :o


Je vais déjà me refaire Wikipedia pour faire simple :D


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°22624151
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 18-05-2010 à 15:34:16  profilanswer
 

docmaboul a écrit :


 
En même temps, la lutte des classes réfutée par les jeunes beurs qui tuent un cinquantenaire blanc, je suis pas sûr que ça dénoterait au PMU du coin :o


 
Et pourtant, c'est une vraie question, et mon exemple est plus profond que tu ne le penses  : l'oppression ne vient pas que du dominant capitaliste (elle peut venir du voisin qui fait du bruit ou brûle ta voiture, du conjoint, du chef hiérarchique qui n'est pourtant pas un capitaliste, de ses parents, de l'Etat qui rase ta maison en Vendée, et j'en oublie). C'est très réducteur (et donc faux) d'avoir cette grille de lecture binaire du monde. La pensée commence quand on dépasse le chiffre 2.

n°22624196
Profil sup​primé
Posté le 18-05-2010 à 15:36:33  answer
 

limonaire a écrit :


 
Et pourtant, c'est une vraie question, et mon exemple est plus profond que tu ne le penses  : l'oppression ne vient pas que du dominant capitaliste (elle peut venir du voisin qui fait du bruit ou brûle ta voiture, du conjoint, du chef hiérarchique qui n'est pourtant pas un capitaliste, de ses parents, de l'Etat qui rase ta maison en Vendée, et j'en oublie). C'est très réducteur (et donc faux) d'avoir cette grille de lecture binaire du monde. La pensée commence quand on dépasse le chiffre 2.


 
 
ce qui est binaire, c'est de ne raisonner qu'en fonction de la lutte des classes et de ne voir que cela ( un peu comme ceux qui ne raisonne qu'en terme de création monétaire  :whistle: [:cupra] )

n°22624307
le-poulpe
CONTRADICTION IS BALANCE
Posté le 18-05-2010 à 15:44:33  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Devenir riche en vendant un truc dont personne ne veux ça doit quand même être assez rare. :D


 
Devenir riche en situation de quasi-monopole privé pour vendre un truc dont tout le monde a absolument besoin, c'est plus sûr.
(carburant, agroalimentaire, péages, téléphonie, etc.)
 
Quitte à escroquer les 2 bouts de la chaîne, le producteur et le consommateur.
cf le lait.
 
Tant qu'on arrive à faire croire à l'électeur-consommateur que c'est le meilleur système, ben ça marche, y'a pas de raison de changer.  :o

n°22624329
ema nymton
Posté le 18-05-2010 à 15:46:42  profilanswer
 

Betcour a écrit :


En gros pour toi la lutte des classes c'est une bataille de polochon : tout le monde se tape dessus de façon chaotique et y'a pas de camps structurés l'un contre l'autre.


 
C'est de plus en plus le cas, vu que tout est melanges, on est quasi tous les employes, les ouvriers sont une minorité.
Donc parmis les employes il y a ceux qui gagnent 1200Euros et ceux a 3000Euros voir plus (Traders & Co) et tout le monde tapes sur son voisin des que il gagnes plus etc...
 
En fait la derniere lutte, c'est entre le Prive et le Publique, entre les fonctioaires et les non fonctionaires dans le prive, c'est la seule lutte qui est encore presente dans notre pays  :o

n°22624331
blazkowicz
Posté le 18-05-2010 à 15:46:49  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Je m'en vais de ce pas envoyer un business plan à des capitaux risqueurs en leur disant qu'il me faut 1 ou 2 Mds pour monter un opérateur téléphonique :o


 
 
un MVNO, ou opérateur virtuel, n'a pas besoin d'avoir son propre réseau : par le jeu réglementaire, les trois opérateurs historiques sont obligés de partager leurs ressources réseaux, en les louant à un tarif non discriminant. à ce qu'on m'a dit d'ailleurs les trois gros utilisent maintenant le réseau des uns des autres, montent des antennes en commun (à vérifier..)
 
le MVNO paie pour utiliser l'infrastructure et fait l'exploitation commerciale. c'est comme avec le réseau france télécom.
 
dans d'autres exemples l'infrastructure est 100% publique. on peut "découper" l'opérateur historique (EDF, SNCF) et on crée un organisme comme le RFF.. dans laquelle on balance toute la dette énormissime du rail, pour qu'elle reste publique :o et que les futurs opérateurs commerciaux aient la belle vie.
 
