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La crise actuelle sera...




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Auteur Sujet :

[ECO] Can it run Crises ?

n°23337199
Badcow
Posté le 17-07-2010 à 22:15:51  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

Camelot2 a écrit :


 
En effet, depuis le point haut de 1982 (ou 83) en faveur des salaires (qui est considéré, par l'INSEE et par une grande partie des économistes, comme un point de non-équilibre), le partage de la valeur ajouté est retourné vers le capital, l'actionnaire.
Et, comme le fameux graphique de Betcour le montre, il y a un décrochage de 7-8% (calculé par Badcow) entre l'évolution du salaire brut et la productivité. Décrochage qui est plus que probablement parti en dividendes/revenus financiers divers.
 
[...]
 


 
C'était toi.
 
Limonaire avait donné le graphe "productivité/salaires bruts/salaires nets" en disant "regardez, y'a rien à voir", j'avais indiqué qu'il manquait "14%" (en fait, 14 points) entre salaire brut et productivité, et tu avais (ou bien Limonaire ?) remarqué que ces 14 point représentaient 7 à 8 % (et pas 14 % puisque l'indice avait augmenté de valeur).
 
Rendons à César, etc...


---------------
"The birds don't fly at the speed of sound" - "There's no replacement for displacement"
mood
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Posté le 17-07-2010 à 22:15:51  profilanswer
 

n°23337224
poilagratt​er
Posté le 17-07-2010 à 22:22:00  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
Est-ce que tu lis mes posts?
 

Citation :

depuis le point haut de 1982 (ou 83) en faveur des salaires (qui est considéré, par l'INSEE et par une grande partie des économistes, comme un point de non-équilibre)


 
Revenir au partage de 1982 alors qu'il ne s'agit pas d'un point d'équilibre. Intéressant.
 
http://upload.wikimedia.org/wikipe [...] age_va.png
 
Je laisse le soin à tout un chacun de décider si l'année 1982 est une bonne année de référence.
 
Quant aux retraités, ils défendent en grande majorité leurs intérêts individuels. C'est un constat politique et économique.  


Exact, non équilibre du fait que la loi du marché du travail devenait défavorable aux travailleurs.
 
En fait d'un coté tu dis que le partage salaire/profits se modifie en faveur des profits, depuis 1982,
de l'autre tu dis qu'il n'ya pas de raison que les salaires baissent!
 
Faudrait savoir, non?
 
Pour moi, c'est clair. Les salaires doivent baisser (en pouvoir d'achat des biens non industriels) si l'on veut respecter la loi du marché.
Et nous sommes condamnés a dégringoler lentement mais surement à la situation que j'ai exposée...
(dans CE système, bien sur)  (d'ou le tassement au SMIC)

Message cité 2 fois
Message édité par poilagratter le 17-07-2010 à 22:24:38

---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°23337262
Badcow
Posté le 17-07-2010 à 22:32:41  profilanswer
 

poilagratter a écrit :


Exact, non équilibre du fait que la loi du marché du travail devenait défavorable aux travailleurs.
 
En fait d'un coté tu dis que le partage salaire/profits se modifie en faveur des profits, depuis 1982,
de l'autre tu dis qu'il n'ya pas de raison que les salaires baissent!

 
Faudrait savoir, non?
 
Pour moi, c'est clair. Les salaires doivent baisser (en pouvoir d'achat des biens non industriels) si l'on veut respecter la loi du marché.
Et nous sommes condamnés a dégringoler lentement mais surement à la situation que j'ai exposée...
(dans CE système, bien sur)  (d'ou le tassement au SMIC)


 
Il n'y a pas d'incompatibilité... il faut tenir compte de l'augmentation massive du chômage dans les années '80 pour expliquer la diminution de la part des salaires dans la VA.
 
Les salaires peuvent continuer de progresser individuellement, mais leur part dans la VA peut diminuer dans le même temps.


---------------
"The birds don't fly at the speed of sound" - "There's no replacement for displacement"
n°23337273
poilagratt​er
Posté le 17-07-2010 à 22:36:16  profilanswer
 

Badcow a écrit :


 
Il n'y a pas d'incompatibilité... il faut tenir compte de l'augmentation massive du chômage dans les années '80 pour expliquer la diminution de la part des salaires dans la VA.
 
Les salaires peuvent continuer de progresser individuellement, mais leur part dans la VA peut diminuer dans le même temps.


 :jap:    
Mais les salaires d'embauche sont généralement revus à la baisse, du fait de la "pression" du chômage.  
Ce qui à terme conduit quand même à une diminution générale des salaires.


---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°23337393
Camelot2
Posté le 17-07-2010 à 23:04:51  profilanswer
 

poilagratter a écrit :


Exact, non équilibre du fait que la loi du marché du travail devenait défavorable aux travailleurs.
 
En fait d'un coté tu dis que le partage salaire/profits se modifie en faveur des profits, depuis 1982,
de l'autre tu dis qu'il n'ya pas de raison que les salaires baissent!
 
Faudrait savoir, non?
 
Pour moi, c'est clair. Les salaires doivent baisser (en pouvoir d'achat des biens non industriels) si l'on veut respecter la loi du marché.
Et nous sommes condamnés a dégringoler lentement mais surement à la situation que j'ai exposée...
(dans CE système, bien sur)  (d'ou le tassement au SMIC)


 
Je dis que 1982 n'était pas un point d'équilibre en raison de la déformation artificielle qu'a subi le partage de la VA lors de l'augmentation du chômage, de l'endettement des entreprises et autres... On remarque d'ailleurs que les salaires n'ont pas suivi la productivité durant un certain laps de temps (ils lui ont été supérieurs!), chose qui n'était pas tenable sur le long-terme.
 
Il y a donc eu correction (assez forte). Je pense, pour ma part, et au vu de la part actuelle des revenus financiers dans le revenu des quantiles les plus élevés, que cette correction a été trop forte. On peut cependant discuter s'il ne s'agit pas plutôt d'un transfert à l'intérieur même du bénéfice entre le réinvestissement et les dividendes versés. Il faudrait que j'analyse les séries plus en détails, c'est assez difficile d'avoir une vision globale des choses avec les stats de l'INSEE qui ont pris du temps avant de prendre en compte cette nouvelle donne.
 
