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La crise actuelle sera...




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Auteur Sujet :

[ECO] Can it run Crises ?

n°22590195
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 15-05-2010 à 14:52:16  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

Magicpanda a écrit :


 
étonnant n'est ce pas


PY=MV ?

mood
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Posté le 15-05-2010 à 14:52:16  profilanswer
 

n°22590202
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 15-05-2010 à 14:53:01  profilanswer
 

moonboots a écrit :


c'est surtout dogmatique, tu veux réduire pour réduire, mais qu'est-ce que tu veux réduire précisément ?
perso je vois bien des choses mais c'est marginal, par exemple le train de vie de l'état. C'est marginal mais c'est symbolique, il faut donc le faire...
il y a bien d'autres choses mais à mon avis il faut avant tout (en volume, pas chronologiquement) se consacrer aux recettes, améliorer la fiscalité, récupérer l'argent qui fraude, etc...


 
Pas réduire pour réduire : réduire pour dépenser utile et retrouver un sentier de croissance pus proche de celui des Trente Glorieuses, avec des salaires qui augmentent. Bref, sortir de la désespérance et frustration ambiantes

n°22590212
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 15-05-2010 à 14:53:49  profilanswer
 

Ernestor a écrit :


Sauf qu'un loyer pour une maison équivalente aurait été moins cher. Donc tu as perdu du pognon au final.


Ce n'est absolument pas évident, et encore moins avec les taux cadeau pratiqués par les banques pour les premières années.

n°22590248
Profil sup​primé
Posté le 15-05-2010 à 14:55:40  answer
 

limonaire a écrit :

 

Bon il y a moins d'enfants aussi, le taux d'activité des femmes augmentent, on travaille 40 ans au lieu de 37,5 ans, etc... Bref, pas si simple. Et les Suédois, ils ne vieilliisent pas ? et ils font plus d'enfants que nous ? et ils ont plus d'immigrés ? voire...

 

Pour les dépenses de santé, la responsabilisation des gens peut jouer via des mutuelles privées : ce qui pousserait à une meilleure prévention au lieu de faire que du curatif (tout ça ne concerne pas bien sûr l'hôpital). Bref, les marges de manoeuvre existent.

 


le  nombre d'enfants ca n'est pas l'essentiel du probleme

 

le probleme ce sont les vieux qui vivent de plus en plus longtemps

 

sur les suédois, je connais pas leur démographie donc no say et je ne sais pas comment ils ont réduit leur dépenses publiques, j'irai examiner ça oui

 

quant a la politique de responsabilisation elle pose plusieurs problemes : celle de savoir faire la différence entre les dépenses de santé "superflues" et celles qui ne le sont pas
et des mesures comme la franchise médicale ne le permettent pas

 

comme par exemple lemontre cet article de Malcolm Gladwell, c'est que les bonnes et les mauvaises dépenses sont réduites dans les mêmes proportions.
http://gladwell.com/2005/2005_08_29_a_hazard.html

Message cité 2 fois
Message édité par Profil supprimé le 15-05-2010 à 14:56:54
n°22590263
moonboots
Posté le 15-05-2010 à 14:56:50  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Pas réduire pour réduire : réduire pour dépenser utile et retrouver un sentier de croissance pus proche de celui des Trente Glorieuses, avec des salaires qui augmentent. Bref, sortir de la désespérance et frustration ambiantes


je suis d'accord, il y a de la marge, il y a du gâchis en France, et il y a moyen de faire mieux avec autant, il y a des ronds-points à la con, l'école est mal fichu, etc, etc... mais tu te focalises beaucoup là-dessus je trouve

n°22590297
Camelot2
Posté le 15-05-2010 à 14:59:53  profilanswer
 


 
http://www.actu.ucl.ac.be/staff/de [...] ension.pdf
 
Page 55 du document, tu as des détails sur la réforme des retraites en suède.
 

n°22590331
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 15-05-2010 à 15:03:31  profilanswer
 


 
Il faut financer les enfants et les vieux : Ok. Mais s'il y a plus de vieux, il y a moins d'enfants. Ca compense un peu, non ?  
 
Allez, tu vas voir les Suédois, et tu nous dis ?  :hello:  

n°22590346
Profil sup​primé
Posté le 15-05-2010 à 15:04:36  answer
 

limonaire a écrit :

 

Il faut financer les enfants et les vieux : Ok. Mais s'il y a plus de vieux, il y a moins d'enfants. Ca compense un peu, non ?

 

Allez, tu vas voir les Suédois, et tu nous dis ?  :hello:

 


les vieux coutent plus chers en soin et sont souvent inactifs  :hello:

 

pour les suédois ca attendra un peu, j'ai du travail :pt1cable:


Message édité par Profil supprimé le 15-05-2010 à 15:04:51
n°22590372
el muchach​o
Comfortably Numb
Posté le 15-05-2010 à 15:06:41  profilanswer
 

Betcour a écrit :


On leur demande pas de projeter l'évolution futur des actifs immobilier, juste de savoir s'ils peuvent payer une mensualité tous les mois (éventuellement variable s'ils optent pour un tel emprunt).


Sauf que les subprimes, c'est un peu un crédit cetelem pris sur 30 ans. Même arnaque, mêmes techniques de vente. Les vendeurs n'étaient pas des "conseillers clientèles", mais des anciens vendeurs d'auto reconvertis. Autant dire que savoir si t'es capable de payer dans 5 ans, c'est le cadet de ses soucis, lui il fait son beurre en te refourguant la camelote. Là, on nage en pleine escroquerie. Et je peux t'assurer qu'ils sont forts et savent mettre la pression. On a tenté de me vendre un membership à une chaine d'hotels il y a quelques années quand j'étais en vacances. Un truc qui te donne droit à de grosses réducs à vie dans les hotels de la chaîne, ça ne coûtait "que" 50 000$ ou un truc comme ça [:petrus75]. Et bien il faut savoir résister, et c'est pas facile. Mais je ne suis pas surpris que des millions de gens se soient laissés tenter par des maisons toutes neuves avec parfois piscine avec des emprunts à des taux défiant toute concurrence. Sauf que ces contrats étaient piégés par le cliquet, à savoir qu'ils n'étaient contractuellement variables qu'à la hausse. Il a suffi que la Fed remonte ses taux de 0% à un peu plus pour que tous ces gens soient automatiquement insolvables.

