Forum |  HardWare.fr | News | Articles | PC | S'identifier | S'inscrire | Shop Recherche
2331 connectés 

 


La crise actuelle sera...




Attention si vous cliquez sur "voir les résultats" vous ne pourrez plus voter
Les invités peuvent voter

 Mot :   Pseudo :  
  Aller à la page :
 
 Page :   1  2  3  4  5  ..  2157  2158  2159  ..  3971  3972  3973  3974  3975  3976
Auteur Sujet :

[ECO] Can it run Crises ?

n°22591799
alien cons​piracy
hardtrance addict
Posté le 15-05-2010 à 18:19:11  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

Gueux76 a écrit :

Citation :

Ah effectivement, tu m'apprends quelque chose. Tu as un lien qui détaille cela ?


 
Ce sont des prêts hypothécaires, c'est à dire que le prêt est garanti par le bien (ici la maison). Donc si défaut t'as la garantie qui saute, la banque récupère la maison qui ne vaut plus rien et toi t'es à la rue. Win-Win  :o


Sources ? J'ai pas réussi à trouver.  :D

mood
Publicité
Posté le 15-05-2010 à 18:19:11  profilanswer
 

n°22591801
le_noob
Posté le 15-05-2010 à 18:19:13  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
Non non et non.
C'est effrayant de lire cela. Tu confonds a-priori et a-posteriori. Tu confonds best-estimate et approche prudentielle.
 
Une gestion de risque auto-réalisatrice, ça n'existe pas. Parce que l'humain est un con. Qu'un manager est encore pire qu'un humain normal. Et que plusieurs managers forment un cocktail de conneries qui amènent Fortis au bord de la faillite.
 
L'ordre spontané, c'est de la fumisterie.
 
EDIT: Et tu n'as visiblement aucune idée dont fonctionne la gestion du risque et quel est le rapport de force entre l'ALM et le reste des départements chez les banquiers. C'est vraiment effrayant, je pèse mes mots, de prôner que la main invisible du marché va obliger les banques à correctement fonctionner sur le long terme.


En faite ce que Limonaire oublie c'est qu'il est lui même humain et que lui même participe à cet ordre spontané. Et quand les gens discutent prennent des décisions ils font ce qu'il appel l'ordre spontané. De notre point de vu d'être humain il ne peut y avoir d'ordre spontané. Le seul qui y voit un ordre spontané c'est Dieu ou l'ermite. Mais Limonaire reproche justement aux humains d'agir par tâtonnement et qu'il faut laisser faire l'ordre spontané  [:alarmclock114]

n°22591831
Gueux76
Posté le 15-05-2010 à 18:23:37  profilanswer
 

alien conspiracy a écrit :


Sources ? J'ai pas réussi à trouver.  :D


http://en.wikipedia.org/wiki/Mortgage

n°22591848
le_noob
Posté le 15-05-2010 à 18:27:32  profilanswer
 

peaceful a écrit :


 
 
J'ai une vague idée, ayant passé un peu de temps dans une activité fort honorable où l'on octroyait des prêts à des entreprises, enfin plus exactement à leur holding :o
 
J'ai donc bien eu affaire à ces tristes personnages que sont le risk management, et toutes les contraintes raroc/rwa grotesques :o


Un mec comme toi n'a rien de plus intéressant à faire que venir ici ?  [:columbo2]  
 
Ça cache quelquechose  [:columbo2]

n°22591968
python
Posté le 15-05-2010 à 18:42:44  profilanswer
 

peaceful a écrit :


 
 
J'ai une vague idée, ayant passé un peu de temps dans une activité fort honorable où l'on octroyait des prêts à des entreprises, enfin plus exactement à leur holding :o
 
J'ai donc bien eu affaire à ces tristes personnages que sont le risk management, et toutes les contraintes raroc/rwa grotesques :o


 
genre ça :  
 
http://img.infibeam.com/img/c99bf90b/76120/BE/PDF/P-M-B-9780511474392-BEPDF.jpg
 
J'ai commencé à le lire pour avoir le point de vue des auteurs.

n°22591979
le_noob
Posté le 15-05-2010 à 18:43:25  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Oui, mais si tu es docteur en ethnosociologie des Mayas au XIIè siècle, et que personne ne s'y intéresse, il va te falloir accepter une sacrée baisse de salaire. Or, ce bac+8, parce qu'il a des savoirs pointus, considérera inacceptable de démarrer sa carrière à 1000 euros par mois et se plaindra auprès de l'Etat qui ne défend pas la recherche, la culture, etc. C'est un peu ce qui se passe aujourd'hui...


Ce n'est pas parce que personne ne s'y intéresse que ça n'aura pas son utilité un jour. A partir d'un certain degré de développement il faut accepter de dépenser de l'énergie dans des choses qui paraissent inutiles. En faite tout dépend de la quête.
Est-ce que la quête global du genre humain c'est la connaissance absolue, ou est-ce l'abondance ?
 
Je pense que c'est les deux à la fois, et d'ailleurs les deux sont complémentaires et l'un entraine l'autre à tour de rôle.

n°22592147
le_noob
Posté le 15-05-2010 à 19:00:07  profilanswer
 

python a écrit :


 
C'est pour cette raison que je suis contre les mesures d'austérité de la Grèce.  Ce n'est pas au peuple de payer mais à l'État qui s'est gourré dans ses manipulations financières.


Sauf que l'Etat c'est plus ou moins le peuple. Ce serait plutôt aux élus concernés et à Goldman Sachs de payer.

n°22592256
Joyrock
Posté le 15-05-2010 à 19:13:06  profilanswer
 

Gueux76 a écrit :

Citation :

Ah effectivement, tu m'apprends quelque chose. Tu as un lien qui détaille cela ?


 
Ce sont des prêts hypothécaires, c'est à dire que le prêt est garanti par le bien (ici la maison). Donc si défaut t'as la garantie qui saute, la banque récupère la maison qui ne vaut plus rien et toi t'es à la rue. Win-Win  :o


D'ailleurs ici (Canada) tu vois encore plein de pub à la télé "C'est génial, si vous mettez votre maison en garantie on vous file de l'argent po cher", je comprend pas que ça puisse encore fonctionner avec la claque que leurs voisins ont pris avec ça :)

n°22592267
sligor
Posté le 15-05-2010 à 19:14:53  profilanswer
 

Gueux76 a écrit :

Citation :

Ah effectivement, tu m'apprends quelque chose. Tu as un lien qui détaille cela ?


 
Ce sont des prêts hypothécaires, c'est à dire que le prêt est garanti par le bien (ici la maison). Donc si défaut t'as la garantie qui saute, la banque récupère la maison qui ne vaut plus rien et toi t'es à la rue. Win-Win  :o


Enfin Lose-Lose dans ce cas là  :D


---------------
qwerty-fr
n°22592300
docmaboul
Posté le 15-05-2010 à 19:19:36  profilanswer
 

Ernestor a écrit :

Maintenant que tu trouves ça pervers de dire cela, on est plus à ça prêt avec toi tu sais :ange:


 
Ca, t'es mignon, tu te le gardes et on en reste là avec les amabilités.
 

