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La crise actuelle sera...




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Auteur Sujet :

[ECO] Can it run Crises ?

n°21951171
chrissud
Posté le 21-03-2010 à 13:05:02  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

moonboots a écrit :


pourquoi parles-tu en particulier des salaires des profs, et pourquoi pas des porte-avions qui nécessitent autant un emprunt en cas de déficit ? à côté de ça je ne souhaite ni emprunt ni déficit, je l'ai dit X fois, je souhaite une fiscalité à la hauteur des dépenses nécessaires (et rentables et non superflues, à partir d'un certain moment il va de soi qu'un investissement n'en est plus un, c'est peut-être là qu'on sera d'accord si tu acceptes au préalable de considérer que les services publics sont des investissements), et tant qu'à faire, puisque ce système de créance privée couplée à une forte fiscalité est absurde (déjà dit aussi, c'est un serpent qui se mord la queue sauf à vouloir faire payer les classes qui ne sont pas ou qui sont peu créancières) je souhaite à un retour à la création monétaire (création monétaire raisonnée faut-il le préciser)...


 
 
Parce que 1 mois de salaire de prof c'est = à 10 ans de travail pour construire  un porte avions
 
1 an de salaire de prof = on peut construire 10 portes avions.

Message cité 1 fois
Message édité par chrissud le 21-03-2010 à 13:07:26
mood
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Posté le 21-03-2010 à 13:05:02  profilanswer
 

n°21951190
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 21-03-2010 à 13:07:45  profilanswer
 


 
1) Tu écris "pour le deux je demande a voir, mais cela n'enlève rie la pertinence de l'article.".Tu es gonflé quand même : la phrase en gras était une citation de ton article.  
 
2) Allais dit la même chose que moi : il critique la création monétaire, la distribution de faux-droits (expression de Jacques Rueff), l'inflation. Excatement ce que j'écris ici depuis longtemps. Ravi de voir que tu deviens raisonnable et que tu reconnais enfin que la création monétaire est dangereuse, quelle que soit celui à qui elle profite. Je trouve assez savoureux que Maurice Allais soit ton maître à penser. Ça me va tout à fait.
 
 

n°21951193
Profil sup​primé
Posté le 21-03-2010 à 13:08:11  answer
 

Badcow a écrit :


 
Effectivement, c'est un choix historique, de même que ne pas autoriser certains citoyens à acheter un char de combat est un choix...
 
Quand on sait que des personnes privées peuvent dépenser 250 millions d'euro pour un yacht de luxe, pourquoi ne pas les autoriser à acheter 2 chasseurs de combat de type "Rafale" avec tout leur armement, ou une dizaine de char de combat avec munitions ? Après tout, c'est aussi un choix. On pourrait même externaliser complètement le secteur de la défense (on a déjà transformé les arsenaux d'états en entreprises privées, l'armée est maintenant de type "professionnelle" ), pourquoi ne pas aller jusqu'au bout de la logique et sous-traiter ses opérations extérieures à des entreprises privées, cela existe déjà et l'Etat pourrait faire énormément d'économies...
 
Puisqu'il semble que la logique est de revenir à un niveau social proche du 19ème siècle, pour quoi ne pas pousser la logique jusqu'au bout et revenir directement à une structure social de type 15ème siècle, avec des villes-états qui feraient leurs monnaies, des armées privées de "Condottiere" qui seraient payées tantôt par l'un, tantôt par l'autre...
 
Je sais qu'on nous assène depuis 20 ans que les entreprises doivent se "recentrer sur leur core-business", mais un Etat ce n'est pas tout à fait cela, à moins de vouloir tirer un trait sur plus de 200 ans de construction de l'Etat-nation et de développement social comme ce qu'on a connu en Europe.


 
 :jap:  :jap:  
 
toujours moins d'état pour toujours plus de profits pour quelques uns. Les loups ne se mange entre eux.  :o  

n°21951200
Badcow
Posté le 21-03-2010 à 13:09:22  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Typiquement ce  que j'aimerai qu'on discute au lieu de procéder par affirmation. Et typiquement la façon de discuter qui m'agace : on affirme, on assène ("la monnaie est un pouvoir régalien. Point barre, circulez y a rien à voir, on ne saura jamais pourquoi). Et dès que je soulève cette question, on refuse de débattre.
 
Contrairement à ce que vous pensez, je ne suis pas contre l'Etat. Mais je ne pare pas non plus l'Etat de toutes les vertus. Il faut un Etat avec des missions précises, et que l'on puisse contrôler, car tout pouvoir tend à devenir absolu. Jamais la monnaie n'a été autant dans les mains de la puissance publique qu'au XXème siècle, et jamais il n'y a eu autant d'inflation, même dans des Etats démocratiques (la République de Weimar en étant la caricature). Et jamais les crises financières n'ont été aussi violentes (1929 et 2008 au moins). On peut s'interroger. Les Etats-Unis vivaient sans banque centrale jusqu'en 1913 : et dès qu'ils en créent une, 16 ans plus tard, ce qui est peu, voilà la plus grande crise financière du XXème siècle.
 
