lorelei a écrit :
Les syndicats, ce sont les hommes qui y sont qui les font.
Faudrait ptêt que les gens le comprennent, ça. Juger l'action syndicale à l'aune de ce qui se passe actuellement (8,2 % de Français syndiqués, donc syndicats très politisés) pour décider que ça n'en vaut pas la peine, c'est une fois encore baisser les bras...
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Exactement. D'ailleurs, je crains que je ne brise le coeur de nos sarkozistes les plus convaincus. Le futur homme fort de la France qui gagne a déclaré dans le Parisien d'hier qu'il était favorable à un plus fort taux de syndicalisation.
"Un lecteur du Parisien*: Les syndicats sont-ils trop ou pas assez puissants et faut-il les financer ?
Nicolas Sarkozy: Ils ne sont pas assez puissants. Un syndicat avec davantage d'adhérents est un syndicat moins sectaire et plus responsable. Je vais proposer deux choses. 1. La liberté de candidature au premier tour des élections professionnelles pour casser le monopole des cinq centrales syndicales. 2. La déduction de la cotisation syndicale de son salaire et de ses impôts."
*: Nicolas Sarkozy répondait aux questions d'un groupe de lecteurs.
Si on peut discuter de ses deux propositions, il est indéniable que je ne peux qu'être en accord avec la partie en gras (et je serai loin d'être le seul).
On se plaint que les syndicats ne soient pas représentatifs ? Eh bien si on dépasse les 10% de syndiqués en France on pourra commencer à s'estimer sur la bonne voie. Une réforme peut-être envisagée.
Microco a écrit :
Une réforme portant sur les formations suppose une réforme de l'EN... On se retrouve face aux mêmes blocages...
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Deux choses.
1. La formation n'est liée à l'EN que dans le cas des jeunes et jeunes diplômés. Pour le reste, c'est une question de formation professionnelle.
2. Une réforme de l'EN n'est pas bloquée parce que c'est une réforme de l'EN. Les réformes de l'EN sont pour la plupart des projets personnels de Ministres dont l'égo est complètement déplacé en regard de leur fonction. Chacun d'entre eux clame haut et fort qu'il va réussir, qu'il a raison, et s'enferme tout seul dans une logique délétère. Ca finit irrémédiablement en manifs, et un ministre qui tombe.
Je pense que ça rejoint plus largement le problème de la compétence des ministres.
Microco a écrit :
Parceque la France a beaucoup de fonctionnaires et qu'il faut bien les payer. Les sous qui servent à nourrir ce surnombre de fonctionnaires (ou assimilés) ne va bien évidemment pas à la Recherche.
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Tu confonds R&D des entreprises privées et budget alloué à la recherche publique. Ce qu'on constate aujourd'hui, c'est que les entreprises de la France qui gagne sont de plus en plus généreuses avec leurs actionnaires et de moins en moins généreuses avec leurs investissements en R&D. (exemple).
Microco a écrit :
Le problème, c'est qu'aujourd'hui, le patron ne trouve personne capable de faire fonctionner sa machine dernier cri.
Alors, la société lui répond : "Tu n'as qu'à le former toi-même."
Le patron répond : "C'est pas mon boulot... Je paye déjà pleins d'impôts et mes employés aussi pour que vos fonctionnaires fassent ce travail... Bon, je veux bien , mais, qu'est ce que vous me donnez en échange ? Et qu'est ce que je fais du type si au bout de sa longue formation, il se révèle être un mauvais élément ?"
Et voilà comment est (peut-être) nait le CPE...
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Si le patron forme un mauvais élément, il en supporte la responsabilité. A une époque, c'étaient les entreprises qui formaient leurs ouvriers. Aujourd'hui la formation est pratiquement un tabou en entreprise qui a obligé le législateur à créer "le droit individuel à la formation", droit qui est actuellement difficile à appliquer dans de nombreuses entreprises, dans lesquelles le salarié est floué.
