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Auteur Sujet :

[ECO] Can it run Crises ?

n°22833894
R3g
fonctionnaire certifié ITIL
Posté le 04-06-2010 à 14:34:48  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

limonaire a écrit :


 
Les laboratoires ne sont pas responsables : ils répondent à une demande. Le jour où les gens renonceront à acheter ces médicament de confort et utiliseront cette somme économisée pour la donner aux labos qui font de la recherche sur les maladies orphelines, le problème sera réglé.  
 
Il ne faut pas oublier qu'en économie de marché, les vrais maîtres, c'est toi, c'est moi, ce sont les consommateurs. Les laboratoires ont bon dos : ils ne répondent qu'à la demande. Mais c'est plus facile de s'exonérer de toute responsabilité et d'accuser d'égoïsme les entreprises, plutôt que de s'accuser soi même.


Je ne dis pas que les laboratoires sont coupables, je demande juste si le système économique qui mène à ce genre de situation peut être considéré comme optimal ?
Parce que, et ça rejoint mon point précédent, le comportement des consommateurs (qui ont effectivement le pouvoir) n'est pas parfait : les consommateurs sont égoïstes, bêtes, méchants, crédules, etc. Une forme de contre-pouvoir est peut -être nécessaire pour compenser ces défauts.


---------------
Au royaume des sourds, les borgnes sont sourds.
mood
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Posté le 04-06-2010 à 14:34:48  profilanswer
 

n°22833931
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 04-06-2010 à 14:36:32  profilanswer
 

roscocoltran a écrit :


 
Oui enfin tu fais quand même l'impasse sur la situation de monopole et le pas suivant qui est l'abus de position dominante, si difficile à établir quand on connaît les capacités juridiques de société en situation de monopole. On a rarement vu des monopoles publics abuser de leur position dominante. Pas de monopole du tout = moins de risque pour le consommateur.
 
Le seul monopole qui vaille est par exemple celui de l'énergie qui requiert des investissements considérables, irréalisables par des sociétés privées. Je parle bien sûr d'EDF et d'entreprises de ce calibre.


 
J'ai déjà répondu à cette objection qui ne tient pas la route. Relis bien  ;)  

n°22833953
roscocoltr​an
L'enfer c'est les utilisateurs
Posté le 04-06-2010 à 14:37:39  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Mais si ce monopole rachète ce substitut et satisfait ensuite ainsi le client au meilleur coût : où est le problème ?

Si en revanche il rachète le susbtitut et pratique des prix trop élevés : il ne satisfait plus le client. Dès lors, tôt ou tard, les surprofits qu'il réalise susciteront l'appétit d'autres capitalistes et il sécrétera sa propre concurrence, ce qui n'est pas son intérêt.
 
En outre, dans les faits, IBM n'a pas empêché Microsoft d'émerger. Microsoft n'a pas pu empêcher Google d'émerger. Etc... Contrairement à ce que beaucoup pensent, la concurrence n'aboutit pas à un mouvement de concentration croissant : il y a plutôt une alternance  de phases de concentration et de phase d'émiettement, cette alternance pouvant être assimilée à une respiration...  
 
Les seuls monopoles scandaleux avec surprofits durables sont ceux qui sont obtenus avec la complicité de l'Etat qui empêche des concurrents de limiter le pouvoir de monopole des entreprises existantes : banques, télécoms, professions juridiques, taxis, pharmaciens et j'en passe.


 
Le problème c'est la zone grise entre "on intègre de la valeur à notre produit" et "on absorbe un concurrent". Tout est là. Ces monopoles privés ne sont pas utiles, ils n'apportent qu'un risque au consommateur.


---------------
"Your god is too small", Giordano Bruno, 1548 - 1600
n°22833967
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 04-06-2010 à 14:38:10  profilanswer
 


 
Et alors ? si EDF offre ce service mieux et moins cher que la PME, où est le problème ? et si une fois la PME éliminée, EDF en profite pour faire des surprofits, une nouvelle PME surgira...

n°22833982
moonboots
Posté le 04-06-2010 à 14:39:00  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Fais une recherche sur Google à partir du mot "financiarisation" et regarde si les articles recensés sont le fait de gens ayant un point de vue dépassionné sur le marché.
 
Les mots sont porteurs de sens, certains en tout cas : pas la peine ensuite de jouer les victimes et les vierges effarouchées.


heu depuis qq posts tu réponds sur le mode "tu te trompes", "ce n'est pas tout à fait ça", "ce sont des préjugés", etc...
bref rien de concret qui viendrait contredire ce que je pense, d'autant que finalement tu reconnais toi-même la financiarisation
 
attention à la docmaboulisation du discours !

n°22834011
yoyo173
Posté le 04-06-2010 à 14:40:24  profilanswer
 


Faux, du moins en théorie.
La théorie veut que l'état fasse tout pour que tous les citoyens se retrouvent en situation d'égalité à la base. Ce qui veut dire le même accès aux différents services, les mêmes chances de se faire soigner et donc le droit de voir sa maladie prise en compte, même si ce n'est pas rentable.
Toi, tu as une vision gestionnaire de cet état qui devrait se comporter comme une entreprise classique, équilibrer ses comptes. Ce n'est pas possible", c'est d'ailleurs pour ça qu'il y a les impôts, afin de financer la solidarité nationale à même de garantir le respect de deux de nos trois principes, égalité et fraternité.
 