Message cité 1 fois
Message édité par el muchacho le 15-05-2010 à 15:20:08
n°22590376
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 15-05-2010 à 15:07:03  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
Il y a un paradoxe entre ton premier et ton second paragraphe.
Dans ton premier paragraphe, tu considères que si l'on posait des axiomes libéraux (donc "simples" ), on aboutirait peut-être à une meilleure stabilité.
Or, dans ton second paragraphe, on s'intéresse à un marché qui a précisé posé ces axiomes libéraux à la base: une totale liberté concernant les conditions d'octroi des CDS...Ce marché s'est donc "formé tout seul", de manière bien libéral comme il faut.
 
Et que constate-t-on sur ce marché?
1-Une complexité accrue au fil du temps (un contrat CDS ne fait pas qu'une page...et le système des collatéraux est vraiment tordu)
2-Un manque total d'approche prudentielle
3-Une utilisation détournée des buts originaux (couverture)
 
Ce qui contredit ton premier paragraphe.
Le marché des CDS est très simple: faites ce que vous voulez. Littéralement.
 
On constate qu'il n'a pas tendu vers une meilleure vision (bien au contraire) et qu'il s'est totalement planté.
 
Ensuite, dans ton deuxième paragraphe, tu considères qu'il faudrait avant tout créer une plate-forme d'échange qui organiserait le marché...Ce qui est totalement à l'opposé de ton premier paragraphe où l'organisation était sensé surgir des axiomes libéraux de base. "L'ordre spontané" de limonaire.
 
Organiser le marché est une forme de régulation. Cela règlerait le point 1 et 3.
Le point 2 ne peut être réglé que par l'action du régulateur sur les fonds à détenir par la contrepartie (et cela remplacerait les collatéraux qui sont un exemple type de risque systémique).


Je sais ce qu'est un marché OTC :o
Je parle d'un minimum de règles garantissant l'information la plus transparente et la plus totale. Ce n'était pas le cas sur le marché des CDS, les expositions étaient et sont encore tout bonnement inimaginables ! De plus, c'est un marché illisible et intraçable, déjà que celui des CDOs était compliqué, alors quand tu fais des CDO de CDS et des CDS de CDO t'es pas dans la merde :D
Un contrat standard (et pas de bidouilles sur la qualification d'un défaut), une plate-forme d'information complète (y compris les fonds propres mobilisables des vendeurs de CDS), c'est garantir le fonctionnement d'un marché en limitant l'asymétrie. Et pas une plate-forme d'échange, je n'ai pas non plus dit ça.
Mais tu as raison, on devrait ici distinguer régulation et interventionnisme. L'amalgame est souvent fait, et je le fais aussi.
 
C'est peut-être une divergence avec limonaire. Je considère qu'une matrice est nécessaire pour que l'ordre se forme, mais qu'elle doit être minimale. Ce qui n'exclut aucune régulation, mais limite l'interventionnisme (I.e. bidouillage exogène de données normalement purement endogènes).

mood
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Posté le 15-05-2010 à 15:07:03  profilanswer
 

n°22590408
el muchach​o
Comfortably Numb
Posté le 15-05-2010 à 15:10:02  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Encore une fois tu ne veux pas entendre : les emprunteurs s'en sont mis plein les fouilles pendant 10 ans, et perdre une baraque dans laquelle tu n'as souvent rien investi (car beaucoup d'emprunts à 100%) n'est pas une perte.

 

Il faut arrêter d'appliquer ta vision française de l'immobilier aux USA : le crédit hypothécaire américain ne fonctionne pas pareil, le marché immobilier non plus.


Mais n'importe quoi. [:prozac]
Je suppose que t'as vécu sous une pierre depuis 2008, et que donc, tu n'es pas au courant que des millions de gens qui "s'en sont mis plein les fouilles" sont à la rue et endettés jusqu'au cou ? [:payzan]
Tu te rends bien compte que ce que tu dis n'as aucun sens, car s'ils "s'en étaient mis plein les fouilles" comme tu dis si élégamment, ils auraient été capable de payer et ils n'auraient pas perdu la barraque, et il n'y aurait pas eu de crise des subprimes ? [:payzan]
Et puis ce raisonnement intéressant: les mecs n'ont "rien investi", t'es en train de nous dire qu'ils n'ont rien payé pendant 10 ans ? [:doc petrus]

Message cité 2 fois
Message édité par el muchacho le 15-05-2010 à 15:16:41

---------------
Les aéroports où il fait bon attendre, voila un topic qu'il est bien
n°22590414
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 15-05-2010 à 15:10:40  profilanswer
 

moonboots a écrit :


je suis d'accord, il y a de la marge, il y a du gâchis en France, et il y a moyen de faire mieux avec autant, il y a des ronds-points à la con, l'école est mal fichu, etc, etc... mais tu te focalises beaucoup là-dessus je trouve


 
Pas pour la plaisir. Parce que c'est une des clés pour renouer avec des gains de productivité, de la croissance, des salaires en hausse pour tout le monde. Autrement, on se contentera de politiques malthusiennes, cautère sur jambe de bois, qui donnent les résultats actuels que tu dénonces à juste titre.
 
Et puis les autres se focalisent bien sur : les méchants traders, la finance qu'il faut réglementer, la fraude fiscale, le bouclier fiscal, faut faire payer les riches, l'argent y en a, la nationalisation des banques, toutes solutions qui seraient miraculeuses... Ca tourne en rond aussi.
 
