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Selon la matrice postée en première page, quel type d'athée êtes vous?


 
12.7 %
 15 votes
1.  Athée gnostique
 
 
17.8 %
 21 votes
2.  Athée agnostique
 
 
23.7 %
 28 votes
3.  Athée "fort" ou "positif"
 
 
9.3 %
 11 votes
4.  Athée "faible" ou "négatif"
 
 
1.7 %
     2 votes
5.  Athée implicite
 
 
18.6 %
 22 votes
6.  Athée explicite
 
 
4.2 %
 5 votes
7.  Athée "Autre" (ne se reconnaît pas dans ces descriptions)
 
 
4.2 %
 5 votes
8.  Théiste (toutes marques confondues)
 
 
7.6 %
 9 votes
9.  Obiwan ne croit qu'en la Force
 

Total : 131 votes (13 votes blancs)
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Auteur Sujet :

[Topic Unique] Athéisme & Agnosticisme

n°51100985
cramus
Un papy chez les jeunes
Posté le 29-09-2017 à 12:01:49  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

markesz a écrit :


Mais y croire encore au XXIe reste pour moi un mystère et un grave danger pour les décennies à venir.


 
En tant qu'athée pur et dur  :)  j'ai aussi du mal a comprendre, surtout chez des personnes éduquées et cultivées.

mood
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Posté le 29-09-2017 à 12:01:49  profilanswer
 

n°51103590
mesharou
Posté le 29-09-2017 à 15:28:14  profilanswer
 

Le plus grand génie de tous les temps, Isaac Newton était aussi alchimiste... Qu'en penser?
Attention à ce qu'on croit être rationnel...

n°51103629
mesharou
Posté le 29-09-2017 à 15:30:19  profilanswer
 

Autre exemple, Abdus Salam...

n°51104050
everso
Posté le 29-09-2017 à 15:53:12  profilanswer
 

mesharou a écrit :

Le plus grand génie de tous les temps, Isaac Newton était aussi alchimiste... Qu'en penser?
Attention à ce qu'on croit être rationnel...


 
Isaac Newton serait différent de nos jours, c'est évident. Les connaissances de l'époque étaient quand même plus floues qu'aujourd'hui.

n°51105308
Larry_Gola​de
Posté le 29-09-2017 à 17:32:26  profilanswer
 

Il me semble qu'a son époque, il n'y avait pas de différence entre l'alchimie et la chimie telles qu'on les définit aujourd'hui, donc difficile d'en conclure grand-chose.
Et puis définir "le plus grand génie de tous les temps" comme ça, faut y aller.
Un génie, je veut bien, le plus grand... Faut voir.


---------------
Si on attend la dernière minute pour faire quelque chose, au moins ça ne prendra qu'une minute à faire.
n°51106304
everso
Posté le 29-09-2017 à 20:00:14  profilanswer
 

Avec Aristote, Galilée et Einstein il fait partie du gratin des génies quand même non ?

n°51106374
Simulacra
NNID : Rez | ACNH : Chaton
Posté le 29-09-2017 à 20:12:21  profilanswer
 

Aristote ? :(  
 
 
Il fait parti du gratin des génies dans leur contexte. Personne ne sait ce qu'il aurait fait ou été aujourd'hui, ni ce qu'il aurait pensé.
 
Newton aujourd'hui, aurait-il été croyant ? Personne ne peut le savoir. En débattre, c'est compliqué..
 
C'est la même chose pour Aristote qui a quand même considéré pour vrai un nombre incroyables de conneries issues de sa tête, conneries qui ont eut des répercussions assez grave quant au développement de la connaissance, dès lors que la religion catholique a décidé de les adopter comme des vérités absolues.
 
On peut sans problème imaginer que l'homme aurait remis en cause un grand nombre de ses certitudes devant des preuves empiriques modernes.
 
Après, le plus badass, ça restera toujours Gordiano di Bruno <3


---------------
Plop
n°51108381
roll68
Posté le 29-09-2017 à 23:15:50  profilanswer
 

Simulacra a écrit :

C'est la même chose pour Aristote qui a quand même considéré pour vrai un nombre incroyables de conneries issues de sa tête, conneries qui ont eut des répercussions assez grave quant au développement de la connaissance, dès lors que la religion catholique a décidé de les adopter comme des vérités absolues.
 
On peut sans problème imaginer que l'homme aurait remis en cause un grand nombre de ses certitudes devant des preuves empiriques modernes.


 
 [:lectrodz]  
 
De quelles conneries tu parles?

n°51109764
Simulacra
NNID : Rez | ACNH : Chaton
Posté le 30-09-2017 à 10:45:21  profilanswer
 

roll68 a écrit :


 
 [:lectrodz]  
 
De quelles conneries tu parles?


 
Je sais pas, du genre :  
 
"Il est de la nature des objets lourd de tomber plus vite que les objets léger"
 
ou bien  
 
"la matière est composée de 4 éléments"
 
Voir même  
 
"On voit parce que des rayons partent de nos yeux et rebondissent sur les objets"
 
Ou le grand classique :  
 
"Modèle géocentrique, la terre est au centre de l'univers et c'est le soleil et les autres planètes qui lui tournent autour".
 
On ne peut pas lui reprocher sa philosophie et encore moins sa curiosité : il s'est intéressé à tout. Et parfois, il avait juste (dans son modèle géocentrique, déjà, la terre est ronde ! )
 
Mais avec les outils de l'époque et une méthode particulièrement foireuse, ça l'a mené à penser des trucs qui, aujourd'hui, paraissent complétement folles. Pour ne pas dire crétines. Le problème d'Aristote, c'est pas Aristote en lui-même : avec nos outils modernes, vu son intelligence, il aurait sans doute été capable de se remettre en cause. Le problème, ce sont les gens qui ont suivi et qui ont considéré comme vrai et absolu des choses qui ne l'étaient pas.  
 
 
 
 


---------------
Plop
n°51109867
everso
Posté le 30-09-2017 à 11:05:43  profilanswer
 

Simulacra a écrit :


 
Je sais pas, du genre :  
 
"Il est de la nature des objets lourd de tomber plus vite que les objets léger"
 
ou bien  
 
"la matière est composée de 4 éléments"
 
Voir même  
 
"On voit parce que des rayons partent de nos yeux et rebondissent sur les objets"
 
Ou le grand classique :  
 
"Modèle géocentrique, la terre est au centre de l'univers et c'est le soleil et les autres planètes qui lui tournent autour".
 
On ne peut pas lui reprocher sa philosophie et encore moins sa curiosité : il s'est intéressé à tout. Et parfois, il avait juste (dans son modèle géocentrique, déjà, la terre est ronde ! )
 
Mais avec les outils de l'époque et une méthode particulièrement foireuse, ça l'a mené à penser des trucs qui, aujourd'hui, paraissent complétement folles. Pour ne pas dire crétines. Le problème d'Aristote, c'est pas Aristote en lui-même : avec nos outils modernes, vu son intelligence, il aurait sans doute été capable de se remettre en cause. Le problème, ce sont les gens qui ont suivi et qui ont considéré comme vrai et absolu des choses qui ne l'étaient pas.  
 
 
 
 


 
Encore une fois ce n'est qu'un problème de contexte.  
 
Il y a ceux qui éclairent le monde et ceux qui suivent, mais toujours dans un contexte bien défini, sinon cela n'a pas de sens et Aristote fait vraiment partie de ces gens là.
 
Sinon Newton ne serait qu'un benêt vis à vis d'Einstein avec son incapacité à décrire correctement l'orbite de mercure, nan mais quel abruti hein  :o

mood
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Posté le 30-09-2017 à 11:05:43  profilanswer
 

n°51110067
roll68
Posté le 30-09-2017 à 11:30:11  profilanswer
 

Simulacra a écrit :


 
Je sais pas, du genre :  
 
"Il est de la nature des objets lourd de tomber plus vite que les objets léger"
 
ou bien  
 
"la matière est composée de 4 éléments"
 
Voir même  
 
"On voit parce que des rayons partent de nos yeux et rebondissent sur les objets"
 
Ou le grand classique :  
 
"Modèle géocentrique, la terre est au centre de l'univers et c'est le soleil et les autres planètes qui lui tournent autour".
 
On ne peut pas lui reprocher sa philosophie et encore moins sa curiosité : il s'est intéressé à tout. Et parfois, il avait juste (dans son modèle géocentrique, déjà, la terre est ronde ! )
 
Mais avec les outils de l'époque et une méthode particulièrement foireuse, ça l'a mené à penser des trucs qui, aujourd'hui, paraissent complétement folles. Pour ne pas dire crétines. Le problème d'Aristote, c'est pas Aristote en lui-même : avec nos outils modernes, vu son intelligence, il aurait sans doute été capable de se remettre en cause. Le problème, ce sont les gens qui ont suivi et qui ont considéré comme vrai et absolu des choses qui ne l'étaient pas.
 
 
 
 


 
Je vois rien de crétin pour l'époque. En passant, les corps lourds tombent plus vite que les corps légers, même au 21eme siècle. Comme dit Carlo Rovelli (https://arxiv.org/pdf/1312.4057.pdf):

Citation :

The bad reputation of Aristotle’s physics is undeserved, and leads to widespread ignorance: think for a moment, do you really believe that bodies of different weight fall at the same speed? Why don’t you just try: take a coin and piece of paper and let them fall. Do they fall at the same speed? Aristotle never claimed that bodies fall at different speed “if we take away the air”. He was interested in the speed of real bodies falling in our real world, where air or water is present. It is curious to read everywhere “Why didn’t Aristotle do the actual experiment?”. I would retort: “Those writing this, why don’t they do the actual experiment?”. They would find Aristotle right.


 
Ta dernière phrase est factuellement fausse. La théorie d'Aristote a été constamment critiquée et remaniée pendant l'antiquité et le Moyen-Age. C'est vrai qu'il a fallut du temps pour revoir les principes les plus fondamentaux, mais ce n'est pas par dogmatisme, comme le dit Rovelli: "The reason Aristotelian physics lasted so long is not because it became dogma: it is because it is a very good theory."

n°51111078
Simulacra
NNID : Rez | ACNH : Chaton
Posté le 30-09-2017 à 14:03:03  profilanswer
 

everso a écrit :


 
Encore une fois ce n'est qu'un problème de contexte.  
 
Il y a ceux qui éclairent le monde et ceux qui suivent, mais toujours dans un contexte bien défini, sinon cela n'a pas de sens et Aristote fait vraiment partie de ces gens là.
 
Sinon Newton ne serait qu'un benêt vis à vis d'Einstein avec son incapacité à décrire correctement l'orbite de mercure, nan mais quel abruti hein  :o


 
Non, c'est aussi une question de méthode. Aristote n'avait pas de méthode, il ne cherchait pas à expérimenter et se basait principalement sur l'esprit. C'est ce qui l'a mené à faire des erreurs qu'il aurait pu éviter. Après, pour l'époque, il y avait de l'idée. Mais en soit, qu'est-ce qu'Aristote a amené comme explication en matière de science et de physique ? Explication permettant de définir des usages ?  
 

roll68 a écrit :


 
Je vois rien de crétin pour l'époque. En passant, les corps lourds tombent plus vite que les corps légers, même au 21eme siècle. Comme dit Carlo Rovelli (https://arxiv.org/pdf/1312.4057.pdf):

Citation :

The bad reputation of Aristotle’s physics is undeserved, and leads to widespread ignorance: think for a moment, do you really believe that bodies of different weight fall at the same speed? Why don’t you just try: take a coin and piece of paper and let them fall. Do they fall at the same speed? Aristotle never claimed that bodies fall at different speed “if we take away the air”. He was interested in the speed of real bodies falling in our real world, where air or water is present. It is curious to read everywhere “Why didn’t Aristotle do the actual experiment?”. I would retort: “Those writing this, why don’t they do the actual experiment?”. They would find Aristotle right.


 
Ta dernière phrase est factuellement fausse. La théorie d'Aristote a été constamment critiquée et remaniée pendant l'antiquité et le Moyen-Age. C'est vrai qu'il a fallut du temps pour revoir les principes les plus fondamentaux, mais ce n'est pas par dogmatisme, comme le dit Rovelli: "The reason Aristotelian physics lasted so long is not because it became dogma: it is because it is a very good theory."


 
Attends, je ne dis pas que c'est crétin "pour l'époque", mais ça l'est "aujourd'hui" par rapport à l'état actuel de nos connaissances. Mais j'insiste, en aucun cas je ne considère qu'Aristote disait des choses non crédible à l'époque vu l'état des connaissances de l'époque. C'est "avec le recul" qu'on peut considérer ces choses comme crétines.
 
