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La crise actuelle sera...




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Auteur Sujet :

[ECO] Can it run Crises ?

n°24349891
maponos
Posté le 22-10-2010 à 20:35:42  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

LooSHA a écrit :


Quelqu'un peut-il justifier l'imposture intellectuelle adoptée par la plupart des libécos sur ce forum (et ailleurs) ? :heink:
 
C'est quand même troublant, que ceux qui sont pour une libéralisation de l'économie soient systématiquement des sceptiques sur le sujet des changements climatiques :sarcastic:


Moi je suis sceptique sur le théorie qui veut que le réchauffement climatique soit dû au CO2 émit par l'homme et je ne suis pas libéral. (enfin si peut-être)

mood
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Posté le 22-10-2010 à 20:35:42  profilanswer
 

n°24350100
maponos
Posté le 22-10-2010 à 20:52:07  profilanswer
 

n0name a écrit :


 
Je m'en fou, je suis pas pro Allègre.
Ya des brebis galeuses dans les deux camps. Ca ne remet pas qu'il y a débat entre personnes raisonnables.


Y a pas vraiment débat, ceux qui pensent comme nous sont minimes et pas climatologue en général.
 
Mais j'ai à peu près autant de considération pour la climatologie que pour l'économie  :D

n°24350136
maponos
Posté le 22-10-2010 à 20:53:48  profilanswer
 

n0name a écrit :


 
Je me suis intéressé aux deux camps, et j'avoue que le problème est loin d'être aussi tranché que cela.
Ce que je dénonce par contre, ce sont les solutions retenues et les récupérations politiques/média.
Pareil, je pense que les subventions par exemples aux énergies renouvelables sont dangeureuses dans le sens où elle n'incite pas à l'innovation, mais donnent des rentes pour des vendeurs dont les produits ne sont pas du tout éfficient. Ce sont les vendeurs de panneau solaire/éolienne qui se frotte les mains : ils peuvent gagner beaucoup d'argent sans que la technologie soit mure.


Chute, tu veux que je n'ai plus de travail ou quoi  :fou:

n°24350564
maponos
Posté le 22-10-2010 à 21:13:56  profilanswer
 

Ernestor a écrit :


En gros t'es en train dire qu'un chercheur dans son labo du CNRS a un intérêt économique à bidonner ou exagérer ses résultats pour forcer la main aux gouvernants ?  Ca n'a pas de sens ...
 
Les loobys de pression, basés sur des résultats scientifiques, tu les trouveras dans des entreprises privées, pas dans des labos publiques.


Ca dépend de la ligne de conduite de l'Etat, mais comme tu ne crois pas on complot planétaire. L'Etat dans la logique du nouvel ordre mondial à tout intérêt à monter en mayonnaise le réchauffement climatique.
 

n0name a écrit :


 
Faux. Il faut arrêter cet angelisme publique et la diabolisation privé.
Pas besoin qu'on te force la main quand tu sais que tu auras un financement si ta thèse s'appelle "influence du RC sur la reproduction des scarabés" plutôt que "reproduction des scarabés".


+1
 

Ernestor a écrit :


Pas besoin de quoi ? Tu pourrais exprimer clairement ce que tu penses ?


La climatologie n'est pas une science dure.

Message cité 2 fois
Message édité par maponos le 22-10-2010 à 21:17:15
n°24350813
Camelot2
Posté le 22-10-2010 à 21:24:34  profilanswer
 

Citation :

Ca dépend de la ligne de conduite de l'Etat, mais comme tu ne crois pas on complot planétaire. L'Etat dans la logique du nouvel ordre mondial à tout intérêt à monter en mayonnaise le réchauffement climatique.


 
Pouic?Pouic?

n°24351715
Comet
Posté le 22-10-2010 à 22:12:29  profilanswer
 

re-[:cerveau drapal]

 

Merci aux intervenants de qualité, et plutôt pédagogues (Camelot2, limonaire, etc...), c'est intéressant pour un néophyte (ou non) en économie de zieuter ce topic, juste dommage que les insultes viennent polluer les débuts de débats vraiment intéressants :(...


Message édité par Comet le 22-10-2010 à 22:13:50

---------------
*** ***
n°24351763
Serpico7
Net______________________worK
Posté le 22-10-2010 à 22:15:46  profilanswer
 

Cool Comet. Bienvenue dans la friteuse !  
 

n°24351950
Comet
Posté le 22-10-2010 à 22:27:28  profilanswer
 

Yep serpico  :jap:

 

Pour ne pas rester en HS, petite question: la nouvelle (possible) crise des contrats immobiliers américains va-t-elle se répercuter en Europe, voir en France, selon vous?
En clair, des banques européennes sont-elles concernées?

Message cité 1 fois
Message édité par Comet le 22-10-2010 à 22:28:39

---------------
*** ***
n°24352657
Camelot2
Posté le 22-10-2010 à 23:38:36  profilanswer
 

Comet a écrit :

Yep serpico  :jap:  
 
Pour ne pas rester en HS, petite question: la nouvelle (possible) crise des contrats immobiliers américains va-t-elle se répercuter en Europe, voir en France, selon vous?
En clair, des banques européennes sont-elles concernées?


 
En France, il me semble que les banques n'ont pas trop investi dans les produits structurés de crédits à risque. Selon mes souvenirs, c'est surtout Natixis qui s'en est pris plein la tronche. A priori, les moins-values ont été actées/provisionnées.  
En Belgique, les banques les plus exposées ont soit refilé la patate chaude à l'Etat via une entité spéciale avec garantie en prime (Fortis) soit se sont débarrassées de leur filiale (Dexia avec FSA).
 
A priori, les quelques joyeux lurons qui s'étaient aventurés sur ce terrain (UBS aussi en Suisse) s'en sont désengagés ou ont refilé la patate chaude à une entité publique.  
 
Je reste donc dubitatif sur une 2ème vague en Europe continental (même s'il est fort possible que quelques saloperies trainent dans les placards)...Par contre...aux Etats-Unis...si les procès s'enchaînent avec succès, c'est tout le système hypothécaire US qui part en vrille...Tout bénéf pour les mauvais payeurs, mais faillites assurées pour les établissements de crédit/rehausseurs de crédit/machin biscornu adossé à un crédit/vendeur de CDS/...
 
EDIT: Pour faire simple, sur un portefeuille type "subprime", le mécanisme derrière cette crise juridique est qu'on va passer de 15-20% de défaut où l'on récupère (soyons optimiste) 50% de la valeur de la créance lors du défaut...à 15-20% de défaut où l'on ne récupère rien. Autant dire que c'est parfaitement intenable pour un établissement de crédit.

