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Auteur Sujet :

Ecrire un livre : vos romans amateurs (Màj du 1er post)

n°24730629
Blanchet
Posté le 27-11-2010 à 22:07:29  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

frdi90 a écrit :

Hum, mon petit post précédent est semble-t-il passé inaperçu...
J'avais créé un sujet mais il a été fermé sous prétexte qu'il me faut utiliser ce topic unique.
C'est ce que j'ai fait mais je n'ai pas réussi mon incrustation ^^
Je reviens donc à la charge : j'écris un roman, vous en trouverez les premiers chapitres à cette adresse :
http://gisfopepf.over-blog.com/
Merci d'avance à ceux qui prendront la peine de me lire !
Et merci tout court à ceux qui m'ont déjà lu ;-)


 
Salut frdi90. Tu es bien trop discret, c'est vraiment bien ton texte!!! Enfin je n'en suis qu'au 3e chapitre...
Je trouve tes phrases fluides, bien construites.
 
Le polar n'est pas un style que j'affectionne particulièrement
(mes dernières lectures en vague rapport avec ce genre : les millénium, Da vinci code et l'aiguille creuse d'Arsene Lupin)
mon avis vaut donc probablement moins parce que j'ai peu de comparaisons.
 
Sur l'intrigue, Je n'ai relevé qu'une incompréhension sur un détail.
 
Le facho fait preuve d'un tout petit peu de prudence en se faisant déposer à l'écart de l'hôtel. Pourtant tu écris ensuite :
"Peu à peu, l'inquiétude qui l'avait submergé dans le taxi se fit oublier et céda la place à l'habituelle excitation qui précédait chaque nouvelle rencontre."
Inquiétude qui l'avait submergé ? Ca ne me semble pas évident à la lecture du paragraphe précédent...
 
Une question pour moi. Tu parles de lieux existants vraiment. Tu les a déjà vu ou les imagines? ou un mix? En tout cas c'est très interessant de te regarder faire : on y croit pour l'instant.
 
A plus! Je continuerai la lecture plus tard.

Message cité 1 fois
Message édité par Blanchet le 28-11-2010 à 08:37:32
mood
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Posté le 27-11-2010 à 22:07:29  profilanswer
 

n°24731051
cappa
Posté le 27-11-2010 à 22:38:48  profilanswer
 

Blanchet a écrit :


 
(derniers livres en vague rapport avec ce style : les millénium; Da vinci code et l'aiguille creuse d'Arsene Lupin)
mon avis vaut donc probablement moins parce que j'ai peu de comparaisons.
 


L'aiguille creuse et les 5 pépins d'Orange, livres de déduction policière m'ont fait faire un topic sur le thème. Je salue cette référence de haut vol. Mais on ne peut pas encore parler de polar, c'est d'avantage la méthode déductive.


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n°24732797
frdi90
Posté le 28-11-2010 à 02:10:34  profilanswer
 

Bonsoir !
 
Tout d'abord merci blanchet pour cette critique.
 
Pour ce qui est de ta remarque l'inquiétude en question fait référence aux premières lignes du texte, lorsque je fait mention de l'appréhension du personnage.
 
Quant aux lieux que je décris, c'est en effet un mix. Je me suis déjà rendu dans cet hôtel mais n'étant pas parisien, j'utilise énormément Google maps pour regarder les plans et les images des endroits que je décris. Quant aux intérieurs, c'est inspiré des quelques photos que je peux trouver.
 
Cappa, j'avoue avoir un peu de mal à comprendre ta question.
C'est : "à ceux qui voudraient écrire" en faisant apparaître la liaison ou "à ceux qui voudraient t'écrire" = à ceux qui voudraient m'écrire ?

n°24733308
Blanchet
Posté le 28-11-2010 à 08:55:10  profilanswer
 

frdi90 a écrit :

Bonsoir !
 
Tout d'abord merci blanchet pour cette critique.
 
Pour ce qui est de ta remarque l'inquiétude en question fait référence aux premières lignes du texte, lorsque je fait mention de l'appréhension du personnage.
 
Quant aux lieux que je décris, c'est en effet un mix. Je me suis déjà rendu dans cet hôtel mais n'étant pas parisien, j'utilise énormément Google maps pour regarder les plans et les images des endroits que je décris. Quant aux intérieurs, c'est inspiré des quelques photos que je peux trouver.
 


 
Pour l'inquiétude, ce n'est qu'un détail de toute façon.
On note bien qu'avec son déguisement, le bonhomme n'est pas tranquille.
Mais tu circonstancies la peur qui le submerge (mot fort quand même) à son voyage dans le taxi. Alors qu'à ce moment-là, tu n'avais plus parlé d'inquiétude...
Encore une fois, c'est une focalisation. Je n'y ai fait attention que parce que j'ai une lecture "en mode critique".
Et,même là, je ne trouve pas ça très génant.  
 
Pour les lieux. En fait, tu me donnes envie de t'imiter. J'ai tellement peur de ne pas être réaliste que je préfère fuir le monde réel. J'ai écrit dans le cadre d'un univers médiéval fantastique, parce que j'ai préalablement construit les villes pour des jeux de roles. Du coup, je suis le mieux à même de faire vivre le système et je ne risque ps l'invraisemblance. Maintenant, quand je te vois faire, je me dis qu'imaginer la réalité est possible!  
 
Que vas-tu faire de ton texte. c'est son fomat définitif?
 
A plus


Message édité par Blanchet le 28-11-2010 à 10:15:55
n°24734977
cappa
Posté le 28-11-2010 à 14:55:33  profilanswer
 

Grenouille Bleue a écrit :


Spoiler :

Brajan était fatigué. Il n’aimait ni l’endroit, ni les circonstances, ni le temps qu’il faisait. Il n’aimait pas la violence, il n’aimait pas la guerre. Il n’aimait pas les odeurs, provenant des nombreuses latrines à ciel ouvert.  
Par-dessus tout, il n’aimait pas ses chaussures.
Les bottes en cuir de buffle s’enfonçaient dans la boue à chaque pas, et en ressortaient avec un bruit de succion écoeurant alors qu’il allait et venait dans sa tente.


 


Un peu moins langoureux comme ça, si ça peut aider  :o

Message cité 1 fois
Message édité par cappa le 28-11-2010 à 14:56:20

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n°24742848
Grenouille​ Bleue
Batracien Azuré
Posté le 29-11-2010 à 11:18:27  profilanswer
 


 
 
Comme je te l'ai déjà dit, je te hais :D
 

Blanchet a écrit :


Une remarque générale : en heroic fantasy, j'ai l'impression qu'il y a plus de généraux que de pékins moyens...¨
plus de sauveurs de monde que de boulangers! C'est un peu l'originalité que je veux pour mon propre texte, ne pas se focaliser sur les chef. Du coup, les mages super puissants déglingués aux couleurs de l'arc en ciel, ça fait un peu redite. Sans aller chercher très loin d'ailleurs (Gandalf le gris, Sarouman le blanc...)
Si je dis ça, c'est pas pour dire que c'est forcément la même chose mais, finalement, en s'intéressant aux boss, on limite les possibilités. Tes héros ne peuvent pas terminer SDF dans la boue. Ils ne peuvent pas finir dans une tolle minable dont n'importe quel voleur pourrait fuir...Il ne peuvent pas mourrir d'une mauvaise grippe. Non, il ne leur reste que la classique guerre avec le grand méchant dont tout le monde flippe.


 
Tout à fait d'accord. C'est pour ça que l'intro n'a rien à voir avec le sujet, le roman se concentrant sur des pékins moyens :jap:
 
 
 
 

Citation :

Tu veux donc dire que des parchemins, il y en a beaucoup, et qu'ils sont partout sur la table...l'encrier était judicieusement posé dessus. Au fait, combien d'encriers faut-il pour d'innombrables parchemins parsemés sur une table?
Moi, je pense qu'on serait plus réaliste en disant "quelques uns des parchemins qui parsemaient la grande table s'envolèrent et tombèrent dans la boue".... Beurk
Ou alors il faut préciser que l'encrier était judicieusement placé sur les plus importants documents...Mais alors, le magot, malgré tout son flegme d'alcoolo, il ferait bien de se précipiter pour aller repositionner l'encrier dessus. Parce que Rositta, qui s'occupe du ménage, elle en a ras le bol de retrouver les rapports les plus importants du chef dans son coffre à Absinthe, non mais!


