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Auteur Sujet :

[ECO] Can it run Crises ?

n°22824292
Badcow
Posté le 03-06-2010 à 16:58:57  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

limonaire a écrit :


 
Le développement en Europe est venu d'une stabilisation politique autour de l'Etat-nation, de l'émergence d'un Etat de droit moins arbitraire (le pouvoir du Roi devenant de plus en plus encadré par les parlements, ou des constitutions). D'où l'apparition d'une épargne qui s'accumule, et qui permet une lente décrue des taux d'intérêt depuis le XVIème siècle, décrue favorable au développement, à l'investissement. Le niveau des taux d'intérêt est en fait un bon indicateur du degré de développement d'un pays et de sa stabilité : s'il est faible c'est que l'épargne est abondante car les gens ont confiance dans l'avenir. On devrait plus s'intéresser à cet indicateur qu'on ne le fait habituellement.


 
...ou alors que les banques centrales font tourner la planche à billet à pleine vitesse, non ?


---------------
"The birds don't fly at the speed of sound" - "There's no replacement for displacement"
mood
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Posté le 03-06-2010 à 16:58:57  profilanswer
 

n°22824382
luckynick
esclave de chat
Posté le 03-06-2010 à 17:06:41  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Ce sont des pays où l'état intervient beaucoup (y compris via le contrôle des prix, les sociétés publiques, etc.)


 

Betcour a écrit :

, droit de propriété faiblard et état de droit mal appliqué.


 
Ces deux assertions sont contradictoires, dans un cas l'état interviendrait trop, dans un autre pas assez


---------------
In girum imus nocte et consumimur igni (hommage à loosha)
n°22824425
moonboots
Posté le 03-06-2010 à 17:10:40  profilanswer
 

luckynick a écrit :


 
Ces deux assertions sont contradictoires, dans un cas l'état interviendrait trop, dans un autre pas assez


pas vraiment, pour un libéral l'état n'est là que pour faire appliquer les droits, pas pour gérer

n°22824426
Betcour
Building better worlds
Posté le 03-06-2010 à 17:10:50  profilanswer
 

luckynick a écrit :

Ces deux assertions sont contradictoires, dans un cas l'état interviendrait trop, dans un autre pas assez


Je vois pas en quoi c'est contradictoire : l'état intervient beaucoup et mal (les deux sont possibles, si si)


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"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°22824449
luckynick
esclave de chat
Posté le 03-06-2010 à 17:12:07  profilanswer
 


 
un genre de ratio niveau de vie sur PIB ?
Problème, si on sait très bien définir et calculer le pib, comment fait on pour le niveau de vie ?


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In girum imus nocte et consumimur igni (hommage à loosha)
n°22824493
luckynick
esclave de chat
Posté le 03-06-2010 à 17:15:27  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Je vois pas en quoi c'est contradictoire : l'état intervient beaucoup et mal (les deux sont possibles, si si)


 
moi j'ai lu : l'état intervient mal dans les deux cas, beaucoup dans le premier cas , et pas assez dans le deuxième cas.
 
Si tu n'a pas voulu dire ça, je pense qu'il faudrait détailler/reformuler, ta phrase n'était pas très claire.


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In girum imus nocte et consumimur igni (hommage à loosha)
n°22824520
R3g
fonctionnaire certifié ITIL
Posté le 03-06-2010 à 17:17:39  profilanswer
 

luckynick a écrit :


 
un genre de ratio niveau de vie sur PIB ?
Problème, si on sait très bien définir et calculer le pib, comment fait on pour le niveau de vie ?


l'INSEE a une définition précise pour ça :

Citation :

Le niveau de vie est égal au revenu disponible du ménage divisé par le nombre d'unités de consommation (uc). Le niveau de vie est donc le même pour tous les individus d'un même ménage.
Les unités de consommation sont généralement calculées selon l'échelle d'équivalence dite de l'OCDE modifiée qui attribue 1 uc au premier adulte du ménage, 0,5 uc aux autres personnes de 14 ans ou plus et 0,3 uc aux enfants de moins de 14 ans.


---------------
Au royaume des sourds, les borgnes sont sourds.
n°22824610
Betcour
Building better worlds
Posté le 03-06-2010 à 17:24:03  profilanswer
 

luckynick a écrit :

moi j'ai lu : l'état intervient mal dans les deux cas, beaucoup dans le premier cas , et pas assez dans le deuxième cas.


L'application de la justice n'est pas a proprement parler de l'interventionnisme (l'état est arbitre, pas un joueur).


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"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°22824851
power600
Toujours grognon
Posté le 03-06-2010 à 17:45:59  profilanswer
 

R3g a écrit :


Mon connard de collègue arrête pas de me souler avec le super telephone pour lequel il est en train d'enchérir sur eBay. Comme c'est un connard et que j'ai envie de l'emmerder, je vais sur eBay et j'enchéris sur le téléphone. Je veux pas l'acheter, je veux juste faire monter le prix pour emmerder l'autre. Ca lui nuit, c'est absolument pas rationnel mais c'est pas illégal.
 
