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Auteur Sujet :

[ECO] Can it run Crises ?

n°22589252
Ernestor
modo-coco :o
Posté le 15-05-2010 à 12:56:09  profilanswer
 

Reprise du message précédent :
 
Ah mais il est totalement cohérent dans ses idées, en effet. Sauf quand il annonce qu'il est de gauche :D

mood
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Posté le 15-05-2010 à 12:56:09  profilanswer
 

n°22589255
Profil sup​primé
Posté le 15-05-2010 à 12:56:25  answer
 

Gueux76 a écrit :


 
Je l'avais posté il y a quelques temps.  
 
http://img32.imageshack.us/img32/7 [...] rental.png
http://img196.imageshack.us/img196 [...] ritage.png
 
l'étude complète de l'OCDE  
http://www.oecd.org/dataoecd/2/8/45002669.pdf  
 
 
pour un pays dont l'idéal méritocratique repose sur l'école, ça fait peur  :sweat:


 
 
oui mais tout ça, c'est génétique [:aloy]

n°22589267
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 15-05-2010 à 12:57:39  profilanswer
 

Ernestor a écrit :


Encore une logique totalement de droite libérale : les gens ne peuvent pas être faibles et ne pas commettre d'erreur ni se faire arnaquer, les gens doivent donc être intelligents et capables de savoir ce qu'ils font sinon tant pis pour leur gueule. Tu n'es pas de gauche.
 
Ton problème tu vois, c'est pas que tu défenses la responsabilité individuelle, mais que tu la défend en mode libéral de droite. Tu n'y mets pas de limite. C'est en ça que tu n'es pas de gauche.


 
Non, mais il y des limites à la déresponsabilisation : elles sont aujourd'hui franchies.

n°22589268
Camelot2
Posté le 15-05-2010 à 12:58:01  profilanswer
 

peaceful a écrit :


 
Il est fallacieux de dire qu'on dérégule quand on modifie un ratio. Dans ce cas là les  banques centrales ont dérégulé le taux d'interêt, depuis 2001.
 
Si t'as envie de faire de la sémantique on peut, mais je pense qu'il serait plus intéressant de discuter du fond.


 
Ce n'est pas fallacieux, c'est du français. Si tu n'es pas content, l'académie française n'est pas loin.
 
Lorsque j'exige moins de fonds propres qu'auparavant, je laisse le marché plus libre, je le dérégule. Si, demain, la CBFA diminue ses exigences en provision pour risque de taux sur les contrats d'assurance-vie, il dérégule en permettant aux assureurs de moins provisionner.
 
Tu veux un schéma peut-être?
 
Régulation totale => Aucune régulation.
 
La flèche s'appelle la dérégulation. Et il y a toute une série de points intermédiaires entre les deux extrêmes.
 
Lorsque la banque centrale joue sur les réserves obligatoires, elle régule ou dérégule le marché du crédit.
Lorsque la banque centrale joue sur les taux, elle régule ou dérégule le marché du crédit.

Message cité 1 fois
Message édité par Camelot2 le 15-05-2010 à 13:00:05
n°22589270
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 15-05-2010 à 12:58:03  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
D'où vient ce chantage au chômage ? dans les années 60, cela n'existait pas, mais le salaire minimum était deux fois moindre (au moins)
D'où vient cette contrainte actionnariale ? dans une économie où les fonds propres sont abondants, cela n'existerait pas, ou moins.


 
ba non parce que meme avec énormément de fond propre tu ne peux pas construire des entreprises de la taille nécessaire pour la compétition internationale :o


---------------
" Quel est le but du capital ? Le but du capital c'est produire pour le capital. L'objectif, lui, est illimité. L'objectif du capital c'est produire pour produire." - Deleuze || André Gorz - Vers la société libérée
n°22589274
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 15-05-2010 à 12:59:02  profilanswer
 

Ernestor a écrit :


Va dire au prochain anar que tu croises que c'est un capitaliste, et reviens nous dire combien de bourre-pifs t'aura pris :whistle:


 
j'en connais pas mal et comme d'hab ce sont des petits bourgeois qui se la jouent révoltés mais n'ont aucune idée sérieuse de ce que c'est qu'une société sans institution de controle sociale :o


---------------
" Quel est le but du capital ? Le but du capital c'est produire pour le capital. L'objectif, lui, est illimité. L'objectif du capital c'est produire pour produire." - Deleuze || André Gorz - Vers la société libérée
n°22589278
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 15-05-2010 à 12:59:21  profilanswer
 

[quotemsg=22589242,86369,242950]
 
 
limonaire n'est pas incohérent, il n'est pas contre la redistribution mais il s'en prend a la création monétaire et aux multiples relance keynésiennes qui soutiennent la demande etc[/quotemsg
n'empeche qu'il a tort :D


---------------
" Quel est le but du capital ? Le but du capital c'est produire pour le capital. L'objectif, lui, est illimité. L'objectif du capital c'est produire pour produire." - Deleuze || André Gorz - Vers la société libérée
n°22589281
Camelot2
Posté le 15-05-2010 à 12:59:39  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Mais c'est là encore une affirmation sans preuve : le libéralisme, la méritocratie, est souvent la chance des pauvres...
 