Message cité 1 fois
Message édité par Camelot2 le 22-10-2010 à 23:42:08
n°24353012
Profil sup​primé
Posté le 23-10-2010 à 00:13:12  answer
 

Citation :

Agences de notation : règne ou tyrannie ?
 
Le marasme financier mondial, on le sait, a été déclenché à la suite de la crise immobilière américaine dite des « subprimes » et ce dès l’année 2007. Cette authentique ruée vers l’immobilier US fut en réalité et à la base un phénomène purement financier car les hypothèques étaient avant la seconde guerre mondiale un instrument peu commun. Nos grands parents avaient effectivement l’habitude de payer comptant leurs acquisitions immobilières, d’où le faible nombre de propriétaires (comparativement à aujourd’hui) jusque vers les années 50. En fait, ce n’est qu’à la faveur de la fondation par les Etats-Unis (juste avant le deuxième conflit mondial) d’organismes dont la mission consistait à acheter les hypothèques détenues par les banques locales que le secteur immobilier connut progressivement une montée en puissance ayant connu son climax dès l’an 2’000 et son délitement dès 2007.
 
Et pour cause car la création de la « Federal National Mortgage Association » – la tristement célèbre  »Fannie Mae » − permit aux établissements financiers locaux et nationaux de nager dans les liquidités procurées par la vente de leurs hypothèques et de consentir en retour d’autres crédits immobiliers à d’autres candidats à la propriété… Ce montage purement financier contribua à l’évidence et de  manière décisive à l’essor du marché immobilier qui devait ainsi progresser notablement puisque 62% des Américains étaient devenus propriétaires en 1960 par rapport à un chiffre d’à peine 40% en 1940. Ce développement substantiel de cette véritable inginérie financière exclusivement dédiée à l’immobilier s’accompagnait  de manière bien compréhensible d’un besoin de distinguer les débiteurs solvables de ceux qui avaient plus de chances de faire défaut dans le règlement de leurs dettes.

C’est ainsi que les autorités US se tournèrent naturellement
vers les trois agences alors actives dans la notation des obligations, à savoir Moody’s, Standard and Poor’s et Fitch, qui étaient déjà à l’époque connues pour leur prestigieux AAA ou pour leur BBB redouté… Ces agences de notation échouèrent cependant totalement dans cette mission de notation de ces titrisations hypothécaires qui furent dès le départ dotées d’une notation favorable car adossées à de la « pierre »… Cette labellisation dont pratiquement tout risque était exclu fut donc un blanc seing accordé aux institutions financières qui consacrèrent ainsi progressivement des sommes de plus en plus importantes aux crédits immobiliers en y provoquant la bulle que l’on connaît. Ce transfert de richesses et des investissements – US et mondiaux – envers des titres classifiés sans risque fut néanmoins interrompu dès le milieu de 2006 à partir du moment où, les prix immobiliers ayant atteint des sommets vertigineux, ce marché commença à décliner.  
 
En fait, l’envolée des défauts de paiement sur ces hypothèques devait forcer investisseurs, banques et autorités de régulation à revenir à la réalité des faits, c’est-à-dire à se rendre compte que ces notations favorables accordées à ces titres par des agences toutes puissantes étaient en réalité fallacieuses… d’où l’éclatement de la bulle et l’implosion d’un système financier qui s’était gavé de titrisations immobilières. Les autorités US portaient néanmoins elles aussi leur part de responsabilité car la SEC avait ainsi décrété d’une part que les banques n’avaient pas le droit d’acheter des titres dont la notation était inférieure à BBB et d’autre part que ces palmarès attribués à ces papiers-valeurs devaient impérativement être de la responsabilité d’agences de notation habilitées et reconnues à cet effet. Ce faisant, la SEC faisait donc une promotion en bonne et due forme d’un véritable cartel … qui continue du reste à sévir aujourd’hui et qui – encore pire - n’est pas contraint à divulguer sa méthodologie de calcul des notes attribuées! Ayant effectivement intelligemment plaidé sa cause en expliquant aux autorités que ses techniques de travail se devaient de rester confidentielles afin de conserver toute leur efficacité, ce groupe de pression put ainsi évoluer en toute impunité dans un océan trouble où le manque de transparence était cautionné par la loi.  

En outre et à l’instar de tout cartel qui décourage activement toute concurrence – c’est-à-dire tout nouveau venu susceptible de rogner des parts de marché -, cette mission de notation se révéla donc être du ressort exclusif des quelques sociétés déjà en place avec, comme conséquence évidente, l’absence de tout mécanisme de correction, de remise en question ou de ré équilibrage qui aurait pu être le fait d’une nouvelle entreprise ayant de nouvelles méthodes. Enfin, non contente de régner en maîtresses sur le marché mondial, ces agences purent en outre se vautrer à volonté dans le conflit d’intérêt manifeste qui consistait à être payées … par les sociétés dont elles devaient assurer la notation! Il va de soi que l’impartialité de ces notes fut inévitablement remise en question du fait d’entreprises amenées à persuader par tous les moyens les agences de notation de la qualité de leur santé financière. Les trois agences de rating ne devaient-elles ainsi pas conserver la notation d’Enron et ce quasiment jusqu’à la débâcle retentissante de ce méga fonds?  

C’est donc le fiasco de ces agences de notation
qui devait par la suite être aux sources de la crise des subprimes dont nous subissons tous encore aujourd’hui les effets pervers. Pourtant, ces agences – responsables de la seconde crise la plus grave dans l’Histoire économique et financière mondiale – ont depuis cet épisode tragi-comique paradoxalement bénéficié d’une montée en puissance de leur influence car elles sont aujourd’hui écoutées religieusement lorsqu’elles notent les Etats souverains.
http://www.gestionsuisse.com/2010/ [...] -tyrannie/

mood
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Posté le 23-10-2010 à 00:13:12  profilanswer
 

n°24353079
Comet
Posté le 23-10-2010 à 00:20:15  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
En France, il me semble que les banques n'ont pas trop investi dans les produits structurés de crédits à risque. Selon mes souvenirs, c'est surtout Natixis qui s'en est pris plein la tronche. A priori, les moins-values ont été actées/provisionnées.  
En Belgique, les banques les plus exposées ont soit refilé la patate chaude à l'Etat via une entité spéciale avec garantie en prime (Fortis) soit se sont débarrassées de leur filiale (Dexia avec FSA).
 
A priori, les quelques joyeux lurons qui s'étaient aventurés sur ce terrain (UBS aussi en Suisse) s'en sont désengagés ou ont refilé la patate chaude à une entité publique.  
 
Je reste donc dubitatif sur une 2ème vague en Europe continental (même s'il est fort possible que quelques saloperies trainent dans les placards)...Par contre...aux Etats-Unis...si les procès s'enchaînent avec succès, c'est tout le système hypothécaire US qui part en vrille...Tout bénéf pour les mauvais payeurs, mais faillites assurées pour les établissements de crédit/rehausseurs de crédit/machin biscornu adossé à un crédit/vendeur de CDS/...
 