Je pense que les deux effets jouent actuellement: une déformation sensible en faveur de l'EBE (excédent brut d'exploitation), une déformation à l'intérieur de l'EBE.
 
Et, comme je suis dans une démarche scientifique, je compte bien faire comparer mon impression à la réalité. Car, si tel est le cas, un ré-équilibrage est possible en appliquant une politique fiscale adéquate. Pas besoin de faire appel à de grands principes basés sur du vent tels que "les salaires doivent baisser selon la loi du marché".
 
Quant à ton dernier post, c'est totalement faux. Il n'y a pas de diminution générale des salaires. Il y a un décalage de 7-8% avec la productivité pour les salaires bruts. Point. Et la plus grande partie du décalage entre le niveau de vie réel et la productivité provient de la pression des cotisations sociales...pas de la masse de chômeurs que les patrons pourraient engager comme on change de chemise.
C'est fortement ignorer les causes du chômage, le décalage entre offre et demande d'emploi....la dynamisme du marché de l'emploi...et tout simplement les chiffres de l'évolution salariale.
 
L'évolution générale est positive. Mais l'accroissement des inégalités, la déformation de la structure salariale. Ca, c'est une problématique réelle. Et c'est un problème de redistribution, pas de dynamique générale.

n°23337404
poilagratt​er
Posté le 17-07-2010 à 23:07:41  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
 
(1)Pas compris. Pourquoi tu dis "le capital"? Pour ma part, je considère que c'est le développement (technologique principalement) de la société au sortir de la 2ème guerre qui a nécessité énormément de main d'oeuvre, le développement de ces nouveaux marchés, de ces nouvelles opportunité.
Le développement ayant besoin de capital et de travail. Séparer les deux me paraît aller contre certains principes économiques bien établis (MagicPanda ou Betcour me contrôleront...c'est plus leur domaine).
Si tu pouvais expliciter (voire même démontrer)
 

Mais dans CE système le développement technologique est voulu par le capital car il en tire profit.  
 
Ce sont toujours les intérêts du capital qui décident de tout dans un système capitaliste (si l'état n'intervient pas)  Le capital achète ou non du travail pour maximiser le profit.
Le travailleur est contraint d'accepter car il y a toujours 1 estomac à nourrir.
Ce qui n'est pas le cas du Capital, qui peut aller voir ailleurs...
 
Le Capital a beau jeu face au travail.  Et donc c'est lui qui en pratique décide.


---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°23337429
poilagratt​er
Posté le 17-07-2010 à 23:13:49  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
Tout comme des acquis sociaux ont encore négocié après les trente glorieuses. Les revalorisations des retraites, la réduction du temps de travail, les congés paternités/maternités, les aides au logement, l'allongement des études,... Il est faux d'affirmer que tout s'est arrêté en 1975-79.
Il va me falloir plus que ton affirmation à ce niveau...Notamment en regardant les réductions progressives du temps de travail entre 1950 et aujourd'hui.  
On constatera sans doute un ralentissement des acquis sociaux, mais en aucun cas un arrêt.  
 


ça ne s'est pas arrêter d'un coup, il ya des années d'inertie, ok.  Mais maintenant le recul est bien enclenché.
 
La dernière réduction du temps de travail (35h) est largement contestée, et elle repart à la hausse avec le recul de l'age de la retraite.
 
Perso je parie pour un recul des acquis sociaux.  
Pour les chômeurs c'est déja le cas: aucun droit, si ce n'est d'accepter probablement n'importe quel taff (hein zad38)


---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°23337456
poilagratt​er
Posté le 17-07-2010 à 23:21:23  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
Il va falloir que tu creuses plus que cela. Quels sont exactement les acquis sociaux qui ont été rognés? Sont-ils plus important que ceux gagnés?
Je te signale, à tout hasard, que les allocataires du minimum vieillesse ont drastiquement diminué par rapport à la période des trente glorieuse...ce qui dénote une amélioration notable des droits à la retraite. Cela me semble un acquis social appréciable.
Il me semble aussi que les soins de santé se sont globalement amélioré depuis les trente glorieuses, et que la système est capable de financer cet élévation technique (jusqu'à un certain point).
Il me semble aussi que la durée des études s'est allongé...Et que l'âge de la retraite était sur la pente descendante jusqu'à maintenant.
 
J'aimerais bien un bilan un peu plus détaillé.
Par exemple, tu parles du travail précaire...A quoi fais-tu allusion? Aux contrats à durée déterminé? Ne penses-tu pas qu'il s'agit d'une évolution logique qu'un marché du travail doit suivre face aux changements technologiques, face aux changements de métiers?
Tu penses qu'en interdisant les contrats à durée déterminée, cela arrangera quelque chose?
 
De plus, ce n'est pas la norme. Tu décrédibilises ton discours à passer dans l'extrême. La norme reste le contrat à durée indéterminé. La norme reste le temps complet. J'ai donné plusieurs fois les chiffres et c'est un peu étonnant que tu reviennes avec cela.
 
Quant au chômage, il me semble que toute une série de minima sociaux (dont le RMI) ont été mis en place depuis les trente glorieuses. D'ailleurs, on observe un transfert très fort entre le minimum vieillesse et le RMI en terme de bénéficiaires des allocations.
 
Donc, si tu penses réellement que les acquis sociaux sont remis en cause depuis 35 ans (pas seulement sur les 5 dernières années hein...), j'aimerais bien en avoir la preuve. Parce que là, je vois plutôt un nombre stable de bénéficiaires, une réduction du temps de travail (par les 35h notamment), une meilleure retraite, un temps d'étude plus long, des aides et primes en tous genre pour le logement,...
A ce propos, il me semble même avoir lu un papier de l'INSEE qui montrait que les transferts sociaux jouent assez bien leur rôle pour toute une catégorie de la population et que l'augmentation des revenus forment donc un "U" au niveau des quantiles: plus marqué sur les extrêmes (encore plus sur l'extrême droite de la distribution).
 
