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La crise actuelle sera...




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Auteur Sujet :

[ECO] Can it run Crises ?

n°22588895
nakata
frog game
Posté le 15-05-2010 à 12:06:03  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

python a écrit :

Moi je suis opposé au gaspillage des ressources.  Autrement dit l'afflux massif de hauts diplômés tentant d'obtenir un poste dans les secteurs névralgiques de la société, lesquels sont incapables de les absorber en entier, d'où l'expression "voie de garage" pour bon nombre de diplômés.


La massification de l'enseignement n'est pas une spécificité française, c'est un impératif qui s'impose à tous les pays occidentaux, il suffit de voir les stats chez nos voisins du Nord.  [:spamafote]  
 
A mon avis c'est irréversible dans le contexte de notre civilisation actuelle de plus en plus technique.

mood
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Posté le 15-05-2010 à 12:06:03  profilanswer
 

n°22588906
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 15-05-2010 à 12:06:47  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Le marché arrive à nourrir 90% de la population : il ne pourrait pas loger 90% d'entre eux, l'Etat ne s'occupant que des 10% mal logés ?
 
Les prix du logement augmentent du fait du crédit facile, de la fiscalité obérant le rendement immobilier, de la réglementation du foncier et des baux : si tu traites ces trois problèmes, tu fais baisser les loyers d'au moins 30%. 90% des gens pourront alors se loger aux prix du marché, comme ils se nourrissent au prix du marché.


 
et aussi des aides publiques de type trickle down pour les plus aisés.


---------------
" Quel est le but du capital ? Le but du capital c'est produire pour le capital. L'objectif, lui, est illimité. L'objectif du capital c'est produire pour produire." - Deleuze || André Gorz - Vers la société libérée
n°22588919
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 15-05-2010 à 12:07:53  profilanswer
 

python a écrit :


 
ce graphique montre donc qu'on ghettoise les riches entre eux et les pauvres entre eux :/


 
non les riches se ghettoisent entre eux et ont des ressources pour le faire.
les pauvres ont peu de ressource pour sortir du ghetto et surtout c'est couteux d'en sortir parce que ca les coupe de bcp de ressources informelles (aide familiale, réseaux de sociabilité)


---------------
" Quel est le but du capital ? Le but du capital c'est produire pour le capital. L'objectif, lui, est illimité. L'objectif du capital c'est produire pour produire." - Deleuze || André Gorz - Vers la société libérée
n°22588930
moonboots
Posté le 15-05-2010 à 12:08:39  profilanswer
 

peaceful a écrit :


 
Pourquoi considères tu que l'amélioration du niveau de vie ne peut s'opérer que sous la tutelle de l'autorité publique? Si je prends un exemple extrême pour démontrer l'absurdité de ton propos, les fortunés qui outrepassent les limites ne peuvent l'être que grâce à la protection de l'état contre la vindicte populaire.


tu as dit toi-même que le capitalisme poussait naturellement vers la concentration de richesses, or le libéralisme est une forme du capitalisme, comment pourrait-il naturellement amener à un meilleur partage ?

n°22588932
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 15-05-2010 à 12:08:45  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Tu exprimes très bien le problème. Les étatistes font semblant de croire que nous accepterions que les gens soient à la rue, dans la misère. Nous serions sans coeur et eux auraient les yeux embués de générosité.  
 
En ce qui me concerne, il n'en est rien. Je considère qu'un peu plus de marché améliorerait la situation des plus pauvres. Mais comme c'est paradoxal, on ne le comprend pas, ou on ne veut pas le comprendre. Le logement est réglementé en France depuis 1914 (premier blocage des loyers je crois) : et depuis 1914, il ne se passe pas une année sans qu'on ne parle de pénurie de logements.


 
moi je ne suis pas Etatiste, je suis pour la puissance publique, qu'elle soit municipale ou régionale ou européenne ne me gène pas


---------------
" Quel est le but du capital ? Le but du capital c'est produire pour le capital. L'objectif, lui, est illimité. L'objectif du capital c'est produire pour produire." - Deleuze || André Gorz - Vers la société libérée
n°22588936
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 15-05-2010 à 12:09:06  profilanswer
 

Ernestor a écrit :


Intéressant ton point de vue. Et cohérent.
 
Ceci dit, vu tes idées sur l'auto-organisation des individus, il te reste 2 options pour ton positionnement politique :  
- vision anarchisante de gauche  
- vision libérale de droite
 
Mais vu le système économique que tu défends, c'est clairement la deuxième option qui te correspond. Tu es donc bien de droite :ange:


 
en meme l'anarchisme et le libéralisme, fondamentalement c'est la meme chose.


---------------
" Quel est le but du capital ? Le but du capital c'est produire pour le capital. L'objectif, lui, est illimité. L'objectif du capital c'est produire pour produire." - Deleuze || André Gorz - Vers la société libérée
n°22588944
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 15-05-2010 à 12:09:30  profilanswer
 

nakata a écrit :


Je suis opposé au pédagogisme, et opposé à la réforme de la classe de 2nde, d'autant plus que j'enseigne la physique à ce niveau. Mais faudrait voir à ne pas non plus idéaliser le passé. Que l'école ait permis à un moment donné d'éviter la non-reproduction sociale, ça relève en partie du mythe, car il ne faut pas oublier que jusqu'à récemment, l'enseignement secondaire était réservé aux élites. La massification de l'enseignement, c'est tout récent, et une partie des problèmes actuels de l'école viennent du fait que le système n'a pas encore digéré cet afflux soudain d'élèves, en terme de niveau comme en terme de moyens.


 
C'est bien : tu as bien appris ta leçon.
 
Sauf que, dans les années 60, avant le déferlement pédagogiste, le nombre d'enfants de prolos à X ou Ulm était plus élevé qu'aujourd'hui (même en tenant compte du déclin de la classe ouvrière)
 
Et je parle moi d'un effondrement de l'école primaire, qui, que je sache, ne s'est pas massifiée : elle a toujours scolarisé 100% d'une classe d'âge. Le discours sur la massification est un argument utilisé par les pédagos pour masquer leur échec, mais qui ne tient pas.  
 