 


 
 :lol:  
 
Je t'aime bien limonaire, mais il faudrait penser à arrêter de troller maintenant.  :o  
 

n°22589291
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 15-05-2010 à 13:00:42  profilanswer
 

Magicpanda a écrit :


 
ah non mais excuse moi c'est complètement blochévick ce que tu dit là, il faut lire ricardo.
 
le principe c'est que chacun doit faire l'activité dans laquelle il a un avantage comparatif relatif. Les prix ajusteront le reste, donc meme si il y a des boulangers, si je suis meilleur boulanger que vigneron, je dois faire boulanger quelque soit l'état du marché et je serait juste moins payé.


 
Oui, mais si tu es docteur en ethnosociologie des Mayas au XIIè siècle, et que personne ne s'y intéresse, il va te falloir accepter une sacrée baisse de salaire. Or, ce bac+8, parce qu'il a des savoirs pointus, considérera inacceptable de démarrer sa carrière à 1000 euros par mois et se plaindra auprès de l'Etat qui ne défend pas la recherche, la culture, etc. C'est un peu ce qui se passe aujourd'hui...

n°22589308
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 15-05-2010 à 13:03:19  profilanswer
 


 
Merci, c'est tout à fait ça. En rajoutant peut-être un léger excès de redistributionBref, je veux bien que tu sois mon traducteur officiel. :D  
 
Hayek, c'est pour comprendre les phénomènes économiques (c'est plus opérationnel que Keynes). Après les choix politiques composent entre l'économie pure et des valeurs politiques.

mood
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Posté le 15-05-2010 à 13:03:19  profilanswer
 

n°22589316
peaceful
beati pauperes spiritu
Posté le 15-05-2010 à 13:04:40  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
Ce n'est pas fallacieux, c'est du français. Si tu n'es pas content, l'académie française n'est pas loin.
 
Lorsque j'existe moins de fonds propres qu'auparavant, je laisse le marché plus libre, je le dérégule. Si, demain, la CBFA diminue ses exigences en provision pour risque de taux sur les contrats d'assurance-vie, il dérégule en permettant aux assureurs de moins provisionner.
 
Tu veux un schéma peut-être?
 
Régulation totale => Aucune régulation.
 
La flèche s'appelle la dérégulation. Et il y a toute une série de points intermédiaires entre les deux extrêmes.
 
Lorsque la banque centrale joue sur les réserves obligatoires, elle régule ou dérégule le marché du crédit.
Lorsque la banque centrale joue sur les taux, elle régule ou dérégule le marché du crédit.

 


 
Mais non, lorqu'elle fait ça, elle régule le marché dans tous les cas...
 

Citation :

réguler: effectuer  un réglage [à la hausse ou à la baisse] ,  assurer  un bon fonctionnement  ou un déroulement  harmonieux


---------------
"Tout en ne cherchant que son intérêt personnel, il travaille souvent d'une manière bien plus efficace pour l'intérêt de la société, que s'il avait réellement pour but d'y travailler."
n°22589320
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 15-05-2010 à 13:04:58  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
 :lol:  
 
Je t'aime bien limonaire, mais il faudrait penser à arrêter de troller maintenant.  :o  
 


 
dans l'absolu il a raison, c'est la chance du lumpen contre le prolétariat.  
On le sait depuis Louis Napoléon
 

Citation :