Le problème n'est donc pas de se focaliser : quand on pense avoir une solution, il est normal (dans les deux camps) de la répéter. Je le fais, tu le fais aussi, nous le faisons, ils ou elles le font. Le problème est de savoir quelle solution est la bonne. Je constate moi que, quel que soit le discours (socialiste ou libéral), la pratique des politiques publiques depuis 1945a toujours été : augmentation des dépenses publiques. Elles n'ont je crois jamais diminué, ou alors de l'épaisseur du trait. Et pourtant les gens râlent au néo-libéralisme, dès qu'on l'envisage dans les discours, alors que ce n'est jamais mis en pratique, ni même par la droite pourtant sensée être le bras armé du néo-libéralisme-qui-met-50% de-le-population-à-la rue.

n°22590508
Camelot2
Posté le 15-05-2010 à 15:21:04  profilanswer
 

radioactif a écrit :


Je sais ce qu'est un marché OTC :o
Je parle d'un minimum de règles garantissant l'information la plus transparente et la plus totale. Ce n'était pas le cas sur le marché des CDS, les expositions étaient et sont encore tout bonnement inimaginables ! De plus, c'est un marché illisible et intraçable, déjà que celui des CDOs était compliqué, alors quand tu fais des CDO de CDS et des CDS de CDO t'es pas dans la merde :D
Un contrat standard (et pas de bidouilles sur la qualification d'un défaut), une plate-forme d'information complète (y compris les fonds propres mobilisables des vendeurs de CDS), c'est garantir le fonctionnement d'un marché en limitant l'asymétrie. Et pas une plate-forme d'échange, je n'ai pas non plus dit ça.
Mais tu as raison, on devrait ici distinguer régulation et interventionnisme. L'amalgame est souvent fait, et je le fais aussi.
 
C'est peut-être une divergence avec limonaire. Je considère qu'une matrice est nécessaire pour que l'ordre se forme, mais qu'elle doit être minimale. Ce qui n'exclut aucune régulation, mais limite l'interventionnisme (I.e. bidouillage exogène de données normalement purement endogènes).


 
Quand je parle de régulation, je parle en effet quasiment exclusivement de celle qui n'est pas interventionniste.
Je parle du cadre (prudentiel ou non) dans lequel évolue le marché.
 
Pour les CDS, la petite expérience menée jusqu'à maintenant tend à démontrer que l'ordre spontané, ça n'existe pas. Du coup, il faut une régulation extérieure par un acteur étatique pour édicter des normes et contrôler ces normes. Normes qui permettent le transfert d'information et la protection des consommateurs.
 
On est donc d'accord...yakafokon hein.  :o  
 

n°22590523
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 15-05-2010 à 15:22:32  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
Quand je parle de régulation, je parle en effet quasiment exclusivement de celle qui n'est pas interventionniste.
Je parle du cadre (prudentiel ou non) dans lequel évolue le marché.
 
Pour les CDS, la petite expérience menée jusqu'à maintenant tend à démontrer que l'ordre spontané, ça n'existe pas. Du coup, il faut une régulation extérieure par un acteur étatique pour édicter des normes et contrôler ces normes. Normes qui permettent le transfert d'information et la protection des consommateurs.
 
On est donc d'accord...yakafokon hein.  :o  
 


On peut yakafokonner, mais faut développer, donc on a le droit :o

n°22590563
peaceful
beati pauperes spiritu
Posté le 15-05-2010 à 15:27:48  profilanswer
 

el muchacho a écrit :


Mais n'importe quoi. [:prozac]
Je suppose que t'as vécu sous une pierre depuis 2008, et que donc, tu n'es pas au courant que des millions de gens qui "s'en sont mis plein les fouilles" sont à la rue et endettés jusqu'au cou ? [:payzan]
Tu te rends bien compte que ce que tu dis n'as aucun sens, car s'ils "s'en étaient mis plein les fouilles" comme tu dis si élégamment, ils auraient été capable de payer et ils n'auraient pas perdu la barraque, et il n'y aurait pas eu de crise des subprimes ? [:payzan]
Et puis ce raisonnement intéressant: les mecs n'ont "rien investi", t'es en train de nous dire qu'ils n'ont rien payé pendant 10 ans ? [:doc petrus]


So french-centric... :o


---------------
"Tout en ne cherchant que son intérêt personnel, il travaille souvent d'une manière bien plus efficace pour l'intérêt de la société, que s'il avait réellement pour but d'y travailler."
n°22590579
Camelot2
Posté le 15-05-2010 à 15:29:14  profilanswer
 

Vu qu'on re-parle retraite, un petit récapitulatif:
 

Citation :


 
Une conférence nationale sur les pensions vient d’être lancée et devrait occuper les esprits toute l’année 2009. Cette conférence devrait notamment tenter de donner des pistes sérieuses de réforme à notre système de pension légale par répartition qui en a tant besoin.
 
D’autre part, la crise financière que nous connaissons ne manque pas également de poser des questions tout particulièrement dans le domaine des pensions complémentaires par capitalisation. Plongés dans les miasmes persistants de cette crise financière qui n’en finit pas de nous accabler jour après jour, nous sommes en droit de nous interroger sur ses effets sur nos retraites de demain.
 
Nul n’ignore sur le thème de l’avenir de nos pensions les risques démographiques qui pèsent sur nos régimes de sécurité sociale fonctionnant par répartition (rappelons que la logique de la répartition repose sur le transfert immédiat des cotisations des actifs vers les retraités à l’opposé de la capitalisation où chacun épargne pour lui-même).
 
Un triple phénomène viendra largement chahuter l’équilibre des systèmes par répartition dans les prochaines décennies: l’allongement constant de notre espérance de vie, un niveau durablement insuffisant de la natalité et l’arrivée en masse à la retraite des générations du baby-boom.
 