Citation :

Etre de gauche, c'est défendre un certain nombre de valeurs. Parmi celle-là, ne se trouvant absolument pas celle de la quasi disparition et intervention de l'état dans son action sur l'économie et que le marché devienne alors tout puissant et totalement libre. Parce que sans contrôle, le capitalisme devient totalement aberrant niveau répartition des richesses et que c'est à l'état ensuite, par ses taxes et leur répartition à assurer un minimum à chacun.
 
Il est donc totalement incompatible de défendre à la fois des valeurs de gauche et un système économique ultra-libérale.


 
Merci pour tes explications et, oui, il y a bien là un conflit pour certains. Remarque, ça tombe bien: la défense perverse consiste à expulser un conflit dans le psychisme de l'autre et à l'y attaquer ensuite (le tout afin d'éviter de le ressentir et de subir ses effets). Ici, c'est presque un cas d'école quand on connait ces mécanismes. Je vais faire un petit détour pour y revenir.
 
Innolis me disait que c'était en fait ma perversion. Je veux bien, mais le souci, c'est que celui qui a inventé cette inversion sur le forum -- et que tu as réutilisée -- n'en était pas à un coup d'essai. Très très étonnamment, c'est moi qui renverse les choses, mais c'est pourtant lui qui soutient que pas mal de types de gauche sont en fait des types de droite, que le principal parti de gauche en France, le PS, est en fait un parti de droite, que ses dirigeants sont des hommes de droite, etc.
 
C'est très cohérent comme défense si on ajoute à ça qu'il tient sans arrêt des propos où la politique est une sorte d'essentialisme (en quelque sorte comment ce que l'on est vient au monde). Il y a nul besoin d'être devin pour comprendre que ce type était paumé (problèmes d'identité, identité mal définie si tu préfères). Il a voulu trouver dans la politique une catharsis: "je suis ceci ou cela" de manière claire, nette, précise, sans ces ambiguïtés qui le faisaient souffrir. Pas de bol, il n'y a pas de jolie ligne permettant de définir les hommes ainsi, et surtout en politique. Mais il y a cru, et il a trouvé dans l'illusion une solution à son problème (solution illusoire, évidemment, mais c'est une autre histoire). Y renoncer serait faire un pas en arrière et retourner dans la souffrance. Seulement voilà, un conflit menace l'équilibre précaire qu'il s'est construit. C'est là qu'intervient la défense perverse, défense qui lui permet de rester "pur" (thème récurrent dans ces mécanismes, voir les études sur le cas Fourniret par exemple) et parfaitement de l'autre côté de sa ligne.
 
Maintenant, revenons au conflit qui nous intéresse: voter à gauche et pourtant trouver que le capitalisme et le libéralisme apportent des solutions tout à fait acceptables. Ca peut se défendre de diverses manières, par exemple en considérant que le rôle de l'Etat est d'intervenir après coup, en redistribuant les richesses selon les externalités négatives engendrées ainsi. Supposons maintenant que le type de gauche (mais en fait de droite [:kiki]) ne se laisse pas faire et ne veuille pas intégrer ce conflit. Il va falloir le faire culpabiliser afin de l'affaiblir. Il va falloir qu'il se sente coupable. Ici, une solution commune est de lui envoyer à la face tous les malheurs du monde en le tenant pour responsable: "c'est de ta faute si les enfants meurent de faim et crèvent dans la misère de par le monde". On ne rigole pas dans le fond: ça marche avec certains et régulièrement des propos similaires sont tenus, des stratégies similaires sont employées pour faire culpabiliser et forcer ainsi le psychisme de l'autre. Une autre solution serait d'en appeler à la multitude, à l'autorité du groupe (délaisser le "je" pour employer le "nous", le "on", le "tout le monde" ).
 
Après, on peut faire plus simple (mais moins intéressant): ce n'est pas correct que de requalifier quelqu'un contre son gré, et de manière aussi péremptoire. C'est s'attaquer à son autonomie, sa capacité à se définir lui-même (très très étonnamment, ça revient): c'est lui nier le droit avoir une existence propre, en tant qu'être différent, en tant qu'autre. C'est le réifier, le chosifier, etc.

Message cité 2 fois
Message édité par docmaboul le 15-05-2010 à 19:21:51
mood
Publicité
Posté le 15-05-2010 à 19:19:36  profilanswer
 

n°22592388
docmaboul
Posté le 15-05-2010 à 19:34:49  profilanswer
 


 
 et maintenant que j'ai lu le reste du topic, voilà les illustrations de la fin:

Ernestor a écrit :


Non, entre l'anarchisme (de gauche) et le libéralisme (de droite), si le moyen est bien le même, le but est totalement différent. Dans les cas on défend une diminution voire une disparation de l'état, mais dans un cas c'est pour être totalement libre de faire ce que moi je veux et qu'importe ce que deviendra le voisin, et dans l'autre c'est pour avoir une égalité totale avec l'autre. Dans un cas, tu défends l'égoïste liberté pour toi et dans l'autre l'égalité altruiste pour tout le monde.


 

Ernestor a écrit :

Et je persiste et je signe : tu peux pas être de gauche en disant être du coté des petits et en voulant appliquer un libéralisme débribé dont on sait qu'il massacre les petits au profit des grands. Tu n'es donc pas de gauche.


 

Ernestor a écrit :


Encore une logique totalement de droite libérale : les gens ne peuvent pas être faibles et ne pas commettre d'erreur ni se faire arnaquer, les gens doivent donc être intelligents et capables de savoir ce qu'ils font sinon tant pis pour leur gueule. Tu n'es pas de gauche.


 
Jolies tentatives de culpabilisation (avec, toujours très très étonnamment, la phrase qu'il faut juste après): égoïsme, massacre des petits au profit des grands, tant pis pour leur gueule, "limonaire t'es un salop!!! Donc tu n'es pas de gauche" :jap:
 
Sérieusement, je me permets de te conseiller de délaisser très rapidement cet angle d'attaque. L'autre, il ne s'en est jamais sorti et ça n'a fait qu'empirer. Et remarque, c'est pour toi que je dis ça: pour ma part, ça n'aura aucune influence sur ma vie.