 


Et alors que tu t'y attendais pas ton collègue laisse tomber. T'as fait monter l'enchère à un prix excessif et tu l'as remportée. Et l'autre vient te dire après "j'ai laissé tomber pour mon beau téléphone y avait un boulet abruti qu'a fait monter le prix trop haut".


---------------
Tiens? Y a une signature, là.
n°22825038
R3g
fonctionnaire certifié ITIL
Posté le 03-06-2010 à 17:57:11  profilanswer
 

power600 a écrit :


Et alors que tu t'y attendais pas ton collègue laisse tomber. T'as fait monter l'enchère à un prix excessif et tu l'as remportée. Et l'autre vient te dire après "j'ai laissé tomber pour mon beau téléphone y avait un boulet abruti qu'a fait monter le prix trop haut".


J'ai pas dit que faire chier les autres était sans risque  [:fading]


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Au royaume des sourds, les borgnes sont sourds.
mood
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Posté le 03-06-2010 à 17:57:11  profilanswer
 

n°22825253
Betcour
Building better worlds
Posté le 03-06-2010 à 18:14:19  profilanswer
 


Tu peux sans problème faire partir deux trains sur la même ligne avec quelques minutes d'intervalle seulement, c'est le même modèle économique que les aéroports (une poignée de pistes et de terminaux que doivent se partager une multitude de compagnies privées).


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°22825271
Profil sup​primé
Posté le 03-06-2010 à 18:15:59  answer
 

Betcour a écrit :


Tu peux sans problème faire partir deux trains sur la même ligne avec quelques minutes d'intervalle seulement, c'est le même modèle économique que les aéroports (une poignée de pistes et de terminaux que doivent se partager une multitude de compagnies privées).


Tu peux en théorie, mais IRL quand tu regardes les pays où les trains sont privatisé ça fonctionne pas comme ça. Enfin en tout cas quand j'étais en Angleterre clairement c'était pas le cas. C'était privée mais plus cher plus long et moins fiable que la sncf [:mr marron derriere]
Donc en théorie blabla....en pratique ba non, ça fonctionne pas...tandis qu'un modèle publique fonctionne relativement bien.

Message cité 2 fois
Message édité par Profil supprimé le 03-06-2010 à 18:16:37
n°22825424
Volkhen
Posté le 03-06-2010 à 18:30:30  profilanswer
 


Une grosse partie du coût de la SNCF est caché à l'acheteur de billet. Donc pas sûr que ce soit moins cher.
Mais on peut compter sur nos dirigeants pour sucrer les aides et autre entourloupes comptables à la SNCF tout en ne diminuant pas le niveau de taxation et d'endettement.


---------------
Main/Alt1/Alt2/Alt3
n°22825556
Betcour
Building better worlds
Posté le 03-06-2010 à 18:46:22  profilanswer
 


Le fret en France fonctionne déjà comme ça (et viens pas me dire que ça va réduire la qualité du service, c'est difficilement possible...)

 

Pour la GB je me souviens ado être allé en séjour là bas quelques temps, à l'époque ou le rail était public ( [:panzemeyer] ), et les gens s'en plaignaient déjà énormément. Les autres pays qui ont privatisés n'ont par ailleurs eu les mêmes ennuis, curieusement on en parle jamais...

 

Par ailleurs contrairement à ce qu'on lit beaucoup les accidents ont diminués : http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste [...] e-Bretagne

Message cité 2 fois
Message édité par Betcour le 03-06-2010 à 19:07:23

---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°22825616
aroll
Posté le 03-06-2010 à 18:56:49  profilanswer
 

Bonjour.

limonaire a écrit :


- augmenter le salaire minimum brutalement augmente le chômage

Oui.
 

limonaire a écrit :

- baisser les taux d'intérêt artificiellement crée du cycle et des bulles

Oui.
 

limonaire a écrit :

- défiscaliser les heures sup entraîne un volume plus élevé d'heures sup

Oui.
 

limonaire a écrit :

- subventionner les exportations entraîne la subvention des importations

Euuuh, je veux bien te croire, mais il va falloir que tu expliques.
 

limonaire a écrit :

- pénaliser l'épargne réduit la productivité

Ok.
 

limonaire a écrit :

- rendre les études gratuites allonge la durée moyenne des études

Ouais mais... est ce toujours regrettable?  :??:  
 

limonaire a écrit :

- rendre gratuit les soins en augmente la consommation

Seulement jusqu'à un certain niveau........................ qui est peut-être le bon.
Personne (ou presque) n'a envie de voir le médecin tous les jours, ou de consommer des médicaments par kilos, donc le niveau maximum de consommation de soins de santé est, pour la plupart des gens,  celui qui permet de se sentir......................  simplement bien.
 

limonaire a écrit :

- réduire le temps de travail sans réduire les salaires mensuels crée peu d'emplois

Ouais.
 

limonaire a écrit :

- subventionner la production de tomates augmente la production de tomates, mais diminue les productions d'autres biens

Ben ouais..
 

limonaire a écrit :

- subventionner l'inactivité augmente l'inactivité

Seulement pour une toute petite minorité de "glandeurs", sinon augmenter le revenu des chômeurs peut aussi faciliter leur recherche d'emploi.
 
