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La crise actuelle sera...




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Auteur Sujet :

[ECO] Can it run Crises ?

n°22585158
Profil sup​primé
Posté le 14-05-2010 à 22:51:29  answer
 

Reprise du message précédent :

Gueux76 a écrit :


 
Jsuis en charge du café et des photocopies, j'ai bon espère d'être promu à la relieuse bientôt  :o


 
 [:bledi51]

mood
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Posté le 14-05-2010 à 22:51:29  profilanswer
 

n°22585159
moonboots
Posté le 14-05-2010 à 22:51:29  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Alors que sans ça, les entreprises auraient jamais essayées d'améliorer leur productivité  :o  
 
D'ailleurs dans des pays sans politique sociale, on taille encore des silex.


tu limites fortement ta productivité, forcément

n°22585227
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 14-05-2010 à 22:54:07  profilanswer
 

The NBoc a écrit :


Le salaire brut à l'embauche, dans ma boite, a baissé, le salaire net a baissé encore plus et le pouvoir d'acaht s'est effondré.
 
Ca suffit pas à condamner de but en blanc tout et n'importe quoi, ça incite à réfuter, et à analyser les dysfonctionnement. Et surtout, ça incite à ne pas partir de l'idéologème "c'était là pendant la révolution industrielle et jusqu'à maintenant, y'a pas de raisons que ça soit pas bon".


 
Quel secteur ?
Pendant la crise ?
 
De toutes façons, rien n'est garanti : le Pib de la France peut très bien s'effondrer de 30% l'an prochain. Qui sait ? Le Pib, les revenus, les salaires ne sont pas des stocks mais des flux... Le capitalisme ne garantit rien, sauf peut-être de faire mieux en moyenne que des systèmes planifiés. C'est tout.

n°22585269
The NBoc
Quo Modo Deum
Posté le 14-05-2010 à 22:56:07  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Non mais attends, sois sérieux, quand même. Le rapport interdécile est de 1 à 3,3 aujourd'hui. Il y a bien un moment où la réduction d'inégalités s'arrêterait, non ? ou tu penses vraiment qu'on arrivera linéairement à une égalité parfaite et que tout écart par rapport à cette course linéaire serait atroce ?


Je ne suis pas en mesure de te répondre : tu parles d'un indicateur que je ne connais pas bien. Tu parles de la différence de revenu entre déciles consécutifs, en faisant la moyenne de ces 9 différences?
 

limonaire a écrit :


Augmenter ou réduire les inégalités ne veut rien dire en soi : tout dépend u niveau de départ.
 
Pour le reste je décris un système aussi objectivement que je le puis, en me trompant parfois sans doute : ça n'enlève rien à ma préférence pour des systèmes redistributifs. Je ne suis pas libertarien!  


Justement, on est a un point actuel ou il y'en a trop. Et c'est subjectif. Et c'est idéologique, et quand je vote, si je vote, je sais pourquoi je le fais.


---------------
it is difficult to get a man to understand something when his salary depends on his not understanding it   -   La lecture est un stratagème qui dispense de réfléchir   -   Et les Shadocks pompaient, pompaient...
n°22585293
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 14-05-2010 à 22:57:17  profilanswer
 

moonboots a écrit :


oui, gains de productivité gagnés grâce à des politiques d'inspiration sociale : éducation, recherche, santé, services publics, etc...
je veux juste relativiser l'importance que tu sembles donner à la course au profit et à l'individualisme exacerbé dans les progrès que connaît l'humanité


 
Je trouve ça très bien aussi. Mais il faut savoir que c'est au prix d'une moindre croissance et d'un chômage plus élevé. C'est tout. il faut en connaître le prix.
 
Quant à "course au profit, individualisme exacerbé", ça ne caractérise pas typiquement le libéral. C'est un raccourci et même une confusion.

n°22585337
Camelot2
Posté le 14-05-2010 à 22:59:32  profilanswer
 

Gueux76 a écrit :


 
Jsuis en charge du café et des photocopies, j'ai bon espère d'être promu à la relieuse bientôt  :o


 
Le rêve américain.  :love:  
 

n°22585349
The NBoc
Quo Modo Deum
Posté le 14-05-2010 à 23:00:08  profilanswer
 

limonaire a écrit :

 

Et on pourrait le balayer d'un revers de la main, par utilitarisme ? Je comprends ce qui te gêne, et pourtant, on est là face à un problème philosophique redoutable...


Je ne suis pas pour la spoliation comme vertue morale, j'ai juste été déformé par mes parents qui ont inscrit en moi une forte composante égalitaire, qui me fait par nature craindre le concept de propriété, tout en comprenant qu'il ne s'agit pas betement de le supprimer. Mais en aucun cas de l'adorer.
Cad que l'utilitarisme au nom de l'égalité peut tout a fait justifer s'attaquer à la propriété. De toute façon si tu dis être pour la redistribution, in fine toi aussi, c'est juste la symbolique sémantique, presque, qui te dérange.

Message cité 2 fois
Message édité par The NBoc le 14-05-2010 à 23:01:46

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n°22585376
Betcour
Building better worlds
Posté le 14-05-2010 à 23:01:12  profilanswer
 

moonboots a écrit :

tu limites fortement ta productivité, forcément


Déjà c'est une déviation de ce que tu affirmais (je sais je pinaille mais les mots ont un sens)
 
Ensuite la formation, la santé, etc. ça se fait aussi sans "les avancées sociales de la gauche", des états sont tout aussi avancés en laissant le privé s'en charger. Les gains de productivité ce sont des gains financiers directs pour les entreprises, elles sont donc naturellement motivées à en faire, quoi que fasse l'état.


