c2800 | elfe_errant a écrit :
N'importe quel pisseur de code est cadre maintenant, ca ne veut rien dire. J'étais 'cadre' à 23 ans en sortant de l'école, sans encadrer personne.
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Ca c'est sur le fait que tu ne comprennes pas qu'un cadre n'est pas forcément encadrant
Citation :
http://www.gbo.fr/cadres-et-fuhrungskrafte.html Le statut Cadre: Une spécificité française
On peut être cadre, en France, sans avoir obligatoirement à encadrer une équipe. « Être cadre c’est avoir un statut, une représentation sociale spécifique et c’est surtout adhérer à des régimes particuliers comme celui de l’assurance vieillesse. Avec ce statut, le « cadre » occupe une place au sein de la société qui lui confère un rôle qui n’est pas sans effet sur le comportement ou son mode de vie. Ainsi, malgré son nom, le cadre ne dirige pas forcément une équipe ou des collaborateurs.
Seulement 43 % gèrent une équipe, une quantité qui est en nette diminution depuis 20 ans (-15 %). Un nombre croissant n’exerce plus ce qui correspondait à leur statut, c’est-à-dire la responsabilité, l’autonomie et l’esprit d’initiative. De plus en plus de cadres sont des simples exécutants. Mais ils peuvent aussi occuper des fonctions opérationnelles de haut niveau. On peut distinguer deux types de « cadres »:
Le « manager » qui dirige, encadre, organise et structure une équipe. Il est chargé de définir des objectifs directs et de déterminer les orientations pour l’organisation, de gérer des hommes, leur rémunération et leur formation. Il peut aussi être impliqué dans la prise de décisions en amont et gérer lui-même des orientations de l’entreprise. Les dirigeants représentent 1 % de l’ensemble des cadres et les autres managers 5 %.
Le spécialiste ou expert (13 %) , celui qui a la connaissance ou l’expérience et qui est reconnu comme tel. Ces salariés sont des spécialistes dans leur domaine professionnel, soit en middle management, soit au niveau de la direction générale. C’est le cas des contrôleurs de gestion, de responsables administratifs, marketing…, et aussi de commerciaux (Technico-Commercial, Chargé d’Affaires (Verkäufer für hochtechnisierte Produkte), Ingénieur commercial (Verkaufsingenieur)) sans qu’il y ait de notion de management d’équipe. Ce statut cadre s’obtient par l’acquisition d’un niveau de formation élevé, par la reconnaissance technique ou par l’ancienneté. Cela peut aussi être simplement un poste de cadre identifié comme tel par l’entreprise.
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Ensuite, une petite lecture INSEE
Citation :
http://www.insee.fr/fr/themes/docu [...] _id=IP1062 Résumé
Entre 1978 et 2001, pour un salarié du secteur privé ou semi-public, la probabilité de devenir cadre par progression de carrière a diminué, alors même que le poids des cadres dans l’économie triplait. De plus en plus de jeunes entrent sur le marché du travail avec un statut de cadre ou avec un niveau de diplôme suffisamment élevé pour leur permettre de trouver rapidement un emploi d’encadrement. Indépendamment de la période, la promotion est plus facile pour les professions intermédiaires que pour les employés ou les ouvriers. Les personnes promues cadres sont mobiles géographiquement, et l’Île-de-France demeure la région la plus attractive. Enfin, même à caractéristiques individuelles et professionnelles comparables, la probabilité pour une femme d’être promue cadre reste inférieure à celle des hommes. Deux tiers des cadres de 1989 étaient classés dans une autre catégorie socioprofessionnelle, dix ans auparavant. Ce n’est plus le cas en 2001. En effet, la moitié des cadres l’étaient déjà en 1989 (graphique). Parallèlement, la proportion de cadres parmi les moins de 26 ans a considérablement augmenté : en 1978, 1 % des salariés de moins de 26 ans étaient cadres ; en 2001, ils sont 6 %. Ces deux phénomènes, conjugués au fait que le nombre de cadres a augmenté fortement depuis 1978, semblent montrer que l’accès à la catégorie sociale des cadres est de plus en plus lié à la formation initiale.