Bon, c'est un peu HS (mais c'est un sujet que je connais aussi très bien, et qui fonde mon engagement à gauche)

n°22588954
Betcour
Building better worlds
Posté le 15-05-2010 à 12:11:31  profilanswer
 

Ernestor a écrit :

Je parlais là de types qui ont vendu des prêts à des gens dont ils savaient parfaitement qu'ils ne pourraient pas les rembourser quand les taux allaient remonter, ce qui allaient forcément arriver un jour. Et qui pensaient faire alors une plus-value en récupérant ensuite leur maison qui aura pris de la valeur.


Ouais c'est bien ce que je dis : le vendeur savait parfaitement que j'avais pas besoin de 8 Go de RAM, mais il me l'a quand même vendue : je suis une pauvre victime du méchant capitalisme. :o

 

Faudrait arrêter de prendre les gens pour des mongoliens lobotomisés : il faut être deux pour signer un contrat de prêt et la multiplication est au programme du primaire, donc balancer toute la faute sur un seul des signataires c'est trop facile. Mais typique du bréviaire de gauche : le consommateur est toujours une victime et les entreprises toujours les méchantes, et celui qui osera mettre en doute la responsabilité individuelle du consommateur sera immédiatement excommunié comme blasphémateur social-traitre.

 
Citation :

Je parle donc là de types qui ont volontairement arnaqué des gens et qui profiteraient ensuite de leur malheur (la perte de leur maison). Le terme de charognard ne me semble pas déplacé dans ce contexte.


Le système de prêt hypothécaire américain est ultra-avantageux pour les emprunteurs, puisqu'en cas de défaut la dette s'éteint avec la saisie. Donc si les prix de l'immobilier montent l'emprunteur fait une jolie plus value (ce que beaucoup visaient avec ces crédits où les mensualités sont basses les premières années : vendre avant que ça remonte et se barrer avec l'argent), si ils baissent ils abandonnent la maison et son libérés de la dette. Pile ils gagnent, face la (méchante, forcément) banque perd.

Message cité 3 fois
Message édité par Betcour le 15-05-2010 à 12:14:08

---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°22588965
korrigan73
Membré
Posté le 15-05-2010 à 12:12:27  profilanswer
 

Gueux76 a écrit :


 
Je l'avais posté il y a quelques temps.  
 
http://img32.imageshack.us/img32/7 [...] rental.png
http://img196.imageshack.us/img196 [...] ritage.png
 
l'étude complète de l'OCDE  
http://www.oecd.org/dataoecd/2/8/45002669.pdf  
 
 
pour un pays dont l'idéal méritocratique repose sur l'école, ça fait peur  :sweat:


en france on a le systeme universitaire ou de hautes etudes le plus pourri du monde.
il est supporté par l'ensemble des francais, mais sert avant tout aux fils de riche.
encore aux USA, les parents payent pour leurs gosses, c'est la reproduction des elites.
chez nous, les pauvres payent pour que les fils de riche apprennent, tout en leur disant que c'est accessible a tout le monde...
ce qu'il faut, c'est fabriquer des campus comme aux USA, mais n'y faire acceder que ceux ayant des bonnes notes aux lycée.
comme ca, plus de probleme de logement etudiant, de bouffe ou autre, et seuls les meritants y accedent. peu importe leur condition sociale


---------------
El predicator du topic foot
n°22588971
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 15-05-2010 à 12:13:14  profilanswer
 

Ernestor a écrit :


Etre de gauche, c'est défendre un certain nombre de valeurs. Parmi celle-là, ne se trouvant absolument pas celle de la quasi disparition et intervention de l'état dans son action sur l'économie et que le marché devienne alors tout puissant et totalement libre. Parce que sans contrôle, le capitalisme devient totalement aberrant niveau répartition des richesses et que c'est à l'état ensuite, par ses taxes et leur répartition à assurer un minimum à chacun.
 
Il est donc totalement incompatible de défendre à la fois des valeurs de gauche et un système économique ultra-libérale.
 
Maintenant que tu trouves ça pervers de dire cela, on est plus à ça prêt avec toi tu sais :ange:


 
Pour l'interventionnisme économique, c'est contestable : il se trouve que quand l'Etat intervient pour réguler l'économie, il a 9 fois sur 10 tendance à favoriser les grandes entreprises (on pourrait détailler : mythe du "champion national" par exemple, subventions aux grandes entreprises, complexité du droit qui favorise les grandes entreprises, ...). L'Etat est en fait au service des gros, pas des petits.  Or, être à gauche, c'est défendre aussi les petits contre les gros, et les petits patrons ou artisans face aux multinationales.  

mood
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Posté le 15-05-2010 à 12:13:14  profilanswer
 

n°22588992
python
Posté le 15-05-2010 à 12:16:13  profilanswer
 

Magicpanda a écrit :


 
ah non mais ca n'est pas du tout légitime ca, si on a des hauts diplomés, il faut juste accepter d'embaucher plus de gens à ces postes mais à des salaires moindres puisque ces compétences sont moins rares.


Comment on embaucherait plus de gens à ces postes vu que ces postes sont beaucoup plus limités ? Ceux qui sont déjà en poste ne veulent pas qu'on touche à leur acquis.  Un VP ne veut pas que les bonus diminuent  
 
Les études sont payantes, elles devraient donc obéir aux lois du marché, c'est-à-dire la garantie, la qualité, si je te vends une voiture, tu la veux avec un bon moteur durable et des pièces solides.  C'est la même chose pour l'enseignement selon moi.  La voiture vient avec une garantie de 5 ans
 
Le problème c'est que l'école actuelle vend du rêve alors qu'elle devrait vendre un produit concret, un diplôme.    
 

n°22589002
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 15-05-2010 à 12:18:39  profilanswer
 

python a écrit :


Comment on embaucherait plus de gens à ces postes vu que ces postes sont beaucoup plus limités ? Ceux qui sont déjà en poste ne veulent pas qu'on touche à leur acquis.  Un VP ne veut pas que les bonus diminuent  
 
