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La crise actuelle sera...




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Auteur Sujet :

[ECO] Can it run Crises ?

n°23334723
W0r1dIndu5​tri35
Posté le 17-07-2010 à 14:19:36  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

zad38 a écrit :


Bah le salaire sera toujours plus élevé que le RSA, donc oui c'est anecdotique, la situation sera préférable.


 
Comme je le disais, il faut le comparer à l'effort fourni. Travailler 169 heures pour gagner 2 € de plus de l'heure, ce n'est pas rentable.
 

zad38 a écrit :


En ce moment pour les non-qualifiés le statut longue durée c'est plutôt le chômage. Et faudrait arrêter de penser que l'offre-demande est uniquement en faveur de l'employeur, un non-qualifié qui se met à bosser pourra plus tard espérer avoir un meilleur poste, expérience oblige (qu'il ne pourra pas obtenir en glandant chez lui au RSA, encore une raison qui fait qu'un travailleur pauvre est préférable à un chômeur).


 
Le chômage est forcément un état transitoire. Ce que tu proposes est forcément un état pérenne. C'est ça qui me dérange dans ce que tu proposes.
 

zad38 a écrit :


Ha bon ? Ca nous est déjà arrivé de diminuer le SMIC ?


 
Je crois que tu fais exprès de ne pas comprendre. C'est pourtant pas compliqué...
 

zad38 a écrit :


...qui se transformeront tôt ou tard en hausse du pouvoir d'achat.


 
Hausse réelle et significative ? Ce n'est clairement pas le cas depuis pas mal d'année. Enfin, pas pour tout le monde. Les plus riches sont très bien augmentés alors que les plus pauvres stagnent. Ou si juste moins de 1% par an, ça suffit pour dire Ouais, cool, ça augmente !
 

zad38 a écrit :


C'est où que tu peux gagner 550€ en bossant "quelques heures", ça m'intéresse  :o  
Et le travail au black est préférable à pas de travail du tout, ce n'est qu'un semi-problème pour moi.


 
C'est pourtant très facile. Tu peux donner des cours particulier, tondre la pelouse, faire de la maçonnerie ou de la peinture etc. Tout ceci peut être payé au moins 15 € de l'heure au noir. Donc si on prend une personne qui est au RSA. S'il prend un travail, il passera de 450 € à 800 € (si on admet qu'on met le SMIC plus bas qu'il est à l'heure actuelle) pour 169 heures travaillées dans le mois. Alors qu'en faisant un peu de black (une trentaine d'heure suffit dans le mois), tu gagnes déjà plus. Bref, l'écart ne serait pas intéressant et pas rentable.
 

zad38 a écrit :


Moins que des chômeurs.


 
Cela a été prouvé ? Car j'avoue que j'ai le sentiment inverse mais ce n'est qu'un sentiment. Un chômeur peut espérer trouver un emploi stable et sortir de son état transitoire. Un travailleur pauvre ne peut plus espérer grand chose...
 

zad38 a écrit :


Golden rofl de platine. Non mais c'est une blague ? Pourquoi on leur filerait un RSA alors ? L'état distribue de la thune comme ça, pour le fun ?


 
Non, ce n'est pas une blague. En France, le travail n'est pas obligatoire. Et le RSA est distribué pour qu'il n'y ait pas 1 million de personne aux abois dans les rues qui viendraient t'agresser pour gagner de l'argent. L'État distribue le RSA pour la paix sociale. Et franchement, c'est pas cher payé.
 

zad38 a écrit :


Si, tu refuses simplement de le comprendre, c'est tout. T'es pas le seul remarque, c'est un réel problème à gauche. Moins de RSA à filer, plus d'expérience et plus d'argent à la fin du mois pour l'ex-chômeur, une entrée plus facile sur le marché du travail pour les moins qualifiés, une plus faible compression du salaire pour tous, etc. Tu es dans l'aveuglement idéologique, c'est tout.


 
On pense donc simplement très différemment. Et je crois pas que l'un puisse raisonné l'autre sur le sujet.


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Les libéraux ne cherchent pas à sortir de la crise ; juste à en profiter
mood
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Posté le 17-07-2010 à 14:19:36  profilanswer
 

n°23334748
W0r1dIndu5​tri35
Posté le 17-07-2010 à 14:23:08  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Pour te parler d'un pays que je connais bien (Singapour) : il n'y a pas de SMIC, le chômage est à 3% et le pays est obligé d'importer de la main d'oeuvre. Les boulots sans qualifications sont moins bien payés, mais de façon plus équitable : un éboueur gagne par ex. plus qu'un ouvrier, parce que l'employeur est naturellement contraint de payer plus pour trouver des volontaires.


 
Es-ce que l'on peut réellement comparer un pays normal et un paradis fiscal vivant sur le dos des autres pays ? Pas vraiment. Si tous les pays devenaient comme Singapour, Singapour devrait changer de politique.
 
Bref, on ne peut pas prendre comme exemple un paradis fiscal.


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n°23334751
philibear
Orbital Bacon
Posté le 17-07-2010 à 14:23:45  profilanswer
 

W0r1dIndu5tri35 a écrit :


 
Par ailleurs, l'Etat n'a pas à aider les entreprises à payer leurs salariés. Soit les entreprises embauchent et payent dans leur globalité l'employé, soit il ne l'embauche.
 


Ben,  ça peut plutôt être vu comme l'état qui force cet ajustement par cotisation-redistribution du rsa-complément des très bas salaire. je trouve ça pas si mal, ça fait une sorte de mutualisation. Mais bon, ça crée des étapes intermédiaires.

n°23334775
W0r1dIndu5​tri35
Posté le 17-07-2010 à 14:26:06  profilanswer
 

philibear a écrit :


Ben,  ça peut plutôt être vu comme l'état qui force cet ajustement par cotisation-redistribution du rsa-complément des très bas salaire. je trouve ça pas si mal, ça fait une sorte de mutualisation. Mais bon, ça crée des étapes intermédiaires.


 
Si on baisse disons le SMIC à 800 € au lieu de 1000 €. Et que l'État compense les 200 €.  
 
Finalement, on pourrait aussi demander en partant de ce principe qu'un fonctionnaire pourrait donner 1/5 de son temps de travail à une entreprise gratuitement. Cela revient grosso-modo au même. Que des entreprises privées ait des travailleurs partiellement gratuit.


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n°23334797
python
Posté le 17-07-2010 à 14:29:31  profilanswer
 

W0r1dIndu5tri35 a écrit :


 
Si on baisse disons le SMIC à 800 € au lieu de 1000 €. Et que l'État compense les 200 €.  
 
Finalement, on pourrait aussi demander en partant de ce principe qu'un fonctionnaire pourrait donner 1/5 de son temps de travail à une entreprise gratuitement. Cela revient grosso-modo au même. Que des entreprises privées ait des travailleurs partiellement gratuit.


 
Moi non plus je ne vois pas l'intérêt d'avoir des travailleur pauvres, ça n'a aucune utilité.  Il faudrait que les salaires soient dictés par des règles universelles que par des gens.  On sait que les patrons vont toujours penser à leur pomme avant de penser à celle du voisin.

Message cité 1 fois
Message édité par python le 17-07-2010 à 14:33:14
n°23334825
Betcour
Building better worlds
Posté le 17-07-2010 à 14:32:10  profilanswer
 

W0r1dIndu5tri35 a écrit :

Es-ce que l'on peut réellement comparer un pays normal et un paradis fiscal vivant sur le dos des autres pays ? Pas vraiment. Si tous les pays devenaient comme Singapour, Singapour devrait changer de politique.


Singapour n'est pas le Liechtenstein ou St Martin, c'est 4 millions d'habitants et des activités industrielles majeures (deuxième port mondial après Shanghai), de l'informatique (Seagate, ST Micro, ...), les biotechnologies, etc.


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°23334833
Betcour
Building better worlds
Posté le 17-07-2010 à 14:33:20  profilanswer
 

python a écrit :

Moi non plus je ne vois pas l'intérêt d'avoir des travailleur pauvres.


Effectivement, chômeur pauvre c'est quand même une autre classe  [:carbon'r:3]


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"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°23334845
W0r1dIndu5​tri35
Posté le 17-07-2010 à 14:34:50  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Singapour n'est pas le Liechtenstein ou St Martin, c'est 4 millions d'habitants et des activités industrielles majeures (deuxième port mondial après Shanghai), de l'informatique (Seagate, ST Micro, ...), les biotechnologies, etc.