Je veux bien que certains indicateurs soient au rouge...mais le bilan global tant en terme de pauvreté absolu que de pauvreté relative est au minimum à une faible amélioration jusqu'en 2008.  
 
Pour le chômage, je ne connais pas l'évolution des prestations, je regarderai ça un de ces jours...Mais peux-tu me fournir la comparaison entre les prestations en 1970 et maintenant?
 


 
Non, j'ai dis que ces 35 dernières années nous vivions sur les acquis sociaux d'avant.
Et les 35h sont considérés par les pro système actuel comme une aberration, car ça rogne la compétitivité, et donc détruit des emplois...
 
Aujourd'hui le ton est clairement donné: faut travailler plus.  
Ce qui est physiquement aberrant, puisqu'on a deja du mal a écouler ce qui est produit, et qu'on ferme des boites tous les jours.  
Mais la logique du système l'exige!
C'est signe (un de plus) que le système n'est plus adapté...
 
Dans les faits les nouvelles embauches se font beaucoup plus en CDD que en CDI.
C'est la norme de se faire embaucher en CDD, et la proportion CDD/CDI progresse en faveur des CDD.
 
Si on interdit les CDD, on aura d'autres problèmes, les boites hésiterons à embaucher, bref ce système déconne à donf.
 
La durée des études s'est allongée, faute de trouver du boulot!!
 
 
Faudrait qu'on se mette d'accord sur "qu'est ce que la finalité du système économique?"
 
Si le sort des humains doit toujours passer derrière celui des actionnaires.......Ouch!

Message cité 2 fois
Message édité par poilagratter le 17-07-2010 à 23:33:35

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Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°23337519
Camelot2
Posté le 17-07-2010 à 23:40:58  profilanswer
 

poilagratter a écrit :

Mais dans CE système le développement technologique est voulu par le capital car il en tire profit.  
 
Ce sont toujours les intérêts du capital qui décident de tout dans un système capitaliste (si l'état n'intervient pas)  Le capital achète ou non du travail pour maximiser le profit.
Le travailleur est contraint d'accepter car il y a toujours 1 estomac à nourrir.
Ce qui n'est pas le cas du Capital, qui peut aller voir ailleurs...
 
Le Capital a beau jeu face au travail.  Et donc c'est lui qui en pratique décide.


 
Encore heureux que l'investissement/le développement permette le profit...Car c'est ce même profit qui servira ensuite aux investissements suivants...Récompenser la prise de risque par un excès de rendement, c'est une base économique admise. (sauf peut-être par toi vu tes affirmations sur le sujet).
 
Le système actuel produit un équilibre entre le travail et le capital car l'un, comme l'autre, sont nécessaires à l'investissement. Tu ne démontres pas que l'un peut se séparer de l'autre, tu démontres juste que le rendement sur le capital et le rendement sur le travail se confrontent en fonction de différents facteurs pour aboutir à un équilibre.
Et que cet équilibre, malgré quelques variations, reste globalement stable depuis la 2ème guerre mondiale. Et encore plus stable depuis la fin des années 80.
 
Je te signale, à tout hasard, qu'un système capitaliste sans intervention de l'état, ça n'existe pas actuellement. Il faudrait peut-être que tu arrêtes de parler d'un système inexistant.
 
Ton raisonnement se heurte à la réalité.
 

poilagratter a écrit :


ça ne s'est pas arrêter d'un coup, il ya des années d'inertie, ok.  Mais maintenant le recul est bien enclenché.
 
La dernière réduction du temps de travail (35h) est largement contestée, et elle repart à la hausse avec le recul de l'age de la retraite.
 
Perso je parie pour un recul des acquis sociaux.  
Pour les chômeurs c'est déja le cas: aucun droit, si ce n'est d'accepter probablement n'importe quel taff (hein zad38)


 
Encore des affirmations. Pourquoi y aurait-il des années d'inertie? Combien? 30?35?50 ans? Autant d'années qu'il faut pour que ton raisonnement se tienne?
Je le répète: les acquis sociaux ne se sont pas arrêtés en 1975-79. Ils ont (peut-être) ralenti tout simplement en raison du changement de structure démographique et sociétal qui laissait des marges de manoeuvre plus réduite.
 
J'ai pris un exemple, les 35h, d'acquis sociaux. Qui sont contestés dans certains domaines (à raison parfois, d'ailleurs). Et tu n'as toujours pas daigné faire une légère recherche sur l'évolution du temps de travail...qui, je le pense, va devoir repartir à la hausse si aucun ajustement structurel n'est fait au niveau des retraites.
Sais-tu que les assureurs belges ont une convention collective qui fait que leurs employés travaillent de facto 35h en Belgique? Je parle bien de la Belgique...Pas de la France. Considères-tu cela comme un effet d'inertie? 30 ans après le prétendu arrêt des acquis sociaux?
 
Donc, va au-delà de tes affirmations. Démontre-les.  
 
En même temps, tu viens de dire que tu es dans une logique de pari. Chose complètement à l'opposé d'une démarche scientifique. Bravo.
Et, pour les chômeurs, ils ont des droits. Peux-tu me donner l'évolution des prestations donnés en cas de chômage depuis 1950? Oui? Non?  
As-tu seulement une étude appuyant tes affirmations de recul général des acquis sociaux?
 

poilagratter a écrit :


 
Non, j'ai dis que ces 35 dernières années nous vivions sur les acquis sociaux d'avant.
Et les 35h sont considérés par les pro système actuel comme une aberration, car ça rogne la compétitivité, et donc détruit des emplois...
 
Aujourd'hui le ton est clairement donné: faut travailler plus.  
Ce qui est physiquement aberrant, puisqu'on a deja du mal a écouler ce qui est produit, et qu'on ferme des boites tous les jours.  
Mais la logique du système l'exige!
C'est signe que le système n'est plus adapté...


 
Encore des affirmations non-argumentées. D'où vient cet effet d'inertie? Comment tu le quantifies? Comment tu expliques les nouveaux acquis sociaux 30 ans après?
La réduction du temps de travail n'est pas une aberration si elle se fait en conjonction avec la productivité.
L'idée que les adversaires des 35H combattent est le partage du travail. Qui serait une sorte de gâteau dont il suffirait de couper les morceaux en plus petites parts pour en faire profiter tout le monde...
 