Bref, supposons qu'on revienne à un système fondé sur l'or : y aurait-il eu la crise de 1929 et celle de 2008 ? ç'eût été impossible car la spéculation a besoin d'emprunter, des sommes importantes, de jouer des sommes qu'elle n'a pas encore, bref de reposer sur la création monétaire pour engager des sommes importantes. Dès lors, pourquoi ne pas revenir à l'or, pour stabiliser le système monétaire ?


 
Mais je ne pare pas non plus l'Etat de toutes les vertus, et revenir à un système à base d'étalon-or, ou faire une monnaie de référence à base d'un panier de monnaies me convient tout à fait.
 
Mais en quoi instaurer le retour de l'etalon-or a un quelconque rapport avec la privatisation de la monnaie ? Parce que si un jour on revient à l'etalon-or et si en même temps on donne la possibilité à tout un chacun de "battre monnaies", alors j'achète un spectromètre de masse de table, une balance de précision et je m'installe sur les marchés pour valider toutes les transactions, je pense qu'il y aura de l'argent à gagner simplement en vérifiant que les pièces sont bien ce qu'elles doivent être (masse et composition).


---------------
"The birds don't fly at the speed of sound" - "There's no replacement for displacement"
n°21951202
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 21-03-2010 à 13:09:41  profilanswer
 

moonboots a écrit :


personnellement je n'ai pas réclamé ça au niveau européen, en effet ça poserait un problème de consensus européen sur le fonctionnement de la BCE et des discussions sans fin, je remets juste en cause le principe de l'emprunt sur les marchés privés, c'est sans doute la solution la plus simple pour construire rapidement l'Europe, ça ne fait pas de doute, mais ça pose par ailleurs des problèmes. Mais après tout on peut aussi se demander si l'euro était vraiment nécessaire.


 
Pourquoi penses-tu que l'on a basculé dans la stagflation dans les années 1970 ? pourquoi la période des Trente glorieuses a-t-elle pris fin ?

n°21951206
Profil sup​primé
Posté le 21-03-2010 à 13:10:19  answer
 

limonaire a écrit :

 

1) Tu écris "pour le deux je demande a voir, mais cela n'enlève rie la pertinence de l'article.".Tu es gonflé quand même : la phrase en gras était une citation de ton article.  

 

2) Allais dit la même chose que moi : il critique la création monétaire, la distribution de faux-droits (expression de Jacques Rueff), l'inflation. Excatement ce que j'écris ici depuis longtemps. Ravi de voir que tu deviens raisonnable et que tu reconnais enfin que la création monétaire est dangereuse, quelle que soit celui à qui elle profite. Je trouve assez savoureux que Maurice Allais soit ton maître à penser. Ça me va tout à fait.

 



 

Pas plus que quand tu affirmes, qu'il y a qu'un système le tiens. Ta haine de l'état t'aveugle, dommage... :o

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 21-03-2010 à 13:38:44
n°21951213
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 21-03-2010 à 13:12:55  profilanswer
 


 
Si je reprends ce que dit Moonboots, c'est le peuple qui démocratiquement a voté les statuts de la BCE lors d'un referendum un jour de septembre 1992. C'est ce qu'il appelle la démocratie parée de toutes ses vertus...
 
PS : comment l'Allemagne et la Suisse ont-elles pu atteindre un niveau de vie plus élevé que le nôtre, sans création monétaire (ou presque) ?

n°21951226
patx3
Posté le 21-03-2010 à 13:15:28  profilanswer
 

W0r1dIndu5tri35 a écrit :


 
ça, c'est les tranches. Ensuite, il y a les niches.


 
Renseigne toi, les pseudos niches sont non seulement plafonnées, mais aussi accessibles à tous, sont la contrepartie d'investissements à la rentabilité aléatoire, ... :pfff:

n°21951231
moonboots
Posté le 21-03-2010 à 13:16:38  profilanswer
 

1) la démocratie pose des problèmes, je ne le nie pas, mais pour l'instant bien moins que n'importe quel autre système, et je préfère les affres de la majorité plutôt que le jeu des lobbies où c'est l'argent et non la volonté populaire qui a le dernier mot.
 
2) si, je t'ai répondu, la gestion monétaire est un paramètre parmi d'autres, et pour moi la création monétaire est une condition préférable mais non suffisante à la réussite économique, et de la même manière l'emprunt sur les marchés privés n'empêchent pas forcément la réussite économique, il lui font peser un poids inutile, c'est tout, ce qui est important c'est de considérer tous les facteurs en jeu, c'est à dire la fiscalité, la nature des politiques publiques, la balance commerciale, la demande intérieure, etc...
le déficit allemand est proche de 80% du PIB, je ne vois pas trop ce qu'il a de glorieux, quant à sa réussite elle est basée sur l'exportation aux dépens de la demande intérieure, ça peut fonctionner un moment mais à long terme c'est peu fiable, cf la récession actuelle
l'exemple suisse n'a pas grand sens parce que c'est proche du paradis fiscal et peu de pays peuvent se permettre de s'aligner sur un modèle qui consiste à accueillir tous les riches de la terre, ceux-ci étant par définition en nombre limité.

n°21951232
Black_Jack
Bo_Jack
Posté le 21-03-2010 à 13:16:39  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
PS : comment l'Allemagne et la Suisse ont-elles pu atteindre un niveau de vie plus élevé que le nôtre, sans création monétaire (ou presque) ?