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"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°22585415
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 14-05-2010 à 23:03:29  profilanswer
 

The NBoc a écrit :


Je ne suis pas pour la spoliation comme vertue morale, j'ai juste été déformé par mes parents qui ont inscrit en moi une forte composante égalitaire, qui me fait par nature craindre le concept de propriété, tout en comprenant qu'il ne s'agit pas betement de le supprimer. Mais en aucun cas de l'adorer.
Cad que l'utilitarisme au nom de l'égalité peut tout a fait justifer s'attaquer à la propriété. De toute façon si tu dis être pour la redistribution, in fine toi aussi, c'est juste la symbolique sémantique, presque, qui te dérange.


 
Oui, c'est un peu ça : j'interroge les concepts et je les pousse au bout pour bien les comprendre et éviter le bricolage idéologique. Mais, bon, j'en fais aussi du bricolage idéologique...

n°22585502
peaceful
beati pauperes spiritu
Posté le 14-05-2010 à 23:08:21  profilanswer
 

Gueux76 a écrit :


 
Jsuis en charge du café et des photocopies, j'ai bon espère d'être promu à la relieuse bientôt  :o


 
On est tous passés par là :o
 
Tiens ça me fait penser à un truc plutôt pour les banquiers d'aff, mais je suis sûr que ça va te rappeler des souvenirs :D
 


---------------
"Tout en ne cherchant que son intérêt personnel, il travaille souvent d'une manière bien plus efficace pour l'intérêt de la société, que s'il avait réellement pour but d'y travailler."
mood
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Posté le 14-05-2010 à 23:08:21  profilanswer
 

n°22585532
Profil sup​primé
Posté le 14-05-2010 à 23:10:02  answer
 

The NBoc a écrit :


Je ne suis pas pour la spoliation comme vertue morale, j'ai juste été déformé par mes parents qui ont inscrit en moi une forte composante égalitaire, qui me fait par nature craindre le concept de propriété, tout en comprenant qu'il ne s'agit pas betement de le supprimer. Mais en aucun cas de l'adorer.
Cad que l'utilitarisme au nom de l'égalité peut tout a fait justifer s'attaquer à la propriété. De toute façon si tu dis être pour la redistribution, in fine toi aussi, c'est juste la symbolique sémantique, presque, qui te dérange.


C'est surement très bien mais je vois trop de mots compliqués enfilés sur la même brochette idéologique :o

n°22585614
The NBoc
Quo Modo Deum
Posté le 14-05-2010 à 23:13:37  profilanswer
 


Non clairement tu as raison c'est du barratin.
Je dis juste que les riches sont suffisament tellement riches qu'on peut justifier leur prendre un peu plus de fric pour le donner aux autres parce que c'est pas moral autant de différences entre les gens. :o


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n°22585634
peaceful
beati pauperes spiritu
Posté le 14-05-2010 à 23:14:30  profilanswer
 

Allez pour que vous ne vous sentiez pas en reste, en voilà un sur Goldman, abacus et les subprimes :D
 
http://beedeekay.com/2010/04/18/mr-p-and-the-abacus/


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"Tout en ne cherchant que son intérêt personnel, il travaille souvent d'une manière bien plus efficace pour l'intérêt de la société, que s'il avait réellement pour but d'y travailler."
n°22585792
Profil sup​primé
Posté le 14-05-2010 à 23:23:20  answer
 

Un peu de poésie pour les retardataires
http://www.dailymotion.com/video/x [...] ve_animals
Amusant  :D

n°22587721
Ernestor
modo-coco :o
Posté le 15-05-2010 à 02:17:12  profilanswer
 

limonaire a écrit :


Tu vois : tu ne comprends pas des mécanismes économiques de base. Je ne t'en veux pas  : tout le monde n'a fait d'études d'économie, et même parmi ceux qui en ont fait, ces mécanismes sont souvent très mal assimilés. Mais ça rend la conversation délicate, surtout quand on affirme es jugements à l'emporte-pièce.

 

Par exemple, tu confonds richesse (ou niveau de vie) et billets de banque. C'est une grave confusion. On peut imaginer une masse monétaire fixe de 100 billets de 200 euros soit 20.000 euros. Le progrès technique, le stock de capital, la quantité de travail sont tels que cela permet de produire 1000 biens. Chaque bien vaut alors 20 euros. Si maintenant, du fait d'un nouveau procédé, avec les mêmes hommes, on arrive à produire 2000 biens, ces hommes sont bien plus riches. Et pourtant, le nombre de billets est identique. L'ajustement se fera par la baisse des prix, chaque bien valant 10 euros seulement.

 

On voit que c'est la productivité réelle qui mesure la richesse, et non le revenu monétaire. Et quand la productivité double, le niveau de vie double, chacun ayant plus de biens à sa disposition, même si la quantité de monnaie est restée identique. Preuve qu'il n'est pas nécessaire de créer de la monnaie pour qu''il y ait augmentation du niveau de vie : dans mon exemple, c'est bien l'innovation qui a permis d'augmenter le revenu de chacun. Il y a croissance à masse monétaire constante, d'où une baisse des prix, çàd une déflation qui est tout sauf nuisible. C'est le schéma de la croissance au XIXè.