Entre 1978 et 1989, les promotions comme cadres étaient plus fréquentes aux âges intermédiaires (31-40 ans), pour les hommes comme pour les femmes. Sur cette période, les moins de 31 ans présentent les taux de promotion les plus faibles. En revanche, entre 1989 et 2001, c’est avant 31 ans que la probabilité de promotion est la plus grande, surtout pour les hommes. Beaucoup de jeunes sont plus diplômés que nécessaire pour les premiers postes qu’ils occupent. On peut supposer qu’étant donné leur niveau d’études, ils seront promus cadres après quelques années d’expérience.
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Traduction, avant la moitié des cadres étaient issus de la progression pendant la vie active, maintenant on est seulement au 1/3 : belle régression pour la France, maintenant, il faut impérativement un diplôme pour espérer devenir cadre
Citation :
http://www.insee.fr/fr/themes/docu [...] _id=IP1062 Augmentation substantielle du nombre de cadres
La proportion du nombre de cadres dans la population salariale européenne est ainsi passée de 12,5% en 1989 à 16% en 2008. La France se situe dans la moyenne (passant de 14% à 15% [NLDR ce qui signifie donc que le gros de la hausse a eu lieu entre 1970 et 1989...). A noter : le développement significatif de cette population cadre au Royaume-Uni, passant de 12% en 1989 à 23% en 2008. C’est la plus forte proportion dans les pays observés (Luxembourg 20% en 2008 ; Espagne 18% ; Pays-Bas, 17%).
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Citation :
http://www.insee.fr/fr/themes/docu [...] id=T10F037 En vingt ans, la dynamique de la société française a profondément changé. Dans les années 1970, la France connaît l'aboutissement d'un vaste mouvement de mobilité sociale ascendante. Nés au cours des années 1940 dans des milieux ouvriers ou paysans, les baby-boomers profitent des Trente glorieuses et de la diffusion du salariat moyen et supérieur pour s'élever sensiblement au-dessus de la condition de leurs parents
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Une fois de plus les BB ont jouit d'une situation fantastique
Citation :
http://www.insee.fr/fr/themes/docu [...] id=T10F037 C'est cette génération qui se maintient depuis au sommet de la structure sociale (NDLR : celle des BB). Les générations nées au tournant des années 1960 doivent en effet faire face à l'irruption puis à la persistance de la crise économique, au chômage de masse qui devient une donnée structurelle de l'économie et à une évolution moins favorable de la structure sociale. Cette dégradation des perspectives de mobilité sociale est généralisée. Pour les individus issus de milieux populaires, s'élever au-dessus de la condition de ses parents devient de plus en plus difficile et au milieu des années 2000, les enfants d'ouvriers ne sont pas plus nombreux à quitter la classe ouvrière que dans la France des années 1970
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Ceux qui ont fait des cours de socio le savent, depuis une dizaine d'année l'ascenceur social est en panne en France et il est devenu très rare de dépasser la catégorie sociale des parents, et quand on y arrive, on rencontre le problème de l'explosion des prix de l'immobilier, qui fait qu'on est quand même tassé vers le bas
Citation :
Pour les enfants issus de milieux favorisés, les risques de mobilité sociale descendante se sont sévèrement accrus : plus d'un enfant de cadre sur quatre nés au tournant des années 1960 occupe, la quarantaine passée, un emploi d'ouvrier ou d'employé.
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En 1970 moins de 5 % des employers et ouvriers ont le BAC, ET 70 % des titulaires de BAC ou plus sont cadres supérieurs
Cela dit, tu as raison sur une chose : La part des cadres a presque triplé en 23 ans
Entre 1978 et 2001, la tertiarisation de l’économie a entraîné de profondes modifications dans la structure des catégories sociales (CS) : la proportion d’ouvriers était de 56 % en 1978, elle est de 37 % en 2001. Le poids des employés est resté relativement stable. En revanche, les professions intermédiaires et les cadres représentent près de deux salariés sur cinq en 2001. La part des cadres dans l’emploi salarié a presque triplé en 23 ans : 6 % en 1978, 16 % en 2001 |