Pour la chute des corps, on peut défendre comme on veut, son raisonnement est faux. Il n'est pas dans la nature des corps lourds de tomber plus vite. Aristote n'a pas travaillé sur les notions de résistance à l'air, il n'a pas dit "les corps offrant moins de résistance à l'air tombent plus vite" en définissant ce qui fait cette résistance.
 
"The reason Aristotelian physics lasted so long is not because it became dogma: it is because it is a very good theory." <-- quand l'église interdit les travaux de Copernic et impose à Galilée de se déjuger, c'est vraiment parce que la théorie géocentrique est excellente, ou parce qu'il y avait un tout petit peu de résistance idéologique par rapport à un savoir considéré comme vrai à l'époque, savoir qui par ailleurs servait la "cause" ? (Parce que bon, c'est quand même plus logique que Dieu place la terre au centre, hein...)  
 
Forcément, les théories d'Aristote sont restées en place parce qu'elles semblaient "bonnes". Mais à quel point, à l'époque, ce sentiment de "bon" a-t-il pu nourrir une vision idéologique du monde et donc mettre des barrières au progrès, soit en poussant les gens à ne pas chercher de "meilleure" explication, soit en condamnant ceux qui le faisaient ?
 
On peut louer beaucoup de chose chez Aristote, mais certainement pas sa rigueur scientifique ou sa méthode. Chercher des explications "logiques" et "crédible" au fonctionnement du monde : oui. Le faire avec méthode, tester ses hypothèses, douter de ce qu'on affirme : c'était clairement pas le fonctionnement du bonhomme. En résulte beaucoup de mauvaises intuitions.
 
C'est con, mais la théorie "atomiste" existait déjà à l'époque d'aristote. Il a fallu attendre quand pour qu'enfin l'humanité commence à affirmer que les 4 éléments ne menaient à rien et qu'il fallait revenir à une autre vision de la matière abandonnée depuis longtemps ? 1624. Pour un mec mort en 322 avant JC... ça va, presque 2000 ans bloqués sur un truc qui ne marchait pas...
 
Atomisme lui aussi combattu par l'église parce que ça la foutait mal avec le dogme...
 
Bref, j'ai rien contre le fait que les gens puissent vouer un culte à Aristote pour sa curiosité, sa philosophie, sa volonté d'expliquer le monde... Mais son manque de méthode a fait qu'il a dit beaucoup de chose qu'on sait fausse aujourd'hui, et comme, bah du coup, c'était sa méthode qui était utilisée, ça n'a pas aidé à s'en rendre compte à travers le temps. Ajoutant par dessus, sur certains sujets, des questions politiques où la vision d'Aristote se fondait à merveille avec le dogme, ça n'aidait pas non plus à remettre les choses en question.
 


---------------
Plop
n°51111731
roll68
Posté le 30-09-2017 à 16:13:18  profilanswer
 

Simulacra a écrit :


 
Non, c'est aussi une question de méthode. Aristote n'avait pas de méthode, il ne cherchait pas à expérimenter et se basait principalement sur l'esprit. C'est ce qui l'a mené à faire des erreurs qu'il aurait pu éviter. Après, pour l'époque, il y avait de l'idée. Mais en soit, qu'est-ce qu'Aristote a amené comme explication en matière de science et de physique ? Explication permettant de définir des usages ?  
 


 
C'est plutôt exactement l'inverse de ce que tu dis, vu qu'Aristote est plutôt un empiriste qu'un rationaliste comme Platon. Et avec les moyens de l'époque, c'était pas vraiment facile de faire des expériences au sens moderne, mais il a fait beaucoup d'observations (comme des dissections par exemple).
 
 

Simulacra a écrit :


Attends, je ne dis pas que c'est crétin "pour l'époque", mais ça l'est "aujourd'hui" par rapport à l'état actuel de nos connaissances. Mais j'insiste, en aucun cas je ne considère qu'Aristote disait des choses non crédible à l'époque vu l'état des connaissances de l'époque. C'est "avec le recul" qu'on peut considérer ces choses comme crétines.
 
Pour la chute des corps, on peut défendre comme on veut, son raisonnement est faux. Il n'est pas dans la nature des corps lourds de tomber plus vite. Aristote n'a pas travaillé sur les notions de résistance à l'air, il n'a pas dit "les corps offrant moins de résistance à l'air tombent plus vite" en définissant ce qui fait cette résistance.
 
"The reason Aristotelian physics lasted so long is not because it became dogma: it is because it is a very good theory." <-- quand l'église interdit les travaux de Copernic et impose à Galilée de se déjuger, c'est vraiment parce que la théorie géocentrique est excellente, ou parce qu'il y avait un tout petit peu de résistance idéologique par rapport à un savoir considéré comme vrai à l'époque, savoir qui par ailleurs servait la "cause" ? (Parce que bon, c'est quand même plus logique que Dieu place la terre au centre, hein...)  
 
Forcément, les théories d'Aristote sont restées en place parce qu'elles semblaient "bonnes". Mais à quel point, à l'époque, ce sentiment de "bon" a-t-il pu nourrir une vision idéologique du monde et donc mettre des barrières au progrès, soit en poussant les gens à ne pas chercher de "meilleure" explication, soit en condamnant ceux qui le faisaient ?
 
On peut louer beaucoup de chose chez Aristote, mais certainement pas sa rigueur scientifique ou sa méthode. Chercher des explications "logiques" et "crédible" au fonctionnement du monde : oui. Le faire avec méthode, tester ses hypothèses, douter de ce qu'on affirme : c'était clairement pas le fonctionnement du bonhomme. En résulte beaucoup de mauvaises intuitions.
 
C'est con, mais la théorie "atomiste" existait déjà à l'époque d'aristote. Il a fallu attendre quand pour qu'enfin l'humanité commence à affirmer que les 4 éléments ne menaient à rien et qu'il fallait revenir à une autre vision de la matière abandonnée depuis longtemps ? 1624. Pour un mec mort en 322 avant JC... ça va, presque 2000 ans bloqués sur un truc qui ne marchait pas...
 
Atomisme lui aussi combattu par l'église parce que ça la foutait mal avec le dogme...
 
Bref, j'ai rien contre le fait que les gens puissent vouer un culte à Aristote pour sa curiosité, sa philosophie, sa volonté d'expliquer le monde... Mais son manque de méthode a fait qu'il a dit beaucoup de chose qu'on sait fausse aujourd'hui, et comme, bah du coup, c'était sa méthode qui était utilisée, ça n'a pas aidé à s'en rendre compte à travers le temps. Ajoutant par dessus, sur certains sujets, des questions politiques où la vision d'Aristote se fondait à merveille avec le dogme, ça n'aidait pas non plus à remettre les choses en question.
 


 
- Si c'est seulement avec le recul qu'on peut considérer ces choses comme crétines, alors par définition elle ne l'étaient pas à cette époque.
- Pour la chute des corps, je comprend pas ce que tu veux dire. Si tu voulais qu'Aristote découvre la gravitation universelle, c'est un peu trop lui en demander, non?
- C'est vrai qu'il y avait du dogmatisme, mais factuellement ça n'a pas empêcher les critiques contre Aristote. Le géocentrisme n'était pas défendu parce que ce qu'a dit Aristote a été rendu dogmatique mais parce que: (1) ni Copernic, ni Galilée n'avait vraiment de preuve (le modèle de Copernic était tout aussi complexe que celui de Ptolémée et n'était pas plus précis, la preuve de Galilée par les marées était incorrecte et ne marchait pas); et parce que (2) pour des raisons religieuses comme tu le dis (en raison d'une certaine interprétation de la Bible) mais là encore rien à voir avec Aristote.
- Comme je l'ai dit, Aristote a été contredit par des nombreux penseurs, seuls ceux qui allaient contre le dogme (de l'église, pas d'Aristote) ont eu des problèmes. Après, il y a toujours une certaine inertie, et une certaine répugnance à changer les idées établies en science, mais ça a toujours été le cas et c'est encore le cas aujourd'hui (comme le montre très bien Kuhn).
- Je crois que tu connais pas bien la façon de penser d'Aristote
- Euh tu réalise que la plupart des atomistes il croyaient aussi aux quatre éléments? Et tu crois que eux, ils avaient de "meilleurs méthodes" qu'Aristote?
- Il y a pas eu tellement de conflits entre l'atomisme et l'église, mais le problème n'est pas là: avant John Dalton il y avait pas d'argument empiriques très forts pour l'atomisme. Il n'y avait pas moyen de trancher la question scientifiquement, parce que la technologie n'était pas encore là. Ça ne dit rien sur Aristote et ses méthodes.
- Je crois que tu ne connais pas grand chose des méthodes d'Aristote en fait.

n°51112474
Simulacra
NNID : Rez | ACNH : Chaton
Posté le 30-09-2017 à 17:57:23  profilanswer
 

Citation :

- Si c'est seulement avec le recul qu'on peut considérer ces choses comme crétines, alors par définition elle ne l'étaient pas à cette époque.

 
 
À l'époque où elles ont été formulées, il n'y avait pas de moyen de se rendre compte qu'elles étaient fausses. Ce qui ne les rends pas pour autant "vraie" à l'époque. Avec le recul, on se rend simplement compte que la majorité des faits scientifiques qu'il a énoncé étaient faux. Pas "faux" comme Newton par rapport à la gravité d'Einstein (les équations de Newton restent une excellente approche de la réalité), mais faux parce que complétement à côté de la réalité.  
 

Citation :

C'est vrai qu'il y avait du dogmatisme, mais factuellement ça n'a pas empêcher les critiques contre Aristote. Le géocentrisme n'était pas défendu parce que ce qu'a dit Aristote a été rendu dogmatique mais parce que: (1) ni Copernic, ni Galilée n'avait vraiment de preuve (le modèle de Copernic était tout aussi complexe que celui de Ptolémée et n'était pas plus précis, la preuve de Galilée par les marées était incorrecte et ne marchait pas); et parce que (2) pour des raisons religieuses comme tu le dis (en raison d'une certaine interprétation de la Bible) mais là encore rien à voir avec Aristote.  
- Comme je l'ai dit, Aristote a été contredit par des nombreux penseurs, seuls ceux qui allaient contre le dogme (de l'église, pas d'Aristote) ont eu des problèmes. Après, il y a toujours une certaine inertie, et une certaine répugnance à changer les idées établies en science, mais ça a toujours été le cas et c'est encore le cas aujourd'hui (comme le montre très bien Kuhn).


 
Je ne prétends pas que c'est la faute d'Aristote si l'église a repris à son compte les modèles erronés et les a érigés en valeur absolue. Le pauvre, il est mort bien trop de temps avant pour être responsable de quoi que ce soit.  
La seule chose que je dis, c'est que la reprise de manière dogmatique des erreurs d'Aristote, ça n'a pas aidé. Quand les savants enseignent sans se poser de question et que l'église tape sur les doigts de ceux qui en posent, ça ne crée pas un environnement propice à la remise en question. Même si c'est quelque chose de naturel, encore aujourd'hui, la remise en cause à été longue :-/  
 

Citation :

- Euh tu réalise que la plupart des atomistes il croyaient aussi aux quatre éléments? Et tu crois que eux, ils avaient de "meilleurs méthodes" qu'Aristote?


 
Non,ils n'avaient pas de meilleures méthodes. Pour le coup, je ne peux pas le prétendre. Mais ils n'en avaient pas forcément de pire.  
Mais si, en gardant un peu de mesure, on comparait à la situation actuelle, ça serait théorie des cordes vs gravité quantique à boucle. On n'a pas les moyens techniques ou même simplement trouvé l'astuce pour "prouver" l'un de ces deux modèles.
Ça serait couillon qu'on foute de côté celui qui se rapproche le plus de la vérité pour considérer pendant 2000 ans, sans preuve, que l'autre est le bon.
 
Aristote avait les méthodes de son temps. Est-ce qu'il a apporté beaucoup à la façon de voir et concevoir la science ? Oui. Est-ce qu'il avait les outils, la méthode et les éléments à disposition pour tomber juste ? Non. Du coup, il est tombé bien souvent à côté.  
 
Pour ma part, c'est ce point qui fait que le considérer comme un des plus grands génies avec Einstein, Newton et Galilée, c'est compliqué. Parce qu'un génie qui se plante sur presque tout, même si à l'époque ça paraissait stylée et super crédible, ça ne change pas le fait qu'il se soit justement planté sur presque tout.
 