Le ton sarkozyste est donné. Parce que Sarkozy est un con. Ne m'attribue pas des politiques que je réprouve veux-tu?
 
Et oui, des boîtes ferment tous les jours...et d'autres ouvrent tous les jours! Dois-je te rappeler, une enième fois, que la France crée des emplois de manière quasi continue depuis 30 ans? Comment expliques-tu cela dans ta "logique du système"?
 
Ca commence à tourner un peu en rond. Soit tu soutiens tes différentes affirmations par des éléments concrets, par des études et des papiers sur le sujet, soit on arrête là. Tu t'évertues à asséner un crédo "système inadapté, salaires qui baissent, boîtes qui ferment,..." qui n'est pas en phase avec ce que j'ai pu consulter comme éléments.
Je commence à être fatigué de devoir régulièrement corriger tes affirmations alors que c'est toi qui devrait d'abord les démontrer.
 
Lorsque j'explique mon raisonnement sur la distribution salariale, j'ai des éléments concrets pour cela. Mon argumentation est parsemée de références à des mesures statistiques concrètes. Tu n'as rien de toute cela.

n°23337641
Camelot2
Posté le 18-07-2010 à 00:02:55  profilanswer
 

poilagratter a écrit :


 
 
C'est la norme de se faire embaucher en CDD, et la proportion CDD/CDI progresse en faveur des CDD.
 


 
Le pourcentage de CDD est stable depuis 1997.
Tant en France:
 
http://www.insee.fr/fr/themes/deta [...] 9_paq4.htm
 
Que pour les pays de l'OCDE:
 
http://stats.oecd.org/Index.aspx?DatasetCode=TEMP_I
 
Et ce n'est pas la norme. La norme reste l'emploi permanent à 75%.
 
Pour les créations d'emploi:
http://www.insee.fr/fr/ffc/docs_ffc/ip1014.pdf
http://www.insee.fr/fr/ffc/docs_ffc/ref/EMPLOIR08c.PDF (lecture très intéressante et qui reflète bien les différents paradoxes français)
 
Si le nombre d'embauches en CDD est plus important, c'est uniquement en raison de leur durée plus courte qui multiplie les "allers-retours".
 
Pour le reste, cela reflète, comme je l'ai déjà expliqué, cette nécessité de flexibilité. Ce n'est pas une absurdité du système, c'est une adaptation nécessaire au développement technologique et à la mondialisation. Il vaudrait mieux accompagner les CDD pour éviter que le 1/5 qui finisse au chômage après un CDD y reste pour de bon.
 

mood
Publicité
Posté le 18-07-2010 à 00:02:55  profilanswer
 

n°23337797
peaceful
beati pauperes spiritu
Posté le 18-07-2010 à 00:38:43  profilanswer
 

vous êtes tarés de continuer à répondre à poil...


---------------
"Tout en ne cherchant que son intérêt personnel, il travaille souvent d'une manière bien plus efficace pour l'intérêt de la société, que s'il avait réellement pour but d'y travailler."
n°23338652
Betcour
Building better worlds
Posté le 18-07-2010 à 04:19:36  profilanswer
 

W0r1dIndu5tri35 a écrit :

Cela reste un paradis fiscal. Si cela n'en est pas, je te laisse envoyer un mail au FMI pour leur dire qu'ils se sont trompés.


Mouarf, je te signale que la Grande Bretagne est aussi sur la liste, c'est pas pour autant qu'ils y doivent leur capacité économique. :lol:


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°23338666
Betcour
Building better worlds
Posté le 18-07-2010 à 04:42:28  profilanswer
 

Bon et pour changer de sujet : La Grèce a fait des "progrès considérables", pour le FMI :

Citation :

Les experts relèvent également que "l'activité économique se contracte conformément aux attentes, mais que l'inflation est plus élevée qu'attendu". Ils notent aussi que "la consommation privée a étonnamment bien résisté, reflétant peut-être la prise en compte d'une activité qui était auparavant 'informelle'".


Ça va pas faire plaisir aux keneysiens  [:petrus75]


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°23338782
poilagratt​er
Posté le 18-07-2010 à 08:33:19  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
Le pourcentage de CDD est stable depuis 1997.
Tant en France:
 
http://www.insee.fr/fr/themes/deta [...] 9_paq4.htm
 
Que pour les pays de l'OCDE:
 
http://stats.oecd.org/Index.aspx?DatasetCode=TEMP_I
 
Et ce n'est pas la norme. La norme reste l'emploi permanent à 75%.
 
Pour les créations d'emploi:
http://www.insee.fr/fr/ffc/docs_ffc/ip1014.pdf
http://www.insee.fr/fr/ffc/docs_ffc/ref/EMPLOIR08c.PDF (lecture très intéressante et qui reflète bien les différents paradoxes français)
 
Si le nombre d'embauches en CDD est plus important, c'est uniquement en raison de leur durée plus courte qui multiplie les "allers-retours".
 
Pour le reste, cela reflète, comme je l'ai déjà expliqué, cette nécessité de flexibilité. Ce n'est pas une absurdité du système, c'est une adaptation nécessaire au développement technologique et à la mondialisation. Il vaudrait mieux accompagner les CDD pour éviter que le 1/5 qui finisse au chômage après un CDD y reste pour de bon.
 

Comme quoi le recul social est inévitable!!!
 
Faudrait distinguer les emplois à plein temps CDI qui permettent de vivre en se projettant dans l'avenir,
et les autres.  La finalité du travail, du point de vue des travailleurs, c'est quand même de pouvoir vivre en se projettant dans l'avenir!    
 
Il semble que pour vous ce soit un détail ce genre de considération, non?
 
L'INSEE ne distingue même pas la "qualité" des emplois.  
1 emploi précaire à 600euros = 1 emploi de cadre sup durable à 5000euros, dans leurs statistiques!
 