Message édité par docmaboul le 15-05-2010 à 19:42:37
n°22592391
python
Posté le 15-05-2010 à 19:35:04  profilanswer
 

Joyrock a écrit :


D'ailleurs ici (Canada) tu vois encore plein de pub à la télé "C'est génial, si vous mettez votre maison en garantie on vous file de l'argent po cher", je comprend pas que ça puisse encore fonctionner avec la claque que leurs voisins ont pris avec ça :)


 
J'en connais qui avaient une double hypothèque.  Hypothèque sur l'hypothèque de la maison. :o  
 

n°22592418
sigmund5
Billion Dollar Maybe
Posté le 15-05-2010 à 19:38:17  profilanswer
 

peaceful a écrit :


 
 
J'ai une vague idée, ayant passé un peu de temps dans une activité fort honorable où l'on octroyait des prêts à des entreprises, enfin plus exactement à leur holding :o
 
J'ai donc bien eu affaire à ces tristes personnages que sont le risk management, et toutes les contraintes raroc/rwa grotesques :o


 
Moi j'aime bien les calculs de raroc/rwa.  :o  
Déjà en tant qu'originateur c'est ton seul moyen de checker la profitabilité de ton loan, et ensuite ça te donne une vision un peu plus globale de l'utilisation des capitaux au sein de ta business unit, vore de ta banque.
 

peaceful a écrit :


 
Bon dabord j'étais pas en marché, mais en Corpo, ensuite je ne suis plus en banque, j'ai émigré on the bright side, là ou ne règne pas une taxe de 50% sur les bonus   [:castor_masqu]


 
Toujours en corpo ? Asie ou US ? (si c'est pas indiscret)  :)

n°22592498
el muchach​o
Comfortably Numb
Posté le 15-05-2010 à 19:48:37  profilanswer
 

Joyrock a écrit :


D'ailleurs ici (Canada) tu vois encore plein de pub à la télé "C'est génial, si vous mettez votre maison en garantie on vous file de l'argent po cher", je comprend pas que ça puisse encore fonctionner avec la claque que leurs voisins ont pris avec ça :)


Sans doute parce que 99% des gens ne comprennent pas les tenants et aboutissants, et ça n'a rien d'étonnant. Du coup, ils continuent à abuser de leur crédulité. Tu sais, il y a encore qq chose comme 80 ou 90% des mails qui vendent  des "enlarge your penis", "rolex" et autres "mortgages". Si ça ne marchait pas sur ne serait-ce que quelques % de la population, les spammeurs ne s'emmerderaient pas à inonder la planète entière de leurs merdes.
 
Et ça repart comme en 40[:prozac]

Citation :

The chance to make money on the next housing boom “is like it’s never been,” Mr. Lee, a real estate promoter, assured a crowd of agents, investors and bankers. “We’re going to come back like you’ve never seen us before.”


Alleluia !
http://graphics8.nytimes.com/images/2010/05/16/business/16builder_span-CA0/16builder_CA0-articleLarge.jpg


Message édité par el muchacho le 15-05-2010 à 20:11:44

---------------
Les aéroports où il fait bon attendre, voila un topic qu'il est bien
n°22593055
yoyo173
Posté le 15-05-2010 à 20:48:07  profilanswer
 

docmaboul a écrit :


 
 
 
Maintenant, revenons au conflit qui nous intéresse: voter à gauche et pourtant trouver que le capitalisme et le libéralisme apportent des solutions tout à fait acceptables. Ca peut se défendre de diverses manières, par exemple en considérant que le rôle de l'Etat est d'intervenir après coup, en redistribuant les richesses selon les externalités négatives engendrées ainsi.


Erreur, le néo libéralisme, ou lbéralisme économique, ce dont il s'agit ici, interdit toute intervention étatique dans l'économie.
Mauvais exemple donc.
 
Un autre ?
 
Oui, moi aussi je suis curieux de comprendre les justifications socialistes. je ne dis pas que tu le sois, mais se prétendre de gauche et militer pour une économie libérale c'est typiquement socialiste et j'y vois de même une contradiction profonde.

Message cité 2 fois
Message édité par yoyo173 le 15-05-2010 à 20:51:02
n°22593075
Betcour
Building better worlds
Posté le 15-05-2010 à 20:50:44  profilanswer
 

el muchacho a écrit :

Je doute que quiconque se fasse saisir de gaieté de coeur.


Et pourtant : http://articles.moneycentral.msn.c [...] tgage.aspx

 
Citation :

Elles ont joué imprudemment, elles ont perdu. Tant pis pour elles. Là où le bat blesse, c'est qu'en fait, ce n'est pas elles qui ont payé leurs erreurs, mais le contribuable.


T'iras expliquer ça aux actionnaires de Natixis ou de Lehman :D

 
el muchacho a écrit :

Non ça n'est pas comme ça que ça s'est passé, et si justement, l'argent s'est évaporé


Non.

 

- Alfred achète sa maison $100k quelques années plus tôt
- C'est la bulle, Alfred revend sa maison $200k à Joe qui emprunte la totalité pour payer avec le petit crédit subprime ARM qui va bien
- la bulle éclate, Joe arrête de rembourser, sa banque saisie une maison qui vaut $100k
- Joe n'a plus de dette et retourne à sa situation initiale, la banque a perdu $100k mais Alfred a gagné $100k

 

Et ben oui, quand une banque renonce à récupérer $1 de dette, quelqu'un d'autre se balade avec $1 de fric en plus. C'est une évidence que tu ne peux pas nier.

 
el muchacho a écrit :

Sauf que ça n'était pas un loyer, mais un achat. Et s'ils ne pouvaient plus payer sur la fin, c'est que ça n'était pas juste "un gros loyer".


C'est que les mensualités ont augmentées (fin de la période promotionnelle ou hausse des taux), tout simplement.

Message cité 1 fois
Message édité par Betcour le 15-05-2010 à 20:53:22

---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°22593207
Camelot2
Posté le 15-05-2010 à 21:02:04  profilanswer
 

yoyo173 a écrit :


Erreur, le néo libéralisme, ou lbéralisme économique, ce dont il s'agit ici, interdit toute intervention étatique dans l'économie.
Mauvais exemple donc.
 
Un autre ?
 
Oui, moi aussi je suis curieux de comprendre les justifications socialistes. je ne dis pas que tu le sois, mais se prétendre de gauche et militer pour une économie libérale c'est typiquement socialiste et j'y vois de même une contradiction profonde.


 
Néo-libéralisme et libéralisme économique ne sont pas synonymes.
 
http://fr.wikipedia.org/wiki/Lib%C [...] 9conomique
 
Et le libéralisme fondamental est bien plus réticent à la présence de l'état que le néo-libéralisme. Tu fais une grosse confusion de termes et de fondements.
 
EDIT: Et vu les positions de limonaire, il me semble qu'il se rapproche assez bien de Hayek en ce qui concerne "l'ordre spontané":
 

Citation :

L’idée de base de toute sa démonstration, c’est que les comportements qui permettent à la société de fonctionner de façon satisfaisante et efficace ont été sélectionnés et transmis à travers les générations sous forme de règles et de valeurs, mais que personne jamais n’a pu et ne pourra parvenir à la compréhension détaillée de l’ensemble du mécanisme qui fait passer d’une somme de comportements individuels à un effet collectif, et qui seule permettrait de justifier rationnellement ces règles et ces valeurs. « La plupart des règles de conduite qui gouvernent nos actions et la plupart des institutions qui se dégagent de cette régularité sont autant d’adaptations à l’impossibilité pour quiconque de prendre consciemment en compte tous les faits distincts qui composent l’ordre de la société[18]. » L’accumulation au cours des siècles d’expériences réussies et d’échecs, à travers laquelle valeurs et règles de comportements ont été sélectionnées, est un phénomène trop complexe pour être appréhendé entièrement. Les expériences elles-mêmes sont oubliées, seules subsistent les règles et les valeurs, et ces dernières doivent d’autant plus être respectées que leur raison d’être nous échappe à jamais.