Amicalement, Alain

n°22825633
moonboots
Posté le 03-06-2010 à 18:59:14  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Le fret en France fonctionne déjà comme ça (et viens pas me dire que ça va réduire la qualité du service, c'est difficilement possible...)
 
Pour la GB je me souviens ado être allé en séjour là bas quelques temps, à l'époque ou le rail était public ( [:panzemeyer] ), et les gens s'en plaignaient déjà énormément. Les autres pays qui ont privatisés n'ont par ailleurs eu les mêmes ennuis, curieusement on en parle jamais...
 
Par ailleurs contrairement à ce qu'on lit beaucoup les accidents ont diminués : http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste [...] -Bretagne.


pas très clair ton tableau...
et sinon quel est le coût, et pour quel service ? c'est quand même la misère là-bas...

Message cité 1 fois
Message édité par moonboots le 03-06-2010 à 18:59:27
n°22825703
aroll
Posté le 03-06-2010 à 19:07:38  profilanswer
 

Bonjour.

Citation :

DocMaboul a écrit :
 
 
Pour la décélération, c'est plus simple: c'est une force appliquée dans la direction opposée à la trajectoire (en admettant qu'elle soit rectiligne). Et cette force est aussi positive si on ne la regarde pas à l'envers.


 

Badcow a écrit :


 
Ben non, ce n'est pas si simple... 2 force opposées d'amplitude égales s'annulent, et tu ne peux pas décrire une telle somme (nulle) et considérant les 2 comme "positives si on ne les regarde pas à l'envers" (ce qui revient à dire "pas en même temps" ). A chaque instant t, si tu en considère une positive, alors l'autre doit être négative, sinon la somme sera différente de zéro, et il y aura un mouvement.
 
Idem pour mon exemple "d'accélération" (accélération positive) et de "freinage" (accélération négative), tu peux tout à fait inverser les signes, mais ça ne fait pas disparaître l'existence de valeurs négatives.

Oui, on peut même étendre ça à toutes les grandeurs "vectorielles".
 
Amicalement, Alain
 

n°22825789
Betcour
Building better worlds
Posté le 03-06-2010 à 19:18:11  profilanswer
 

moonboots a écrit :

pas très clair ton tableau...


J'ai corrigé le lien  :jap:  
 

Citation :

et sinon quel est le coût, et pour quel service ? c'est quand même la misère là-bas...


C'était déjà la misère avant (faut pas croire mais Tatcher avait pas fait du rail public une priorité :o).
En France on appliquera pas la méthode anglaise puisque le réseau ne sera pas privatisé, seulement ce qui roule dessus.


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°22826136
docmaboul
Posté le 03-06-2010 à 19:57:52  profilanswer
 

aroll a écrit :

Oui, on peut même étendre ça à toutes les grandeurs "vectorielles".
 
Amicalement, Alain
 


 
Ben non. C'est un exemple particulièrement mauvais en plus. Si tu appliques deux forces égales et dans des directions opposées en même temps sur un objet, les deux forces ne s'annulent pas, elles sont toujours présentes et produisent une situation d'équilibre, ce qui n'a rien à voir avec une absence de force sur l'objet. Pour moi, vous confondez la représentation avec la chose représentée. Mais bon, vu que même en multipliant les exemples, ça reste incompréhensible, ce sera la fin du HS en ce qui me concerne.

Message cité 3 fois
Message édité par docmaboul le 03-06-2010 à 19:58:32
n°22826306
le_noob
Posté le 03-06-2010 à 20:18:20  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Oh que si, je suis d'accord avec lui : Coase est un des plu grands économistes du XXème siècle. Il a notamment montré pourquoi les entreprises existaient, alors qu'au sein d'une entreprise, ce n'est justement pas le règne du marché. Il y avait donc un paradoxe : les économistes avaient montré que le marché était l'institution optimale et pourtant il existe des entreprises dont le fonctionnement interne ne doit rien au marché.
 
Ce que certains ne comprennent pas ici, c'est que laisser la liberté aux gens, ce n'est pas installer du marché et des rapports marchands partout. Le bénévolat, la famille, l'entreprise, l'"association, la mutuelle ou la coopérative, les dons entre amis, sont rationnels, même si on applique les outils de la science économique.  C'est ce que ne comprennent pas ceux qui caricaturent le libéralisme. Le libéralisme, ce n'est pas le tout marché : c'est laisser les personnes décider de ce qui est optimal pour eux. Un individu peut facturer son travail à une entreprise (et ce sera rationnel de son point de vue ) et donner ensuite du temps gratuitement à une association ( et ce sera également rationnel). Seulement, dans le premier cas, le travail procure une désutilité (une pénibilité si on veut) qu'il faut bien compenser par un salaire. Dans le deuxième cas, le travail procure un plaisir, une utilité, qui justifie qu'on ne demande pas de salaire.
 