 
La précarisation de l'emploi gagne du terrain. Toi même tu le dis:  plus de flexibilité, et c'est pas demain la veille qu'on pourra faire des projets d'avenir (acheter une maison, etc...) avec des emplois flexibles.
Sinon comment?    
 
Je propose de reprendre la discussion dans 10ans. On verra qui était le plus proche de la réalité...

Message cité 1 fois
Message édité par poilagratter le 18-07-2010 à 10:12:31

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Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°23338953
Camelot2
Posté le 18-07-2010 à 10:23:20  profilanswer
 

poilagratter a écrit :

Comme quoi le recul social est inévitable!!!
 
Faudrait distinguer les emplois à plein temps CDI qui permettent de vivre en se projettant dans l'avenir,
et les autres.  La finalité du travail, du point de vue des travailleurs, c'est quand même de pouvoir vivre en se projettant dans l'avenir!    
 
Il semble que pour vous ce soit un détail ce genre de considération, non?
 
L'INSEE ne distingue même pas la "qualité" des emplois.  
1 emploi précaire à 600euros = 1 emploi de cadre sup durable à 5000euros, dans leurs statistiques!
 
 
La précarisation de l'emploi gagne du terrain. Toi même tu le dis:  plus de flexibilité, et c'est pas demain la veille qu'on pourra faire des projets d'avenir (acheter une maison, etc...) avec des emplois flexibles.
Sinon comment?    
 
Je propose de reprendre la discussion dans 10ans. On verra qui était le plus proche de la réalité...


 
T'es fatiguant.
Avant de continuer, je voudrais que tu admettes que tu t'es trompé sur la norme CDD et que tu puisses concevoir que le marché du travail a trouvé un nouveau point d'équilibre depuis environ 10-15 ans.
 
Ensuite, je voudrais que tu admettes qu'il est faux de dire que l'INSEE ne fait pas la différence au niveau de la structure de l'emploi. L'INSEE sort divers indicateurs de sous-emploi, de mobilité, de types de contrats depuis des années. J'y ai d'ailleurs fait appel dans mes analyses avant de mettre en avant cette répartition temporaire/permanent.
 
Une fois que tu auras reconnu ces deux éléments-là, on pourra avancer.
 
Quant à ta dernière question "comment?", j'y ai déjà répondu. Vu que la mobilité et la flexibilité augmente la probabilité de se trouver, durant un laps de temps "t", dans une situation de chômage, il faut que le système de protection sociale accompagne de manière forte durant ces laps de temps et comble totalement le gap de revenu. Cette manière de procéder permet à l'employé de ne pas considérer un emploi mobile/flexible comme un emploi précaire.
Car la précarité naît principalement de la période d'incertitude suivant la fin du CDD.
 
Pour terminer, une augmentation de la mobilité ou de la flexibilité ne rime pas avec un recul social. Tu peux très bien avoir un système de sécurité social fort et un marché du travail fortement dynamique.
 

n°23338969
moonboots
Posté le 18-07-2010 à 10:29:39  profilanswer
 

Betcour a écrit :

Bon et pour changer de sujet : La Grèce a fait des "progrès considérables", pour le FMI :

Citation :

Les experts relèvent également que "l'activité économique se contracte conformément aux attentes, mais que l'inflation est plus élevée qu'attendu". Ils notent aussi que "la consommation privée a étonnamment bien résisté, reflétant peut-être la prise en compte d'une activité qui était auparavant 'informelle'".


Ça va pas faire plaisir aux keneysiens  [:petrus75]


pourquoi ?

n°23338979
poilagratt​er
Posté le 18-07-2010 à 10:32:44  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
T'es fatiguant.
Avant de continuer, je voudrais que tu admettes que tu t'es trompé sur la norme CDD et que tu puisses concevoir que le marché du travail a trouvé un nouveau point d'équilibre depuis environ 10-15 ans.
 
Ensuite, je voudrais que tu admettes qu'il est faux de dire que l'INSEE ne fait pas la différence au niveau de la structure de l'emploi. L'INSEE sort divers indicateurs de sous-emploi, de mobilité, de types de contrats depuis des années. J'y ai d'ailleurs fait appel dans mes analyses avant de mettre en avant cette répartition temporaire/permanent.
 
Une fois que tu auras reconnu ces deux éléments-là, on pourra avancer.
 
Quant à ta dernière question "comment?", j'y ai déjà répondu. Vu que la mobilité et la flexibilité augmente la probabilité de se trouver, durant un laps de temps "t", dans une situation de chômage, il faut que le système de protection sociale accompagne de manière forte durant ces laps de temps et comble totalement le gap de revenu. Cette manière de procéder permet à l'employé de ne pas considérer un emploi mobile/flexible comme un emploi précaire.
Car la précarité naît principalement de la période d'incertitude suivant la fin du CDD.
 
Pour terminer, une augmentation de la mobilité ou de la flexibilité ne rime pas avec un recul social. Tu peux très bien avoir un système de sécurité social fort et un marché du travail fortement dynamique.
 


Je reconnais que actullement il y a plus de personnes en CDI que en CDD, mais le CDD gagne du terrain, la situation finira par s'inverser.
La plupart des nouvelles embauches sont en CDD.
 
Il y a aussi les CDI bidons.  
Je connais l'hotellerie par ex. ou le personnel de ménage est embauché CDI 3h par jour, avec heures sup aléatoires payées heures normales!!
 
 
Questions:
 
- Les banques acceptent elles de prêter a des personnes en emploi flexible? (c'est essentiel pour acheter sa résidence principale)
 
- Comment gérer un changement de résidence en  restant proprio, sans y laisser un tas de plumes ?
(sachant que l'achat d'un bien immo demande de l'ordre de 1année, alors si on doit déménager tous les ans, faut un agent immobilier à son service!)
 
 

Message cité 1 fois
Message édité par poilagratter le 18-07-2010 à 10:36:08

---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°23338982
Profil sup​primé
Posté le 18-07-2010 à 10:35:25  answer
 

Camelot2 a écrit :


 
T'es fatiguant.
Avant de continuer, je voudrais que tu admettes que tu t'es trompé sur la norme CDD et que tu puisses concevoir que le marché du travail a trouvé un nouveau point d'équilibre depuis environ 10-15 ans.
 