Aujourd'hui, quel fait scientifique utile tient-on d'Aristote ? Qu'est-ce que, en provenance de la science d'Aristote, n'a pas été complétement bullshité ? (Pas comme Newton et Galilée où ce qu'ils ont dit a été complété, précisé, corrigé. Il y a une différence entre s'approcher de la vérité et être complétement à côté)
 
Je n'ai pas de problème pour dire qu'Aristote à voulu éclairer le monde. Mais dans les faits, s'il a éclairé le monde, alors il l'a éclairé avec une bougie éteinte. L'effort est louable. Le résultat reste décevant.


---------------
Plop
n°51113196
roll68
Posté le 30-09-2017 à 19:44:01  profilanswer
 

Simulacra a écrit :

Citation :

- Si c'est seulement avec le recul qu'on peut considérer ces choses comme crétines, alors par définition elle ne l'étaient pas à cette époque.

 

À l'époque où elles ont été formulées, il n'y avait pas de moyen de se rendre compte qu'elles étaient fausses. Ce qui ne les rends pas pour autant "vraie" à l'époque. Avec le recul, on se rend simplement compte que la majorité des faits scientifiques qu'il a énoncé étaient faux. Pas "faux" comme Newton par rapport à la gravité d'Einstein (les équations de Newton restent une excellente approche de la réalité), mais faux parce que complétement à côté de la réalité.

 

Non justement, comme Rovelli le montre, la théorie d'Aristote est une approximation correcte de la physique Newtonienne, au même titre que la théorie de Newton est une approximation valide de la théorie de la relativité:

Citation :

Aristotle’s physics is the correct approximation of Newtonian physics in a particular domain, which happens to be the domain where we, humanity, conduct our business. This domain is formed by objects in a spherically symmetric gravitational field (that of the Earth) immersed in a fluid (air or water) and the main celestial bodies visible from Earth. The fact that Aristotelian physics (unlike that of most of his commentators) is to be properly understood as the physics of objects immersed in a fluid, air or water, has been emphasized by Monica Ugaglia [14, 15] and in my opinion is the key to understand Aristotle’s physics in modern terms.

 

Et il fait tout les calculs pour bien montrer que c'est le cas: https://arxiv.org/pdf/1312.4057.pdf

 
Simulacra a écrit :


Citation :

C'est vrai qu'il y avait du dogmatisme, mais factuellement ça n'a pas empêcher les critiques contre Aristote. Le géocentrisme n'était pas défendu parce que ce qu'a dit Aristote a été rendu dogmatique mais parce que: (1) ni Copernic, ni Galilée n'avait vraiment de preuve (le modèle de Copernic était tout aussi complexe que celui de Ptolémée et n'était pas plus précis, la preuve de Galilée par les marées était incorrecte et ne marchait pas); et parce que (2) pour des raisons religieuses comme tu le dis (en raison d'une certaine interprétation de la Bible) mais là encore rien à voir avec Aristote.  
- Comme je l'ai dit, Aristote a été contredit par des nombreux penseurs, seuls ceux qui allaient contre le dogme (de l'église, pas d'Aristote) ont eu des problèmes. Après, il y a toujours une certaine inertie, et une certaine répugnance à changer les idées établies en science, mais ça a toujours été le cas et c'est encore le cas aujourd'hui (comme le montre très bien Kuhn).

 

Je ne prétends pas que c'est la faute d'Aristote si l'église a repris à son compte les modèles erronés et les a érigés en valeur absolue. Le pauvre, il est mort bien trop de temps avant pour être responsable de quoi que ce soit.
La seule chose que je dis, c'est que la reprise de manière dogmatique des erreurs d'Aristote, ça n'a pas aidé. Quand les savants enseignent sans se poser de question et que l'église tape sur les doigts de ceux qui en posent, ça ne crée pas un environnement propice à la remise en question. Même si c'est quelque chose de naturel, encore aujourd'hui, la remise en cause à été longue :-/

 

Oui et non, le coeur de la théorie n'a pas été vraiment remis en cause, mais beaucoup de choses dites par Aristote l'ont été. Et souvent sans que cela pose de problèmes pour l'église (Saint Thomas d'Aquin n'a pas été inquiété) c'est seulement ce qui était perçu comme une attaque contre le dogme chrétien qui était attaqué. Pour ce qui est du manque de remise en question des paradigmes établis, je suis pas sûr que ce soit vraiment un si gros problème, Kuhn dirait que c'est simplement le fonctionnement de la science normale. Mais c'est un autre débat  :D

 
Simulacra a écrit :


Citation :

- Euh tu réalise que la plupart des atomistes il croyaient aussi aux quatre éléments? Et tu crois que eux, ils avaient de "meilleurs méthodes" qu'Aristote?

 

Non,ils n'avaient pas de meilleures méthodes. Pour le coup, je ne peux pas le prétendre. Mais ils n'en avaient pas forcément de pire.
Mais si, en gardant un peu de mesure, on comparait à la situation actuelle, ça serait théorie des cordes vs gravité quantique à boucle. On n'a pas les moyens techniques ou même simplement trouvé l'astuce pour "prouver" l'un de ces deux modèles.
Ça serait couillon qu'on foute de côté celui qui se rapproche le plus de la vérité pour considérer pendant 2000 ans, sans preuve, que l'autre est le bon.

 

Aristote avait les méthodes de son temps. Est-ce qu'il a apporté beaucoup à la façon de voir et concevoir la science ? Oui. Est-ce qu'il avait les outils, la méthode et les éléments à disposition pour tomber juste ? Non. Du coup, il est tombé bien souvent à côté.

 

Pour ma part, c'est ce point qui fait que le considérer comme un des plus grands génies avec Einstein, Newton et Galilée, c'est compliqué. Parce qu'un génie qui se plante sur presque tout, même si à l'époque ça paraissait stylée et super crédible, ça ne change pas le fait qu'il se soit justement planté sur presque tout.

 

Aujourd'hui, quel fait scientifique utile tient-on d'Aristote ? Qu'est-ce que, en provenance de la science d'Aristote, n'a pas été complétement bullshité ? (Pas comme Newton et Galilée où ce qu'ils ont dit a été complété, précisé, corrigé. Il y a une différence entre s'approcher de la vérité et être complétement à côté)

 

Je n'ai pas de problème pour dire qu'Aristote à voulu éclairer le monde. Mais dans les faits, s'il a éclairé le monde, alors il l'a éclairé avec une bougie éteinte. L'effort est louable. Le résultat reste décevant.

 

Ta remarque sur la théorie des cordes vs gravité quantique à boucle est intéressante vu qu'on observe la même chose aujourd'hui: la théorie des cordes a tout les honneurs et bien plus de financements. Je pense que le problème c'est que l'acceptation des théories scientifiques n'est pas seulement un problème de qui a les meilleurs arguments, mais aussi un problème sociologique. Ça casse un peu "le rêve" mais il faut voir la vérité en face, les scientifiques sont humains, avec tout ce que cela implique en terme de sociologie et de psychologie, d'où cette fameuse phrase de Planck: "Une théorie nouvelle ne triomphe jamais. Ce sont ses adversaires qui finissent par mourir.".

 

Comme je l'ai dit, la physique d'Aristote représente une approximation correcte de la physique Newtonienne, aussi il est le premier à donner une preuve que la Terre est ronde (c'est pas rien, les chinois croyaient encore à la Terre plate jusqu'au 17eme siècle et ils étaient pas cons du tout) et il faut voir aussi son immense contribution à la logique et à la philosophie.

Message cité 1 fois
Message édité par roll68 le 30-09-2017 à 19:44:40
n°51113363
Simulacra
NNID : Rez | ACNH : Chaton
Posté le 30-09-2017 à 20:11:58  profilanswer
 

roll68 a écrit :

 

Comme je l'ai dit, la physique d'Aristote représente une approximation correcte de la physique Newtonienne, aussi il est le premier à donner une preuve que la Terre est ronde (c'est pas rien, les chinois croyaient encore à la Terre plate jusqu'au 17eme siècle et ils étaient pas cons du tout) et il faut voir aussi son immense contribution à la logique et à la philosophie.

 

Ok pour la terre ronde (même s'il s'est planté sur la taille :D et même si la preuve est incomplète), c'est en effet un point où il a eu raison. Et je ne conteste rien à ses contributions à la logique et à la philosophie, c'est son héritage scientifique que je remets en cause.

 

Pour l'approximation correcte de la physique Newtonienne... c'est un poil une argumentation ad hoc, non ? Aristote voulait décrire une vérité universelle. On considère qu'il a bon "dans un domaine particulier". Quand bien même il n'a strictement rien déterminé. Je veux dire, pour lui, il était dans la nature des objets lourds de tomber plus vite que les objets légers. Ce qui n'a pas grand chose à voir. Ou plutôt, en rien il n'a expliqué en quoi, dans les conditions de l'expérience, il y avait ce comportement. Il l'a simplement constaté et considéré que c'était normal, pour le généraliser. Il n'a "rien" expliqué, là où Newton ou Galilée ont quand même expliqué les choses.

 

Je veux bien qu'on cherche à le réhabiliter... et je ne critique pas le philosophe ni sa grandeur dans le contexte de son époque. Je reste même persuadé qu'il serait le premier, aujourd'hui, à foutre à la poubelle toutes ses erreurs devant l'évidence des preuves. Mais ça ne change pas le fait qu'en matière de sciences, il a plus souvent visé à côté que dedans...

Message cité 1 fois
Message édité par Simulacra le 30-09-2017 à 20:13:27

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Plop
n°51113709
roll68
Posté le 30-09-2017 à 21:03:10  profilanswer
 

Simulacra a écrit :


 
Ok pour la terre ronde (même s'il s'est planté sur la taille :D et même si la preuve est incomplète), c'est en effet un point où il a eu raison. Et je ne conteste rien à ses contributions à la logique et à la philosophie, c'est son héritage scientifique que je remets en cause.  
 
Pour l'approximation correcte de la physique Newtonienne... c'est un poil une argumentation ad hoc, non ? Aristote voulait décrire une vérité universelle. On considère qu'il a bon "dans un domaine particulier". Quand bien même il n'a strictement rien déterminé. Je veux dire, pour lui, il était dans la nature des objets lourds de tomber plus vite que les objets légers. Ce qui n'a pas grand chose à voir. Ou plutôt, en rien il n'a expliqué en quoi, dans les conditions de l'expérience, il y avait ce comportement. Il l'a simplement constaté et considéré que c'était normal, pour le généraliser. Il n'a "rien" expliqué, là où Newton ou Galilée ont quand même expliqué les choses.  
 
Je veux bien qu'on cherche à le réhabiliter... et je ne critique pas le philosophe ni sa grandeur dans le contexte de son époque. Je reste même persuadé qu'il serait le premier, aujourd'hui, à foutre à la poubelle toutes ses erreurs devant l'évidence des preuves. Mais ça ne change pas le fait qu'en matière de sciences, il a plus souvent visé à côté que dedans...


 
Il avait un modèle qui décrivait correctement ce qui se passe dans un certain domaine de validité. Comme Newton et Galilée avait leurs modèle, après tout Newton quand il dit que F = ma ou que F = G mm'/ r^2, il n'explique pas plus ou moins les choses qu'Aristote, parce qu'on explique pas d'où viennent ces lois. À la limite, tu pourrais critiquer Aristote pour trop vouloir expliquer, contrairement à Newton qui dit que F = G mm'/ r^2 et que non seulement il ne sais pourquoi c'est comme ça et pas autrement, mais il n'essaye même pas de l'expliquer.

n°51116434
lokilefour​be
Posté le 01-10-2017 à 06:52:35  profilanswer
 

Il est tellement évident que dieu n'existe pas, qu'on en est réduit à discuter des modèles d'Aristote ou de Newton sur un topic athéisme...  :D  Bientôt comment cuisiner le porc pour qu'il soit hallal, comment enfiler un préservatif catholiquement et enfin l'art et la manière de se faufiler dans un ascenseur avec le voisin, le vendredi, sans toucher aux boutons.


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Témoignage sur la menace de l'islam envers la démocratie :https://www.youtube.com/watch?v=FIlFSxKKyzU
n°51116524
markesz
Destination danger
Posté le 01-10-2017 à 08:34:43  profilanswer
 

lokilefourbe a écrit :

Il est tellement évident que dieu n'existe pas, qu'on en est réduit à discuter des modèles d'Aristote ou de Newton sur un topic athéisme...  :D  Bientôt comment cuisiner le porc pour qu'il soit hallal, comment enfiler un préservatif catholiquement et enfin l'art et la manière de se faufiler dans un ascenseur avec le voisin, le vendredi, sans toucher aux boutons.