Ca, c'est facile à répondre :o :o :o
 
- Plan Marshall plus généreux pour les allemands
- Les suisses profitent de tout l'argent sale du monde en bons profiteurs sans morale
 


---------------
Horse_man
mood
Publicité
Posté le 21-03-2010 à 13:16:39  profilanswer
 

n°21951233
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 21-03-2010 à 13:16:43  profilanswer
 

Badcow a écrit :


 
Effectivement, c'est un choix historique, de même que ne pas autoriser certains citoyens à acheter un char de combat est un choix...
 
Quand on sait que des personnes privées peuvent dépenser 250 millions d'euro pour un yacht de luxe, pourquoi ne pas les autoriser à acheter 2 chasseurs de combat de type "Rafale" avec tout leur armement, ou une dizaine de char de combat avec munitions ? Après tout, c'est aussi un choix. On pourrait même externaliser complètement le secteur de la défense (on a déjà transformé les arsenaux d'états en entreprises privées, l'armée est maintenant de type "professionnelle" ), pourquoi ne pas aller jusqu'au bout de la logique et sous-traiter ses opérations extérieures à des entreprises privées, cela existe déjà et l'Etat pourrait faire énormément d'économies...
 
Puisqu'il semble que la logique est de revenir à un niveau social proche du 19ème siècle, pour quoi ne pas pousser la logique jusqu'au bout et revenir directement à une structure social de type 15ème siècle, avec des villes-états qui feraient leurs monnaies, des armées privées de "Condottiere" qui seraient payées tantôt par l'un, tantôt par l'autre...
 
Je sais qu'on nous assène depuis 20 ans que les entreprises doivent se "recentrer sur leur core-business", mais un Etat ce n'est pas tout à fait cela, à moins de vouloir tirer un trait sur plus de 200 ans de construction de l'Etat-nation et de développement social comme ce qu'on a connu en Europe.


 
On n'a pas parlé de privatiser la défense.  
 
Même pour la monnaie, on est prudent. On s'interroge juste sur les moyens pour que l'Etat n'abuse pas de ce pouvoir.

n°21951244
moonboots
Posté le 21-03-2010 à 13:19:26  profilanswer
 

chrissud a écrit :


 
 
Parce que 1 mois de salaire de prof c'est = à 10 ans de travail pour construire  un porte avions
 
1 an de salaire de prof = on peut construire 10 portes avions.


je n'ai pas compris, toujours est-il que prétendre qu'un emprunt "va aux dépenses courantes" n'a aucun sens
petite remarque au passage : un prof est un investissement, un porte avion bien moins

n°21951253
patx3
Posté le 21-03-2010 à 13:20:28  profilanswer
 

korrigan73 a écrit :


D, la reponse D.  [:fullraymond]  
ou plutot, permettre a l'etat francais de racheter sa dette en lui permettant d'emprunter a sa banque centrale...


 
Vous avez tous zappé les cours d'éco au lycée ou quoi ? :heink:

n°21951257
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 21-03-2010 à 13:21:02  profilanswer
 

Badcow a écrit :


 
Mais je ne pare pas non plus l'Etat de toutes les vertus, et revenir à un système à base d'étalon-or, ou faire une monnaie de référence à base d'un panier de monnaies me convient tout à fait.
 
Mais en quoi instaurer le retour de l'etalon-or a un quelconque rapport avec la privatisation de la monnaie ? Parce que si un jour on revient à l'etalon-or et si en même temps on donne la possibilité à tout un chacun de "battre monnaies", alors j'achète un spectromètre de masse de table, une balance de précision et je m'installe sur les marchés pour valider toutes les transactions, je pense qu'il y aura de l'argent à gagner simplement en vérifiant que les pièces sont bien ce qu'elles doivent être (masse et composition).


 
Non, car il y aura des marques de monnaie réputées plus fiables que d'autres. Comme pour les marques de voitures : tu ne vérifies pas l'intégralité de la voiture  quand tu en achètes une. La réputation de la marque, et la garantie offerte, te suffisent. Un producteur de monnaie qui tricherait sur la valeur de la monnaie émise serait rapidement évincé du marché.
 
Moi aussi, l'étalon-or me va.
 