Ensuite, je voudrais que tu admettes qu'il est faux de dire que l'INSEE ne fait pas la différence au niveau de la structure de l'emploi. L'INSEE sort divers indicateurs de sous-emploi, de mobilité, de types de contrats depuis des années. J'y ai d'ailleurs fait appel dans mes analyses avant de mettre en avant cette répartition temporaire/permanent.
 
Une fois que tu auras reconnu ces deux éléments-là, on pourra avancer.
 
Quant à ta dernière question "comment?", j'y ai déjà répondu. Vu que la mobilité et la flexibilité augmente la probabilité de se trouver, durant un laps de temps "t", dans une situation de chômage, il faut que le système de protection sociale accompagne de manière forte durant ces laps de temps et comble totalement le gap de revenu. Cette manière de procéder permet à l'employé de ne pas considérer un emploi mobile/flexible comme un emploi précaire.
Car la précarité naît principalement de la période d'incertitude suivant la fin du CDD.
 
Pour terminer, une augmentation de la mobilité ou de la flexibilité ne rime pas avec un recul social. Tu peux très bien avoir un système de sécurité social fort et un marché du travail fortement dynamique.



 
Mais c'est pas ce qui ce passe, et tu beau jeu de dire faudrait si ou ça ... Il faut partir de la réalité, et la réalité et qu'on va vers une précarisation grandissante des travailleurs.  La flexibilité au jour d'aujourd'hui ne sert que les intérêts des patrons et rien d'autre.  

n°23338999
Camelot2
Posté le 18-07-2010 à 10:40:23  profilanswer
 


 
Ha pardon...je pensais qu'une analyse de la situation passait aussi par les solutions à apporter pour guérir le malade.
Il est vrai qu'il est beaucoup plus facile de faire du poil@, de dire que le système est foireux, et de demander qu'on en change...
 

n°23339012
Camelot2
Posté le 18-07-2010 à 10:44:43  profilanswer
 

poilagratter a écrit :


Je reconnais que actullement il y a plus de personnes en CDI que en CDD, mais le CDD gagne du terrain, la situation finira par s'inverser.
La plupart des nouvelles embauches sont en CDD.
 


 
J'arrête là, tu n'as toujours pas compris. Tu ne veux pas comprendre. On peut très bien avoir 3/4 d'embauches en CDD et un pourcentage de CDD stable dans le temps. Preuve?
100 CDI.
100 CDD à 4 mois.
 
Embauche sur l'année:
300 CDD à 4 mois. (renouvellement des 100 CDD de base)
 
100% d'embauche en CDD...Pourcentage stable.
 
Va un peu au-delà de raisonnements simplistes "plus d'embauches en CDD"=>"plus de CDD".

n°23339088
poilagratt​er
Posté le 18-07-2010 à 11:05:43  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
J'arrête là, tu n'as toujours pas compris. Tu ne veux pas comprendre. On peut très bien avoir 3/4 d'embauches en CDD et un pourcentage de CDD stable dans le temps. Preuve?
100 CDI.
100 CDD à 4 mois.
 
Embauche sur l'année:
300 CDD à 4 mois. (renouvellement des 100 CDD de base)
 
100% d'embauche en CDD...Pourcentage stable.
 
Va un peu au-delà de raisonnements simplistes "plus d'embauches en CDD"=>"plus de CDD".


Admettons.
 
Maintenant donne moi le nombre d'emplois en CDD il y a 30 ans, et le nombre d'emplois en CDD aujourd'hui...
(juste pour juger de la stabilité)

Message cité 1 fois
Message édité par poilagratter le 18-07-2010 à 11:06:03

---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°23339096
Betcour
Building better worlds
Posté le 18-07-2010 à 11:07:41  profilanswer
 


Parce que les keynesiens sont contre les mesures d'austérité, au motif que ça nous emmènerais doit dans une dépression.


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°23339115
moonboots
Posté le 18-07-2010 à 11:12:14  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Parce que les keynesiens sont contre les mesures d'austérité, au motif que ça nous emmènerais doit dans une dépression.


et ça y est tu considères, au bout de seulement qq semaines, qu'on est sorti d'affaire ?

n°23339118
Camelot2
Posté le 18-07-2010 à 11:13:05  profilanswer
 

poilagratter a écrit :


Admettons.
 
Maintenant donne moi le nombre d'emplois en CDD il y a 30 ans, et le nombre d'emplois en CDD aujourd'hui...
(juste pour juger de la stabilité)


 
Admettons...Donc tu es d'accord? Il y a un autre mécanisme en jeu entre le nombre d'embauches et le pourcentage CDI/CDD? Miracle! Poil@ a enfin admis quelque chose...
 
Je t'ai déjà donné les chiffres. Augmentation jusqu'en 1997. Stabilisation depuis lors. Phase transitoire/Phase de régime. T'as les séries pour la France et l'OCDE quelques posts au dessus.
 
 
 

n°23339132
Betcour
Building better worlds
Posté le 18-07-2010 à 11:18:18  profilanswer
 

moonboots a écrit :

et ça y est tu considères, au bout de seulement qq semaines, qu'on est sorti d'affaire ?


J'ai pas souvenir avoir écrit ça ?  [:million dollar baby]  
 
Par contre la Grèce est loin de s'effondrer comme le prédisait certains, au contraire ça se déroule mieux que prévu. Une politique de rigueur c'est l'occasion de resserer les boulons et dans le cas grec, ils étaient pas mal desserrés (fraude, corruption, systèmes ringards et clientélisme)


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°23339136
Betcour
Building better worlds
Posté le 18-07-2010 à 11:19:37  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :

Admettons...Donc tu es d'accord? Il y a un autre mécanisme en jeu entre le nombre d'embauches et le pourcentage CDI/CDD? Miracle! Poil@ a enfin admis quelque chose...


Ne te réjouis pas trop vite, il a la capacité mémorielle d'un nourrisson, dans 48h il aurait tout oublié et te la ressortira.


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°23339168
Camelot2
Posté le 18-07-2010 à 11:27:58  profilanswer
 

Bon sinon, la preuve que poil@ ne regarde même pas les données que je lui fournis...J'ai sorti la série OCDE pour les jeunes précédemment (15-24), pas pour la population totale.
 