 
Cela reste un paradis fiscal. Si cela n'en est pas, je te laisse envoyer un mail au FMI pour leur dire qu'ils se sont trompés.
 
http://fr.wikipedia.org/wiki/Parad [...] 07.5B14.5D
 

Citation :

« Offshore Financial Centers » selon le FMI de 2007
 
 Asie
 
    * Bahreïn
    * Émirats arabes unis
    * Hong Kong (République populaire de Chine Chine)
    * Singapour



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n°23334851
W0r1dIndu5​tri35
Posté le 17-07-2010 à 14:35:35  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Effectivement, chômeur pauvre c'est quand même une autre classe  [:carbon'r:3]


 
Chômeur n'est qu'un état transitoire. Soit tu retrouves un travail, soit tu ne touches plus le chômage mais le RSA.
 
Travailleur pauvre n'est pas un état transitoire mais un état pérenne.


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n°23334856
philibear
Orbital Bacon
Posté le 17-07-2010 à 14:36:23  profilanswer
 

W0r1dIndu5tri35 a écrit :


 
Si on baisse disons le SMIC à 800 € au lieu de 1000 €. Et que l'État compense les 200 €.  
 
Finalement, on pourrait aussi demander en partant de ce principe qu'un fonctionnaire pourrait donner 1/5 de son temps de travail à une entreprise gratuitement. Cela revient grosso-modo au même. Que des entreprises privées ait des travailleurs partiellement gratuit.


Mais l'état prélève pour par ailleurs, on peut pas dire simplement "l'état compense" ni qu'ils sont partiellement gratuit: c'est pris aux entreprises.
M'enfin, je trouve que c'est même gauchiste comme truc. [:klemton]
et pour le 2eme paragraphe, nan le principe c'est que l'état aussi embauche + de fonctionnaires à bas traitement mais qu'il y ait sur les traitements de tout les fonctionnaires une ligne de prélèvement de + pour redistribuer aux fonctionnaires les moins payés. :D

mood
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Posté le 17-07-2010 à 14:36:23  profilanswer
 

n°23334881
python
Posté le 17-07-2010 à 14:39:09  profilanswer
 

W0r1dIndu5tri35 a écrit :


 
Cela reste un paradis fiscal. Si cela n'en est pas, je te laisse envoyer un mail au FMI pour leur dire qu'ils se sont trompés.
 
http://fr.wikipedia.org/wiki/Parad [...] 07.5B14.5D
 

Citation :

« Offshore Financial Centers » selon le FMI de 2007
 
 Asie
 
    * Bahreïn
    * Émirats arabes unis
    * Hong Kong (République populaire de Chine Chine)
    * Singapour




 
Plus longtemps.  L'Internal Revenue Service des États-Unis va augmenter l'observation fiscale ou signer des ententes fiscales avec ces pays mettant fin au secret bancaire.
 
C'est une bonne chose.  
 
Plus de régulation financière, plus de régulation gouvernementale signifie une économie juste et une économie plus forte et plus stable à long terme.  
 
:o

Message cité 1 fois
Message édité par python le 17-07-2010 à 14:40:10
n°23334900
zad38
Posté le 17-07-2010 à 14:40:23  profilanswer
 

W0r1dIndu5tri35 a écrit :

Comme je le disais, il faut le comparer à l'effort fourni. Travailler 169 heures pour gagner 2 € de plus de l'heure, ce n'est pas rentable.


Hé ben on diminue le RSA pour rendre la situation rentable, c'est pas un problème. Qu'on puisse hésiter entre travailler et continuer à se faire entretenir par l'état montre qu'il y a un problème quelque part.

W0r1dIndu5tri35 a écrit :

Le chômage est forcément un état transitoire. Ce que tu proposes est forcément un état pérenne. C'est ça qui me dérange dans ce que tu proposes.


Non, c'est faux, le smicard gagnera de l'expérience et pourra tôt ou tard prétendre à une augmentation de salaire.

W0r1dIndu5tri35 a écrit :

Je crois que tu fais exprès de ne pas comprendre. C'est pourtant pas compliqué...


Bah vas-y explique ?

W0r1dIndu5tri35 a écrit :

Hausse réelle et significative ? Ce n'est clairement pas le cas depuis pas mal d'année. Enfin, pas pour tout le monde. Les plus riches sont très bien augmentés alors que les plus pauvres stagnent. Ou si juste moins de 1% par an, ça suffit pour dire Ouais, cool, ça augmente !


Bah c'est sûr que dans les prochaines années les hausses iront d'abord dans les poches des papy-boomers, mais il y aura hausse quand même.

W0r1dIndu5tri35 a écrit :

C'est pourtant très facile. Tu peux donner des cours particulier, tondre la pelouse, faire de la maçonnerie ou de la peinture etc. Tout ceci peut être payé au moins 15 € de l'heure au noir. Donc si on prend une personne qui est au RSA. S'il prend un travail, il passera de 450 € à 800 € (si on admet qu'on met le SMIC plus bas qu'il est à l'heure actuelle) pour 169 heures travaillées dans le mois. Alors qu'en faisant un peu de black (une trentaine d'heure suffit dans le mois), tu gagnes déjà plus. Bref, l'écart ne serait pas intéressant et pas rentable.


cf première réponse.

W0r1dIndu5tri35 a écrit :

Cela a été prouvé ? Car j'avoue que j'ai le sentiment inverse mais ce n'est qu'un sentiment. Un chômeur peut espérer trouver un emploi stable et sortir de son état transitoire. Un travailleur pauvre ne peut plus espérer grand chose...


C'est faux pour la 3ème fois au moins, un travailleur pauvre grâce à son expérience nouvellement acquise pourra espérer trouver un meilleur travail (mieux que s'il était resté à glander au RSA chez lui ou à faire des conneries au black).

W0r1dIndu5tri35 a écrit :

Non, ce n'est pas une blague. En France, le travail n'est pas obligatoire. Et le RSA est distribué pour qu'il n'y ait pas 1 million de personne aux abois dans les rues qui viendraient t'agresser pour gagner de l'argent. L'État distribue le RSA pour la paix sociale. Et franchement, c'est pas cher payé.


Et bien ce n'est pas une bonne chose. Le RSA devrait servir de filet de sécurité le temps de trouver un emploi, pas à céder à un chantage à la paix sociale.

W0r1dIndu5tri35 a écrit :

On pense donc simplement très différemment. Et je crois pas que l'un puisse raisonné l'autre sur le sujet.


Toi c'est sûr, tu verses trop dans l'idéologie.

n°23334943
W0r1dIndu5​tri35
Posté le 17-07-2010 à 14:46:16  profilanswer
 

python a écrit :


 
Plus longtemps.  L'Internal Revenue Service des États-Unis va augmenter l'observation fiscale ou signer des ententes fiscales avec ces pays mettant fin au secret bancaire.
 
C'est une bonne chose.  


 
Un paradis fiscal se limite uniquement au secret bancaire ?


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Les libéraux ne cherchent pas à sortir de la crise ; juste à en profiter
n°23334981
dante2002
HEUUU NOOOOOOOOON
Posté le 17-07-2010 à 14:49:57  profilanswer
 

zad38 a écrit :


Tu oublies qu'en diminuant le SMIC on observera une baisse significative du chômage. Vu que ce dernier touche avant tout les personnes peu ou pas qualifiées, elles seront à nouveau assez productives pour trouver un emploi correspondant au salaire minimum.
Les salariés au SMIC actuel ne se verront pas tous amputés de 200€. S'ils ont déjà un emploi, c'est que ce dernier était viable au SMIC actuel. Certains salaires baisseront, ceux dont les emplois correspondants "méritaient" moins que le SMIC tout en étant indispensables et qu'on complétait en piquant sur ceux qui méritaient plus (et qui du coup se retrouvaient au SMIC aussi). La compression des salaires vers le SMIC diminuera, d'où une meilleure reconnaissance et une hausse de la motivation pour les autres salariés.
De cette baisse du chômage évidemment, il y aura une plus grande production, d'où une plus grande croissance, et à long terme une hausse du pouvoir d'achat.
Toujours de cette baisse du chômage, il y aura moins de RSA à verser et donc une baisse des cotisations nécessaires, avec donc à la clé une nouvelle hausse du pouvoir d'achat.
Et enfin, toujours grâce à la baisse du chômage, au contraire de ce que tu dis on devrait observer moins d'insécurité.
 