Le problème de l'Etat est :
- qu'il oblige certains rapports à être marchands, en les fiscalisant (l'impôt n'étant jamais payé en nature mais en numéraire)
- qu'il interdit ou réglemente à l'inverse le recours aux marchés : en subventionnant les institutions hors marché, ou en interdisant telle transaction ou en limitant la concurrence
 
Il ne s'agit ni d'interdire ni de contraindre : il s'agit de laisser émerger spontanément les formes d'organisation optimales. Pour certaines activités, c'est le marché au sens transactions monétaires, qui est optimal. Pour d'autres, c'est le don ou le rapport non marchand. On ne peut pas savoir a priori quelle est la forme optimale : elle dépend du secteur, et aussi de l'époque, du progrès technique (qui permet de diminuer les coûts de transaction).  
 
Le logiciel libre, Wikipedia, le dernier album de Noir désir en téléchargement gratuit (le client donne ce qu'il veut), les associations de quartier de soutien scolaire, les SEL (systèmes d'échanges locaux) : tout ça, c'est du marché, au sens où c'est de l'échange libre. C'est apparu spontanément et offreurs et demandeurs y trouvent leurs satisfactions, sans que l'Etat intervienne. C'est libéral, et même ultra-libéral puisque ça fonctionne sans Etat.  
 


Ce n'est pas tant une question de plaisir qu'une question de valeurs personnelles. L'acteur se fait juge et décide que l'un mérite de payer et l'autre non.

n°22826316
Profil sup​primé
Posté le 03-06-2010 à 20:19:29  answer
 

Au fond du trou on continu a creuser... [:moktar1er]
 

Citation :


Exclusif : les banques relancent les «subprimes» à la française
 
Réguler. Depuis la crise, le mot est dans toutes les bouches. On promettait davantage de régulation notamment dans la titrisation, comme les « subprimes » qui furent le catalyseur de la crise. Le projet de loi sur la régulation bancaire et financière, que l'Assemblée examine cette semaine fait exactement le contraire. Porté par le lobby des banques, il organise la promotion de la titrisation. Dans la plus grande opacité.
 
 
« Je veux qu'on tranche la question angoissante du hors bilan. A quoi ça sert de fixer aux banques des ratios de solvabilité sur leur bilan si on les autorise à avoir à côté un hors bilan ? (…) Ce qu'on appelle la titrisation. C'est-à-dire que chaque jour, les banques consentaient un prêt à 10h00 du matin, le revendaient à 17h00 le soir, prenaient la commission, le déstockaient, le mettaient dans ce qu'on appelle un SPV et mutualisaient ce mauvais risque », pas content Nicolas Sarkozy. Devant les Français lors de l’émission "Face à la crise" de février dernier, le Président se faisait le champion de la lutte contre les mauvaises pratiques bancaires. Ce n’était pas la dernière, ni la première.  
 
 
On allait donc voir ce qu’on allait voir : sus à la spéculation, halte à la titrisation. Résultat des opérations : le contraire. Le projet de loi intitulé « Régulation bancaire et financière » est un rêve pour le lobby des banques : l’instauration de la titrisation à grande échelle. « Le résultat de quatre années de travail », enorgueillit presque l’un de ses animateurs, pas peu fier que son bébé législatif  peu amendé par les députés, passe comme une lettre à la poste.
 
Car les parlementaires de la commission des finances qui ont examiné le texte n’ont apparemment pas bien apprécié la portée des petits articles de la fin du texte qui instaurent « Les sociétés de financement de l’habitat. » Effectivement, ca sonne joliment, et quel parlementaire pourrait être contre ? Sauf que ces articles organisent la promotion de la titrisation des créances immobilières, que les banques portent actuellement dans leur bilan, et qu’elles aimeraient bien refourguer ailleurs.

 
Un texte qui passe ni vu ni connu

 
« J’avoue ne pas avoir bien regardé ce passage. On n’a pas le temps d’examiner correctement les textes. Le gouvernement nous ensevelie sous les projets de loi », se lamente Charles de Courson, député NC de la Marne et travailleur acharné du Palais Bourbon.
« Ce n’est pas une petite réforme. Il s’agit de relancer la titrisation en France, laquelle patine. Mais pas seulement. Là, on va beaucoup plus loin», confirme l' avocat d’un des plus grands cabinets spécialisés dans la finance et qui, pour cette raison, préfère l'anonymat. Ils sont une petite quinzaine sur la place de Paris, dont un a fait l’exégèse du texte. Quant au nôtre, il souhaite garder l’anonymat. « Faut pas casser le business », se justifie-t-il. «  Mais en tant que citoyen, franchement, je trouve cela dingue que personne n’en parle. Comme d’ailleurs beaucoup de chose dans ce texte… »
 
 
Beaucoup plus loin ?
 
Mais d’abord rappelons ce qu’est la titrisation. Cette technique est née aux Etats-Unis dans les années 1970.
 
Classiquement, les prêts accordés notamment aux ménages pour acquérir un bien immobilier restaient au bilan des banques jusqu’à leur échéance. La banque transforme ainsi les dépôts court terme des épargnants en prêt long terme. Avec la titrisation, les banques logent ces prêts dans un portefeuille et en revendent ainsi des parts aux investisseurs. A travers cette opération, les banquiers trouvent là une manière bien commode de transférer le risque vers les épargnants.  En jargon financier, on transforme ces créances en titres financiers. D’où le nom de titrisation.
 