Les études sont payantes, elles devraient donc obéir aux lois du marché, c'est-à-dire la garantie, la qualité, si je te vends une voiture, tu la veux avec un bon moteur durable et des pièces solides.  C'est la même chose pour l'enseignement selon moi.  La voiture vient avec une garantie de 5 ans
 
Le problème c'est que l'école actuelle vend du rêve alors qu'elle devrait vendre un produit concret, un diplôme.    
 


 
ce n'est pas la question, si il y a 2x plus de gens capables de le faire, on baisse les salaires  tant qu'on peut en embaucher qui accepte le job à ce prix, on s'en branle de protéger les riches des contraintes du marchés, eux peuvent les assumer


---------------
" Quel est le but du capital ? Le but du capital c'est produire pour le capital. L'objectif, lui, est illimité. L'objectif du capital c'est produire pour produire." - Deleuze || André Gorz - Vers la société libérée
n°22589004
The NBoc
Quo Modo Deum
Posté le 15-05-2010 à 12:18:46  profilanswer
 

radioactif a écrit :


L'explosion des coûts de l'immobilier, c'est une bulle, on peut espérer un retour à la normale.
Quant à l'ingénieur, comparer lingénieur en période de bulle télécom avec force bidouille fiscale à l'ingénieur en bas de cycle, c'est assez malhonnête, reconnais-le :o


J'espere de tout coeur que tu ais raison, et qu'il va ya voir un nouveau cycle haut pour ce type d'ingénieurs... J'en suis pas convaincu, qu'est ce qui te fait penser ça?


---------------
it is difficult to get a man to understand something when his salary depends on his not understanding it   -   La lecture est un stratagème qui dispense de réfléchir   -   Et les Shadocks pompaient, pompaient...
n°22589006
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 15-05-2010 à 12:18:59  profilanswer
 

Magicpanda a écrit :


 
ouai parce que je sais pas pourquoi mais j'ai l'impression que les Etats depuis quelques années coupent dans les services publiques mais pas dans les éxonérations fiscales pour les classes supérieures ?


Je ne l'ai pas vu cautionner ça. Ni personne d'autre, à part miniTax ptet... :o

n°22589011
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 15-05-2010 à 12:20:00  profilanswer
 

Magicpanda a écrit :


 
ouai parce que je sais pas pourquoi mais j'ai l'impression que les Etats depuis quelques années coupent dans les services publiques mais pas dans les éxonérations fiscales pour les classes supérieures ?


 
L'égalité n'est pas une valeur suprême au nom de laquelle tout le reste doit s'effacer. L'Etat est gardien du long terme : si la croissance est liée à l'accumulation du capital(gains de productivité), alors il faut de l'épargne, et donc des hauts revenus. L'Etat doit donc arbitrer entre la lutte contre les inégalités et le fait de préserver la croissance à long terme, pour que l'égalité ne se fasse pas au prix d'une stagnation économique.
 
Maintenant, je vois bien ton problème : tu penses que la croissance vient de la consommation (c'est quand même dingue, quand on y pense). Dès lors, pour toi, redistribuer permet à la fois l'égalisation et la croissance : on fait coup double. D'où le succès des idées keynésiennes : elles sont sympathiques et marchent sur tous les tableaux. Le problème est qu' en fait elles ne marchent pas. Et qu'à long terme, c'est bien l'épargne qui fabrique la croissance.  

n°22589030
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 15-05-2010 à 12:22:14  profilanswer
 

Gueux76 a écrit :


 
Je l'avais posté il y a quelques temps.  
 
http://img32.imageshack.us/img32/7 [...] rental.png
http://img196.imageshack.us/img196 [...] ritage.png
 
l'étude complète de l'OCDE  
http://www.oecd.org/dataoecd/2/8/45002669.pdf  
 
 
pour un pays dont l'idéal méritocratique repose sur l'école, ça fait peur  :sweat:


 
Oui, ça fait peur, effectivement...

n°22589056
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 15-05-2010 à 12:25:34  profilanswer
 

Magicpanda a écrit :


 
hey ce n'est pas tant une question de machiavélisme individuel que de gestion managériale  
 
- vous devez faire +3 % de ventes pour remplir vos objectifs, et + 5 % pour avoir une prime
- si vous ne faites que +2 on vous vire, ya du monde qui pointe au chomage
- démerdez vous pour payer votre propre crédit, alors faites ce qu'on vous demande et prenez votre thune
 
et voila, ca marche comme ca partout, y compris dans les grandes boites industrielles françaises ou les objectifs chiffrés imbéciles à court terme prennent le pas sur le travail sérieux et la solidité à moyen terme : parce que les managers veulent leur prime et que quand la merde arrivera ils ne seront de toutes façons plus là, parce que les consultants externes s'en branlent de ce qui arrive à la boite ou à l'économie en général, parce que la contrainte actionnariale est féroce et que le cœur du business passe au second plan.


 
D'où vient ce chantage au chômage ? dans les années 60, cela n'existait pas, mais le salaire minimum était deux fois moindre (au moins)
D'où vient cette contrainte actionnariale ? dans une économie où les fonds propres sont abondants, cela n'existerait pas, ou moins.

n°22589070
Camelot2
Posté le 15-05-2010 à 12:28:54  profilanswer
 

peaceful a écrit :


 
Changer un ratio c'est pas ce que j'appelle déréguler...
 
Et l'Etat ne s'est pas "retiré", il a poussé comme un malpropre en menaçant les banques qui ne prêtent pas de complications dans leurs affaires, et aux US ce discours a une toute autre raisonnance qu'en France.  
Bush
http://www.youtube.com/watch?v=kNq [...] re=related
 
"One of the barriers, there is a lot of fine print, and it makes people nervous" [:rofl]


 
Changer un ratio, ce n'est pas déréguler.  :o  
 
Très bien. Imaginons que demain, la CBFA change son ratio pour la prime de fidélité accordée sur les comptes épargne et qu'elle le place à 30x son ratio actuel. Est-ce qu'elle régule encore quelque chose? Non.
Lorsque l'administration Bush a décidé cette mesure, elle a donné le champ libre au marché...et celui-ci s'est emballé.
 