Face à cette dérive que beaucoup nous prédisent, parfois avec un mélange consommé de catastrophisme et d’intérêt plus ou moins dissimulé, ne nous a-t-on pas vanté les mérites indiscutables de l’épargne et de la capitalisation? Et voilà que par cette chute sans précédent des marchés financiers, ce qui devait nous permettre de compenser les faiblesses de la répartition est à son tour atteint de doutes et d’atonies.
 
Les piliers de la retraite se fissurent les uns après les autres. Les plus grands fonds de pension américains ont perdu à l’instar des autres gestionnaires de portefeuilles des montants considérables en quelques mois. Des salariés, de bonne foi et plus ou moins convaincus, ont investi des sommes considérables dans leur propre entreprise, espérant constituer ainsi un patrimoine "messianiquement" à la hausse et leur permettant à la retraite de disposer de ressources confortables.
 
Quelques mois d’agitation boursière ont remis en question ces certitudes. Des épargnants arrivant à l’âge de la retraite réalisent subitement qu’ils ont perdu une part significative de l’épargne de toute une vie. Faut-il pour autant "jeter le bébé avec l’eau du bain", abandonner cette idée de capitalisation, se recroqueviller sur la répartition et attendre avec fatalité la crise démographique qui pourrait nous affecter après cette crise financière?
 
Ce serait bien sûr là tomber de Charybde en Scylla. La faiblesse d’un système ne renforce nullement l’autre! On ne résout pas un problème dans son jardin en semant le doute et le désordre dans le jardin du voisin. Cette crise financière doit plutôt nous inciter au sein de chacun des systèmes à réfléchir et oser les réformes qui s’imposent.
 
Une première observation devenue évidente est que les deux systèmes (répartition et capitalisation) comportent tous les deux des risques considérables; il n’est pas crédible d’en opposer l’un à l’autre en le présentant comme un remède absolu. Ainsi, les réformes visant à transformer entièrement nos systèmes de sécurité sociale par répartition en régimes de capitalisation (telles que par exemple les réformes entreprises en Amérique Centrale et du Sud) ne sont définitivement plus des exemples crédibles à suivre pour autant qu’ils aient pu l’être précédemment.
 
Ceci est sans doute la première leçon de cette crise en ce qui concerne les retraites. Mais renoncer pour autant à la capitalisation et tout investir dans la répartition serait tout aussi irresponsable compte tenu des risques démographiques rappelés plus haut. Face aux incertitudes qui pèsent sur les deux systèmes, (incertitude financière pour la capitalisation, incertitude démographique pour la répartition) la solution de bons sens est la diversification et le recours à une architecture des retraites mélangeant harmonieusement (et sans idéologies du passé) répartition et capitalisation.
 
Encore faut-il mettre en place dans les deux cas des systèmes adéquats qui puissent le mieux possible amortir les effets des crises. La vraie question des retraites n’est donc définitivement plus la guerre stérile entre les ayatollahs de la répartition et les aficionados de la capitalisation mais bien comment dans un système marchant sur deux jambes, se doter de deux structures toutes les deux viables.
 
Quelques leçons
 
Dans ce domaine, la crise financière actuelle nous apporte indiscutablement pour la partie en capitalisation quelques leçons utiles mais aussi quelques pièges. La situation de nouveaux retraités américains ayant perdu dans les quelques mois précédant leur pension parfois plus de la moitié d’un patrimoine, constitué années après années, ne peut que nous interpeller.
 
Les évolutions récentes des places financières pourraient donc nous inciter à recommander à l’avenir pour nos retraites exclusivement des actifs peu risqués, de type obligataires et abandonner l’idée d’investir "sa retraite en bourse". Il s’agit là d’un réflexe typique du "court-termisme" qui caractérise tant nos sociétés dans tous les domaines. Il faut redire ici que les actions et autres placements dans l’économie réelle constituent depuis toujours sur le long terme le meilleur investissement.
 
Or la dimension du temps joue un rôle essentiel en matière de retraite. On comprendra sans peine que pour un jeune salarié de 30 ans épargnant pour sa pension, l’horizon temporel est tout autre que pour un travailleur de 64 ans à la veille d’être pensionné. La finance moderne et ses règles de comptabilisation (philosophie de la "market value" appliquée de manière absolutiste) incitent pourtant à se focaliser sur les valeurs du jour et induit des peurs artificielles pouvant à leur tour déboucher sur des stratégies financières sans doute prudentes mais médiocres en rentabilité.
 
Le jeune salarié de 30 ans qui ne touchera sa retraite au plus tôt que dans 30 ans doit-il aujourd’hui face aux marasmes boursiers renoncer à tout investissement risqué et ne plus quitter le rivage des obligations d’Etat? Ce serait assurément une grave erreur de perspective. Le temps joue en sa faveur. Aux crises d’aujourd’hui succéderont comme il en a toujours été, des périodes d’euphorie, et le lissage sur plusieurs décennies se fera de lui-même tout en garantissant un rendement largement supérieur à des taux d’intérêt.
 
En matière de retraite, on peut d’ailleurs montrer d’un point de vue macroéconomique que la capitalisation ne joue vraiment son rôle complémentaire par rapport à la répartition que moyennant le recours à des investissements de type actions dans l’économie réelle. Un régime en capitalisation exclusivement investi en obligation d’Etat n’est en réalité pas très différent d’un régime en répartition. S’il faut donc garder les investissements en actions au cœur du dispositif de la capitalisation, il faut aussi veiller à éviter le syndrome du "dégonflement" de l’épargne la veille de la retraite! Dans ce contexte des stratégies de type "life style" existent et sont certainement à mettre en avant plus que jamais.
 
Question d’âge
 
Ces fonds consistent à adapter la stratégie financière en fonction de l’âge. En début de carrière, l’investissement est quasi exclusivement en actions, ensuite la proportion d’actions diminue et le patrimoine migre progressivement vers un portefeuille quasi obligataire lorsqu’on se rapproche de l’âge de la retraite. Ces produits illustrent parfaitement l’importance du facteur temps en finance: le même titre financier ne peut pas s’apprécier de la même façon selon qu’il est potentiellement destiné à une revente rapide ou un investissement sur le long terme (il s’agit là précisément d’un point que les prescripteurs dogmatiques des nouvelles normes comptables ont oublié). C’est sans doute là une autre grande leçon de cette crise financière.
 
