Camelot2 | manu a écrit :
ok, je me suis embrouillé, mais le texte, lu en diagonale, est un peu confusant je trouve (je sais pas pour toi mais moi c'est pas mon taf).
et ça, ça ne m'a pas aidé :
j'ai fait un raccourci :
w : je croyais que c'était 1 million
c : non en fait c'est 30 %
w : ah oui t'as raison
j'en ai donc déduit, fort illogiquement, qu'il n'y avait que 30 % de 1 million et quelques de temps partiel subi.
toutes mes confuses pour ça.
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Ce n'est pas mon taf non plus de lire des papiers de l'INSEE. Mais, lorsqu'on rentre dans un débat, il faut lire le papier jusqu'au bout. Chose que ni toi ni poil@ n'avez fait. Vous avez cité l'introduction, sans la comprendre.
Or, en dernière page, les choses étaient écrites explicitement. Point.
Je ne vous reproche pas d'avoir mal compris (ça arrive à tout le monde), je vous reproche de ne pas avoir lu le document en question.
Confuses acceptées.
manu a écrit :
maintenant, ce que voulais surtout dire, c'est que le taux de temps partiel subi est important, et si on ajoute ceux du chômage, des gens en cdd, des bénéficiaires du rsa (en travaillant ou pas) on arrive à un bilan pas très positif.
( et on s'en fout qu'il y ait des trucs qui se recoupent un peu, ce qui compte c'est que le nombre de cas problématiques est important, tu aimes couper les cheveux en 12 toi ...)
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Voilà encore un exemple typique de "confuses". Comment peux-tu dire que le taux de temps partiel subi est "important"? Important par rapport à quoi? Ce taux a évolué de 3.6% en 1990 jusqu'à 6.8% en 2000 pour revenir à 4.8% en 2008. On pourrait facilement en conclure qu'on est sur une voie d'amélioration par rapport au début de la décennie.
En fait, mon explication est que le marché du travail est devenu plus flexible que dans les milieux des années 80 (lorsque ça allait vraiment très mal). Du coup, au lieu d'avoir une coupure nette entre chômage/CDI temps plein, on a plus de temps partiel entre les deux. D'où l'importance de construire un indice composite de sous-emploi+chômage pour être sûr de ne pas louper certaines tendances. Et celles-ci sont, en France:
-augmentation jusqu'en 1985
-diminution jusqu'en 1990
-augmentation jusqu'en 1997
-diminution jusqu'en 2008 (avec rebond en 2004-2005).
Tant le chômage que le sous-emploi suive cette tendance. Seul le montant absolu est influencé et qui reflète l'augmentation de la précision des statistiques...en 1985, par exemple, de telles situations n'étaient même pas comptabilisées en France.
On peut toutefois avoir une idée de la situation si on prend les statistiques OCDE:
http://stats.oecd.org/Index.aspx?DatasetCode=INVPT_I
Les situations sont parfois fortement contrastées entre pays (la part augmente fortement en Allemagne et en Italie, par exemple), mais on constate que la part de temps partiel subi était de 20% en 1985 et de 16.6% aujourd'hui. Par contre, la part global (au niveau de la population active) est passée de 1.8% à 2.4%.
Ces effets apparemment contradictoires sont en fait facilement explicables:
-Il y a plus d'emplois à temps partiels qu'auparavant, mais de moins en moins d'entre eux sont subis.
Plutôt intéressant comme mécanique. Et loin du bilan négatif global que tu voudrais tirer sur les 20-25 dernières années. En clair: on travaille globalement de moins en moins longtemps et c'est globalement non-subi (i.e. issu d'un désir de l'employé, répondant à ses besoins).
Pour en revenir à ton arithmétique additif. Elle est totalement foireuse. Tu dis que cela se recoupe un peu? Je dis que cela se recoupe énormément. Qui profite du RSA? Précisément une bonne partie de ceux qui sont en situation de sous-emploi et dont une motivation principale est d'augmenter ses revenus (conséquence logique: ils n'ont pas assez de revenus pour l'instant et sont donc fortement susceptibles de faire partie des minima sociaux). Pour les CDD: le taux de sous-emploi est de 19% pour cette catégorie! Contre 4% pour les CDI...
Tu veux parler du nombre de bénéficiaires des minima sociaux? Ok.
En 1990, ils étaient 2.860 millions. En 2008, ils étaient 3 millions. Soit 140 000 personnes en plus. Rapporte ça à la population française et analyse les données en détails, tu vas avoir une drôle de surprise.