Qu'est-ce que la régulation:
 

Citation :

Fait de contrôler, de réguler un mouvement ou un mécanisme


 
Relaxer un ratio est donc une forme de dérégulation. Bien plus pervers que de le faire disparaître d'ailleurs vu qu'on donne l'impression qu'on contrôle encore quelque chose.
Pour faire simple...détenir 0.0001% de fonds propres est un ratio. Est-ce pour autant de la régulation? Non.
 
Les seules banques qui avaient des obligations vis-à-vis de l'Etat étaient celles qui possédaient sa garantie. Les garanties partielles ou complètes de l'Etat concernaient la moitié du marché des crédits hypothécaires.
Est-ce que l'autre moitié était obligé par l'Etat de prêter? Non.  
 

radioactif a écrit :


En même temps, UBS c'est un peu la gestion foutraque quoi, ils étaient encore en train de gérer leurs pertes de la bulle précédente, un consultant débarque en 2007/2008 en disant "les subprimes caÿ bon mangez-en", UBS investit massivement, aucune interconnexion entre les cellules de risque, personne n'a regardé comment ça se goupillait, plusieurs nominations de potes/placards, bref c'était quand même un joyeux n'importe quoi.
 
UBS s'est donc en effet foutu dans la merde sans aucune variable publique. Mais tout ceci reste très européen, je ne pense pas que les banques d'Europe de l'Ouest aient intégré un sauvetage possible dans leurs processus décisionnels, avant, pendant ou après le gros gadin.
 
Mais je partage ton analyse, même si, je pense, que vers le bord du gouffre, certaines mesures n'ont pas été prises car certaines banques savaient qu'elles auraient droit à un petit peu d'aide. Je pense, parce que j'aurais fait la même chose à leur place.


 
Du coup, on peut se poser des questions sur la pertinence de l'approche limonaire et sur l'auto-capacité des banques à se gérer vis-à-vis d'une approche prudentielle.
Je rajouterais que le cas d'UBS est aussi symptomatique de la course au profit sur un segment "porteur" (Investment bank) qui, au final, pénalise le corps de métier original d'UBS (gestion de fortune).
On se situe ici dans un exemple flagrant de conneries généralisé où le concept de "gain facile", "gain à coup sûr" semble normal. Pourtant, on apprend cela au premier cours de finance: tout rendement supérieur au taux sans risque...comprend un risque. C'est con, c'est basique, même Madame Michu pourrait comprendre. Et pourtant...personne à UBS ou AIG ne s'est inquiété que leurs investissements leur rapportent alors que leur modèle affirmait qu'il n'y avait aucun risque.  :sweat:  
 
Et dans un exemple typique de manque de régulation en raison du caractère international d'UBS qui a empêché le régulateur helvétique d'avoir une quelconque prise sur les agissements de sa branche US.
 
 
 

n°22589076
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 15-05-2010 à 12:29:27  profilanswer
 

Magicpanda a écrit :


 
ah non mais ca n'est pas du tout légitime ca, si on a des hauts diplomés, il faut juste accepter d'embaucher plus de gens à ces postes mais à des salaires moindres puisque ces compétences sont moins rares.


 
Et si ces postes ne correspondent à aucun besoin ? chacun doit assumer les études qu'il fait : il n'y a pas de droit à un emploi correspondant à n'importe quelles études ! Encore une conséquence de l'affaiblissement de la notion de droit et de responsabilité, avec ces "droits à" qui sont en fait autant d'obligations à respecter pour le reste de la collectivité (un droit octroyé à quelqu'un a toujours pour contrepartie une obligation pour celui qui doit respecter ce droit : on l'oublie souvent). Je fais ce que je veux, mais ce sont les autres qui paient.

n°22589087
python
Posté le 15-05-2010 à 12:30:43  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
D'où vient ce chantage au chômage ? dans les années 60, cela n'existait pas, mais le salaire minimum était deux fois moindre (au moins)
D'où vient cette contrainte actionnariale ? dans une économie où les fonds propres sont abondants, cela n'existerait pas, ou moins.


Les actionnaires spolient les entreprises  
 
avant dans les années 70 à 80, acheter des actions c'était investir dans la croissance aujourd'hui c'est sucer le sang des entreprises et faire chier le travailleur et stagner la croissance.  
 
les actionnaires n'ont jamais visité les usines et s'en foutent que les voitures ont besoin de pneus, ce qu'ils veulent c'est l'argent directement issu de la production et non de la vente.


Message édité par python le 15-05-2010 à 12:32:19
n°22589101
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 15-05-2010 à 12:32:11  profilanswer
 

Ernestor a écrit :


Intéressant ton point de vue. Et cohérent.
 
Ceci dit, vu tes idées sur l'auto-organisation des individus, il te reste 2 options pour ton positionnement politique :  
- vision anarchisante de gauche  
- vision libérale de droite
 
Mais vu le système économique que tu défends, c'est clairement la deuxième option qui te correspond. Tu es donc bien de droite :ange:


 
Il y a 3 gauches :
- les communistes : collectivisation de l'outil de production
- les socialistes : redistribution et salariat
- les radicaux : émancipation par l'école, l'instruction, la petite entreprise, la propriété privée (de son logement pr exemple...)

n°22589105
Ernestor
modo-coco :o
Posté le 15-05-2010 à 12:33:02  profilanswer
 

Magicpanda a écrit :


 
en meme l'anarchisme et le libéralisme, fondamentalement c'est la meme chose.


Non, entre l'anarchisme (de gauche) et le libéralisme (de droite), si le moyen est bien le même, le but est totalement différent. Dans les cas on défend une diminution voire une disparation de l'état, mais dans un cas c'est pour être totalement libre de faire ce que moi je veux et qu'importe ce que deviendra le voisin, et dans l'autre c'est pour avoir une égalité totale avec l'autre. Dans un cas, tu défends l'égoïste liberté pour toi et dans l'autre l'égalité altruiste pour tout le monde.

n°22589123
peaceful
beati pauperes spiritu
Posté le 15-05-2010 à 12:35:53  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
Changer un ratio, ce n'est pas déréguler.  :o  
 
Très bien. Imaginons que demain, la CBFA change son ratio pour la prime de fidélité accordée sur les comptes épargne et qu'elle le place à 30x son ratio actuel. Est-ce qu'elle régule encore quelque chose? Non.
Lorsque l'administration Bush a décidé cette mesure, elle a donné le champ libre au marché...et celui-ci s'est emballé.
 