Pour éviter la tentation de rester au RSA plutôt que de se taper un boulot au nouveau SMIC, on peut baisser le RSA, ou renforcer les sanctions pour ceux qui refusent les emplois proposés.
 
Pour les ménages sur-endettés, on en a déjà parlé ici, ça concerne bien plus les accidents de la vie que les pauvres qui s'endettent à l'infini pour leurs dépenses courantes.
 
Pour les loyers, ils devraient baisser un peu pour s'adapter à la nouvelle demande. 800€ de salaire c'est peu certes, on peut songer à ce moment-là à se mettre en couple ou en colocation.
 
 
Après c'est un choix : entre 10% de chômeurs soutenus à bout de bras par les actifs et de nombreux salaires comprimés injustement au SMIC, ou moins de chômage, de meilleurs salaires dans l'ensemble mais avec des travailleurs pauvres (mais pas autant que les chômeurs) dans le tas.


 
 
Pour ce qui est en gras:
 
c'est pas parce que vous répétez 10000 fois une connerie que ça devient vrai hein.
 
Aujourd'hui les patrons veulent (et obtiennent) des bac +2 au smic.
 
Dans un pays adoré des libéraux comme le lux, le SMIC pour les non diplomes est de 1500€/mois, et à partir de bac c'est de 1800€/mois...


---------------
Parce que le vote pour Emmanuel Macron n'est pas un vote de conviction mais une nécessité démocratique
n°23334986
W0r1dIndu5​tri35
Posté le 17-07-2010 à 14:50:49  profilanswer
 

zad38 a écrit :


Hé ben on diminue le RSA pour rendre la situation rentable, c'est pas un problème. Qu'on puisse hésiter entre travailler et continuer à se faire entretenir par l'état montre qu'il y a un problème quelque part.


 
L'augmentation de l'insécurité qui en découlera sera un plus gros problème et il sera plus coûteux.
 
Et il est clairement logique de calculer la rentabilité d'un travail. C'est ce que fait tout le monde.
 

zad38 a écrit :


Non, c'est faux, le smicard gagnera de l'expérience et pourra tôt ou tard prétendre à une augmentation de salaire.


 
Un travail peu qualifié ne demande pas d'expérience. Et donc, tu ne gagnes aucune expérience à faire ces emplois là. J'en ai fait pas mal et y'a aucun gain...
 

zad38 a écrit :


Bah vas-y explique ?


 
Suffit de relire ce que je disais plus haut. J'ai déjà expliqué.
 

zad38 a écrit :


cf première réponse.


 
Sauf qu'on ne travaille pas pour la gloire mais pour l'argent.
 

zad38 a écrit :


C'est faux pour la 3ème fois au moins, un travailleur pauvre grâce à son expérience nouvellement acquise pourra espérer trouver un meilleur travail (mieux que s'il était resté à glander au RSA chez lui ou à faire des conneries au black).


 
Tu n'as jamais du faire un travail payé au SMIC pour penser qu'on peut acquérir de l'expérience...
 
Et le travail au black, c'est pas des conneries, c'est juste du travail pas déclaré. Et quand on est au RSA on peut faire tout un tas de chose et pas forcément glander. T'as une vision assez stéréotypé du monde...
 

zad38 a écrit :


Et bien ce n'est pas une bonne chose. Le RSA devrait servir de filet de sécurité le temps de trouver un emploi, pas à céder à un chantage à la paix sociale.


 
Tu confonds RSA et indemnités chômage.
 
 


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Les libéraux ne cherchent pas à sortir de la crise ; juste à en profiter
n°23335040
zad38
Posté le 17-07-2010 à 15:00:36  profilanswer
 

dante2002 a écrit :

Pour ce qui est en gras:
 
c'est pas parce que vous répétez 10000 fois une connerie que ça devient vrai hein.
 
Aujourd'hui les patrons veulent (et obtiennent) des bac +2 au smic.


Bah normal, on doit piquer sur le salaire des bac+2 pour compléter jusqu'au smic le salaire de ceux qui méritent moins.

dante2002 a écrit :

Dans un pays adoré des libéraux comme le lux, le SMIC pour les non diplomes est de 1500€/mois, et à partir de bac c'est de 1800€/mois...


Bah ils ont peut-être la productivité qui va avec, au hasard ? Regardons leurs stats sur wiki : PIB (PPA) par tête 80 471$ pour le Lux, 34 145$ pour la France soit deux fois moins environ. Donc si tu veux qu'on s'aligne sur le Lux pas de problème, il nous faut donc un smic d'environ 750€/mois pour les non-diplômés et 900€/mois pour le bac  :jap:

n°23335127
zad38
Posté le 17-07-2010 à 15:18:17  profilanswer
 


Oui j'admets que pour cette partie-là je suis particulièrement optimiste/naïf  [:cosmoschtroumpf]  
Mais entre un CV "ça fait un an que je glande" et un autre "j'enchaine des boulots au SMIC" y'a un monde quand même. Ca ne peut QUE être mieux que le chômage pour la suite.

n°23335344
W0r1dIndu5​tri35
Posté le 17-07-2010 à 16:09:59  profilanswer
 

zad38 a écrit :


Mais entre un CV "ça fait un an que je glande" et un autre "j'enchaine des boulots au SMIC" y'a un monde quand même.


 
En fait, pas vraiment. T'as déjà fait des boulots nécessitant aucune qualification ?
 


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Les libéraux ne cherchent pas à sortir de la crise ; juste à en profiter
n°23335542
Black_Jack
Bo_Jack
Posté le 17-07-2010 à 16:46:56  profilanswer
 

W0r1dIndu5tri35 a écrit :


 
En fait, pas vraiment. T'as déjà fait des boulots nécessitant aucune qualification ?
 


Oui moi.
Et je confirme que quand on commence à mettre un pied dans les petits boulots, ça aide à ne pas être déconnecté du milieu. En étant politiquement incorrect, la productivité des chômeurs est largement inférieure à celle des employés au smic. Sans parler des mauvaises habitudes prises (se lever à pas d'heure, ponctualité, etc.)
 
Bon, par la suite, ça m'a aussi aidé à trouver un boulot correspondant à mes qualifications (un an plus tard quand même). Mais sur le cv, expliciter ses petits boulots, c'est mieux que de dire qu'on a fait qu'en chercher !


---------------
Horse_man
n°23335567
zad38
Posté le 17-07-2010 à 16:53:51  profilanswer
 

W0r1dIndu5tri35 a écrit :

En fait, pas vraiment. T'as déjà fait des boulots nécessitant aucune qualification ?


Plusieurs fois en tant qu'ouvrier agricole ou en intérim oui mais jamais sur de longues périodes donc ma vision est probablement biaisée en effet.

n°23335652
W0r1dIndu5​tri35
Posté le 17-07-2010 à 17:16:40  profilanswer
 


 
Moi aussi. Et l'expérience de manutentionnaire, de trieur de colis ou d'inventoriste ne m'a jamais aidé à être "mieux" payé. L'expérience dans ce genre de métier n'existe pas. Vous avez déjà une offre d'emploi du type : Cherche manutentionnaire expérimenté (5 ans d'XP minimum) ?
 

Citation :

En étant politiquement incorrect, la productivité des chômeurs est largement inférieure à celle des employés au smic.


 
Heureusement, non ?

Message cité 1 fois
Message édité par W0r1dIndu5tri35 le 17-07-2010 à 17:18:12

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Les libéraux ne cherchent pas à sortir de la crise ; juste à en profiter
n°23335704
manu
Posté le 17-07-2010 à 17:30:06  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
Je vais être gentil et t'expliquer:
1.La question posée
2.La réponse de l'INSEE
 
Parce que, visiblement, t'as des sérieux (mais alors de très sérieux) problèmes d'analyse de textes.
 
Premièrement, lorsqu'on lit un texte, on tâche d'aller plus loin que l'introduction.
Deuxièmement, on tâche aussi de comprendre les concepts de base employés.
 
Comment est défini le sous-emploi?
 