 
Il faudra que je le lise un jour, ça a l'air amusant.  :o

Message cité 1 fois
Message édité par Camelot2 le 15-05-2010 à 21:09:21
n°22593376
Profil sup​primé
Posté le 15-05-2010 à 21:14:31  answer
 

limonaire a écrit :


 
Mais si toi tu sais que ça peut arriver, la banque aussi, non ? elle augmentera alors ses FP pour l'éviter.
 
Tu me diras : non, si elle est la seule à le faire, car elle diminue sa rentabilité. Sans doute. Mais la responsabilité, ça s'apprend en plusieurs fois, pas une seule. Au bout de plusieurs récessions menant à la faillite de banques trop risk takers, les banques développeront des règles empiriques de fonds propres et de prises de risques. Une sorte d'effet d'expérience, d'apprentissage progressif par tâtonnement. C'est un ordre spontané, en fait : Ok, ça prend du temps, avec peut-être du bordel. C'est toujours le même problème de la transition de système irresponsables vers des systèmes responsables...


 
C'est pas possible de raisonner ainsi, la nature est trop forte. [:potemkin]

n°22593477
Profil sup​primé
Posté le 15-05-2010 à 21:24:35  answer
 

Citation :

Baisser les salaires des ministres ? Un piège à cons !
 
 
C’est le très docile Figaro qui se fait l’écho de la dernière innovation gouvernementale en matière budgétaire. Touchés (moralement) par la crise, certains ministres proposeraient de témoigner leur solidarité avec le Français (et l’électeur) moyen en acceptant une baisse de salaire.
 
L’exemple vient, parait-il, de l’étranger et l'idée d’en haut, en la personne de Christine Lagarde. Un bel effort de communication, même si l’on se doute qu’après ses années d’avocats d’affaires, son salaire de ministre de la République ne lui sert qu’à financer ses fréquentes expérimentations capillicoles.
 
Au gouvernement, il y a déjà deux écoles :
 
- Les pros, comme Rama Yade, dont on sent qu’elle serait même prête à payer pour conserver son maroquin.
 
- Les antis, comme François Baroin, qui vient à peine de commencer à en croquer et qui a aussi de sacrés frais de coiffeur.
 
Mais la question n’est pas là.

Encore une fois, les promoteurs du bouclier fiscal nous prennent pour les derniers des cons en matière de deniers publics.
 
Tout d’abord, parce que le salaire d’un ministre dans la masse globale de ses coûts de fonctionnement n’est qu’un goutte de champagne dans un Jeroboam. Cabinet, déplacements, réceptions … les moyens sont légions pour épargner sur le champ le budget de l’Etat en toute discrétion.
 
Ensuite, parce que cette annonce n’est absolument pas sincère de la part d’un pouvoir qui a laissé le président doubler son traitement et  les dépenses de l’Elysée s’envoler à des niveaux stratosphériques.
 
Cette parodie d’exemplarité n’a certainement qu’un but, commencer à préparer les esprits à la réalité de demain : les salaires peuvent baisser, y compris dans la fonction publique. Et l’on ne parle plus de salaires de ministre.
 
En bref, ils ont été élus sur le « travailler plus pour gagner plus » et ils nous préparent sournoisement le travailler moins, globalement, pour gagner moins, individuellement. Et ils voudraient en prime de fin d’année … qu’on les trouve exemplaires !  
 
Définitivement, ces gens sont étonnants …très très cons


http://www.lepost.fr/article/2010/ [...] tor=AL-235

n°22593481
yoyo173
Posté le 15-05-2010 à 21:24:46  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
Néo-libéralisme et libéralisme économique ne sont pas synonymes.
 
http://fr.wikipedia.org/wiki/Lib%C [...] 9conomique
 
Et le libéralisme fondamental est bien plus réticent à la présence de l'état que le néo-libéralisme. Tu fais une grosse confusion de termes et de fondements.
 
 


 
Là, j'applaudis.  
Effectivement que ce n'est pas synonyme, vu que néolibéralisme n'est pas défini ou varie au cours du temps (d'ailleurs, je ne vois nulle part le terme néolibéralismedans le lien que tu donnes, curieux, non ?) . J'amalgamais les deux puisque justement, il est très difficile de savoir de quoi parlent les gens et que, principalement, sur un forum français, quand on parle de libéralisme, il s'agit de sa version économique uniquement.
 
 Donc, tu l'appelles comme tu veux, mais le libéralisme économique est opposé à toute intervention de l'état et donc, de mon point de vue, inconciliable avec une pensée de gauche.

Message cité 1 fois
Message édité par yoyo173 le 15-05-2010 à 21:26:21
n°22593716
Betcour
Building better worlds
Posté le 15-05-2010 à 21:45:28  profilanswer
 

Bel article dans Le Monde : Merci les marchés et vive la rigueur :

Citation :

Ce sont les Etats eux-mêmes qui, par leur incurie, se sont rendus dépendants des sautes d'humeur des investisseurs étrangers (60 % de la dette française est détenue par des non-résidents). Des pays dont les finances publiques sont en bon ordre, comme la Norvège ou le Canada, n'ont rien à craindre des marchés.
 
(...)
 
Car ce sont les abominables "marchés" qui, depuis vingt ans, paient les salaires des instituteurs et des infirmières. Merci à eux et surtout qu'ils continuent de le faire. Qu'ils n'aillent surtout pas se dire, peut-être à juste titre, qu'il est moins risqué de prêter à une entreprise chinoise qu'au Trésor français.


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°22593893
docmaboul
Posté le 15-05-2010 à 22:00:01  profilanswer
 

yoyo173 a écrit :


Erreur, le néo libéralisme, ou lbéralisme économique, ce dont il s'agit ici, interdit toute intervention étatique dans l'économie.
Mauvais exemple donc.
 
Un autre ?
 
Oui, moi aussi je suis curieux de comprendre les justifications socialistes. je ne dis pas que tu le sois, mais se prétendre de gauche et militer pour une économie libérale c'est typiquement socialiste et j'y vois de même une contradiction profonde.


 
Soit, travaillons avec ça. Pour qu'il y ait contradiction, il nous faut deux idées contradictoires (indeed :o).
 
Ici, tu sembles penser que le socialisme, c'est l'intervention de l'Etat. La contradiction, c'est donc lorsque l'Etat n'intervient pas, ce qui semble être pour toi la préconisation libérale (indeed² :o).
 
