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La crise actuelle sera...




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Auteur Sujet :

[ECO] Can it run Crises ?

n°22588446
Profil sup​primé
Posté le 15-05-2010 à 11:04:09  answer
 

Reprise du message précédent :

moonboots a écrit :


on peut le supposer mais il n'y a rien d'automatique, d'autre part ça ne tient pas compte des exclus du monde du travail, chômeurs ou RMIstes, ça ne dit rien des écarts de revenus, ni des écarts de richesse, bref de manière générale ça ne dit rien de la répartition des richesses


 
 
 
j'ai fait un post au dessus sur les inégalités et le pouvoir d'achat :hello:

mood
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Posté le 15-05-2010 à 11:04:09  profilanswer
 

n°22588465
peaceful
beati pauperes spiritu
Posté le 15-05-2010 à 11:08:08  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :

 

On peut argumenter que l'instauration de FM & FM date de bien avant la crise (années 70) et que l'autorisation donnée à ces deux organismes de souscrire des subprimes date de 1995. Et que même avec la baisse des taux en 2001-2003, il n'y a pas eu d'explosions de la quantité de subprimes accordés par ces deux organismes.

 

L'explosion a eu lieu lorsqu'on a dérégulé le marché avec une étape supplémentaire de relaxation sur les fonds propres ce qui a amené toute une série d'acteurs privés à augmenter les crédits offerts tout en jouant sur les CDS (eux aussi dérégulé) et la titrisation pour sortir le risque de leurs bilans et augmenter encore leur capacité de prêt.

 

Face à un tel afflux d'offres, les taux offerts par les banques ont forcément dû baisser et ils étaient déjà très bas vu les taux de la FED. Et lorsque Greenspan et d'autres conseillent aux ménages de s'endetter en 2005 pour être propriétaires...Et lorsque le marché immobilier ne fait que monter depuis des années...
On aboutit à créer une demande totalement irrationnelle basée sur une offre irrationnelle.

 

Au final, on peut facilement en conclure que c'est le retrait de l'Etat (en terme de régulation) qui a déstabilisé le marché du crédit hypothécaire et aboutit à son augmentation anormale.

 

Changer un ratio c'est pas ce que j'appelle déréguler...

 

Et l'Etat ne s'est pas "retiré", il a poussé comme un malpropre en menaçant les banques qui ne prêtent pas de complications dans leurs affaires, et aux US ce discours a une toute autre raisonnance qu'en France.
Bush
http://www.youtube.com/watch?v=kNq [...] re=related

 

"One of the barriers, there is a lot of fine print, and it makes people nervous" [:rofl]

Message cité 2 fois
Message édité par peaceful le 15-05-2010 à 11:16:52

---------------
"Tout en ne cherchant que son intérêt personnel, il travaille souvent d'une manière bien plus efficace pour l'intérêt de la société, que s'il avait réellement pour but d'y travailler."
n°22588499
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 15-05-2010 à 11:17:24  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


En raison d'un problème de modélisation ou en raison de problèmes relationnels...poussés par un management incompétent. Le cas d'UBS (les passages en gras sont des extraits du livre "UBS les dessous d'un scandale" )


En même temps, UBS c'est un peu la gestion foutraque quoi, ils étaient encore en train de gérer leurs pertes de la bulle précédente, un consultant débarque en 2007/2008 en disant "les subprimes caÿ bon mangez-en", UBS investit massivement, aucune interconnexion entre les cellules de risque, personne n'a regardé comment ça se goupillait, plusieurs nominations de potes/placards, bref c'était quand même un joyeux n'importe quoi.
 
UBS s'est donc en effet foutu dans la merde sans aucune variable publique. Mais tout ceci reste très européen, je ne pense pas que les banques d'Europe de l'Ouest aient intégré un sauvetage possible dans leurs processus décisionnels, avant, pendant ou après le gros gadin.
 
Mais je partage ton analyse, même si, je pense, que vers le bord du gouffre, certaines mesures n'ont pas été prises car certaines banques savaient qu'elles auraient droit à un petit peu d'aide. Je pense, parce que j'aurais fait la même chose à leur place.

n°22588523
python
Posté le 15-05-2010 à 11:22:00  profilanswer
 

Ernestor a écrit :


 [:mouais]  [:tinostar]  [:xx_xx]  
 
Dis moi, il y a 2 options pour avoir fait cela.  
 
1) Tu défends un modèle de droite ultra-libéral parce que tu le trouves élégant ou efficace quelque part mais tu sais que ça sera un tel massacre niveau social que tu refuses de l'appliquer en pratique et donc tu votes à gauche
 
2) Tu penses être sincèrement de gauche mais tu ne percutes pas que tu es totalement de droite
 
Je suis troublé ...


 
Un droiteux ça veut toujours le beurre de l'argent et l'argent du beurre :o  
 
c'est comme quelqu'un qui veut tricher un examen et réussir pareil.  
 

n°22588544
Black_Jack
Bo_Jack
Posté le 15-05-2010 à 11:25:04  profilanswer
 

moonboots a écrit :


c'est le problème de la définition du niveau de vie, je pense que le prix des d'i-pods ne doit pas cacher la forêt, surtout qu'un i-pod ne coûte plus que quelques dizaines de % du prix d'un loyer actuel, donc évaluer l'augmentation du niveau de vie en prenant comme référence un objet si peu cher n'est pas très sérieux, il faut s'intéresser en premier lieu aux besoins essentiels : logement, énergie, nourriture... si en dix ans le logement prend 50% et l'accès à la culture perd 50%, tu te doutes bien qu'à salaire constant, en considérant que la culture est un poste de dépenses qui n'atteint certainement pas le même niveau que le logement, le salarié a perdu beaucoup de son niveau de vie.