On a un décalage de deux ans (1999) pour la stabilisation, et un pourcentage réduit de temporaire (11-12%).
En 1981, on avait 9.1% d'emplois temporaires. On en a 11.6% maintenant (avec un pic à 12.1 en 2007).
 
Pour la France, c'est stabilisation en 2000. Pourcentage entre 13-15% de temporaire.
En 1983, il y avait 3.3% de temporaire, il y en a 13.6% aujourd'hui. (avec un pic de 15.5% en 2000).
 

n°23339173
moonboots
Posté le 18-07-2010 à 11:29:12  profilanswer
 

Betcour a écrit :


J'ai pas souvenir avoir écrit ça ?  [:million dollar baby]  
 
Par contre la Grèce est loin de s'effondrer comme le prédisait certains, au contraire ça se déroule mieux que prévu. Une politique de rigueur c'est l'occasion de resserer les boulons et dans le cas grec, ils étaient pas mal desserrés (fraude, corruption, systèmes ringards et clientélisme)


- attends un peu si tu permets, l'austérité n'a pas encore eu ses effets
- l'Europe s'est portée garante de la Grèce via la BCE à ce que je sache, je ne vois pas trop en quoi ça serait enthousiasmant sauf pour les créanciers, comme d'hab
- la Grèce fait de la rigueur dans les dépenses mais a-t-elle réglé les problèmes de recettes qui l'ont menée là où elle en est, à savoir avant tout la fraude fiscale ? bref, traiter les conséquences sans traiter les causes, aucun intérêt...
 
bref les créanciers vont continuer à se régaler, le peuple grec j'en doute un peu

n°23339177
moonboots
Posté le 18-07-2010 à 11:30:22  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :

Bon sinon, la preuve que poil@ ne regarde même pas les données que je lui fournis...J'ai sorti la série OCDE pour les jeunes précédemment (15-24), pas pour la population totale.
 
On a un décalage de deux ans (1999) pour la stabilisation, et un pourcentage réduit de temporaire (11-12%).
En 1981, on avait 9.1% d'emplois temporaires. On en a 11.6% maintenant (avec un pic à 12.1 en 2007).
 
Pour la France, c'est stabilisation en 2000. Pourcentage entre 13-15% de temporaire.
En 1983, il y avait 3.3% de temporaire, il y en a 13.6% aujourd'hui. (avec un pic de 15.5% en 2000).
 


donc sur le long terme le travail à temps partiel explose

n°23339219
Betcour
Building better worlds
Posté le 18-07-2010 à 11:36:19  profilanswer
 

moonboots a écrit :

- la Grèce fait de la rigueur dans les dépenses mais a-t-elle réglé les problèmes de recettes qui l'ont menée là où elle en est, à savoir avant tout la fraude fiscale ? bref, traiter les conséquences sans traiter les causes, aucun intérêt...


Grèce : la chasse aux fraudeurs bat son plein :

Citation :

De son côté, l’unité de lutte contre les crimes financiers et économiques vient d’annoncer qu’au premier semestre 2010 elle avait recouvré 1,8 milliard de TVA indument éludée par des commerçants, alors que l’année dernière, à la même époque, son tableau de chasse n’était « que » de 895 millions d’euros.


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°23339231
Camelot2
Posté le 18-07-2010 à 11:37:37  profilanswer
 

moonboots a écrit :


donc sur le long terme le travail à temps partiel explose


 
On parle du travail temporaire.
Et il a augmenté, oui. En raison d'une demande accrue de flexibilité et de mobilité. Explosé par contre, non. D'abord parce que la situation s'est stabilisé depuis une dizaine d'années. Ensuite parce qu'au niveau global, il y a eu une augmentation de 2.5% en absolu. Ce n'est pas négligeable, mais ce n'est pas non plus une explosion.
 
On notera toutefois que des pays qui ont su adapter leur système (comme le Danemark) ont étrangement vu le pourcentage d'emploi temporaire diminuer sensiblement...Allez comprendre hein?  :o  
 

n°23339237
moonboots
Posté le 18-07-2010 à 11:38:41  profilanswer
 

Citation :

Selon l’enquête Emploi, en 2008, 17,6% des salariés des secteurs privé ou public déclarent travailler à temps partiel.
 
Le développement du travail à temps partiel s’est accéléré à partir de 1992 après la mise en place de mesures incitatives dans le secteur privé. A partir de 1998, la proportion de salariés à temps partiel a diminué, puis s’est stabilisée à partir de 2001 et a entamé une légère remontée depuis 2004 pour retrouver en 2007 son point culminant des années 1998-1999.


http://www.travail-solidarite.gouv [...] ,1980.html
 

Citation :

L'évolution du temps de travail !
Le temps partiel progresse...
 
Une récente étude de l'Insee décrypte l'évolution du temps de travail sur les 60 dernières années. Le travail à temps partiel se développe... mais pas toujours par choix !
 
Les facteurs qui jouent sur le temps de travail moyen, et particulièrement le phénomène du temps partiel, rendent difficiles les comparaisons entre pays.
 
 
 
Selon une étude de l'Insee, intitulée "Soixante ans de réduction du temps de travail dans le monde", rendue publique le 13 janvier, la France affichait, en 2007, une durée moyenne de travail de 1 559 heures par an, ce qui la place au 8e rang d'un panel regroupant 10 pays développés - le Japon, les États-Unis, la République de Corée, les Pays-Bas, l'Allemagne, l'Italie, la Suède, le Royaume-Uni et l'Espagne.
 
Les Français travaillent un peu plus que les Néerlandais ou les Allemands, mais nettement moins que les Espagnols, les Japonais, les Coréens ou les Américains, qui détiennent les records de durée du travail.
 
En France comme dans la plupart des pays développés, le temps de travail a fortement baissé depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. De 1950 à 2007, la durée moyenne annuelle est ainsi passée de 2 230 à 1 559 heures, ce qui représente un recul de 30%.
Selon les auteurs de l'étude, Gérard Bouvier et Fatoumata Diallo, cette baisse est liée à la fois au développement du salariat, à la diminution de la durée hebdomadaire collective du travail, à l'augmentation des jours de congé et à la progression du temps partiel.
 