Je veux bien reconnaitre que je ne suis pas un expert en économie, c'est un fait. Mais j'ai du mal à recevoir des leçons de la part de quelqu'un qui a écrit ça. C'est bien gentil ta théorie mais t'oublies juste un léger détail en pratique : la répartition de la richesse créée. Parce que c'est pas la peine de s'emmerder avec ton magnifique système si la majorité ramasse des miettes du gateau pendant qu'une minorité s'empiffre.

 

Et là, tu vois, c'est un peu le cas en ce moment : comme l'a rappelé Zmed, la part des salaires dans le PIB a baissé de 10 points depuis les années 80. Comme je te le dit depuis tout à l'heure, les salariés sont de moins en moins payés. Ce qui n'empêche pas le pays globalement d'être évidemment toujours plus riches.  Donc affirmer comme ça que le niveau de vie double ça n'a aucun sens. Il faut regarder le niveau de vie de qui double, de quelle catégorie de personnes. Quand on a 4 millions de chômeurs, des smicards à tout va, on peut pas vraiment dire que la répartition soit bonne. C'est bien le souci.

Message cité 1 fois
Message édité par Ernestor le 15-05-2010 à 02:30:51
n°22587730
Ernestor
modo-coco :o
Posté le 15-05-2010 à 02:19:01  profilanswer
 

Magicpanda a écrit :

en fait ce qui est pénible dans l'argumentaire de Limo c'est qu'il ne change jamais en fonction des conditions économiques et sociales, c'est un peu comme le marxisme léninisme hérigée en catholicisme, la grille de lecture vient en premier, elle est infaillible et intrinsèquement vrai, tout ce que font les chercheurs qui ne rentrent pas dedans est immédiatement faux, et si la réalité ne colle pas, c'est la réalité qui est mal comprise puisque le modèle est vrai.
 
En gros "la terre est plate, la preuve je fais du vélo"
 
Alors c'est sympa ca fait son effet, c'est un exercice de style sympathique, une position hétérodoxe, mais une fois que ca tourne en vase clos c'est quand meme assez peu intéressant puisque ca ne tolère aucune complexification


Bien résumé, c'est exactement ça ;)
 
En gros c'est bien joli sur le papier, mais en pratique son discours ne sert à rien. Pourtant il l'assène avec virulence, tel celui qui sait et qui a compris.

n°22587777
Ernestor
modo-coco :o
Posté le 15-05-2010 à 02:28:06  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Non : grâce surtout aux gains de productivité.
 
Mais la gauche a joué un peu son rôle (et je m'en réjouis puisque j'ai voté pour elle régulièrement). Bon, il y a eu aussi des effets pervers...


 [:mouais]  [:tinostar]  [:xx_xx]  
 
Dis moi, il y a 2 options pour avoir fait cela.  
 
1) Tu défends un modèle de droite ultra-libéral parce que tu le trouves élégant ou efficace quelque part mais tu sais que ça sera un tel massacre niveau social que tu refuses de l'appliquer en pratique et donc tu votes à gauche
 
2) Tu penses être sincèrement de gauche mais tu ne percutes pas que tu es totalement de droite
 
Je suis troublé ...

n°22587804
Ernestor
modo-coco :o
Posté le 15-05-2010 à 02:37:27  profilanswer
 

limonaire a écrit :

 

Tu affirmes sans preuve que :  alors que c'est le manque de régulation qui est la cause du problème Prouve-le : pour moi, et je ne pense pas être le dernier des idiots (j'ai pas mal lu sur la question), c'est loin d'être évident. Je te trouve donc bien péremptoire sur la question. Je sais que ton opinion est majoritaire, ce qui te dispenses sans doute de l'argumenter (ce que je comprends finalement un peu) : c'est pour toi une évidence, d'autant plus qu'elle est partagée, y compris chez des gens intelligents. Pourquoi le troupeau se tromperait-il ? Mais pour moi, c'est une telle contre-vérité, un contre-sens tellement énorme (je pèse mes mots) que je suis toujours surpris qu'on se dispense de le prouver.

 

As-tu lu mon exemple sur l'automobile (c'est fatigant, on passe son temps à écrire de façon pédagogique et on a l'impression qu'on n'est pas lu) : il n'y a dans ce domaine, l'automobile, aucune norme de fonds propres, et ça marche pourtant très bien. Pourquoi faudrait-il des normes de FP dans les banques ? En fait, il en faut aujourd'hui, car les banques sont irresponsables, au sens où elles ne sont pas responsables en cas de faillite (l'Etat les renflouera) : d'où des prises de risques énormes et des FP indigents. Dans l'automobile, pas de prêteur en dernier ressort, pas de chevalier blanc : un constructeur sait que s'il fait les mauvais choix stratégiques et q'uil manque de FP, il fera faillite. Ca responsabilise. Il en irait de même dans un système bancaire moins régulé, sans prêteur en dernier ressort, et sans monopole d'émission. La prise de risques serait moins grande, car prendre des risques, ce serait disparaître.

 

Le libéralisme ne repose pas comme tu le supposes sur la vertu des hommes (comme le font les communistes) : il repose juste sur le principe de responsabilité. Tu paies tes propres erreurs : principe simple, brutal, mais qui permet d'en éviter pas mal.


Prouver quoi ? Je vais te prouver des choses triviales. C'est une perte de temps mais visiblement utile pour certains.