EDIT: Pour faire simple, sur un portefeuille type "subprime", le mécanisme derrière cette crise juridique est qu'on va passer de 15-20% de défaut où l'on récupère (soyons optimiste) 50% de la valeur de la créance lors du défaut...à 15-20% de défaut où l'on ne récupère rien. Autant dire que c'est parfaitement intenable pour un établissement de crédit.


 :jap:  


---------------
*** ***
n°24354635
Profil sup​primé
Posté le 23-10-2010 à 11:29:00  answer
 

peaceful a écrit :

http://www.liberation.fr/monde/010 [...] -francaise

 


Citation :

Un ministre belge préfère voir la Wallonie allemande plutôt que française

 

«Quand je vois la situation en France, je comprends qu'il n'y ait plus que trois rattachistes en Wallonie», a ajouté le ministre en évoquant le courant, très minoritaire, qui prône l'union entre la région francophone du sud de la Belgique et la France.

 

«Être rattaché à un pays qui a une culture aux antipodes de la nôtre, c'est ridicule. Chez nous, il n'y a jamais une voiture qui brûle, parce qu'on négocie, parce qu'on a une culture de concertation. On ne va pas tout d'un coup se faire imposer un plan sur les pensions par un gouvernement autoritaire», a insisté Paul Magnette, ancien professeur de sciences politiques et bras droit du président du PS Elio Di Rupo.

 


 

C'est dramatique, on est tellement communistes, que même les socialistes Belge ne veulent pas de nous et préfèrent se rattacher à un pays dont ils ne parlent pas la langue [:rofl]


Purée la mauvaise foi [:ddr555] Le mec critique les décisions autoritaires d'un gouvernement de droite en expliquant que le dialogue, c'est mieux, et toi tu racontes qu'en fait, il voit la France comme "communiste". Sérieux ça n'a pas de prix de te voir enchaîner comme ça.

 
peaceful a écrit :

Citation :

Wall Street Bailout Returns 8.2% Profit Beating Treasury Bonds

 

The U.S. government’s bailout of financial firms through the Troubled Asset Relief Program provided taxpayers with higher returns than yields paid on 30- year Treasury bonds -- enough money to fund the Securities and Exchange Commission for the next two decades.

 

The government has earned $25.2 billion on its investment of $309 billion in banks and insurance companies, an 8.2 percent return over two years, according to data compiled by Bloomberg. That beat U.S. Treasuries, high-yield savings accounts, money- market funds and certificates of deposit. Investing in the stock market or gold would have paid off better.

 

When the government first announced its intention to plow funds into the nation’s banks in October 2008 to resuscitate the financial system, many expected it to lose hundreds of billions of dollars. Two years later TARP’s bank and insurance investments have made money, and about two-thirds of the funds have been paid back. Yet Democrats are struggling to turn those gains into political capital, and the indirect costs of propping up banks could have longer-term consequences for the economy.

 

http://www.bloomberg.com/news/2010 [...] uries.html

 

[:docteur g:2]

  


:D


Message édité par Profil supprimé le 23-10-2010 à 11:32:57
n°24354796
Profil sup​primé
Posté le 23-10-2010 à 12:03:03  answer
 


 
 

Citation :

Il n’est de pire aveugle que celui qui ne veut pas voir…

La Réserve Fédérale Américaine semble ne pas accepter l’idée qu’une politique monétaire – autrement dit la définition des taux d’intérêts – dépasse les cadres conventionnels de l’inflation et des taux de production. C’est ainsi que les autorités US pensent leur stratégie comme si les données économiques prédominantes au sein de leur pays étaient leur seule et unique préoccupation, négligeant – ou feignant d’oublier – que leur dollar est également la première monnaie de réserves au monde… Les organisations internationales – F.M.I. ou même le G-20 – supposées (du moins sur papier) assurer la stabilité du système et l’harmonie des marchés sont pourtant dans l’incapacité totale de régler une probable crise des monnaies sans la coopération Américaine. De surcroît, les déséquilibres financiers et économiques mondiaux sont aujourd’hui aussi massifs que ceux en vigueur aux USA préalablement à la période des subprimes.  
 
Ces tourmentes en devenir glissent pourtant comme du téflon sur M. Bernanke – soucieux d’embrasser torridement un second round de baisses de taux quantitatives – car soucieux des seules considérations intérieures Américaines. La Réserve Fédérale démontre (une fois de plus) son inadmissible déficit de gestion des risques car la crise des devises touchera également et d’abord les Etats-Unis en leur qualité de premier importateur mondial. Dans un contexte actuel excessivement perturbé où les menaces d’interventions et de contrôles des flux de capitaux sont de plus en plus brandies, une crise du billet vert échapperait fatalement à tout contrôle du fait du statut prédominant de cette devise. M. Bernanke se rend-il seulement compte qu’une spirale baissière de sa monnaie aurait des conséquences autrement plus dévastatrices sur son pays que les questionnements - souvent très académiques – relatifs à une dose supplémentaire de baisses de taux quantitatives?
http://www.gestionsuisse.com/

n°24354905
zarkdav
Posté le 23-10-2010 à 12:18:41  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
[:lol wut]
 
Le retour du "Le réchauffement n'existe peut-être pas, laissez faire la main invisible du marché pour régler tous les problèmes éventuels" agrémenté d'un "les modèles c'est tout pourri, on leur fait dire ce qu'on veut".
 
Comment décrédibiliser le libéralisme en une leçon.


 
 [:parisbreizh]  
 
Au débat ce soir: le libéralisme est-il crédible? :o
 
crédible/croire/religion
crédible/crédit/crise
 
 [:dehors2]


---------------
Any sufficiently advanced technology is indistinguishable from magic. -- Arthur C. Clarke, "Profiles of The Future", 1962 (Clarke's third law) | Mes photos (flickr)
n°24354915
zarkdav
Posté le 23-10-2010 à 12:20:43  profilanswer
 

maponos a écrit :


Ca dépend de la ligne de conduite de l'Etat, mais comme tu ne crois pas on complot planétaire. L'Etat dans la logique du nouvel ordre mondial à tout intérêt à monter en mayonnaise le réchauffement climatique.
 