 
:D
 

Citation :

Repeta-t-il? Il ne nous l'avait encore jamais dit...
Etrange prière en fait. c'est juste l'énoncé d'un fait. Quitte à prier, je dirais "Nous allons nous battre de toutes nos forces", "Nous pouvons encore avoir le dessus", "La guerre n'est pas encore écrite"


 
C'est les premiers mots qu'il prononce, en début d'intro.
Mais tu as raison, ce n'est pas assez clair.
 

Citation :

J'espère que ça t'aidera un peu!


 
Je ne suis pas d'accord avec tous les points que tu as mis en avant, mais pour certains tu as tout à fait raison, et tu as fait un boulot assez impressionnant, donc merci beaucoup :D
 

cappa a écrit :


Un peu moins langoureux comme ça, si ça peut aider  :o


 
[:lectrodz]


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Ma chaîne YouTube d'écrivain qui déchire son père en pointillés - Ma page d'écrivain qui déchire sa mère en diagonale
n°24747895
cappa
Posté le 29-11-2010 à 18:34:56  profilanswer
 

frdi90 a écrit :

Bonsoir !
Cappa, j'avoue avoir un peu de mal à comprendre ta question.
C'est : "à ceux qui voudraient écrire" en faisant apparaître la liaison ou "à ceux qui voudraient t'écrire" = à ceux qui voudraient m'écrire ?


Je m'étay trompay  [:cerveau afrojojo]  


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n°24756640
Merome
Chef des blorks
Posté le 30-11-2010 à 13:48:30  profilanswer
 

Un très bon article de Martin Winckler sur la sacralisation de l'écrivain :
 
http://www.enviedecrire.com/qui-a-le-droit-ecrire/


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Ceci n'est pas une démocratie
n°24760289
cappa
Posté le 30-11-2010 à 18:53:26  profilanswer
 

Merome a écrit :

Un très bon article de Martin Winckler sur la sacralisation de l'écrivain :
 
http://www.enviedecrire.com/qui-a-le-droit-ecrire/


De très bonnes remarques . Surtout ce passage en force avec tacle dans le tibia de carlita :

Citation :

N’oubliez jamais, vous qui lisez ceci, que tous les éditeurs publient des livres pour gagner de l’argent (et c’est bien naturel : comment pourraient-ils publier d’autres livres, sinon ?) et que leurs critères ne sont pas toujours la « qualité littéraire », bien subjective, des textes qu’on leur propose. En matière d’édition, beaucoup d’éditeurs préfèreront toujours le « coup » juteux (comme, je dis ça au hasard, les amours pseudo-autobiographiques d’un président et d’une princesse) au roman disséquant la société au scalpel.


La discussion sur le blog est mouvementée  :o


Message édité par cappa le 30-11-2010 à 19:06:16

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Tester le 1er multisondage HFR ---> MULTISONDAGE.
n°24761670
Deouss
SOLA GRATIA
Posté le 30-11-2010 à 21:21:00  profilanswer
 

Ben oui les 75 000 bouquins publiés par an sont tous des coups juteux de qualité merdique taillés pour vendre 200 000 exemplaires, c'est sûr  [:ocube]  
 
On se rassure comme on peut  [:ocube]


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The relations of the soul to the divine spirit are so pure, that it is profane to seek to interpose helps.
mood
Publicité
Posté le 30-11-2010 à 21:21:00  profilanswer
 

n°24762011
cappa
Posté le 30-11-2010 à 21:46:54  profilanswer
 

Deouss a écrit :

Ben oui les 75 000 bouquins publiés par an sont tous des coups juteux de qualité merdique taillés pour vendre 200 000 exemplaires, c'est sûr  [:ocube]  
 
On se rassure comme on peut  [:ocube]


Oui mais sauf erreur de ma part, il y a la publication , ok , avec l'inscription au fichier ISBN, mais aussi le tirage et la promo. Et on peut être publié sur fond propre (de l'auteur) ou bien avec les fonds de l'éditeur (qui relève le défi).  
 
Au total, combien d'éditeurs choisissent des auteurs qui leur plaisent vraiment plutôt que des Marc Levy ou Carla Bruni dans les 75000 bouquins que tu cites?
 
Je veux dire, ils payent la publication, ils assurent un fort tirage, et ils font la promo. En gros ils y vont pas à reculons. Combien à le faire?


Message édité par cappa le 30-11-2010 à 21:48:52

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Tester le 1er multisondage HFR ---> MULTISONDAGE.
n°24762629
Blanchet
Posté le 30-11-2010 à 22:39:54  profilanswer
 

Grenouille Bleue a écrit :


Je ne suis pas d'accord avec tous les points que tu as mis en avant, mais pour certains tu as tout à fait raison, et tu as fait un boulot assez impressionnant, donc merci beaucoup :D


 
Bien sûr que tout n'est pas à prendre!  
Et puis globalement, Brajan et Teklan sont des persos marrants.
Tu sais, c'est un peu ce que je reprochais à "In the navy" :  
Comme on fait tous de notre mieux, ça ne sert à rien de se vexer les uns les autres.
Au pire, on arreterait d'écrire, et ce serait vraiment dommage!
Par contre, on doit absolument se donner des clés d'amélioration.
Au fait, n'hésite pas à répondre à mon mail ou je te demandais ce que tu entendais par "liant".
 
A plus
 
PS : et puis si tu as d'autres passages prêt pour un crash test, n'hésite pas lol

Message cité 1 fois
Message édité par Blanchet le 30-11-2010 à 22:43:07
n°24763364
Blanchet
Posté le 01-12-2010 à 00:01:24  profilanswer
 

frdi90 a écrit :


Ça commence par un accord. Un accord mineur. Brusque, violent. Il cingle l’air comme un cristal que l’on brise dans le silence. S’ensuit une course vers les profondeurs du clavier. Elle se répète après que trois nouveaux accords ne l’interrompent de leurs éclats aigus. Mais ils répliquent, le dernier se faisant plus perçant encore, péremptoirecomme s’il voulait déjà en finir. La réponse n’en est que plus vive. Une avalanche de notes se mue en de graves échos tumultueux et menaçants qui se chevauchent et résonnent avec force. Alors les accords reviennent à la charge mais ne peuvent mettre un terme à ce flux infernal. Ils sonnent et résonnent, encore et encore, toujours cinglants. Mais ils se brisent inlassablement sans jamais parvenir à endiguer le flot des doubles croches affolées. Le ballet fébrile se poursuit l’espace de quelques instants. Puis les accords s’apaisent, se font plus caressants jusqu’à en devenir délicats. Ils se lient les uns les autres pour se faire mélodie. Mais l’accalmie n’est qu’éphémère. Soudain, un nouveau torrent de notes déferle. Enfin, quatre accords pointés concluent l’œuvre, fleurissant comme les fusils d’un peloton d’exécution
 
D’autres arcades couraient autour de l’immense salle qu’occupaient des canapés violet pourpre et des fauteuils vert anglais.
 
 


 
Vraiment sympa le début! J'ai lu les 5 chapitres et je trouve tes personnages bien décrits. Pour ce qui est de l'intrigue, ça part bien. Vraiment.
 
Le passage musical est une idée franchement originale que je trouve bien réalisée. (Petites réserves sur "Elle se répète après que trois nouveaux accords ne l’interrompent de leurs éclats aigus" et l'usage de "péremptoire", que tu as déjà fait lorsque le flic passe la foule).
 
La phrase de fin de citation sur la description de la salle est grammaticalement correcte mais me semble quand même un peu lourde...
 
En tout cas, ça donne envie de lire la suite. Le journaliste looser rencontrera-t-il la sulfureuse call girl? Le chef du flic l'a-t-il placé sur l'affaire parce qu'il est lui-même lié au meurtre et veut des infos fraîches? etc etc.
 
A plus!
 