 

C'est bien vrai que la discussion autour d'un dieu qui ne peut exister tel que les religions l'entendent est de plus en plus inutile tellement c'est vide de sens. Que dire des diverses obligations faites aux croyants sinon que c'est triste de voir autant de personnes soumises à des "lois" totalement inutiles dans le présent ou dans le futur de la mort.
La meilleure illustration est le coran qui prétend être la vraie bonne version, les autres s'étant écartées du vrai, autrement dit : abandonnez les autres elles ne valent que proutte.
Un "architecte de l'univers" n'aurait nul besoin de recevoir les prières et toutes les sortes de salutations imaginables, il n'y a que les humains pour s'attarder à de pareilles sottises qui ne sont que la suite des vieux rites païens pour les peuplades démunies qui craignaient la foudre et la famine. Ces rituels ne sont là que pour rassurer ceux qui croient toutes ces histoires inventées.

 

Une bonne vie sur terre se résume à éviter de faire consciemment du mal autour de soi, ensuite, croyant ou non, on peut mourir tranquille.


Message édité par markesz le 01-10-2017 à 08:35:32

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Le mur est bien là! Il y aura de la casse partout.
n°51117365
everso
Posté le 01-10-2017 à 10:50:42  profilanswer
 

lokilefourbe a écrit :

Il est tellement évident que dieu n'existe pas, qu'on en est réduit à discuter des modèles d'Aristote ou de Newton sur un topic athéisme...  :D  Bientôt comment cuisiner le porc pour qu'il soit hallal, comment enfiler un préservatif catholiquement et enfin l'art et la manière de se faufiler dans un ascenseur avec le voisin, le vendredi, sans toucher aux boutons.


 
On est dans le sujet hein, Aristote fut accusé d'athéisme.

n°51117570
roll68
Posté le 01-10-2017 à 11:30:47  profilanswer
 

everso a écrit :


 
On est dans le sujet hein, Aristote fut accusé d'athéisme.


 
Ce serait une bien étrange accusation:

Citation :

Si donc Dieu jouit éternellement de ce suprême bonheur, que nous, nous ne goûtons qu'un moment, c'est une chose déjà bien admirable; mais, s'il y a plus que cela, c'est encore bien plus merveilleux. Or, il en est bien ainsi ; et la vie appartient certainement à Dieu, puisque l'acte de l'intelligence, c'est la vie même, et que l'intelligence n'est pas autre chose que l'acte. Ainsi, l'acte en soi est la vie de Dieu ; c'est la vie la plus haute qu'on puisse lui attribuer; c'est sa vie éternelle; et voilà comment nous pouvons affirmer que Dieu est l'être éternel et l'être parfait. Donc, la vie, avec une durée continue et éternelle, est son apanage; car Dieu est précisément ce que nous venons de dire.


 
Aristote, Métaphysique, Livre XII : http://remacle.org/bloodwolf/philo [...] yque12.htm

n°51118358
everso
Posté le 01-10-2017 à 13:47:30  profilanswer
 

roll68 a écrit :


 
Ce serait une bien étrange accusation:

Citation :

Si donc Dieu jouit éternellement de ce suprême bonheur, que nous, nous ne goûtons qu'un moment, c'est une chose déjà bien admirable; mais, s'il y a plus que cela, c'est encore bien plus merveilleux. Or, il en est bien ainsi ; et la vie appartient certainement à Dieu, puisque l'acte de l'intelligence, c'est la vie même, et que l'intelligence n'est pas autre chose que l'acte. Ainsi, l'acte en soi est la vie de Dieu ; c'est la vie la plus haute qu'on puisse lui attribuer; c'est sa vie éternelle; et voilà comment nous pouvons affirmer que Dieu est l'être éternel et l'être parfait. Donc, la vie, avec une durée continue et éternelle, est son apanage; car Dieu est précisément ce que nous venons de dire.


 
Aristote, Métaphysique, Livre XII : http://remacle.org/bloodwolf/philo [...] yque12.htm


 
Il fut accusé d'impiété suite à la mort d'Alexandre le Grand, il a fui Athènes et il est mort peu de temps après. Et toc.

n°51118504
lokilefour​be
Posté le 01-10-2017 à 14:14:52  profilanswer
 

everso a écrit :


 
Il fut accusé d'impiété suite à la mort d'Alexandre le Grand, il a fui Athènes et il est mort peu de temps après. Et toc.


 

Citation :

Athènes, ainsi que toute ville grecque, avait une religion d’état, de sorte que le crime d’impiété était un crime politique, et l’on a vu quelles peines il entraînait.


 
Aristote près la mort d'Alexandre fut convaincu de traitrise au profit des macédoniens, le crime d'impiété ne fut que le moyen politique et légal de le condamner, à aucun moment cela ne permet de conclure qu'il avait insulté un dieu et encore moins qu'il était athée.
 

Citation :

Il demeura à Athènes jusqu’en 348 av. J.-C., jusqu’à la mort de Platon, puis rejoignit à Assos, en Éolide, le roi Hermias, un ancien condisciple. Il y débuta des études de botanique et y épousa une dénommée Pythias.
 
À la mort de son protecteur, il rentra en Macédoine et devint le précepteur d’Alexandre le Grand. À la cour du roi de Macédoine, Philippe, il acquit de nombreuses amitiés. Devenu veuf, il se remaria avec Herpyllis de qui il eut un fils qu’il nomma Nicomaque, du nom de son propre père.
 
En revenant à Athènes, peu satisfait par Xénocrate, successeur de Platon à l’Académie, il décida de fonder le Lycée, ou École péripatétique (« marcher en faisant cours »), à Athènes en 335 av. J.-C.. Menacé par le parti anti-macédonien à la mort d’Alexandre le Grand, il fuit Athènes et, sentant la mort arriver, rédigea son testament dans lequel il lègue son Lycée à Théophraste. Il meurt à Chalcis en 322 av. J.-C. La même année, le royaume macédonien s’empare d’Athènes.


 
Alexandre le Grand était perçu comme un tyran, de plus étranger car macédonien, donc en plus un occupant, Aristote fut son précepteur, il vécu longtemps en Macédoine, forcément à son retour il avait un paquet d'ennemis, mais certainement pas pour des raisons religieuses, surtout à cette époque ou le polythéisme était la règle et où on pouvait adorer un panthéon sans que ça gêne le moins du monde ceux qui en vénéraient un autre. Les Dieux n'était pas exclusifs, ce qui d'ailleurs explique la quasi inexistence de guerres de religions, en tout cas sans commune mesure avec ce qui se produisit suite à l'hégémonie du catholicisme/protestantisme en Europe. Et  [:isofouet]  
 


---------------
Témoignage sur la menace de l'islam envers la démocratie :https://www.youtube.com/watch?v=FIlFSxKKyzU
n°51118602
roll68
Posté le 01-10-2017 à 14:33:15  profilanswer
 

everso a écrit :


 
Il fut accusé d'impiété suite à la mort d'Alexandre le Grand, il a fui Athènes et il est mort peu de temps après. Et toc.


 
Et alors, les premiers chrétiens étaient aussi accusés d'impiété, ils étaient athées aussi eux ?  :o

n°51119183
lokilefour​be
Posté le 01-10-2017 à 16:11:56  profilanswer
 

roll68 a écrit :


 
Et alors, les premiers chrétiens étaient aussi accusés d'impiété, ils étaient athées aussi eux ?  :o


 
Les chrétiens constituaient un trouble à l'ordre public en contestant l'autorité romaine et en plaçant la loi de leur dieu au dessus de la loi de Rome (on a un peu le même problème aujourd'hui), ainsi qu'en refusant l'existence des dieux romains (problème inexistant avec le polythéisme). Mais plus que religieuse, la persécution des chrétien fut politique, leurs actions et la conversion des citoyens romains et des peuples sous domination s'apparentaient à une fédération visant à lutter contre le pouvoir central.
A cette époque le christianisme était tout autant politique que religieux, comme l'islam aujourd'hui, avec les mêmes conséquences, le bordel.
Après quand le christianisme s'est imposé, que le premier empereur romain s'est convertit et que le catholicisme s'est finalement répandu et que l'église s'est organisée avec un pape et un clergé, c'est la religion qui est devenu le "persécuteur", le "conquérant"... avec des points culminants de violence et de répression comme l'inquisition, les guerres de religions, les croisades, les persécutions envers les juifs, qui ne l'oublions pas ont été longtemps stigmatisés parce qu'ils étaient le peuple  déicide ayant livré jésus aux romains, donc responsables de sa mort... Toute une montagne de merde et de conneries, de violences, de guerres, de tortures... parce qu'un guignol avait soit disant marché sur l'eau, multiplié les pains et du poisson et ressuscité après sa mort.


---------------
Témoignage sur la menace de l'islam envers la démocratie :https://www.youtube.com/watch?v=FIlFSxKKyzU
n°51119582
roll68
Posté le 01-10-2017 à 17:03:19  profilanswer
 

lokilefourbe a écrit :


 
Les chrétiens constituaient un trouble à l'ordre public en contestant l'autorité romaine et en plaçant la loi de leur dieu au dessus de la loi de Rome (on a un peu le même problème aujourd'hui), ainsi qu'en refusant l'existence des dieux romains (problème inexistant avec le polythéisme). Mais plus que religieuse, la persécution des chrétien fut politique, leurs actions et la conversion des citoyens romains et des peuples sous domination s'apparentaient à une fédération visant à lutter contre le pouvoir central.
A cette époque le christianisme était tout autant politique que religieux, comme l'islam aujourd'hui, avec les mêmes conséquences, le bordel.
Après quand le christianisme s'est imposé, que le premier empereur romain s'est convertit et que le catholicisme s'est finalement répandu et que l'église s'est organisée avec un pape et un clergé, c'est la religion qui est devenu le "persécuteur", le "conquérant"... avec des points culminants de violence et de répression comme l'inquisition, les guerres de religions, les croisades, les persécutions envers les juifs, qui ne l'oublions pas ont été longtemps stigmatisés parce qu'ils étaient le peuple  déicide ayant livré jésus aux romains, donc responsables de sa mort... Toute une montagne de merde et de conneries, de violences, de guerres, de tortures... parce qu'un guignol avait soit disant marché sur l'eau, multiplié les pains et du poisson et ressuscité après sa mort.


 
Bien sûr, quand les polythéistes oppriment les monothéistes c'est politique, et quand les monothéistes oppriment les polythéistes c'est religieux. Comme c'est pratique  :sarcastic:

n°51119620
everso
Posté le 01-10-2017 à 17:08:13  profilanswer
 

lokilefourbe a écrit :


 

Citation :

Athènes, ainsi que toute ville grecque, avait une religion d’état, de sorte que le crime d’impiété était un crime politique, et l’on a vu quelles peines il entraînait.


 
Aristote près la mort d'Alexandre fut convaincu de traitrise au profit des macédoniens, le crime d'impiété ne fut que le moyen politique et légal de le condamner, à aucun moment cela ne permet de conclure qu'il avait insulté un dieu et encore moins qu'il était athée.
 

Citation :

Il demeura à Athènes jusqu’en 348 av. J.-C., jusqu’à la mort de Platon, puis rejoignit à Assos, en Éolide, le roi Hermias, un ancien condisciple. Il y débuta des études de botanique et y épousa une dénommée Pythias.
 
À la mort de son protecteur, il rentra en Macédoine et devint le précepteur d’Alexandre le Grand. À la cour du roi de Macédoine, Philippe, il acquit de nombreuses amitiés. Devenu veuf, il se remaria avec Herpyllis de qui il eut un fils qu’il nomma Nicomaque, du nom de son propre père.
 
En revenant à Athènes, peu satisfait par Xénocrate, successeur de Platon à l’Académie, il décida de fonder le Lycée, ou École péripatétique (« marcher en faisant cours »), à Athènes en 335 av. J.-C.. Menacé par le parti anti-macédonien à la mort d’Alexandre le Grand, il fuit Athènes et, sentant la mort arriver, rédigea son testament dans lequel il lègue son Lycée à Théophraste. Il meurt à Chalcis en 322 av. J.-C. La même année, le royaume macédonien s’empare d’Athènes.