 
Tu viens de gagner un point illuminatus:
 
http://hfr-rehost.net/www.aidd.org/images/illuminati-seal.jpg


---------------
Any sufficiently advanced technology is indistinguishable from magic. -- Arthur C. Clarke, "Profiles of The Future", 1962 (Clarke's third law) | Mes photos (flickr)
n°24354918
Terminatux
Communiste
Posté le 23-10-2010 à 12:21:02  profilanswer
 

L'Expansion accepte (implicitement) la thèse de la surproduction :
 
http://www.dailymotion.com/video/x [...] &start=103
 
Bien sûr la solution présentée est digne de sa ligne éditoriale (baisser les cotisations sociales, oh comme c'est nouveau) mais voilà qui est plus crédible que les assertions de certains sur la prétendue équivalence dans l'évolution des salaires et de la production.

n°24355141
eclipseo
TANSTAAFL!
Posté le 23-10-2010 à 12:59:57  profilanswer
 

pcfal a écrit :

foreclosure gate, voila ou mène la règlementation étatiste qui incite les créateurs de richesses à innover, s'il on avait laissé faire on en serait pas la.
 
Roosevelt I hate you.


 :heink: Les GSE n'ont pas trop de lien direct dans la production de faux.  :D

n°24355151
eclipseo
TANSTAAFL!
Posté le 23-10-2010 à 13:01:33  profilanswer
 

maponos a écrit :


La climatologie n'est pas une science dure.


Ah ?  :D

n°24355195
Profil sup​primé
Posté le 23-10-2010 à 13:07:04  answer
 


Faudra m'expliquer le rapport entre mon post et ta réponse.

n°24358439
Profil sup​primé
Posté le 23-10-2010 à 22:19:20  answer
 

Citation :

Stress tests en toc...
 
 
Les stress-tests européens, c'est du béton... La preuve : six mois plus tard, une banque qui avait été déclaré "sûre" est en quasi-faillite. Oups...
 
Le mois dernier, l'Irlande a annoncé qu’une de ses deux banques nationales, Allied Irish Banks (AIB), était au plus mal, malgré les 25 milliards d'euros d'aides publiques injectées depuis le début de la crise. Finalement, il faudra entre 10 et 15 milliards d'euros supplémentaires... avant la fin de l'année ! Et sinon ? Sinon, c'est la faillite assurée. Ni plus ni moins. La petite embardée fera monter le déficit du pays à... 32%. Une broutille.
 
Euh... Il n'y aurait pas un truc qui cloche, là ? Passons sur le fait qu'une seule banque puisse mettre un Etat à genou. C'est absurde, ridicule, inconséquent... mais c'est le cas dans presque tous les pays du monde, la France en tête. Arrêtons nous plutôt sur un autre point. En mars dernier, la Commission Européenne a réalisé des stress-tests (ie : des simulations de résistance financière) bancaires. Et, à la condition qu'elle lève 7,4 milliards d'ici la fin de l'année, AIB avait été déclaré "sûre". Cette estimation a été confirmée en Juillet. Bang ! A peine deux mois plus tard, la banque annonce qu'elle est en quasi-faillite et qu'il lui faut de toute urgence trouver 3 milliards € de plus que prévu !

Dépêchez-vous d'en rire, avant d'être contraint d'en pleurer... comme dirait Beaumarchais.

 
Le hic, c'est que ces stress-tests ont été réalisés selon certaines hypothèses de tensions économiques et financières. Sans prendre en compte la situation réelle des banques, c'est à dire les stocks de produits moisis qui ne valent plus que pouic, en raison de la crise. Une erreur, une négligence de la Commission ? Pas vraiment, car les nouvelles règles "prudentielles" bancaires dites de Bâle II, entrées en vigueur à la demande des banques, après le début de la crise, rendent totalement impossibles ce genre de considérations. Le système bancaire a encore gagné en opacité et plus personne n'est en mesure de dire si une banque est au top, ou qu'elle est en train de faire faillite. Pas franchement rassurant.

Des puits sans fond ?

 
Le brouillard est aussi épais, de l'autre côté de l'Atlantique. Le mois dernier, le Congrès US estimait que le sauvetage des deux géants hypothécaires américains Fannie Mae et Freddy Mac ne coûterait pas plus de 53 milliards de dollars. Dans le meilleur des cas, il aurait même pu en rapporter 44. Bang ! Hier, les autorités américaines ont balayé ces estimations d'un revers de chéquier : il faudra de nouveau injecter entre 6 et... 215 milliards de dollars, d'ici à 2013. Ou comment perdre entre 50 et 150 milliards en 30 jours, ça laisse rêveur. Le total pourrait ainsi s'élever à 363 milliards $...
 
Tout cela sans prendre en compte la nouvelle crise du Foreclosure-gate qui se profile à l'horizon, bien entendu. Et il parait qu'on est en pleine période de reprise économique... La citation du jour : "Qui prête à rire, n'est pas sûr d'être remboursé" [Raymond Devos]. Ce qui est évidemment faux... dans le monde financier !


http://www.lesmotsontunsens.com/st [...] n-toc-8194

n°24358602
Profil sup​primé
Posté le 23-10-2010 à 22:46:43  answer
 

Petit rappel sur le foreclosure-gate du post au dessus  
 

Citation :

Qu’est-ce que le Foreclosure Gate ?
Pour résumer très rapidement ce Foreclosure Gate – scandale des saisies – de très nombreuses procédures de saisies immobilières aux Etats-Unis viennent de s’avérer complètement illégales. Cela peut sembler peu de chose au départ. Un épiphénomène qui ne concerne pas le reste de l’économie américaine, et encore moins le reste du monde. Mais vous vous rappelez la dernière fois qu’on a entendu parler d’un petit problème prétendument « local » sur le marché immobilier américain ? Oui, les fameux subprime…
 
Le Foreclosure Gate = 700 milliards de dollars de pertes supplémentaires possibles + 750 milliards de dollars de dommages et intérêts + 60 milliards de dollars d’arriérés de taxe
Que se passe-t-il cette fois ? Eh bien une sombre histoire d’hypothèques, de titrisation et de saisies indues. Pour saisir un bien, et entamer la fameuse foreclosure, il faut une créance et une hypothèque.

 
Les crédits subprime avaient été accordés à tort et à travers. Entre 2004 et 2007, la folie s’est emparée du marché immobilier américain. Vous avez de ressources plus que limitées ? Vous êtes obligé d’accumuler trois petits boulots pour boucler vos fins de mois ? Qu’importe, on vous fait miroiter une jolie maison préfabriquée qui deviendra votre home sweet home. En deux temps trois mouvements, vous voilà propriétaire du rêve de votre vie. Des millions de prêts hypothécaires sont accordés… et les banques ne sont vraiment pas regardantes.
 
Puis vient la crise. Les saisies se sont multipliées. Et les équipes des établissements prêteurs étant débordées, certaines procédures de saisies ont même été entamées à tort. Les gens se sont défendus comme des beaux diables, ont pris des avocats. C’est ce que vous feriez, à leur place.
 
Et les avocats ont soulevé un lièvre, un énorme, colossal, lièvre à 700 milliards de dollars.
 