 

n°24776902
Merome
Chef des blorks
Posté le 02-12-2010 à 10:12:40  profilanswer
 

Les écrivains menacent à demi-mots leurs éditeurs qui les prennent pour des pigeons :
 
http://www.lemonde.fr/idees/articl [...] _3232.html


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Ceci n'est pas une démocratie
n°24778164
Grenouille​ Bleue
Batracien Azuré
Posté le 02-12-2010 à 11:55:40  profilanswer
 

Merome a écrit :

Les écrivains menacent à demi-mots leurs éditeurs qui les prennent pour des pigeons :
 
http://www.lemonde.fr/idees/articl [...] _3232.html


 
Ce n'est pas une surprise. J'ai toujours été choqué de voir que la correspondance de droits entre un livre qui se vend raisonnablement bien et une chanson qui passe raisonnablement à la radio est d'environ 2%.
 
Et ça n'est pas près de changer, les gens lisent de moins en moins.


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Ma chaîne YouTube d'écrivain qui déchire son père en pointillés - Ma page d'écrivain qui déchire sa mère en diagonale
n°24778518
Profil sup​primé
Posté le 02-12-2010 à 12:26:47  answer
 

Grenouille Bleue a écrit :


 
Et ça n'est pas près de changer, les gens lisent de moins en moins.


 
C'est vrai. Je n'ai lu que la dernière phrase de ton post.

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 02-12-2010 à 12:26:59
n°24778585
Grenouille​ Bleue
Batracien Azuré
Posté le 02-12-2010 à 12:33:22  profilanswer
 


 
Tu as bien fait. De deux affirmations gratuites, autant choisir la moindre.


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n°24778658
Grenouille​ Bleue
Batracien Azuré
Posté le 02-12-2010 à 12:38:33  profilanswer
 
n°24778750
cappa
Posté le 02-12-2010 à 12:48:37  profilanswer
 

Merome a écrit :

Les écrivains menacent à demi-mots leurs éditeurs qui les prennent pour des pigeons :
 
http://www.lemonde.fr/idees/articl [...] _3232.html


Citation :

Donc, dans ton "avenant au contrat", tu me proposes ces 10 % de droits sur mon livre numérisé. Tu es pourtant libéré des coûts de manutention, de stockage et d'impression, et il te restera 90 %, puisque tu vends ce "livre" au même prix sur le Web qu'en librairie (cette aberration commerciale épargne sans doute pour un temps les libraires et tant mieux). Certes, avec ces 90 %, tu vas tout de même devoir assurer quelques coûts. Tu transformes l'ouvrage en un format "eBook" et tu "sécurises les données" (on me dit que ces coûts réels sont dérisoires, détrompe-moi). Tu me dis que tu dois rémunérer le "libraire virtuel" (c'est parfois ta propre filiale, petit coquin) jusqu'à 30 % et plus, mais on me rappelle que ce pourcentage ne peut que baisser (c'est déjà souvent 20 %), puisque dans cette "distribution", tout est virtuel et que la concurrence est acharnée. Au bout du compte, pour ce livre que j'ai écrit, tu toucheras donc entre six et sept fois plus que moi, c'est bien cela ? Surtout, corrige-moi en cas d'erreur, je suis un littéraire, hélas.


Mouarff , ils savent compter les écrivains  :)


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n°24778831
cappa
Posté le 02-12-2010 à 12:57:27  profilanswer
 


Pour la publication numérique les auteurs devraient s'ériger en coopérative et passer outre les services d'un éditeur. La correction orthographique ça se sous-traîte je pense. Ce que je ne sais pas c'est si un éditeur possédant des droits sur un livre papier a aussi les droits sur la version numérisée?


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n°24782392
Grenouille​ Bleue
Batracien Azuré
Posté le 02-12-2010 à 17:03:09  profilanswer
 

Blanchet a écrit :


PS : et puis si tu as d'autres passages prêt pour un crash test, n'hésite pas lol


 
D'autres passages non, il n'y a vraiment que l'intro doit je sois particulièrement insatisfait.
Par contre je suis en train de la réécrire en modifiant une grande partie, c'est peut-être toujours aussi mal écrit mais ça me convient plus. Une fois que j'aurai fini ça, dans quelques minutes/heures, je vous le soumettrai :o


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Ma chaîne YouTube d'écrivain qui déchire son père en pointillés - Ma page d'écrivain qui déchire sa mère en diagonale
n°24783202
Grenouille​ Bleue
Batracien Azuré
Posté le 02-12-2010 à 17:46:23  profilanswer
 

J'ai mis en gras ce qui a changé par rapport à la v1.
 
Introduction
 
 
 
Brajan était fatigué. Il n’aimait ni l’endroit, ni les circonstances, ni le temps qu’il faisait. Il n’aimait pas la violence, il n’aimait pas la guerre. Il n’aimait pas les odeurs pestilentielles qui se dégageaient des latrines à ciel ouvert. Et par-dessus tout, il n’aimait pas ses chausses.
 
Les bottes en cuir de buffle s’enfonçaient dans la boue à chaque pas, et en ressortaient avec un bruit de succion écoeurant alors qu’il allait et venait dans sa tente. L’eau croupie ne cessait de clapoter contre ses orteils et commençait à lui engourdir le pied. Il avait payé ces bottes dix-neuf sequins d’argent chez un marchand arédinien ; le gros homme lui avait vanté leur étanchéité parfaite et leur robustesse inaltérable.
 
- Un Arédinien sincère est un Arédinien qui dort, grommela Brajan, désabusé.  
Le proverbe avait vieilli, mais il n’y avait pas de fumée sans feu. Tous des coquins et des escrocs.
 
 Cela faisait bien trois jours qu’il pleuvait des cordes. Le temps n’allait pas en s’améliorant, et son humeur non plus. Les planifications se faisaient sous la pluie, les stratégies se décidaient sous la pluie, et les batailles se livraient sous la pluie. Les Neuf Nations pataugeaient dans la boue jusqu’à mi-mollets et le Conseil des Mages... eh bien, songea-t-il en regardant ses bottes d’un air morne, le Conseil des Mages prenait l’eau. Quelque chose lui murmurait que tout cela n’aurait pas dû se passer ainsi. Il avait imaginé une victoire rapide et éclatante, une parade à cheval sous un ciel lumineux, avec des habitants comblés leur lançant des pétales de rose et de jasmin. Son nez se plissa. L’odeur qui lui arrivait aux narines ressemblait à tout sauf du jasmin.
 
Il s’empara de sa plume, mais il n’avait pas écrit une ligne qu’il la reposa. Ca criait et ça se disputait devant sa chambre. Il avait spécifiquement demandé à être au calme.  
 - Laisez-moi passer ! Par le sang et les tripes, laissez-moi passer !
 
 Deux soldats gardaient en permanence l’entrée de ses quartiers, une précaution rendue nécessaire par les nombreux assassins envoyés contre lui. Il se rappelait la première fois, et la surprise qu’il avait ressentie lorsqu’un homme avait fait irruption dans sa tente en hurlant à pleins poumons, l’épée au clair. Les assassins n’étaient-ils pas censés faire preuve de discrétion et de subtilité ? Il s’était débarassé de cet homme, bien sûr, comme il avait survécu aux deux tentatives suivantes, mais de telles distractions lui prenaient du temps et l’exaspéraient. Il avait fini par céder et accepter ces gardes. Mais avaient-ils besoin de prendre leur mission tellement au sérieux et d’être toujours là, tout le temps ? Ils allaient même jusqu’à goûter sa nourriture ! Brajan ne supportait pas de boire sa soupe après que quelqu’un d’autre ait trempé ses lèvres dedans – surtout lorsque le quelqu’un portait une barbe mal rasée et ne semblait pas connaître l’utilisation du savon.
 
 Cependant, ils avaient leur utilité. Comme de tenir à distance les inévitables solliciteurs qui venaient chercher conseil ou assistance. Que les autres membres du conseil règlent ces problèmes – pour sa part, il avait des cartes à étudier. Il attendit donc patiemment que la commotion cesse, comme d’habitude.
 