Mais je trouve la réflexion sur les monnaies privées intéressante. J'aime bien pousser les raisonnements jusqu'à leurs limites.

n°21951261
patx3
Posté le 21-03-2010 à 13:21:47  profilanswer
 

Black_Jack a écrit :


Poilagratter vous a expliqué je ne sais combien de fois que vous aviez tort  :sleep:  :sleep:  :pfff:


 
Je pense même qu'il a un avis sur les dernières théories de la fusion à froid, c'est dire l'étendue de ses connaissances... :lol:

n°21951287
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 21-03-2010 à 13:25:10  profilanswer
 


 
Je n'ai pas de haine pour l'Etat :
- je suis pour un minimum de redistribution
- un Etat avec 40% de dépenses publiques me conviendrait largement
- je vote pour Jean-Paul Huchon aujourd'hui
 
On peut vouloir un Etat plus modeste, recentré sur ses missions de base, plutôt qu'un Etat qui a la prétention de s'occuper de tout, et qui finalement ne fait rien de bien, fautes de finances notamment. Il est symptômatique du climat français que, lorqu'on désire que l'Etat maigrisse de 20%, on soit considéré comme ultra-libéral, alors qu'on souhaite quand même conserver 80% de l'Etat existant, ce qui laisse pas mal de place à l'interventionnisme et nous ferait passer aux EU pour socialiste.
 
 

n°21951289
moonboots
Posté le 21-03-2010 à 13:25:10  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Pourquoi penses-tu que l'on a basculé dans la stagflation dans les années 1970 ? pourquoi la période des Trente glorieuses a-t-elle pris fin ?


d'abord le choc pétrolier qui a impacté les économies occidentales pendant quelques années, mais ça c'est l'arbre qui cache la forêt parce qu'ensuite c'est la mise en place des économies libérales, avec d'ailleurs le début des emprunts sur les marchés privés qui ont creusé les déficits publics, la casse progressive du code du travail, la précarisation, la faible redistribution, la hausse de la productivité qui n'est pas compensée par une hausse des salaires et une baisse du temps de travail, l'économie financiarisée, etc...

n°21951301
patx3
Posté le 21-03-2010 à 13:27:04  profilanswer
 

moonboots a écrit :


je ne nie pas la dépendance, je ne nie pas non plus les dangers d'une mauvaise gestion publique, je nie l'intérêt de l'emprunt sur les marchés privés, tien d'ailleurs la Grèce en est l'illustration : ce système aggrave les déficits et en cas de déficits aggravés les marchés obligataires te le font payer doublement, c'est une pente savonneuse


 
Tu verras s'ils s'en sortent vraiment mieux s'ils sortent de l'Euro, avec leur propre monnaie. :lol:
 
Un indice : La situation Argentine à partir de la crise de 82 et celle de la fin des années 90... :o

n°21951312
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 21-03-2010 à 13:28:28  profilanswer
 

moonboots a écrit :

1) la démocratie pose des problèmes, je ne le nie pas, mais pour l'instant bien moins que n'importe quel autre système, et je préfère les affres de la majorité plutôt que le jeu des lobbies où c'est l'argent et non la volonté populaire qui a le dernier mot.
 
2) si, je t'ai répondu, la gestion monétaire est un paramètre parmi d'autres, et pour moi la création monétaire est une condition préférable mais non suffisante à la réussite économique, et de la même manière l'emprunt sur les marchés privés n'empêchent pas forcément la réussite économique, il lui font peser un poids inutile, c'est tout, ce qui est important c'est de considérer tous les facteurs en jeu, c'est à dire la fiscalité, la nature des politiques publiques, la balance commerciale, la demande intérieure, etc...
le déficit allemand est proche de 80% du PIB, je ne vois pas trop ce qu'il a de glorieux, quant à sa réussite elle est basée sur l'exportation aux dépens de la demande intérieure, ça peut fonctionner un moment mais à long terme c'est peu fiable, cf la récession actuelle
l'exemple suisse n'a pas grand sens parce que c'est proche du paradis fiscal et peu de pays peuvent se permettre de s'aligner sur un modèle qui consiste à accueillir tous les riches de la terre, ceux-ci étant par définition en nombre limité.


 
Je parlais de l'Allemagne avant 1989, car la réunification a conduit depuis à un endettement public important, pour mettre l'Allemagne de l'Est à niveau. L'Allemagne avant 1989 est la preuve que le financement monétaire de la dette public est inutile. Et a contrario cet excès de financement monétaire dans les autres pays (Etats-unis au premier chef, mais aussi France) a conduit au marasme des années 70.
 

n°21951316
chrissud
Posté le 21-03-2010 à 13:29:09  profilanswer
 

moonboots a écrit :


je n'ai pas compris, toujours est-il que prétendre qu'un emprunt "va aux dépenses courantes" n'a aucun sens
petite remarque au passage : un prof est un investissement, un porte avion bien moins


 
T'as pas compris ? pourtant je suis claire.
1 an de salaire des profs c'est = à la construction de 10 portes avions.
 
Nan ! un prof c'est une dépense courante, un porte avion c'est un investissement.
 