Que s’est-il passé ? De la titrisation –il faut dire qu’elle est de tous les mauvais coups. Les prêteurs voulaient pouvoir faire de jolis petits paquets avec les créances pour former des MBS (Mortgage Backed Securities), vous vous souvenez ? Il s’agissait, bien sûr de répartir les risques … Les banquiers se sont fait beaucoup d’argent avec ces produits financiers vendus pour « sûrs » puisqu’ils reposaient sur du concret, des biens immobiliers bien réels.

Pour faciliter cette titrisation, la finance a eu recours à un artifice… qui serait illégal.

 
L’enregistrement d’hypothèque coûte cher en procédures. Surtout si vous multipliez les transferts de votre hypothèque en l’incluant dans des produits titrisés.
 
Donc, les grandes banques et les deux principaux organismes de prêts hypothécaires, les inénarrables Freddie Mac et Fannie Mae, ont décidé de créer (en 1997) un organisme leur permettant de s’éviter de longues et coûteuses procédures d’enregistrement.
MERS, un système informatisé permettant l’enregistrement des achats et des ventes d’hypothèques – et de sérieuses économies de frais d’enregistrement était né.
 
2008, les subprime sonnent le glas de la folie immobilière. Le nombre de procédure de saisies explose littéralement. Les foreclosure sont signées à tour de bras… tant et si bien que le Wall Street Journal révèle que des employés de GMAC Home Mortgage et de la banque JPMorgan ont admis dans leur témoignage avoir chacun signé 10 000 documents par mois. Tout cela sans véritable contrôle et surtout sans aucun respect des règles fixées pour les saisies hypot
 

Scandale numéro 1 :
les saisies illégales
L’affaire devient alors vraiment nauséabonde… et complexe.
 
1. Les procédures enregistrées par le système MERS ont été jugées illégales, ou du moins non recevables devant un tribunal, et incomplètes. Des millions de prêts peuvent donc être invalidés.
 
2. Avec l’informatisation des actes de ventes/achats, de nombreux documents ont été perdus. Les banques ne s’avèrent plus capables de prouver qu’elles détiennent bien une hypothèque. Les imbroglios se multiplient : certains propriétaires se sont retrouvés face aux envoyés de deux banques différentes venus saisir le même bien, chaque banque prétendant, preuves à l’appui, détenir l’hypothèque.
 
3. Pour remédier aux problèmes de pertes de documents, de nombreuses banques, assistées par des avocats à la morale plus que douteuse, ont produits de toute pièce de faux documents d’hypothèque.
 
4. Et pour couronner le tout, MERS s’est estimé compétent pour décider lui-même des saisies. Or, il n’est qu’un organisme intermédiaire entre les banques qui détenaient réellement l’hypothèque.
 
Rien que pour septembre, 350 000 biens ont été saisis aux Etats-Unis. Des milliers d’Américains pourraient dans les jours qui viennent se regrouper pour attaquer les banques responsables de ce scandale. Motif : escroquerie (fraud).
 
Conclusion, c’est la grande panique aux Etats-Unis. Les saisies effectuées sont-elles légales ? Les nouveaux propriétaires – ceux qui ont achetés un bien saisi – sont-ils légitimes ou le bien appartient-ils aux anciens propriétaires saisis ? Vous imaginez l’imbroglio… et les poursuites judiciaires qui se préparent.
 
Le gouvernement américain vient de décider de suspendre toutes les saisies en cours pour essayer d’y voir plus clair.
 
Si les propriétaires gagnent, les banques pourraient être lourdement condamnées. On parle déjà de 750 milliards de dollars. Eh oui, l’escroquerie, c’est du pénal et les sanctions sont lourdes. Ce qui risque de mettre certaines banques au bord de la faillite. Le gouvernement américain et surtout les contribuables accepteront-ils encore une fois de payer pour sauver les banques des conséquences de leur avidité et de leur malhonnêteté ?

Car ce n’est pas tout.


Scandale numéro 2 :
la fraude aux taxes
En créant le MERS, les banques ont mis en place un système leur permettant de ne pas s’acquitter des taxes dues – en général aux Etats, ou aux municipalités – à chaque enregistrement de prêts ou à chaque modification.
 
Ainsi, le MERS devrait entre 60 à 120 milliards de dollars rien qu’à l’Etat de Californie pour rembourser les taxes d’enregistrement non perçues. Qui va payer ?
 
Scandale numéro 3 : la fraude aux MBS
Si les banques ont créé le MERS, avec son système très léger d’enregistrement des prêts hypothécaires, c’est surtout pour dissimuler ce qui se cache réellement derrière les attractifs MBS. Pour dissimuler que de trop nombreux prêts avaient été attribués à des familles qui auraient du mal à rembourser : bref, que les MBS reposaient sur des crédits même pas subprime mais tout simplement poubelle. C’est ce que le langage marketing de la finance appelait la « répartition du risque ».
 
Le scandale actuel résulterait donc en grande partie de la volonté des banques de cacher aux yeux des autres banques leurs vilains petits secrets et leurs crédits douteux…
 
D’après certaines premières estimations, près de 30% des MBS pourraient être frauduleux.
 
Et là, même une intervention du gouvernement ne pourra rien faire.

Quelles conséquences pour nous ?

Si les banques sont jugées coupables et doivent rembourser ou verser des intérêts soit aux propriétaires floués, soit aux Etats qui n’ont pas reçu les taxes d’enregistrement, soit aux banques qui ont acheté des MBS frauduleux, soit aux assureurs qui ont assurés ces MBS, elles risquent la faillite.
 
Une vague de faillite en série mettrait à mal l’économie, comme l’avaient fait les subprime.
 
D’un autre côté, le Foreclosure Gate pourrait être l’élément déclencheur persuadant la Fed de lancer son quantitative easing 2. Les marchés ont déjà peut-être anticipé ce nouvel afflux de liquidités. Le Dow Jones n’a perdu que -0,29% vendredi dernier. L’argent va rester gratuit pour très très longtemps et les marchés s’en frottent les mains, prouvant une fois de plus leur désintérêt pour l’économie réelle.
 
A la clôture de vendredi soir, Bank of America cédait 5,82% et l’indice KBW des bancaires américaines reculait de 2,63%.
http://www.moneyweek.fr/2010104158 [...] sure-gate/

n°24358718
Camelot2
Posté le 23-10-2010 à 23:03:11  profilanswer
 

Citation :

car les nouvelles règles "prudentielles" bancaires dites de Bâle II, entrées en vigueur à la demande des banques, après le début de la crise, rendent totalement impossibles ce genre de considérations.


 
[:roxelay]
La tranche de rire...
 