Qu'est-ce que la régulation:
 

Citation :

Fait de contrôler, de réguler un mouvement ou un mécanisme


 
Relaxer un ratio est donc une forme de dérégulation. Bien plus pervers que de le faire disparaître d'ailleurs vu qu'on donne l'impression qu'on contrôle encore quelque chose.
Pour faire simple...détenir 0.0001% de fonds propres est un ratio. Est-ce pour autant de la régulation? Non.
 
Les seules banques qui avaient des obligations vis-à-vis de l'Etat étaient celles qui possédaient sa garantie. Les garanties partielles ou complètes de l'Etat concernaient la moitié du marché des crédits hypothécaires.
Est-ce que l'autre moitié était obligé par l'Etat de prêter? Non.  
 


 
Non.
 
Faire disparaître le ratio et les mécanismes attenants c'est déréguler.
 
Le faire varier (donc contrôler, mais moins) c'est réguler différemment en obtenant des effets opposés à l'effet de sa suppression. Si tu supprimes le ratio, les investisseurs vont serrer les fesses et demander une due dill à chaque deal, éliminant de fait les mauvaises banques. Par opposition, si l'Etat feint de jouer son rôle de superviseur alors qu'il n'en est rien, c'est la faillite assurée.


---------------
"Tout en ne cherchant que son intérêt personnel, il travaille souvent d'une manière bien plus efficace pour l'intérêt de la société, que s'il avait réellement pour but d'y travailler."
n°22589127
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 15-05-2010 à 12:36:28  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Ouais c'est bien ce que je dis : le vendeur savait parfaitement que j'avais pas besoin de 8 Go de RAM, mais il me l'a quand même vendue : je suis une pauvre victime du méchant capitalisme. :o
 
Faudrait arrêter de prendre les gens pour des mongoliens lobotomisés : il faut être deux pour signer un contrat de prêt et la multiplication est au programme du primaire, donc balancer toute la faute sur un seul des signataires c'est trop facile. Mais typique du bréviaire de gauche : le consommateur est toujours une victime et les entreprises toujours les méchantes, et celui qui osera mettre en doute la responsabilité individuelle du consommateur sera immédiatement excommunié comme blasphémateur social-traitre.
 
.


 
 
Bien vu : le système est très déresponsabilisant. Dès que quelqu'un fait des erreurs dans les choix qu'il a faits pour mener sa vie, c'est à la collectivité de le réparer. Dès lors, pourquoi faire attention avant de signer ? si je me trompe, l'Etat me viendra bien en aide...
 
 

n°22589137
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 15-05-2010 à 12:37:45  profilanswer
 

moonboots a écrit :


tu as dit toi-même que le capitalisme poussait naturellement vers la concentration de richesses, or le libéralisme est une forme du capitalisme, comment pourrait-il naturellement amener à un meilleur partage ?


Non. Le capitalisme est un mode d'organisation de la production de richesse et une répartition de la propriété de cette richesse. Le libéralisme est un corpus d'idées à portée sociale, notamment économique.
Le libéralisme tend à casser les monopoles qui arrangent le capitaliste :o, qui lui cherche à accumuler tout le capital :o.

n°22589142
Ernestor
modo-coco :o
Posté le 15-05-2010 à 12:38:50  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Ouais c'est bien ce que je dis : le vendeur savait parfaitement que j'avais pas besoin de 8 Go de RAM, mais il me l'a quand même vendue : je suis une pauvre victime du méchant capitalisme. :o
 
Faudrait arrêter de prendre les gens pour des mongoliens lobotomisés : il faut être deux pour signer un contrat de prêt et la multiplication est au programme du primaire, donc balancer toute la faute sur un seul des signataires c'est trop facile. Mais typique du bréviaire de gauche : le consommateur est toujours une victime et les entreprises toujours les méchantes, et celui qui osera mettre en doute la responsabilité individuelle du consommateur sera immédiatement excommunié comme blasphémateur social-traitre.
 
Le système de prêt hypothécaire américain est ultra-avantageux pour les emprunteurs, puisqu'en cas de défaut la dette s'éteint avec la saisie. Donc si les prix de l'immobilier montent l'emprunteur fait une jolie plus value (ce que beaucoup visaient avec ces crédits où les mensualités sont basses les premières années : vendre avant que ça remonte et se barrer avec l'argent), si ils baissent ils abandonnent la maison et son libérés de la dette. Pile ils gagnent, face la (méchante, forcément) banque perd.


Je l'attendais celle là :D
 
Déjà première chose : on achète pas une baraque comme on achète un téléphone portable, ça n'a RIEN à voir niveau investissement. Donc arrête avec tes exemples sans aucun rapport.  
 
Ensuite, effectivement des gens ont été naïfs et peu attentifs quand ils ont acheté leur maison. Mais profiter de la naïveté des gens, ça s'appelle justement de l'arnaque. Et c'est interdit. Pour info. S'il y a bien des acheteurs qui ont volontairement joué à prendre des risques et qui ont perdu, tant pis pour eux,  
mais faut être d'une totale mauvaise foi pour venir affirmer que tous les américains qui ont perdu leur maison savaient les risques qu'ils encourraient. Non, ces gens là ont certes une certaine responsabilité à ne pas avoir assez réfléchi à cet investissement de toute une vie (tu payes ton baladeur MP3 avec un prêt sur 20 ans au fait ?) mais ils sont surtout très nombreux à s'être fait arnaquer par des vendeurs véreux.

n°22589150
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 15-05-2010 à 12:40:03  profilanswer
 

korrigan73 a écrit :


en france on a le systeme universitaire ou de hautes etudes le plus pourri du monde.
il est supporté par l'ensemble des francais, mais sert avant tout aux fils de riche.
encore aux USA, les parents payent pour leurs gosses, c'est la reproduction des elites.
chez nous, les pauvres payent pour que les fils de riche apprennent, tout en leur disant que c'est accessible a tout le monde...
ce qu'il faut, c'est fabriquer des campus comme aux USA, mais n'y faire acceder que ceux ayant des bonnes notes aux lycée.
comme ca, plus de probleme de logement etudiant, de bouffe ou autre, et seuls les meritants y accedent. peu importe leur condition sociale


 
Mon Dieu, tu es un affreux libéral, de droite, limite fascisant.  :o Non, la gauche aujourd'hui, c'est la discrimination positive, les quotas de boursiers... Comme le disait Marie-George Buffet, il y a 6 mois, le mérite est une valeur de droite : c'est bien connu, les gens sont aujourd'hui totalement déterminés, la liberté sartrienne n'existe plus.  
 