Citation :

Le sous-emploi comprend les personnes actives occupées au sens du BIT qui remplissent l'une des conditions suivantes :
 
- Elles travaillent à temps partiel, souhaitent travailler davantage pendant la période de référence utilisée pour définir l'emploi, et sont disponibles pour le faire, qu'elles recherchent activement un emploi ou non ;
- Elles travaillent à temps partiel (et sont dans une situation autre que celle décrite ci-dessus) ou à temps complet, mais ont travaillé moins que d'habitude pendant une semaine de référence en raison de chômage partiel, ralentissement des affaires, réduction saisonnière d'activité ou mauvais temps.


 
http://www.insee.fr/fr/methodes/de [...] emploi.htm
 
On constate donc que le sous-emploi est par définition "subi"...D'où mon ricanement certain face à la distinction que tu essayes d'opérer alors qu'elle n'est pas possible à opérer vu la définition employé. En fait, tu as confondus deux notions équivalents:
 

Citation :

Le sous-emploi tel que nous l’avons défini peut également se comprendre comme un « temps partiel subi » dans la mesure où il est imposé.


 
La première partie de ton intervention est donc sans objet et signe d'une incompréhension et d'une mauvaise lecture des définitions et rapports de l'INSEE.
 
Nous avons donc mis en place les définitions, revenons à la question:
-Quelle est le pourcentage de temps partiel subi (i.e. de situations de sous-emploi) dans le nombre total de temps partiel?
La problématique derrière cette question est la suivante: la mise en place du temps partiel est-elle majoritairement issue d'une demande de l'employé (adaptation à sa situation: étudiant, femmes,vieux,...) ou d'une pression de la situation économique/de l'employeur?
 
En dernière page du document ( http://www.insee.fr/fr/ffc/docs_ffc/ip1046.pdf ) (Oui, il fallait aller jusqu'à la dernière page), on trouve la réponse:
 

Citation :

La part de temps partiel subi représente quant à elle le nombre de personnes en situation de sous-emploi rapporté au nombre de personnes travaillant à temps partiel.


 
Ce qui correspond précisément à la question posée. Réponse, pour l'ensemble: 29.1%. Soit 1 197 000 personnes. (Et pas 350 000 personnes dont on se demande bien d'où sort ce chiffre...). Au final, si on y ajoute les 2 millions de chômeurs, on obtient un taux cumulé de 13.17% de chômeurs ou de situations de sous-emploi rapporté à la population active en 2008. On rappellera que l'évolution du sous-emploi et du chômage est fortement corrélé (sans blague...) et que l'évolution de l'indice global ainsi construit reflète grosso modo l'évolution de l'indice du chômage.
 
Ensuite, ton raisonnement d'ajouter "bêtement" les CDD/RSA and inc est biaisé vu que les différents ensembles se recoupent (il n'y a pas indépendance entre le fait d'être au RSA et d'être en situation de sous-emploi). Si tu veux te lancer là-dedans, il va falloir donc affiner un peu ton raisonnement. Bonne chance.


ok, je me suis embrouillé, mais le texte, lu en diagonale, est un peu confusant je trouve (je sais pas pour toi mais moi c'est pas mon taf).
et ça, ça ne m'a pas aidé :

W0r1dIndu5tri35 a écrit :


 
Je veux bien une source car y'a quand même pas loin d'un million de personne pointant à Pole Emploi en ayant un travail à temps partiel et voulant un temps plein...


Camelot2 a écrit :


 
On est à 29.1% en 2005. Il doit être possible de trouver des données plus récentes mais j'ai la flemme.
 
http://www.insee.fr/fr/ffc/docs_ffc/ip1046.pdf


W0r1dIndu5tri35 a écrit :


 
Merci. Effectivement, je pensais que le temps partiel subi concernait plus qu'un tiers des temps partiels...


j'ai fait un raccourci :
w : je croyais que c'était 1 million
c : non en fait c'est 30 %
w : ah oui t'as raison
j'en ai donc déduit, fort illogiquement, qu'il n'y avait que 30 % de 1 million et quelques de temps partiel subi.
toutes mes confuses pour ça.  
 
 
maintenant, ce que voulais surtout dire, c'est que le taux de temps partiel subi est important, et si on ajoute ceux du chômage, des gens en cdd, des bénéficiaires du rsa (en travaillant ou pas) on arrive à un bilan pas très positif.
( et on s'en fout qu'il y ait des trucs qui se recoupent un peu, ce qui compte c'est que le nombre de cas problématiques est important, tu aimes couper les cheveux en 12 toi ...)
et je ne parle pas des travailleurs pauvres.
alors bien sur c'est enfoncer des portes ouvertes, mais je me sens régulièrement obligé de ressortir un truc comme ça de temps en temps quand je vois le nombre de posts (pas forcéments les tiens, hein, j'ai pas les chiffres de l'insee sur la répartion des posts de ce topic ...) qui cherchent à expliquer que tout va bien, ou qu'en rustinant 2/3 trucs tout va s'arranger, ou encore (et celle-là c'est ma préférée) que le système économique actuel est forcément le meilleur car il n'y en pas eu d'autre qui ait tenu le coup depuis quelques siècles, siècles durant lesquels la situation était si comparable à aujourd'hui qu'on peut bien évidemment en tirer des conclusions indéniables.
ça n'excuse pas le fait de s'être trompé, mais ça le relativise.
 
et sinon, t'en as pas marre de ton ton professoral d'avant mai 68, c'est pas parce que quelqu'un se plante sur une interprétation (et encore une fois les chiffres réels du temps partiel subi sont suffisants pour être problématiques à mon sens (5% des actifs, c'est pas rien), ce qui est l'aspect essentiel dans la "discussion" après tout) là ou toi tu ne t'es pas planté que tu peux te permettre de te la pèter comme si t'avais trouvé le moyen de changer le plomb en or ou quoi ...
tu me fais penser à ces gars qu'on rencontre parfois au taf ou quoi, qui se plantent régulièrement sur ce qui est important, sur le fond quoi, et qui un jour te prennent en défaut sur un détail et ne se sentent plus de te le faire remarquer ...
comment il disent omar et fred déjà, super c ...
 
au passage, dans ton premier post qui traitait du temps partiel tu as quand même écrit ça :

Camelot2 a écrit :

Mais il paraît que tout va plus mal...Oser se satisfaire que l'on doive travailler de moins en moins pour le même revenu...quel scandale.


t'es au courant que c'est pas grace au genre de théories que tu défends quand même, si le temps de travail légal diminue, donc c'est un brin déplacé de prendre comme argument le résultat du travail de tes "adversaires" pour prouver que le libéralisme c'est bon, non ... ?

n°23335705
Black_Jack
Bo_Jack
Posté le 17-07-2010 à 17:30:30  profilanswer
 

Il est vrai qu'en France, le smic ôte toute possibilité aux meilleurs ouvriers de négocier leurs salaires, et voient le leur plafonner avec celui des autres. Ce n'est pas forcément vrai ailleurs.


---------------
Horse_man
n°23335718
le_noob
Posté le 17-07-2010 à 17:32:37  profilanswer
 

vandepj0 a écrit :


Et ça fait quel effet de passer deux heures à pisser dans un violon?  
:D  :D  :D


Pas totalement, je ne venais plus ici depuis un moment et j'ai lu  :o  
 
En ce qui concerne Poil@ en effet.

n°23335783
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 17-07-2010 à 17:47:44  profilanswer
 

W0r1dIndu5tri35 a écrit :


 
Moi aussi. Et l'expérience de manutentionnaire, de trieur de colis ou d'inventoriste ne m'a jamais aidé à être "mieux" payé. L'expérience dans ce genre de métier n'existe pas. Vous avez déjà une offre d'emploi du type : Cherche manutentionnaire expérimenté (5 ans d'XP minimum) ?


Tu as fait ça en job d'été ou en attendant de trouver un métier à la hauteur de tes qualifications ? C'est très différent.

n°23335821
W0r1dIndu5​tri35
Posté le 17-07-2010 à 17:52:32  profilanswer
 

radioactif a écrit :

Tu as fait ça en job d'été ou en attendant de trouver un métier à la hauteur de tes qualifications ? C'est très différent.


 
A partir de combien de mois / années cela est significatif ?


---------------
Les libéraux ne cherchent pas à sortir de la crise ; juste à en profiter
n°23335827
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 17-07-2010 à 17:53:52  profilanswer
 

W0r1dIndu5tri35 a écrit :


 
A partir de combien de mois / années cela est significatif ?