 
Non mais l'usage du redface et ma participation au topic du krach immo suffisent à réduire ma pensée :o


---------------
Horse_man
n°22588575
python
Posté le 15-05-2010 à 11:30:14  profilanswer
 

nakata a écrit :


Dans l'idéologie des néolibéraux, s'émanciper, c'est posséder un "capital"  :D  
 
Sauf que dans les faits, y a "dix trains de losers pour un Rockfeller", comme le chantait ce cher Jean-Jacques (Goldman, pas Rousseau). Ta société néolibérale, que tu essaies de vendre aux gogos à la manière d'un requin du porte-à-porte essayant de vendre des contrats d'électricité hors EDF aux petites vieilles qui n'ont plus toute leur tête, ta société néolibérale, donc - on va y arriver, au bout de cette phrase, allez on tire le trait et on conclut - bref, cette société, c'est une escroquerie. Où les escrocs qui font semblant de partir sur la même ligne que tout le monde s'en sortent pendant que le peuple crève.
 


 
Et pour empêcher que le peuple gueule parce qu'il crève, on le fait endormir devant un spectacle de foot, un spectacle de musique, .... le showbusiness et le sport pro servent surtout à endormir la population en l'empêchant de prendre la rue comme l'on fait les révolutionnaires russes de 1917.
 
Le but de Zidane ce n'est pas d'être un dieu du foot, c'est un travailleur comme un autre sauf que son travail c'est de contenir la frustration du peuple pour l'empêcher qu'elle explose.  

Message cité 3 fois
Message édité par python le 15-05-2010 à 11:32:07
n°22588582
peaceful
beati pauperes spiritu
Posté le 15-05-2010 à 11:32:05  profilanswer
 

python a écrit :

 

Et pour empêcher que le peuple gueule parce qu'il crève, on le fait endormir devant un spectacle de foot, un spectacle de musique, .... le showbusiness et le sport pro servent surtout à endormir la population en l'empêchant de prendre la rue comme l'on fait les révolutionnaires russes de 1917.  


Je sais que t'es au Quebec, mais par chez nous on dit 1789, pas 1917 :o


Message édité par peaceful le 15-05-2010 à 11:32:12

---------------
"Tout en ne cherchant que son intérêt personnel, il travaille souvent d'une manière bien plus efficace pour l'intérêt de la société, que s'il avait réellement pour but d'y travailler."
n°22588588
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 15-05-2010 à 11:32:38  profilanswer
 

The NBoc a écrit :


Et par rapport à il y'a 10 ans, avec l'explosion des couts de l'immobilier?
Et un ingénieur?


Je me suis amusé il y a un petit moment à comparer en hiérarchisant les diplômes et les niveaux de diplômes en pourcentage de la population. Je ne porte aucun jugement sur la politique éducative actuelle. Cependant, par rapport à l'âge d'or de l'éducation des baby-boomers, on observe que (à la louche, j'ai plus mes chffres précis en tête) :
- Le pourcentage d'une classe d'âge qui avait le bac correspond actuellement à un peu plus que ceux qui obtiennent une mention minimum B
- en pourcentage d'une classe d'âge, ceux qui auparavant avaient une école d'ingé après une prépa correspond à peu près au pourcentage de ceux qui actuellement ont une école groupe A ou B.
 
C'est pas pertinent par rapport à ton post, mais j'avais trouvé la stat intéressante :o
 
L'explosion des coûts de l'immobilier, c'est une bulle, on peut espérer un retour à la normale.
Quant à l'ingénieur, comparer lingénieur en période de bulle télécom avec force bidouille fiscale à l'ingénieur en bas de cycle, c'est assez malhonnête, reconnais-le :o

n°22588596
nakata
frog game
Posté le 15-05-2010 à 11:34:32  profilanswer
 

python a écrit :

Et pour empêcher que le peuple gueule parce qu'il crève, on le fait endormir devant un spectacle de foot, un spectacle de musique, .... le showbusiness et le sport pro servent surtout à endormir la population en l'empêchant de prendre la rue comme l'on fait les révolutionnaires russes de 1917.
 
Le but de Zidane ce n'est pas d'être un dieu du foot, c'est un travailleur comme un autre sauf que son travail c'est de contenir la frustration du peuple pour l'empêcher qu'elle explose.  


Si tu parles de la révolution de février 1917 et pas du coup d'état extrémiste d'octobre, on est d'accord.  :jap:  
 
Foot, en effet, et j'ajouterais bourrage de crâne publicitaire. Les deux piliers de l'abêtissement.

n°22588620
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 15-05-2010 à 11:37:47  profilanswer
 

nakata a écrit :


Dans l'idéologie des néolibéraux, s'émanciper, c'est posséder un "capital"  :D  
 
Sauf que dans les faits, y a "dix trains de losers pour un Rockfeller", comme le chantait ce cher Jean-Jacques (Goldman, pas Rousseau). Ta société néolibérale, que tu essaies de vendre aux gogos à la manière d'un requin du porte-à-porte essayant de vendre des contrats d'électricité hors EDF aux petites vieilles qui n'ont plus toute leur tête, ta société néolibérale, donc - on va y arriver, au bout de cette phrase, allez on tire le trait et on conclut - bref, cette société, c'est une escroquerie. Où les escrocs qui font semblant de partir sur la même ligne que tout le monde s'en sortent pendant que le peuple crève.
 