 - Je vous jure que si vous ne reculez pas tout de suite, je vous passe cette épée au travers du corps !
 Le bruit de l’acier grinçant doucement sur le cuir : une lame quittait son fourreau. Voilà qui était nouveau. Mais rien que sa garde ne puisse gérer. Après tout, c’était son travail. Quant à lui, il allait_
 
 Des gants sales écartèrent les pans de la tente, et le vent de la nuit s’engouffra à l’intérieur. Les innombrables parchemins qui parsemaient la grande table en chêne s’agitèrent en tous sens ; l’encrier que le mage avait fort judicieusement placé sur une carte pour l’immobiliser tomba à terre. C’était un vent humide et mordant, un vent venu des montagnes qui charriait, en même temps que l’odeur fétides des morts et du tombeau, des promesses de neige.
Brajan eut un frisson et reserra sa cape blanche contre lui. Blanche, immaculée, comme il l’aimait tant. Même s’il ne pouvait se permettre de gaspiller une parcelle de ses Pouvoirs pour imperméabiliser ses chauses, il ne laisserait jamais l’insigne de son ordre souillé. Et la cape restait blanche, la poussière et l’eau miraculeusement arrêtés à un pouce d’elle. De la neige. Ce ne serait pas une mauvaise nouvelle, finalement.
 
- La neige est blanche, elle aussi, murmura Brajan en regardant d’un air morne ses papiers épars, souillés de boue.
Quelque chose lui disait qu’il devrait se mettre en colère, mais il n’en avait ni le courage, ni l’envie. Il plongea dans les Couleurs et paralysa d’un geste l’intrus qui avait osé rentrer. Un nouveau tueur ? Il avait l’air bien jeune. Le mage prit le temps de l’examiner de la tête aux pieds.
 
 Il était jeune, probablement pas plus de dix-huit ans, mais ses yeux étaient creusés par la souffrance. La pluie gouttait de ses longs cheveux sur son visage blême, avant de couler sur son armure. De toute évidence, il avait connu des heures violentes. Sa cuirasse, frappée aux armes de Ghodan, était cabossée et de nombreux endroits et il lui manquait une épaulière. Les mailles qui recouvraient ses bras et jambes n’étaient pas dans un meilleur état. La boue et le sang séché maculaient son tabard, et son fourreau était vide. Il portait en main une épée tout aussi fatiguée, une vieille lame informe ébréchée et malodorante. S’il ressentait le moindre inconfort à se voir ainsi paralysé, il ne le montrait pas. Au contraire, son regard était défiant et refusait de se soumettre.  
Un fanatique, peut-être.
 
 Une tête embarassée se profila à travers l’ouverture, puis une autre. Les gardes hésitèrent un instant avant de pénétrer dans la tente. Brajan haussa un sourcil en voyant leurs pieds bottés projeter encore plus de boue sur ses papiers épars.
 - Vous êtes un peu lents, observa-t-il.
 - On ne pensait pas qu’il poserait problème, Maître. Il a bousculé Jeb, il l’a fait tomber, comme ça, et il est rentré. Mais on est là maintenant. On va le prendre et le donner au sergent. C’est pas la première fois, mais là il est allé trop loin. Il ne vous ennuiera plus.
 Les gardes s’avancèrent et ôtèrent l’épée des doigts sans force du jeune homme.
 - Attendez, fit Brajan, levant une main impérieuse. Vous êtes en train de me dire que vous l’avez déjà vu ?
 - Oui, Maître. Il s’est déjà présenté trois fois aujourd’hui. Mais vous avez dit que vous ne vouliez pas être dérangé. Il refusait de comprendre.
 Le mage se massa les tempes avec lassitude.
 - Reprenez votre poste et laissez-moi lui parler.
 - Mais…
 - Vous pensez vraiment qu’il présente un danger ?
 
 Les deux gardes levèrent les yeux vers le jeune homme désarmé, paralysé, flottant à un pied au-dessus du sol. Ils reculèrent sans un autre mot pour reprendre leur place. Bande d’incapables. Brajan n’avait jamais pris la peine d’apprendre leur nom, et c’était aussi bien comme ça. Demain, il les remplacerait.
 
 D’un geste, il libéra l’intrus et le laissa tomber au sol. Le soldat trébucha mais ne tomba pas. Bien, très bien. Il avait de l’équilibre.
 - Eh bien, mon garçon. J’espère que tu as une bonne raison de forcer ma porte. Je n’ai jamais été connu comme quelqu’un de patient.
 Le jeune homme s’inclina en une courbette protocolaire. Il alla pour poser sa main sur le pommeau de son épée mais, trouvant le fourreau vide, opta pour la mettre à sa ceinture. Il ne paraissait pas plus affecté que cela par sa capture. Si c’était un assassin, il cachait bien son jeu.
 - Avec votre permission, Maître Brajan De’Stil, j’apporte des nouvelles importantes. Je fais partie du régiment de Meteshayan d’Az, et vos gardes m’empêchent de vous approcher depuis des heures.
 - Avec raison. Voyez un commandant pour cela. Je n’ai pas le temps. En ce moment, je ne m’occupe que de ce qui a trait à la magie.
 - Justement, Maître De’Stil. Seule la magie peut nous aider. Nous avons été attaqués par quelque chose de surnaturel. D’incompréhensible. Je suis un des seuls survivants.
 
 Brajan eu un rire sans joie. Sa tente était dépourvue du moindre ornement, à l’exception d’un vieux coffre placé à la tête de son lit. La plupart des gens partaient du principe qu’il contenait ses vêtements. Ceux, plus au fait des choses imaginaient une réserve d’artefacts magiques de grand pouvoir. La réalité était plus prosaïque : c’était sa réserve d’alcool. D’un pas lourd, Brajan se dirigea vers le seul réconfort qu’il pouvait espérer en ces temps troublés.
- Parle, grogna-t-il, faisant jouer l’épais loquet de bois.
 
Il savait d’expérience que les gens ne se sentaient pas à l’aise sous le poids déconcertant de son regard. Ses yeux vairons, une particularité intéressante, figeaient d’effroi ceux qu’il regardait avec colère – mais ils troublaient également ceux à qui il ne voulait nul mal. Il tourna donc délibérément le dos au garçon, qui s’éclaircit la gorge et commença enfin son récit. Plus il parlait, plus le visage de Brajan se fermait. Il se versa un verre de vin, un bon petit vignoble près de Te’ssari et plongea son regard dans le liquide ambré.
 
- ... des défections de ces trois régiments. Nous sommes de bons guerriers, mais ces bêtes d’ombre sont beaucoup trop étranges pour nous. Nos armes ne leur font rien, et elles se reproduisent à la lumière des torches au lieu de fuir comme nous le pensions. On murmure...
 
On murmure beaucoup, lorsque l’on fait partie d’une armée qui se fait décimer. Décimer par des êtres sans chair et sans substance, pures ombres, cauchemars se nourrissant des peurs latentes des belligérants. Un champ de bataille était un endroit idéal pour ces créatures, car les angoisses n’étaient jamais aussi réelles qu’à l’approche de la mort. La crainte du lendemain ne faisait que les renforcer.
 
Brajan avait prévu cette intervention des Ombres, bien entendu, mais l’avoir prévu ne rendait pas la parade plus évidente. La lumière de la lune pourrait leur être fatale, mais il y avait ces nuages, ces maudits nuages... il grimaça puis se retourna, son verre à la main.
 
- Quel est ton nom ? fit-il, la voix douce.
Le soldat s’arrêta en plein milieu de son exposé, alors qu’il narrait d’une voix monocorde la déroute de son propre bataillon. Il ne parvint à soutenir le regard du Maître mage qu’un instant. Ses mains se posèrent involontairement sur son fourreau vide, avant de s’en éloigner comme s’il s’était agi d’une vipère. Il déglutit.
- Baeron Morvan, de la cité libre d’Az, maître.  
- Mais tu m’as l’air d’un garçon fort capable. Tu as eu raison de bousculer mes gardes et de venir me voir. Même si je n’apprécie pas le procédé, ces nouvelles étaient importantes. Alors écoute-moi. J’ai besoin de gens comme toi, prêts à franchir tous les barrages pour délivrer les messages que l’on te confie. Alors stoppe ici ton compte-rendu, j’en ai assez entendu. Les ombres, la peur, les massacres... Va me chercher Teklan. Quoi qu’il fasse, dis-lui de venir immédiatement. Il risque de mal réagir, mais j’ai besoin de ses... lumières.
 