 

Message cité 1 fois
Message édité par chrissud le 21-03-2010 à 13:31:08
n°21951322
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 21-03-2010 à 13:30:11  profilanswer
 

Black_Jack a écrit :


Ca, c'est facile à répondre :o :o :o
 
- Plan Marshall plus généreux pour les allemands
- Les suisses profitent de tout l'argent sale du monde en bons profiteurs sans morale
 


 
J'y avais pensé, tu penses bien  ;)  

n°21951333
moonboots
Posté le 21-03-2010 à 13:31:27  profilanswer
 

patx3 a écrit :


 
Tu verras s'ils s'en sortent vraiment mieux s'ils sortent de l'Euro, avec leur propre monnaie. :lol:
 
Un indice : La situation Argentine à partir de la crise de 82 et celle de la fin des années 90... :o


le rapport entre l'Argentine et ce dont on parle ?   :/

n°21951349
moonboots
Posté le 21-03-2010 à 13:33:23  profilanswer
 

chrissud a écrit :


 
T'as pas compris ? pourtant je suis claire.
1 an de salaire des profs c'est = à la construction de 10 portes avions.
 
Nan ! un prof c'est une dépense courante, un porte avion c'est un investissement.
 
 


Ah bon ? Éduquer n'est pas un investissement, ça ne rapporte pas de richesses à terme ? C'est juste pour occuper les enfants alors ?
Et peux-tu m'expliquer en quoi un porte-avion est un investissement ? Un porte-avion rapporte à terme ?

n°21951358
Black_Jack
Bo_Jack
Posté le 21-03-2010 à 13:34:33  profilanswer
 

moonboots a écrit :


Ah bon ? Éduquer n'est pas un investissement, ça ne rapporte pas de richesses à terme ? C'est juste pour occuper les enfants alors ?
Et peux-tu m'expliquer en quoi un porte-avion est un investissement ? Un porte-avion rapporte à terme ?


 
Fallait pas sécher les cours de compta :o
Un investissement, ce n'est pas la même chose que des frais de fonctionnement.


---------------
Horse_man
n°21951363
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 21-03-2010 à 13:34:46  profilanswer
 

moonboots a écrit :


d'abord le choc pétrolier qui a impacté les économies occidentales pendant quelques années, mais ça c'est l'arbre qui cache la forêt parce qu'ensuite c'est la mise en place des économies libérales, avec d'ailleurs le début des emprunts sur les marchés privés qui ont creusé les déficits publics, la casse progressive du code du travail, la précarisation, la faible redistribution, la hausse de la productivité qui n'est pas compensée par une hausse des salaires et une baisse du temps de travail, l'économie financiarisée, etc...


 
Tu récites bien le catéchisme du front de gauche...
 
En fait les gains de productivité ralentissaient avant le choc pétrolier, signe que le système, sous perfusion monétaire, arrivait à bout de souffle : la croissance était largement artificielle, dopée par une création monétaire excessive, notamment américaine, qui par contagion (système des réserves en devises des BC), a atteint toute l'Europe. Par ailleurs, la part des salaires dans la valeur ajoutée a augmenté jusqu'en 1982, très fortement : on ne peut pas dire que le marasme des années 70 soit donc dû à l'exploitation éhontée des travailleurs. Il faut trouver autre chose.

n°21951385
Profil sup​primé
Posté le 21-03-2010 à 13:37:48  answer
 

limonaire a écrit :

 

1) Tu écris "pour le deux je demande a voir, mais cela n'enlève rie la pertinence de l'article.".Tu es gonflé quand même : la phrase en gras était une citation de ton article.  

 

2) Allais dit la même chose que moi : il critique la création monétaire, la distribution de faux-droits (expression de Jacques Rueff), l'inflation. Excatement ce que j'écris ici depuis longtemps. Ravi de voir que tu deviens raisonnable et que tu reconnais enfin que la création monétaire est dangereuse, quelle que soit celui à qui elle profite. Je trouve assez savoureux que Maurice Allais soit ton maître à penser. Ça me va tout à fait.

 

Ce qui est agaçant avec vous , c'est que vous détournez les propos d'ALLAIS pour leur faire dire le contraire  :pfff:

 

continuons et on va voir si tu es d'accord  avec monsieur ALLAIS:o

Citation :


Pour de profondes réformes des institutions financières et monétaires

 

Par Maurice Allais pirx Nobel d'économie 1988

 
Citation :

En fait, sans aucune exagération, le mécanisme actuel de la création de monnaie par le crédit est certainement le « cancer » qui ronge irrémédiablement les économies de marchés de propriété privée.
La doctrine régnante avait totalement méconnu une donnée essentielle : une libéralisation totale des échanges et des mouvements de capitaux n'est possible, elle n'est souhaitable que dans le cadre d'ensembles régionaux groupant des pays économiquement et politiquement associés, et de développement économique et social comparable.Dans son essence, la création monétaire ex nihilo actuelle par le système bancaire est identique, je n'hésite pas à le dire pour bien faire comprendre ce qui est réellement en cause, à la création de monnaie par des faux-monnayeurs, si justement condamnée par la loi. Concrètement elle aboutit aux mêmes résultats. La seule différence est que ceux qui en profitent sont différents.