 

nakata a écrit :


C'est ça qui est bien dans l'idéologie (qu'elle soit communiste orthodoxe ou néolibérale, c'est la même) : tout surgit magiquement. :D  
 
Dans les faits encore une fois, les organisations qui surgissent là où l'État abandonne les citoyens (c'est-à-dire, en général, là où ils sont les plus pauvres - les riches, eux, sont bien à l'abri des canons fournis par cet État qu'ils honnissent tant, qu'ils se rassurent), c'est, pèle-mêle : les islamistes dans les cités (super émancipateur, surtout pour les femmes), les mafias, les régionalistes et les ethnicistes dans les provinces (encore une fois, super émancipateur, cet esprit de clocher), les patrons bien paternalistes à l'ancienne (lire Les Mauvaises Gens, la BD de Davodeau, pour voir comme c'était si mieux avant), les milices privées, les cités fermées sur ce charmant modèle, et encore ...
 
C'est fabuleux le monde magique des sans État.
 
Sauf que ça n'a rien de gauche.


 
Critique très pertinente, et que je connais très bien, puisque je suis de gauche : j'en ai fréquenté des réunions politiques, de réunions de cercles (on appelle ça comme ça chez les radis), des Fêtes de l'Huma (mes parents sont communistes), des meetings, des campagnes pour le Non en 2005, des réseaux laïques et laïcards, etc. Bref, ce que tu dis ne m'est pas étranger. C'est ma langue maternelle.
 
Je pense cependant que notre société est bloquée, sclérosée, figée : les places sont données et aujourd'hui, à nouveau s'héritent, la reproduction sociale redevenant très forte (c'est criant à l'école). Mais cette reproduction doit à mes yeux plus à un Etat-providence devenu obèse et déresponsabilisant, et protecteur des situations acquises (et malheur à celui qui n'a pas eu le temps d'en obtenir une au moment où l'Etat a décidé de tout figer : malheur à ceux qui n'avaient pas alors un logement bon marché, un emploi en CDI ou public, un bon diplôme, etc), qu'au seul jeu du marché. Je crois qu'il faut remettre en mouvement la société, et que le moyen de le faire est pour l'Etat de se retirer un peu du jeu : pas totalement, mais un peu. A ce jeu, les "fils de "qui n'ont d'autres méritent que d'hériter se feront tailler des croupières par ceux moins biens nés dans les les banlieues et les milieux prolos, mais tout aussi intelligents. Les "fils de" ont tout à perdre de la concurrence du marché : pas les autres. Ce sont d'ailleurs les "fils de" qui réclament des protections sur le marché politique, les autres étant exclus depuis longtemps de ce marché politique. Je ne parle donc pas de démantèlement de l'Etat, mais juste de rendre le jeu moins figé à l'école, sur le marché du logement ou sur celui du travail. La société est aujourd'hui malade de son etat, ce qui est difficile à admettre, car c'est justement l'tat qu'on avait appeler pour nous guérir. Mais un peu moins d'Etat nous ferait pas de mal.
 
Pour le reste, d'accord avec ta rhétorique républicaine, dont je tête le lait depuis tout petit : ça fait partie de mon ADN, et ce n'est donc pas à moi qu'on fera la leçon sur ce terrain. Seulement j'observe qu'on brandit le drapeau République et le danger communautaire un peu rapidement, sans en examiner les causes. Dans les années 60, quand l'esprit républicain et patriotique existait sans doute plus que maintenant, mais quand l'Etat intervenait moins également (cf niveau des prélèvements obligatoires ou du Salaire minimum), le danger communautaire (religieux, régional, ethnique ou autres) n'existait pas. A l'inverse aujourd'hui, on n'a jamais eu autant d'Etat-providence et pourtant on sent bien que la marmite bout, et que le communautaire est prêt à surgir de partout.
 
Pour moi, cela signifie :
 
- que l'Etat-providence a asséché tous les liens sociaux et les as remplacés par des "droits à " : c'est ce qui fait le lit du communautarisme. La République n'est plus vu comme un vivre ensemble, des valeurs communes, un surmoi avec une histoire, un passé, une mythologie, mais uniquement comme un guichet de Sécurité sociale. Pour Régis Debray, républicain fervent, la République, c'est" le code et la glaive", le droit et le charnel : il n'est resté que le code, la longue liste des formulaires administratifs pour obtenir un logement ou une aide. Quand la République se réduit à n'être qu'un Etat-providence, elle favorise la centrifugeuse ; quand elle ne propose plus aucun idéal commun, aucune transcendance laïque, elle alimente les replis sur soi, pas franchement émancipateurs, je le reconnais.  
 
- le repli sur soi existe d'autant plus que la république n'intègre plus. Je ne parle pas du désastre de l'Ecole gangrené par les pédagogos nourris par Meirieu à la vulgate bourdivine (la prochaine réforme de la classe de seconde va encore un peu plus enfoncer le clou), mais du marché du travail. Dans les années 60, les immigrés s'intégraient par le travail : pas besoin de leur faire la morale, ou de jeter sur eux le soupçon de la non-intégration, ils s'assimilaient naturellement en travaillant. Mais aujourd'hui, quand l'Etat double ou triple le montant du ticket d'entrée pour travailler (je parle du SMIC), il exclut du marché du travail ceux qui, parce qu'ils viennent d'arriver chez nous, ont peu ou pas de qualifications. D'où les 40% de chômeurs dans certains "quartiers" : on s'étonne ensuite que ceux là se réfugient dans le communautarisme. On ferait pareil je pense si on nous interdisait de travailler.  
 
Les choses sont donc plus complexes. Ce n'est pas forcément le marché qui communautarise : l'Etat-providence (pas l'Etat, hein, mais une certaine dose d'Etat-providence) y participe). Je pense en fait que le marché pur (libertarien si on veut) et l 'Etat-providence "obèse" crée tous deux du commnautarisme, du ghetto, du repli sur soi. Et qu'à l'inverse un Etat clair dans ses missions et ses valeurs, un Etat-providence raisonnable, intègre, assimile, crée une communauté nationale.
 