Le problème, c'est que l'Etat intervient sans cesse, y compris dans une société libérale. En effet, l'Etat édicte des lois: les agents ne peuvent éviter de s'y soumettre (dans l'hypothèse où notre Etat n'est pas vermoulu et que sa justice y effectue son rôle). Par exemple: l'Etat institue la propriété privée et punit le vol. Ce faisant, il intervient dans l'économie: tu pourrais tout à fait construire une société où le vol ne serait pas puni par l'Etat, et cela influencerait évidemment l'économie. Dans la même veine, l'Etat institue que les contrats doivent être respectés (je pense en particulier au contrat de travail) et cela influence évidemment l'économie. Tu peux multiplier ces exemples à l'infini.
 
Donc, en creusant un peu, tu peux assez facilement te rendre compte que l'Etat qui n'intervient pas, c'est plutôt l'Etat qui n'existe pas, dans la mesure où les activités économiques sont au coeur de nos vies et que la moindre loi aura des conséquences économiques plus ou moins importantes, et même si elle n'a aucun rapport direct avec l'économie (en interdisant de fumer dans les lieux publics par exemple). Par conséquent, ce n'est pas tant le libéralisme qui incarnera l'opposition au socialisme, mais plutôt l'anarchisme (ça risque d'en faire hurler quelques uns :o). Autant causer de science-fiction :o
 
Après, à moins d'être dogmatique et complètement rigide, la question serait plutôt de savoir où, quand, comment, dans quelles conditions, avec quels buts, quels moyens, ..., l'Etat doit intervenir ou s'abstenir de le faire? Je suis d'avis qu'il n'y a pas de réponse simple à ce problème. Par contre, je suis d'avis que le capitalisme combiné au libéralisme ont globalement permis d'augmenter la production des richesses d'une manière extraordinaire, colossale, et engendré une sorte d'âge d'or pour l'humanité. Plutôt que de casser tout ça pour des résultats incertains et complètement hypothétiques, il me semble préférable de profiter de ce système afin de redistribuer les richesses qu'il produit d'une manière plus équitable. Or, ça tombe bien: c'est précisément ce que fait la gauche lorsqu'elle est au pouvoir :)

Message cité 1 fois
Message édité par docmaboul le 15-05-2010 à 22:01:26
n°22593943
Profil sup​primé
Posté le 15-05-2010 à 22:04:52  answer
 

Betcour a écrit :

Bel article dans Le Monde : Merci les marchés et vive la rigueur :

Citation :

Ce sont les Etats eux-mêmes qui, par leur incurie, se sont rendus dépendants des sautes d'humeur des investisseurs étrangers (60 % de la dette française est détenue par des non-résidents). Des pays dont les finances publiques sont en bon ordre, comme la Norvège ou le Canada, n'ont rien à craindre des marchés.
 
(...)
 
Car ce sont les abominables "marchés" qui, depuis vingt ans, paient les salaires des instituteurs et des infirmières. Merci à eux et surtout qu'ils continuent de le faire. Qu'ils n'aillent surtout pas se dire, peut-être à juste titre, qu'il est moins risqué de prêter à une entreprise chinoise qu'au Trésor français.



 
 [:bledi51]  
 
Énorme, mais jusqu'où s'arrêteront ils   :o  
 
Demain je suis persuadé qu'on nous dira que les nations appartiennent  aux "marchés".  :pfff:  :pfff:  
 
 J'etais entrain de lire ça .  
 

Citation :

« S’il apparaît que du fait des propriétés très spéciales du crédit en économie de marché capitaliste le secteur bancaire est le détenteur de fait des intérêts matériels supérieurs de la communauté, et qu’il dispose des moyens objectifs de forcer la communauté à lui accorder tout ce qu’il demande, alors il doit être rendu à la communauté. »
 
./..Toujours dans le texte qui nous intéresse ici, l’auteur développe plusieurs idées en contradiction bien souvent avec la pensée dominante de son époque. Ainsi, la thèse farfelue défendue par certains illuminés selon laquelle un Etat peut faire faillite est proprement mise en pièces : « Or aucun État n’est jamais mort de faire défaut sur sa dette pour la simple et bonne raison que l’expression « faire faillite » n’a rigoureusement aucun sens à propos d’une entité politique souveraine – et ceci à la différence des banques privées en 2008 qui, n’eussent-elles été sauvées, étaient, elles, promises au trépas. En bonne logique si l’État ne meurt pas de défaut, ce n’est pas l’État qu’on sauve. Alors qui ? Ses créditeurs, bien sûr. »
 
Autre concept intéressant abordé par l’auteur, celui de "malfaisance" qui éclaire d’un jour nouveau, le secteur bancaire : « (…) un système dont les effets sur la vie matérielle du plus grand nombre sont si grands (…) et qui, fonctionnant en dernière analyse aux forces primitives de l’opinion et de la croyance, est voué aux formes les plus aberrantes du soupçon et aux réactions les plus aberrantes qui s’en suivent nécessairement, un tel système, donc, est malfaisant, et donne par soi, de nombreuses raisons de le mettre au pas. »
 
F.Lordon a aussi abordé la théorie des jeux, en proposant une expérience qui, à ce jour, n’a pas été réalisée (on sait la difficulté de procéder à l’expérimentation en économie) et qui se présente comme suit : « On pourrait faire l’expérience de laisser faire le défaut souverain pour voir si le système bancaire est finalement capable de l’absorber sans faire collapsus – et il est possible qu’il le soit. Mais l’expérience est joueuse, car s’il ne l’est pas… »
Espérons (ou pas ?) que nous n’ayons pas, rapidement, de réponse à cette interrogation ../..


http://ecodemystificateur.blog.fre [...] -de-Lordon


Message édité par Profil supprimé le 15-05-2010 à 22:08:36
n°22593996
Camelot2
Posté le 15-05-2010 à 22:09:47  profilanswer
 

yoyo173 a écrit :


 
Là, j'applaudis.  
Effectivement que ce n'est pas synonyme, vu que néolibéralisme n'est pas défini ou varie au cours du temps (d'ailleurs, je ne vois nulle part le terme néolibéralismedans le lien que tu donnes, curieux, non ?) . J'amalgamais les deux puisque justement, il est très difficile de savoir de quoi parlent les gens et que, principalement, sur un forum français, quand on parle de libéralisme, il s'agit de sa version économique uniquement.
 
 Donc, tu l'appelles comme tu veux, mais le libéralisme économique est opposé à toute intervention de l'état et donc, de mon point de vue, inconciliable avec une pensée de gauche.


 
Si l'on veut parler de libéralisme, alors on ne parle pas de néolibéralisme. Ce sont deux choses différentes.
Le néolibéralisme est un terme fourre-tout où l'on peut retrouver à la fois Keynes et Hayek dans le même sac.
 
Je doute que tu sois qualifié pour décider de quel version du libéralisme on parle sur un forum français. D'ailleurs, on conçoit assez vite que Limonaire défend une position qui n'est pas celle que je défends. Pourtant, on se rattache tout les deux à un niveau divers au libéralisme.
 
