cris500 a écrit :
Salut.
Dis donc, c'est vachement régulier. on a presque une ligne de biseau qui se dessine, malgré le kuro-ushi. le centrage ha/ji a l'air canon aussi. bravo.
L'émouture n'est pas large, c'est fin le haut de la lame?
Je suis en train de rénover un petit couteau san mai qui avait tout les défauts que je connais.
pas vraiment affuté, pointe qui dévie d'un bon mm, fil qui semblait être couché d'un coté (en fait, le fil suit les "over-grind" sur chaque face donc il ondule, inutilisable dans l'état).
l'émouture semblait régulière en hauteur mais c'était obtenu sans constance de l'angle.
profil plutôt droitier, ça c'est confirmé par la suite en éclaircissant un peu le terrain sur une pierre.
pire, la courbure du tranchant étant présante sur tout le fil, l'ago se retrouve en retrait et ne trouve pas le contact avec la planche à découper. je suis très attaché à un profil très droit coté ago et avec une courbure très progressive à la pointe.
Coté positif, l'hagane est bien centré, c'est de l'aogami super. je crois que le forgeron était très rapide, ce qui est peut être un avantage en terme de décarburation de l'acier?
le manche est moche et un poil vers le bas, ce qui réduit la garde sous les doigts. (le motif de cet achat: j'aime bien assembler une lame sur un manche maison et ce sera mon premier montage de lame J. je tiendrais compte de ce que disait Pockine récement.)
après un après midi a chercher les plans de l'émouture sur ma plaque diamantée la plus grossière, je me suis rendu compte que;
mes plaques sont fatiguées, ça decends pas beaucoup.
cette lame est compettement biscornue, l'aspect fil qui ondule n'est en rien entamé par cette première séance, pas très encourageant.
le cladding est oxydable. cette surprise m'a donné une idée. je vais essayer de faire ce que j'aurais un jour a faire sur des lfers de rabots J.
j'ai pris un tas en bois, une petite enclume et un marteau et j'ai commencé à marquer le jigane de dixaines de poinçons pour pousser l'hagane. je tape dans la moitée haute de la partie jigane de l'émouture. je cherche des appuis, j'écoute pour mieux sentir la raideur des appuis sur le tas et j'essaie de me faire une représentation mentale très optimiste de l'acier qui descendrait de manière idéale. j'essaie d'y croire! Alors que le travail de surfaçage des émouture s'annonçait laborieux, j'ai eu assez rapidement une réduction des surfaces en creux. j'ai continué à marteler une centaine d'impact en quatre ou cinq sessions entrecoupées de passages à la pierre pour voir se réduire les surfaces en creux (une au milieu sur une face, deux sur l'autre face)
en fin de journée, j'ai eu la joie de voir les pemières rayures traverser les zones de creux.
l'épaisseur initiale étant important au dessus du fil, je suis loin d'avoir atteint un zéro-grind, où que ce soit.
deux sessions de surfaçage plus tard, j'ai 90% de surface qui atteint la pierre 1000 sur une face et presque autant sur l'autre face, l'ago est encore en leger retrait. l'émouture n'est plus droitière, j'ai couché l'angle en montant l'émouture de quelques mm coté droit.
j'ai atteint le zéro grind au milieu de la longeur du tranchant. la lame est globalemenr redressée, j'ai surfacé le chant haut de la lame pour plus de lisibilité, il avait une gueule de san-mai un peu en biais.
j'aimerai maintenant continuer ce travail pour faire disparaitre le "trop de courbure". j'aime bien l'idée de continuer de cette manière pour que la courbure du tranchant soir réellement le résulat de l'intersection des émouture. c'est à dire que la pseudo-planéité des cotés donne lla courbure. ensuite, il y aurait un fil à construire, dans des conditions idéales pour qu'il soit régulier en hauteur.
mais, je ne sait pas si c'est la méthode conseillée.
pour l'instant, ça se présente bien et j'ai l'impression que je pourrais doser la pseudo planéité simplement en utilisant la souplesse de la lame pour faire une transition entre, -coté ago, droit et, -pointe, courbe.
avec ma façon de faire, les zones qui sont à "zéro" chauffent un peu sous les doigts. bad?
il faudra que j'investisse dans un outillage plus performant pour le gros oeuvre. ça me plait et je suis sous-équipé.
mes outils de planéité sont: des règles de précison pour lire les surfaces et faire la chasse au berçage ou bornoyer. des marbres pour trouver des porte-à-faux.
des pierres diamentées fatiguées, une pierre pyrénéene qui est désepérement plus plane que mes surfaces.. une 220 pourrie. j'utilise beaucoup de cales montées au corrindon toilé 120. une fois usée, j'use la 220 sur la plaque pour ajouter de l'abrasif et ça donne une plaque assez lente mais qui mord et réduit le berçage de la pierre. j'ai entendu parler de pierres Norton india qui seraient appréciées pour affuter les fers de rabots. Mais il faudra aussi que je complète cet outillage pour les besoins scécifiques de l'outillage J (nomi, kanna). je suis donc intéressé par trois sujets; zero grind ou pas, ito ura et ura dashi pour les outils (je pense acheter un marteau spécial, mais dans l'immédiat, j'ai surtout besoin de comprendre. par exemple, comment savoir si un ciseau a bois peut supporter l'ura dashi? j'en ai tonché un. il vas perdre un mm.
et marteler une lame, je l'ai fais sans casse (sans risque puisque si je casse cette lame, je la recycle en outillage), mais j'ai peut être eu de la chance.. j'oserais pas le faire sur le couteau kurosaki.
Bonne journée. C.
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