Ce n'est pas une question de durée. BJ parle d'une période après ses études où il faisait des petits boulots en attendant de trouver un job à sa hauteur. En job d'été, tu sais pertinemment que l'année suivante tu seras en cours. C'est pas du tout la même pression ni les mêmes objectifs.

n°23335954
W0r1dIndu5​tri35
Posté le 17-07-2010 à 18:19:02  profilanswer
 

radioactif a écrit :


Ce n'est pas une question de durée. BJ parle d'une période après ses études où il faisait des petits boulots en attendant de trouver un job à sa hauteur. En job d'été, tu sais pertinemment que l'année suivante tu seras en cours. C'est pas du tout la même pression ni les mêmes objectifs.


 
Je crois qu'on a dérivé de l'idée initiale. En fait, je disais simplement que c'est pas dans les jobs de manutention qu'on acquiert de l'expérience et qu'on peut, grâce à cette expérience, augmenter son salaire.
 
Car le salaire pour un job ne nécessitant pas de qualification (et n'apportant donc pas d'expérience significative) est lié qu'à une seule chose : l'offre et la demande.


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Les libéraux ne cherchent pas à sortir de la crise ; juste à en profiter
n°23336256
Camelot2
Posté le 17-07-2010 à 19:04:52  profilanswer
 

manu a écrit :


ok, je me suis embrouillé, mais le texte, lu en diagonale, est un peu confusant je trouve (je sais pas pour toi mais moi c'est pas mon taf).
et ça, ça ne m'a pas aidé :
 
 
 
j'ai fait un raccourci :
w : je croyais que c'était 1 million
c : non en fait c'est 30 %
w : ah oui t'as raison
j'en ai donc déduit, fort illogiquement, qu'il n'y avait que 30 % de 1 million et quelques de temps partiel subi.
toutes mes confuses pour ça.  


 
Ce n'est pas mon taf non plus de lire des papiers de l'INSEE. Mais, lorsqu'on rentre dans un débat, il faut lire le papier jusqu'au bout. Chose que ni toi ni poil@ n'avez fait. Vous avez cité l'introduction, sans la comprendre.
Or, en dernière page, les choses étaient écrites explicitement. Point.
 
Je ne vous reproche pas d'avoir mal compris (ça arrive à tout le monde), je vous reproche de ne pas avoir lu le document en question.
Confuses acceptées.
 

manu a écrit :


maintenant, ce que voulais surtout dire, c'est que le taux de temps partiel subi est important, et si on ajoute ceux du chômage, des gens en cdd, des bénéficiaires du rsa (en travaillant ou pas) on arrive à un bilan pas très positif.
( et on s'en fout qu'il y ait des trucs qui se recoupent un peu, ce qui compte c'est que le nombre de cas problématiques est important, tu aimes couper les cheveux en 12 toi ...)


 
Voilà encore un exemple typique de "confuses". Comment peux-tu dire que le taux de temps partiel subi est "important"? Important par rapport à quoi? Ce taux a évolué de 3.6% en 1990 jusqu'à 6.8% en 2000 pour revenir à 4.8% en 2008. On pourrait facilement en conclure qu'on est sur une voie d'amélioration par rapport au début de la décennie.
En fait, mon explication est que le marché du travail est devenu plus flexible que dans les milieux des années 80 (lorsque ça allait vraiment très mal). Du coup, au lieu d'avoir une coupure nette entre chômage/CDI temps plein, on a plus de temps partiel entre les deux. D'où l'importance de construire un indice composite de sous-emploi+chômage pour être sûr de ne pas louper certaines tendances. Et celles-ci sont, en France:
-augmentation jusqu'en 1985
-diminution jusqu'en 1990
-augmentation jusqu'en 1997
-diminution jusqu'en 2008 (avec rebond en 2004-2005).
 
Tant le chômage que le sous-emploi suive cette tendance. Seul le montant absolu est influencé et qui reflète l'augmentation de la précision des statistiques...en 1985, par exemple, de telles situations n'étaient même pas comptabilisées en France.
On peut toutefois avoir une idée de la situation si on prend les statistiques OCDE:
 
http://stats.oecd.org/Index.aspx?DatasetCode=INVPT_I
 
Les situations sont parfois fortement contrastées entre pays (la part augmente fortement en Allemagne et en Italie, par exemple), mais on constate que la part de temps partiel subi était de 20% en 1985 et de 16.6% aujourd'hui. Par contre, la part global (au niveau de la population active) est passée de 1.8% à 2.4%.
Ces effets apparemment contradictoires sont en fait facilement explicables:
-Il y a plus d'emplois à temps partiels qu'auparavant, mais de moins en moins d'entre eux sont subis.
 
Plutôt intéressant comme mécanique. Et loin du bilan négatif global que tu voudrais tirer sur les 20-25 dernières années. En clair: on travaille globalement de moins en moins longtemps et c'est globalement non-subi (i.e. issu d'un désir de l'employé, répondant à ses besoins).
 
Pour en revenir à ton arithmétique additif. Elle est totalement foireuse. Tu dis que cela se recoupe un peu? Je dis que cela se recoupe énormément. Qui profite du RSA? Précisément une bonne partie de ceux qui sont en situation de sous-emploi et dont une motivation principale est d'augmenter ses revenus (conséquence logique: ils n'ont pas assez de revenus pour l'instant et sont donc fortement susceptibles de faire partie des minima sociaux).  Pour les CDD: le taux de sous-emploi est de 19% pour cette catégorie! Contre 4% pour les CDI...
Tu veux parler du nombre de bénéficiaires des minima sociaux? Ok.
En 1990, ils étaient 2.860 millions. En 2008, ils étaient 3 millions. Soit 140 000 personnes en plus. Rapporte ça à la population française et analyse les données en détails, tu vas avoir une drôle de surprise.
 
Alors vraiment, si tu veux partir dans le discours "tout va plus mal", il va falloir faire mieux que cette addition au ras des pâquerettes motivés par un constat erroné (ça se recoupe peu).
 
La réalité est que le marché du travail s'est adapté, bon gré mal gré, depuis le milieu des années 80. Avec une augmentation des CDD (stabilisée depuis le milieu des années 90), de l'intérim aussi...ce qui reflète une demande de mobilité et de flexibilité accrue au niveau du contrat de travail. Dans le même temps, le temps de travail diminue constamment et des catégories particulières (les retraités,la classe aisée supérieure) voit son niveau de vie augmenter plus fortement que la moyenne.
Le problème de cette réalité est que le système de protection social n'a pas vraiment suivi en terme de mécanismes. Il a même parfois été contre-productif.  
 
La solution de certains (suivez mon regard) est de regretter les bons vieux CDI de Papa, le charbonnage, la vie à l'usine (et la mort aussi, la plupart du temps)...La solution pour d'autres réside dans l'adaptation du marché du travail et du système de protection social à ces changements observés.
 
En clair, je suis pour un système de protection social fort (donc cher) qui compense l'augmentation de la flexibilité et de la mobilité nécessaire pour les employeurs. Et je finance cette phase transitoire du système en ponctionnant ceux qui ont profité des dernières décennies. Ensuite, une fois le marché du travail réformé, on verra apparaître des marges de manoeuvres supplémentaires vu la réduction du chômage permise par une meilleure adéquation entre les besoins des entreprises et les caractéristiques du marché sus-mentionné qui permettront d'assurer la continuité du financement.
 
Ou alors, on se met la tête dans le sable...et on prie pour un CDI. Chacun son truc.
 

manu a écrit :


et je ne parle pas des travailleurs pauvres.
alors bien sur c'est enfoncer des portes ouvertes, mais je me sens régulièrement obligé de ressortir un truc comme ça de temps en temps quand je vois le nombre de posts (pas forcéments les tiens, hein, j'ai pas les chiffres de l'insee sur la répartion des posts de ce topic ...) qui cherchent à expliquer que tout va bien, ou qu'en rustinant 2/3 trucs tout va s'arranger, ou encore (et celle-là c'est ma préférée) que le système économique actuel est forcément le meilleur car il n'y en pas eu d'autre qui ait tenu le coup depuis quelques siècles, siècles durant lesquels la situation était si comparable à aujourd'hui qu'on peut bien évidemment en tirer des conclusions indéniables.
ça n'excuse pas le fait de s'être trompé, mais ça le relativise.