 

mood
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Posté le 15-05-2010 à 11:37:47  profilanswer
 

n°22588647
Gueux76
Posté le 15-05-2010 à 11:41:56  profilanswer
 

peaceful a écrit :


 
Changer un ratio c'est pas ce que j'appelle déréguler...
 
Et l'Etat ne s'est pas "retiré", il a poussé comme un malpropre en menaçant les banques qui ne prêtent pas de complications dans leurs affaires, et aux US ce discours a une toute autre raisonnance qu'en France.  
Bush
http://www.youtube.com/watch?v=kNq [...] re=related
 
"One of the barriers, there is a lot of fine print, and it makes people nervous" [:rofl]


 
Oui c'est ça, les banques d'investissements ricaines ont eu peur et se sont lancées à fond dans les prêts immobiliers en titrisant tout ce qu'elles pouvaient. Les marchés ont eu peur de Bush et ont acheté des CDO à tout va pour lui faire plaisir. AIG a eu peur de l'Etat Fédéral et s'est mis à vendre des CDS pour tout le monde etc...   :sleep:  
 
 
Concernant la bulle de subprimes, elle n'est pas homogène. Une étude a par exemple montré que le taux de défaut a été bien plus important dans les zones où l’activité d’origination et de titrisation des courtiers immobiliers et des banques non commerciales a été la plus importante. On peut ici parler de dérégulation du marché du crédit avec la mise en concurrence des banques commerciales classiques avec des courtiers immobiliers et des banques non commerciales. Quand ton seul but c'est de faire des crédits et de les revendre sur les marchés, faut pas avoir un QI très élevé pour comprendre que les critères de sélection vont baisser de plus en plus. Et on arrive aux NINJA Loans (No Income, No Job, No Asset).  
De manière plus générale, ça fait quand même 30 ans qu'on dérégule la finance. (fin de Glass Steagall Act entre autres)
 
De plus le monde de la finance a toujours fait pression pour pouvoir accéder à ce marché. (l'immobilier US)
Il faut bien comprendre que le marché immobilier US c'était la poule aux oeufs d'or, tout le monde se jetait dessus, c'était the place to be avant la crise. C'était un marché juteux, opaque, avec des commissions de partout grâce à la titrisation, Camelot a posté un petit extrait sur UBS y'a quelques pages, UBS s'est jetée sur ce marché à bras ouverts, comme beaucoup de banques étrangères d'ailleurs.


Message édité par Gueux76 le 15-05-2010 à 11:45:21
n°22588649
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 15-05-2010 à 11:42:05  profilanswer
 

python a écrit :


 
Et pour empêcher que le peuple gueule parce qu'il crève, on le fait endormir devant un spectacle de foot, un spectacle de musique, .... le showbusiness et le sport pro servent surtout à endormir la population en l'empêchant de prendre la rue comme l'on fait les révolutionnaires russes de 1917.
 
Le but de Zidane ce n'est pas d'être un dieu du foot, c'est un travailleur comme un autre sauf que son travail c'est de contenir la frustration du peuple pour l'empêcher qu'elle explose.  


`
Entièrement d'accord. Mais que fait la gauche pour rétablir la culture général à l'école, diffuser la culture et non subventionner les industries culturelles, réduire les subventions au foot professionnel, mettre en place des Université populaires à la Onfray, etc.... C'est ça pour moi, émanciper : délivrer des chaînes de l'ignorance et accéder à la culture, au savoir... Et je suis à gauche pour cette raison, et non pour faire une énième relance de la consommation.
 

n°22588686
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 15-05-2010 à 11:46:25  profilanswer
 

limonaire a écrit :


`
Entièrement d'accord. Mais que fait la gauche pour rétablir la culture général à l'école, diffuser la culture et non subventionner les industries culturelles, réduire les subventions au foot professionnel, mettre en place des Université populaires à la Onfray, etc.... C'est ça pour moi, émanciper : délivrer des chaînes de l'ignorance et accéder à la culture, au savoir... Et je suis à gauche pour cette raison, et non pour faire une énième relance de la consommation.

 


 

bon d'accord là dessus mais économiquement, le problème c'est quand meme de permettre à tous le monde d'accéder a un niveau de vie décent, c'est à dire pour moi :

 

alimentation, logement salubre, accès aux soins, accès à l'éducation et la culture, transports en commun. et le problème du logement devient la clef de voute du problème aujourd'hui et comme par hasard se trouve au coeur de la crise. Quand on sait que le logement bouffé 50% du revenu des ménages les plus précaires, c'est juste une folie macroéconomique

Message cité 2 fois
Message édité par Magicpanda le 15-05-2010 à 11:47:34

---------------
" Quel est le but du capital ? Le but du capital c'est produire pour le capital. L'objectif, lui, est illimité. L'objectif du capital c'est produire pour produire." - Deleuze || André Gorz - Vers la société libérée
n°22588695
Betcour
Building better worlds
Posté le 15-05-2010 à 11:47:08  profilanswer
 

nakata a écrit :


Ce monceau de propagande tiré du bréviaire d'Alternative Libérale  :lol:  
 
Seul l'État peut assurer l'émancipation de l'individu, gros malin.


C'est bien, tu as bien appris ton catéchisme par cœur :jap:


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°22588699
python
Posté le 15-05-2010 à 11:47:18  profilanswer
 

limonaire a écrit :


`
Entièrement d'accord. Mais que fait la gauche pour rétablir la culture général à l'école, diffuser la culture et non subventionner les industries culturelles, réduire les subventions au foot professionnel, mettre en place des Université populaires à la Onfray, etc.... C'est ça pour moi, émanciper : délivrer des chaînes de l'ignorance et accéder à la culture, au savoir... Et je suis à gauche pour cette raison, et non pour faire une énième relance de la consommation.
 