Sous le prétexte de fonder une société de bienfaisance, on avait organisé le lumpenprolétariat parisien en sections secrètes, mis à la tête de chacune d'entre elles des agents bonapartistes, la société elle-même étant dirigée par un général bonapartiste. A côté de «roués» ruinés, aux moyens d'existence douteux et d'origine également douteuse, d'aventuriers et de déchets corrompus de la bourgeoisie, on y trouvait des vagabonds, des soldats licenciés, des forçats sortis du bagne, des galériens en rupture de ban, des filous, des charlatans, des lazzaroni, des pickpockets, des escamoteurs, des joueurs, des souteneurs, des tenanciers de maisons publiques, des portefaix, des écrivassiers, des joueurs d'orgue, des chiffonniers, des rémouleurs, des rétameurs, des mendiants, bref, toute cette masse confuse, décomposée, flottante, que les Français appellent la bohême. C'est avec ces éléments qui lui étaient proches que Bonaparte constitua le corps de la société du Dix-Décembre. «Société de bienfaisance», en ce sens que tous les membres, tout comme Bonaparte, sentaient le besoin de se venir en aide à eux-mêmes aux dépens de la nation laborieuse. Ce Bonaparte, qui s'institue le chef du lumpenprolétariat , qui retrouve là seulement, sous une forme multipliée, les intérêts qu'il poursuit lui-même personnellement, qui, dans ce rebut, ce déchet, cette écume de toutes les classes de la société, reconnaît la seule classe sur laquelle il puisse s'appuyer sans réserve, c'est le vrai Bonaparte, le Bonaparte sans phrase. Vieux roué retors, il considère la vie des peuples, leur activité civique comme une comédie au sens le plus vulgaire du mot, comme une mascarade, où les grands costumes, les grands mots et les grandes poses ne servent qu'à masquer les canailleries les plus mesquines. C'est ainsi que, lors de son voyage à Strasbourg, un vautour suisse apprivoisé représente l'aigle napoléonien. Pour son entrée à Boulogne, il affuble d'uniformes français quelques laquais de Londres, chargés de représenter l'armée. Dans sa société du Dix-Décembre, il rassemble 10 000 gueux, chargés de représenter le peuple, tout comme Klaus Zettel représente le lion. A un moment où la bourgeoisie elle-même jouait la comédie la plus achevée, mais le plus sérieusement du monde, sans enfreindre aucune des exigences les plus pédantesques de l'étiquette dramatique française, alors qu'elle était elle-même à demi roulée, à demi convaincue par la solennité de ses propres actions d'Etat, c'était l'aventurier qui devait l'emporter, lui qui prenait la comédie tout simplement pour une comédie. C'est seulement quand il s'est débarrassé de son solennel adversaire, quand il prend lui-même son rôle impérial au sérieux et s'imagine, parce qu'il arbore le masque napoléonien, représenter le véritable Napoléon, qu'il devient lui-même la victime de sa propre conception du monde, le grave polichinelle qui ne prend plus l'histoire pour une comédie, mais sa propre comédie pour l'histoire. Ce que les ateliers nationaux avaient été pour les ouvriers socialistes, ce que les gardes mobiles  avaient été pour les républicains bourgeois, la société du Dix-Décembre, qui constituait son parti spécial, le fut pour Bonaparte. Dans ses voyages, les sections de cette société, massées aux stations de chemin de fer, avaient pour mission de lui improviser un public, de simuler l'enthousiasme populaire, de hurler « Vive l'empereur ! », d'insulter et de rosser les républicains, naturellement sous la protection de la police. Lors de ses retours à Paris, elles étaient chargées de former l'avant-garde, de prévenir ou de disperser les contre-manifestations. La société du Dix-Décembre lui appartenait, elle était son œuvre, sa pensée la plus propre. Ce qu'il s'approprie, c'est la force des circonstances qui le lui donne, ce qu'il fait, ce sont les circonstances qui le font pour lui, ou bien il se contente simplement de copier les actions des autres. Mais lui, parlant publiquement devant les citoyens et dans le langage officiel de l'ordre, de la religion, de la famille, de la propriété, ayant derrière lui la société secrète des Schufterle et des Spiegelberg, la société du désordre, de la prostitution et du vol, c'est Bonaparte lui-même, il est bien là auteur original, et l'histoire de la société du Dix-Décembre est bien sa propre histoire.


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" Quel est le but du capital ? Le but du capital c'est produire pour le capital. L'objectif, lui, est illimité. L'objectif du capital c'est produire pour produire." - Deleuze || André Gorz - Vers la société libérée
n°22589325
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 15-05-2010 à 13:05:56  profilanswer
 

Ernestor a écrit :


Ah mais il est totalement cohérent dans ses idées, en effet. Sauf quand il annonce qu'il est de gauche :D


 
Est à gauche celui qui vote régulièrement à gauche : j'ai cherché longtemps, mais c'est pour moi la meilleure définition. Très pragmatique, mais assez profonde. Comme le disent les Anglais, la preuve du pudding, c'est qu'on le mange.

n°22589326
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 15-05-2010 à 13:06:00  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Oui, mais si tu es docteur en ethnosociologie des Mayas au XIIè siècle, et que personne ne s'y intéresse, il va te falloir accepter une sacrée baisse de salaire. Or, ce bac+8, parce qu'il a des savoirs pointus, considérera inacceptable de démarrer sa carrière à 1000 euros par mois et se plaindra auprès de l'Etat qui ne défend pas la recherche, la culture, etc. C'est un peu ce qui se passe aujourd'hui...


 
pour le moment je suis à bac+7 à 1300 euros et je ne trouve pas ca inacceptable, je suis pret à signer à 1100 si je peux faire ce qui m'intéresse (en plus ca ne coute pas un radis en capital la recherche en science politique)


---------------
" Quel est le but du capital ? Le but du capital c'est produire pour le capital. L'objectif, lui, est illimité. L'objectif du capital c'est produire pour produire." - Deleuze || André Gorz - Vers la société libérée
n°22589338
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 15-05-2010 à 13:07:12  profilanswer
 

Magicpanda a écrit :

[quotemsg=22589242,86369,242950]
 
 
limonaire n'est pas incohérent, il n'est pas contre la redistribution mais il s'en prend a la création monétaire et aux multiples relance keynésiennes qui soutiennent la demande etc[/quotemsg
n'empeche qu'il a tort :D