Le libéralisme économique classique est plus restrictif au niveau de l'intervention de l'état, mais il ne s'agit pas de la position majoritaire actuellement. Il me semble que même limonaire s'en éloigne sur certains points et admette que l'Etat puisse jouer un rôle de répartition (alors que le libéralisme classique ne donne guère que la sécurité, la justice et certains services publiques très précis à l'Etat).
A l'inverse, le libéralisme néo-classique reconnaît que l'Etat peut intervenir lorsque les hypothèses de base (transparence du marché, libre entrée, mobilité, ect) ne sont pas remplies. Il reconnaît donc explicitement un pouvoir interventionniste à l'Etat.
 
On rajoutera aussi que l'on peut être en accord avec certains principes du libéralisme sans adhérer à l'ensemble des conclusions tirés par tel ou tel courant.
 
On peut être de "gauche" et libéral si l'on estime que le libéralisme est le mieux à même de répondre aux besoins de la société. Je ne partage guère cette vision mais les deux termes ne sont pas opposés. On le voit d'ailleurs dans la position de limonaire sur la méritocratie qui se réfère fortement à la notion d'école républicaine et d'ascenseur sociale qui ne sont pas vraiment de droite...
 
Mais c'est assez facile de placer des étiquettes et de découper en catégories...et de considérer qu'il y a les "bons" (de gauche) et les "méchants" (de droite).
 

n°22594072
Camelot2
Posté le 15-05-2010 à 22:16:42  profilanswer
 

Citation :

F.Lordon a aussi abordé la théorie des jeux, en proposant une expérience qui, à ce jour, n’a pas été réalisée (on sait la difficulté de procéder à l’expérimentation en économie) et qui se présente comme suit : « On pourrait faire l’expérience de laisser faire le défaut souverain pour voir si le système bancaire est finalement capable de l’absorber sans faire collapsus – et il est possible qu’il le soit. Mais l’expérience est joueuse, car s’il ne l’est pas… »
Espérons (ou pas ?) que nous n’ayons pas, rapidement, de réponse à cette interrogation ../..


 
Si le défaut se traduit par un ré-arrangement des remboursements, il est possible que le système s'en sorte tant que le marché interbancaire reste liquide. Les banques en manque de liquidité et la BCE pourront palier au problème temporaire de l'absence de coupons sur les obligations.
 
Si le défaut se traduit par un arrangement plus conséquent voire une annulation, le système s'effondre vu l'exposition des différentes banques aux obligations souveraines concernées. On assistera à des moins-values énormes sur les portefeuilles obligataires remettant en question la solvabilité des différents établissements....le marché interbancaire va se geler, aggravant encore le problème de liquidité lié à l'absence des coupons des obligations, et les banques devront trouver du capital pour couvrir leurs pertes sur les marchés financiers qui sont déjà mal en point.
On refera 2008 en partant d'encore plus bas. Ca finira en boucherie intégrale.

n°22594111
yoyo173
Posté le 15-05-2010 à 22:18:58  profilanswer
 

docmaboul a écrit :


 
Soit, travaillons avec ça. Pour qu'il y ait contradiction, il nous faut deux idées contradictoires (indeed :o).
 
Ici, tu sembles penser que le socialisme, c'est l'intervention de l'Etat. La contradiction, c'est donc lorsque l'Etat n'intervient pas, ce qui semble être pour toi la préconisation libérale (indeed² :o).
 
Le problème, c'est que l'Etat intervient sans cesse, y compris dans une société libérale. En effet, l'Etat édicte des lois: les agents ne peuvent éviter de s'y soumettre (dans l'hypothèse où notre Etat n'est pas vermoulu et que sa justice y effectue son rôle). Par exemple: l'Etat institue la propriété privée et punit le vol. Ce faisant, il intervient dans l'économie: tu pourrais tout à fait construire une société où le vol ne serait pas puni par l'Etat, et cela influencerait évidemment l'économie. Dans la même veine, l'Etat institue que les contrats doivent être respectés (je pense en particulier au contrat de travail) et cela influence évidemment l'économie. Tu peux multiplier ces exemples à l'infini.
 
Donc, en creusant un peu, tu peux assez facilement te rendre compte que l'Etat qui n'intervient pas, c'est plutôt l'Etat qui n'existe pas, dans la mesure où les activités économiques sont au coeur de nos vies et que la moindre loi aura des conséquences économiques plus ou moins importantes, et même si elle n'a aucun rapport direct avec l'économie (en interdisant de fumer dans les lieux publics par exemple). Par conséquent, ce n'est pas tant le libéralisme qui incarnera l'opposition au socialisme, mais plutôt l'anarchisme (ça risque d'en faire hurler quelques uns :o). Autant causer de science-fiction :o
 
Après, à moins d'être dogmatique et complètement rigide, la question serait plutôt de savoir où, quand, comment, dans quelles conditions, avec quels buts, quels moyens, ..., l'Etat doit intervenir ou s'abstenir de le faire? Je suis d'avis qu'il n'y a pas de réponse simple à ce problème. Par contre, je suis d'avis que le capitalisme combiné au libéralisme ont globalement permis d'augmenter la production des richesses d'une manière extraordinaire, colossale, et engendré une sorte d'âge d'or pour l'humanité. Plutôt que de casser tout ça pour des résultats incertains et complètement hypothétiques, il me semble préférable de profiter de ce système afin de redistribuer les richesses qu'il produit d'une manière plus équitable. Or, ça tombe bien: c'est précisément ce que fait la gauche lorsqu'elle est au pouvoir :)


 
 les activités économiques sont au coeur de notre vie ? et les activités humaines, à la périphérie ?
Donc si je tue quelqu'un c'est un problème économique car ça fait une force productive en moins ?
 
âge d'or de l'humanité, en quoi ?  
Cette production de richesses n'était elle pas possible sans libéralisme ? N'aurait elle pas pût être bien mieux encadrée, redistribué avec un autre système ?  
L'esclavagisme a aussi permis une production de richesses. Bien sûr, certains n'en ont pas profité et en ont même été victimes, mais c'était alors l'âge d'or de l'humanité, et puis ce n'est pas comme si actuellement il y avait encore des esclaves et des victimes de ce système qui produit tant de richesses.
"le capitalisme combiné au libéralisme ont globalement permis d'augmenter la production des richesses d'une manière extraordinaire, colossale, et engendré une sorte d'âge d'or pour l'humanité" c'est une doctrine, une profession de foi ?
 
La gauche redistribue quand elle est au pouvoir ? Ah, donc tu considère les socialistes de gauche, tu serais pas tendance strauss kan ?
Pour info, quand les socialistes ont été au pouvoir,dernièrement, les inégalités ont continué de croître. Et, la "gauche" dont tu parles a voté pour un traité européen stipulant que tout les marchés doivent être libéralisé, ce qui contredit donc l' idée de redistribué ensuite les richesses, non ?
 