 
Citation :

.../...Au regard d'une expérience d'au moins deux siècles quant aux désordres de toutes sortes et à la succession sans cesse constatée de périodes d'expansion et de récession, on doit considérer que les deux facteurs majeurs qui les ont considérablement amplifiées, sinon suscitées, sont la création de monnaie et de pouvoir d'achat ex nihilo par le mécanisme du crédit et le financement d'investissements à long terme par des fonds empruntés à court terme.

 

Il pourrait cependant être facilement pallié à ces deux facteurs par une réforme d'ensemble qui permettrait, sinon de mettre fin aux fluctuations conjoncturelles, tout au moins d'en diminuer considérablement l'ampleur.

 



Cette réforme doit s’appuyer sur deux principes tout à fait fondamentaux :

 

Ø     La création monétaire doit relever de l’État et de l’État seul. Toute création monétaire autre que la monnaie de base par la Banque centrale doit être rendue impossible, de manière que disparaissent les « faux droits » résultant actuellement de la création de monnaie bancaire.

 

Ø     Tout financement d’investissement à un terme donné doit être assuré par des emprunts à des termes plus longs, ou tout au moins de même terme.

La réforme du mécanisme de crédit doit ainsi rendre impossibles à la fois la création de monnaie ex nihilo et l’emprunt à court terme pour financer des prêts à plus long terme, en ne permettant que des prêts à des échéances plus rapprochées que celle correspondant aux fonds empruntés.

 

Cette double condition implique une modification profonde des structures bancaires et financières reposant sur la dissociation totale des activités bancaires telles qu’elles se constatent aujourd’hui et leur attribution à trois catégories d’établissements distincts et indépendants :

 

1.      des banques de dépôt assurant seulement, à l’exclusion de toute opération de prêt, les encaissements et les paiements, et la garde des dépôts de leurs clients, les frais correspondants étant facturés à ces derniers, et les comptes des clients ne pouvant comporter aucun découvert ;

 

2.      des banques de prêt empruntant à des termes donnés et prêtant les fonds empruntés à des termes plus courts, le montant global des prêts ne pouvant excéder le montant global des fonds empruntés ;

 

3.      des banques d’affaires empruntant directement au public ou aux banques de prêt et investissant les fonds empruntés dans les entreprises.

 

·  Dans son principe, une telle réforme rendrait impossibles la création monétaire et de pouvoir d’achat ex nihilo par le système bancaire et l’emprunt à court terme pour financer des prêts de terme plus long. Elle ne permettrait que des prêts de maturité plus courts que ceux correspondant aux fonds empruntés.

 

Les banques de prêt et les banques d’affaires serviraient d’intermédiaires entre les épargnants et les emprunteurs. Elles seraient soumises à une obligation impérative : emprunter à long terme pour prêter à plus court terme, à l’inverse de ce qui se passe aujourd’hui[20].

 

Une telle organisation du système bancaire et financier permettrait la réalisation simultanée de conditions tout à fait fondamentales :

 

Ø   l’impossibilité de toute création monétaire et de pouvoir d’achat en dehors de celle de la monnaie de base par les autorités monétaires ;

Ø   la suppression de tout déséquilibre potentiel résultant du financement d’investissements à long terme à partir d’emprunts à court ou à moyen terme ;

Ø   l’expansion de la masse monétaire globale, constituée uniquement par la monnaie de base, au taux souhaité par les autorités monétaires[21] ;

Ø   une réduction majeure, sinon totale, de l’amplitude des fluctuations conjoncturelles[22] ;

 

Ø   l’attribution à l’État, c’est-à-dire à la collectivité, des gains provenant de la création monétaire, et l’allègement en conséquence des impôts actuels ;

 

Ø   un contrôle aisé par l’opinion publique et par le Parlement de la création monétaire de la création monétaire et de ses implications.

 

 

Tous ces avantages seraient essentiels. Les profonds changements que leur obtention implique se heurteraient naturellement à de puissants intérêts et à des préjugés fortement enracinés.

 

Mais, au regard des crises majeures que le système actuel du crédit n’a cessé de susciter depuis au moins deux siècles, et continue à susciter aujourd’hui, et que les autorités monétaires se révèlent toujours incapables de maîtriser, cette réforme apparaît comme une condition nécessaire de survie d’une économie décentralisée et de son efficacité.
 

 

Pour de profondes réformes des institutions financières et monétaires -LA SUITE.../...

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Message édité par Profil supprimé le 21-03-2010 à 14:13:33
n°21951392
moonboots
Posté le 21-03-2010 à 13:38:35  profilanswer
 

Black_Jack a écrit :


 
Fallait pas sécher les cours de compta :o
Un investissement, ce n'est pas la même chose que des frais de fonctionnement.


je n'utilise pas le terme dans le sens comptable, ou plutôt si, mais dans un horizon comptable élargi, cf discussion d'hier   :o

n°21951402
moonboots
Posté le 21-03-2010 à 13:41:02  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Tu récites bien le catéchisme du front de gauche...
 