 
Alexandre le Grand était perçu comme un tyran, de plus étranger car macédonien, donc en plus un occupant, Aristote fut son précepteur, il vécu longtemps en Macédoine, forcément à son retour il avait un paquet d'ennemis, mais certainement pas pour des raisons religieuses, surtout à cette époque ou le polythéisme était la règle et où on pouvait adorer un panthéon sans que ça gêne le moins du monde ceux qui en vénéraient un autre. Les Dieux n'était pas exclusifs, ce qui d'ailleurs explique la quasi inexistence de guerres de religions, en tout cas sans commune mesure avec ce qui se produisit suite à l'hégémonie du catholicisme/protestantisme en Europe. Et  [:isofouet]  
 


 
Ah mais tout à fait j'ai bien dit qu'il avait été accusé, c'est tout. Et re-toc.  [:amandine75011]  

n°51119708
roll68
Posté le 01-10-2017 à 17:24:23  profilanswer
 

everso a écrit :


 
Ah mais tout à fait j'ai bien dit qu'il avait été accusé, c'est tout. Et re-toc.  [:amandine75011]  


 
Certes mais il n'a pas été accusé de ne pas croire en Dieu. Après, il y a le problème que athéisme de nos jours ne veut pas dire la même chose que ἄθεος (atheos), même les chrétiens étaient ἄθεος  [:amandine75011]

n°51120010
aroll
Posté le 01-10-2017 à 17:59:48  profilanswer
 

lokilefourbe a écrit :


 
Les chrétiens constituaient un trouble à l'ordre public en contestant l'autorité romaine et en plaçant la loi de leur dieu au dessus de la loi de Rome (on a un peu le même problème aujourd'hui), ainsi qu'en refusant l'existence des dieux romains (problème inexistant avec le polythéisme).

Source? Preuves?
 

lokilefourbe a écrit :


Mais plus que religieuse, la persécution des chrétien fut politique,

On peut dire exactement la même chose des croisades et autres "joyeusetés" commises par les chrétiens..
 
 
 
 
 
 
 
Attention [:obdal:3]

lokilefourbe a écrit :


Après quand le christianisme s'est imposé, que le premier empereur romain s'est convertit et que le catholicisme s'est finalement répandu et que l'église s'est organisée avec un pape et un clergé, c'est la religion qui est devenu le "persécuteur", le "conquérant"... avec des points culminants de violence et de répression comme l'inquisition, les guerres de religions, les croisades, les persécutions envers les juifs, qui ne l'oublions pas ont été longtemps stigmatisés parce qu'ils étaient le peuple  déicide ayant livré jésus aux romains, donc responsables de sa mort... Toute une montagne de merde et de conneries, de violences, de guerres, de tortures

[:nekromanttik:5]   [:prozac]   [:massys]
 

lokilefourbe a écrit :


... parce qu'un guignol avait soit disant marché sur l'eau, multiplié les pains et du poisson et ressuscité après sa mort.

Ah merde, j'ai encore oublié que tu n'étais pas athée..... [:sanglier bossu:1]
 

roll68 a écrit :


 
Bien sûr, quand les polythéistes oppriment les monothéistes c'est politique, et quand les monothéistes oppriment les polythéistes c'est religieux. Comme c'est pratique  :sarcastic:

Ben oui mais c'est loki aussi..  [:casediscute]  [:azazel67]
 

n°51121043
lokilefour​be
Posté le 01-10-2017 à 19:53:34  profilanswer
 

Bravo les historiens :

Citation :

Les deux premiers siècles[modifier | modifier le code]
 
 
D'un point de vue historique, on ne peut parler de persécution religieuse — au sens contemporain — à propos des chrétiens durant les deux premiers siècles de l'Empire, d'autant que l'époque de la séparation du judaïsme et du christianisme est mal définienote 1. En outre, les historiens actuels estiment le nombre de chrétiens en Occident insuffisant pour donner matière à des persécutions de massenote 2. L'historiographie des persécutions s'est longtemps fixée sur le discours historique d'Eusèbe de Césarée, considérant jusqu'à la fin du xxe siècle que les persécutions contre le christianisme ont commencé dès le ier siècle, alors qu'on ne peut parler véritablement de persécutions qu'à partir du milieu du iiie siècle puis au début du ive siècle, et « sans la perspective hagiographique de l'œuvre d'Eusèbe qui cherche à gonfler les chiffres et « falsifier » les événements »3.
L'interdiction légale de la religion chrétienne chez les Romains date de la fin du ier siècle4 mais elle est tolérée5 comme le confirme un rescrit de Trajan adressé en 112 à Pline le Jeune6, gouverneur impérial de la province de Pont-Bythinie, texte qui ne mentionne pas l'origine de cette interdiction7 : les chrétiens ne sont pas poursuivis de manière systématique8 et lorsqu'ils le sont, c'est généralement pour des crimes de droit commun9.
Sur un plan théologique, le polythéisme des Romains est relativement tolérant, même si l'autorité romaine importe ses dieux dans les pays conquis et se méfie des cultes orientaux à mystères importés à Rome par les soldatsnote 3. Les Romains sont d'ailleurs confrontés dans leur histoire à des sectes religieuses estimées dangereuses pour l'État, comme celle des adeptes d'Attis, interdite car ses fidèles s'émasculaient, celle des adeptes des mystères dionysiaques à Rome qui seront férocement persécutés à la suite du scandale des Bacchanales en -186 avant que le culte ne soit à nouveau autorisé par Jules César. On peut encore noter l'interdiction du culte d'Isis, également à la suite d'un scandalenote 4, rétabli après quelques décennies par Caligula.
La religio traditionnelle romaine est fondée sur de grands cultes publics et l'agrandissement du panthéon à chaque victoire signifie l'entrée dans l'empire et l'accueil de la culture des populations vaincues. Le Panthéon de Rome, reconstruitnote 5 par Hadrien dans l'optique probablement syncrétique bien qu'on ne connaisse pas l'usage précis du temple, est ainsi dédié à tous les dieux et on y trouve un autel dédié au dieu inconnu, relayant peut-être la tradition de l’Agnostos Theos hellénistique. L'idée de dieu unique défendue par les juifs s'inscrit dans un courant qui gagne progressivement la religion romaine, du moins dans les classes supérieures, à l'instar des cultes hénothéistes comme le Sol Invictus. D'après Tertullien, apologète chrétien du iiie siècle, le judaïsme aurait obtenu le statut de religion licitanote 6 - licite - dans l'Empire romain, qui ne connaît pourtant pas de tels statuts particuliersnote 7, statut qui n'aurait pas été remis en cause après la destruction du second Temple en 7010. Les cultes non autorisés sont considérés comme superstitionesnote 8 dont le judaïsme ne semble pas faire partie.
Dans la société romaine, les chrétiens ne sont d'abord pas distingués des juifs ; le christianisme, considéré comme une « secte juive »note 9 n'était donc pas incompatible avec la culture romaine. Les chrétiens disposent de plus d'un espace intermédiaire entre vivre sa foi clandestinement et l'exposer publiquement : la pratique familiale et domestique du culte dans le Domus ecclesiae est largement tolérée. Les chrétiens persécutés se réunissant en secret pour prier ainsi que célébrer l'Eucharistie dans les catacombes est un mythe développé par les Romantiques (François-René de Chateaubriand dans Les Martyrs)11.
Néanmoins il existe des persécutions locales organisées contre les chrétiens dès le début du iie siècle. Ainsi la lettre de Pline le Jeune de 112, qui parle de « superstition déraisonnable et sans mesure » 12 montre le mécanisme concret de condamnation pour le motif d’obstinatio, l’entêtement dans le refus d'obtempérer à l'ordre de sacrifier sans qu'on puisse identifier quoi que ce soit qui relève d'une persécution religieuse en soi13. À cette époque l'attitude de l'autorité romaine relève plutôt du « politique » et non du « doctrinal » : on réprime le refus public d'adhérer à la cité et à son culte car ce « scandale » entraîne des troubles locaux14. La question du fondement juridique de la cognitio ou de l' informatio contre les chrétiens est insoluble en l'état actuel des sources15.
Le iiie siècle[modifier | modifier le code]
Cette perception a changé lorsque les Romains ont pris conscience des critiques des chrétiens sur les traditions romaines (jeux du cirque, culte de l'empereur, hiérarchie entre les hommes). L'intensité de leur prosélytisme est souvent invoquée mais n'a jamais été démontrée entre 30 et 13516. À l'instar de religions orientales, ils critiquaient la société romaine et considéraient comme un devoir de la changer par la conversion. Mais l'essentiel de l'hostilité populaire tenait au fait que l'on faisait aux chrétiens le reproche d’amixia, le refus de se mêler à la vie publique en se tenant à l'écart de la vie municipale, étroitement liée alors à la dimension religieuse17. Celse leur reproche quant à lui des dérives telles que de viser à « miner l'ordre social et former un État dans l'État » ou de nuire « à la santé publique en détournant les adeptes des médecins attitrés au profit des promesses illusoires de guérison »18.
 
La violence des supplices réservés aux chrétiens n'est que le reflet d'une société violente qui avait déjà vu les proscriptions, par exemple, démarche plus politique. Les chrétiens, à l'instar d'autres suppliciés de l'époque, sont livrés aux fauves, crucifiés, torturés en public. Néanmoins, on observe qu'une fois la persécution passée, les chrétiens sont de nouveau tolérés, à défaut d'être admis véritablement. On ne constate donc pas de volonté d'exterminer les chrétiens en tant que tels.
Il faut par exemple inscrire la persécution de Dèce, vers 250 dans un contexte de crise générale de l'Empire romain : le refus des chrétiens de participer au sacrifice général aux dieux « pour le salut et la conservation » de l'empereur, exigé de tous les citoyens est perçu comme une déloyauté politique13. Il faut noter là que cette persécution, consécutive à l'assassinat de Philippe l'Arabe, ne semble s'être cantonnée qu'à peu d'individus, essentiellement le personnel politique et courtisan du prédécesseur de Dèce. Le nombre de victimes fut probablement assez limité puisque dès 251, quelques mois après la fin de cette persécution les communautés chrétiennes de Rome et de Carthage sont plus florissantes que jamais. Les persécutions sont en effet très variables selon le zèle des gouverneurs, de plus certains évêques sont avertis de se retirer à la campagne avant la descente de police tandis que des chrétiens obtiennent des certificats de complaisance de la part de fonctionnaires soudoyés attestant qu'ils ont sacrifié aux dieux romains19. La persécution de Valérien entre 257 et 258 vise essentiellement les couches supérieures et le clergé et aucunement les simples fidèles. La persécution de Dioclétien, à partir de 303 est le mouvement de répression le plus vaste, curieusement perpétré à une époque où les chrétiens sont parfaitement intégrés, jusqu'aux postes d'officiers dans l'arméenote 10. Il a probablement un fondement plus directement [b]politico-religieux, le christianisme contrariant alors la promotion du culte solaire comme religion nationalenote 11 et la sacralisation du pouvoir politique note 12.[/b]
 
En 313, le christianisme est finalement adopté comme religion personnelle par l'empereur Constantin Ier bien que son empire ne compte alors que très peu de chrétiensnote 13. Dès lors, le christianisme ne cessera de se développer dans l'Empire jusqu'à en devenir l'unique religion officielle sous Théodose Ier, les religions païennes seront définitivement interdites par ce dernier en 392 et leurs sectateurs à leur tour persécutésnote 14 par la nouvelle religion dominante.
Les persécutions n'ont pas affaibli le christianisme sur le long terme mais ont plutôt fortifié les communautés chrétiennes, ce qui fait dire à l'apologète Tertullien : « le sang des martyrs est la semence des chrétiens».


 
Ces persécutions n'ont strictement rien à voir avec l'inquisition ou autre qui était de véritables procès en hérésie, basés sur des lois religieuses, même si bien évidement cela permettait aussi de se débarrasser d'un ennemi ou de s'accaparer ses biens, ou que l'église récupérait.
Les guerres entre protestants et catholiques furent d'un tout autre ordre également.
 
Les romains allaient jusqu'à intégrer de nouveaux dieux dans leur panthéon au gré des peuples conquis. Les problèmes religieux n'étaient dogmatiques dans la grande majorité des cas, mais politiques et sociaux. Ils pouvaient également être le résultats de luttes d'influence comme sous Valérien ou bien empêcher les chrétiens d'occuper des postes de responsabilité pour éviter tout risque de déstabilisation politique.
 
Après vous croyez ce que vous voulez perso je m'en moque, on discute de dieux qui n'existent pas, donc inutile de perdre trop d'énergie là dedans.