Sur l'exemple de l'ouverture de l'électricité, il faut voir si c'est comme ça qu'il faut le regarder :D
 
Dans tous les cas ce que ces exemples montrent est que des investissements publics massifs sont souhaitables et légitimes (et par là les impôts), que l'exploitation commerciale peut être privée (par ex. l'aérien, le routier et les télécommunications ; pour le rail, le courier et l'électricité je suis plus pour le monopole public, question d'efficacité).
 
Un projet simple qui permet le développement, l'accès universel au savoir, une révolution technologique, une revitalisation du rural, la téléprésence et l'ubiquité des données en tout point du territoire serait : la couverture intégrale du territoire européen en fibre optique, jusque chez l'habitant. (pour 98% de la population).
l'infrastructure est 100% publique au niveau européen, l'exploitation commerciale ouverte, la fibre est là pour un siècle (avec le même câblage qui supporte 100Mbits sans perte, la connexion peut être portée à 1Gbits, puis 10Gbits..)
 
Ce serait rentable et ça changerait la face du monde.

n°22624412
docmaboul
Posté le 18-05-2010 à 15:52:38  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Et pourtant, c'est une vraie question, et mon exemple est plus profond que tu ne le penses  : l'oppression ne vient pas que du dominant capitaliste (elle peut venir du voisin qui fait du bruit ou brûle ta voiture, du conjoint, du chef hiérarchique qui n'est pourtant pas un capitaliste, de ses parents, de l'Etat qui rase ta maison en Vendée, et j'en oublie). C'est très réducteur (et donc faux) d'avoir cette grille de lecture binaire du monde. La pensée commence quand on dépasse le chiffre 2.


 
Ah mais je doute que Marx ait prétendu quelque part que sa théorie explique tous les rapports de force de tout ordre. La théorie de la lutte des classes, c'est que les sociétés sont façonnées par les conflits régnant en leur sein entre divers groupes sociaux aux intérêts divergents. En tout cas, soit tu ne connais rien au marxisme, soit tu es aveuglé par ta haine à l'encontre des marxistes (ce que je pourrais comprendre, vu la médiocrité intellectuelle dont il font preuve en général). Pour le reste, je peux facilement te citer une dizaine de classes différentes, se recouvrant ou s'incluant parfois, citées dans les oeuvres de Marx: les ouvriers, les prolétaires, les paysans, les fonctionnaires, la bourgeoisie financière, le lumpenprolétariat, la petite bourgeoisie, les propriétaires fonciers, les commerçants, etc. Pour aller droit au but, ce que tu soutiens, c'est qu'on ne peut définir de groupes sociaux ayant des intérêts divergents. Tu m'excuseras, mais c'est crétin. Bis repetita: les classes sociales, c'est comme la reproduction sociale de Bourdieu, une évidence. Ce qui peut faire débat, c'est si oui ou non le destin des sociétés est conditionné à leurs conflits.

Message cité 1 fois
Message édité par docmaboul le 18-05-2010 à 15:53:33
n°22624440
R3g
fonctionnaire certifié ITIL
Posté le 18-05-2010 à 15:55:12  profilanswer
 

ema nymton a écrit :


 
C'est de plus en plus le cas, vu que tout est melanges, on est quasi tous les employes, les ouvriers sont une minorité.
Donc parmis les employes il y a ceux qui gagnent 1200Euros et ceux a 3000Euros voir plus (Traders & Co) et tout le monde tapes sur son voisin des que il gagnes plus etc...
 
En fait la derniere lutte, c'est entre le Prive et le Publique, entre les fonctioaires et les non fonctionaires dans le prive, c'est la seule lutte qui est encore presente dans notre pays  :o


Heu non y'a que chez JP Pernaud que les fonctionnaires et non fonctionnaires sont en lutte...