Mais en fait, pour qu'on soit clair il faudrait que tu définisse ce qu'est pour toi "être de gauche". Perso, je reprendrais une définition déjà donnée, par paresse, préférer l'égalité à la liberté (puisque pour moi, il ne peut y avoir de liberté sans égalité). A toi, et on s'apercevra, je pense, qu'on ne parle pas de la même chose.

n°22594156
docmaboul
Posté le 15-05-2010 à 22:22:26  profilanswer
 

yoyo173 a écrit :


 
 les activités économiques sont au coeur de notre vie ?


 
Vi. Mais si tu connais un moyen pour manger sans produire de nourriture par exemple, n'hésite pas à le dire :o
 
Vu que tu as l'air de tomber de la lune et que je ne suis pas d'humeur patiente, un dessin pour répondre au reste:
http://img.skitch.com/20080204-rwq3eu8gtadymun9w5bb4t3ca2.jpg

Message cité 2 fois
Message édité par docmaboul le 15-05-2010 à 22:23:13
n°22594212
yoyo173
Posté le 15-05-2010 à 22:27:03  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
Si l'on veut parler de libéralisme, alors on ne parle pas de néolibéralisme. Ce sont deux choses différentes.
Le néolibéralisme est un terme fourre-tout où l'on peut retrouver à la fois Keynes et Hayek dans le même sac.


 
Nous somme d'accords, mais c'était utile de le redire.

Camelot2 a écrit :


Je doute que tu sois qualifié pour décider de quel version du libéralisme on parle sur un forum français.

 
Tu as le droit de douter, c'est bien, tu penses alors par toi même :)
Je te rassures, ça ne venais pas de moi.  
 

Camelot2 a écrit :


On peut être de "gauche" et libéral si l'on estime que le libéralisme est le mieux à même de répondre aux besoins de la société. Je ne partage guère cette vision mais les deux termes ne sont pas opposés. On le voit d'ailleurs dans la position de limonaire sur la méritocratie qui se réfère fortement à la notion d'école républicaine et d'ascenseur sociale qui ne sont pas vraiment de droite...

 
Je doute que tu sois qualifier pour déterminer ce qui est de gauche ou ne l'est pas ;)

Camelot2 a écrit :


Mais c'est assez facile de placer des étiquettes et de découper en catégories...et de considérer qu'il y a les "bons" (de gauche) et les "méchants" (de droite).
 


Et ?
 

n°22594233
Profil sup​primé
Posté le 15-05-2010 à 22:29:37  answer
 

docmaboul a écrit :

Vi. Mais si tu connais un moyen pour manger sans produire de nourriture par exemple, n'hésite pas à le dire :o


 
La cueillette.

n°22594237
Profil sup​primé
Posté le 15-05-2010 à 22:30:00  answer
 


(et la chasse)
 
De rien.

n°22594240
yoyo173
Posté le 15-05-2010 à 22:30:07  profilanswer
 

docmaboul a écrit :


 
Vi. Mais si tu connais un moyen pour manger sans produire de nourriture par exemple, n'hésite pas à le dire :o
 
Vu que tu as l'air de tomber de la lune et que je ne suis pas d'humeur patiente, un dessin pour répondre au reste:
http://img.skitch.com/20080204-rwq [...] 4t3ca2.jpg


Puisque tu n'as pas non plus l'air d'humeur à lire ce que j'écris et vu que ta réponse n'est as adaptée, pas de problème, arrêtons la discussion :)
D'ailleurs, il est tard. Vais aller dodo moi.
 
 :hello:

n°22594258
docmaboul
Posté le 15-05-2010 à 22:32:19  profilanswer
 


 
Tip: lire Marx.
 
 
 
Résumé: même si l'argent poussait sur les arbres, tu serais obligé de fournir le travail d'aller le ramasser.
 

Citation :

De rien.


 
:jap:

n°22594275
Camelot2
Posté le 15-05-2010 à 22:34:30  profilanswer
 

yoyo173 a écrit :


 
Nous somme d'accords, mais c'était utile de le redire.
 
Tu as le droit de douter, c'est bien, tu penses alors par toi même :)
Je te rassures, ça ne venais pas de moi.  
 
 
Je doute que tu sois qualifier pour déterminer ce qui est de gauche ou ne l'est pas ;)
 
Et ?
 


 
Et rien, tu es un troll qui assimile le néolibéralisme au libéralisme économique et prétend ensuite n'avoir rien dit de tel:
 

Citation :


 
Erreur, le néo libéralisme, ou lbéralisme économique, ce dont il s'agit ici, interdit toute intervention étatique dans l'économie.


 
Pour le reste, je te retourne l'argument. Tu n'es pas plus qualifié que moi pour décréter ce qui est de gauche ou non:
 

Citation :

mais se prétendre de gauche et militer pour une économie libérale c'est typiquement socialiste et j'y vois de même une contradiction profonde.


 
Et tu noteras que, de mon côté, je fais appel à la considération qu'a l'individu de sa position et pas de l'avis subjectif que yoyo173 lui balance.
 
Fin soit, t'es totalement incohérent dans tes propos.

n°22594318
docmaboul
Posté le 15-05-2010 à 22:38:23  profilanswer
 

yoyo173 a écrit :


Puisque tu n'as pas non plus l'air d'humeur à lire ce que j'écris et vu que ta réponse n'est as adaptée, pas de problème, arrêtons la discussion :)
D'ailleurs, il est tard. Vais aller dodo moi.
 
 :hello:


 
Désolé mais tu me poses une question, j'y réponds, j'en prends 10 en retour dont le ton est proche de l'ahurissement. Ajoute à ça que pour la moitié, il me semble bien qu'on en a déjà débattu toi et moi sur le topic Sarkozy. Donc non, et je suis d'accord avec toi pour qu'on arrête là :)
 
En plus, Camelot ou limonaire ont une patience qui semble sans limite, donc je pense que tu pourras en discuter avec eux sans problème :)

n°22594330
Profil sup​primé
Posté le 15-05-2010 à 22:40:08  answer
 

Camelot2 a écrit :

Citation :

F.Lordon a aussi abordé la théorie des jeux, en proposant une expérience qui, à ce jour, n’a pas été réalisée (on sait la difficulté de procéder à l’expérimentation en économie) et qui se présente comme suit : « On pourrait faire l’expérience de laisser faire le défaut souverain pour voir si le système bancaire est finalement capable de l’absorber sans faire collapsus – et il est possible qu’il le soit. Mais l’expérience est joueuse, car s’il ne l’est pas… »
Espérons (ou pas ?) que nous n’ayons pas, rapidement, de réponse à cette interrogation ../..


 
Si le défaut se traduit par un ré-arrangement des remboursements, il est possible que le système s'en sorte tant que le marché interbancaire reste liquide. Les banques en manque de liquidité et la BCE pourront palier au problème temporaire de l'absence de coupons sur les obligations.
 
