Dexia, Kaupthing (plus grande banque islandaise), Glitnir, Landsbanki, Lehman Brothers, Fannie Mae, Freddie Mac, ...
Faillites de banques du mois d'octobre 2010 aux USA: (réf)
First Banking Center
Allegiance Bank
Gulf State Community Bank
Copper Star Bank
Darby Bank & Trust Co.
Tifton Banking Company
First Vietnamese American Bank
Pierce Commercial Bank
Western Commercial Bank
K Bank
Les faillites de banques aux USA la semaine du 30 avril 2010:
Frontier Bank
BC National Banks
Champion Bank
CF Bancorp
Westernbank Puerto Rico
R-G Premier Bank of Puerto Rico
Eurobank
Au total, 23 banques ont fait faillite aux USA ce seul mois là. Certaines de ces "petites banques" (en fait juste des banques qui nous sont inconnues) avaient des actifs de plus de 10 milliards de USD...
onestpasdanslamerde a écrit :
[...] les plus grosses [...] sont trop grosses pour faire faillites. Les banques s'enrhument, les états toussent !!!
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Tu peux me rappeler qui a absorbé Lehman Brothers ou la Kaupthing ?
Les banques sont un service public dans tes rêves ?
J'ai déjà entendu de tels délires: sur les médias belges, ils disaient que la situation était tellement désorganisée au Zaïre que les transports en commun étaient gérés par des entreprises privées. Quel scandale ! Quelle déchéance ! A part que c'est le cas au Luxembourg, aux USA, en UK, des zones pas tout-à-fait totalement tiermondisées...
Oui, c'est beaucoup mieux de pouvoir emprunter à 4% qu'à 15 ou 17 (années 80).
Oui, c'est beaucoup mieux d'avoir une monnaie stable que de devoir éviter d'en conserver (vu l'érosion monétaire) comme c'était le cas en Espagne, Portugal, Italie, Grèce.
Oui, c'est beaucoup mieux d'être assez forts pour résister aux spéculateurs, qui mettaient en danger les économies des plus petits Etats avant l'Euro (franc belge, gulden néerlandais, ...)
Oui, c'est beaucoup mieux d'avoir la première monnaie au monde plutôt que de devoir toujours raisonner dans une monnaie étrangère, comme de vulgaires pays du tier-monde.
Oui, c'est beaucoup mieux d'avoir une monnaie tellement stable qu'elle remonte (vis-à-vis de l'USD et de l'or) même pendant cette période de doutes.
onestpasdanslamerde a écrit :
Et Le coup de la monnaie stable, qui ne sert qu'un état, l'Allemagne, mais ruine toutes les autres parce que trop forte. C'est ça l'union, tous pour un !!!
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Une monnaie n'est trop forte que pour les Etats qui continuent à raisonner en termes de déficits structurels compensés par émissions monétaires (et donc dévaluation continue).
On pouvait en discuter. On en a discuté. On s'est mis d'accord sur une politique monétaire commune, et ce n'est pas celle-là. Du coup, des augmentations de l'endettement public de 600 milliards d'Euro en 5 ans (mandat Sarkozy), c'est totalement irresponsable ! Et il s'en rend maintenant compte, en voulant faire re-voter les règles de l'UME sous le nouveau nom de "règle d'or" et de la couler dans la constitution pour éviter que d'autres (ou lui-même) ne suivent la même voie délirante (dépenser chaque année bien plus qu'on ne gagne), tellement l'exemple grec est édifiant quant aux conséquences d'une telle "politique" !
Mais si on veut, pour les États qui n'ont pas atteint la maturité nécessaire à établir un budget équilibré, à se résoudre de ne pas dépenser plus qu'on gagne, il y a la solution du retour à une monnaie locale (de singe au moins au départ puisque partant d'un aveu de faillite), ou le défaut de payement (avec cessation des services publics mêmes vitaux comme les retraites, les soins de santé, la sécurité publique, ...) ou alors l'instauration d'un "Euro du Sud" dont les règles seraient très différentes: chaque participant fait tourner la planche à billets à sa guise, afin de combler les déficits de ses "budgets" (peut-on réellement encore parler de budget dans ce cas ?), entrainant les autres dans une spirale inflationniste permanente... Une monnaie "escudo-pesetas-drachme-lire-franc" qui sera boudée par les marchés car fondamentalement basée sur des règles qui en garantissent une dévaluation permanente rapide. Bref, un système économique dans lequel plus personne ne peut entreprendre sans moyens propres (les taux étant prohibitifs), ce qui n'est pas très social, où les approvisionnements sont toujours plus chers (pétrole, uranium, minerais, métaux, technologies, ...), ou les salariés s'appauvrissent chaque jours, les seuls "protégés" de l'inflation étant les propriétaires... Bref, une spirale vers le bas, mais qui a UN avantage: plus besoin de s'astreindre à équilibrer des budgets ! Un confort pour les "responsables" politiques au détriment de toute leur population, principalement les plus modestes...