 

Avant cela, je rappellerai comme d'autres avant moi que ton parallèle sur l'automobile n'est pas pertinent. Parce que quand bien même un grand constructeur comme GM ou Renault disparait(rait), ça n'engendre pas une crise mondiale avec.

 

Pour la preuve, il faut te rappeler quoi ? Qu'on a laissé des charognards vendre des prêts à des gens qu'ils savaient à peine capables de rembourser et sans vérifier d'ailleurs leur capacité à rembourser ? Que des banques ont racheté les prêts de ces charognards, les ont mélangé à d'autres produits financiers pour en étaler la pourriture en espérant qu'en cas de problème, ça soit suffisamment dispersé pour ne pas engendrer de gros soucis. Que pendant ce temps là, l'état américain a laissé faire. Il n'a pas contrôlé la vente de ces prêts pourris ni comment les banques les géraient ensuite. Il n'a pas fait son boulot de contrôle. On notera qu'en France la régulation marche mieux vu que les subprimes y étaient interdites. Merci l'état français (même si Sarko voulait faire la connerie monumentale de les laisser se développer en France).

 

Au final les choses sont simples : la crise actuelle vient du fait qu'on a laissé un marché pourri de prêts se développer et qu'on a laissé les banques beaucoup trop faire ce qu'elles voulaient. Plus de contrôle et de régulation aurait permis d'éviter le merdier dans lequel on est depuis 2 ans.


Message édité par Ernestor le 15-05-2010 à 02:38:58
n°22587810
Nokiwiazer​ty
L'émotion empêche l'action !
Posté le 15-05-2010 à 02:41:36  profilanswer
 

Ernestor a écrit :


 [:mouais]  [:tinostar]  [:xx_xx]  
 
Dis moi, il y a 2 options pour avoir fait cela.  
 
1) Tu défends un modèle de droite ultra-libéral parce que tu le trouves élégant ou efficace quelque part mais tu sais que ça sera un tel massacre niveau social que tu refuses de l'appliquer en pratique et donc tu votes à gauche
 
2) Tu penses être sincèrement de gauche mais tu ne percutes pas que tu es totalement de droite
 
Je suis troublé
...


 
Il serait bien le premier Gaucho dans ce cas en France :lol:

n°22587887
markesz
Destination danger
Posté le 15-05-2010 à 03:41:54  profilanswer
 

ex post a écrit :


Limonaire, que l'on soit d'accord ou non avec toi, je dois dire que tu ne manques pas d'une certaine agilité académico-intellectuelle ; posts souvent intéressants à lire.  :jap:


 
Même sentiment quand je lis ses messages j'ai même le sentiment de devenir moins idiot.  
En ce qui concerne l'économie en tous cas.  ;)  

n°22587983
moonboots
Posté le 15-05-2010 à 07:10:23  profilanswer
 
n°22587999
Betcour
Building better worlds
Posté le 15-05-2010 à 07:52:07  profilanswer
 

Ernestor a écrit :

Je suis troublé ...


Ah ben ça y ça recommence, si t'es pas un socialiste-orthodoxe qui pige que dalle à l'économie t'es forcément de droite [:thalis]

 
Ernestor a écrit :

Qu'on a laissé des charognards vendre des prêts à des gens qu'ils savaient à peine capables de rembourser et sans vérifier d'ailleurs leur capacité à rembourser ?


Moi aussi des charognards mon obligés à m'acheter un portable avec 8 Go de RAM dont-j'ai-pas-besoin, un téléphone portable tactile Android 2.1 et un réflex numérique que j'utilise qu'en mode automatique.

 

Je suis une victime des pratiques prédatrices du complexe gadgeto-informatique [:endraum]

Message cité 1 fois
Message édité par Betcour le 15-05-2010 à 07:59:16

---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°22588001
Profil sup​primé
Posté le 15-05-2010 à 07:56:10  answer
 


 
Merci  :jap:  
 
j'aurais peut etre un petit cadeau plus tard, venant D'arrêt sur images, pour ceux qui ne sont pas abonnés
 

Citation :

"Nationaliser les banques ? Bonne idée..."
Frédéric Lordon et Nicolas Cori (Libé) sur le plateau


 
C'est tout chaud ça vient de sortir

n°22588004
docmaboul
Posté le 15-05-2010 à 08:03:31  profilanswer
 

Ernestor a écrit :

2) Tu penses être sincèrement de gauche mais tu ne percutes pas que tu es totalement de droite
 
Je suis troublé ...


 
Tiens? La gauche, c'est un truc identitaire désormais, en tout cas qui participe à l'identité, comme on dit de quelqu'un qu'il est chrétien ou musulman. Ca me semble extrêmement pervers ton truc. C'est d'ailleurs utilisé par ceux du forum de la même manière que tu viens de faire. Tout d'abord, on intrique être et positionnement politique. Puis, on nie le positionnement de cette personne, niant du même coup son être grâce au tour de passe-passe réalisé en premier lieu (et dont, à mon avis, c'est la seule fonction). De ce que j'ai pu voir, ça marche assez bien sur les personnes plus ou moins vulnérables et non-averties.

n°22588011
moonboots
Posté le 15-05-2010 à 08:15:48  profilanswer
 

Doc Maboul, est-ce que être de gauche répond à une définition, et si oui, quelle est cette définition stp ?

n°22588020
Innolis_Je​vede
70
Posté le 15-05-2010 à 08:20:40  profilanswer
 

docmaboul a écrit :


 
Tiens? La gauche, c'est un truc identitaire désormais, en tout cas qui participe à l'identité, comme on dit de quelqu'un qu'il est chrétien ou musulman. Ca me semble extrêmement pervers ton truc. C'est d'ailleurs utilisé par ceux du forum de la même manière que tu viens de faire. Tout d'abord, on intrique être et positionnement politique. Puis, on nie le positionnement de cette personne, niant du même coup son être grâce au tour de passe-passe réalisé en premier lieu (et dont, à mon avis, c'est la seule fonction). De ce que j'ai pu voir, ça marche assez bien sur les personnes plus ou moins vulnérables et non-averties.