---------------
Au royaume des sourds, les borgnes sont sourds.
n°22624452
Profil sup​primé
Posté le 18-05-2010 à 15:56:04  answer
 

tiens je suis d'accord avec docmaboul [:implosion du tibia]

n°22624516
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 18-05-2010 à 16:02:27  profilanswer
 

docmaboul a écrit :


 
Ah mais je doute que Marx ait prétendu quelque part que sa théorie explique tous les rapports de force de tout ordre. La théorie de la lutte des classes, c'est que les sociétés sont façonnées par les conflits régnant en leur sein entre divers groupes sociaux aux intérêts divergents. En tout cas, soit tu ne connais rien au marxisme, soit tu es aveuglé par ta haine à l'encontre des marxistes (ce que je pourrais comprendre, vu la médiocrité intellectuelle dont il font preuve en général). Pour le reste, je peux facilement te citer une dizaine de classes différentes, se recouvrant ou s'incluant parfois, citées dans les oeuvres de Marx: les ouvriers, les prolétaires, les paysans, les fonctionnaires, la bourgeoisie financière, le lumpenprolétariat, la petite bourgeoisie, les propriétaires fonciers, les commerçants, etc. Pour aller droit au but, ce que tu soutiens, c'est qu'on ne peut définir de groupes sociaux ayant des intérêts divergents. Tu m'excuseras, mais c'est crétin. Bis repetita: les classes sociales, c'est comme la reproduction sociale de Bourdieu, une évidence. Ce qui peut faire débat, c'est si oui ou non le destin des sociétés est conditionné à leurs conflits.


 
Je ne suis pas spécialiste de la pensée marxiste en effet : même si le peu que j'en ai lu était plutôt rafraîchissant et aux antipodes de la vulgate, je suis bien d'accord (Marx critiquant l'Etat bourgeois par exemple).  
 
Quant à l'évidence des classes sociales, c'est pour moi une construction théorique. Ce n'est pas une réalité. Un peu comme les modèles économiques, par exemple la CPP. Si cette construction éclaire le réel, je prends, bien que ce soit une construction, une représentation du réel et non le réel lui-même.  En l'occurrence, je ne pense pas que ce soit le cas. De même, sur la reproduction sociale, lis Boudon et l'inégalité des chances : il arrive à l'expliquer à partir de l'individualisme méthodologique, sans avoir besoin de passer par les classes sociales ou l'opposition dominants-dominés.

n°22624746
Tolor
Mais heu...
Posté le 18-05-2010 à 16:19:02  profilanswer
 

StefSamy a écrit :


 
Je dis pas non perso, il manque juste l'argent de base de papa :o


Tout les riches sont riches parce que leurs parents l'étaient?
 
Tu nous refais la théorie de l'œuf et de la poule là? [:oh shi-]

n°22624776
Innolis_Je​vede
70
Posté le 18-05-2010 à 16:20:55  profilanswer
 

Fender a écrit :

 

écoute, ce qui pour moi pose la lutte des classes comme une réalité, c'est quand ce sont justement des riches qui en parlent entre eux...
le nier en public et tout faire pour que la plèbe croie que ça n'existe pas, c'est juste la partie la plus efficace du plan de bataille...
je suis bien placé pour le savoir, je viens d'un milieu de riches plein d'assujettis à l'ISF...

 

Bhoafff...Ils ne font surtout que le nier entre eux. A la limite, ce n'est pas très important, il y a d'autres moyens de faire en sorte que les classes exploités s'en rendent compte sans pour autant rentrer dans une dialectique bien précise. A la limite, grand bien leur fasse...

 
Tounet a écrit :

Il n' y a plus de lutte des classes il me semble. C'est chacun pour sa gueule et dieu pour tous aujourd'hui non ? :o

 

Voilà, t'as perdu.

 

[:- shardik -]  


Message édité par Innolis_Jevede le 18-05-2010 à 16:24:36

---------------
7666
n°22624784
docmaboul
Posté le 18-05-2010 à 16:21:29  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Je ne suis pas spécialiste de la pensée marxiste en effet : même si le peu que j'en ai lu était plutôt rafraîchissant et aux antipodes de la vulgate, je suis bien d'accord (Marx critiquant l'Etat bourgeois par exemple).


 
J'apprécie ton honnêteté :)
 

Citation :

Quant à l'évidence des classes sociales, c'est pour moi une construction théorique. Ce n'est pas une réalité. Un peu comme les modèles économiques, par exemple la CPP. Si cette construction éclaire le réel, je prends, bien que ce soit une construction, une représentation du réel et non le réel lui-même.