Une société moribonde coûte toujours moins cher aux États.  
 
Les États ont peur que le peuple se retrouve du jour au lendemain armé jusqu'au dents et prêts à faire un coup d'État.
 
La raison pour laquelle on enseigne le patriotisme aux soldats français c'est pour empêcher qu'ils se retournent contre leurs supérieurs.  
 

n°22588712
peaceful
beati pauperes spiritu
Posté le 15-05-2010 à 11:48:50  profilanswer
 

Magicpanda a écrit :


 
bon d'accord là dessus mais économiquement, le problème c'est quand meme de permettre à tous le monde d'accéder a un niveau de vie décent, c'est à dire pour moi :  
 
alimentation, logement salubre, accès aux soins, accès à l'éducation et la culture, transports en commun. et le problème du logement devient la clef de voute du problème aujourd'hui et comme par hasard se trouve au coeur de la crise


 
Non mais c'est l'objectif de toute personne civilisée, thx captain, on est juste pas daccord sur les moyens d'y arriver. :o


---------------
"Tout en ne cherchant que son intérêt personnel, il travaille souvent d'une manière bien plus efficace pour l'intérêt de la société, que s'il avait réellement pour but d'y travailler."
n°22588718
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 15-05-2010 à 11:49:23  profilanswer
 

Betcour a écrit :


C'est bien, tu as bien appris ton catéchisme par cœur :jap:


 
en meme temps pour les libertariens, l'individu est émancipé a priori, par nature
 
j


---------------
" Quel est le but du capital ? Le but du capital c'est produire pour le capital. L'objectif, lui, est illimité. L'objectif du capital c'est produire pour produire." - Deleuze || André Gorz - Vers la société libérée
n°22588720
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 15-05-2010 à 11:49:54  profilanswer
 

peaceful a écrit :


 
Non mais c'est l'objectif de toute personne civilisée, thx captain, on est juste pas daccord sur les moyens d'y arriver. :o


 
ah non pas du tout, ya pleins de gens qui considèrent que c'est mind your own business et rab du reste


---------------
" Quel est le but du capital ? Le but du capital c'est produire pour le capital. L'objectif, lui, est illimité. L'objectif du capital c'est produire pour produire." - Deleuze || André Gorz - Vers la société libérée
n°22588723
peaceful
beati pauperes spiritu
Posté le 15-05-2010 à 11:50:24  profilanswer
 

Magicpanda a écrit :


 
ah non pas du tout, ya pleins de gens qui considèrent que c'est mind your own business et rab du reste


 
Qui dans ce topic ?


---------------
"Tout en ne cherchant que son intérêt personnel, il travaille souvent d'une manière bien plus efficace pour l'intérêt de la société, que s'il avait réellement pour but d'y travailler."
n°22588726
nakata
frog game
Posté le 15-05-2010 à 11:50:49  profilanswer
 

limonaire a écrit :

Je pense cependant que notre société est bloquée, sclérosée, figée : les places sont données et aujourd'hui, à nouveau s'héritent, la reproduction sociale redevenant très forte (c'est criant à l'école).  
[...]
- le repli sur soi existe d'autant plus que la république n'intègre plus. Je ne parle pas du désastre de l'Ecole gangrené par les pédagogos nourris par Meirieu à la vulgate bourdivine (la prochaine réforme de la classe de seconde va encore un peu plus enfoncer le clou), mais du marché du travail.


Je suis opposé au pédagogisme, et opposé à la réforme de la classe de 2nde, d'autant plus que j'enseigne la physique à ce niveau. Mais faudrait voir à ne pas non plus idéaliser le passé. Que l'école ait permis à un moment donné d'éviter la non-reproduction sociale, ça relève en partie du mythe, car il ne faut pas oublier que jusqu'à récemment, l'enseignement secondaire était réservé aux élites. La massification de l'enseignement, c'est tout récent, et une partie des problèmes actuels de l'école viennent du fait que le système n'a pas encore digéré cet afflux soudain d'élèves, en terme de niveau comme en terme de moyens.

n°22588729
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 15-05-2010 à 11:51:08  profilanswer
 

Magicpanda a écrit :

donc en fait t'es pas pour la réduction des services publics comme les services d'urgence à l'hosto qui souffrent de grosses réductions d'effectif, t'es juste contre les aides à l'immobilier type scellier ?  
 
alors on est d'accord


Tu avais compris le contraire dans ses posts ? :o

n°22588757
Ernestor
modo-coco :o
Posté le 15-05-2010 à 11:53:23  profilanswer
 

docmaboul a écrit :


 
Tiens? La gauche, c'est un truc identitaire désormais, en tout cas qui participe à l'identité, comme on dit de quelqu'un qu'il est chrétien ou musulman. Ca me semble extrêmement pervers ton truc. C'est d'ailleurs utilisé par ceux du forum de la même manière que tu viens de faire. Tout d'abord, on intrique être et positionnement politique. Puis, on nie le positionnement de cette personne, niant du même coup son être grâce au tour de passe-passe réalisé en premier lieu (et dont, à mon avis, c'est la seule fonction). De ce que j'ai pu voir, ça marche assez bien sur les personnes plus ou moins vulnérables et non-averties.