 
C'est parfaitement faux.
Les idées...les valeurs...C'est bien là le point le plus important : c'est l'être qui fait l'adhésion politique et pas l'inverse, et c'est bien précisément ce qui est soulevé. C'est dingue ça... à chaque fois tu inverses les situations.


---------------
7666
n°22588070
docmaboul
Posté le 15-05-2010 à 08:55:15  profilanswer
 

Merci de confirmer "qu'être de gauche", ça ne fait pas que sonner comme "être chrétien". Tu remarqueras d'ailleurs que ceux-ci se définissent aussi par leurs valeurs, leur dogme partagé et tutti quanti.
 
Pour le reste, en politique, c'est le vote qui fait l'adhésion et, guess what, on peut voter pour mille et une raisons n'ayant aucun rapport avec les idées ou les valeurs partagées. Aussi, pour ce qui est de l'inversion, ce n'est pas sans raison que j'ai parlé de perversion: il faut avoir été sacrément perverti pour s'assimiler à des idées ou des valeurs, a fortiori politiques. Puisque tu adhères manifestement à ce mode délirant de concevoir les gens, je comprends tout à fait que ça ait pour toi un semblant de "monde à l'envers".

Message cité 2 fois
Message édité par docmaboul le 15-05-2010 à 08:58:50
n°22588073
moonboots
Posté le 15-05-2010 à 08:59:34  profilanswer
 

Ernestor explique que Limonaire n'est pas cohérent en défendant des idées de droite (incarnées par la droite actuelle) et en votant à gauche (qui défend un système d'idées, il faut donc y adhérer), c'est pas plus compliqué que ça, il a peut-être tort, mais explique-nous pourquoi au lieu de partir dans des délires interprétatifs (délires interprétatifs > tu es malade > il faut t'interner > je suis un stalinien... je t'aide un peu là)

 

maintenant la gauche évolue, c'est sûr, c'est à dire que le PS se dit de gauche mais n'a pas grand chose à voir avec la gauche traditionnelle, on pourrait donc dire que la gauche est ce que les gens de gauche décident d'en faire, sauf que si les partis politiques se sont déplacés idéologiquement, les enjeux fondamentaux droite/gauche, eux, n'ont pas beaucoup changé, ni les opinions des citoyens, ce qui explique le déficit de représentation qu'éprouvent les citoyens qui se disent de gauche.

Message cité 1 fois
Message édité par moonboots le 15-05-2010 à 09:33:01
n°22588101
Innolis_Je​vede
70
Posté le 15-05-2010 à 09:15:14  profilanswer
 

docmaboul a écrit :

Merci de confirmer "qu'être de gauche", ça ne fait pas que sonner comme "être chrétien". Tu remarqueras d'ailleurs que ceux-ci se définissent aussi par leurs valeurs, leur dogme partagé et tutti quanti. Par contre, ils sont quand même beaucoup plus réticent à excommunier (si j'osais, je dirais qu'ils sont quand même moins intolérants et sectaires).
 
Pour le reste, en politique, c'est le vote qui fait l'adhésion et, guess what, on peut voter pour mille et une raison n'ayant aucun rapport avec les idées ou les valeurs partagées. Aussi, pour ce qui est de l'inversion, ce n'est pas sans raison que j'ai parlé de perversion: il faut avoir été sacrément perverti pour s'assimiler à des idées ou des valeurs, a fortiori politiques. Puisque tu adhères manifestement à ce mode délirant de concevoir les gens, je comprends tout à fait que ça ait pour toi un semblant de "monde à l'envers".


 
ste rattrapage aux branches   :lol: (gaf tu vas te faire mal ). On votes toujours pour des idées et des valeurs, et ceux ci constituent en parti l'être.  Ta perversion est justement de mettre une distance synthétique entre les idées, les valeurs qui constitue l'être et l'expression de ces derniers par un vote. Adhésion, on adhère...on adhère à des idées ou des valeurs. Quand un écolo vote pour la préservation de l'environnement, quand un raciste vote pour le fn, ce sont des valeurs et les idées avancées par les partis politiques qui provoquent cet adhésion. [:online]


---------------
7666
n°22588108
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 15-05-2010 à 09:19:45  profilanswer
 

Ernestor a écrit :


Je veux bien reconnaitre que je ne suis pas un expert en économie, c'est un fait. Mais j'ai du mal à recevoir des leçons de la part de quelqu'un qui a écrit ça. C'est bien gentil ta théorie mais t'oublies juste un léger détail en pratique : la répartition de la richesse créée. Parce que c'est pas la peine de s'emmerder avec ton magnifique système si la majorité ramasse des miettes du gateau pendant qu'une minorité s'empiffre.  
 