Citation :

En ce qui concerne l'Union européenne (et donc l'ensemble des États membres)[4] :
 
    * 26 juin 2004 : publication des recommandations dites « Bâle II » ;
    * 1er janvier 2006 : Les établissements de crédit calculent en parallèle le ratio Cooke (Bâle I) et le ratio McDonough (Bâle II) ;
    * 14 juin 2006 : adoption de la directive européenne (dite CRD) de traduction de l'accord ;
    * 1er janvier 2007 : entrée en vigueur de la directive européenne pour les approches standards et notation interne fondation ;
    * 1er janvier 2008 : entrée en vigueur de la directive pour l'approche notation interne avancée.


 
Bon sinon...confusion solvabilité/liquidité. Un grand classique.

n°24358775
Profil sup​primé
Posté le 23-10-2010 à 23:12:19  answer
 

Camelot2 a écrit :

Citation :

car les nouvelles règles "prudentielles" bancaires dites de Bâle II, entrées en vigueur à la demande des banques, après le début de la crise, rendent totalement impossibles ce genre de considérations.


 
[:roxelay]
La tranche de rire...
 

Citation :

En ce qui concerne l'Union européenne (et donc l'ensemble des États membres)[4] :
 
    * 26 juin 2004 : publication des recommandations dites « Bâle II » ;
    * 1er janvier 2006 : Les établissements de crédit calculent en parallèle le ratio Cooke (Bâle I) et le ratio McDonough (Bâle II) ;
    * 14 juin 2006 : adoption de la directive européenne (dite CRD) de traduction de l'accord ;
    * 1er janvier 2007 : entrée en vigueur de la directive européenne pour les approches standards et notation interne fondation ;
    * 1er janvier 2008 : entrée en vigueur de la directive pour l'approche notation interne avancée.


 
Bon sinon...confusion solvabilité/liquidité. Un grand classique.


 
Sacré camelot, toujours a chercher la coquille ou la paille qui évitera de parler du fond . AIB, les Stress tests pour guignols , curieusement t'as rien a dire  :sarcastic:  
 
Non, le problème c'est Bâle II   [:bledi51]  

n°24358864
Camelot2
Posté le 23-10-2010 à 23:26:06  profilanswer
 


 
[:fail]
 
 

Camelot2 a écrit :


 
Oui, c'est du grand n'importe quoi.
Si j'avais l'esprit mal tourné, je dirais qu'ils ont simulé plusieurs stress-test et ont gardé celui qui faisait "un peu mal" (quelques banques dans le rouge) pour être crédible mais pas suffisamment méchant pour éviter la panique si de grosses banques étaient concernées.
 
Bien sûr, c'est uniquement si j'avais l'esprit mal tourné.
 
Je ferai un commentaire plus complet demain (puis si peaceful veut en faire sur les banques françaises, je suis intéressé par son avis  :) ) mais, de mon humble point de vue de quanti en devenir, c'est de la fumisterie.
 
Juste pour donner un ordre de grandeur...Certains stress-tests pour les assureurs, c'est -35% sur les actions sur un an. Chez les banquiers, c'est -20% sur deux ans.  :D


 

Camelot2 a écrit :

Comme promis, petite analyse de nos joyeux stress-tests...hum non...du stress-test. Sans doute pas le temps d'en faire plusieurs, les pauvres.
 
Conditions du stress-test:

  • Courbe des taux et taux obligations long-terme

       Choc à la hausse sur le court terme de 1.25% (125 bp) et de 0.75% (75 bp) sur le long terme/ Choc à la hausse de 0.7% (70bp) sur les obligations long-terme

  • Conditions macro-économique

      PIB: 0% en 2010, -0.4% en 2011 pour UE27/ -0.2% et -0.6% pour Zone Euro (Rappel 2009: -4.2%)
       Chômage: 10.5% et 11% pour UE27/ 10.8% et 11.5% pour Zone Euro

  • Obligations souveraines

      Perte de valeur variable en fonction du pays: entre 4.7% (Allemagne) et 23.1% (Grèce)
       Dégradation équivalente à 4 notations sur la qualité du crédit

  • Equity

      Perte de valeur de 20%  
 
Les paramètres sont disponibles en fin de rapport (bizarrement, le choc de taux est différent entre texte et tableau, j'ai dû louper un épisode).
 
Ces différentes conditions de stress-test sont ensuite transformées en changement sur la "Probability default" (probabilité qu'un crédit fasse défaut) et "Loss given default" (Pourcentage de perte en cas de défaut). Petit rappel au passage pour les risques de crédit:
 

Citation :

La perte attendue est calculée comme EL = PD*EAD*LGD où EAD est l'exposition lors du défaut.
Exemple: Crédit avec une probabilité de défaut de 2.05%, une exposition de 300 000 euros et sécurisé à 60%, EL = 3690, soit 1.2% de l'actif en question.
 
Le capital à détenir est défini, de manière simplifiée, par k*UL où k dépend du rating que la banque désire et UL représente l'unexpected loss, défini comme l'écart-type des pertes: (PD*(1-PD))^(1/2) *LGD*EAD


 
Résultats
 
Ces différents paramètres vont influencer le dénominateur du Ratio Tier 1 qui est calculé comme la somme pondérée des actifs en fonction du risque associé. On comprend assez vite que ce dénominateur va augmenter vu que le risque de défaut augmente suivant le stress-test appliqué. Ils vont aussi influencer les revenus de la banque vu que les défaut et les pertes associés au défaut auront été plus importantes durant les deux années de simulation.
 
Au final, seules 7 banques voient leur ratio Tier 1 passer sous la barre des 6% (définie arbitrairement...En pratique, on se situe >10%. Le capital minimum requis par Bâle I fixe le ratio à 4%).
 
Commentaires
 
Tout ça pour ça. A vouloir coordonner un stress-test sur un nombre imposant de banques, on en arrive à une telle simplification dans la méthode que les résultats ne peuvent être correctement décortiqués ou analysés:
 

  • Il y a absence complète de prise en compte du risque de liquidité (à part, de manière indirecte, dans la hausse des taux court-terme) alors qu'il s'agit du risque systémique principal qui touche le système bancaire.  
  • Les paramètres du modèle sont, dans certains cas, très optimistes. En terme global, l'évolution du PIB ne reflète pas un "W". L'évolution de la courbe des taux est plus mesurée que la crise de 2008. Au niveau des taux des obligations, seule la Grèce et le Portugal subissent un réel choc.
  • L'impact des pertes de valeur sur le ratio Tier 1 est entièrement compensé par les revenus avant dépréciation. L'impact se produit donc uniquement au niveau du RWA (risk weighted asset, dénominateur abordé précédemment) et sur les pertes liés au trading. Je vous invite à consulter le Chart 14 où l'on constate que les revenus avant dépréciation sont bien supérieurs à 2008 pour un sous-ensemble des 50 banques. La différence entre scénario "adverse" et le benchmark me semble faible (euphémisme). Cette résistance du revenu me semble contradictoire avec une hausse des taux qui doit, forcément, réduire la marge des banques dans un environnement économique difficile où l'on ne peut répercuter l'ensemble de la hausse sur les anciens ou les nouveaux crédits.