On a beaucoup parlé de l’opposition entre la finance et l’économie réelle. On pourrait également opportunément opposer le court-termisme à la nécessité de visions long terme. Et les retraites constituent à l’évidence un domaine où le long terme règne. Qu’il s’agisse dans cette matière des retraites, de normes comptables, de règles de solvabilité ou encore de stratégies d’investissement, sortons donc des canevas convenus imposés par des financiers et des comptables "le nez sur l’événement" et intégrons dans nos raisonnements le facteur du temps.
 
Analyser les risques dans leur structure spatiale mais aussi temporelle, voilà un beau défi posé par la crise que nous vivons et qui s’adresse si bien aux actuaires chargés de dessiner l’architecture de nos retraites de demain, qu’il s’agisse de répartition ou de capitalisation.


 
 

Citation :

Pierre devolder  
Professeur UCL, Institut des Sciences Actuarielles pierre.devolder@uclouvain.be www.actu.ucl.ac.be/staff/devolder/pdevolder.html Les piliers de la retraite se fissurent les uns après les autres. Plus que jamais, le sujet figure au cœur de l’actualité.


 
http://www.lalibre.be/economie/lib [...] crise.html
 
Clair, net, précis.

n°22590793
Betcour
Building better worlds
Posté le 15-05-2010 à 15:59:32  profilanswer
 

Ernestor a écrit :

Enfin là on nage quand même en plein n'importe quoi : personne ne paye plus cher son loyer que son prêt quand il s'agit de sa résidence principale.


Soit :
a) un type qui emprunte à 5% pour acheter sa maison. Il a un super crédit subprime ARM où il ne paye que les intérêts les premières années : 5% du prix de la maison
b) un type qui met en location sa maison. Il a un crédit à 5% sur le dos donc il loue avec une rentabilité de 6%
 
Lequel des deux paye la plus grosse mensualité ? Ah ben oui des crédits où on paye que les intérêts c'est n'importe quoi, sauf si on a pas les moyens de payer plus et qu'on espère revendre rapidement avec une plus value, ce que beaucoup ont justement tenté de faire...


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°22590807
Betcour
Building better worlds
Posté le 15-05-2010 à 16:01:12  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :

A moins de changer le comportement humain (good luck with that), ton petit laïus ne sert qu'à masquer une incompétence/négligence manifeste des établissements de crédit.


Ah mais ils ont toute leur responsabilité. Par contre il faut aussi arrêter de dire qu'ils ne sont que seuls responsables, leurs clients aussi ont déraillés, et pas seulement par ignorance mais par la même cupidité qui motivait les banques.


Message édité par Betcour le 15-05-2010 à 16:02:20

---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°22590846
Profil sup​primé
Posté le 15-05-2010 à 16:08:36  answer
 

limonaire a écrit :

 

Ah la belle rhétorique du Parti de Gauche (ou du NPA, ou du PCf, tout ça c'est un peu pareil) : voilà, tu m'as découvert, je me réjouis de voir les gens s'appauvrir, la misère me donne des frissons d'extase.
 
Bon les peuples européens, ce n'est pas que toi, j'en fait partie aussi (père ouvrier, mère femme de ménage et soeur smicarde, et je ne prétends pas parler en leur nom, hein : tu vois, pour quelqu'un qui sait tout... Je trouve ça d'ailleurs très arrogant de parler au nom du peuple : mais le peuple majoritairement a voté pour Sarkozy par exemple. Ces 53%, ils ne font pas partie du peuple ? le peuple c'est uniquement les 47% qui ont voté à gauche, voire les 7% qui votent Front de gauche ? Mais alors, les autres sont quoi : des rentiers, ou un lumpenprolétariat qui se laisse abuser par les dominants ? C'est quand même un drôle de discours, que les gens entonnent avec un sérieux mélodramatique qui m'étonne toujours... Mitterrand parlait lui de peuple de gauche : je trouvais ça plus classe.

 

Et à part ça, t'es allé voir l'expérience suédoise (ou la gestion de la crise en Australie : instructif aussi) ?

 

La suède a aussi a cédée  aux sirènes du capitalisme néolibéral, et je me fous royalement de ce qu'on nous présente comme un modèle, parce que justement je n'y  vis pas. Présenter un pays avec des stats, des chiffres et des courbes est pour moi caricatural, parce qu'on ne montre que ce qu'on veux mettre en avant.

 

C'est bien dans l'ère néolibéral de montrer la vie à travers des stats et des chiffres qui sont pour la plupart sinon faux, fortement biaisés. Ils ne montrent que ce que le système néolibéral veux bien montrer  étant donné que ses plus zélés partisans sont aux commandes de tous les leviers. Je préfère de loin l'histoire, pour regarder ce qui n'est qu'un éternel recommencement.

 

Tu n'arrêtes pas parler du déficit et de la dette de l'état, alors qu'il n'est que résultat du formidable travail néolibéral du démontage de ses même états. Demain si les états le veulent vraiment, ils peuvent dire stop et faire payer aux spéculateurs leur travail de démolition. C'est pas ce que tu veux moins d'état ? pour plus d'anarchies, gabegies, ou les riches pourront tourner autour du veau d'or, pendant que les pauvres aiguiseront leurs couteaux, faute de nourriture.

 

Je te conseil vraiment d'écouter Généreux ou il explique parfaitement comment ce débarrasser d'une dette qui n'en est pas vraiment une.