Il grimaça devant la pauvreté de son jeu de mots, mais on faisait avec ce que l’on pouvait. Le soldat hésita un instant, puis exécuta un salut maladroit et recula hors de la tente avec un air méfiant. Il devait se demander ce qui l’attendait, désormais. Eh bien, pas grand-chose. Le mage n’avait pas l’intention de le punir pour sa conduite.
 
Teklan, par contre… c’était une autre histoire. Brajan n’aurait pas aimé être dans les bottes du jeune garçon. Il grimaça. Même si elles étaient sans doute plus étanches que les siennes.

 
Finalement seul, il leva son verre dans un salut amer puis le vida d’un trait. Il avait besoin d’avoir les idées claires pour ce qui allait suivre, mais un petit peu de vin ne lui ferait pas de mal. Il ressentit le picotement familier, la chaleur de l’alcool se répandant en lui, et entreprit finalement de ramasser ses papiers épars.
Il réfléchissait à ce qu’il allait devoir demander à Teklan. Orgueilleux, brûlant Teklan, comme les flammes auxquelles il commandait. Le Mage Orange était habituellement capable de réchauffer les corps et les coeurs par sa seule présence, de dissiper les nuages et l’obscurité, de brûler les Ombres et dissiper la nuit. L’ennui, c’est qu’il était aussi complètement fou et que cette attente interminable n’avait pas dû améliorer son humeur. Pourtant, ils n’avaient pas le choix.
 
(blablabla le reste est pareil)


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Ma chaîne YouTube d'écrivain qui déchire son père en pointillés - Ma page d'écrivain qui déchire sa mère en diagonale
n°24795102
Grenouille​ Bleue
Batracien Azuré
Posté le 03-12-2010 à 18:58:52  profilanswer
 
n°24802799
cappa
Posté le 04-12-2010 à 12:29:13  profilanswer
 

Grenouille Bleue a écrit :

OMG, I killed the topic  [:southpark1]


C'est la neige    
 [:31415]


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Tester le 1er multisondage HFR ---> MULTISONDAGE.
n°24802832
philibear
Posté le 04-12-2010 à 12:34:09  profilanswer
 

Il n'y avait pas un topik dédié aux tentatives HF ? :sleep:

n°24803032
nawit
Posté le 04-12-2010 à 13:02:33  profilanswer
 

Grenouille Bleue a écrit :

Et ça n'est pas près de changer, les gens lisent de moins en moins.


 
[:hephaestos] mais non...
 

BoraBora a écrit :

* Nombre d'exemplaires vendus : un peu moins de 500 millions par an (les Français achètent de plus en plus de livres, année après année depuis des décennies, contrairement à l'idée reçue).


(source BoraBora, libraire.....)

n°24803770
cappa
Posté le 04-12-2010 à 15:02:50  profilanswer
 

[/quotemsg]
 

nawit a écrit :


(source BoraBora, libraire.....)


Non rapporté à la population* ça ne veut pas dire grand chose. Et plus intéressant serait de dire quels livres sont achetés. Enlevons Marc Levy, j'aimerais savoir si les français achètent plus de livre sur l'économie** par exemple etc...
 
* Si la population a doublé, dire que les français achètent 1,5 fois plus de livre est en fait une régression.
** Si c'est pour acheter du Coben ou de Marc Levy c'est vraiment pas la peine de tuer des arbres!


Message édité par cappa le 04-12-2010 à 15:05:05

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Tester le 1er multisondage HFR ---> MULTISONDAGE.
n°24805253
nawit
Posté le 04-12-2010 à 18:16:06  profilanswer
 

Je ne veux pas relancer une discussion qui a déjà eu lieu il y a seulement quelques pages. Je citerai donc juste quelques points:
 
L'article de BoraBora qui résume pas mal de choses  
(notamment en ce qui concerne le nombre de livres qu'il reste si on enleve marc levy et harlan coben)
 
Ce document, où on apprend des choses intéressantes. En ce qui concerne l'évolution du nombre de livres vendus par an par rapport à l'évolution de la population :
page 4, la jolie courbe montre qu'entre 1986 et 2007 le nombre de livres vendus par an a augmenté d'environ 50% (300 millions -> 450 millions) pendant que la population a augmenté d'environ 15% (55 millions -> 63 millions, à la louche) (source)
il y a plein d'autres données intéressantes mais je ne vais pas recopier tout le pdf ici

n°24806466
Grenouille​ Bleue
Batracien Azuré
Posté le 04-12-2010 à 19:56:48  profilanswer
 

nawit a écrit :

Je ne veux pas relancer une discussion qui a déjà eu lieu il y a seulement quelques pages. Je citerai donc juste quelques points:
 
L'article de BoraBora qui résume pas mal de choses  
(notamment en ce qui concerne le nombre de livres qu'il reste si on enleve marc levy et harlan coben)
 
Ce document, où on apprend des choses intéressantes. En ce qui concerne l'évolution du nombre de livres vendus par an par rapport à l'évolution de la population :
page 4, la jolie courbe montre qu'entre 1986 et 2007 le nombre de livres vendus par an a augmenté d'environ 50% (300 millions -> 450 millions) pendant que la population a augmenté d'environ 15% (55 millions -> 63 millions, à la louche) (source)
il y a plein d'autres données intéressantes mais je ne vais pas recopier tout le pdf ici


 
Intéressant [:klemton]


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Ma chaîne YouTube d'écrivain qui déchire son père en pointillés - Ma page d'écrivain qui déchire sa mère en diagonale
n°24806473
cappa
Posté le 04-12-2010 à 19:57:20  profilanswer
 


Vu  [:yann39]  

nawit a écrit :


Ce document, où on apprend des choses intéressantes. En ce qui concerne l'évolution du nombre de livres vendus par an par rapport à l'évolution de la population :
page 4, la jolie courbe montre qu'entre 1986 et 2007 le nombre de livres vendus par an a augmenté d'environ 50% (300 millions -> 450 millions) pendant que la population a augmenté d'environ 15% (55 millions -> 63 millions, à la louche) (source)


En cours de lecture  [:judgedredd:2]  


Message édité par cappa le 05-12-2010 à 01:38:38

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Tester le 1er multisondage HFR ---> MULTISONDAGE.
n°24812047
cappa
Posté le 05-12-2010 à 01:54:56  profilanswer
 

Voilà , je ne suis pas particulièrement versé dans la littérature même si j'admire ce travail de l'imagination et de la plûme. Sans compter la demande de temps , consacré à des travaux , alors que la société semble se résigner au fast-food, mot anglais qui fait la somme du consommable et du vite-fait.  
[:daerden:2]  
Je ne suis pas versé dans la littérature comme écrivassier donc , et néanmoins la littérature ça m'intéresse. Mais je préfère me situer en quelque sorte.
                                                  ... Ne pouvant me dire de ceux qui produisent une oeuvre littéraire sur ce board, je n'en voudrais pas moins cherche à me situer...
                                                                Alors je pense alors que ma place est en bout de chaîne, à la post-production.  
                     En quelque sorte...
                                             C'est en ces lieux et places que je vais me permettre une critique, ou plutôt une analyse, et un fait...
un classement.  
 
Constat :
Classer les personnages c'est ma passion.
 
Question:
Classer les personnages dans les essais présentés ici, oui , comment svp ?
 
Je pars du vécu. Toujours partir du vécu (se dire pour se le remémorer : partir / je m'en vé / see you –> vé-c-u / vécu).
 