Au niveau du paragraphe 85, ils expliquent les raisons (pour l'échantillon total des 50 banques) de cette résistance: les activités hors de l'UE sont impactées différemment, la présence de taux variables qui permet de transmettre la hausse sur le client, l'hypothèse d'une croissance "nulle" qui pourrait aller à l'encontre de l'intention des banques de se débarrasser de certains actifs pour être moins exposé.
On peut comprendre la première raison...Par contre, les suivantes sont fortement discutables: une hausse des taux sur les crédits va forcément à son tour impacter le taux de défaut, sorte d'effet "boule de neige" que les crédits subprimes ont connus...croire qu'on peut répercuter la hausse des taux sur le client dans un environnement économique difficile est une illusion. Enfin, la dernière hypothèse empêche d'analyser la problématique lié à l'évaluation comptable qui oblige certaines banques à se débarrasser d'actifs trop risqués, aggravant les problèmes de liquidité du marché et, in fine, la solvabilité (on en revient au risque systémique).

  • A l'inverse, les pertes de valeur associés au scénario "adverse" semblent correct pour un stress-testing (supérieures à 2009).  


En conclusion, je reste plus que perplexe devant ce stress-test déterministe simplifié à l'extrême qui ne profite même pas de son statut global pour évaluer le risque systémique. Forcément, en déterministe, c'est plutôt compliqué...
 
Il ne donne aucune réelle information sur le comportement du système bancaire en cas de nouvelle récession.


 
 
Sans rancune mon chou.


Message édité par Camelot2 le 23-10-2010 à 23:26:45
n°24358934
Badcow
Posté le 23-10-2010 à 23:36:14  profilanswer
 


 
C'est pas comme si on en avait déjà parlé le lendemain de la publication des résultats...


---------------
"The birds don't fly at the speed of sound" - "There's no replacement for displacement"
n°24359027
peaceful
beati pauperes spiritu
Posté le 23-10-2010 à 23:50:35  profilanswer
 

Le problème c'est qu'il avait probablement pas pigé de quoi on parlait, comme 90% des discussions du topic :o
 
Bon, il a toujours pas pigé ce qui se passe mais si c'est lesmotsontdubullshit.com qui l'écrit ça doit être vrai, donc ça vaut bien un copier/coller. :o
 
Dailleurs c'est rigolo, mais depuis 2/3 jours, je crois que les bolchéviks ont pas bien pigé ce qu'ils font en fustigeant Freddie mac et Fannie mae :D


---------------
"Tout en ne cherchant que son intérêt personnel, il travaille souvent d'une manière bien plus efficace pour l'intérêt de la société, que s'il avait réellement pour but d'y travailler."
n°24359108
Profil sup​primé
Posté le 24-10-2010 à 00:03:52  answer
 

Badcow a écrit :


 
C'est pas comme si on en avait déjà parlé le lendemain de la publication des résultats...


 
On en parlé, mais c'était théorique. Là on voit un cas pratique que ces stress test c'est vraiment du bidon, alors que  les médias ont fait leur "une" (faut pas l'oublier) sur cette merde., et nous ont vendu ça comme un truc sérieux.

Citation :

STRESS TESTS - Christine Lagarde se félicite des résultats des banques françaises

Citation :

« Stress test » réussi pour les quatre grandes banques françaises

Citation :

Tests de résistance: examen réussi pour la KBC et Dexia

Citation :

Pays-Bas : Les quatre grandes banques ont réussi les tests de résistance


 
etc,etc....et j'en passe, et des meilleurs !!
 
Bref, l'économie "mediaticolibérale"  qu'on nous vend tous les jours n'est que du vent. En fait je suis même  sûr que sur cette planète, il n'y pas une personne qui sache, ou l'on va. On est en pleine tempête sur bateau avec à la barre les néolibéraux, sauf que les néolibéraux ont cassés le gouvernail depuis un bon moment déjà.  :o  
 

n°24359132
Profil sup​primé
Posté le 24-10-2010 à 00:08:47  answer
 

peaceful a écrit :

Le problème c'est qu'il avait probablement pas pigé de quoi on parlait, comme 90% des discussions du topic :o

 

Bon, il a toujours pas pigé ce qui se passe mais si c'est lesmotsontdubullshit.com qui l'écrit ça doit être vrai, donc ça vaut bien un copier/coller. :o

 

Dailleurs c'est rigolo, mais depuis 2/3 jours, je crois que les bolchéviks ont pas bien pigé ce qu'ils font en fustigeant Freddie mac et Fannie mae :D

 

Bon tu vas arrêter de raconter n'importe koi sur des articles que je poste parce que ça sort pas du figaro de merde ou des echos de chiotte.

 

Ça commence a bien faire ce mépris pour tous qui n'a pas ton assentiment, connard !!!!

Message cité 3 fois
Message édité par Profil supprimé le 24-10-2010 à 00:10:54
n°24359140
Profil sup​primé
Posté le 24-10-2010 à 00:10:39  answer
 


C'est pas vraiment de sa faute si tu reproches à Camelot2 de "ne pas parler du fond" alors qu'il a traité le sujet en long et en large.

n°24359156
Profil sup​primé
Posté le 24-10-2010 à 00:14:26  answer
 

 

je parle pas de ça, mais ras bol de ces "bullshit" de merde.

 

Je suis pas du tout d'accord avec camelot, mais avec lui au moins on peut discuter. Il n'a pas ce mépris, meme si parfois il est condescendant, c'est plus ironique qu'autre chose.


Message édité par Profil supprimé le 24-10-2010 à 01:19:38
n°24359165
Camelot2
Posté le 24-10-2010 à 00:15:24  profilanswer
 


 
Magnifique rattrapage aux branches. Je te rappelle que tu ne visais pas "les médias" ou "Christine Lagarde" ou "l'économie mediaticolibérale" dans tes propos.
 
Tu es ridicule.

n°24359216
peaceful
beati pauperes spiritu
Posté le 24-10-2010 à 00:24:00  profilanswer
 


 
Allons, allons, restons courtois :o
 
Je vois que le style mélanchon s'impose, c'est rafraichissant, surtout quand on voit comme vous fustigiez l'attitude vulgaire de Sarkozy. :o
 
Ce n'est pas du mépris, je pense réellement que tu ne comprends pas la majorité de nos discussions, je peux te rappeler la discussion sur les interêts de la dette ou les gains de productivité qui passent dans les charges.
 