Pourquoi ne serait-ce pas aux entreprises de former leurs salariés ? D'ailleurs ne le font-elles pas déjà partiellement pour adapter le salarié aux spécificités du poste ? Si. Alors pourquoi n'est-ce pas aux entreprises d'assumer cette tâche ? Qui d'autre mieux qu'elles connaît leur propre besoin ?
Exactement. Plus haut dans ce topic, j'avais fait un parallèle entre le CPE et un jeu de chaises musicales.
Plus prosaïquement, l'emploi s'inscrit dans un modèle où tu as un stock d'emplois et un stock de travailleurs.
A un instant donné, une partie du stock d'emploi est pourvue, une est à pourvoir. Une partie du stock de travailleurs a un emploi, le reste non.
On se retrouve en fait avec une problématique d'adéquation travailleur/emploi.
Vu qu'on évalue le nombre de chômeurs le plus souvent à l'échelle nationale (dans notre débat tout du moins), et la diversité des métiers et formation, l'adéquation emploi/travailleur est loin d'être parfaite.
Pour l'améliorer réellement, on peut jouer sur l'orientation et la formation vers les métiers qui proposent des emplois. C'est ce dont je parlais plus haut.
La flexibilité voulue par les patrons, ça permet quoi ? Ca permet de faire tourner plus rapidement les emplois disponibles dans le stock, en changeant plus souvent de travailleur. C'est l'effet principal. Après, il y a le facteur "embauche = prise de risque par l'entreprise", facteur hautement négligeable dans toute entreprise de plus d'une cinquantaine de salariés.
C'est une des raisons qui me pousse à dire que le CPE est une mauvaise réponse à un problème dont le noeud est la formation. Et le pseudo-volet "formation" du CPE n'y change rien. Ce sont TOUS les contrats de travail qui sont concernés.
Jean_Valjean a écrit :
Moi si demain on me propose un CPE (...) je n'hésite pas une seconde. (...) A moins qu'il y ai une solution miracle qui permette d'améliorer la situation des jeunes, sans avoir à untiliser le cpe.
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Si j'ai bien compris, une solution alternative au CPE ne serait acceptable que si elle était miraculeuse ?
Alors que le peu qu'on connaît de l'efficacité des deux mesures phares du CPE, via le CNE, c'est qu'elles ont un effet limité sur la création d'emploi, et que des chercheurs estiment que leur impact au delà des deux ans sera infime ? Là c'est moi qui ne comprend pas.
Cricrou92 a écrit :
Il suffit d'etre logique, si l'entreprise ne propose que des CPE u coirs qu'elle va attiré les JD?? Non elle va s'en mordre les doigts.
Les autres, qui auront gardé leur CDI vont elles les attirés, donc jackpot pour elles
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Ca serait vrai si le stock d'emplois disponibles était très supérieur au nombre d'actifs. Ce qui est bien sûr faux à l'heure actuelle au simple vu du taux de chômage.
Cricrou92 a écrit :
Je te dis juste que les BAC+5 n'ont pas tant de problemes que ca, faut arreter de dire que l'emploi chez tous les jeunes va mal.
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On est content pour eux.
Quid des Bac +4, Bac +3, Bac +2, Bac +1, Bac +0 et autres ?
verslesud a écrit :
Ils auraient été humainement préférable de les titulariser fonctionnaire car leur donner un job qui leurs servirait à coup sur à rien pour plus tard sauf que de créer + de déficit 1500 *12 * 300 000 emplois jeunes * 30 charges sociales = 7 milliards
Donc 7 milliards de déficits ce qui veut dire ces jeunes payés devront eux mêmes plus tard travailler pour rembourser cette dette.
car un jour faudrait la réduire.
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On ne peut être que perplexe face aux raisonnements qui assimilent les fonctionnaires à une perte sèche pour l'Etat. Les clichés ont la vie dure.
Ernestor a écrit :
Tu parles là de Villepin qui a oublié de dialoguer avec les partenaires sociaux avant de sortir le CPE comme la loi Fillon l'obligeait à le faire 
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