 
En même temps, toute idée, mot, théorie, proposition, ..., n'est que représentation et non ce qu'il représente (évidence, là-aussi).  
 

Citation :

En l'occurrence, je ne pense pas que ce soit le cas.


 
Disons qu'en première approche, c'est quand même une grille de lecture relativement efficiente. Ca permet d'expliquer par exemple comment les paysans africains de certains pays se sont fait piller leurs récoltes par leurs gouvernements, cela afin de maintenir la paix sociale dans les villes auprès des fonctionnaires et des "étudiants", quand ce n'était pas pour mener des politiques d'industrialisation à marche forcée, politiques prétendument marxistes (le comble :o). Mais de toute façon, dans une optique marxiste, l'important n'est pas tant de penser le monde, que de le transformer :D
 
 

Citation :

De même, sur la reproduction sociale, lis Boudon et l'inégalité des chances : il arrive à l'expliquer à partir de l'individualisme méthodologique, sans avoir besoin de passer par les classes sociales ou l'opposition dominants-dominés.


 
Je l'ajoute à ma liste.

n°22624953
luckynick
esclave de chat
Posté le 18-05-2010 à 16:33:27  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Boudon = Café du commerce !  :lol:  


 
non tes arguments, fait pas semblant de pas savoir lire  :fou:


---------------
In girum imus nocte et consumimur igni (hommage à loosha)
n°22625053
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 18-05-2010 à 16:39:36  profilanswer
 

luckynick a écrit :


 
non tes arguments, fait pas semblant de pas savoir lire  :fou:


 
!
 
 :D  
 

Spoiler :

Sans rancune
 ;)


n°22625075
luckynick
esclave de chat
Posté le 18-05-2010 à 16:41:15  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
 
Plus de mots pour argumenter : alors on sort le point d'exclamation. Le langage réduit à sa plus simple expression.
 
C'est dommage : tu devrais profiter du forum pour affuter tes arguments, pas pour appeler la maîtresse dès que quelqu'un met en évidence les à peu près de ton raisonnement.


 
pour apprendre à troller tu veut dire ? désolé mais les posts de bet sur la saillie de sarko sont de la pure langue de bois destinée à provoquer, arguments exclusivement centrés sur la forme et amalgames, voilà ce qu'il a écrit, alors si ça c'est pas du trolling c'est quoi sérieux ?
 
edit : bon stop polémique ça sert à rien de s'énerver


Message édité par luckynick le 18-05-2010 à 16:43:22

---------------
In girum imus nocte et consumimur igni (hommage à loosha)
n°22625094
Profil sup​primé
Posté le 18-05-2010 à 16:42:34  answer
 

limonaire a écrit :


 
 
Quant à l'évidence des classes sociales, c'est pour moi une construction théorique. Ce n'est pas une réalité. Un peu comme les modèles économiques, par exemple la CPP. Si cette construction éclaire le réel, je prends, bien que ce soit une construction, une représentation du réel et non le réel lui-même.  


 
 
http://artsplastiquesmoselle.files.wordpress.com/2010/01/ceci-n-est-pas-une-pipe.jpg

n°22625122
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 18-05-2010 à 16:44:42  profilanswer
 

docmaboul a écrit :


 
J'apprécie ton honnêteté :)
 

Citation :

Quant à l'évidence des classes sociales, c'est pour moi une construction théorique. Ce n'est pas une réalité. Un peu comme les modèles économiques, par exemple la CPP. Si cette construction éclaire le réel, je prends, bien que ce soit une construction, une représentation du réel et non le réel lui-même.


 
En même temps, toute idée, mot, théorie, proposition, ..., n'est que représentation et non ce qu'il représente (évidence, là-aussi).  
 

Citation :

En l'occurrence, je ne pense pas que ce soit le cas.


 
Disons qu'en première approche, c'est quand même une grille de lecture relativement efficiente. Ca permet d'expliquer par exemple comment les paysans africains de certains pays se sont fait piller leurs récoltes par leurs gouvernements, cela afin de maintenir la paix sociale dans les villes auprès des fonctionnaires et des "étudiants", quand ce n'était pas pour mener des politiques d'industrialisation à marche forcée, politiques prétendument marxistes (le comble :o). Mais de toute façon, dans une optique marxiste, l'important n'est pas tant de penser le monde, que de le transformer :D
 
 
.