onestpasdanslamerde a écrit :
Quant elle prête aux banques à 1% qui elles vont prêter jusqu a 20% , donner est un doux euphémisme... Et pour les risques on sait qui les prennent, tous sauf les banques...
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Voir plus haut. Les banques risquent juste la faillite. Se voir dépossédé de ses parts (actionnaires de Fortis par exemple), sa banque démantelée et absorbée par divers États ou diverses autres banques, c'est faire faillite. Du point de vue des propriétaires des banques (en ce compris de modestes employés qui ont accumulé des actions tout au cours de leur carrière) sinon des clients.
Ce ne sont pas les Etats-in qui ont établi le traité établissant l'Euro ? La BCE ?
La BCE est une banque privée ??? Ca m'a échappé jusqu'ici en tout cas...
Tu as un début de preuve ?
onestpasdanslamerde a écrit :
D'ailleurs, une BCE qui a comme seule mission combattre l'inflation devrait mettre la puce a l'oreille. La BCE devrait avoir comme mission première d’être au service des peuples européens et non des financiers. Sa mission première devrait être l'emploi et la croissance.
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Sa mission est effectivement précisée dans le traité qui l'institue, et qui a été fait par le politique. C'est donc le politique qui contrôle la BCE et non "des lobbys financiers".
Quant à savoir si sa mission devrait être plus nuancée, plus équilibrée sur plusieurs dimensions, on est d'accord... Et les politiques peuvent très bien arriver à cette conclusion (on peut les y aider en votant bien) et en changer les règles (nouveau traité fondateur de la BCE), preuve là encore que c'est le politique qui contrôle la BCE, que la BCE est une institution et non une banque privée sous contrôle des lobbys financiers...
En fait, pour aller plus loin, on doit sérieusement se demander si une règle basée sur les seuls prix peut avoir un sens dans la situation actuelle: explosion des prix des énergies, des denrées alimentaires de base, des ressources naturelles, le tout s'inscrivant dans une tendance à long terme (le pétrole ne finira jamais de manquer chaque jour un peu plus, l'énergie toujours plus chère, la population terrestre augmente toujours et les modifications climatiques réduisent les terres cultivables). Du coup, une politique monétaire basée uniquement sur la stabilité des prix revient à suivre mécaniquement une politique déflationniste, très dure, sclérosant l'économie. Je ne serais pas étonné que ça soit ce à quoi on assiste: une augmentation des prix (non inflationniste mais reflétant l'augmentation réelle du coût des biens et de l'énergie) en même temps qu'une politique rigoureuse, provoquée par le respect strict (peut-on le leur reprocher) des règles que le politique à imposé à la BCE.
Dans cette perspective, on pourrait penser qu'effectivement, l'Euro est "un peu trop fort" pour le moment, et que la monétisation d'une part des dettes publiques pourrait être le bienvenu pour débloquer l'économie. (la théorie selon laquelle on ne peut avoir la même monnaie si l'économie n'est pas la même est totalement stupide et les contre-exemples sont légions, je ne reviendrai pas là-dessus).
onestpasdanslamerde a écrit :
J'ai découvert un topic qui parle de la monnaie,et on y trouve des petites perles, tu devrait y faire un tour ... http://forum.hardware.fr/hfr/Discu [...] 9470_1.htm
on trouve entre autre un lien
Citation :
Réclamer pour les Etats le droit de création monétaire suscite souvent une objection immédiate : si les politiques peuvent créer des capitaux ce sera vite la débâcle générale, l'inflation incontrôlée ; notre monnaie s'effondrera.
En effet, la monnaie est affaire de confiance. Nous devons nous interdire le laisser-aller; il faut au contraire la plus stricte rigueur. Mais les Etats en sont-ils par nature incapables ?