Mais un extrait du vécu suffira.  
 [:cablator]  
(musique de royal canin - le professionnel)
Prenons un entretien d'embauche. Je m'y rends. J'entre dans l'enceinte de l'entreprise ; enceinte puisqu'il faut passer un portail et qu'on pénètre dans un enclos avec un bâtiment au centre. Et les bureaux situés dans le bâtiment s'offrent un deuxième niveau de protection, avec la nécessité de badges, et un interphone pour l'étranger. Lors d'un entretien pour une embauche, nous sommes un étranger. Cet étranger entre dans le hall d'accueil. Mais l'accueil des étrangers est minimaliste, la secrétaire derrière son comptoir nous ignore jusqu'à ce qu'on s'adresse à elle. On devine au fait qu'elle lève à peine les yeux vers nous qu'il faudra lui donner la version courte . A quoi elle répond de façon minimaliste à son tour en nous offrant de nous asseoir et d'attendre, sans notion de durée.
En général on assiste alors tout penaud au défilé des employés qui, semble-t'il, rient de nous dans leurs barbes. Dans ces moments là, on pense qu'il faudra peu de temps avant que notre signalement ne soit diffusé dans l'entreprise, et on comprend que s'est mise en marche à notre encontre une campagne expresse de dénigrement !
Je m'arrête là.
 
Grille de lecture Dominant – Dominé
 
Actions / Interactions / Intentions
 
 [:teeoff] En référence à cette scène, on peut introduire la grille de lecture d'un personnage selon 3 façons d'être :

  • la façon d'être de quelqu'un qui se sent visé par des intentions émises silencieusement et devinées. Tout le monde a l'air de nous épier par exemple.
  • la façon d'être de l'interaction avec l'entourage immédiat, ou la recherche d'interactions en général , avec des éléments d'entourage, quelle que soit la distance, la fonction, et même la nature -humaine ou non- de l'entourage. On va parler au chien par exemple, on joue avec la déco, mais on ne reste pas sans interagir.  
  • la façon d'être de l'action. On agit, en reléguant l'entourage à des accidents secondaires. Par exemple, on va voir le directeur en prenant le chemin de son bureau sans y être invité. A la rigueur, la secrétaire est obligée de se lever, et de courir, pour nous prier de nous asseoir.

(On a tous observé ces attitudes dans la vie de l'entreprise, ou au quotidien.)
 
A ces 3 façons d'être correspondent 3 modes du personnage :

  • Intentions omniprésentes d'autrui : mode dominé
  • Recherche d'interactions avec autrui : mode négociant
  • Action en dépit d'autrui : mode dominant


Maintenant comment procéder avec un extrait de roman?
 [:teeoff] Ce qu'il faut avant tout c'est cibler un personnage, le personnage principal étant le choix évident, cela n'est pas compliqué. Ensuite il faut pouvoir caractériser son mode selon la grille que je viens d'exposer. La première étape consiste à s'assurer que l'extrait de roman considéré possède une homogénéité pour cette grille de lecture et le personnage choisi. Si le mode, dominant par exemple, passe au mode dominé dans le même extrait, il faut étudier les transitions d'un mode à l'autre, et pour plus de clarté revoir le découpage en sous-extraits homogènes.
Mais le repérage rapide des modes doit être suivi d'une preuve. Je pense que la preuve que tel personnage est dans tel mode dans un extrait homogène de roman se fait par tous moyens. Par exemple à l'aide du lexique (certains mots ou verbes sont ceux de la domination ou de la soumission), ou en comptabilisant les modes passifs ou actifs des verbes qui décrivent les relations du personnage à l'entourage .etc..  
 
 [:teeoff] Application à l'extrait de Grenouille Bleu / Brajan

Grenouille Bleue a écrit :

Brajan était fatigué./sans rapport - fatigue casuelle du personnage//ou bien mode dominé, fatigue subie -->Il n’aimait ni l’endroit, ni les circonstances, ni le temps qu’il faisait. Il n’aimait pas la violence, il n’aimait pas la guerre. Il n’aimait pas les odeurs pestilentielles qui se dégageaient des latrines à ciel ouvert. Et par-dessus tout, il n’aimait pas ses chausses.
/Intentions - entourage brimatoire/  
Les bottes en cuir de buffle s’enfonçaient dans la boue à chaque pas, et en ressortaient avec un bruit de succion écoeurant alors qu’il allait et venait dans sa tente. L’eau croupie ne cessait de clapoter contre ses orteils et commençait à lui engourdir le pied. Il avait payé ces bottes dix-neuf sequins d’argent chez un marchand arédinien ; le gros homme lui avait vanté leur étanchéité parfaite et leur robustesse inaltérable./Interactions ascendant intentions (entourage "écœurant" )/
 
- Un Arédinien sincère est un Arédinien qui dort, grommela Brajan, désabusé.  
Le proverbe avait vieilli, mais il n’y avait pas de fumée sans feu. Tous des coquins et des escrocs.
/Intentions/  
 
 Cela faisait bien trois jours qu’il pleuvait des cordes. Le temps n’allait pas en s’améliorant, et son humeur non plus.
/Intentions : la pluie reflète son impression (humeur maussade)/  
Les planifications se faisaient sous la pluie, les stratégies se décidaient sous la pluie, et les batailles se livraient sous la pluie. Les Neuf Nations pataugeaient dans la boue jusqu’à mi-mollets et le Conseil des Mages... eh bien, songea-t-il en regardant ses bottes d’un air morne, le Conseil des Mages prenait l’eau./Intention (symbole "la pluie" ) généralisées aux alliés/  Quelque chose lui murmurait que tout cela n’aurait pas dû se passer ainsi. Il avait imaginé une victoire rapide et éclatante, une parade à cheval sous un ciel lumineux, avec des habitants comblés leur lançant des pétales de rose et de jasmin. Son nez se plissa. L’odeur qui lui arrivait aux narines ressemblait à tout sauf du jasmin./Intention réflective (une nouvelle fois) - et hypothèse de conspiration (souligné plus haut) /  
 
Il s’empara de sa plume, mais il n’avait pas /sitôt/ écrit une ligne qu’il la reposa. Ça criait et ça se disputait devant sa chambre. Il avait spécifiquement demandé à être au calme.  
 - Laissez-moi passer ! Par le sang et les tripes, laissez-moi passer !
/Action/
 
 Deux soldats gardaient en permanence l’entrée de ses quartiers, une précaution rendue nécessaire par les nombreux assassins envoyés contre lui. Il se rappelait la première fois, et la surprise qu’il avait ressentie lorsqu’un homme avait fait irruption dans sa tente en hurlant à pleins poumons, l’épée au clair. Les assassins n’étaient-ils pas censés faire preuve de discrétion et de subtilité ? Il s’était débarrassé de cet homme, bien sûr, comme il avait survécu aux deux tentatives suivantes, mais de telles distractions lui prenaient du temps et l’exaspéraient. Il avait fini par céder et accepter ces gardes. Mais avaient-ils besoin de prendre leur mission tellement au sérieux et d’être toujours là, tout le temps ? Ils allaient même jusqu’à goûter sa nourriture ! Brajan ne supportait pas de boire sa soupe après que quelqu’un d’autre ait trempé ses lèvres dedans – surtout lorsque le quelqu’un portait une barbe mal rasée et ne semblait pas connaître l’utilisation du savon.
/Interactions ascendant intentions (entourage qui "ne semblait pas connaître l’utilisation du savon" )/
 
 Cependant, ils avaient leur utilité. Comme de tenir à distance les inévitables solliciteurs qui venaient chercher conseil ou assistance. Que les autres membres du conseil règlent ces problèmes – pour sa part, il avait des cartes à étudier. Il attendit donc patiemment que la commotion cesse, comme d’habitude.
/Interactions - mode négociant/
 
 - Je vous jure que si vous ne reculez pas tout de suite, je vous passe cette épée au travers du corps !
 Le bruit de l’acier grinçant doucement sur le cuir : une lame quittait son fourreau. Voilà qui était nouveau. Mais rien que sa garde ne puisse gérer. Après tout, c’était son travail. Quant à lui, il allait_ /?/
/Interactions - mode négociant/
 
 Des gants sales écartèrent les pans de la tente, et le vent de la nuit s’engouffra à l’intérieur. Les innombrables parchemins qui parsemaient la grande table en chêne s’agitèrent en tous sens ; l’encrier que le mage avait fort judicieusement placé sur une carte pour l’immobiliser tomba à terre. C’était un vent humide et mordant, un vent venu des montagnes qui charriait, en même temps que l’odeur fétides des morts et du tombeau, des promesses de neige./Interactions ascendant intentions ("des promesses de neige" )/
 