Et là, tu vois, c'est un peu le cas en ce moment : comme l'a rappelé Zmed, la part des salaires dans le PIB a baissé de 10 points depuis les années 80. Comme je te le dit depuis tout à l'heure, les salariés sont de moins en moins payés. Ce qui n'empêche pas le pays globalement d'être évidemment toujours plus riches.  Donc affirmer comme ça que le niveau de vie double ça n'a aucun sens. Il faut regarder le niveau de vie de qui double, de quelle catégorie de personnes. Quand on a 4 millions de chômeurs, des smicards à tout va, on peut pas vraiment dire que la répartition soit bonne. C'est bien le souci.


 
Cherche sur le site de l'INSEE : le SMIC progresse plus vite que le salaire moyen. J'avais aussi publié ici les taux d'équipement ou la surface moyenne des logements : ils n'arrêtent pas de progresser, preuve que les revenus réels augmentent. La part des salaires dans la VA avait augmenté de 4 à 6 points de 68 à 82 : on revient en fait à une tendance séculaire de répartition des salaires/profits. Autre signe d'augmentation du niveau de vie : les gens font plus d'études, travaillent moins longtemps 35h et 5èem semaine de congés), et ont des retraites plus longues qu'en 1980. Le taux de pauvreté mesuré par l'INSEE est plus faible qu'en 1980. Bref, il y a un discours sur les inégalités très porté sur le misérabilisme que les faits ne recoupent pas.
 
Il y en en revanche un  léger décrochage des salaires depuis 2000, une légère augmentation des inégalités depuis 2002. Mais il faudrait d'une part savoir si ce phénomène va durer d'une part (avec la crise la part des salaires dans la VA a remonté, je te rassure) et quelles en sont les causes.
 
Maintenant, le fait que le Smic ait progressé plus vite que les autres salaires est peut-être une des causes de l'envolée du chômage... (en dehors du chômage "conjoncturel" liée à la crise actuelle)

n°22588135
moonboots
Posté le 15-05-2010 à 09:28:37  profilanswer
 

l'augmentation du smic ne signifie pas augmentation du niveau de vie si la part des dépenses incompressibles augmente, si une partie des citoyens sont exclus du monde du travail par le chômage ou le rmi, de plus ça ne dit rien du creusement des inégalités, qui ne passe pas que par le salaire, etc...
il ne faut pas généraliser à partir d'un seul indicateur

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Message édité par moonboots le 15-05-2010 à 09:57:03
n°22588145
docmaboul
Posté le 15-05-2010 à 09:34:53  profilanswer
 

Innolis_Jevede a écrit :


 
ste rattrapage aux branches   :lol: (gaf tu vas te faire mal ). On votes toujours pour des idées et des valeurs, et ceux ci constituent en parti l'être.


 
Non. Si tu connaissais un peu, juste un peu, le monde de la politique, tu saurais par exemple qu'il y a des familles entières où l'on vote sur consigne et qu'il n'y a nulle place pour les idées ou les valeurs personnelles. Si tu discutais un peu, tu saurais aussi qu'il y a des gens qui votent pour la gueule d'untel, ou pour ses fringues, qui ne font pas voter parce qu'il fait beau ou l'inverse. Sans compter la majorité: ceux qui ont fait un choix 10/20/30 ans auparavant pour des raisons qui n'ont rien de rationnel et qui n'ont jamais remis ce choix en cause.
 

Citation :

Ta perversion est justement de mettre une distance synthétique entre les idées, les valeurs qui constitue l'être et l'expression de ces derniers par un vote. Adhésion, on adhère...on adhère à des idées ou des valeurs. Quand un écolo vote pour la préservation de l'environnement, quand un raciste vote pour le fn, ce sont des valeurs et les idées avancées par les partis politiques qui provoquent cet adhésion. [:online]


 
Tu pourrais au moins te renseigner sur ce dont tu parles, ça t'éviterait d'avoir à pondre une combo miroir-magique/banalités affligeantes (et dont tu te doute, comme je suis un demeuré vivant hors du monde, que je ne les ai jamais vues, ou que je n'en ai jamais entendu parler, ni même réfléchi à leur sujet [:kiki]). Concernant ma pervesion, tip: l'agir pervers a toujours vocation à s'attaquer à l'être d'un autre pour diverses raisons ; or, à mes yeux, tes valeurs, idées, positionnements politiques ne font pas partie de ton être. C'était un peu tout l'objet de mon message de départ d'ailleurs [:kiki]²

Message cité 1 fois
Message édité par docmaboul le 15-05-2010 à 09:36:27
n°22588153
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 15-05-2010 à 09:42:23  profilanswer
 

Ernestor a écrit :


 [:mouais]  [:tinostar]  [:xx_xx]  
 
Dis moi, il y a 2 options pour avoir fait cela.  
 
1) Tu défends un modèle de droite ultra-libéral parce que tu le trouves élégant ou efficace quelque part mais tu sais que ça sera un tel massacre niveau social que tu refuses de l'appliquer en pratique et donc tu votes à gauche
 
2) Tu penses être sincèrement de gauche mais tu ne percutes pas que tu es totalement de droite
 
Je suis troublé ...