 

Message cité 2 fois
Message édité par Profil supprimé le 15-05-2010 à 16:28:26
n°22590863
Betcour
Building better worlds
Posté le 15-05-2010 à 16:10:28  profilanswer
 

el muchacho a écrit :

Autant dire que savoir si t'es capable de payer dans 5 ans, c'est le cadet de ses soucis


C'est souvent aussi le cadet des soucis de l'emprunteur : aux USA on refinance régulièrement son crédit, et en pleine bulle immobilière beaucoup espéraient faire un profit rapide en vendant au bout de 2-3 ans (voire 6 mois et un coup de peinture). Le crédit immobilier américain n'a pas grand chose à voir avec celui en France où la plupart des gens se trainent le même contrat dans la même banque pendant 25 ans (s'ils ne revendent pas avant).
 

Citation :

On a tenté de me vendre un membership à une chaine d'hotels il y a quelques années quand j'étais en vacances. Un truc qui te donne droit à de grosses réducs à vie dans les hotels de la chaîne, ça ne coûtait "que" 50 000$ ou un truc comme ça [:petrus75].


Euh enfin là c'est du timesharing, le secteur est connu pour avoir la palme de la pression commerciale, des fois ils offrent même le voyage si tu t'engages à passer 1/2 journée à écouter leur pitch :D


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°22590899
Betcour
Building better worlds
Posté le 15-05-2010 à 16:16:35  profilanswer
 

el muchacho a écrit :

tu n'es pas au courant que des millions de gens qui "s'en sont mis plein les fouilles" sont à la rue et endettés jusqu'au cou ? [:payzan]


Je regarde pas le JT de Pernaud, non.
 
Parce qu'aux USA la dette hypothécaire est effacée quand la maison est saisie (ça fera que la 50ème fois que je le ré-explique  :sarcastic: ), donc si on t'expulse ta dette est effacée, même si la maison ne vaut plus rien du tout.
 

Citation :

Tu te rends bien compte que ce que tu dis n'as aucun sens, car s'ils "s'en étaient mis plein les fouilles" comme tu dis si élégamment, ils auraient été capable de payer et ils n'auraient pas perdu la barraque, et il n'y aurait pas eu de crise des subprimes ?


Dans une bulle y'a des perdants et des gagnants : tant que la musique joue tout le monde s'enrichit, mais ceux qui sont encore sur le marché quand la musique s'arrête sont les perdants de l'affaire. Les pertes colossales des banques c'est pas de l'argent qui s'est mystérieusement évaporé hein, il est allé quelque part, et ce quelque part c'est les particuliers qui ont vendus leur baraque (à des acheteurs qui eux ont emprunté et fait défaut).
 

Citation :

Et puis ce raisonnement intéressant: les mecs n'ont "rien investi", t'es en train de nous dire qu'ils n'ont rien payé pendant 10 ans ? [:doc petrus]


Rien de plus qu'un gros loyer pour être logé.


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°22590918
Profil sup​primé
Posté le 15-05-2010 à 16:20:39  answer
 

Betcour a écrit :


C'est souvent aussi le cadet des soucis de l'emprunteur : aux USA on refinance régulièrement son crédit, et en pleine bulle immobilière beaucoup espéraient faire un profit rapide en vendant au bout de 2-3 ans (voire 6 mois et un coup de peinture). Le crédit immobilier américain n'a pas grand chose à voir avec celui en France où la plupart des gens se trainent le même contrat dans la même banque pendant 25 ans (s'ils ne revendent pas avant).
 

Citation :

On a tenté de me vendre un membership à une chaine d'hotels il y a quelques années quand j'étais en vacances. Un truc qui te donne droit à de grosses réducs à vie dans les hotels de la chaîne, ça ne coûtait "que" 50 000$ ou un truc comme ça [:petrus75].


Euh enfin là c'est du timesharing, le secteur est connu pour avoir la palme de la pression commerciale, des fois ils offrent même le voyage si tu t'engages à passer 1/2 journée à écouter leur pitch :D


 
Sacré modèle les ricains, ou les universitaires sortent de l'ecole avec une dette sur 20 ans. Forcement sont condamnées aux travaux forcés. On dit que les ricains bossent dures, rien n'est plus faux, le système les condamne au crédit a vie.  :o

n°22590939
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 15-05-2010 à 16:25:27  profilanswer
 


 
1) Moins d'Etat pour plus d'anarchie : c'était l'anarchie dans les années 60 ? à part de Gaulle et sa chienlit, pas vraiment. Bref, on vit sur du fantasme : un peu moins d'Etat et les gens, incapables de se prendre en main, ou trop faibles face à la force implacable du marché (dont les gens font partie quand même), se retrouveraient jetés dans la misère. Heureusement, Big Mother est là...
 
2) Eh bien, va recueillir des témoignages sur la Suède, si les stats te déplaisent, et on en reparle. Mais c'est bien connu, les Suédois, depuis cette cure d'austérité, cette casse du service public à laquelle ils ont procédé (c'est bien comme ça qu'on dit?), vivent dans la misère
 
3) Généreux, j'ai écoute. J'ai bien aimé le passage où il dit que l'Etat aurait du responsabiliser les banques en les laissant faire faillite, qui à faire jouer l'assurance dépôt pour les déposants. je suis sur la même ligne. Etonnant aussi quand il dit qu'il faut équilibrer le budget de fonctionnement, seuls les investissements publics pouvant être financés par de la dette publique : je signe aussi, mais je ne suis pas sûr que le parti de gauche signe également. Le reste est quand même sympathique mais quand même :
- il nous oriente vers un Etat européen fédéral, pour avoir un budget fédéral suffisamment important pour amortir les crises. Mais qui contrôlera cet Etat bien lointain ? déjà que certains se plaignent d'un fonctionnement démocratique insuffisant en France : alors en Europe ! C'est déjà l'ère du déficit démocratique : si on donne plus de pouvoir à l'UE en dépossédant les nations de leur budget, où seront les contre-pouvoirs ? Au passage, vous vous tirez une balle dans le pied : la perspective que vos idées soient majoritaires en France sont faibles, amis existent si vous vous alliez au PS. Mais en Europe, votre discours est ultra-minoritaire : confier un pouvoir budgétaire à l'UE c'est confier le pouvoir au PPE et au PSE ! Le Traité de Lisbonne, c'est du pipi de chat à côté !
- il ressort de vieilles recettes keynésiennes : on connaît la chanson. Mais le personne est sympathique, c'est certain...
 