Où les ravages de la vulgate bourdivine sur la pensée de gauche.

n°22589160
Ernestor
modo-coco :o
Posté le 15-05-2010 à 12:41:36  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Pour l'interventionnisme économique, c'est contestable : il se trouve que quand l'Etat intervient pour réguler l'économie, il a 9 fois sur 10 tendance à favoriser les grandes entreprises (on pourrait détailler : mythe du "champion national" par exemple, subventions aux grandes entreprises, complexité du droit qui favorise les grandes entreprises, ...). L'Etat est en fait au service des gros, pas des petits.  Or, être à gauche, c'est défendre aussi les petits contre les gros, et les petits patrons ou artisans face aux multinationales.  


Le problème est que tu jettes le bébé avec l'eau du bain. Ce n'est pas parce que l'intervention de l'état n'est actuellement pas la bonne ou la meilleure qu'il faut supprimer l'intervention de l'état. On a aussi le droit de corriger cette intervention.
 
Et je persiste et je signe : tu peux pas être de gauche en disant être du coté des petits et en voulant appliquer un libéralisme débribé dont on sait qu'il massacre les petits au profit des grands. Tu n'es donc pas de gauche.  
 
En tout cas, ça doit être fun vos repas de familles si tes parents sont communistes :D

n°22589174
peaceful
beati pauperes spiritu
Posté le 15-05-2010 à 12:44:05  profilanswer
 

Ernestor a écrit :


Le problème est que tu jettes le bébé avec l'eau du bain. Ce n'est pas parce que l'intervention de l'état n'est actuellement pas la bonne ou la meilleure qu'il faut supprimer l'intervention de l'état. On a aussi le droit de corriger cette intervention.

 

Et je persiste et je signe : tu peux pas être de gauche en disant être du coté des petits et en voulant appliquer un libéralisme débribé dont on sait qu'il massacre les petits au profit des grands. Tu n'es donc pas de gauche.

 

En tout cas, ça doit être fun vos repas de familles si tes parents sont communistes :D

 

Bon, entre les insanités sur le libéralisme supposément de droite et ça, un peu de lecture d'impose mon bon Ernestor :o

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Lib%C3%A9ralisme

 
Citation :

Cependant en fonction de la situation (et de ce que chacun peut en penser soi-même) le libéralisme pourra se manifester de façon fort diverse, voire opposée. Le libéral pourra ainsi être, selon le lieu, voire en fonction des moments, celui qui exige de l'état qu'il brise un traditionalisme religieux ou social oppresseur pour l'individu (caste, statuts, discriminations et privilèges, ...) ou qu'il intervienne pour donner à chacun une véritable capacité d'action économique (bridée par un monopole, la pauvreté, le manque d'éducation de crédit ou autre), ou inversement celui qui s'oppose à l'intervention du pouvoir.

 

Les limites à fixer à l'action de l'État, ainsi que les modalités de l'action publique (notamment aux rôles respectifs de l'action administrative et de la loi), seront spécialement sujet à débat au sein même. La plupart des libéraux considèrent que l'action de l'État est nécessaire à la protection des libertés individuelles, dans le cadre de ses fonctions régaliennes, et nombre d'entre eux (comme Adam Smith, Raymond Aron, Karl Popper ou Benedetto Croce) acceptent et même recommandent certaines interventions de l'État dans l'économie, notamment en matière de contrôle et de régulation. À l'opposé, les libertariens (ou anarcho-capitalistes) refusent à l'État toute légitimité dans quelque domaine que ce soit.



Message édité par peaceful le 15-05-2010 à 12:44:30

---------------
"Tout en ne cherchant que son intérêt personnel, il travaille souvent d'une manière bien plus efficace pour l'intérêt de la société, que s'il avait réellement pour but d'y travailler."
n°22589178
Ernestor
modo-coco :o
Posté le 15-05-2010 à 12:45:20  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Il y a 3 gauches :
- les communistes : collectivisation de l'outil de production
- les socialistes : redistribution et salariat
- les radicaux : émancipation par l'école, l'instruction, la petite entreprise, la propriété privée (de son logement pr exemple...)


Ta défense d'un libéralisme économique forcené ne rentre dans aucune de ces cases là. La responsabilisation des gens est évidemment une bonne chose, mais ça n'est pas compatible quand on est de gauche avec un libéralisme économique sauvage. Percute là dessus. Le système économique que tu défends massacre les faibles et les petits, c'est son principe. Alors oui, il crée de la richesse, mais elle est horriblement répartie, c'est bien le problème. D'où la nécessité d'un état régulateur et redistributeur.

n°22589180
python
Posté le 15-05-2010 à 12:45:53  profilanswer
 

Ernestor a écrit :


Je l'attendais celle là :D
 
Déjà première chose : on achète pas une baraque comme on achète un téléphone portable, ça n'a RIEN à voir niveau investissement. Donc arrête avec tes exemples sans aucun rapport.  
 
Ensuite, effectivement des gens ont été naïfs et peu attentifs quand ils ont acheté leur maison. Mais profiter de la naïveté des gens, ça s'appelle justement de l'arnaque. Et c'est interdit. Pour info. S'il y a bien des acheteurs qui ont volontairement joué à prendre des risques et qui ont perdu, tant pis pour eux,  
mais faut être d'une totale mauvaise foi pour venir affirmer que tous les américains qui ont perdu leur maison savaient les risques qu'ils encourraient. Non, ces gens là ont certes une certaine responsabilité à ne pas avoir assez réfléchi à cet investissement de toute une vie (tu payes ton baladeur MP3 avec un prêt sur 20 ans au fait ?) mais ils sont surtout très nombreux à s'être fait arnaquer par des vendeurs véreux.