 
La gauche existait avant Keynes et avant Marx : elle était par exemple radicale-socialiste, et c'était une gauche "libérale", si on veut. Je ne suis pas contre l'Etat et la redistribution. Mais je dis que nos malheurs actuels (la crise, la stagnation des salaires nets, le sous-emploi) viennent de mauvaises politiques d'inspiration keynésiano-marxiste : je crois que l'Etat ne doit pas manipuler la monnaie (un retour à l'étalon or serait une bonne chose) et doit être très vigilant sur l'efficacité de la dépense publique (53% de dépenses publiques, c'est déraisonnable, car c'est autant de ressources prélevées, notamment sur l'épargne). Revenir à 40 ou 45% de dépenses serait un bon moyen de retrouver un sentier de croissance plus vigoureux et des salaires plus dynamiques. Aider les bas revenus, ce n'est pas redistribuer les revenus, c'est surtout améliorer les gains de productivité : car ce n'est pas à la redistribution que l'on doit l'essentiel de l'augmentation de notre niveau de vie depuis 30, 50 ou 100 ans. Quant à la mobilité sociale, elle doit être assurée par une école de qualité (c'est loin d'être le cas partout), par l'abolition de certains privilèges (accès protégés à certaines professions, banques protégées alors qu'on pourrait développer le micro-crédit...), par la lutte contre les politiques malthusiennes de l'Etat en matière de logements, d'emploi. Bref, faire en sorte que chacun réalise son potentiel, par ses propres moyens si possible, car on les lui aura fournis. Apprendre à pêcher plutôt que donner un poisson. C'est ça pour moi être de gauche et ça ne passe pas que par l'Etat, mais aussi par les associations, les mutuelles, les coopératives, la société civile, la contre-société, pourquoi pas... L'Etat est soit un instrument trop lourd, soit au mains des lobbies, parmi lesquels les lobbies industriels sont bien sûr très bien représentés. L'Etat n'est pas ce chevalier blanc, cet arbitre neutre au-dessus de la mêlée...  
 
Si plus d'Etat était la solution, ça se saurait. Car c'est exactement la politique menée depuis 30 ans : plus de dépenses publiques (+5 points au moins), plus de prélèvements obligatoires (+3 points), plus de fonctionnaires (+un million), plus de réglementation (80.000 lois)... On a vu le résultat : croissance en berne en France et en Europe (quand le reste du monde renouait vigoureusement avec la croissance), sous-emploi, frustration... La gauche, c'est l'émancipation de l'individu : la gauche ne se confond donc pas avec l'Etat.  Clemenceau se méfiait par exemple du "socialisme des casernes", les anarchistes pourtant à gauche ne sont pas des adorateurs de l'Etat, et les communistes, si j'ai bien lu Marx, attendent son dépérissement.  

n°22588154
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 15-05-2010 à 09:43:03  profilanswer
 


Non, ça n'est qu'un aspect de la crise, et ça a été le déclencheur surtout. MAis ça n'est pas la crise :o

n°22588167
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 15-05-2010 à 09:48:16  profilanswer
 

Ernestor a écrit :


Ah mais il y a pas de souci : prouve moi que ceux qui disent "on n'a JAMAIS besoin de la planche à billet" ont raison et sont donc quelque part plus intelligents et plus compétents que les dirigeants qui prennent la décision de le faire.
 
Le truc c'est que c'est pas un troupeau dont on parle ici mais d'un groupe de quelques dizaines de personnes qui prennent des décisions graves et fondamentales pour leur pays et pour le monde. Après libre à chacun de penser que ces quelques personnes sont totalement incompétentes. Ça serait juste sacrément prétentieux, mais bon ...
 
Tu noteras que je ne propose pas de solution. Je dis juste que c'est une approche radicale et définitive de dire JAMAIS, surtout en économie qui est loin d'être une discipline qu'on peut considérer comme une science exacte. Je dis également que c'est assez spécieux de dire JAMAIS alors qu'en pratique, c'est ASSEZ SOUVENT utilisé.  
 
Mais bon, est-ce utile de monter dans les tours pour ça ? :D


Il faut prendre le raisonnement à revers. Si on n'avais pas autant créé de monnaie avant, on n'aurait sûrement pas eu besoin d'y recourir temporairement pour tenter de se sortir de la panade. Donc oui, sous la condition nécessaire de bonne gestion publique (i.e. la dette ne sert exclusivement qu'au levier), on n'aurait pas eu besoin de création monétaire durable.E n revanche, le quantitative easing trouve son utilité lorsque le marché est bloqué.

n°22588184
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 15-05-2010 à 09:52:43  profilanswer
 

moonboots a écrit :

Ernestor explique que Limonaire n'est pas cohérent en défendant des idées de droite (incarnées par la droite actuelle) et en votant à gauche (qui défend un système d'idées, il faut donc y adhérer), c'est pas plus compliqué que ça, il a peut-être tort, mais explique-nous pourquoi au lieu de partir dans des délires interprétatifs (délires interprétatifs > tu es malade > il faut t'interner > je suis un stalinien... je t'aide un peu là)
 
maintenant la gauche évolue, c'est sûr, c'est à dire que le PS se dit de gauche mais n'a pas grand chose à voir avec la gauche traditionnelle, on pourrait donc dire que la gauche est ce que les gens de gauche décident d'en faire, sauf que si les partis politiques se sont déplacés idéologiquement, les enjeux fondamentaux droite/gauche, eux, n'ont pas beaucoup changé, ni les opinions des citoyens, ce qui explique le déficit de représentation qu'éprouvent les citoyens qui se disent de gauche.