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Témoignage sur la menace de l'islam envers la démocratie :https://www.youtube.com/watch?v=FIlFSxKKyzU
n°51123436
lokilefour​be
Posté le 01-10-2017 à 23:06:29  profilanswer
 

Un dernier point toutefois dans ce débat polythéisme/monothéisme, un panthéon polythéiste n'a aucun problème avec les autres "dieux" puisque lui même est composés de nombreuses divinités, il est alors normal que "les autres" aient leurs propres dieux.
Les divinités étaient régionales, culturelles et de plus souvent localisées, l'Olympe pour les grecs, le Walhalla pour les nordiques. Il n'y avait donc aucune raison fondamentale à persécuter un adorateur d'un autre dieu puisque le polythéisme permettait implicitement son existence. Quand les gens voyageaient loin ils emportaient leurs dieux , un petit hôtel, des figurines, pour pouvoir prier loin de chez eux et ils ne rechignaient pas à honorer des dieux étrangers lors de relations commerciales ou diplomatiques.
 
Le monothéisme a amené un profond changement, un quasi cataclysme dans ce consensus général qui permettait globalement d'éviter les conflits religieux.
Le monothéiste affirme :
--> Il n'y a qu'un seul et unique dieu
--> Ce dieu est le mien, j'y crois et je suis tous ses ordres
--> Tout autre dieu est un mensonge, une hérésie, le polythéisme est du paganisme, l'adoration du mal, de la bête.
--> Ceux qui suivront mon dieu seront sauvés, les autres périront et souffriront éternellement.
 
Et c'est là que les choses vont se compliquer, finie l'entente cordiale "j'ai mon dieu, tu as le tien, tout va bien", non là on rentre dans le conflit ouvert, l'exclusion, le rejet, la condamnation voire la persécution.
Ce simple postulat des religions monothéistes qui les déclare seules détentrice de la vérité et que toute autre croyance ne peut que représenter le mal, va déclencher tout un processus de conflits, de guerre et méfiance (au mieux) voire de haine entre les différentes factions.
 
On ne peut pas discuter rationnellement avec quelqu'un qui affirme " j'ai raison, tu as tort" sans la moindre preuve, le moindre fait et sur la seule base de sa croyance aveugle (on a plus de chance de gagner au tennis contre un mur).
Aujourd'hui on peut sans le moindre problème traiter un astrologue d'escroc, de menteur, de manipulateur... ça ne posera aucun problème et personne ne trouvera grand chose à y redire, par contre si on fait pareil avec un prêtre un rabbin ou un imam.... attention la volée de bois vert qui va tomber, pourtant, factuellement, une religion ou l'astrologie c'est pareil.
 
Les religions sont nuisibles pour l'homme, sont épanouissement et la compréhension entre les peuples. Elles dressent des barrières imaginaires et irrationnelles entre des gens identiques, égaux, qui devraient œuvrer dans le même sens, mais à qui on enseigne qu'ils détiennent la vérité et que les autres sont au mieux des menteurs ou des égarés, au pire des ennemis de leur foi.
Quand aux athées j'en parle même pas, ils ont le mérite d'être une des rares causes qui fédère toutes les religions contre eux, car ils n'affirment pas qu'ils croient en autre chose, ils rejettent toutes les croyances et ça c'est dangereux pour toutes les religions, car c'est la fin du bizness.


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Témoignage sur la menace de l'islam envers la démocratie :https://www.youtube.com/watch?v=FIlFSxKKyzU
n°51123734
roll68
Posté le 01-10-2017 à 23:59:30  profilanswer
 

lokilefourbe a écrit :

Le monothéisme a amené un profond changement, un quasi cataclysme dans ce consensus général qui permettait globalement d'éviter les conflits religieux.
Le monothéiste affirme :
--> Il n'y a qu'un seul et unique dieu
--> Ce dieu est le mien, j'y crois et je suis tous ses ordres
--> Tout autre dieu est un mensonge, une hérésie, le polythéisme est du paganisme, l'adoration du mal, de la bête.
--> Ceux qui suivront mon dieu seront sauvés, les autres périront et souffriront éternellement.


 
Mais enfin... renseigne toi un minimum.
 
http://www.beliefnet.com/news/2005 [...] sults.aspx

Citation :

Can a good person who isn't of your religious faith go to heaven or attain salvation, or not?
 
                                                    Yes     No        Don't know  
Evangelical Protestants           68%    22%    10%
Non-Evangelical Protestants  83%    10%     7%
Catholics                                   91%    3%        6%
Non-Christians                         73%    3%        24%
Total                                          79%    12%      9%  

n°51123841
lokilefour​be
Posté le 02-10-2017 à 00:26:44  profilanswer
 

roll68 a écrit :


 
Mais enfin... renseigne toi un minimum.
 
http://www.beliefnet.com/news/2005 [...] sults.aspx

Citation :

Can a good person who isn't of your religious faith go to heaven or attain salvation, or not?
 
                                                    Yes     No        Don't know  
Evangelical Protestants           68%    22%    10%
Non-Evangelical Protestants  83%    10%     7%
Catholics                                   91%    3%        6%
Non-Christians                         73%    3%        24%
Total                                          79%    12%      9%  



 
Mais je ne te parle pas du ressenti de croyants "mous", je te parle du message des religions monothéistes, des dogmes, des règles des religions.
Pour la religion catholique, pas de baptême, pas d'accès au paradis, point, le baptême lave le péché originel. Après ce que des gens qui croient être croyants et connaitre les dogmes de la religion à laquelle ils croient adhérer c'est leur problème.
Ton sondage montre juste que naturellement les gens sont moins cons que leurs religions respectives.
Après ton sondage tu le fais auprès des cardinaux du vatican et tu vas voir la gueule qu'il va tirer, ou bien auprès des saoudiens...
 
Parce que excuse moi mais :

Citation :

In early August, 2005, Newsweek and Beliefnet asked 1,004 Americans what they believe and how they practice their faith. Read the complete results or choose a question from the index below:


 
Tu veux construire quoi comme théorie avec l'avis de 1000 américains  [:ddr555]  Combien parmi eux sont des protestants convaincus que l'homme a vécu avec des dinosaures, que Darwin c'est de la merde et que le créationnisme doit être enseigné à l'école. C'est risible ton sondage... 1000 américains  [:roxelay]


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Témoignage sur la menace de l'islam envers la démocratie :https://www.youtube.com/watch?v=FIlFSxKKyzU
n°51123910
lokilefour​be
Posté le 02-10-2017 à 00:55:50  profilanswer
 

Et pour le baptême je ne fais pas référence au moyen age :
 

Citation :

Baptiser coûte que coûte
Si l'abrogation des Limbes n'est intervenue que si tardivement, ce n'est pas uniquement en raison de lenteurs administratives. En 1951, le Pape Pie XII intervenait encore dans un congrès de sages-femmes pour les exhorter à tout faire pour baptiser les nouveaux-nés en danger de mort. De même, avant le Concile Vatican II en 1962, les sépultures chrétiennes étaient encore refusées aux enfants morts sans baptême. Il fallu attendre le Missel romain de 1970 pour que soit introduite la possibilité d'une messe de funérailles pour les enfants non baptisés.
 
C'est ainsi que pendant longtemps, faute de pouvoir garantir la sécurité des nouveaux-nés, les parents cherchaient à garantir leur salut selon un seul mot d'ordre: les baptiser à tout prix.


 
Et dans les autres religions tu trouves des âneries du même acabit:
 

Citation :

L'ascenseur de Shabbat
 
Avant tout, il est bon de rappeler qu'il est strictement interdit d'utiliser l'ascenseur ordinaire, le jour de Shabbat, puisque son utilisation entraîne diverses transgressions de Shabbat, selon l'avis de tous les Poskim.
 
Le sujet d'aujourd'hui traite d'un type particulier d'ascenseur qui est programmé avant Shabbat pour monter et descendre en s'arrêtant à tous les étages, pendant un laps de temps qui permet d'entrer ou de sortir, de sorte que l'utilisateur n'a strictement rien à faire, si ce n'est que de pénétrer dans l'ascenseur ou d'en sortir.
 
Il n'y aurait apparemment aucune interdiction à son utilisation.
 
Cependant, la chose est loin d'être évidente.
 
En effet, la capacité du moteur de l'ascenseur augmente en fonction du poids à l'intérieur de l'ascenseur. Selon le témoignage d'experts en la matière, l'augmentation du poids de l'ascenseur provoque des étincelles produites par le moteur de l'ascenseur.
 
Nous devons donc déterminer si il y a transgression de Shabbat par l'interdit de Mav'ir (allumer un feu) qui fait partie des 39 activités interdites par la Torah le jour de Shabbat.
 
Et même si ces étincelles produites par le moteur, de façon conséquente au poids de l'ascenseur, ne sont d'aucune utilité pour l'utilisateur de l'ascenseur, et qu'elles ne l'intéressent absolument pas, malgré tout, nous sommes face à une situation de « Pessik Reshé » = une situation dans laquelle on fait quelque chose de permis (entré dans un ascenseur programmé), qui déclanche, de façon certaine, une chose interdite (création d'étincelles).


http://www.juif.org/blogs/4270,l-a [...] habbat.php
 
Sauf que ça marche plus....

Citation :

La loi juive, ou halakha, interdit l’utilisation d’appareils électriques le jour du shabbat. Toutefois, des décennies durant, les rabbins ont autorisé des ascenseurs spéciaux, qui s’arrêtent automatiquement à tous les étages sans que leurs passagers aient à appuyer sur des boutons, ce qui permettait aux juifs orthodoxes de les emprunter et de vivre dans des barres d’immeubles. Mais, le mois dernier, un des principaux rabbins israéliens a statué que ces ascenseurs étaient absolument proscrits, relançant un débat acharné sur la question. Depuis, les juifs orthodoxes qui résident dans les étages supérieurs n’ont plus qu’à se demander s’ils se sentent d’attaque pour remonter chez eux en revenant de la synagogue le samedi. Il y a longtemps que les ascenseurs divisent la communauté orthodoxe. Leurs adversaires affirment que, même si les passagers ne touchent à aucun bouton, leur simple poids augmente malgré tout l’électricité nécessaire à la propulsion de l’ascenseur, ce qui constitue un manquement à la loi juive.


http://www.courrierinternational.c [...] lus-casher
 
Comment on peut en arriver à un tel niveau à part avec les religions... des millions d'années d'évolution pour avoir un cerveau unique chez les êtres vivants et ne pas s'en servir  [:ddr555]  Bon après il faut bien comprendre que le judaisme est la religion du livre la plus primitive (car la plus ancienne) donc celle qui potentiellement embarque le plus de pratiques/raisonnements archaïques.
 
Après on peut parler du porc qui t'envoie en enfer si t'en mange...
 
Le simple fait de prendre les principaux dogmes religieux des religions monothéistes avec un prisme rationnel, les confine à l'absurdité la plus totale.


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Témoignage sur la menace de l'islam envers la démocratie :https://www.youtube.com/watch?v=FIlFSxKKyzU
n°51125737
roll68
Posté le 02-10-2017 à 11:00:08  profilanswer
 

lokilefourbe a écrit :


 
Mais je ne te parle pas du ressenti de croyants "mous", je te parle du message des religions monothéistes, des dogmes, des règles des religions.
Pour la religion catholique, pas de baptême, pas d'accès au paradis, point, le baptême lave le péché originel. Après ce que des gens qui croient être croyants et connaitre les dogmes de la religion à laquelle ils croient adhérer c'est leur problème.
Ton sondage montre juste que naturellement les gens sont moins cons que leurs religions respectives.
Après ton sondage tu le fais auprès des cardinaux du vatican et tu vas voir la gueule qu'il va tirer, ou bien auprès des saoudiens...


 
Faux pour la religion catholique, ce n'est plus la doctrine depuis un certain temps, mais peu importe les chrétiens qui ont répondu à ce sondage SONT DES MONOTHÉISTES. Tu peux pas dire: les monothéistes disent que blabla si c'est factuellement faux.
 

lokilefourbe a écrit :


Parce que excuse moi mais :

Citation :

In early August, 2005, Newsweek and Beliefnet asked 1,004 Americans what they believe and how they practice their faith. Read the complete results or choose a question from the index below:


 
Tu veux construire quoi comme théorie avec l'avis de 1000 américains  [:ddr555]  Combien parmi eux sont des protestants convaincus que l'homme a vécu avec des dinosaures, que Darwin c'est de la merde et que le créationnisme doit être enseigné à l'école. C'est risible ton sondage... 1000 américains  [:roxelay]


 
Tiens c'est marrant ton explication c'était: "les gens sont moins cons que leurs religions respectives" et maintenant ton explication c'est qu'ils sont très cons. Qu'ils soient créationistes ou pas ce n'est pas la question, même si ils croient aux licornes roses invisibles ce n'est pas la question non plus, ce sont des monothéistes, et ils n'adhérent pas à ce que soit disant le monothéiste "affirme".
 

lokilefourbe a écrit :

Et pour le baptême je ne fais pas référence au moyen age :
 

Citation :

Baptiser coûte que coûte
Si l'abrogation des Limbes n'est intervenue que si tardivement, ce n'est pas uniquement en raison de lenteurs administratives. En 1951, le Pape Pie XII intervenait encore dans un congrès de sages-femmes pour les exhorter à tout faire pour baptiser les nouveaux-nés en danger de mort. De même, avant le Concile Vatican II en 1962, les sépultures chrétiennes étaient encore refusées aux enfants morts sans baptême. Il fallu attendre le Missel romain de 1970 pour que soit introduite la possibilité d'une messe de funérailles pour les enfants non baptisés.
 