 
Vers une titrisation à l'américaine
 
 
Alors, que change la loi ?
 
Jusqu'à présent, les banques étaient obligées de garder toutes ces créances dans leurs bilans et de les provisionner, c'est à dire de prévoir le risque de défaut sur ces dettes. A la différence des établissements américains qui eux, pouvaient les titriser, et externaliser ainsi le risque. D'où la possibilité d'émettre encore plus de crédits et de réitérer l'opération à l'infini. On a appelé ça la crise des « subprimes ». Notre ami avocat poursuit : « En permettant ce transfert de la propriété, le texte conduit à créer des produits qui dans leur nature sont sensiblement identiques à ceux qui ont déclenché la crise. Les investisseurs qui avaient acheté les titres américains ont dû assumer à la place des banques l’insolvabilité des ménages américains sur leur prêt immobilier, car ces prêts étaient devenus leur propriété… »  
 
 
On comprend que les banques françaises n’aient jusqu’à présent que peu actionné la titrisation : pas intéressant si on est obligé de provisionner. A la Banque des règlements internationaux (BRI), qui suit de près ce genre de produits, on confirme le changement : « Dans les nouveaux produits titrisés, si il y a un problème, les investisseurs ne pourront pas se tourner vers la banques émettrices pour récupérer leur capital, comme ils le pouvaient dans les produits existants. Ils devront se contenter de récupérer ce qui est récupérable sur les prêts des ménages », explique Christian Upper, économiste à la BRI.
 
Qui va acheter ces nouveaux produits ?
 
Là aussi la loi fait la part belle aux banques, en leur garantissant de « bons débouchés » pour leurs produits : ces « structured covered bond », comme on dit en anglais, pourront être apportés en garantie à la Banque centrale européenne (BCE). Un guichet que les banques espagnoles pratiquent activement, tant elles sont gavées de ces produits devenus toxiques avec l’éclatement de la bulle immobilière ibérique.
 
La BCE sera donc un réceptacle, mais pas le seul. Les Sicav et autres fonds de placement pourront eux aussi accueillir ces produits, en très grandes quantités. Le texte précise ainsi qu' « ils pourront augmenter leur souscription auprès d’un même émetteur jusqu’à 25% de leur actif…..». 25% !!!

 
Coupler le crédit hypothécaire façon Sarkozy: une véritable bombe
 
Il y a donc le feu au lac bancaire... Mais aucune de ces questions ne fut cependant abordée lors de l’examen du texte par la commission des finances. Il se passe au fond exactement le même processus qu'à l'intérieur des établissements financiers où même des membres de la direction générale ignoraient la nature exacte de leurs produits et les risques qu'ils induisaient. Mais si les financiers ne comprennent rien, pourquoi de hommes politiques formés, en général sur les fonds de facs de lettres ou de droit ; voire à Science po, pourraient y arriver ?
 
Interrogé sur tous ces points, Jérôme Chartier, le député UMP rapporteur de la loi, (son rapport encore non publié ici, pour ceux qui ne reculent pas devant la complexité entretenue) continue pourtant de faire l’article du projet du gouvernement. « Ce n’est pas comme les produits américains. En France, les prêts accordés aux ménages ne sont pas risqués comme ceux accordés aux Etats-Unis. C’est un mauvais procès qui est fait. »
Le député de l’Essonne n’a pas tort sur ce point. De fait, il y a peu de défaut des foyers Français sur leur dette immobilière. Mais cela tient avant tout aux conditions qui existent aujourd’hui et que la titrisation risque cependant de bouleverser. La distribution des crédits immobiliers en France est réalisée par de grandes banques. Jusqu’à présent, celles-ci prenaient un soin particulier à ne pas en fourguer à des ménages insolvables. Mais justement la raison tenait à la législation : incapables de refourguer ces mauvais prêts via la titrisation, elles ne voulaient pas encombrer leur bilan avec de tels produits.
 
C’est aussi cette obligation de conserver ces prêts dans leur bilan qui a conduit les banques à ne pas actionner une petite gâterie que Nicolas Sarkozy leur avaient concoctée en 2004, quand il était à Bercy. On s’en souvient peu, mais le Chef de l’Etat, alors tout émoustillé par le modèle américain, avait introduit la possibilité pour les ménages de pratiquer la « recharge hypothécaire ». En gros, la faculté pour un emprunteur de s’endetter non pas sur sa capacité de remboursement, mais sur la valeur de son bien. Ce système fou a justement conduit les foyers américains à surfer sur la bulle immobilière. Au fur et à mesure de la hausse de la valeur de leur maison, hypnotisés par cet effet richesse, ils ont contracté de nouveaux prêts tant pour consommer que pour spéculer sur la pierre. On connaît la suite… Les « subprimes », la crise, etc…
 
Avec la titrisation, le gouvernement donne une seconde chance au projet de développement du crédit hypothécaire de Nicolas Sarkozy en 2004. En somme, on revient dans le mur qui a conduit à l'explosion de 2008. Sans klaxonner. Mais avec l'aval du Parlement ? Députés de tous les partis, réveillez-vous !


http://www.marianne2.fr/Exclusif-l [...] 93573.html


Message édité par Profil supprimé le 03-06-2010 à 20:20:38
n°22826375
le_noob
Posté le 03-06-2010 à 20:27:03  profilanswer
 

LooSHA a écrit :


 [:shimay:1]  
 
Voilà. Les côtés positifs, c'est le marché.
Les côtés négatifs, c'est l'Etat.
 