 

n°22590970
Camelot2
Posté le 15-05-2010 à 16:29:38  profilanswer
 


 
[:violon]
 
Oui oui, les chiffres sont faux/biaisés sauf quand ils vont dans votre sens. C'est bien connu.

n°22591053
Profil sup​primé
Posté le 15-05-2010 à 16:42:45  answer
 

Citation :

L'économie connaît sa crise la plus grave depuis la Seconde Guerre mondiale, selon Jean-Claude Trichet
 
 
Le président de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet, a estimé que l'économie européenne connaissait sa crise la plus grave depuis la Seconde Guerre mondiale, dans une interview à paraître lundi dans l'hebdomadaire allemand "Der Spiegel".  
 
"Il n'y a aucun doute que l'économie se trouve dans la situation la plus difficile depuis la Seconde Guerre mondiale, voire depuis la Première", a affirmé M. Trichet.
 
"Nous avons vécu et vivons des moments vraiment dramatiques", ajoute-t-il, en établissant un lien entre la crise récente dans la zone euro et la chute de la banque américaine Lehman Brothers en 2008. "Les marchés ne fonctionnaient plus", a-t-il constaté. A


 
La faute a qui gros malin. A vouloir construire une europe sans fondation (le peuple) la maison ne peut que s'écrouler, surtout si elle a etait conçue pour 9 etages et qu'on en a ajouté 20.  
 
Cela fait plus de dix ans qu'on dit qu'on va dans le mur, avec cette vision néolibéral du marché libre et bien faussé. Mettre en concurrence 27 pays pour se faire une guerre commerciale et ensuite appeler ça une Union...c'est, c'est... J'ai même pas de mots assez durs pour qualifier ça :fou:  :fou:  :fou:

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 15-05-2010 à 16:43:54
n°22591065
Profil sup​primé
Posté le 15-05-2010 à 16:45:36  answer
 


 
 
JC Trichet aligne un joli MOTO de compet  [:obvious] et parle pour ne rien dire
 
quand a l'argument de la gueguerre commerciale ... :/

n°22591101
Profil sup​primé
Posté le 15-05-2010 à 16:51:32  answer
 

 

L'année ou entre en vigueur le Traité de Lisbonne, la maison s'écroule. Tout un symbole pour les partisans du NON, qu'on a cessé de trainer dans boue et regardé de si haut .  :o

Message cité 2 fois
Message édité par Profil supprimé le 15-05-2010 à 16:53:19
n°22591117
Profil sup​primé
Posté le 15-05-2010 à 16:54:04  answer
 


Genre les événements vous donnent raison. T'as pas plus fumeux ? C'est tout la faute de la méchante Europe (en place depuis 57) et du traité de Lisbonne.


Message édité par Profil supprimé le 15-05-2010 à 16:57:12
n°22591132
Camelot2
Posté le 15-05-2010 à 16:57:04  profilanswer
 

Ha bah oui, la crise financière liée au traité de Lisbonne, fallait y penser à ça.  :D

n°22591184
le_noob
Posté le 15-05-2010 à 17:08:00  profilanswer
 


+10000
 
Mais y en a toujours qui croit qu'il y aura toujours des nouveaux emplois pour compenser, sans prendre la peine de faire le calcul. Alors que le taux de chômage est un bon indicateur, mais selon eux il est dû aux SMIC et autre RMI, alors que ceux-ci sont venus justement après, une fois que le plein emploi n'était plus là.

n°22591196
Profil sup​primé
Posté le 15-05-2010 à 17:11:32  answer
 


 
 
c'est plus l'euro qui est mis en cause que le traité de lisbonne m'enfin bref

n°22591210
Profil sup​primé
Posté le 15-05-2010 à 17:13:29  answer
 

le_noob a écrit :


+10000
 
Mais y en a toujours qui croit qu'il y aura toujours des nouveaux emplois pour compenser, sans prendre la peine de faire le calcul. Alors que le taux de chômage est un bon indicateur, mais selon eux il est dû aux SMIC et autre RMI, alors que ceux-ci sont venus justement après, une fois que le plein emploi n'était plus là.


 
 
les vieilles rhétoriques démontées pas plus de 150 fois ca devient pénible
 
la mondialisation responsable de la désindustrialisaiton responsable du chomage
 
 :sleep:  :sleep:  [:hephaestos]

n°22591215
Profil sup​primé
Posté le 15-05-2010 à 17:14:29  answer
 

 

Non, c'est un tout :o

 

Et puis fait semblant de pas comprendre, c'est tellement plus facile  :pfff:  :pfff:

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 15-05-2010 à 17:23:36
n°22591248
Esska
Posté le 15-05-2010 à 17:17:50  profilanswer
 


Ouais parce que c'est tout pourri, tout à jeter :o

n°22591296
le_noob
Posté le 15-05-2010 à 17:22:16  profilanswer
 

peaceful a écrit :

chut zmed chuuuut


 [:capitalist haha]

n°22591378
Profil sup​primé
Posté le 15-05-2010 à 17:32:20  answer
 

Esska a écrit :


Ouais parce que c'est tout pourri, tout à jeter :o

 

Non, mais tout va bien., le système est parfait . On redistribue les cartes on recommence... comme avant.


Message édité par Profil supprimé le 15-05-2010 à 17:32:57
n°22591637
el muchach​o
Comfortably Numb
Posté le 15-05-2010 à 18:01:54  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Je regarde pas le JT de Pernaud, non.