En fait les gains de productivité ralentissaient avant le choc pétrolier, signe que le système, sous perfusion monétaire, arrivait à bout de souffle : la croissance était largement artificielle, dopée par une création monétaire excessive, notamment américaine, qui par contagion (système des réserves en devises des BC), a atteint toute l'Europe. Par ailleurs, la part des salaires dans la valeur ajoutée a augmenté jusqu'en 1982, très fortement : on ne peut pas dire que le marasme des années 70 soit donc dû à l'exploitation éhontée des travailleurs. Il faut trouver autre chose.


ouais ouais donc tout va bien en régime de création monétaire, mais finalement pas si bien à y regarder de plus près, donc vite il faut passer en régime d'emprunt obligataire, et depuis tout va bien, la preuve par les faits, ouf on l'a échappé belle...
 
bref, le bréviaire libéral, il faudra trouver autre chose...

n°21951447
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 21-03-2010 à 13:52:53  profilanswer
 


 
 
Je suis d'accord. Ca fait au moins 20 ans que j'ai lu Allais, alors, tu penses...
 
Ce qui te fait triper, je pense, c'est la phrase selon laquelle il faut réserver la création monétaire à l'Etat. Mais, dans l'esprit d'Allais, cela ne veut pas dire monétiser les déficits publics. Vérifie, tu verras, tu seras déçu. Il se méfie excessivement de la création de faux droits que permet l'inflation. D'où son système d'indexation de toutes les créances et dettes.

n°21951448
Betcour
Building better worlds
Posté le 21-03-2010 à 13:53:00  profilanswer
 

Badcow a écrit :

Effectivement, c'est un choix historique, de même que ne pas autoriser certains citoyens à acheter un char de combat est un choix...


C'est tout ce que je voulais souligner  [:cosmoschtroumpf]
 
Maintenant la monnaie contrôlée par l'état est un choix qui me convient, mais ça reste quelque chose dont on peut débattre et qui n'est pas figé. Sachant que les monnaies sont déjà multiples et en compétitions.
 

Citation :

Quand on sait que des personnes privées peuvent dépenser 250 millions d'euro pour un yacht de luxe, pourquoi ne pas les autoriser à acheter 2 chasseurs de combat de type "Rafale" avec tout leur armement, ou une dizaine de char de combat avec munitions ?


Pas mal d'état autorisent l'achat de ces équipements, pourvus qu'ils soient démilitarisés. Larry Ellison s'est offert des jets de chasse et les russes proposent régulièrement à la vente des Mig ou Sukhoi pour les civils.
 

Citation :

Puisqu'il semble que la logique est de revenir à un niveau social proche du 19ème siècle, pour quoi ne pas pousser la logique jusqu'au bout et revenir directement à une structure social de type 15ème siècle, avec des villes-états qui feraient leurs monnaies, des armées privées de "Condottiere" qui seraient payées tantôt par l'un, tantôt par l'autre...


On y arrivera peut être, la tendance actuelle est double, avec à la fois une globalisation et une décentralisation, qui mène l'organisation de la société vers un modèle fédéral. Ce n'est pas nécessairement une régression, c'est un autre modèle d'organisation.


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°21951453
Profil sup​primé
Posté le 21-03-2010 à 13:54:32  answer
 

limonaire a écrit :

 


Je suis d'accord. Ca fait au moins 20 ans que j'ai lu Allais, alors, tu penses...

 

Ce qui te fait triper, je pense, c'est la phrase selon laquelle il faut réserver la création monétaire à l'Etat. Mais, dans l'esprit d'Allais, cela ne veut pas dire monétiser les déficits publics. Vérifie, tu verras, tu seras déçu. Il se méfie excessivement de la création de faux droits que permet l'inflation. D'où son système d'indexation de toutes les créances et dettes.

 
Citation :


l’attribution à l’État, c’est-à-dire à la collectivité, des gains provenant de la création monétaire, et l’allègement en conséquence des impôts actuels ;


et ça cela veut dire koi  :heink:

 

de tout façon si l'état reprendre ses droits, il y aura peu de déficits, sauf circonstances exceptionnelles (guerre, catastrophes naturelles etc...) Et ça tu sembles l'ignorer.

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 21-03-2010 à 14:12:03
n°21951476
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 21-03-2010 à 13:58:42  profilanswer
 

moonboots a écrit :


ouais ouais donc tout va bien en régime de création monétaire, mais finalement pas si bien à y regarder de plus près, donc vite il faut passer en régime d'emprunt obligataire, et depuis tout va bien, la preuve par les faits, ouf on l'a échappé belle...
 
bref, le bréviaire libéral, il faudra trouver autre chose...


 
L'Etat emprunte trop, pour financer non pas une accumulation de capital, mais des dépenses courantes. Par exemple, on a emprunté en 1993 pour couvrir le déficit de la Sécu de cette année-là. On rembourse donc chaque année des dépenses de soins effectuées en 1993. C'est de la mauvaise gestion financière : les dépenses courantes doivent être couvertes par des recettes courantes, et non par des emprunts.
 