Etre de gauche, c'est défendre un certain nombre de valeurs. Parmi celle-là, ne se trouvant absolument pas celle de la quasi disparition et intervention de l'état dans son action sur l'économie et que le marché devienne alors tout puissant et totalement libre. Parce que sans contrôle, le capitalisme devient totalement aberrant niveau répartition des richesses et que c'est à l'état ensuite, par ses taxes et leur répartition à assurer un minimum à chacun.
 
Il est donc totalement incompatible de défendre à la fois des valeurs de gauche et un système économique ultra-libérale.
 
Maintenant que tu trouves ça pervers de dire cela, on est plus à ça prêt avec toi tu sais :ange:

n°22588770
Betcour
Building better worlds
Posté le 15-05-2010 à 11:54:40  profilanswer
 

Ernestor a écrit :

Etre de gauche, c'est défendre un certain nombre de valeurs. Parmi celle-là, ne se trouvant absolument pas celle de la quasi disparition et intervention de l'état dans son action sur l'économie


L'état est une valeur ? Tu confondrais pas "valeur" et "moyens" ?


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°22588771
moonboots
Posté le 15-05-2010 à 11:54:47  profilanswer
 

nakata a écrit :


Je suis opposé au pédagogisme, et opposé à la réforme de la classe de 2nde, d'autant plus que j'enseigne la physique à ce niveau. Mais faudrait voir à ne pas non plus idéaliser le passé. Que l'école ait permis à un moment donné d'éviter la non-reproduction sociale, ça relève en partie du mythe, car il ne faut pas oublier que jusqu'à récemment, l'enseignement secondaire était réservé aux élites. La massification de l'enseignement, c'est tout récent, et une partie des problèmes actuels de l'école viennent du fait que le système n'a pas encore digéré cet afflux soudain d'élèves, en terme de niveau comme en terme de moyens.


je ne sais pas si ça relève du mythe en tout cas apparemment l'ascenseur social marche de moins en moins bien, bref on s'éloigne de l'idéal proclamé

n°22588773
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 15-05-2010 à 11:55:35  profilanswer
 

radioactif a écrit :


Tu avais compris le contraire dans ses posts ? :o


 
ouai parce que je sais pas pourquoi mais j'ai l'impression que les Etats depuis quelques années coupent dans les services publiques mais pas dans les éxonérations fiscales pour les classes supérieures ?


---------------
" Quel est le but du capital ? Le but du capital c'est produire pour le capital. L'objectif, lui, est illimité. L'objectif du capital c'est produire pour produire." - Deleuze || André Gorz - Vers la société libérée
n°22588782
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 15-05-2010 à 11:56:32  profilanswer
 

peaceful a écrit :

 

Qui dans ce topic ?

 

en tout cas les autrichiens et leur élèves. Tu trouveras pas de propos de pascal salin sur le bien public, puisque pour lui il n'existe que du bien privé. (plus précisément le bien public c'est la garantie des contrats privés)

Message cité 1 fois
Message édité par Magicpanda le 15-05-2010 à 11:56:46

---------------
" Quel est le but du capital ? Le but du capital c'est produire pour le capital. L'objectif, lui, est illimité. L'objectif du capital c'est produire pour produire." - Deleuze || André Gorz - Vers la société libérée
n°22588784
Ernestor
modo-coco :o
Posté le 15-05-2010 à 11:56:48  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Moi aussi des charognards mon obligés à m'acheter un portable avec 8 Go de RAM dont-j'ai-pas-besoin, un téléphone portable tactile Android 2.1 et un réflex numérique que j'utilise qu'en mode automatique.
 
Je suis une victime des pratiques prédatrices du complexe gadgeto-informatique [:endraum]


Je parlais là de types qui ont vendu des prêts à des gens dont ils savaient parfaitement qu'ils ne pourraient pas les rembourser quand les taux allaient remonter, ce qui allaient forcément arriver un jour. Et qui pensaient faire alors une plus value en récupérant ensuite leur maison qui aura pris de la valeur.
 
Je parle donc là de types qui ont volontairement arnaqué des gens et qui profiteraient ensuite de leur malheur (la perte de leur maison). Le terme de charognard ne me semble pas déplacé dans ce contexte.

n°22588800
python
Posté le 15-05-2010 à 11:58:34  profilanswer
 

nakata a écrit :


Je suis opposé au pédagogisme, et opposé à la réforme de la classe de 2nde, d'autant plus que j'enseigne la physique à ce niveau. Mais faudrait voir à ne pas non plus idéaliser le passé. Que l'école ait permis à un moment donné d'éviter la non-reproduction sociale, ça relève en partie du mythe, car il ne faut pas oublier que jusqu'à récemment, l'enseignement secondaire était réservé aux élites. La massification de l'enseignement, c'est tout récent, et une partie des problèmes actuels de l'école viennent du fait que le système n'a pas encore digéré cet afflux soudain d'élèves, en terme de niveau comme en terme de moyens.


 
Moi je suis opposé au gaspillage des ressources.  Autrement dit l'afflux massif de hauts diplômés tentant d'obtenir un poste dans les secteurs névralgiques de la société, lesquels sont incapables de les absorber en entier, d'où l'expression "voie de garage" pour bon nombre de diplômés.  
 
