Désolé pour la boisson chaude
Pour plus long chez Alien, il y a aussi mon cauchemar qui m'a inspiré alien : le pays imaginaire.
Sinon rédigé hier durant ma pause déjeuner dans un bureau à 33 degrés :
"On nous avait dit que ça ne durerait qu’une semaine voire deux tout au plus. Comme les autres fois. Lorsque le gouvernement a annoncé un confinement pour cause de chaleur extrême, la plupart des personnes avaient déjà cessé de se rendre au travail et restaient au frais : chez elles pour ceux qui avaient la climatisation ou dans les lieux publics, transformés en centre d’hébergement d’urgence. Bibliothèques, musées, bureaux communaux, départementaux et régionaux ne suffirent pas : on finit par mobiliser les lieux privés : cinémas, entreprises climatisées… ça atténua un peu la mortalité des plus fragiles.
Le confinement n’était pas obligatoire ; mais si vous sortiez dehors, même après de longues heures après le coucher du soleil, la température vous cuisait à petit feu. Au départ, certains ont vu ça comme des vacances ; plus de travail, plus d’école, plus d’obligations sociales. La possibilité de se faire ravitailler gratuitement par les enseignes dont les stocks avaient été réquisitionné, limitait grandement les personnes dans les rues.
Le soir, le journal météorologique avec ses prévisions était devenu la grande messe : allait-il faire moins chaud dans 14 jours ? Allait-t-il tomber enfin de l’eau ?
Lorsque les premières coupures d’électricités ont commencé, c’était par vague de 30 minutes, puis de 2h. On nous a expliqué que les centrales photo-électriques et les barrages hydro-électriques n’étaient pas suffisant pour compenser les centrales nucléaires mises à l’arrêt. Quant aux éoliennes, le vent - comme les nuages et la pluie - était porté disparu.
Ça fait maintenant trois jours que l’électricité est coupée et j’utilise la fin de ma batterie d’ordinateur pour taper ces lignes que je vais sauvegarder sur une clé USB, pour la postérité. Les voisins qui avaient des panneaux solaires nous ont dit que plus aucune émission radio ni télé n’étaient diffusées hormis le signal d’urgence qui répétait toutes les 30 secondes « Ne sortez pas de chez vous, ceci n’est pas un exercice ».
Il y a deux jours, certains ont quitté le village pour la ville la plus proche afin de chercher des informations. Nous ne les avons pas revus. La solidarité refait surface en même temps qu’une crainte que les adultes n’osent prononcer à voix haute devant les enfants : est-ce la fin du monde ?"
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