 
Je serais effrayé de détenir la vérité  :D  

n°22589340
python
Posté le 15-05-2010 à 13:07:19  profilanswer
 


 
Je vois souvent cet argument.  Il est totalement ridicule et démontre la faiblesse affligeante de l'argumentation des matheux. :pfff:  
Les matheux ne sont bons qu'à faire des maths. Au niveau de la recherche fondamementale, ils couleraient l'examen que je leur administrerait. :/  
 
La raison pour laquelle les pauvres n'obtiennent pas d'aussi bon résultats c'est que leurs parents ne nourrissent pas aussi bien les enfants que leurs compatriotes riches donc c'est la faute des riches et du marché qui veut empêcher les pauvres d'accéder à la richesse.

Message cité 1 fois
Message édité par python le 15-05-2010 à 13:09:08
n°22589348
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 15-05-2010 à 13:08:35  profilanswer
 

python a écrit :


 
Je vois souvent cet argument.  Il est totalement ridicule et démontre la faiblesse affligeante de l'argumentation des matheux. :pfff:    
 
La raison pour laquelle les pauvres n'obtiennent pas d'aussi bon résultats c'est que leurs parents ne nourrissent pas aussi bien les enfants que leurs compatriotes riches donc c'est la faute des riches et du marché qui veut empêcher les pauvres d'accéder à la richesse.


 
déja diviser entre pauvre et riche c'est un dramatique affaiblissement sociologique d'une analyse en classes sociales


---------------
" Quel est le but du capital ? Le but du capital c'est produire pour le capital. L'objectif, lui, est illimité. L'objectif du capital c'est produire pour produire." - Deleuze || André Gorz - Vers la société libérée
n°22589361
python
Posté le 15-05-2010 à 13:11:34  profilanswer
 

Magicpanda a écrit :


 
déja diviser entre pauvre et riche c'est un dramatique affaiblissement sociologique d'une analyse en classes sociales


 
dis-moi pas que tu crois à toutes ces études bidon.  
 
La division entre classes sociales est bien visible sinon Marx aurait jamais perdu son temps à écrire son bouquin sur le capital, il aurait fait quelque chose qui lui plaiserait plus dans la vie.  

n°22589363
Betcour
Building better worlds
Posté le 15-05-2010 à 13:11:40  profilanswer
 

Ernestor a écrit :

Déjà première chose : on achète pas une baraque comme on achète un téléphone portable, ça n'a RIEN à voir niveau investissement. Donc arrête avec tes exemples sans aucun rapport.


Effectivement : une maison on fait 10x plus attention au moment de signer. Donc on a d'autant moins d'excuses si on a acheté n'importe quoi, n'importe comment.
 

Citation :

Ensuite, effectivement des gens ont été naïfs et peu attentifs quand ils ont acheté leur maison. Mais profiter de la naïveté des gens, ça s'appelle justement de l'arnaque.


C'est une vaste généralisation, qui consiste à dire que tous les emprunteurs défaillant étaient naïfs et mal informés. Y'en a surement dans le tas, mais ça n'est nullement universel :
- y'avais plein de gens qui ont signés en espérant faire un gain financier rapide (c'est pas pour rien qu'on appelle ça une bulle : les acheteurs spéculent en se disant que ça ne peut que monter)
- y'avais plein de gens qui ont signés en se disant qu'ils refinanceraient quand les mensualités augmenteraient
- la triche était courante, avec la participation active des emprunteurs qui mentaient sur leurs revenus
- y'en a aussi plein qui peuvent payer aujourd'hui mais qui décident de ne pas le faire car la maison vaut moins cher que la dette qui lui est rattachée, et qu'il est plus rentable de laisser la banque ressaisir la maison et d'en acheter une autre
 
Bref, les gens ont été cupides et/ou irresponsables, ont tiré profit d'un système qui les avantages dangereusement pour tenter de se faire du pognon vite fait. Bref, les mêmes travers que tu reproches aux banquiers...
 
Par ailleurs tout cet argent perdu par les banques ne l'a pas été pour tout le monde : c'est autant de fric gagné par les propriétaires américains quand les prix montaient. Ça aussi on évite de le dire trop fort.
 
Bref il y a un bel effort collectif (et auquel tu participes gaiement) qui vise à effacer les responsabilité d'une cupidité générale en chargeant un bouc émissaire, qui, comme le veux la tradition, va devoir payer pour tout le monde. Et ça tombe bien les banquiers ont toujours été mal vu, y'a pas grand risque à les montrer du doigt.
 

Citation :

mais faut être d'une totale mauvaise foi pour venir affirmer que tous les américains qui ont perdu leur maison savaient les risques qu'ils encourraient


Tous non, la plupart oui. Et la mauvaise foi, rétrospectivement, est massive, telle cette américaine qui bosse comme comptable et qui expliquait qu'elle savait pas que son crédit à taux variable pouvait générer des mensualités plus élevées. Ou ce cueilleur de fraise immigré qui, avec ses $1000/mois, avait acheté une maison à $750k : pouvait il réellement ignorer qu'il n'avait pas les moyens de vivre dans un palace ?