Le développement du travail partiel devient, à partir des années 1990, le moteur essentiel de la baisse du temps de travail.
En France, de 1990 à 1998, la part des salariés à temps partiel explose, passant de 9,5% à 15%. Très répandu dans le secteur des services, le temps partiel, qui concerne principalement les femmes, est souvent subi dans les professions peu qualifiées. Il se développe cependant dans tous les pays développés : en 2007, il représentait 13% des emplois aux États-Unis, 17% en France, 19% au Japon, 25% en Allemagne, au Royaume-Uni et en Suède, 47% aux Pays-Bas.
 
La France n'a pas été épargnée par cette forte augmentation du temps partiel, mais elle semble moins touchée que certains de ses voisins. Dans l'Hexagone, la baisse récente de la durée moyenne annuelle du travail est donc liée à un autre phénomène : la réduction collective du temps de travail.
"Avec les lois Robien (1996) puis Aubry (1998, 2000), la durée du travail hebdomadaire théorique a de nouveau nettement baissé, passant de 38,4 en 1998 à 35,9 heures en 2006", conclut l'étude.


http://www.zurbains.com/evolution- [...] 774B5.html

n°23339244
Camelot2
Posté le 18-07-2010 à 11:40:58  profilanswer
 

Youhouuuuu, on était en train de parler du travail temporaire...
 
Le temps partiel, j'ai déjà renvoyé vers les études correspondantes avec le sous-emploi and inc. Tu débarques là.

n°23339258
moonboots
Posté le 18-07-2010 à 11:43:38  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
On parle du travail temporaire.
Et il a augmenté, oui. En raison d'une demande accrue de flexibilité et de mobilité. Explosé par contre, non. D'abord parce que la situation s'est stabilisé depuis une dizaine d'années. Ensuite parce qu'au niveau global, il y a eu une augmentation de 2.5% en absolu. Ce n'est pas négligeable, mais ce n'est pas non plus une explosion.
 
On notera toutefois que des pays qui ont su adapter leur système (comme le Danemark) ont étrangement vu le pourcentage d'emploi temporaire diminuer sensiblement...Allez comprendre hein?  :o  
 


il y a un tas de facteurs qui jouent, toujours est-il que sur le long terme le temps de travail diminue et ça peut s'exprimer de plein de manières différentes, temps partiels, chômage, etc... (même si, a contrario, la réduction du temps de travail n'explique pas tout le chômage, bien sûr    [:cerveau spamafote]   )

n°23339259
moonboots
Posté le 18-07-2010 à 11:44:13  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :

Youhouuuuu, on était en train de parler du travail temporaire...
 
Le temps partiel, j'ai déjà renvoyé vers les études correspondantes avec le sous-emploi and inc. Tu débarques là.


un peu     :D

n°23339275
Camelot2
Posté le 18-07-2010 à 11:48:37  profilanswer
 

moonboots a écrit :


il y a un tas de facteurs qui jouent, toujours est-il que sur le long terme le temps de travail diminue et ça peut s'exprimer de plein de manières différentes, temps partiels, chômage, etc... (même si, a contrario, la réduction du temps de travail n'explique pas tout le chômage, bien sûr    [:cerveau spamafote]   )


 
La réduction du temps de travail est majoritairement un effet permis par l'augmentation de la productivité.
Maintenant, je vois mal en quoi le chômage expliquerait la réduction du temps de travail...Il ne me semble pas que les statistiques soient faites en incluant tout ces "0 heures de travail", ce serait vachement biaisé. Ils me semblent que les études analysent, au contraire, la population qui a un emploi et les heures de travail prestées.
 
Considérer une augmentation du chômage comme une diminution du temps de travail, ce serait vachement osé (et faux conceptuellement parlant)  :D

n°23339290
poilagratt​er
Posté le 18-07-2010 à 11:52:30  profilanswer
 

Temps partiel (20h/s)= bonne mesure économique
Réduction du temps de travail (35h/s) = mauvaise mesure économique.
 
Cherchez l'erreur.


---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°23339297
moonboots
Posté le 18-07-2010 à 11:53:53  profilanswer
 

je dis plutôt que la réduction du temps de travail explique une partie (et une partie seulement) du chômage, on a besoin de moins en moins de monde pour produire (et cela même si on crée de nouvelles formes de travails et de produits), donc refuser le partage du travail c'est mécaniquement mettre des gens au chômage

n°23339310
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 18-07-2010 à 11:55:26  profilanswer
 

Ca n'a surtout rien à voir. Dans un cas, c'est plus ou moins voulu (cf. ce qu'a posté camelot) et contractuel, dans l'autre c'est subi de manière législative. Tu ne peux pas comparer, parce que le temps partiel n'est pas une "mesure".

n°23339325
yoyo173
Posté le 18-07-2010 à 11:57:28  profilanswer
 

"Progression de 0,3% de l'emploi intérimaire en mai  
L'emploi intérimaire progresse de 0,3% au cours du mois de mai en données CVS.
Par ailleurs, sur un an, de mai 2009 à mai 2010, il progresse de 22,8%."
 
 
Maintenant, la stabilité sur 10 ans:
Jeunes intérimaires: 1997--> 125 468
                              2008 --> 184 135
 
séniors intérimaires: 1997 -->4.1%
                               2008 -->8 %
 
Là aussi ça flambe. Quelqu'un a les chiffres pour le reste de la population active ?

n°23339326
moonboots
Posté le 18-07-2010 à 11:57:38  profilanswer
 

radioactif a écrit :

Ca n'a surtout rien à voir. Dans un cas, c'est plus ou moins voulu (cf. ce qu'a posté camelot) et contractuel, dans l'autre c'est subi de manière législative. Tu ne peux pas comparer, parce que le temps partiel n'est pas une "mesure".


du point de vue macro-économique en effet, comme Poila, je ne vois pas la différence, de toute façon les entreprises ont été globalement très satisfaites des 35 heures

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