 
Non une bonne partie était solvable lorsqu'ils ont acheté.  On l'oublie souvent le problème se situe aussi au niveau des spéculateurs qui achètent des maisons non pas pour y vivre mais pour hausser le marché et créer une bulle.  
 
Une véritable solution à la crise est d'obliger tout acheteur à demeurer propriétaire au minimum 3 à 5 ans pour décourager la spéculation.

Message cité 1 fois
Message édité par python le 15-05-2010 à 12:47:36
n°22589184
Camelot2
Posté le 15-05-2010 à 12:46:09  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Ouais c'est bien ce que je dis : le vendeur savait parfaitement que j'avais pas besoin de 8 Go de RAM, mais il me l'a quand même vendue : je suis une pauvre victime du méchant capitalisme. :o
 
Faudrait arrêter de prendre les gens pour des mongoliens lobotomisés : il faut être deux pour signer un contrat de prêt et la multiplication est au programme du primaire, donc balancer toute la faute sur un seul des signataires c'est trop facile. Mais typique du bréviaire de gauche : le consommateur est toujours une victime et les entreprises toujours les méchantes, et celui qui osera mettre en doute la responsabilité individuelle du consommateur sera immédiatement excommunié comme blasphémateur social-traitre.
 
Le système de prêt hypothécaire américain est ultra-avantageux pour les emprunteurs, puisqu'en cas de défaut la dette s'éteint avec la saisie. Donc si les prix de l'immobilier montent l'emprunteur fait une jolie plus value (ce que beaucoup visaient avec ces crédits où les mensualités sont basses les premières années : vendre avant que ça remonte et se barrer avec l'argent), si ils baissent ils abandonnent la maison et son libérés de la dette. Pile ils gagnent, face la (méchante, forcément) banque perd.


 
C'est la responsabilité de la banque de gérer le risque inhérent au contrat qu'elle propose.
Or, la hausse du risque de défaut en cas de hausse des taux et de retournement de l'immobilier, c'est du niveau 1+1 = 2.
 
 
 

peaceful a écrit :


 
Non.
 
Faire disparaître le ratio et les mécanismes attenants c'est déréguler.
 
Le faire varier (donc contrôler, mais moins) c'est réguler différemment en obtenant des effets opposés à l'effet de sa suppression. Si tu supprimes le ratio, les investisseurs vont serrer les fesses et demander une due dill à chaque deal, éliminant de fait les mauvaises banques. Par opposition, si l'Etat feint de jouer son rôle de superviseur alors qu'il n'en est rien, c'est la faillite assurée.


 
Va prendre des cours de français:
 

Citation :

Alléger ou supprimer les règles propres à une activité économique

n°22589194
Ernestor
modo-coco :o
Posté le 15-05-2010 à 12:48:44  profilanswer
 

limonaire a écrit :


Bien vu : le système est très déresponsabilisant. Dès que quelqu'un fait des erreurs dans les choix qu'il a faits pour mener sa vie, c'est à la collectivité de le réparer. Dès lors, pourquoi faire attention avant de signer ? si je me trompe, l'Etat me viendra bien en aide...


Encore une logique totalement de droite libérale : les gens ne peuvent pas être faibles et ne pas commettre d'erreur ni se faire arnaquer, les gens doivent donc être intelligents et capables de savoir ce qu'ils font sinon tant pis pour leur gueule. Tu n'es pas de gauche.
 
Ton problème tu vois, c'est pas que tu défenses la responsabilité individuelle, mais que tu la défend en mode libéral de droite. Tu n'y mets pas de limite. C'est en ça que tu n'es pas de gauche.

n°22589210
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 15-05-2010 à 12:50:58  profilanswer
 

Ernestor a écrit :


Non, entre l'anarchisme (de gauche) et le libéralisme (de droite), si le moyen est bien le même, le but est totalement différent. Dans les cas on défend une diminution voire une disparation de l'état, mais dans un cas c'est pour être totalement libre de faire ce que moi je veux et qu'importe ce que deviendra le voisin, et dans l'autre c'est pour avoir une égalité totale avec l'autre. Dans un cas, tu défends l'égoïste liberté pour toi et dans l'autre l'égalité altruiste pour tout le monde.


 
non ca c'est la blague défendue par les anars pour masquer leur condition bourgeoise, mais l'anarchie c'est vraiment pareil que le libéralisme, on peut y mettre tout les trips moraux qu'on veut, ca reste en pratique la meme chose :D


---------------
" Quel est le but du capital ? Le but du capital c'est produire pour le capital. L'objectif, lui, est illimité. L'objectif du capital c'est produire pour produire." - Deleuze || André Gorz - Vers la société libérée
n°22589219
peaceful
beati pauperes spiritu
Posté le 15-05-2010 à 12:52:24  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
Va prendre des cours de français:
 

Citation :

Alléger ou supprimer les règles propres à une activité économique



 
Il est fallacieux de dire qu'on dérégule quand on modifie un ratio. Dans ce cas là les  banques centrales ont dérégulé le taux d'interêt, depuis 2001.
 
Si t'as envie de faire de la sémantique on peut, mais je pense qu'il serait plus intéressant de discuter du fond.


---------------
"Tout en ne cherchant que son intérêt personnel, il travaille souvent d'une manière bien plus efficace pour l'intérêt de la société, que s'il avait réellement pour but d'y travailler."
n°22589223
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 15-05-2010 à 12:52:51  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Et si ces postes ne correspondent à aucun besoin ? chacun doit assumer les études qu'il fait : il n'y a pas de droit à un emploi correspondant à n'importe quelles études ! Encore une conséquence de l'affaiblissement de la notion de droit et de responsabilité, avec ces "droits à" qui sont en fait autant d'obligations à respecter pour le reste de la collectivité (un droit octroyé à quelqu'un a toujours pour contrepartie une obligation pour celui qui doit respecter ce droit : on l'oublie souvent). Je fais ce que je veux, mais ce sont les autres qui paient.


 
ah non mais excuse moi c'est complètement blochévick ce que tu dit là, il faut lire ricardo.
 
le principe c'est que chacun doit faire l'activité dans laquelle il a un avantage comparatif relatif. Les prix ajusteront le reste, donc meme si il y a des boulangers, si je suis meilleur boulanger que vigneron, je dois faire boulanger quelque soit l'état du marché et je serait juste moins payé.