Si le défaut se traduit par un arrangement plus conséquent voire une annulation, le système s'effondre vu l'exposition des différentes banques aux obligations souveraines concernées. On assistera à des moins-values énormes sur les portefeuilles obligataires remettant en question la solvabilité des différents établissements....le marché interbancaire va se geler, aggravant encore le problème de liquidité lié à l'absence des coupons des obligations, et les banques devront trouver du capital pour couvrir leurs pertes sur les marchés financiers qui sont déjà mal en point.
On refera 2008 en partant d'encore plus bas. Ca finira en boucherie intégrale.


 
Pas d'accord. Supposons qu'un état suite à la pression des banques, décide de prendre le marché financier a son propre jeu en leur disant d'aller se faire foutre. Ma dette est insolvable comme vous le dites, alors allez vous faire foutre.
Les banques sont baisés , soit elles décident de négocier la dette de l'état pour essayer d'en récupérer 20% ou 30%,  soit elles déposent le bilan, et dans ce cas l'état nationaliser les banques pour reprendre la main du système monétaire qu'il a eu le malheur de confier au privé
 
Si les banques tiennent les états de par leurs dettes, les états tiennent les banques qui ne peuvent survivent a un défaut des états du fait de l'énormité des dettes.
 
Le problème, c'est que les politiques aux commandes actuellement , sont les amis des financiers et des banquiers, et ils feront tout pour s'accorder avec eux... sur le dos des peuples, qui eux paieront les dettes.

Message cité 2 fois
Message édité par Profil supprimé le 15-05-2010 à 22:45:25
n°22594400
Camelot2
Posté le 15-05-2010 à 22:46:16  profilanswer
 


 
Si tu nationalises les banques, tu dois reprendre les actifs et les passifs.
Or tu auras un trou dans les actifs laissé par les obligations...que tu vas devoir combler.
 
Donc tu vas devoir te financer pour cela.  
 
Et tu devras financer, toute chose égale par ailleurs, le montant exact que tu viens d'annuler.
 
Bien joué.  :D
 
EDIT: Et tu oublies au passage tous les clients des assureurs et autres fonds que tu auras ruiné au passage. Détail, détail.

Message cité 1 fois
Message édité par Camelot2 le 15-05-2010 à 22:47:10
n°22594489
Profil sup​primé
Posté le 15-05-2010 à 22:54:44  answer
 

Camelot2 a écrit :

 

Si tu nationalises les banques, tu dois reprendre les actifs et les passifs.
Or tu auras un trou dans les actifs laissé par les obligations...que tu vas devoir combler.

 

Donc tu vas devoir te financer pour cela.

 

Et tu devras financer, toute chose égale par ailleurs, le montant exact que tu viens d'annuler.

 

Bien joué.  :D

 


 

Non, les banques auront fait faillites, l'état soutiendra seulement le peuple et les entreprises. Je pas dit que la nation passera pas par quelques mois difficiles, le temps de réorganiser le système, mais cela vaut mieux que de se faire enculer par des voleurs. C'est exactement ce qu'a fait l'Argentine quant elle a dit merde au FMI . Les grands  perdant seront les spéculateurs.  

 


Message cité 2 fois
Message édité par Profil supprimé le 15-05-2010 à 22:58:43
n°22594540
Camelot2
Posté le 15-05-2010 à 22:59:31  profilanswer
 


 
T'es vraiment ignorant du fonctionnement d'une banque, c'est énervant. On va faire un petit exemple chiffré:
 
Banque A:
Actif:
50 en obligation
50 autres
Passif:
Dette envers clientèle (compte d'épargne, compte à vue, ect...): 100
 
Les Etats font défaut, les obligations ne valent plus rien.
 
Banque A:
Actif:
50 autres
 
Passif:
Dette envers clientèle:100
 
La banque dépose le bilan, incapable de faire face à ses obligations (dettes) envers la clientèle (qui s'est rué au guichet entretemps)
L'Etat nationalise et reprend le bilan des banques.
L'Etat doit assurer les engagements de la banque A envers sa clientèle.
L'Etat a besoin de 50. La boucle est bouclée (avec restructuration, rush sur les banks et incertitude en prime).
 
T'as déjà oublié l'exemple de l'Islande?
 
http://fr.wikipedia.org/wiki/Crise [...] en_Islande
 

n°22594555
Camelot2
Posté le 15-05-2010 à 23:01:19  profilanswer
 

Citation :

Les grands  perdant seront les spéculateurs.  


 
MDRRRRRRRRRRRR...
 
Quand on sait que l'obligation souveraine est par définition un des investissements le moins risqué...c'est clair que les spéculateurs vont l'avoir mauvaise si ça fait défaut.  :whistle:

n°22594560
Profil sup​primé
Posté le 15-05-2010 à 23:01:57  answer
 

Camelot2 a écrit :

 

T'es vraiment ignorant du fonctionnement d'une banque, c'est énervant. On va faire un petit exemple chiffré:

 

Banque A:
Actif:
50 en obligation
50 autres
Passif:
Dette envers clientèle (compte d'épargne, compte à vue, ect...): 100

 

Les Etats font défaut, les obligations ne valent plus rien.

 

Banque A:
Actif:
50 autres

 

Passif:
Dette envers clientèle:100

 

La banque dépose le bilan, incapable de faire face à ses obligations (dettes) envers la clientèle (qui s'est rué au guichet entretemps)
L'Etat nationalise et reprend le bilan des banques.
L'Etat doit assurer les engagements de la banque A envers sa clientèle.
L'Etat a besoin de 50. La boucle est bouclée (avec restructuration, rush sur les banks et incertitude en prime).

 

T'as déjà oublié l'exemple de l'Islande?

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Crise [...] en_Islande

 


 

et l'etat s'engage a hauteur de ce qu'il a promis en cas faillite bancaire, c'est a dire 64.000€ max par compte. Ce sont les riches qui sont baisés.

Message cité 2 fois
Message édité par Profil supprimé le 15-05-2010 à 23:03:45
n°22594584
tom555
Posté le 15-05-2010 à 23:03:51  profilanswer
 


 
Je parie que tu as vu cette émission: http://www.dailymotion.com/video/x [...] a-env_news
C'était très intéressant et convaincant, ma foi.

mood
Publicité
Posté le   profilanswer
 

 Page :   1  2  3  4  5  ..  2157  2158  2159  ..  3971  3972  3973  3974  3975  3976

Aller à :
Ajouter une réponse
 

Sujets relatifs
La crise du couple SARKOZY : INFO ou INTOX ?Géopolitique : Face au Pic Pétrolier et la Future Crise Economique
Crise bancaire au Royaume UniJET : Les jeux en direct (relais appel gagnant -)
crise d'angoisseChanger autoradio d'origine (beta) VW POLO
Peut-on acheter ou vendre une voiture sans carte crise?Le modèle social Francais est-il en crise ?
Gratte-ciel et architecture : quel impact de la crise sur les projets? 
Plus de sujets relatifs à : [ECO] Can it run Crises ?


Copyright © 1997-2025 Groupe LDLC (Signaler un contenu illicite / Données personnelles)