Et on oublie soigneusement de parler des problèmes essentiels, à savoirs les problèmes environnementaux et la course au "progrès" technique.


En plus je ne vois pas comment on peut dissocier l'Etat et le marché. C'est comme si on amputait l'humanité d'une part considérable de sa propre nature.
 
Le libéralisme est un modèle trop simpliste qui n'arrive pas à décrire le comportement humain réel.

n°22826391
le_noob
Posté le 03-06-2010 à 20:28:15  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Bien sûr que non. Tu te places sur deux plans qui n'ont rien à voir.
 
Et les zinzins sont comme tout être humain ou toute organisation, préfèrent éviter la concurrence, pour vivre plus confortablement sur le dos des autres. Si dès lors ils peuvent par du lobbying obtenir de l'Etat des rentes, des privilèges, ou une protection contre des entrants potentiels, ils ne s'en privent pas.


Et comment ta théorie libérale tient la route face à ça ?

n°22826459
le_noob
Posté le 03-06-2010 à 20:34:17  profilanswer
 

docmaboul a écrit :


 
Ce sont des vues de l'esprit gros malin. Une grandeur négative, c'est une existence négative et effectivement, ça n'a aucun sens aucune réalité. Sauf que ça marche ;)


Ca ne veut pas dire pour autant que le degré Celsius serait moins pertinent que le Kelvin. Ce qui est une vue de l'esprit c'est la grandeur, pas le fait qu'elle soit négative ou positive.

n°22826480
Profil sup​primé
Posté le 03-06-2010 à 20:36:33  answer
 

docmaboul a écrit :


 
Ce sont des vues de l'esprit gros malin. Une grandeur négative, c'est une existence négative et effectivement, ça n'a aucun sens aucune réalité. Sauf que ça marche ;)


 
Parce que notre déficit n'est pas une valeur négative ?  :whistle:

n°22826522
le_noob
Posté le 03-06-2010 à 20:41:51  profilanswer
 

Badcow a écrit :


 
... ? ...
 
Pour prendre un cas concret, une accélération peut être négative (on en mesure tous les jours) et heureusement que correspond à une réalité, car comme cela quand je démarre ma voiture le matin pour aller travailler, je sais que je pourrais m'arrêter un jour ! (si les accélération n'étaient que positives, on serait bien dans la m*rde...)


Tout à fait, la négativité correspond bien souvent seulement à un état opposé, je ne vois pas en quoi ça n'a aucun sens réellement.

n°22826552
le_noob
Posté le 03-06-2010 à 20:45:45  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
1) Nuire aux autres ou ne pas respecter ses engagements, c'est passible des tribunaux : où est le problème ?
 
2) La transparence des prix ou le fait que les acteurs soient de taille égale (l'atomicité) ne sont pas les bons critères pour définir une situation concurrentielle sans surprofits durables : le bon critère, c'est la contestabilité du marché.
 
3) Le dernier point que tu évoques concerne les externalités négatives : c'est un point que l'on sait traiter (droits de propriété, taxes...). Attention cependant à ne pas en avoir une condition extensive :  toute action ayant un impact sur les personnes extérieures à cette action, tout pourrait donner lieu à externalité négative, et donc tout pourrait légitimer l'intervention de l'Etat, entrainant la disparition des actes libres. Quand j'écris ici, j'augmente ou diminue le plaisir de certains, d'où des externalités positives ou négatives. Faut-il pour autant que l'Etat intervienne ?


Dans ta théorie il manque l'explication du comportement des Etats et le pourquoi de ce comportement et pourquoi on ne peut pas le modifier si aisément.

n°22826603
le_noob
Posté le 03-06-2010 à 20:50:56  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 Quand j'écris ici, j'augmente ou diminue le plaisir de certains, d'où des externalités positives ou négatives. Faut-il pour autant que l'Etat intervienne ?


Au lieu du "faut-il" tu devrais te demander pourquoi l'Etat intervient et que pourrait-on faire pour qu'il n'intervienne pas. Là ce serait une vraie démarche scientifique.
 
Enlever l'Etat de l'équation c'est comme enlever en physique une grandeur non marginale qui dérange ton raisonnement.

n°22826801
Badcow
Posté le 03-06-2010 à 21:10:43  profilanswer
 

aroll a écrit :

Bonjour.
 
Oui, on peut même étendre ça à toutes les grandeurs "vectorielles".
 