---------------
" Quel est le but du capital ? Le but du capital c'est produire pour le capital. L'objectif, lui, est illimité. L'objectif du capital c'est produire pour produire." - Deleuze || André Gorz - Vers la société libérée
n°22589227
Camelot2
Posté le 15-05-2010 à 12:53:12  profilanswer
 

python a écrit :


 
Non une bonne partie était solvable lorsqu'ils ont acheté.  On l'oublie souvent le problème se situe aussi au niveau des spéculateurs qui achètent des maisons non pas pour y vivre mais pour hausser le marché et créer une bulle.  
 
Une véritable solution à la crise est d'obliger tout acheteur à demeurer propriétaire au minimum 3 à 5 ans pour décourager la spéculation.


 
Le risque de défaut est passé de 5% à 20% pendant la crise immobilière. Cela ferait 15% de personnes qui ont joué sur la hausse de l'immobilier pour rembourser leur prêt.
 
Un tel pourcentage qui jouerait aux spéculateurs alors que le mec lambda est averse au risque? Il doit y avoir eu des conseils de banquier dans l'affaire qui ont poussé des ménages insolvables à s'endetter en leur faisant miroiter la plus-value immobilière.
 

n°22589234
Ernestor
modo-coco :o
Posté le 15-05-2010 à 12:54:20  profilanswer
 

Magicpanda a écrit :


non ca c'est la blague défendue par les anars pour masquer leur condition bourgeoise, mais l'anarchie c'est vraiment pareil que le libéralisme, on peut y mettre tout les trips moraux qu'on veut, ca reste en pratique la meme chose :D


Va dire au prochain anar que tu croises que c'est un capitaliste, et reviens nous dire combien de bourre-pifs t'aura pris :whistle:

n°22589242
Profil sup​primé
Posté le 15-05-2010 à 12:55:07  answer
 

Ernestor a écrit :


Etre de gauche, c'est défendre un certain nombre de valeurs. Parmi celle-là, ne se trouvant absolument pas celle de la quasi disparition et intervention de l'état dans son action sur l'économie et que le marché devienne alors tout puissant et totalement libre. Parce que sans contrôle, le capitalisme devient totalement aberrant niveau répartition des richesses et que c'est à l'état ensuite, par ses taxes et leur répartition à assurer un minimum à chacun.
 
Il est donc totalement incompatible de défendre à la fois des valeurs de gauche et un système économique ultra-libérale.
 
Maintenant que tu trouves ça pervers de dire cela, on est plus à ça prêt avec toi tu sais :ange:


 
 
limonaire n'est pas incohérent, il n'est pas contre la redistribution mais il s'en prend a la création monétaire et aux multiples relance keynésiennes qui soutiennent la demande etc

n°22589249
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 15-05-2010 à 12:55:34  profilanswer
 

Ernestor a écrit :


Le problème est que tu jettes le bébé avec l'eau du bain. Ce n'est pas parce que l'intervention de l'état n'est actuellement pas la bonne ou la meilleure qu'il faut supprimer l'intervention de l'état. On a aussi le droit de corriger cette intervention.
 
Et je persiste et je signe : tu peux pas être de gauche en disant être du coté des petits et en voulant appliquer un libéralisme débribé dont on sait qu'il massacre les petits au profit des grands. Tu n'es donc pas de gauche.  
 
En tout cas, ça doit être fun vos repas de familles si tes parents sont communistes :D


 
Mais c'est là encore une affirmation sans preuve : le libéralisme, la méritocratie, est souvent la chance des pauvres...
 
Et débridé : qu'est-ce que ça veut dire ? je te parle moi d'un Etat à 40% de dépenses publiques et de réglementations assouplies, d'un étalon or, pas d'une société sans Etat ! C'est un vrai fantasme chez vous : dès qu'on supprime une législation, qu'on diminue un impôt, qu'on supprime un emploi de fonctionnaire, c'est du néo-libéralisme sauvage ! Il faudrait peut-être se calmer : en fait, ça en dit plus sur vos fantasmes, vos peurs que sur la réalité objective... Les Trente Glorieuses avec un salaire minimum de 500 euros, un écart interdécile dépassant 5, un Etat dépassant seulement 30% du PIb, c'était ultra-libéral ?  :D  
 
Bref, c'est un problème ici, vous employez des mots grandiloquents sans en cerner bien les contours : d'où des concepts mal définis, des à-peu-près. On arrive à cette novlangue d'Orwell, où une chose veut parfois dire son contraire ou presque. C'est un problème à gauche (pas dans les élites de la gauche, qui pensent un peu comme moi), mais surtout chez les militants et électeurs. On a tellement flatté les peurs (à droite de l'immigré et de l'insécurité, à gauche du marché et de la mondialisation) que l'action politique s'en trouve paralysée, suspectée dès qu'on bouge de céder à l'hydre mondialiste ou capitaliste. Il n'y a plus de débat entre des positions nuancées et surtout des propositions pragmatiques, mais à la place des excommunications. Excommunications ("vil libéral" par exemple), qui montrent bien qu'on n'est plus dans le débat raisonné que les radicaux ont toujours appelé de leurs voeux (toujours le doute consubstantiel à la laïcité) mais dans le dogme, le catéchisme, le crédo, que le clergé de gauche invite à répéter inlassablement. C'est très français : en Scandinavie, le débat à gauche sur les mission de l'Etat est autrement plus décontracté.  Mais c'est sans soute parce que chez nous, c'est l'Etat qui a fait la France. Dur, dur de tuer le père !
 
 

n°22589252
Ernestor
modo-coco :o
Posté le 15-05-2010 à 12:56:09  profilanswer
 


Ah mais il est totalement cohérent dans ses idées, en effet. Sauf quand il annonce qu'il est de gauche :D

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