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°22589368
Profil sup​primé
Posté le 15-05-2010 à 13:12:37  answer
 
n°22589378
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 15-05-2010 à 13:13:20  profilanswer
 

The NBoc a écrit :


J'espere de tout coeur que tu ais raison, et qu'il va ya voir un nouveau cycle haut pour ce type d'ingénieurs... J'en suis pas convaincu, qu'est ce qui te fait penser ça?


Parce qu'il y en a eu, il y en a eu encore, après, pas forcément partout en même temps.
Cependant, 2000, c'était une bulle. C'est comme comparer le sort des agents immobiliers en 2005 et maintenant.

n°22589386
moonboots
Posté le 15-05-2010 à 13:14:37  profilanswer
 

python a écrit :


 
dis-moi pas que tu crois à toutes ces études bidon.  
 
La division entre classes sociales est bien visible sinon Marx aurait jamais perdu son temps à écrire son bouquin sur le capital, il aurait fait quelque chose qui lui plaiserait plus dans la vie.  


qui lui "plairait" peut-être  :o
ce sont des modèles d'interprétation de la réalité, je trouve que parler en terme de classes sociales est encore pertinent même si bien sûr c'est plus flou qu'au XIXe

n°22589396
Betcour
Building better worlds
Posté le 15-05-2010 à 13:16:05  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :

C'est la responsabilité de la banque de gérer le risque inhérent au contrat qu'elle propose.


C'est aussi celle de l'emprunteur. On peut pas emprunter de l'argent en se lavant les mains des remboursements qu'il faudra faire ensuite.
Y'a deux signatures sur le contrat, les deux sont donc tenus de faire le nécessaire pour que les engagements soient tenus.


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°22589408
moonboots
Posté le 15-05-2010 à 13:17:29  profilanswer
 


j'arrive po à lire ton truc   :/

n°22589412
Camelot2
Posté le 15-05-2010 à 13:18:10  profilanswer
 

peaceful a écrit :


 
Mais non, lorqu'elle fait ça, elle régule le marché dans tous les cas...
 

Citation :

réguler: effectuer  un réglage [à la hausse ou à la baisse] ,  assurer  un bon fonctionnement  ou un déroulement  harmonieux



 
 
Lorsque que la BCE baisse ses taux, lorsqu'elle effectue un réglage à la baisse, elle provoque une dérégulation (une baisse de contrôle) sur le marché du crédit qui fixera son prix de manière bien plus libre que si le taux était à 15%.
 
Concernant les réserves obligatoires, c'est encore plus frappant. Si elle met le pourcentage à 0%, l'entreprise est libre de faire ce qu'elle veut.
 

n°22589415
Ernestor
modo-coco :o
Posté le 15-05-2010 à 13:18:20  profilanswer
 

Magicpanda a écrit :


 
j'en connais pas mal et comme d'hab ce sont des petits bourgeois qui se la jouent révoltés mais n'ont aucune idée sérieuse de ce que c'est qu'une société sans institution de controle sociale :o


Ah ok, mais là tu parles de branleurs faux rebelles de la société :D Il y a aussi de vrais anars ;)

n°22589427
Camelot2
Posté le 15-05-2010 à 13:21:04  profilanswer
 

Betcour a écrit :


C'est aussi celle de l'emprunteur. On peut pas emprunter de l'argent en se lavant les mains des remboursements qu'il faudra faire ensuite.
Y'a deux signatures sur le contrat, les deux sont donc tenus de faire le nécessaire pour que les engagements soient tenus.


 
Absolument pas.
C'est la responsabilité unique et entière de la banque d'évaluer le risque de défaut d'un contrat.
 
L'emprunteur doit s'acquitter des obligations du contrat: Si le contrat précise qu'il est tenu de donner sa maison en cas de défaut, il donne sa maison.
 
Mais c'est à la banque d'évaluer le risque qu'elle reçoive la maison au lieu du cash. C'est d'ailleurs pour cela qu'on la rémunère, c'est sa valeur ajoutée.

n°22589441
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 15-05-2010 à 13:22:54  profilanswer
 

Ernestor a écrit :


Ah ok, mais là tu parles de branleurs faux rebelles de la société :D Il y a aussi de vrais anars ;)


 
n'empeche que dans le principe Proudhon c'est comme les libéraux :o chacun doit s'associer librement et la société existe comme ca
 


---------------
" Quel est le but du capital ? Le but du capital c'est produire pour le capital. L'objectif, lui, est illimité. L'objectif du capital c'est produire pour produire." - Deleuze || André Gorz - Vers la société libérée
n°22589445
peaceful
beati pauperes spiritu
Posté le 15-05-2010 à 13:23:11  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :

 


Lorsque que la BCE baisse ses taux, lorsqu'elle effectue un réglage à la baisse, elle provoque une dérégulation (une baisse de contrôle) sur le marché du crédit qui fixera son prix de manière bien plus libre que si le taux était à 15%.