Amicalement, Alain
 


 
Exactement
 

docmaboul a écrit :


 
Ben non. C'est un exemple particulièrement mauvais en plus. Si tu appliques deux forces égales et dans des directions opposées en même temps sur un objet, les deux forces ne s'annulent pas, elles sont toujours présentes et produisent une situation d'équilibre, ce qui n'a rien à voir avec une absence de force sur l'objet. Pour moi, vous confondez la représentation avec la chose représentée. Mais bon, vu que même en multipliant les exemples, ça reste incompréhensible, ce sera la fin du HS en ce qui me concerne.


 
Traduction : "oups, j'ai fais une erreur mais c'est pas grave"  ;)  


---------------
"The birds don't fly at the speed of sound" - "There's no replacement for displacement"
n°22826871
R3g
fonctionnaire certifié ITIL
Posté le 03-06-2010 à 21:16:52  profilanswer
 


 
Non le déficit il est positif. C'est la croissance qui est négative.


---------------
Au royaume des sourds, les borgnes sont sourds.
n°22827031
moonboots
Posté le 03-06-2010 à 21:33:13  profilanswer
 

Betcour a écrit :


J'ai corrigé le lien  :jap:


je l'avais vu et ce n'est pas clair, qu'est-ce que ça signifie "accident significatif", etc... ?
 

Betcour a écrit :

C'était déjà la misère avant (faut pas croire mais Tatcher avait pas fait du rail public une priorité :o).
En France on appliquera pas la méthode anglaise puisque le réseau ne sera pas privatisé, seulement ce qui roule dessus.


ouais donc des chemins de fer chers et vétustes, ce n'est pas un très bon exemple   :/

n°22827055
le_noob
Posté le 03-06-2010 à 21:35:30  profilanswer
 


Ces personnes peuvent aussi être les mêmes.
 
Le mot puissant à au moins le mérite de ratisser large.
 
 
Ce que j'ai dit de moins bonne manière il y a des centaines de pages.
 

Fender a écrit :


j'en reviens à 50 pages en arrière, mais tu es contre la création monétaire, soit, tu es aussi contre la dette :jap:
 
malheureusement, les institutions financières depuis le début du XX° siècle nous ont formaté sur cette dualité soit la dette, soit la création monétaire, en insinuant dans les esprits que la création monétaire est plus mauvaise que la dette.
Leur intérêt est dans la dette, bien évidemment.
 
Mais du coup, qu'est-ce que toi tu proposes exactement qui ne soit ni de la création monétaire, ni de la dette ?


Il propose le freebanking
 

docmaboul a écrit :


 
Pour vos deux exemples, la grandeur négative est conventionnelle et non réelle ("c'est une vue de l'esprit" ). Dans le premier cas, en considérant simplement que la température représente le mouvement des particules (les enculeurs de mouches thermodynamiques, merci de passer votre chemin), cela revient à définir une sorte de mouvement qui non seulement n'existerait pas (cas du zéro absolu) mais qui existerait négativement: un mouvement qui ne serait pas un mouvement mais son opposé sans être l'immobilisme. Bon courage et bon prix Nobel à celui qui arrivera à définir un tel état.


Personne n'a prétendu qu'il existerait quelquechose qui ne soit ni mouvement ni immobilisme. Ce n'est pas du tout ce que représente une température négative. D'ailleurs une température négative, c'est juste un abus de langage qui provient de la confusion que peut créer l'utilisation de nombres négatifs, mais qui ne représentent pas une température négative qui serait dans un état opposé à un autre.
 

docmaboul a écrit :

Pour la décélération, c'est plus simple: c'est une force appliquée dans la direction opposée à la trajectoire (en admettant qu'elle soit rectiligne). Et cette force est aussi positive si on ne la regarde pas à l'envers.


Un mouvement en sens contraire. Ce n'est pas plus simple, c'est juste que ton interprétation plus haut est erronée.
 
 

docmaboul a écrit :


 
Bon, he bien le jour où tu trouveras un chat négatif, un doigt négatif, quelque chose qui existe négativement, tu me préviendras.


L'état d'un mouvement, une force opposé à une autre force ?  [:sebkom]  
 
Mais bon le jour où tu trouveras un chat qui existe positivement tu me préviendras aussi. Tu ne peux pas attribuer un état à l'existence, à ne pas confondre avec l'état de vie ou de mort, puisque même un chat mort existe.
Ou alors l'existence serait-elle même un état(existence et non-existence) ce qui expliquerait qu'on ne puisse lui en attribuer un.
En philosophie orientale tu pourrais dire qu'un chat mâle est dans un état négatif par rapport à un chat femelle ou inversement.
 
Il n'y a qu'en mécanique quantique ou éventuellement il existerait un troisième état (cf le chat de Shrodinger qui ne serait ni mort ni vivant ou les deux à la fois)
 
edit : Bon j'ai beaucoup trop de retard sur le topic.