 

Parce qu'aux USA la dette hypothécaire est effacée quand la maison est saisie (ça fera que la 50ème fois que je le ré-explique  :sarcastic: ), donc si on t'expulse ta dette est effacée, même si la maison ne vaut plus rien du tout.


 Sauf qu'accuser les gens qui se font saisir de "s'être gavés", sérieux c'est gerbant. Je doute que quiconque se fasse saisir de gaieté de coeur.
S'il y a eu une bulle immobilière, c'est que les banques l'ont bien voulu.
"Moreover, during the boom, it was the banks that helped drive prices to unrealistic levels by lowering credit standards and unleashing a wave of speculative housing demand." écrit le NY Times.
Elles ont joué imprudemment, elles ont perdu. Tant pis pour elles. Là où le bat blesse, c'est qu'en fait, ce n'est pas elles qui ont payé leurs erreurs, mais le contribuable.

Betcour a écrit :


Dans une bulle y'a des perdants et des gagnants : tant que la musique joue tout le monde s'enrichit, mais ceux qui sont encore sur le marché quand la musique s'arrête sont les perdants de l'affaire. Les pertes colossales des banques c'est pas de l'argent qui s'est mystérieusement évaporé hein, il est allé quelque part, et ce quelque part c'est les particuliers qui ont vendus leur baraque (à des acheteurs qui eux ont emprunté et fait défaut).


Non ça n'est pas comme ça que ça s'est passé, et si justement, l'argent s'est évaporé: à cause des saisies dans des quartiers entiers, la bulle immobilière a éclaté, le marché s'est retrouvé soudainement encombré de logements vides et quasi neufs souvent placés dans des endroits reculés, s'est écroulé, et les banques ne pouvaient même pas les revendre à un prix décent. Donc plutôt que de chercher à les revendre, les plus malignes (et les moins scrupuleuses) se sont débarrassés des crédits hypothécaires qui ne valaient plus rien en les revendant sous la forme de CDO toxiques. Et ont bénéficié du plan de sauvetage américain. Les particuliers n'ont évidemment pas reçu un sou la-dedans.

 
Betcour a écrit :

Citation :

Et puis ce raisonnement intéressant: les mecs n'ont "rien investi", t'es en train de nous dire qu'ils n'ont rien payé pendant 10 ans ? [:doc petrus]


Rien de plus qu'un gros loyer pour être logé.


Sauf que ça n'était pas un loyer, mais un achat. Et s'ils ne pouvaient plus payer sur la fin, c'est que ça n'était pas juste "un gros loyer". Par ailleurs, la plupart des gens qui peuvent payer continuent à le faire, même si la valeur de leur logement s'est écroulée bien en-dessous de ce qu'ils ont déjà payé. Mais bien sûr, Betcour va accuser les gens de s'être engraissés sur le dos des banques, alors que c'est effectivement le contraire qui s'est passé.

Message cité 1 fois
Message édité par el muchacho le 15-05-2010 à 19:38:25

---------------
Les aéroports où il fait bon attendre, voila un topic qu'il est bien
n°22591698
Gueux76
Posté le 15-05-2010 à 18:07:32  profilanswer
 

Citation :

Ah effectivement, tu m'apprends quelque chose. Tu as un lien qui détaille cela ?


 
Ce sont des prêts hypothécaires, c'est à dire que le prêt est garanti par le bien (ici la maison). Donc si défaut t'as la garantie qui saute, la banque récupère la maison qui ne vaut plus rien et toi t'es à la rue. Win-Win  :o

n°22591741
le_noob
Posté le 15-05-2010 à 18:12:18  profilanswer
 

limonaire a écrit :


Les hommes sont tous des homo sapiens, avec le même cerveau, le même codage génétique, etc : le but d'une science humaine comme l'économie est alors de découvrir le fondement ultime de l'agir humain chez tous les homo sapiens, au-delà des faits historiques, sociaux ou culturels. Découvrir des lois humaines universels, en tout temps, en tout lieu.


Ouais en faite c'est carrément le sujet, voir l'axiome, qui est foireux  :sweat:  
 
De plus ces lois humaines universelles que tu cherches ont les connais plus ou moins déjà et sont très basiques. Elles ne suffisent pas à entretenir une civilisation. Ce que l'humain a de différent avec d'autres animaux c'est qu'il est capable d'adapter son comportement de manière très profonde et durable. Et le mécanisme qui permet cet adaptation c'est la raison, la logique.
 
A la limite il est beaucoup plus intéressant de savoir comment le cerveau fait physiquement pour raisonner, que d'aborder le problème sous l'angle économique.

n°22591751
le_noob
Posté le 15-05-2010 à 18:14:28  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Mais si toi tu sais que ça peut arriver, la banque aussi, non ? elle augmentera alors ses FP pour l'éviter.
 
Tu me diras : non, si elle est la seule à le faire, car elle diminue sa rentabilité. Sans doute. Mais la responsabilité, ça s'apprend en plusieurs fois, pas une seule. Au bout de plusieurs récessions menant à la faillite de banques trop risk takers, les banques développeront des règles empiriques de fonds propres et de prises de risques. Une sorte d'effet d'expérience, d'apprentissage progressif par tâtonnement. C'est un ordre spontané, en fait : Ok, ça prend du temps, avec peut-être du bordel. C'est toujours le même problème de la transition de système irresponsables vers des systèmes responsables...


Et ce n'est pas ce qu'on fait en ce moment même, et depuis toujours ?

n°22591799
alien cons​piracy
hardtrance addict
Posté le 15-05-2010 à 18:19:11  profilanswer
 

Gueux76 a écrit :

Citation :

Ah effectivement, tu m'apprends quelque chose. Tu as un lien qui détaille cela ?


 
Ce sont des prêts hypothécaires, c'est à dire que le prêt est garanti par le bien (ici la maison). Donc si défaut t'as la garantie qui saute, la banque récupère la maison qui ne vaut plus rien et toi t'es à la rue. Win-Win  :o


Sources ? J'ai pas réussi à trouver.  :D

mood
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