 

Concernant les réserves obligatoires, c'est encore plus frappant. Si elle met le pourcentage à 0%, l'entreprise est libre de faire ce qu'elle veut.

 


 

Non la BCE ne contrôle pas moins le marché du crédit en baissant son taux, ce qui importe pour la création monétaire, n'est pas tant le niveau absolu, mais surtout la variation du taux.

 


Mettre un ratio à 0% revient à le supprimer temporairement, auquel cas je suis daccord pour appeler ça de la dérégulation puisqu'on supprime le contrôle de l'état sur les ratios :o

Message cité 1 fois
Message édité par peaceful le 15-05-2010 à 13:23:46

---------------
"Tout en ne cherchant que son intérêt personnel, il travaille souvent d'une manière bien plus efficace pour l'intérêt de la société, que s'il avait réellement pour but d'y travailler."
n°22589457
Ernestor
modo-coco :o
Posté le 15-05-2010 à 13:24:12  profilanswer
 

limonaire a écrit :

 

Mais c'est là encore une affirmation sans preuve : le libéralisme, la méritocratie, est souvent la chance des pauvres...

 

Et débridé : qu'est-ce que ça veut dire ? je te parle moi d'un Etat à 40% de dépenses publiques et de réglementations assouplies, d'un étalon or, pas d'une société sans Etat ! C'est un vrai fantasme chez vous : dès qu'on supprime une législation, qu'on diminue un impôt, qu'on supprime un emploi de fonctionnaire, c'est du néo-libéralisme sauvage ! Il faudrait peut-être se calmer : en fait, ça en dit plus sur vos fantasmes, vos peurs que sur la réalité objective... Les Trente Glorieuses avec un salaire minimum de 500 euros, un écart interdécile dépassant 5, un Etat dépassant seulement 30% du PIb, c'était ultra-libéral ?  :D

 

Bref, c'est un problème ici, vous employez des mots grandiloquents sans en cerner bien les contours : d'où des concepts mal définis, des à-peu-près. On arrive à cette novlangue d'Orwell, où une chose veut parfois dire son contraire ou presque. C'est un problème à gauche (pas dans les élites de la gauche, qui pensent un peu comme moi), mais surtout chez les militants et électeurs. On a tellement flatté les peurs (à droite de l'immigré et de l'insécurité, à gauche du marché et de la mondialisation) que l'action politique s'en trouve paralysée, suspectée dès qu'on bouge de céder à l'hydre mondialiste ou capitaliste. Il n'y a plus de débat entre des positions nuancées et surtout des propositions pragmatiques, mais à la place des excommunications. Excommunications ("vil libéral" par exemple), qui montrent bien qu'on n'est plus dans le débat raisonné que les radicaux ont toujours appelé de leurs voeux (toujours le doute consubstantiel à la laïcité) mais dans le dogme, le catéchisme, le crédo, que le clergé de gauche invite à répéter inlassablement. C'est très français : en Scandinavie, le débat à gauche sur les mission de l'Etat est autrement plus décontracté.  Mais c'est sans soute parce que chez nous, c'est l'Etat qui a fait la France. Dur, dur de tuer le père !


Des mots grandiloquents sans en cerner bien les contours ? Ah, tu veux dire comme le type qui a débarqué hier dans le débat en balançant que la crise actuelle était due entièrement aux états qui appliquaient une politique keynessienne d'inspiration marxiste-leniniste ? Rassure moi, j'en suis quand même pas là, diantre.

 

Et puis pour remettre ce que je disais tout à l'heure, va dire à un américain qui vote Républicain qu'il a des inspirations marxiste-leniniste et reviens nous dire là aussi combien de bourre-pifs t'auras pris :D

 

Pour le reste, c'est bien simple : ta responsabilisation c'est bien, mais tu m'expliques comment avec tes 40% tu arrives à assurer :
- des services publics fondamentaux accessibles à tous (éducation, santé)
- une redistribution suffisante pour les plus faibles, surtout en ce moment, avec 4 millions de chomeurs
- bonus : une répartition suffisante des richesses créées pour que la masse en profite vraiment

 

On peut faire un autre jeu : donne nous la liste des pays riches qui se limitent à ces 40% et on t'expliquera tous les problèmes qui vont avec et qui fait qu'en tant qu'homme de gauche, on ne peut pas défendre ces systèmes.

Message cité 2 fois
Message édité par Ernestor le 15-05-2010 à 13:28:18
n°22589458
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 15-05-2010 à 13:24:13  profilanswer
 

python a écrit :


 
dis-moi pas que tu crois à toutes ces études bidon.  
 