Brajan eut un frisson et resserra sa cape blanche contre lui. Blanche, immaculée, comme il l’aimait tant. Même s’il ne pouvait se permettre de gaspiller une parcelle de ses Pouvoirs pour imperméabiliser ses chausses, il ne laisserait jamais l’insigne de son ordre souillé. Et la cape restait blanche, la poussière et l’eau miraculeusement arrêtés à un pouce d’elle. De la neige. Ce ne serait pas une mauvaise nouvelle, finalement.
/Interactions ascendant intentions (sans efforts de sa part il verrait "l’insigne de son ordre souillé" - croit-il)/
 
- La neige est blanche, elle aussi, murmura Brajan en regardant d’un air morne ses papiers épars, souillés de boue.
Quelque chose lui disait qu’il devrait se mettre en colère, mais il n’en avait ni le courage, ni l’envie. Il plongea dans les Couleurs et paralysa d’un geste l’intrus qui avait osé rentrer. Un nouveau tueur ? Il avait l’air bien jeune. Le mage prit le temps de l’examiner de la tête aux pieds.
/Interactions ascendant intentions partiellement réflectives("il devrait se mettre en colère"/
 
Il était jeune, probablement pas plus de dix-huit ans, mais ses yeux étaient creusés par la souffrance. La pluie gouttait de ses longs cheveux sur son visage blême, avant de couler sur son armure. De toute évidence, il avait connu des heures violentes. Sa cuirasse, frappée aux armes de Ghodan, était cabossée et de nombreux endroits et il lui manquait une épaulière. Les mailles qui recouvraient ses bras et jambes n’étaient pas dans un meilleur état. La boue et le sang séché maculaient son tabard, et son fourreau était vide. Il portait en main une épée tout aussi fatiguée, une vieille lame informe ébréchée et malodorante. S’il ressentait le moindre inconfort à se voir ainsi paralysé, il ne le montrait pas. Au contraire, son regard était défiant et refusait de se soumettre.  /sans rapport - autre personnage/
Un fanatique, peut-être./Intentions si le narrateur est Brajan/  
 
 Une tête embarrassée se profila à travers l’ouverture, puis une autre. Les gardes hésitèrent un instant avant de pénétrer dans la tente. Brajan haussa un sourcil en voyant leurs pieds bottés projeter encore plus de boue sur ses papiers épars.
 - Vous êtes un peu lents, observa-t-il.
 - On ne pensait pas qu’il poserait problème, Maître. Il a bousculé Jeb, il l’a fait tomber, comme ça, et il est rentré. Mais on est là maintenant. On va le prendre et le donner au sergent. C’est pas la première fois, mais là il est allé trop loin. Il ne vous ennuiera plus.
 Les gardes s’avancèrent et ôtèrent l’épée des doigts sans force du jeune homme.
 - Attendez, fit Brajan, levant une main impérieuse. Vous êtes en train de me dire que vous l’avez déjà vu ?
 - Oui, Maître. Il s’est déjà présenté trois fois aujourd’hui. Mais vous avez dit que vous ne vouliez pas être dérangé. Il refusait de comprendre.
 Le mage se massa les tempes avec lassitude.
 - Reprenez votre poste et laissez-moi lui parler.
 - Mais…
 - Vous pensez vraiment qu’il présente un danger ?
 
 Les deux gardes levèrent les yeux vers le jeune homme désarmé, paralysé, flottant à un pied au-dessus du sol. Ils reculèrent sans un autre mot pour reprendre leur place. Bande d’incapables. Brajan n’avait jamais pris la peine d’apprendre leur nom, et c’était aussi bien comme ça. Demain, il les remplacerait.
/Interactions - mode négociant/
 
 D’un geste, il libéra l’intrus et le laissa tomber au sol. Le soldat trébucha mais ne tomba pas. Bien, très bien. Il avait de l’équilibre.
 - Eh bien, mon garçon. J’espère que tu as une bonne raison de forcer ma porte. Je n’ai jamais été connu comme quelqu’un de patient.
 Le jeune homme s’inclina en une courbette protocolaire. Il alla pour poser sa main sur le pommeau de son épée mais, trouvant le fourreau vide, opta pour la mettre à sa ceinture. Il ne paraissait pas plus affecté que cela par sa capture. Si c’était un assassin, il cachait bien son jeu.
 - Avec votre permission, Maître Brajan De’Stil, j’apporte des nouvelles importantes. Je fais partie du régiment de Meteshayan d’Az, et vos gardes m’empêchent de vous approcher depuis des heures.
 - Avec raison. Voyez un commandant pour cela. Je n’ai pas le temps. En ce moment, je ne m’occupe que de ce qui a trait à la magie.
 - Justement, Maître De’Stil. Seule la magie peut nous aider. Nous avons été attaqués par quelque chose de surnaturel. D’incompréhensible. Je suis un des seuls survivants.
/Interactions - mode négociant/
 
 Brajan eu un rire sans joie. Sa tente était dépourvue du moindre ornement, à l’exception d’un vieux coffre placé à la tête de son lit. La plupart des gens partaient du principe qu’il contenait ses vêtements. Ceux, plus au fait des choses imaginaient une réserve d’artefacts magiques de grand pouvoir. La réalité était plus prosaïque : c’était sa réserve d’alcool. D’un pas lourd, Brajan se dirigea vers le seul réconfort qu’il pouvait espérer en ces temps troublés.
- Parle, grogna-t-il, faisant jouer l’épais loquet de bois.
/Interactions - mode négociant/
 
Il savait d’expérience que les gens ne se sentaient pas à l’aise sous le poids déconcertant de son regard. Ses yeux vairons, une particularité intéressante, figeaient d’effroi ceux qu’il regardait avec colère – mais ils troublaient également ceux à qui il ne voulait nul mal. Il tourna donc délibérément le dos au garçon, qui s’éclaircit la gorge et commença enfin son récit. Plus il parlait, plus le visage de Brajan se fermait. Il se versa un verre de vin, un bon petit vignoble près de Te’ssari et plongea son regard dans le liquide ambré.
/Interactions - mode négociant/
 
- ... des défections de ces trois régiments. Nous sommes de bons guerriers, mais ces bêtes d’ombre sont beaucoup trop étranges pour nous. Nos armes ne leur font rien, et elles se reproduisent à la lumière des torches au lieu de fuir comme nous le pensions. On murmure...
/sans rapport - autre personnage/
 
On murmure beaucoup, lorsque l’on fait partie d’une armée qui se fait décimer. Décimer par des êtres sans chair et sans substance, pures ombres, cauchemars se nourrissant des peurs latentes des belligérants. Un champ de bataille était un endroit idéal pour ces créatures, car les angoisses n’étaient jamais aussi réelles qu’à l’approche de la mort. La crainte du lendemain ne faisait que les renforcer.
/Intentions si le narrateur est Brajan/  
 
Brajan avait prévu cette intervention des Ombres, bien entendu, mais l’avoir prévu ne rendait pas la parade plus évidente. La lumière de la lune pourrait leur être fatale, mais il y avait ces nuages, ces maudits nuages... il grimaça puis se retourna, son verre à la main.
/Intentions réflectives - par exemple "ces maudits nuages..." est un symbole neutre si non mis en évidence par Brajan comme casualité inquiétante/  
 
- Quel est ton nom ? fit-il, la voix douce.
Le soldat s’arrêta en plein milieu de son exposé, alors qu’il narrait d’une voix monocorde la déroute de son propre bataillon. Il ne parvint à soutenir le regard du Maître mage qu’un instant. Ses mains se posèrent involontairement sur son fourreau vide, avant de s’en éloigner comme s’il s’était agi d’une vipère. Il déglutit.
- Baeron Morvan, de la cité libre d’Az, maître.  
- Mais tu m’as l’air d’un garçon fort capable. Tu as eu raison de bousculer mes gardes et de venir me voir. Même si je n’apprécie pas le procédé, ces nouvelles étaient importantes. Alors écoute-moi. J’ai besoin de gens comme toi, prêts à franchir tous les barrages pour délivrer les messages que l’on te confie. Alors stoppe ici ton compte-rendu, j’en ai assez entendu. Les ombres, la peur, les massacres... Va me chercher Teklan. Quoi qu’il fasse, dis-lui de venir immédiatement. Il risque de mal réagir, mais j’ai besoin de ses... lumières.
/Interactions - mode négociant/
 