 
Le jour où tu me verras proposer des rustines comme réforme, préviens moi.
Mais sinon, oui...je pense qu'une arcane capitaliste libéral est un pré-requis indispensable pour tout système économique.
 

manu a écrit :


et sinon, t'en as pas marre de ton ton professoral d'avant mai 68, c'est pas parce que quelqu'un se plante sur une interprétation (et encore une fois les chiffres réels du temps partiel subi sont suffisants pour être problématiques à mon sens (5% des actifs, c'est pas rien), ce qui est l'aspect essentiel dans la "discussion" après tout) là ou toi tu ne t'es pas planté que tu peux te permettre de te la pèter comme si t'avais trouvé le moyen de changer le plomb en or ou quoi ...
tu me fais penser à ces gars qu'on rencontre parfois au taf ou quoi, qui se plantent régulièrement sur ce qui est important, sur le fond quoi, et qui un jour te prennent en défaut sur un détail et ne se sentent plus de te le faire remarquer ...
comment il disent omar et fred déjà, super c ...


 
N'hésite pas à me montrer où je me suis planté régulièrement sur le fond. Car mon constat est on ne peut plus clair: En France, il y a augmentation des inégalités au profit du 1% les plus riches et des retraités en raison de la compression des salaires dûs aux prestations sociales et de l'augmentation des revenus financiers (dûs en partie à la pression des détenteurs des capitaux qui sont en majorité les retraités).
 

manu a écrit :


au passage, dans ton premier post qui traitait du temps partiel tu as quand même écrit ça :
 
t'es au courant que c'est pas grace au genre de théories que tu défends quand même, si le temps de travail légal diminue, donc c'est un brin déplacé de prendre comme argument le résultat du travail de tes "adversaires" pour prouver que le libéralisme c'est bon, non ... ?


 
Quelle théorie?
Le fait que l'augmentation de la productivité permet une diminution du temps de travail?
 
Je n'ai pas nié l'impact des syndicats, relis moi. Mais sans augmentation de la productivité, tu peux toujours courir pour obtenir une semaine de congés en plus.
 

n°23336284
zad38
Posté le 17-07-2010 à 19:09:03  profilanswer
 

W0r1dIndu5tri35 a écrit :

Je crois qu'on a dérivé de l'idée initiale. En fait, je disais simplement que c'est pas dans les jobs de manutention qu'on acquiert de l'expérience et qu'on peut, grâce à cette expérience, augmenter son salaire.
 
Car le salaire pour un job ne nécessitant pas de qualification (et n'apportant donc pas d'expérience significative) est lié qu'à une seule chose : l'offre et la demande.


C'est vrai  :jap:  
Néanmoins je pense toujours que ça doit apporter plus d'opportunités, plus de motivation pour suivre des formations, etc. Comme le dit Black_Jack on n'est pas déconnecté du système.

n°23336642
poilagratt​er
Posté le 17-07-2010 à 20:12:01  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
Tu tentes de décrire le fonctionnement du système. Il faut, a minima, comparer ton raisonnement à l'histoire de ce même système. Si ton raisonnement n'arrive même pas à expliquer les 30-40 dernières années, comment pourrait-il avoir plus de poids que le mien pour le futur?
J'ai tout de même l'avantage sur ton paradigme que le mien explique en grande partie l'évolution passé et donc, par analogie, semble le plus à même d'expliquer l'évolution future.
 
Il n'y a absolument aucun raison pour que ta grille de lecture soit plus pertinente. Tu ne peux passer autrement que par une étude du passé pour prédire quelque peu l'avenir, tenter de découvrir les mécanismes en jeu. Or, manifestement, tu as un sérieux souci à ce niveau si tu considères que mon raisonnement explique assez bien ce qui s'est passé jusqu'à aujourd'hui.  :D  
 
 
 

J'explique les 30- 40 dernières années comme suit:
 
Le capital a eu besoin de la totalité des travailleurs, jusque milieu des années 70.  (plein emploi, chômage quasi nul)
 
Les travailleurs étaient alors en position de force (on avait besoin d'eux) pour négocier les acquis sociaux.
 
Ces 35dernières années nous vivons sur cette lancée.  
Les acquis sociaux n'ont évidemment pas disparus du jour au lendemain, mais ils sont rognés petits à petit.
 
Avant, par ex., le travail précaire n'était pas autorisé (sauf saisoniers pour récolter les fruits)
Aujourd'hui c'est la norme!
 
Le chômage était indemnisé à plus que le dernier net, jusqu'à 2années!  
 
etc.
Et  ça va continuer en ce sens.
 
Ensuite il est absurde de considérer que le futur est la continuité du présent, puisque le contexte évolue en permanence.
C'est pas parce que ça a marché pendant 200ans que ça va marcher éternellement! C'est écrit ou ça??
 
 
Par contre découvrir les mécanismes en jeu, je ne fais que ça, et me base dessus. Donc pouët pouët. :o

Message cité 2 fois
Message édité par poilagratter le 17-07-2010 à 20:29:30

---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°23336704
poilagratt​er
Posté le 17-07-2010 à 20:22:18  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
Tu oublies le passage au tertiaire. Ensuite, ce ne fut pas réellement une reconversion mais tout simplement l'extinction progressive d'un secteur. Ainsi, les agriculteurs n'ont pas été "renouvelés" car il n'y avait plus besoin de les renouveler. Il me paraît peu vraisemblable que l'on ait transformé des agriculteurs en ouvriers.
Donc, il y a eu création de nouveaux emplois. Dans l'industrie d'abord (révolution industrielle => jusqu'à la moitié du XXème), dans le secteur tertiaire ensuite.
 
Il est toujours profitable de créer de nouveaux débouchés, d'augmenter les échanges commerciaux. La création de valeur ajouté ne se fait pas en s'accrochant tel une moule à son rocher à la sidérurgie de Papa.
 
J'insiste: la mutation constante du système économique, la mutation constante des besoins n'est pas prête de s'arrêter. Tout d'abord parce que l'ensemble de la planète n'a pas encore atteint notre niveau de vie. Mais aussi, et surtout, parce que la mutation technologique, l'adaptation au monde et l'adaptation du monde (au sens large, univers compris) ne connaît que peu de limites à l'échelle humaine.
Ainsi, on peut raisonnablement penser que la filière du recyclage et des énergies renouvelables va prendre, dans l'avenir, la place de l'industrie pétrolière, du plastique and inc dans l'avenir.
 
Dans ton discours, on note souvent cette idée que nous avons atteint une sorte de seuil de développement...qu'après avoir filé un frigo à tout le monde, on est en train de créer des besoins inutiles, voire destructeurs. C'est oublier tous les défis qui nous attendent, c'est oublier l'inventivité humaine, la recherche scientifique. Qui aurait pu imaginer toutes les applications du laser? Des micro-ondes? Des molécules de synthèse? Des nano-technologies?
Du coup, ton discours sonne faux. Creux. Je ne pense pas que l'humanité atteindra jamais une "borne", une "limite" qui la contraindrait au statu-quo. Et si une telle chose se produisait, je pense que l'humanité s'éteindrait progressivement. Par manque de buts. Par ennui même. Soit, passons au reste...je dévie un peu...
 
 


 
Ben ok, il y a mutation permanente des activités économiques. Un secteur disparait, d'autres apparaissent.
 
MAIS  pour que les travailleurs soient en position de force (indispensable pour négocier, il leur faut travailler là ou le capital a besoin d'eux, avec évidement profit.
 
C'est le cas des secteurs industriels pour peu qu'ils aient des débouchés (sinon on ferme)
 
Les salaires et conditions de travail des autres secteurs (artisanat, petit commerces, etc...) s'alignent sur les conditions négociées par le secteur industriel, dans la mesure ou il ya quasi plein emploi.
 
Si les emplois industriels diminuent (mécanisation, mondialisation), la pression du chômage dégrade les conditions de travail, à commencer par les salariés les moins bien protégés (services)
 
Le pouvoir d'achat des salariés de ces secteurs commence à baisser, ceux des chômeurs aussi.
Moindre demande, et donc réduction de la prod.
 
La spirale infernale est lancée.
 
De nouveaux secteurs industriels apparaisent bien sur, mais ne demandent que peu de main d'oeuvre. (d'ou les bas prix de tous les produits industriels.)  
ça ne modifie pas le phénomène de fond.
 
Les prix des produits industriels baisse, c'est exact. Mais pas les autres!  
Et les travailleurs n'ont plus les moyens de financer les besoins de base (logement, nourriture).