Message édité par le_noob le 03-06-2010 à 22:06:35
n°22827597
docmaboul
Posté le 03-06-2010 à 22:14:52  profilanswer
 

Badcow a écrit :


 
Traduction : "oups, j'ai fais une erreur mais c'est pas grave"  ;)  


 
C'est plutôt: "je vais perdre patience et commencer à employer des mots désagréables parce que ça me gonfle assez rapidement de répéter la même chose de différentes manières". Et puis bon, si tu veux croire que la réalité est comme ci ou comme ça parce que sinon, tu ne pourrais pas écrire ton équation, c'est ton droit. Et c'est le mien de considérer que c'est pour le moins naïf, que ça ne procède pas de la réflexion mais de l'habitude d'utiliser des outils sans même chercher à comprendre comment ils ont été construits :o

n°22827635
le_noob
Posté le 03-06-2010 à 22:18:39  profilanswer
 


En effet les nombres naturels(ou qu'importe) non pas d'existence propre en dehors du système mathématique qui les inclus.

n°22827676
le_noob
Posté le 03-06-2010 à 22:22:20  profilanswer
 


A la limite c'est juste une question de confiance, si on arrive à mettre dans la tête des agents économiques que le système est inébranlable et infinie ceux-ci seront enclin à s'endetter éternellement tant que le doute ne viendra pas les titiller.

n°22827694
moonboots
Posté le 03-06-2010 à 22:23:42  profilanswer
 

Badcow a écrit :

Traduction : "oups, j'ai fais une erreur mais c'est pas grave"  ;)  


DocMaboul    [:clooney3]

n°22827750
docmaboul
Posté le 03-06-2010 à 22:29:35  profilanswer
 

le_noob a écrit :


En effet les nombres naturels(ou qu'importe) non pas d'existence propre en dehors du système mathématique qui les inclus.


 
Il ne s'agit pas de savoir si les nombres existent, il s'agit de savoir si la fameuse vérité procède effectivement d'une conformité entre le discours et la réalité, en particulier sur les prémisses, postulats, axiomes, peu importe, ..., les éléments de base avec lesquels tu vas construire ton discours.
 
Et pour info, tu viens de répondre non. Ca tombe bien, c'est aussi ma position :o

Message cité 2 fois
Message édité par docmaboul le 03-06-2010 à 22:32:55
n°22827789
moonboots
Posté le 03-06-2010 à 22:32:56  profilanswer
 

docmaboul a écrit :


 
Bon, toi tu comprends rien, c'est assez énervant. Il ne s'agit pas de savoir si les nombres existent, il s'agit de savoir si la fameuse vérité procède effectivement d'une conformité entre le discours et la réalité, en particulier sur les prémisses, postulats, axiomes, peu importe, ..., les éléments de base avec lesquels tu vas construire ton discours.
 
Et pour info, tu viens de répondre non. Ca tombe bien, c'est aussi ma position :o


la "réalité" n'étant qu'un élément discursif      :sleep:

n°22827839
le_noob
Posté le 03-06-2010 à 22:37:07  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Pour moi, le but n'est ni la croissance, ni la consommation : il est ce que chacun se sera fixé comme but.
 
Celui qui veut faire des études de finances pour bosser 70h, rouler en Porsche et avoir le dernier iPhone : très bien
Celui qui veut cultiver ses tomates dans le Larzac, bosser 2 h par jour, faire la fête le soir et gratter trois notes sur une guitare : très bien aussi.
 
Un libéral ne veut rien : il veut laisser les gens suivre leurs rêves, bosser autant qu'ils veulent, faire la sieste autant qu'ils veulent, consommer autant qu'ils veulent, choisir un mode de vie frugal mais sans contrainte ou un mode de vie boulimique mais stressant. Admettre le pluralisme des modes de vie, être tolérant, savoir que les modes d'accès au bonheur individuel sont multiples et propres à chacun. Et si on est utilitariste, savoir que l'économie de marché permet d'élargir l'éventail des possibles en augmentant le niveau de vie (car c'est ça la croissance que tu vilipendes : c'est elle qui permet de vivre jusqu'à 80 ans, de ne travailler que 1500 h par an, d'étudier jusqu'à 20 ans et d'avoir 20 ans de retraite, d'avoir 5 semaines de congés payés, d'avoir la santé gratuite et d'être entouré de biens matériels qui apportent du confort). Notre niveau de vie acquis grâce au marché permet à certains d'avoir la vie stressante du trader ou de se retirer dans le Larzac, choix impossible dans les économies de pénurie d'avant le marché.


Il y existait quand même de rare cas de mendiants heureux et qui l'était par choix.

n°22827865
le_noob
Posté le 03-06-2010 à 22:39:23  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Sénégal, Côte-d'Ivoire (encore que récemment, avec les troubles politiques), Tunisie, Maroc s'en sortent mieux que d'autres... : plus d'ouverture taux marchés internationaux, plus accueillants pour les IDE, Etats plus stables...


Il faut donc un Etat fort pour garantir un Etat de droit. Je pense que ces pays sont dans la situation où ils sont car leurs Etats sont faibles face aux puissances privés ou publiques étrangères.

n°22828027
le_noob
Posté le 03-06-2010 à 22:54:23  profilanswer
 

R3g a écrit :


J'ai pas dit que faire chier les autres était sans risque  [:fading]


Et donc Limonaire te dira que c'est ce qui permet d'éviter le pourrissage d'enchères et que ton action n'est pas significative.
 
Le danger serait qu'il n'y ai pas de risque.

mood
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