La division entre classes sociales est bien visible sinon Marx aurait jamais perdu son temps à écrire son bouquin sur le capital, il aurait fait quelque chose qui lui plaiserait plus dans la vie.  


 
tout dépend du concept de classe sociale qu'on mobilise, dans la conception wéberienne, oui il est facile d'avoir aujourd'hui une analyse en classe sociale


---------------
" Quel est le but du capital ? Le but du capital c'est produire pour le capital. L'objectif, lui, est illimité. L'objectif du capital c'est produire pour produire." - Deleuze || André Gorz - Vers la société libérée
n°22589460
nakata
frog game
Posté le 15-05-2010 à 13:24:25  profilanswer
 

moonboots a écrit :


j'arrive po à lire ton truc   :/


Clique droit -> enregistrer la cible du lien -> Ouvrir le fichier ultra lourd une fois téléchargé
 
edit : non, le fichier ne s'ouvre pas  :D


Message édité par nakata le 15-05-2010 à 13:34:20
n°22589465
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 15-05-2010 à 13:25:03  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Effectivement : une maison on fait 10x plus attention au moment de signer. Donc on a d'autant moins d'excuses si on a acheté n'importe quoi, n'importe comment.
 

Citation :

Ensuite, effectivement des gens ont été naïfs et peu attentifs quand ils ont acheté leur maison. Mais profiter de la naïveté des gens, ça s'appelle justement de l'arnaque.


C'est une vaste généralisation, qui consiste à dire que tous les emprunteurs défaillant étaient naïfs et mal informés. Y'en a surement dans le tas, mais ça n'est nullement universel :
- y'avais plein de gens qui ont signés en espérant faire un gain financier rapide (c'est pas pour rien qu'on appelle ça une bulle : les acheteurs spéculent en se disant que ça ne peut que monter)
- y'avais plein de gens qui ont signés en se disant qu'ils refinanceraient quand les mensualités augmenteraient
- la triche était courante, avec la participation active des emprunteurs qui mentaient sur leurs revenus
- y'en a aussi plein qui peuvent payer aujourd'hui mais qui décident de ne pas le faire car la maison vaut moins cher que la dette qui lui est rattachée, et qu'il est plus rentable de laisser la banque ressaisir la maison et d'en acheter une autre
 
Bref, les gens ont été cupides et/ou irresponsables, ont tiré profit d'un système qui les avantages dangereusement pour tenter de se faire du pognon vite fait. Bref, les mêmes travers que tu reproches aux banquiers...
 
Par ailleurs tout cet argent perdu par les banques ne l'a pas été pour tout le monde : c'est autant de fric gagné par les propriétaires américains quand les prix montaient. Ça aussi on évite de le dire trop fort.
 
Bref il y a un bel effort collectif (et auquel tu participes gaiement) qui vise à effacer les responsabilité d'une cupidité générale en chargeant un bouc émissaire, qui, comme le veux la tradition, va devoir payer pour tout le monde. Et ça tombe bien les banquiers ont toujours été mal vu, y'a pas grand risque à les montrer du doigt.
 

Citation :

mais faut être d'une totale mauvaise foi pour venir affirmer que tous les américains qui ont perdu leur maison savaient les risques qu'ils encourraient


Tous non, la plupart oui. Et la mauvaise foi, rétrospectivement, est massive, telle cette américaine qui bosse comme comptable et qui expliquait qu'elle savait pas que son crédit à taux variable pouvait générer des mensualités plus élevées. Ou ce cueilleur de fraise immigré qui, avec ses $1000/mois, avait acheté une maison à $750k : pouvait il réellement ignorer qu'il n'avait pas les moyens de vivre dans un palace ?


 
parfois aussi les gens ne comprennent rien, cf le topic immo où "ca monte depuis 10 ans donc ca ne peut faire que monter" :sleep:


---------------
" Quel est le but du capital ? Le but du capital c'est produire pour le capital. L'objectif, lui, est illimité. L'objectif du capital c'est produire pour produire." - Deleuze || André Gorz - Vers la société libérée
n°22589472
Camelot2
Posté le 15-05-2010 à 13:25:56  profilanswer
 

peaceful a écrit :


 
Non la BCE ne contrôle pas moins le marché du crédit en baissant son taux, ce qui importe pour la création monétaire, n'est pas tant le niveau absolu, mais surtout la variation du taux.
 
 
Mettre un ratio à 0% revient à le supprimer temporairement, auquel cas je suis daccord pour appeler ça de la dérégulation puisqu'on supprime le contrôle de l'état sur les ratios :o


 
Tu as le choix entre fixer ton taux entre 0% et +infty et 15% et +infty.
Strictement parlant, tu as plus de choix dans un cas que dans l'autre.  
 
Mais la politique des taux est un peu spéciale, je te l'accorde.
 
Sauf qu'on parlait des ratios de fonds propres et que tu argumentais que l'augmenter ou le diminuer ne constituait pas une dérégulation.
 