A l'opposé, le "ticket d'entrée" pour devenir médecin est trop cher.  Je ne parle pas de réduire la durée et la difficulté des cursus (nécessaires pour garantir le professionnalisme) mais de favoriser un ticket d'entrée des professions les plus demandées, de sorte que la mission de l'école soit de favoriser l'émancipation sociale et non de fabriquer à la chaîne des frustrés qui ne peuvent pas espérer devenir "chef" à la fin de leur carrière.

n°22588807
Gueux76
Posté le 15-05-2010 à 11:59:11  profilanswer
 

moonboots a écrit :


je ne sais pas si ça relève du mythe en tout cas apparemment l'ascenseur social marche de moins en moins bien, bref on s'éloigne de l'idéal proclamé


 
Je l'avais posté il y a quelques temps.  
 
http://img32.imageshack.us/img32/7789/influencemilieuparental.png
http://img196.imageshack.us/img196/7913/rnumrationheritage.png
 
l'étude complète de l'OCDE  
http://www.oecd.org/dataoecd/2/8/45002669.pdf  
 
 
pour un pays dont l'idéal méritocratique repose sur l'école, ça fait peur  :sweat:

n°22588810
peaceful
beati pauperes spiritu
Posté le 15-05-2010 à 11:59:39  profilanswer
 

Magicpanda a écrit :


 
en tout cas les autrichiens et leur élèves. Tu trouveras pas de propos de pascal salin sur le bien public, puisque pour lui il n'existe que du bien privé. (plus précisément le bien public c'est la garantie des contrats privés)


 
Pourquoi considères tu que l'amélioration du niveau de vie ne peut s'opérer que sous la tutelle de l'autorité publique? Si je prends un exemple extrême pour démontrer l'absurdité de ton propos, les fortunés qui outrepassent les limites ne peuvent l'être que grâce à la protection de l'état contre la vindicte populaire.


---------------
"Tout en ne cherchant que son intérêt personnel, il travaille souvent d'une manière bien plus efficace pour l'intérêt de la société, que s'il avait réellement pour but d'y travailler."
n°22588824
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 15-05-2010 à 12:00:43  profilanswer
 


Donc entérine une certaine condamnation de l'Etat americain, qui avait à y gagner, en tant que somme d'individus au pouvoir et en recettes fiscales qui ont servi au passage à financer des trucs clairement à la con.

Camelot2 a écrit :


 
On peut argumenter que l'instauration de FM & FM date de bien avant la crise (années 70) et que l'autorisation donnée à ces deux organismes de souscrire des subprimes date de 1995. Et que même avec la baisse des taux en 2001-2003, il n'y a pas eu d'explosions de la quantité de subprimes accordés par ces deux organismes.
 
L'explosion a eu lieu lorsqu'on a dérégulé le marché avec une étape supplémentaire de relaxation sur les fonds propres ce qui a amené toute une série d'acteurs privés à augmenter les crédits offerts tout en jouant sur les CDS (eux aussi dérégulé) et la titrisation pour sortir le risque de leurs bilans et augmenter encore leur capacité de prêt.
 
Face à un tel afflux d'offres, les taux offerts par les banques ont forcément dû baisser et ils étaient déjà très bas vu les taux de la FED. Et lorsque Greenspan et d'autres conseillent aux ménages de s'endetter en 2005 pour être propriétaires...Et lorsque le marché immobilier ne fait que monter depuis des années...
On aboutit à créer une demande totalement irrationnelle basée sur une offre irrationnelle.
 
Au final, on peut facilement en conclure que c'est le retrait de l'Etat (en terme de régulation) qui a déstabilisé le marché du crédit hypothécaire et aboutit à son augmentation anormale.


Je partage l'analyse.Après on a un trou sur le rôle des taux directeurs, essentiellement politiques, et donc sur leur rôle s'ils n'avaient pas trop été bidouillés.

n°22588828
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 15-05-2010 à 12:01:15  profilanswer
 

Magicpanda a écrit :


 
bon d'accord là dessus mais économiquement, le problème c'est quand meme de permettre à tous le monde d'accéder a un niveau de vie décent, c'est à dire pour moi :  
 
alimentation, logement salubre, accès aux soins, accès à l'éducation et la culture, transports en commun. et le problème du logement devient la clef de voute du problème aujourd'hui et comme par hasard se trouve au coeur de la crise. Quand on sait que le logement bouffé 50% du revenu des ménages les plus précaires, c'est juste une folie macroéconomique


 
Le marché arrive à nourrir 90% de la population : il ne pourrait pas loger 90% d'entre eux, l'Etat ne s'occupant que des 10% mal logés ?
 
Les prix du logement augmentent du fait du crédit facile, de la fiscalité obérant le rendement immobilier, de la réglementation du foncier et des baux : si tu traites ces trois problèmes, tu fais baisser les loyers d'au moins 30%. 90% des gens pourront alors se loger aux prix du marché, comme ils se nourrissent au prix du marché.

n°22588831
nakata
frog game
Posté le 15-05-2010 à 12:01:16  profilanswer
 

Ernestor a écrit :

Etre de gauche, c'est défendre un certain nombre de valeurs.


De principes.  [:cbrs]  
 
Les valeurs, c'est comme à la bourse, ça monte, ça baisse, ça s'achète et ça se vend.  :o

n°22588837
python
Posté le 15-05-2010 à 12:01:57  profilanswer
 

Gueux76 a écrit :


pour un pays dont l'idéal méritocratique repose sur l'école, ça fait peur  :sweat:


 
ce graphique montre donc qu'on ghettoise les riches entre eux et les pauvres entre eux :/

n°22588843
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 15-05-2010 à 12:02:05  profilanswer
 

Ernestor a écrit :


Je parlais là de types qui ont vendu des prêts à des gens dont ils savaient parfaitement qu'ils ne pourraient pas les rembourser quand les taux allaient remonter, ce qui allaient forcément arriver un jour. Et qui pensaient faire alors une plus value en récupérant ensuite leur maison qui aura pris de la valeur.
 