Alors vraiment, si tu veux partir dans le discours "tout va plus mal", il va falloir faire mieux que cette addition au ras des pâquerettes motivés par un constat erroné (ça se recoupe peu).
La réalité est que le marché du travail s'est adapté, bon gré mal gré, depuis le milieu des années 80. Avec une augmentation des CDD (stabilisée depuis le milieu des années 90), de l'intérim aussi...ce qui reflète une demande de mobilité et de flexibilité accrue au niveau du contrat de travail. Dans le même temps, le temps de travail diminue constamment et des catégories particulières (les retraités,la classe aisée supérieure) voit son niveau de vie augmenter plus fortement que la moyenne.
Le problème de cette réalité est que le système de protection social n'a pas vraiment suivi en terme de mécanismes. Il a même parfois été contre-productif. La solution de certains (suivez mon regard) est de regretter les bons vieux CDI de Papa, le charbonnage, la vie à l'usine (et la mort aussi, la plupart du temps)...La solution pour d'autres réside dans l'adaptation du marché du travail et du système de protection social à ces changements observés.
En clair, je suis pour un système de protection social fort (donc cher) qui compense l'augmentation de la flexibilité et de la mobilité nécessaire pour les employeurs. Et je finance cette phase transitoire du système en ponctionnant ceux qui ont profité des dernières décennies. Ensuite, une fois le marché du travail réformé, on verra apparaître des marges de manoeuvres supplémentaires vu la réduction du chômage permise par une meilleure adéquation entre les besoins des entreprises et les caractéristiques du marché sus-mentionné qui permettront d'assurer la continuité du financement.
Ou alors, on se met la tête dans le sable...et on prie pour un CDI. Chacun son truc.
manu a écrit :
et je ne parle pas des travailleurs pauvres.
alors bien sur c'est enfoncer des portes ouvertes, mais je me sens régulièrement obligé de ressortir un truc comme ça de temps en temps quand je vois le nombre de posts (pas forcéments les tiens, hein, j'ai pas les chiffres de l'insee sur la répartion des posts de ce topic ...) qui cherchent à expliquer que tout va bien, ou qu'en rustinant 2/3 trucs tout va s'arranger, ou encore (et celle-là c'est ma préférée) que le système économique actuel est forcément le meilleur car il n'y en pas eu d'autre qui ait tenu le coup depuis quelques siècles, siècles durant lesquels la situation était si comparable à aujourd'hui qu'on peut bien évidemment en tirer des conclusions indéniables.
ça n'excuse pas le fait de s'être trompé, mais ça le relativise.
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Le jour où tu me verras proposer des rustines comme réforme, préviens moi.
Mais sinon, oui...je pense qu'une arcane capitaliste libéral est un pré-requis indispensable pour tout système économique.
manu a écrit :
et sinon, t'en as pas marre de ton ton professoral d'avant mai 68, c'est pas parce que quelqu'un se plante sur une interprétation (et encore une fois les chiffres réels du temps partiel subi sont suffisants pour être problématiques à mon sens (5% des actifs, c'est pas rien), ce qui est l'aspect essentiel dans la "discussion" après tout) là ou toi tu ne t'es pas planté que tu peux te permettre de te la pèter comme si t'avais trouvé le moyen de changer le plomb en or ou quoi ...
tu me fais penser à ces gars qu'on rencontre parfois au taf ou quoi, qui se plantent régulièrement sur ce qui est important, sur le fond quoi, et qui un jour te prennent en défaut sur un détail et ne se sentent plus de te le faire remarquer ...
comment il disent omar et fred déjà, super c ...
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N'hésite pas à me montrer où je me suis planté régulièrement sur le fond. Car mon constat est on ne peut plus clair: En France, il y a augmentation des inégalités au profit du 1% les plus riches et des retraités en raison de la compression des salaires dûs aux prestations sociales et de l'augmentation des revenus financiers (dûs en partie à la pression des détenteurs des capitaux qui sont en majorité les retraités).
manu a écrit :
au passage, dans ton premier post qui traitait du temps partiel tu as quand même écrit ça :
t'es au courant que c'est pas grace au genre de théories que tu défends quand même, si le temps de travail légal diminue, donc c'est un brin déplacé de prendre comme argument le résultat du travail de tes "adversaires" pour prouver que le libéralisme c'est bon, non ... ?
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Quelle théorie?
Le fait que l'augmentation de la productivité permet une diminution du temps de travail?
Je n'ai pas nié l'impact des syndicats, relis moi. Mais sans augmentation de la productivité, tu peux toujours courir pour obtenir une semaine de congés en plus.
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