C'est ainsi que pendant longtemps, faute de pouvoir garantir la sécurité des nouveaux-nés, les parents cherchaient à garantir leur salut selon un seul mot d'ordre: les baptiser à tout prix.


 
Et dans les autres religions tu trouves des âneries du même acabit:
 

Citation :

L'ascenseur de Shabbat
 
Avant tout, il est bon de rappeler qu'il est strictement interdit d'utiliser l'ascenseur ordinaire, le jour de Shabbat, puisque son utilisation entraîne diverses transgressions de Shabbat, selon l'avis de tous les Poskim.
 
Le sujet d'aujourd'hui traite d'un type particulier d'ascenseur qui est programmé avant Shabbat pour monter et descendre en s'arrêtant à tous les étages, pendant un laps de temps qui permet d'entrer ou de sortir, de sorte que l'utilisateur n'a strictement rien à faire, si ce n'est que de pénétrer dans l'ascenseur ou d'en sortir.
 
Il n'y aurait apparemment aucune interdiction à son utilisation.
 
Cependant, la chose est loin d'être évidente.
 
En effet, la capacité du moteur de l'ascenseur augmente en fonction du poids à l'intérieur de l'ascenseur. Selon le témoignage d'experts en la matière, l'augmentation du poids de l'ascenseur provoque des étincelles produites par le moteur de l'ascenseur.
 
Nous devons donc déterminer si il y a transgression de Shabbat par l'interdit de Mav'ir (allumer un feu) qui fait partie des 39 activités interdites par la Torah le jour de Shabbat.
 
Et même si ces étincelles produites par le moteur, de façon conséquente au poids de l'ascenseur, ne sont d'aucune utilité pour l'utilisateur de l'ascenseur, et qu'elles ne l'intéressent absolument pas, malgré tout, nous sommes face à une situation de « Pessik Reshé » = une situation dans laquelle on fait quelque chose de permis (entré dans un ascenseur programmé), qui déclanche, de façon certaine, une chose interdite (création d'étincelles).


http://www.juif.org/blogs/4270,l-a [...] habbat.php
 
Sauf que ça marche plus....

Citation :

La loi juive, ou halakha, interdit l’utilisation d’appareils électriques le jour du shabbat. Toutefois, des décennies durant, les rabbins ont autorisé des ascenseurs spéciaux, qui s’arrêtent automatiquement à tous les étages sans que leurs passagers aient à appuyer sur des boutons, ce qui permettait aux juifs orthodoxes de les emprunter et de vivre dans des barres d’immeubles. Mais, le mois dernier, un des principaux rabbins israéliens a statué que ces ascenseurs étaient absolument proscrits, relançant un débat acharné sur la question. Depuis, les juifs orthodoxes qui résident dans les étages supérieurs n’ont plus qu’à se demander s’ils se sentent d’attaque pour remonter chez eux en revenant de la synagogue le samedi. Il y a longtemps que les ascenseurs divisent la communauté orthodoxe. Leurs adversaires affirment que, même si les passagers ne touchent à aucun bouton, leur simple poids augmente malgré tout l’électricité nécessaire à la propulsion de l’ascenseur, ce qui constitue un manquement à la loi juive.


http://www.courrierinternational.c [...] lus-casher
 
Comment on peut en arriver à un tel niveau à part avec les religions... des millions d'années d'évolution pour avoir un cerveau unique chez les êtres vivants et ne pas s'en servir  [:ddr555]  Bon après il faut bien comprendre que le judaisme est la religion du livre la plus primitive (car la plus ancienne) donc celle qui potentiellement embarque le plus de pratiques/raisonnements archaïques.
 
Après on peut parler du porc qui t'envoie en enfer si t'en mange...
 
Le simple fait de prendre les principaux dogmes religieux des religions monothéistes avec un prisme rationnel, les confine à l'absurdité la plus totale.


 
Mais on s'en fout des lois juives, tu peux les trouver connes si tu veux, arrête de noyer le poisson comme ça, c'est une question qui n'a rien à voir. Je t'ai montré que la majorité des chrétiens ne croient pas à: "Ceux qui suivront mon dieu seront sauvés, les autres périront et souffriront éternellement." et comme ils sont monothéistes, tu as tord c'est tout. D'ailleurs les juifs ne croient pas à l'enfer, ils sont pas monothéistes du coup?

n°51126044
aroll
Posté le 02-10-2017 à 11:22:46  profilanswer
 

lokilefourbe a écrit :

Bravo les historiens :
[quote]Les deux premiers siècles[modifier | modifier le code]
 
 
D'un point de vue historique, on ne peut parler de persécution religieuse — au sens contemporain — à propos des chrétiens durant les deux premiers siècles de l'Empire, d'autant que l'époque de la séparation du judaïsme et du christianisme est mal définienote 1.

Ah ben alors oui, forcément, dans ce cas là, si la séparation n’est pas claire, on peut y aller c’est pas grave….  :o  
 
 

lokilefourbe a écrit :

En outre, les historiens actuels estiment le nombre de chrétiens en Occident insuffisant pour donner matière à des persécutions de massenote 2.

De mieux en mieux, pour pouvoir parler de «vraie» persécution des chrétiens, il faut pouvoir en tuer beaucoup plus...  :ange:   Ben oui quoi, sinon ça n’a pas de valeur quand ils sont encore trop peu nombreux et que du coup tu n’arrives pas à en tuer assez….  :bounce:  
 
 

lokilefourbe a écrit :

L'interdiction légale de la religion chrétienne chez les Romains date de la fin du ier siècle4 mais elle est tolérée5 comme le confirme un rescrit de Trajan adressé en 112 à Pline le Jeune6, gouverneur impérial de la province de Pont-Bythinie, texte qui ne mentionne pas l'origine de cette interdiction7 : les chrétiens ne sont pas poursuivis de manière systématique8 et lorsqu'ils le sont, c'est généralement pour des crimes de droit commun9.

C’est interdit, mais ce n’est pas grave si c’est plus ou moins bien toléré,  :pt1cable:    et la plupart du temps, ce n’est même pas pour ça qu’on les condamne (même si cette phrase implique forcément que c’est au moins parfois le cas), alors c'est cool.  :D  
 
J’imagine déjà les réactions si ce genre de «tolérance» «lokienne» était appliquée aujourd’hui aux athées…..  :D  
 
 

lokilefourbe a écrit :

Sur un plan théologique, le polythéisme des Romains est relativement tolérant,

On voit ça oui…  :o  
 
 

lokilefourbe a écrit :


Néanmoins il existe des persécutions locales organisées contre les chrétiens dès le début du iie siècle.

Ah oui, quand c’est local, ça ne compte pas…  :D  
 

lokilefourbe a écrit :

Ainsi la lettre de Pline le Jeune de 112, qui parle de « superstition déraisonnable et sans mesure » 12 montre le mécanisme concret de condamnation pour le motif d’obstinatio, l’entêtement dans le refus d'obtempérer à l'ordre de sacrifier sans qu'on puisse identifier quoi que ce soit qui relève d'une persécution religieuse en soi13.

Je te tue si tu refuses de sacrifier à mes dieux, mais il n’y a rien de religieux là dedans….  :D  
 
Eeuuh, c’est toi ou ton frère qui a écrit cette article débile?
 

lokilefourbe a écrit :

La violence des supplices réservés aux chrétiens n'est que le reflet d'une société violente qui avait déjà vu les proscriptions, par exemple, démarche plus politique. Les chrétiens, à l'instar d'autres suppliciés de l'époque, sont livrés aux fauves, crucifiés, torturés en public. Néanmoins, on observe qu'une fois la persécution passée, les chrétiens sont de nouveau tolérés, à défaut d'être admis véritablement. On ne constate donc pas de volonté d'exterminer les chrétiens en tant que tels.

Donc en résumé: on les jette aux lions, on les crucifient, on les torture en public, mais c’est pas grave parce que parfois on arrête…..   :D  
 
 
 
 
Bon, on pourrait continuer comme ça jusqu’au bout, tant ce texte est un concentré de propos oscillants entre l’ignoble et le grotesque, mais ça serait long.  
 

lokilefourbe a écrit :

Ces persécutions n'ont strictement rien à voir avec l'inquisition ou autre qui était de véritables procès en hérésie, basés sur des lois religieuses,

Regarde ça,  
https://www.youtube.com/watch?v=OVGYTGkTO2A&t=622s
ça te permettras, en y appliquant la même règle que pour les romains, d’en déduire qu’il ne s’est rien passé.
 

lokilefourbe a écrit :

Les romains allaient jusqu'à intégrer de nouveaux dieux dans leur panthéon au gré des peuples conquis. Les problèmes religieux n'étaient dogmatiques dans la grande majorité des cas, mais politiques et sociaux. Ils pouvaient également être le résultats de luttes d'influence comme sous Valérien ou bien empêcher les chrétiens d'occuper des postes de responsabilité pour éviter tout risque de déstabilisation politique.

Ce n’est pas l’existence d’un nouveau dieu qui leur posait problème, c’est la négation de leurs dieux, et en cela les polythéistes ne diffèrent en rien des autres.
 
 

lokilefourbe a écrit :


Le monothéiste affirme :
--> Il n'y a qu'un seul et unique dieu  
--> Ce dieu est le mien, j'y crois et je suis tous ses ordres
--> Tout autre dieu est un mensonge, une hérésie, le polythéisme est du paganisme, l'adoration du mal, de la bête.

Et tu as le culot d’en déduire que le monothéisme pose problème à cause de ça? Tu es gonflé…
Les polythéistes qui s’énervaient (selon toi à juste titre [:anathema] ) parce que les monothéistes affirmaient qu’ils n’y avait qu’un seul Dieu, et donc que tous les autres étaient faux, auraient donc, toujours selon toi, mieux accueillis les athées, qui pourtant affirment exactement la même chose (l’inexistence de leurs dieux). Tu as un problème avec la logique…….. ou avec l’honnêteté.
 
 

lokilefourbe a écrit :

--> Ceux qui suivront mon dieu seront sauvés, les autres périront et souffriront éternellement.

Faux….  Pour les cathos
 

lokilefourbe a écrit :

Et c'est là que les choses vont se compliquer, finie l'entente cordiale "j'ai mon dieu, tu as le tien, tout va bien", non là on rentre dans le conflit ouvert, l'exclusion, le rejet, la condamnation voire la persécution.
Ce simple postulat des religions monothéistes qui les déclare seules détentrice de la vérité et que toute autre croyance ne peut que représenter le mal, va déclencher tout un processus de conflits, de guerre et méfiance (au mieux) voire de haine entre les différentes factions.

Tu as conscience que c’est exactement la démarche athée? Eux aussi, et même surtout eux, rejettent les «dieux des autres».
 

lokilefourbe a écrit :

On ne peut pas discuter rationnellement avec quelqu'un qui affirme " j'ai raison, tu as tort" sans la moindre preuve, le moindre fait et sur la seule base de sa croyance aveugle (on a plus de chance de gagner au tennis contre un mur).

Dit il après avoir affirmé, entre autres que:

lokilefourbe a écrit :

Tu ne comprends rien, je m'en bat les castagnettes de dieu, c'est pas un problème pour moi, je ne "crois" rien, je sais qu'il n'existe pas, tout comme je sais que deux éléphants roses ne sont pas en ce moment en train de jouer au tennis sur la face cachée de la lune.

…… Et juste avant d’affirmer que:

lokilefourbe a écrit :

Aujourd'hui on peut sans le moindre problème traiter un astrologue d'escroc, de menteur, de manipulateur... ça ne posera aucun problème et personne ne trouvera grand chose à y redire, par contre si on fait pareil avec un prêtre un rabbin ou un imam.... attention la volée de bois vert qui va tomber, pourtant, factuellement, une religion ou l'astrologie c'est pareil.