Quant à "régime de création monétaire, tout va bien" : je ne comprends pas. Je suis le premier ici à le critiquer et à dire que c'est la cause profonde du marasme dans lequel on est depuis 1970, et des bulles/crises à répétition. Mais tu es sans doute d'accord avec moi : supprimons la création monétaire, et faisons en sorte que les Etats imitent leurs emprunts à leurs dépenses d'investissement. La croissance sera alors plus saine et moins cyclique.

n°21951486
moonboots
Posté le 21-03-2010 à 14:01:27  profilanswer
 

la mauvaise gestion financière consiste à ne pas prélever des impôts à la hauteur des besoins, à accepter de payer des intérêts, à ne pas chasser les différentes fraudes, dont la fraude fiscale, et accessoirement à refuser certaines économies

n°21951493
patx3
Posté le 21-03-2010 à 14:02:33  profilanswer
 

moonboots a écrit :


non, au niveau macro-économique l'éducation est un investissement et un investissement peut justifier un emprunt, que ce soit pour une société privée comme pour un service public, si tu ne comprends pas ce post n'y réponds pas, merci, marre des discussions débiles


 
L'éducation ou la santé sont des dépenses de fonctionnement. Car avec ta théorie, on peut trouver des tas de justificatifs pour pouvoir mettre chacune des dépenses actuelles en dépense d'investissement. :o

n°21951498
Black_Jack
Bo_Jack
Posté le 21-03-2010 à 14:03:46  profilanswer
 

Quand j'achète du pain chaque jour, c'est un investissement pour mon état de santé futur :)


Message édité par Black_Jack le 21-03-2010 à 14:03:56

---------------
Horse_man
n°21951499
Profil sup​primé
Posté le 21-03-2010 à 14:03:47  answer
 

moonboots a écrit :

la mauvaise gestion financière consiste à ne pas prélever des impôts à la hauteur des besoins, à accepter de payer des intérêts, à ne pas chasser les différentes fraudes, dont la fraude fiscale, et accessoirement à refuser certaines économies


 
 :jap:  :jap:

n°21951504
Black_Jack
Bo_Jack
Posté le 21-03-2010 à 14:04:50  profilanswer
 

La maitrise des dépenses, c'est nul, c'est libéral :o


---------------
Horse_man
n°21951517
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 21-03-2010 à 14:07:49  profilanswer
 


 
Le mieux est de le demander à la personne concernée ou de lire son oeuvre  ;)  : on ne peut pas contenter d'apprendre par internet. Difficile pour moi de commenter une phrase extraite de son contexte. Mais connaissant Allais, il est dans la tradition libérale française d'un Jacques Rueff : ça m'étonnerait qu'il prône la monétisation des déficits. L'inflation est pour lui un poison.

n°21951523
moonboots
Posté le 21-03-2010 à 14:09:15  profilanswer
 

patx3 a écrit :


 
L'éducation ou la santé sont des dépenses de fonctionnement. Car avec ta théorie, on peut trouver des tas de justificatifs pour pouvoir mettre chacune des dépenses actuelles en dépense d'investissement. :o


c'est une question d'évaluation, à partir d'un certain moment une dépense cesse d'être un investissement, si tu dépenses X euros dans l'éducation et que ça te rapporte 3X euros 20 ans plus tard, tu as fait un investissement, si tu dépenses 3X euros dans l'éducation et que ça ne te rapporte que 2X euros 20 ans plus tard c'est de la pure perte

n°21951528
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 21-03-2010 à 14:10:28  profilanswer
 

moonboots a écrit :

la mauvaise gestion financière consiste à ne pas prélever des impôts à la hauteur des besoins, à accepter de payer des intérêts, à ne pas chasser les différentes fraudes, dont la fraude fiscale, et accessoirement à refuser certaines économies


 
Il vaut donc mieux augmenter les impôts, qu'emprunter. Ok
 
Sachant qu'on a déjà le record ou presque de la pression fiscale et sociale dans l'OCDE.
 
La voie de la rationalisation des dépenses paraît plus sage, de même que celle de la baisse des impôts pour obtenir plus de recettes fiscales (courbe de Laffer)

n°21951531
patx3
Posté le 21-03-2010 à 14:10:58  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
On a déjà expliqué 100 fois l'origine de l'intérêt. L'intérêt existe en tout temps dès qu'il y a transfert dans le temps : c'est une réalité anthropologique. Je veux bien réexpliquer, mais ça devient lassant...


 
Nan, mais c'est tellement plus facile de demander à la banque centrale de prêter à taux zero (premier effet kiss-cool) puis ensuite de demander à cette même banque centrale, d'effacer cette dette de son bilan (deuxième effet kiss-cool)... :love:
 
Le tout, bien sûr, sans aucun effet négatif devant nos génies de la finances... :lol:

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