Il grimaça devant la pauvreté de son jeu de mots, mais on faisait avec ce que l’on pouvait. Le soldat hésita un instant, puis exécuta un salut maladroit et recula hors de la tente avec un air méfiant. Il devait se demander ce qui l’attendait, désormais. Eh bien, pas grand-chose. Le mage n’avait pas l’intention de le punir pour sa conduite. /Intentions réflectives - "on faisait avec ce que l’on pouvait"/  
 
Teklan, par contre… c’était une autre histoire. Brajan n’aurait pas aimé être dans les bottes du jeune garçon. Il grimaça. Même si elles étaient sans doute plus étanches que les siennes./Intentions - intentions menaçante de "Teklan"/  
 
Finalement seul, il leva son verre dans un salut amer puis le vida d’un trait. Il avait besoin d’avoir les idées claires pour ce qui allait suivre, mais un petit peu de vin ne lui ferait pas de mal. Il ressentit le picotement familier, la chaleur de l’alcool se répandant en lui, et entreprit finalement de ramasser ses papiers épars./Action ascendant négociation - manipulations d'objets du décor/ ou négociation pure, les objets agissant réciproquement "la chaleur de l’alcool se répandant en lui"/ Il réfléchissait à ce qu’il allait devoir demander à Teklan. Orgueilleux, brûlant Teklan, comme les flammes auxquelles il commandait. Le Mage Orange était habituellement capable de réchauffer les corps et les coeurs par sa seule présence, de dissiper les nuages et l’obscurité, de brûler les Ombres et dissiper la nuit. L’ennui, c’est qu’il était aussi complètement fou et que cette attente interminable n’avait pas dû améliorer son humeur. Pourtant, ils n’avaient pas le choix.
/Intentions réflectives - "L’ennui, c’est qu’il était aussi complètement fou ..." -> menace/  
X  

 


 [:djall:5]


Message édité par cappa le 05-12-2010 à 21:38:09

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n°24817411
Grenouille​ Bleue
Batracien Azuré
Posté le 05-12-2010 à 19:12:57  profilanswer
 
n°24818877
cappa
Posté le 05-12-2010 à 21:39:20  profilanswer
 


Voilà j'ai fini l'analyse de Brajan sur ton introduction. Petit exercice très sympatique. Je m'attaque à un résumé et je poste ça  [:ekinox06210]


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n°24821148
Progenik
Shark'N'Roll
Posté le 06-12-2010 à 02:34:30  profilanswer
 

Bonjour,
Je me suis mis en quête d'écrire une petite nouvelle sans prétentions.
Je ne suis pas sur que ce soit le topic adéquat mais j'aimerais avoir quelques retours sur le style, etc.
D'avance je sais que j'ai tendance à faire des phrases trop longues, du coup la j'ai fais un effort mais c'est possible qu'il en reste quelques unes...
Sinon je n'ai pas encore bien relu donc il subsiste certainement quelques fautes d'orthographe et de temps...
Le lien vers le texte en question.
C'est la première fois que je fais ce genre d'exercice, mon truc c'est plutôt soit la musique soit le dessin, et je n'ai pas fait de rédaction ou dissert' depuis le bac (y'a quand même 3 ans) donc merci d'être indulgent!

n°24828375
cappa
Posté le 06-12-2010 à 20:26:14  profilanswer
 

Progenik a écrit :

Bonjour,
Je me suis mis en quête d'écrire une petite nouvelle sans prétentions.
-->

Citation :

Episode Pilote : Le Bruit
 
Une journée semblable à toutes les autres prenait fin. Sous un ciel plus que menaçant, il avançait d’un pas serein et décidé, essayant tant bien que mal de filer entre les gouttes. Il n’avait pas cessé de pleuvoir trois jours durant. De grosses gouttes parvenaient tout de même à s’écraser sur le sommet de son crâne, pour finir par ruisseler sur son visage. Il connaissait le chemin tellement bien qu’il pourrait l’emprunter les yeux fermés si les rues n’étaient pas aussi fréquentées. D’ailleurs, ce soir là, elles ne l’étaient pas autant qu’à l’ordinaire. Mais le jeune homme n’y prêta aucune sorte d’intention, déterminé à arriver à destination dans les temps.
 
La pluie s’intensifia, si bien qu’il ne distinguait pratiquement rien à plus de vingt mètres devant lui. Le bonhomme passa au vert lorsque le jeune adulte se présenta face à lui, il traversa l’avenue sans ralentir le pas. Une fois qu’il eut franchi le passage, la pluie se fit d’un coup plus calme. Il leva brièvement les yeux au ciel, ralentissant légèrement sa marche. Puis il reprit son rythme confiant et résolu en tournant à droite le long du lounge bar du coin. La rue montait légèrement, ce qui permettait d’en voir l’autre bout, malgré ses 300 mètres de distance. Étrangement, aucun véhicule ne parcourait cette rue habituellement chargée aux heures de pointes. Seuls quelques passants parsemaient les trottoirs. Mais encore une fois, il n’y fit guère attention.
 
Soudain, alors qu’il se trouvait à mi-chemin, le Bruit résonna au loin. Les sourcils froncés, il ne diminua pas pour autant son allure pensant qu’il s’agissait simplement du fruit de son imagination. Mais une dizaine de secondes plus tard, le Bruit retentit de nouveau, bien plus fort que la première fois. Cette fois le son semblait même provenir directement de l’intérieur de son crâne.  Il stoppa net. Les yeux écarquillés, la respiration bloquée, tous les sens en alerte, le jeune homme resta figé au milieu du trottoir. Lorsque le Bruit se fit entendre une troisième fois, le temps sembla ralentir inexorablement, un peu à la façon des grosses productions hollywoodiennes. Il sentit son cœur expulser le sang dans ses artères. L’instant d’après il pouvait sentir le mélange de plasma et de globule rouge, le parcourir de part en part, repasser dans ses poumons toujours bloqués, et revenir au cœur toujours au ralenti. Le temps revint progressivement à sa vitesse initiale alors qu’un second cycle cardiaque s’achevait et qu’il retrouvait son souffle. Le Bruit éclata une fois de plus, toujours plus intense que la fois précédente et tout s’accéléra. Plus de doute possible, il l’avait bien entendu. Le Bruit était atroce, il vibrait jusqu’à l’intérieur de son cerveau, de ses muscles et de ses os. Sa sérénité laissa place à une panique tétanisante. La pluie s’était arrêtée, mais le Bruit, lui, frappait toujours à intervalle régulier.
 
Il fallait faire vite, il ne pouvait pas rester au beau milieu de cette rue, désormais complètement déserte. Mais quelle direction prendre ? Le Bruit  résonnait tellement fort dans sa tête qu’il lui était impossible de savoir d’où il provenait. Tant pis, il devait atteindre sa destination première. Il reprit alors sa route en courant au beau milieu de la voie.
 
Alors qu’il arrivait à l’entrée pont qui prolongeait la rue, il s’arrêta d’un coup. Posant les mains sur ses genoux pour tenter de reprendre son souffle, il tendit l’oreille à nouveau. Le Bruit semblait s’être évanoui et la pluie avait repris aussi bien qu’elle s’était arrêtée. Une voiture klaxonna en manquant de le renverser. Il se rendit compte en tournant sur lui-même que le trafic avait prit une allure bien plus habituelle. Le jeune homme encore essoufflé rejoignit le trottoir d’un pas hésitant, alors que les gouttes recommençaient à tomber de son nez et le long de ses joues. Il n’y avait aucun doute, il l’avait entendu, mais il semblait avoir disparu aussi vite qu’il était apparu.
 
Une seule personne pouvait l’aider à comprendre ce qui venait de se passer. Mais lorsqu’il saisit son cellulaire, ce dernier n’eut aucune réaction. La batterie était probablement vide. Il n’avait que d’autre choix que de se remettre en route…



 
Pour que je puisse étudier ton personnage je rappatrie ton épisode par ici. Je vais lire tout ça à tête reposée. D'autres peuvent aussi te donner des conseils de style entre temps bien-sûr .


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