Je parle donc là de types qui ont volontairement arnaqué des gens et qui profiteraient ensuite de leur malheur (la perte de leur maison). Le terme de charognard ne me semble pas déplacé dans ce contexte.


 
hey ce n'est pas tant une question de machiavélisme individuel que de gestion managériale  
 
- vous devez faire +3 % de ventes pour remplir vos objectifs, et + 5 % pour avoir une prime
- si vous ne faites que +2 on vous vire, ya du monde qui pointe au chomage
- démerdez vous pour payer votre propre crédit, alors faites ce qu'on vous demande et prenez votre thune
 
et voila, ca marche comme ca partout, y compris dans les grandes boites industrielles françaises ou les objectifs chiffrés imbéciles à court terme prennent le pas sur le travail sérieux et la solidité à moyen terme : parce que les managers veulent leur prime et que quand la merde arrivera ils ne seront de toutes façons plus là, parce que les consultants externes s'en branlent de ce qui arrive à la boite ou à l'économie en général, parce que la contrainte actionnariale est féroce et que le cœur du business passe au second plan.


---------------
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n°22588854
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 15-05-2010 à 12:03:02  profilanswer
 

python a écrit :


 
Moi je suis opposé au gaspillage des ressources.  Autrement dit l'afflux massif de hauts diplômés tentant d'obtenir un poste dans les secteurs névralgiques de la société, lesquels sont incapables de les absorber en entier, d'où l'expression "voie de garage" pour bon nombre de diplômés.  
 
A l'opposé, le "ticket d'entrée" pour devenir médecin est trop cher.  Je ne parle pas de réduire la durée et la difficulté des cursus (nécessaires pour garantir le professionnalisme) mais de favoriser un ticket d'entrée des professions les plus demandées, de sorte que la mission de l'école soit de favoriser l'émancipation sociale et non de fabriquer à la chaîne des frustrés qui ne peuvent pas espérer devenir "chef" à la fin de leur carrière.


 
ah non mais ca n'est pas du tout légitime ca, si on a des hauts diplomés, il faut juste accepter d'embaucher plus de gens à ces postes mais à des salaires moindres puisque ces compétences sont moins rares.


---------------
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n°22588868
Ernestor
modo-coco :o
Posté le 15-05-2010 à 12:04:18  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Quand le sage montre la lune...
 
Si l'Etat se désengageait, il n'y aurait pas un individu livré à lui-même au marché : d'autres organisations surgiraient. L'Etat est là pour donner un filet de sécurité aux 10% les plus pauvres, pas pour donner des allocations familiales aux enfants d'Alain Minc ou de rendre éligible au logement sociable 70% des Français !


Intéressant ton point de vue. Et cohérent.
 
Ceci dit, vu tes idées sur l'auto-organisation des individus, il te reste 2 options pour ton positionnement politique :  
- vision anarchisante de gauche  
- vision libérale de droite
 
Mais vu le système économique que tu défends, c'est clairement la deuxième option qui te correspond. Tu es donc bien de droite :ange:

n°22588878
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 15-05-2010 à 12:05:02  profilanswer
 

peaceful a écrit :


 
Non mais c'est l'objectif de toute personne civilisée, thx captain, on est juste pas daccord sur les moyens d'y arriver. :o


 
Tu exprimes très bien le problème. Les étatistes font semblant de croire que nous accepterions que les gens soient à la rue, dans la misère. Nous serions sans coeur et eux auraient les yeux embués de générosité.  
 
En ce qui me concerne, il n'en est rien. Je considère qu'un peu plus de marché améliorerait la situation des plus pauvres. Mais comme c'est paradoxal, on ne le comprend pas, ou on ne veut pas le comprendre. Le logement est réglementé en France depuis 1914 (premier blocage des loyers je crois) : et depuis 1914, il ne se passe pas une année sans qu'on ne parle de pénurie de logements.

n°22588885
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 15-05-2010 à 12:05:35  profilanswer
 

Magicpanda a écrit :


 
en meme temps pour les libertariens, l'individu est émancipé a priori, par nature
 
j


 
oui, mais comme nous ne sommes pas libertariens...

n°22588894
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 15-05-2010 à 12:06:01  profilanswer
 

peaceful a écrit :


 
Pourquoi considères tu que l'amélioration du niveau de vie ne peut s'opérer que sous la tutelle de l'autorité publique? Si je prends un exemple extrême pour démontrer l'absurdité de ton propos, les fortunés qui outrepassent les limites ne peuvent l'être que grâce à la protection de l'état contre la vindicte populaire.


 
 
parce qu'il faut un système de contrainte qui permette de construire du collectif. Si tu passes un accord mais qu'il n'y a pas de moyens réellement coercitifs de le faire respecter c'est sans espoir. Dans l'absolu je suis d'accord avec obama, on peut avoir des assurances sociales privées non profit, mais en pratique c'est pour le moment du jamais vu.
 
ensuite en général les fortunés peuvent payer de la sécu privée (cf les gated communities), ils n'ont pas vraiment besoin de l'Etat.


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" Quel est le but du capital ? Le but du capital c'est produire pour le capital. L'objectif, lui, est illimité. L'objectif du capital c'est produire pour produire." - Deleuze || André Gorz - Vers la société libérée
n°22588895
nakata
frog game
Posté le 15-05-2010 à 12:06:03  profilanswer
 

python a écrit :

Moi je suis opposé au gaspillage des ressources.  Autrement dit l'afflux massif de hauts diplômés tentant d'obtenir un poste dans les secteurs névralgiques de la société, lesquels sont incapables de les absorber en entier, d'où l'expression "voie de garage" pour bon nombre de diplômés.


La massification de l'enseignement n'est pas une spécificité française, c'est un impératif qui s'impose à tous les pays occidentaux, il suffit de voir les stats chez nos voisins du Nord.  [:spamafote]  
 
A mon avis c'est irréversible dans le contexte de notre civilisation actuelle de plus en plus technique.

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