On va dire que c'est 1-1. Balle au centre.

n°22589473
Profil sup​primé
Posté le 15-05-2010 à 13:26:28  answer
 

c'est une victoire sur les autrichiens que nous tenons  [:moonzoid:5]

  
Citation :


Ever since the economic crisis began there have been two schools of thought about inflation prospects. One school basically has a Phillips curve, aggregate demand view: because major economies are operating far below full employment, we should expect disinflation, and possibly deflation. The other is basically monetarist with a touch of Austrianism: look at all the money central banks are printing and governments are borrowing, it says, inflation — maybe even hyperinflation — is just around the corner.

 

Guess who’s been right so far?

 

   “Spain joins therefore Slovenia, Portugal and Ireland in the number of countries where core prices are falling compared to the previous year,” said Luigi Speranza, an economist at BNP Paribas.

 

What about the US? Well, various measures of core inflation — like the Dallas Fed trimmed-mean deflator, the Cleveland Fed median CPI, and indexes excluding food and energy have all fallen from 2.5-3 percent inflation at the start of the crisis to around 1 or lower. If the trend continues — which it will unless the recovery is stronger than I fear — deflation is in our future, maybe next year.

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 15-05-2010 à 13:26:34
n°22589477
peaceful
beati pauperes spiritu
Posté le 15-05-2010 à 13:26:39  profilanswer
 

@Camelot ok :o

 

:D


Message édité par peaceful le 15-05-2010 à 13:26:53

---------------
"Tout en ne cherchant que son intérêt personnel, il travaille souvent d'une manière bien plus efficace pour l'intérêt de la société, que s'il avait réellement pour but d'y travailler."
n°22589486
Betcour
Building better worlds
Posté le 15-05-2010 à 13:27:53  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :

Absolument pas.
C'est la responsabilité unique et entière de la banque d'évaluer le risque de défaut d'un contrat.


Tu joues sur les mots : c'est la responsabilité professionnelle de la banque mais c'est la responsabilité morale des deux. Si je m'inscrit dans une auto-école, c'est ma responsabilité morale de m'assurer que je suis pas aveugle (et celle du formateur de refuser mon inscription le cas échéant)


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°22589523
Ernestor
modo-coco :o
Posté le 15-05-2010 à 13:33:38  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Tu joues sur les mots : c'est la responsabilité professionnelle de la banque mais c'est la responsabilité morale des deux. Si je m'inscrit dans une auto-école, c'est ma responsabilité morale de m'assurer que je suis pas aveugle (et celle du formateur de refuser mon inscription le cas échéant)


Responsabilité qui est cadrée normalement par des lois et des règles. Ce qui n'a pas été le cas ici, d'où le fait que les banques se sont lâchées. Les banques et les prêteurs ont joué un jeu dangereux, elles ont perdu, tout comme l'emprunteur, mais le problème c'est que l'emprunteur a payé double tarif : il a perdu sa baraque et ses impôts ont renfloué la banque qu'il l'a arnaqué. Magnifique système ...

n°22589537
Camelot2
Posté le 15-05-2010 à 13:36:19  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Tu joues sur les mots : c'est la responsabilité professionnelle de la banque mais c'est la responsabilité morale des deux. Si je m'inscrit dans une auto-école, c'est ma responsabilité morale de m'assurer que je suis pas aveugle (et celle du formateur de refuser mon inscription le cas échéant)


 
Pourquoi toujours des analogies sans fondements?
 
C'est la responsabilité de la banque de prendre en compte l'aléa moral. Les assureurs le font...et sont obligés de le faire. Car un preneur d'assurance est en général plus/moins risqué que la moyenne (en fonction du contrat) et prend en général plus/moins de risque une fois le contrat conclu.
 
Anti-sélection et aléa moral sont de la responsabilité du vendeur du contrat.
 
Si je propose un produit d'assurance auto où je ne fixe aucune franchise et aucun montant maximum, tu peux être sûr que tu vas te chopper tous les mauvais conducteurs. Est-ce la responsabilité des mauvais conducteurs de ne pas faire d'accident une fois le contrat conclu?
Non, c'est la responsabilité de l'assureur de prendre en compte les risques inhérent au contrat.
 
Ce n'est pas jouer sur les mots, c'est la réalité. C'est même la loi dans certains cas.
 
 
 

n°22589542
Betcour
Building better worlds
Posté le 15-05-2010 à 13:36:59  profilanswer
 

Magicpanda a écrit :

parfois aussi les gens ne comprennent rien, cf le topic immo où "ca monte depuis 10 ans donc ca ne peut faire que monter" :sleep:


On leur demande pas de projeter l'évolution futur des actifs immobilier, juste de savoir s'ils peuvent payer une mensualité tous les mois (éventuellement variable s'ils optent pour un tel emprunt).


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°22589551
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 15-05-2010 à 13:37:49  profilanswer
 


 
étonnant n'est ce pas


---------------
" Quel est le but du capital ? Le but du capital c'est produire pour le capital. L'objectif, lui, est illimité. L'objectif du capital c'est produire pour produire." - Deleuze || André Gorz - Vers la société libérée
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