Enfin c'est pas grave, il y'en a qui progressent, c'est donc que c'est possible, mais il faut en faire le choix; et puis y'a pas qu'HFR dans la vie (dit-il un samedi soir à minuit) :o
 
 
 
 
 
 
 


---------------
"Tout en ne cherchant que son intérêt personnel, il travaille souvent d'une manière bien plus efficace pour l'intérêt de la société, que s'il avait réellement pour but d'y travailler."
n°24359248
Terminatux
Communiste
Posté le 24-10-2010 à 00:30:17  profilanswer
 

peaceful a écrit :

Allons, allons, restons courtois :o
 
Je vois que le style mélanchon s'impose, c'est rafraichissant, surtout quand on voit comme vous fustigiez l'attitude vulgaire de Sarkozy. :o
 
Ce n'est pas du mépris, je pense réellement que tu ne comprends pas la majorité de nos discussions, je peux te rappeler la discussion sur les interêts de la dette ou les gains de productivité qui passent dans les charges.
 
Enfin c'est pas grave, il y'en a qui progressent, c'est donc que c'est possible, mais il faut en faire le choix; et puis y'a pas qu'HFR dans la vie (dit-il un samedi soir à minuit) :o


 
C'est un peu caricatural concernant le style Mélenchon. :o  

n°24359253
Serpico7
Net______________________worK
Posté le 24-10-2010 à 00:30:55  profilanswer
 

Zmed a raison au moins à propos d'une chose en tout cas, il est vraiment dommage que chacun de tes posts contiennent de l'agressivité gratuite ou des insultes "Peaceful"...
 
Quand t'as des remugles comme "bolcheviks" ou autres amabilités qui te remontent du gosier....ravale ton fiel...

n°24359261
Profil sup​primé
Posté le 24-10-2010 à 00:32:42  answer
 

peaceful a écrit :

 

Allons, allons, restons courtois :o

 

Je vois que le style mélanchon s'impose, c'est rafraichissant, surtout quand on voit comme vous fustigiez l'attitude vulgaire de Sarkozy. :o

 

Ce n'est pas du mépris, je pense réellement que tu ne comprends pas la majorité de nos discussions, je peux te rappeler la discussion sur les interêts de la dette ou les gains de productivité qui passent dans les charges.

 

Enfin c'est pas grave, il y'en a qui progressent, c'est donc que c'est possible, mais il faut en faire le choix; et puis y'a pas qu'HFR dans la vie (dit-il un samedi soir à minuit) :

 

Tu fais koi là, a cette heure   :pfff:  :pfff:

 

Et en koi cette new est fausse http://www.lesmotsontunsens.com/st [...] n-toc-8194  ... vas'y je t'écoute . Il est ou le bullshit ?

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 24-10-2010 à 00:33:58
n°24359324
Camelot2
Posté le 24-10-2010 à 00:41:38  profilanswer
 

Serpico7 a écrit :

Zmed a raison au moins plus à propos d'une chose en tout cas, il est vraiment dommage que chacun de tes posts contiennent de l'agressivité gratuite ou des insultes "Peaceful"...
 
Quand t'as des remugles comme "bolcheviks" ou autres amabilités qui te remontent du gosier....ravale ton fiel...


 
Fixed.  :o  
 
Sinon je plussoye, ce n'est guère dans les habitudes, sur ce topic, de s'envoyer du bolchévique mélenchoniste néolibéral mouton miel à la tronche.

n°24359338
peaceful
beati pauperes spiritu
Posté le 24-10-2010 à 00:43:38  profilanswer
 

Serpico7 a écrit :

Zmed a raison au moins à propos d'une chose en tout cas, il est vraiment dommage que chacun de tes posts contiennent de l'agressivité gratuite ou des insultes "Peaceful"...

 

Quand t'as des remugles comme "bolcheviks" ou autres amabilités qui te remontent du gosier....ravale ton fiel...

 

Je pense que Zmed est capable de se débrouiller tout seul comme un grand, tu ne lui fais pas honneur en l'assistant :o

 

Bolchévik est le pendant de néolibéral, ce n'est pas une insulte, sutout que c'est une private joke sur le topic :o

 

Par contre traiter les financiers de voleurs ou de racailles comme ça arrive régulièrement dans les posts de Zmed sans que personne s'en émeuve (même pas les gens concernés), voire les gens de connard oui c'est de l'insulte.

 

Alors la fable du gentil zmedou contre les vilains libéraux aigris un autre jour ok thx :)

Message cité 2 fois
Message édité par peaceful le 24-10-2010 à 00:46:44

---------------
"Tout en ne cherchant que son intérêt personnel, il travaille souvent d'une manière bien plus efficace pour l'intérêt de la société, que s'il avait réellement pour but d'y travailler."
n°24359393
Profil sup​primé
Posté le 24-10-2010 à 00:52:48  answer
 

peaceful a écrit :

 

Je pense que Zmed est capable de se débrouiller tout seul comme un grand, tu ne lui fais pas honneur en l'assistant :o

 

Bolchévik est le pendant de néolibéral, ce n'est pas une insulte, sutout que c'est une private joke sur le topic :o

 

Par contre traiter les financiers de voleurs ou de racailles comme ça arrive régulièrement dans les posts de Zmed sans que personne s'en émeuve, voire les gens de connard oui c'est de l'insulte.

 

Alors la fable du gentil zmedou contre les vilains libéraux aigris un autre jour ok thx :)

 

Pourquoi tu te sens visé.  :D

 

Oui, je persiste et signe, les banquiers  sont des voleurs. Mais je parle pas du pauvre guichetier ou autre vendeur financiers, qui ne fait que son boulot. Je parle du haut de la pyramide.

 

D'ailleurs c'est même pas moi qui le dit, mais Maurice  Allais, un libéral .  :o

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 24-10-2010 à 00:53:34
n°24359424
Camelot2
Posté le 24-10-2010 à 00:56:34  profilanswer
 


 
N+1?N+2?N+3?...
 
Pour savoir le nombre de personnes à décapiter.  :o  
 

n°24359429
peaceful
beati pauperes spiritu
Posté le 24-10-2010 à 00:57:36  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
N+1?N+2?N+3?...
 
Pour savoir le nombre de personnes à décapiter.  :o  
 


 
Attention tu vas le perdre :o


---------------
"Tout en ne cherchant que son intérêt personnel, il travaille souvent d'une manière bien plus efficace pour l'intérêt de la société, que s'il avait réellement pour but d'y travailler."
n°24359445
patx3
Posté le 24-10-2010 à 01:00:11  profilanswer
 


 
Ca commence mal ton article, il confond Allied Irish Bank et Anglo Irish Bank... :D

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