 
Tu ne crois pas que l'analyse en terme de marché politique (Buchanan et Tullock, ecole du Public Choice) permet plus simplement d'expliquer ce que tu décris en Afrique, sans avoir besoin de passer par ce concept de classes sociales, que je trouve un peu limite ?
 
je dois filer : on en parle une autre fois.

n°22625139
Black_Jack
Bo_Jack
Posté le 18-05-2010 à 16:45:58  profilanswer
 


La carte n'est pas non plus le territoire. Nous voilà bien avancé :/


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Horse_man
n°22625209
Fender
♪♫♪♫♪♫♪
Posté le 18-05-2010 à 16:51:35  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Bien sûr que non. Ce sont les Etats qui ont ""euthanasié les rentiers et qui ont valorisé la planche à billets comme source de financement au XXè siècle.


 :sweat: non mais qu'est-ce que c'est que ce mélange !?
c'est justement quand les états ont arrêté la planche à billets sous la pression des plus libéraux et des financiers qu'on est entrés dans l'ère du tout-emprunt, c'est complètement incohérent ce que tu dis !


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we are the dollars and cents
n°22625321
doutrisor
Posté le 18-05-2010 à 17:00:26  profilanswer
 

Bien sûr qu'il existe des classe sociales, même si elles ont évolué par rapport à l'époque de Marx. C'est une "grille de lecture" qui en vaut d'autres, mais doit être combinée avec d'autres.  
 
Car si nous sommes tous dans la même galère, il y a une différence entre ceux qui rament et ceux qui aboient les ordres  [:aloy]  
 


---------------
"A toute chose sa saison, et à toute affaire sous les cieux, son temps"
n°22625457
Fender
♪♫♪♫♪♫♪
Posté le 18-05-2010 à 17:08:34  profilanswer
 

Limonaire> voici une tribune publiée l'an dernier dans Le Monde dont tu auras du mal à qualifier l'auteur de gauchiste
 
Il décrit parfaitement comment les milieux financiers, ce que j'appelle le "nouveau capitalisme", ont fait tomber l'ancien capitalisme d'épargne pour en faire un capitalisme de la dette...
Ils ont convaincu aussi bien les gouvernement de droite que de gauche et dans le monde entier.

Citation :

Du culte de la dette au retour de l’épargne au retour de l’épargne
 
La spéculation est grisante, et ses séismes dévastateurs
 
Après Guizot et son célèbre appel  » Enrichissez-vous par le travail et l’épargne « , culte de l’épargne vertueuse, résultat de longs efforts et de constantes économies, on vit s’installer peu à peu le culte de la dette.
Pour l’entreprise, la théorie de la dette est simple : si on attend l’accumulation d’économies pour dépenser et investir, on perd un temps considérable qui permet à des concurrents de vous dépasser. Et dans les affaires, l’endettement devint un mode de gestion reconnu très efficace. D’ailleurs, les chefs d’entreprise prudents, qui conservaient une forte trésorerie pour traverser éventuellement les périodes difficiles, étaient considérés par les  » néogestionnaires  » comme des  » entrepreneurs rétro « .
 
Le snobisme de la dette descendit jusqu’aux particuliers qui n’envisageaient plus d’acheter un appartement, une voiture et même un réfrigérateur autrement que par endettement. Cette méthode facile était encouragée à la fois par l’inflation, qui a permis longtemps de rembourser ces dettes en monnaie de singe, et par les taux d’intérêt très bas qui apparaissaient comme providentiels et dont personne n’a réalisé la perversité à terme.
 
Et, joyeusement, les publicités pouvaient afficher :  » Achetez de suite et payez plus tard « , ou  » Dépensez plus « , ou  » Consommez plus « , ou même en 1981  » Travaillez moins et dépensez plus « , ce qui permit à un banquier humoriste d’ajouter : « … et empruntez la différence « .
 
Lorsque, en 1982-1983, notre pays a subi trois dévaluations du franc par rapport au deutschemark, j’ai tenté d’expliquer au président François Mitterrand que ces dévaluations n’étaient qu’un transfert de l’argent des épargnants vers les endettés. Les tenants de ces dévaluations essayèrent de démontrer que les épargnants représentaient le passé, et les endettés l’avenir, et que le choix entre les deux catégories était facile.
 