Tu t’enfonces toi même...  :D  
 

lokilefourbe a écrit :

Les religions sont nuisibles pour l'homme, sont épanouissement et la compréhension entre les peuples. Elles dressent des barrières imaginaires et irrationnelles entre des gens identiques, égaux, qui devraient œuvrer dans le même sens, mais à qui on enseigne qu'ils détiennent la vérité et que les autres sont au mieux des menteurs ou des égarés, au pire des ennemis de leur foi.

Regarde, ça marche aussi dans l’autre sens. L’athéisme est nuisibles pour l'homme, sont épanouissement et la compréhension entre les peuples. Il dresse des barrières imaginaires et irrationnelles entre des gens identiques, égaux, qui devraient œuvrer dans le même sens, mais à qui on enseigne qu'ils détiennent la vérité et que les croyants sont au mieux des menteurs ou des débiles mentaux, au pire des ennemis de l’humanité.
 

lokilefourbe a écrit :

Quand aux athées j'en parle même pas, ils ont le mérite d'être une des rares causes qui fédère toutes les religions contre eux, car ils n'affirment pas qu'ils croient en autre chose, ils rejettent toutes les croyances et ça c'est dangereux pour toutes les religions, car c'est la fin du bizness.

Bien sûr tiens, eux ils sont parfaits.. Qu’attends tu donc pour en être?
 

lokilefourbe a écrit :


 
Mais je ne te parle pas du ressenti de croyants "mous", je te parle du message des religions monothéistes, des dogmes, des règles des religions.
Pour la religion catholique, pas de baptême, pas d'accès au paradis, point, le baptême lave le péché originel. Après ce que des gens qui croient être croyants et connaitre les dogmes de la religion à laquelle ils croient adhérer c'est leur problème.
Ton sondage montre juste que naturellement les gens sont moins cons que leurs religions respectives.
Après ton sondage tu le fais auprès des cardinaux du vatican et tu vas voir la gueule qu'il va tirer,

Ben encore récemment, le pape a confirmé que les athées n'étaient pas "perdus".
 
 

lokilefourbe a écrit :

Et pour le baptême je ne fais pas référence au moyen age :
 
[quote]Baptiser coûte que coûte
Si l'abrogation des Limbes n'est intervenue que si tardivement, ce n'est pas uniquement en raison de lenteurs administratives. En 1951, le Pape Pie XII intervenait encore dans un congrès de sages-femmes pour les exhorter à tout faire pour baptiser les nouveaux-nés en danger de mort. De même, avant le Concile Vatican II en 1962, les sépultures chrétiennes étaient encore refusées aux enfants morts sans baptême. Il fallu attendre le Missel romain de 1970 pour que soit introduite la possibilité d'une messe de funérailles pour les enfants non baptisés.

Ce qui implique, impose, et démontre que le non baptisé est reconnu comme pouvant être sauvé, c’est même inscrit dans Vatican 2 et implicitement admis dès l’origine du christianisme.
 

n°51126737
Simulacra
NNID : Rez | ACNH : Chaton
Posté le 02-10-2017 à 12:15:00  profilanswer
 

roll68 a écrit :


 
Faux pour la religion catholique, ce n'est plus la doctrine depuis un certain temps, mais peu importe les chrétiens qui ont répondu à ce sondage SONT DES MONOTHÉISTES. Tu peux pas dire: les monothéistes disent que blabla si c'est factuellement faux.


 
Bah si, c'est toujours la doctrine officielle...  
 
http://www.lavie.fr/religion/matin [...] 90_400.php
http://www.lavie.fr/debats/chretie [...] 44_431.php
 

Citation :


 
Qui ira au paradis ? Cette grande interrogation, débattue depuis des siècles entre chrétiens, a connu un franc regain d’intérêt dans le monde anglo-saxon ces tous derniers jours. A l’origine de cette attention médiatique, une « note explicative » sur le sens de la rédemption signée par le P. Thomas Rosica, un porte-parole de l’Eglise. Il entendait clarifier la position officielle après que le pape François avait rappelé lors d'une homélie que le Christ a racheté tout le monde - « même les athées » - par son sang.
 
Dans son texte très clair, le P. Rosica affirme notamment que le Christ rend la rédemption possible pour tout le monde. Mais, précise-t-il, « les personnes qui connaissent l'Eglise ne peuvent être sauvées si elles refusent d'entrer en elle ou rester en elle ». Etant donné que le mot « Eglise » en langage catholique signifie en principe l’Eglise catholique romaine, le prêtre suggère grosso modo, à travers cette phrase, que les non-croyants n’iront pas au paradis. Ou pour le dire autrement, comme l’ont fait nombre de quotidiens et autres sites d’information, « les athées iront bien en enfer ». Ainsi par exemple le Huffington Post.


 

Citation :

Mais pour plusieurs observateurs, le pape aurait suggéré que même les athées qui « font le bien » pourraient aller au paradis. Ce qui, à en croire le Vatican, serait donc une interprétation abusive. En réalité, comme il est précisé à juste titre dans cet article, il faut aussi croire en Jésus pour être pleinement justifié et ainsi sauvé.


 
 
Reste qu'on rappellera que ces "gens" discutent entre eux de qui ira à un endroit imaginaire qui a toute probabilité de ne pas exister. Débat de con.


---------------
Plop
n°51127082
roll68
Posté le 02-10-2017 à 12:53:49  profilanswer
 

Simulacra a écrit :


 
Bah si, c'est toujours la doctrine officielle...  
 
http://www.lavie.fr/religion/matin [...] 90_400.php
http://www.lavie.fr/debats/chretie [...] 44_431.php
 

Citation :


 
Qui ira au paradis ? Cette grande interrogation, débattue depuis des siècles entre chrétiens, a connu un franc regain d’intérêt dans le monde anglo-saxon ces tous derniers jours. A l’origine de cette attention médiatique, une « note explicative » sur le sens de la rédemption signée par le P. Thomas Rosica, un porte-parole de l’Eglise. Il entendait clarifier la position officielle après que le pape François avait rappelé lors d'une homélie que le Christ a racheté tout le monde - « même les athées » - par son sang.
 
Dans son texte très clair, le P. Rosica affirme notamment que le Christ rend la rédemption possible pour tout le monde. Mais, précise-t-il, « les personnes qui connaissent l'Eglise ne peuvent être sauvées si elles refusent d'entrer en elle ou rester en elle ». Etant donné que le mot « Eglise » en langage catholique signifie en principe l’Eglise catholique romaine, le prêtre suggère grosso modo, à travers cette phrase, que les non-croyants n’iront pas au paradis. Ou pour le dire autrement, comme l’ont fait nombre de quotidiens et autres sites d’information, « les athées iront bien en enfer ». Ainsi par exemple le Huffington Post.


 

Citation :

Mais pour plusieurs observateurs, le pape aurait suggéré que même les athées qui « font le bien » pourraient aller au paradis. Ce qui, à en croire le Vatican, serait donc une interprétation abusive. En réalité, comme il est précisé à juste titre dans cet article, il faut aussi croire en Jésus pour être pleinement justifié et ainsi sauvé.


 
 
Reste qu'on rappellera que ces "gens" discutent entre eux de qui ira à un endroit imaginaire qui a toute probabilité de ne pas exister. Débat de con.


 
Peut-être que la parole du pape a quand même plus de poids que celle de P. Rosica, non?
 
Voir aussi ce que son prédécesseur a dit:

Citation :

Regarding the future, it seems likely that, in global terms, the influence of the Church over the world will constantly diminish. The numeric triumph of Catholicism over other religions, which today can still be admitted, probably will not continue. ....
 
In this state of things, one should no longer be concerned with the salvation of 'the others,' who for some time now have become 'our brothers.' Above all, the central question is to have an intuition of the Church's position and mission in History under a positive new point-of-view. This new point-of-view should allow one to believe in the universal offer of the grace of salvation as well as the essential part that the Church plays in this. Therefore, in this sense the problem changed.
 
What concerns us is no longer how 'the others' will be saved. Certainly we know, by our faith in divine mercy, that they can be saved. How this happens, we leave to God. The point that does concern us is principally this: Why, despite the wider possibility of salvation, is the Church still necessary? Why should faith and life still continue to come through her? In other words, the present day Christians no longer question if their non-believer brothers can reach salvation. Overall, they desire to know what is the meaning of their union with the universal embrace of Christ and their union with the Church
 
(Joseph Ratzinger, "Necessita della missione della Chiesa nel mondo," in La Fine della Chiesa come Societa Perfetta, Verona: Mondatori, 1968, pp 69-70).

n°51127601
aroll
Posté le 02-10-2017 à 13:45:17  profilanswer
 

Simulacra a écrit :


 
Bah si, c'est toujours la doctrine officielle...  
 
http://www.lavie.fr/religion/matin [...] 90_400.php
http://www.lavie.fr/debats/chretie [...] 44_431.php
 

Citation :


 
Qui ira au paradis ? Cette grande interrogation, débattue depuis des siècles entre chrétiens, a connu un franc regain d’intérêt dans le monde anglo-saxon ces tous derniers jours. A l’origine de cette attention médiatique, une « note explicative » sur le sens de la rédemption signée par le P. Thomas Rosica, un porte-parole de l’Eglise. Il entendait clarifier la position officielle après que le pape François avait rappelé lors d'une homélie que le Christ a racheté tout le monde - « même les athées » - par son sang.
 
Dans son texte très clair, le P. Rosica affirme notamment que le Christ rend la rédemption possible pour tout le monde. Mais, précise-t-il, « les personnes qui connaissent l'Eglise ne peuvent être sauvées si elles refusent d'entrer en elle ou rester en elle ». Etant donné que le mot « Eglise » en langage catholique signifie en principe l’Eglise catholique romaine, le prêtre suggère grosso modo, à travers cette phrase, que les non-croyants n’iront pas au paradis. Ou pour le dire autrement, comme l’ont fait nombre de quotidiens et autres sites d’information, « les athées iront bien en enfer ». Ainsi par exemple le Huffington Post.


 

Citation :

Mais pour plusieurs observateurs, le pape aurait suggéré que même les athées qui « font le bien » pourraient aller au paradis. Ce qui, à en croire le Vatican, serait donc une interprétation abusive. En réalité, comme il est précisé à juste titre dans cet article, il faut aussi croire en Jésus pour être pleinement justifié et ainsi sauvé.


 
 
Reste qu'on rappellera que ces "gens" discutent entre eux de qui ira à un endroit imaginaire qui a toute probabilité de ne pas exister. Débat de con.

Non, la vérité est bien que le pape a effectivement confirmé que les athées n'étaient pas automatiquement damnés, et toute l'erreur (l'arnaque?) de cet article est de laisser croire que les propos de ce  P. Rosica (et dans cette présentation/interprétation précise là) sont la vraie position du Vatican, c'est faux. Ces propos ne reflète que SA position personnelle, tandis que leur présentation un rien "teintée" reflète celle du ou des journaliste(s).  
De plus, sans préjuger de ce que pense réellement ce prêtre, je rappelle que ce n'est pas la première fois qu'il y a des voix dissonantes qui tentent de contredire le pape François, même dans son entourage.  
Par contre la position du pape sur ce sujet est connue et diffère largement de ce que, au moins l'article veut dire.
 
 

n°51128280
Mr Oscar
Pour la beauté du geste.
Posté le 02-10-2017 à 14:32:47  profilanswer
 

lokilefourbe a écrit :


 
Mais je ne te parle pas du ressenti de croyants "mous", je te parle du message des religions monothéistes, des dogmes, des règles des religions.
Pour la religion catholique, pas de baptême, pas d'accès au paradis, point, le baptême lave le péché originel. Après ce que des gens qui croient être croyants et connaitre les dogmes de la religion à laquelle ils croient adhérer c'est leur problème.


 
Déjà ce n'est pas tant une histoire de confession que de péché ; tu peux avoir été baptisé et changer de confession, toujours est-il qu'on considérera que tu auras été lavé du péché originel  (même si tu as fait plein de trucs depuis considérés comme péchés :o)
 
Ensuite, la doctrine commune est qu'il n'y pas d'accès direct au Paradis. Si le Péché originel n'est pas lavé quand tu meurs, tu seras bloqué à la case Limbes sans pouvoir aller directement au Paradis. Mais cela ne préjuge pas de ce que Dieu décidera lors du 'Jugement Dernier', avec en gros la réouverture des Limbes.


---------------
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