Rappelons que pendant les Trente Glorieuses et jusqu'à ce qu'il se l'interdise en 1973 sous la Présidence de Monsieur Giscard d'Estaing, l'Etat français a régulièrement créé environ le tiers de l'augmentation annuelle de la masse monétaire. L'inflation était plus forte ? Qui réellement s'en est plaint ? Peut-être les plus aisés avec leurs économies qui se dévaluent. Mais l'argent n'est-il pas d'abord fait pour servir aux échanges et non pas pour thésauriser. Dans une société solidaire où chacun peut compter sur tous en cas de coup dur, ne pourrait-on considérer que celui qui accumule indéfiniment ne le fait que s'il dispose de revenus plutôt excessifs !
Faudrait-il faire plus confiance à des banques soucieuses de leurs intérêts qu'à un Etat soucieux de sa population ? Soyons réalistes : un politique vise à être réélu; un banquier cherche son profit. Le banquier n'a de compte à rendre qu'à ses actionnaires qui partagent ses intérêts ; les politiques doivent des comptes à leurs électeurs. Pourquoi la démocratie – éclairée par des recherches désintéressées à son initiative – pourquoi la démocratie serait-elle à récuser en matière monétaire ? N'est-ce pas plutôt parce que ce serait là une avancée très importante que le pouvoir monétaire actuel – essentiellement privé – s'y oppose aussi ardemment. Pourquoi donc le fonctionnement du système monétaire reste-t-il un sujet si discret, presque tabou ?
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http://jegu.jean.pagesperso-orange.fr/navi1.html
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Je suis passionné par les sujets monétaires et j'avoue que je n'y comprends toujours rien. Ce que je sais, c'est que si tu interroge trois économistes, tu obtiendras au moins cinq avis. Et ils sont parfaitement capables de t'expliquer cinq des trois dernières crises économiques/monétaires, mais parfaitement incapables de prévoir une crise, même seulement deux semaines avant.
Je sais aussi que les "prix Nobel" d'économie se piquent de théories mathématiques mais qu'ils n'y connaissent rien: leurs formules sont truffées d'erreurs mathématiques élémentaires.
J'adore en particulier le grand vainqueur d'un prix d'économie qui a pondu une théorie qui permettait de gagner à tous les coups, qui a mis en pratique lui-même sa propre théorie, et a fait faillite... Mais je ne retrouve plus son nom.
La question est complexe et je suis assez d'accord avec le quote... A qui faire confiance pour gérer une monnaie ? Une banque privée, dont les intérêts ne sont pas ceux du pays/de sa population ? Certes non. Des politiques ? Si on croit qu'ils sont motivés par l'intérêt de leurs électeurs, on est naïf... Ils sont motivés au mieux par leur réélection, au pire par leur intérêt égoïste... Et s'ils sont idéalistes, on sait ce que ça donne (Fidel Castro par exemple, qui reconnaît aujourd'hui que le communisme ne fonctionne pas, même à Cuba)... Un politique, même sous contraintes, peut faire les pires conneries pour tenter d'obtenir sa réélection (Sarkozy qui a fait 600 milliards de déficit en 5 ans malgré les règles de l'UME !). Alors, à qui confier la sacrée "planche à billets" ?
Le système européen, adapté du modèle américain, n'est peut-être pas parfait (une banque centrale tenue par des professionnels mais respectant une politique imposée par le politique), mais il a l'avantage de nous protéger de l'arbitraire et de l'incompétence du politique, tout en ne donnant pas le contrôle de la monnaie à un acteur privé. C'est sans doute pas loin de la bonne solution. Mais il reste que ces règles pourraient être plus nuancées et tenir compte de plus de dimensions que la seule lutte contre l'inflation, c'est vrai.
Cela dit, contrairement à ce qui est généralement dit, les problèmes irlandais, islandais et grecs n'ont rien à voir avec cette politique monétaire. On sait quel est le problème de la Grèce (État corrompu par les mafias orthodoxes et les armateurs + absence de système fiscal), le problème irlandais (économie quasiment uniquement basée sur le secteur bancaire et les domiciliations fiscales de multinationales), le problème islandais (98% du PIB généré par le secteur bancaire, jusqu'au crash), le problème espagnol (bulle immobilière), le problème portugais (fraude fiscale généralisée ?). Ce n'est pas en ouvrant à fond le robinet du cash qu'on règlera le problème grec, par exemple, tout en faisant énormément de tort à tous les citoyens européens...
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"Economisons notre mépris eu égard au nombre de nécessiteux" (Chateaubriand)