Message édité par poilagratter le 17-07-2010 à 20:32:31

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Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°23336735
poilagratt​er
Posté le 17-07-2010 à 20:27:53  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
Grâce à la hausse de la productivité. Toutes choses égales par ailleurs, avec 2x moins d'heure de travail, tu fournis le même profit (la même valeur ajoutée) à l'entreprise. Elle va donc te rémunérer de la même manière si tu divises ton nombre d'heure de travail par deux.
La question est plutôt: pourquoi baisserait-elle ton salaire?
 
 

Curieuse question.  Tu connais la Loi du marché??
 
 Elle baisse pas les salaires des personnes en place, car c'est quasi interdit, quoique..., mais elle baisse les salaires d'embauche, ou licencie en délocalisant éventuellement.
 
Elle respecte la loi du marché, tout simplement, qui s'applique aussi au marché du travail.
 
Les salaires d'embauche baissent d'autant plus que le chômage dans le secteur concerné est important.
La limite étant le SMIC, et c'est pour ca qu'on observe un tassement des salaires au niveau du SMIC.
 
Il s'agit la de phénomène qui s'étalent sur des années.
 
 
Si la productivité augmente, l'entreprise va soit augmenter ses profits, soit baisser ses prix pour gagner en compétitivité,
Elle n'augmentera surement pas les salaires si elle n'a aucun problème à recruter les personnes dont elle a besoin.
 


Message édité par poilagratter le 17-07-2010 à 21:36:05

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Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°23336839
W0r1dIndu5​tri35
Posté le 17-07-2010 à 20:49:38  profilanswer
 

Citation :

Grâce à la hausse de la productivité. Toutes choses égales par ailleurs, avec 2x moins d'heure de travail, tu fournis le même profit (la même valeur ajoutée) à l'entreprise.


 
C'est vrai.
 

Citation :

Elle va donc te rémunérer de la même manière si tu divises ton nombre d'heure de travail par deux. La question est plutôt: pourquoi baisserait-elle ton salaire?


 
Car la distribution de la richesse produite peut ne pas rester identique. C'est le cas depuis 30 ans.
 
De ce fait, le salaire peut ne pas suivre exactement l'augmentation de la valeur ajoutée produite.
 


---------------
Les libéraux ne cherchent pas à sortir de la crise ; juste à en profiter
n°23336924
Badcow
Posté le 17-07-2010 à 21:08:28  profilanswer
 

poilagratter a écrit :

J'explique les 30- 40 dernières années comme suit:
 
Le capital a eu besoin de la totalité des travailleurs, jusque milieu des années 70.  (plein emploi, chômage quasi nul)
 
Les travailleurs étaient alors en position de force (on avait besoin d'eux) pour négocier les acquis sociaux.
 
Ces 35dernières années nous vivons sur cette lancée.  
Les acquis sociaux n'ont évidemment pas disparus du jour au lendemain, mais ils sont rognés petits à petit.
 
Avant, par ex., le travail précaire n'était pas autorisé (sauf saisoniers pour récolter les fruits)
Aujourd'hui c'est la norme!
 
Le chômage était indemnisé à plus que le dernier net, jusqu'à 2années!  
 
etc.
Et  ça va continuer en ce sens.
 
Ensuite il est absurde de considérer que le futur est la continuité du présent, puisque le contexte évolue en permanence.
C'est pas parce que ça a marché pendant 200ans que ça va marcher éternellement! C'est écrit ou ça??
 
 
Par contre découvrir les mécanismes en jeu, je ne fais que ça, et me base dessus. Donc pouët pouët. :o


 
Après l'anti-économie, voici l'anti-histoire !
 
La France en 1945, c'est un pays rural à 80% et ce qui a rendu possible le développement après-guerre, c'est l'arrivée massive de la mécanisation dans les campagnes grâce au livraisons de tracteurs d'origine US dans le cadre du plan Marshall.
 
A cette époque, le rationnement est toujours d'actualité et le gouvernement "met le paquet" pour développer le territoire, l'eau courante et l'électricité arrivent massivement dans toutes les communes de France et de Navarre, l'objectif est de revenir le plus vite possible à un état d'indépendance alimentaire.
 
Avec la hausse de la productivité, on assiste à l'augmentation du niveau de vie des populations rurales, et à une diminution du besoin de main d'œuvre qui peut ainsi commencer des études (grâce à la pré-existence d'un excellent système éducatif).
 
On assiste ainsi à une transition majeure de la société (du secteur primaire au secteur secondaire) et à un exode rural massif. Ce développement important est basé sur deux facteurs qui me semblent prépondérants, à savoir une population dynamique (donc jeune) et un accès aux MP (dont l'énergie)  à bas prix.
 
Au début des années '70 (et '80), patatra, premier et deuxième chocs pétroliers, la machine commence à gripper. Devant ce premier problème, la société se cristallise et des décisions politiques malheureuses (en tout cas irréfléchies, comme la retraite à 60 ans) aggravent la situation. Le retournement démographique fait le reste, les charges sociales et les prélèvements augmentent chaque année, rognant à peu près toutes les augmentations de salaires bruts et rendant difficile la diminution du chômage.
 
La demande de rentabilité du capital (détenu majoritairement par les "aînés" ) se charge de rogner les pouillèmes qui restent.
 
Mon opinion est que le seul moyen de s'en sortir est de remettre les choses à plat :
- suppression du bouclier fiscal ET suppression de l'ISF,
- établissement d'une imposition unique sur tous les revenus (donc incluant les donations et héritages), progressive par tranches, adaptée annuellement à la distribution des revenus FR, avec des tranches au-delà de 40% (au moins jusqu'à 60% pour être économiquement viable, et de mon point de vue jusqu'à 80%), et suppression de toutes les niches fiscales,
- Modulation du taux de TVA en fonction de l'origine des produits et d'accords bilatéraux signés avec ces pays (du genre 10% et 25% pour les pays "avec accord", et 25% et 50% pour les pays "sans accords" ). A voir si c'est autorisé par les instances internationales.
- suppression du SMIC MAIS généralisation du RSA qui deviendrait un "impôt positif" et viendrait en complément du salaire pour permettre à tous les travailleurs de pouvoir vivre correctement (ou permettre de "faire une coupure" en s'investissant dans du bénévolat tout en conservant un minimum vital).


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"The birds don't fly at the speed of sound" - "There's no replacement for displacement"
n°23336976
Camelot2
Posté le 17-07-2010 à 21:19:31  profilanswer
 

poilagratter a écrit :

J'explique les 30- 40 dernières années comme suit:
 
Le capital a eu besoin de la totalité des travailleurs, jusque milieu des années 70.  (plein emploi, chômage quasi nul)  


 
 
(1)Pas compris. Pourquoi tu dis "le capital"? Pour ma part, je considère que c'est le développement (technologique principalement) de la société au sortir de la 2ème guerre qui a nécessité énormément de main d'oeuvre, le développement de ces nouveaux marchés, de ces nouvelles opportunité.
Le développement ayant besoin de capital et de travail. Séparer les deux me paraît aller contre certains principes économiques bien établis (MagicPanda ou Betcour me contrôleront...c'est plus leur domaine).
Si tu pouvais expliciter (voire même démontrer)
 

poilagratter a écrit :


Les travailleurs étaient alors en position de force (on avait besoin d'eux) pour négocier les acquis sociaux.


 
Tout comme des acquis sociaux ont encore négocié après les trente glorieuses. Les revalorisations des retraites, la réduction du temps de travail, les congés paternités/maternités, les aides au logement, l'allongement des études,... Il est faux d'affirmer que tout s'est arrêté en 1975-79.
Il va me falloir plus que ton affirmation à ce niveau...Notamment en regardant les réductions progressives du temps de travail entre 1950 et aujourd'hui.  
On constatera sans doute un ralentissement des acquis sociaux, mais en aucun cas un arrêt.  
 

poilagratter a écrit :


Ces 35dernières années nous vivons sur cette lancée.  
Les acquis sociaux n'ont évidemment pas disparus du jour au lendemain, mais ils sont rognés petits à petit.
 
Avant, par ex., le travail précaire n'était pas autorisé (sauf saisoniers pour récolter les fruits)
Aujourd'hui c'est la norme!
 
Le chômage était indemnisé à plus que le dernier net, jusqu'à 2années!  
 
etc.
Et  ça va continuer en ce sens.