Et puis nous sommes entrés dans la banalisation de la dette. De la dette normale, de la dette usuelle, de la dette intelligente, de la dette prospective, de la dette admise par tous et même par les plus hautes autorités. Les entrepreneurs prudents s’entendirent recommander de mieux utiliser leurs fonds pour une croissance accélérée. Et un curieux théorème apparut :  » Les économies freinent la croissance.  »
 
De l’endettement raisonnable à l’endettement risqué, la glissade était inévitable et les meilleurs esprits qui, naguère, trouvaient des technologies nouvelles, s’ingénièrent (car c’était souvent des ingénieurs) à découvrir des mécanismes financiers basés sur la dette, le risque et le jeu. Ils devinrent des artistes de la trajectoire tordue.
 
Ce fut l’Auri sacra fames !, de Virgile, que nous traduisons de façon populaire par  » cette sacrée soif de l’argent  » en transformant, qu’on pardonne notre alchimie, la faim en soif et l’or en argent.
 
Les résultats furent étincelants. Des fortunes himalayennes se bâtirent en peu de temps, ridiculisant les investissements en laboratoires ou en usines pour produits stupidement manufacturés. Le monde des affaires, qui était déjà passé de l’industrie au commerce, passa du commerce à la finance. Et personne ne s’étonna que nos meilleurs ingénieurs abandonnent la recherche et l’industrie pour la City où ils faisaient rapidement fortune.
 
Le jeu de l’argent est grisant. Mais les séismes y sont dévastateurs. La dette est basée sur la confiance, confiance surtout dans le remboursement. On se souvient qu’il y a bien longtemps j’avais demandé de remplacer dans le dictionnaire le mot  » financement  » par le mot composé  » financement-remboursement « , indéfectiblement soudé. On avait souri.
 
L’effondrement de la dette, après son feu d’artifice, a montré son incroyable fragilité. Et subrepticement, l’économie de l’épargne ressort de la naphtaline. Aujourd’hui, l’épargnant qui dispose de liquidité est le roi par rapport à l’endetté qui ne peut rembourser et vend ses actions à vil prix pour tenter d’honorer ses engagements audacieux. Beaucoup de situations de particuliers, d’entreprises, et même de quelques Etats, sont aujourd’hui tragiques.
 
Dans le même temps, des intellectuels, tenants de cette civilisation postindustrielle qui méprisait la production, bonne pour la Chine, se font plus modestes et reconnaissent qu’il serait bon de garder en Europe, et bien sûr en France, des usines de fabrication de produits manufacturés. Ils découvrent que les services sont souvent des services aux entreprises elles-mêmes, et que la spéculation ne peut se faire qu’autour d’un produit ou d’un service. Sinon, c’est de la mousse sans noyau, balayée par les premiers vents boursiers.
 
Rappellerais-je ici l’apologue des deux diamantaires : l’un découvre dans ses tiroirs un superbe diamant oublié. L’autre le lui achète instantanément. Pris de regrets, il le rachète lui-même un peu plus cher. Et un va-et-vient d’achat-vente s’établit avec augmentation corrélative des prix à chaque transaction. Jusqu’au refus de l’un des partenaires. L’autre s’exclama :  » Et pourtant, nous gagnions bien notre petite vie tous les deux ! « , démontrant que le produit lui-même n’était qu’un prétexte à une spéculation qu’on pouvait croire indéfinie.
 
Or, si l’industrie manufacturière crée des richesses pour tous, la spéculation est un jeu à somme nulle : les gagnants et les perdants s’équilibrent, tout comme Fourastié avait démontré que la redistribution ne créait pas, elle non plus, des richesses mais les déplaçait simplement. C’est le défaut grave et souvent peu connu de cette spéculation, devenue depuis peu un jeu mondial au grand dam des petits épargnants, toujours lésés in fine après quelques gains apparents.
 
Ne voyons-nous pas aujourd’hui apparaître un changement fondamental de la civilisation de la dette vers une civilisation de l’épargne. Le Prix Nobel d’économie Robert Solow incite, lui-même, à  » l’épargne, l’investissement et l’innovation « , ces trois objectifs permanents des chefs d’entreprise durablement performante.
 