 
La droite n'est pas libérale : l'Etat n'a peut-être jamais autant intervenu que sous Sarkozy
 
La gauche ne se confond pas avec l'Etat. La gauche, c'est avant tout les idéaux de 1789 : liberté, égalité juridique, abolition des privilèges (et Dieu sait s'il y en a aujourd'hui). On peut rajouter l'école comme institution, la laïcité. La gauche, ce n'est pas l'égalité des conditions : c'est l'abolition du privilège de la naissance, la méritocratie, le fait de ne pas reproduire le destin parental mais de se réaliser, etc. La gauche ce n'est pas la lutte des classes ou le matérialisme : la vie ne se résume pas à l'économie et je suis surpris de voir la gauche délaisser le champ scolaire, culturel, associatif ou d'éducation populaire, qui sont pourtant autant de vecteurs d'émancipation. Je n'y peux rien si la gauche s'est fourvoyée dans le marxisme, le keynésianisme et le bourdivisme.

n°22588186
Profil sup​primé
Posté le 15-05-2010 à 09:53:12  answer
 

Nokiwiazerty a écrit :

 

Il serait bien le premier Gaucho dans ce cas en France :lol:


Les Gauchos, c'est en Argentine :hello:


Message édité par Profil supprimé le 15-05-2010 à 09:55:16
n°22588189
moonboots
Posté le 15-05-2010 à 09:55:06  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
La droite n'est pas libérale : l'Etat n'a peut-être jamais autant intervenu que sous Sarkozy
 
La gauche ne se confond pas avec l'Etat. La gauche, c'est avant tout les idéaux de 1789 : liberté, égalité juridique, abolition des privilèges (et Dieu sait s'il y en a aujourd'hui). On peut rajouter l'école comme institution, la laïcité. La gauche, ce n'est pas l'égalité des conditions : c'est l'abolition du privilège de la naissance, la méritocratie, le fait de ne pas reproduire le destin parental mais de se réaliser, etc. La gauche ce n'est pas la lutte des classes ou le matérialisme : la vie ne se résume pas à l'économie et je suis surpris de voir la gauche délaisser le champ scolaire, culturel, associatif ou d'éducation populaire, qui sont pourtant autant de vecteurs d'émancipation. Je n'y peux rien si la gauche s'est fourvoyée dans le marxisme, le keynésianisme et le bourdivisme.


"la gauche ne se confond pas avec l'état", je ne vois pas du tout ce que tu veux dire par là

n°22588191
Profil sup​primé
Posté le 15-05-2010 à 09:56:06  answer
 

limonaire a écrit :


 
Cherche sur le site de l'INSEE : le SMIC progresse plus vite que le salaire moyen. J'avais aussi publié ici les taux d'équipement ou la surface moyenne des logements : ils n'arrêtent pas de progresser, preuve que les revenus réels augmentent. La part des salaires dans la VA avait augmenté de 4 à 6 points de 68 à 82 : on revient en fait à une tendance séculaire de répartition des salaires/profits. Autre signe d'augmentation du niveau de vie : les gens font plus d'études, travaillent moins longtemps 35h et 5èem semaine de congés), et ont des retraites plus longues qu'en 1980. Le taux de pauvreté mesuré par l'INSEE est plus faible qu'en 1980. Bref, il y a un discours sur les inégalités très porté sur le misérabilisme que les faits ne recoupent pas.
 


 
 
l'évolution du pouvoir d'achat a été plutot bien traité dans un livre "le grand trucage" de lorraine data
 

Citation :


Le premier chapitre porte sur les statistiques du pouvoir d'achat. On peut le résumer en disant que l'indice des prix à la consommation, en tant que moyenne, ne capture pas la dynamique des inégalités, ce qui rend son utilisation nettement moins générale et justifie les différences perçues entre ce qu'il annonce et ce qu'une partie de la population (celle qui a vu ses revenus relatifs varier défavorablement) ressent. Or, les inégalités, au travers des inégalités de patrimoine et de la hausse très conséquente des plus hauts salaires, ont crû, selon les auteurs. Utiliser l'indice des prix moyen permet donc de relativiser une éventuelle baisse de pouvoir d'achat, en compensant les baisses effectives d'une partie de la population par la hausse du reste des individus.


 
donc wai ca rejoint ernestor et ce sont des stateux qui ont écrit le livre [:spamafote]

n°22588192
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 15-05-2010 à 09:56:25  profilanswer
 

moonboots a écrit :

l'augmentation du smic ne signifie pas augmentation du niveau de vie si la part des dépenses incompressibles augmentent, si une partie des citoyens sont exclus du monde du travail par le chômage ou le rmi, de plus ça ne dit rien du creusement des inégalités, qui ne passe pas que par le salaire, etc...
il ne faut pas généraliser à partir d'un seul indicateur


 
Oui, mais bon : on ne va pas refaire ici le débat sur la hausse vertigineuse du logement
ou sur les causes du chômage.
 
Mais bon, sur le moyen terme, un smicard vit mieux aujourd'hui qu'en 1980 : c'est incontestable. Depuis 2000, à cause du logement, c'est effectivement discutable.  

n°22588196
nakata
frog game
Posté le 15-05-2010 à 09:59:01  profilanswer
 

limonaire a écrit :

La gauche, c'est l'émancipation de l'individu : la gauche ne se confond donc pas avec l'Etat.


Ce monceau de propagande tiré du bréviaire d'Alternative Libérale  :lol:  
 
Seul l'État peut assurer l'émancipation de l'individu, gros malin.

mood
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