 
Il va falloir que tu creuses plus que cela. Quels sont exactement les acquis sociaux qui ont été rognés? Sont-ils plus important que ceux gagnés?
Je te signale, à tout hasard, que les allocataires du minimum vieillesse ont drastiquement diminué par rapport à la période des trente glorieuse...ce qui dénote une amélioration notable des droits à la retraite. Cela me semble un acquis social appréciable.
Il me semble aussi que les soins de santé se sont globalement amélioré depuis les trente glorieuses, et que la système est capable de financer cet élévation technique (jusqu'à un certain point).
Il me semble aussi que la durée des études s'est allongé...Et que l'âge de la retraite était sur la pente descendante jusqu'à maintenant.
 
J'aimerais bien un bilan un peu plus détaillé.
Par exemple, tu parles du travail précaire...A quoi fais-tu allusion? Aux contrats à durée déterminé? Ne penses-tu pas qu'il s'agit d'une évolution logique qu'un marché du travail doit suivre face aux changements technologiques, face aux changements de métiers?
Tu penses qu'en interdisant les contrats à durée déterminée, cela arrangera quelque chose?
 
De plus, ce n'est pas la norme. Tu décrédibilises ton discours à passer dans l'extrême. La norme reste le contrat à durée indéterminé. La norme reste le temps complet. J'ai donné plusieurs fois les chiffres et c'est un peu étonnant que tu reviennes avec cela.
 
Quant au chômage, il me semble que toute une série de minima sociaux (dont le RMI) ont été mis en place depuis les trente glorieuses. D'ailleurs, on observe un transfert très fort entre le minimum vieillesse et le RMI en terme de bénéficiaires des allocations.
 
Donc, si tu penses réellement que les acquis sociaux sont remis en cause depuis 35 ans (pas seulement sur les 5 dernières années hein...), j'aimerais bien en avoir la preuve. Parce que là, je vois plutôt un nombre stable de bénéficiaires, une réduction du temps de travail (par les 35h notamment), une meilleure retraite, un temps d'étude plus long, des aides et primes en tous genre pour le logement,...
A ce propos, il me semble même avoir lu un papier de l'INSEE qui montrait que les transferts sociaux jouent assez bien leur rôle pour toute une catégorie de la population et que l'augmentation des revenus forment donc un "U" au niveau des quantiles: plus marqué sur les extrêmes (encore plus sur l'extrême droite de la distribution).
 
Je veux bien que certains indicateurs soient au rouge...mais le bilan global tant en terme de pauvreté absolu que de pauvreté relative est au minimum à une faible amélioration jusqu'en 2008.  
 
Pour le chômage, je ne connais pas l'évolution des prestations, je regarderai ça un de ces jours...Mais peux-tu me fournir la comparaison entre les prestations en 1970 et maintenant?
 

poilagratter a écrit :


Ensuite il est absurde de considérer que le futur est la continuité du présent, puisque le contexte évolue en permanence.
C'est pas parce que ça a marché pendant 200ans que ça va marcher éternellement! C'est écrit ou ça??
 
 
Par contre découvrir les mécanismes en jeu, je ne fais que ça, et me base dessus. Donc pouët pouët. :o


 
Où ai-je écris que ça allait être une continuité?
J'ai écris que tu devais au minimum comparer tes constats à la réalité passée (et présente).
Un de ces constats est que le travail précaire serait la norme...C'est faux.
 
Et il y en a d'autres...
 
Tu ne peux établir des solutions sans un diagnostique précis de la situation et sans une compréhension importante des effets des différentes politiques menées jusqu'à maintenant.  
 
 
 
 

n°23337005
Camelot2
Posté le 17-07-2010 à 21:26:54  profilanswer
 

W0r1dIndu5tri35 a écrit :


 
Car la distribution de la richesse produite peut ne pas rester identique. C'est le cas depuis 30 ans.
 
De ce fait, le salaire peut ne pas suivre exactement l'augmentation de la valeur ajoutée produite.
 


 
En effet, depuis le point haut de 1982 (ou 83) en faveur des salaires (qui est considéré, par l'INSEE et par une grande partie des économistes, comme un point de non-équilibre), le partage de la valeur ajouté est retourné vers le capital, l'actionnaire.
Et, comme le fameux graphique de Betcour le montre, il y a un décrochage de 7-8% (calculé par Badcow) entre l'évolution du salaire brut et la productivité. Décrochage qui est plus que probablement parti en dividendes/revenus financiers divers.
 
Est-ce que ce décrochage explique l'ensemble de la situation? Non. Et je cite BadCow:
 

Citation :

La demande de rentabilité du capital (détenu majoritairement par les "aînés" ) se charge de rogner les pouillèmes qui restent.


 
Quel hasard, tout de même...que la majorité de l'électorat de droite soit aussi les plus importants détenteurs de capitaux. Et que ces gentils retraités tondent une première fois avec les prestations retraites...et une seconde fois avec le rendement du capital.
 
Le mouton "population active" est presque à poil et il ne lui reste guère de laine pour supporter la crise.

n°23337038
poilagratt​er
Posté le 17-07-2010 à 21:38:24  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
En effet, depuis le point haut de 1982 (ou 83) en faveur des salaires (qui est considéré, par l'INSEE et par une grande partie des économistes, comme un point de non-équilibre), le partage de la valeur ajouté est retourné vers le capital, l'actionnaire.
Et, comme le fameux graphique de Betcour le montre, il y a un décrochage de 7-8% (calculé par Badcow) entre l'évolution du salaire brut et la productivité. Décrochage qui est plus que probablement parti en dividendes/revenus financiers divers.
 
Est-ce que ce décrochage explique l'ensemble de la situation? Non. Et je cite BadCow:
 

Citation :

La demande de rentabilité du capital (détenu majoritairement par les "aînés" ) se charge de rogner les pouillèmes qui restent.


 
Quel hasard, tout de même...que la majorité de l'électorat de droite soit aussi les plus importants détenteurs de capitaux. Et que ces gentils retraités tondent une première fois avec les prestations retraites...et une seconde fois avec le rendement du capital.
 
Le mouton "population active" est presque à poil et il ne lui reste guère de laine pour supporter la crise.


Y a des retraités qui demandent hausse des salaires et des prix (dans une moindre mesure), hein.
Revenir au partage de 1982, deja.
 
Complètement con de tous les mettre dans le même sac. Pourquoi cet amalgame?

Message cité 1 fois
Message édité par poilagratter le 17-07-2010 à 21:40:06

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Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°23337060
Camelot2
Posté le 17-07-2010 à 21:44:32  profilanswer
 

poilagratter a écrit :


Y a des retraités qui demandent hausse des salaires et des prix (dans une moindre mesure), hein.
Revenir au partage de 1982, deja.
 
Complètement con de tous les mettre dans le même sac. Pourquoi cet amalgame?


 
Est-ce que tu lis mes posts?
 

Citation :

depuis le point haut de 1982 (ou 83) en faveur des salaires (qui est considéré, par l'INSEE et par une grande partie des économistes, comme un point de non-équilibre)


 
Revenir au partage de 1982 alors qu'il ne s'agit pas d'un point d'équilibre. Intéressant.
 
http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/3/3e/Partage_va.png
 
Je laisse le soin à tout un chacun de décider si l'année 1982 est une bonne année de référence.
 
Quant aux retraités, ils défendent en grande majorité leurs intérêts individuels. C'est un constat politique et économique.  

n°23337199
Badcow
Posté le 17-07-2010 à 22:15:51  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
En effet, depuis le point haut de 1982 (ou 83) en faveur des salaires (qui est considéré, par l'INSEE et par une grande partie des économistes, comme un point de non-équilibre), le partage de la valeur ajouté est retourné vers le capital, l'actionnaire.
Et, comme le fameux graphique de Betcour le montre, il y a un décrochage de 7-8% (calculé par Badcow) entre l'évolution du salaire brut et la productivité. Décrochage qui est plus que probablement parti en dividendes/revenus financiers divers.
 
[...]
 


 
C'était toi.
 
Limonaire avait donné le graphe "productivité/salaires bruts/salaires nets" en disant "regardez, y'a rien à voir", j'avais indiqué qu'il manquait "14%" (en fait, 14 points) entre salaire brut et productivité, et tu avais (ou bien Limonaire ?) remarqué que ces 14 point représentaient 7 à 8 % (et pas 14 % puisque l'indice avait augmenté de valeur).
 
Rendons à César, etc...


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"The birds don't fly at the speed of sound" - "There's no replacement for displacement"
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