C’est d’une double réhabilitation qu’il s’agit, celle de l’épargne et celle de l’industrie, révolution que nous espérons durable, à moins que la spéculation, aujourd’hui contrôlée sévèrement, ne reprenne discrètement ses égarements du passé.
 
Yvon Gattaz
 
Membre de l’Institut, président de l’Association des moyennes entreprises patrimoniales (ASMEP)


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we are the dollars and cents
n°22625542
Profil sup​primé
Posté le 18-05-2010 à 17:14:18  answer
 

Black_Jack a écrit :


La carte n'est pas non plus le territoire. Nous voilà bien avancé :/


 
 
j'ai pas compris  :heink: je contredisais pas limonaire si c ce que tu as compris, c'était juste un clin d'oeil [:spamafote]

n°22625662
le_noob
Posté le 18-05-2010 à 17:22:48  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Aux USA "liberal" signifie "de gauche", pour tout le monde, et n'est nullement une insulte. Les gens de gauche se définissent eux même comme "liberals". Voir ce qu'en dit le Wikipedia anglophone : "One who supports social liberalism"


Voilà pourquoi peaceful et limonaire se dise de gauche. Sauf qu'en France de gauche c'est socialiste, pas libéral. Enfin de moins en moins.

n°22625687
Camelot2
Posté le 18-05-2010 à 17:24:11  profilanswer
 

Citation :

la spéculation est un jeu à somme nulle : les gagnants et les perdants s’équilibrent,


 
Oui...et non.
 
La spéculation est sensé être un transfert de risque.  
Dans son interprétation basique, le spéculateur est une personne qui est prêt à prendre plus de risque que d'autres et qui est capable de le supporter. Or, ce transfert de risque crée une valeur en soi car il permet une meilleure allocation des capitaux, une meilleure adéquation des risques vis à vis de son profil.
 
Au fond, la spéculation dans son interprétation basique n'est qu'un contrat d'assurance...L'auteur considère-t-il que l'assurance n'apporte aucune valeur ajoutée?
 
Il me semble donc qu'il ignore, dans son analyse de la spéculation, la valeur du service rendue.
S'il applique le même raisonnement à un contrat d'assurance, il aboutit au même "problème".

n°22625925
Fender
♪♫♪♫♪♫♪
Posté le 18-05-2010 à 17:41:30  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


La spéculation est sensé être un transfert de risque.  
Dans son interprétation basique, le spéculateur est une personne qui est prêt à prendre plus de risque que d'autres et qui est capable de le supporter.


 :heink:  

Citation :

Spéculer consiste à acheter ou vendre, généralement en bourse, une certaine quantité d'une marchandise, d'un actif financier, immobilier ou de collection, ou d'un contrat dérivé :
- dans l'espoir que son prix évoluera par la suite de façon à procurer un gain monétaire;
- tout en acceptant le risque de perdre de l'argent si l'évolution est contraire aux espoirs.


 
Le perdant et le gagnant ont pris le même risque, l'acheteur et le vendeur ont pris le même risque, transfert de risque, oui, mais quand tu parles de plus de risque, par rapport à qui ? entre vendeurs et acheteurs, c'est le même risque.
quant au fait qu'il crée une valeur en soi, il va falloir que tu détailles, car je ne vois pas où cette valeur se retrouve monétisée et dans les poches de quelqu'un...


---------------
we are the dollars and cents
n°22625986
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 18-05-2010 à 17:46:37  profilanswer
 

Fender a écrit :


 :heink:  

Citation :

Spéculer consiste à acheter ou vendre, généralement en bourse, une certaine quantité d'une marchandise, d'un actif financier, immobilier ou de collection, ou d'un contrat dérivé :
- dans l'espoir que son prix évoluera par la suite de façon à procurer un gain monétaire;
- tout en acceptant le risque de perdre de l'argent si l'évolution est contraire aux espoirs.


 
Le perdant et le gagnant ont pris le même risque, l'acheteur et le vendeur ont pris le même risque, transfert de risque, oui, mais quand tu parles de plus de risque, par rapport à qui ? entre vendeurs et acheteurs, c'est le même risque.
quant au fait qu'il crée une valeur en soi, il va falloir que tu détailles, car je ne vois pas où cette valeur se retrouve monétisée et dans les poches de quelqu'un...


C'est tout le travail de l'économiste de voir ce qui n'est pas monétisé :o

mood
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