Et ce n'est pas parce qu'il y a un risque de corruption qu'il ne faut rien faire. Au contraire, il s'agit alors d'améliorer les système. Si la corruption suffit à décrédibiliser le système, c'est tout le commerce mondial que tu mets à genoux.

Message cité 1 fois
Message édité par yoyo173 le 04-06-2010 à 15:02:08
n°22834042
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 04-06-2010 à 14:42:04  profilanswer
 

R3g a écrit :


Je ne dis pas que les laboratoires sont coupables, je demande juste si le système économique qui mène à ce genre de situation peut être considéré comme optimal ?
Parce que, et ça rejoint mon point précédent, le comportement des consommateurs (qui ont effectivement le pouvoir) n'est pas parfait : les consommateurs sont égoïstes, bêtes, méchants, crédules, etc. Une forme de contre-pouvoir est peut -être nécessaire pour compenser ces défauts.


 
Les consommateurs sont comme tous les hommes : égoïste, bêtes, crédules...
Mais les hommes politiques (ou les experts) qui prendraient dans ton système les décisions ne seraient pas des hommes :  égoïstess, bêtes, crédules... ? Qui garantit qu'ils ne se tromperaient pas et ne prendraient pas de mauvaises décisions , qui garantit qu'ils ne sont pas influençables par des lobbies comme le client est influencé par la publicité ? qui garantit qu'ils ne privilégient pas leur carrière personnelle, comme tout un chacun, sur l'intérêt général ? je ne vais quand même pas rappeler ici les vaccins de la mère Bachelot.

n°22834064
roscocoltr​an
L'enfer c'est les utilisateurs
Posté le 04-06-2010 à 14:43:02  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Les cartels privés sont toujours instables à moyen terme (l'un des membres du cartel ayant intérêt à tricher et à ne pas respecter l'accord), si le marché est contestable. L'exemple typique est le cartel de l'OPEP, qui n'a cessé de voir sa part de marché régresser : en augmentant les prix et en rationant la production comme le fait tout monopole, l'OPEP a secrété sa propre concurrence et l'arrivée de pays producteurs non-OPEP.
 
Pour l'essence, il me semble que les grandes surfaces vendent à prix coûtant, l'essence étant un produit d'appel pour faire venir le client dans le magasin. La concurrence existe donc bien et les ventes de carburants dans les grandes surfaces ne cessent d'augmenter.


 
Si elle est réelle, la perte sur le carburant est compensée par la hausse sur les autres produits. Il n'y a pas de bénéfice pour le consommateur. La concurrence au niveau de l'essence doit se faire sur les autres énergies utilisable en voiture. Curieusement, les brevets sont rachetés, non pas pour être intégrés au nouveaux produits, mais plutôt pour flinguer des concurrents et enterrer ces fameux brevets. En tout cas je n'ai pas vu de progrès fulgurant parmi les voitures hybrides ces temps-ci.


---------------
"Your god is too small", Giordano Bruno, 1548 - 1600
n°22834136
R3g
fonctionnaire certifié ITIL
Posté le 04-06-2010 à 14:46:28  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Les consommateurs sont comme tous les hommes : égoïste, bêtes, crédules...
Mais les hommes politiques (ou les experts) qui prendraient dans ton système les décisions ne seraient pas des hommes :  égoïstess, bêtes, crédules... ? Qui garantit qu'ils ne se tromperaient pas et ne prendraient pas de mauvaises décisions , qui garantit qu'ils ne sont pas influençables par des lobbies comme le client est influencé par la publicité ? qui garantit qu'ils ne privilégient pas leur carrière personnelle, comme tout un chacun, sur l'intérêt général ? je ne vais quand même pas rappeler ici les vaccins de la mère Bachelot.


Des hommes oui, mais en groupe qui fonctionne de manière démocratique, en obéissant à un ensemble de règles sous le contrôle d'autres hommes (et de l'ensemble des citoyens). Ce n'est bien sur pas parfait, mais ça offre déjà plus de garantie que de s'en remettre uniquement au libre arbitre et au bon vouloir de chacun


---------------
Au royaume des sourds, les borgnes sont sourds.
n°22834142
Profil sup​primé
Posté le 04-06-2010 à 14:46:48  answer
 

Pour ceux qui blament le CRA -> http://krugman.blogs.nytimes.com/2 [...] ago-knows/

 
Citation :


Which happen not to be true.

 

It was deeply depressing to see Raguram Rajan write this:

 

   The tsunami of money directed by a US Congress, worried about growing income inequality, towards expanding low income housing, joined with the flood of foreign capital inflows to remove any discipline on home loans.

 

That’s a claim that has been refuted over and over again. But what happens, I believe, is that in Chicago they don’t listen at all to what the unbelievers say and write; and so the fact that those libruls in Congress caused the bubble is just part of what everyone knows, even though it’s not true.

 

Just to repeat the basic facts here:

 

1. The Community Reinvestment Act of 1977 was irrelevant to the subprime boom, which was overwhelmingly driven by loan originators not subject to the Act.
2. The housing bubble reached its point of maximum inflation in the middle years of the naughties:

 


http://www.princeton.edu/~pkrugman/bubble_timing.png

 
Citation :


3. During those same years, Fannie and Freddie were sidelined by Congressional pressure, and saw a sharp drop in their share of securitization:

 

http://www.princeton.edu/~pkrugman/gseshare.png

 
Citation :


while securitization by private players surged:

 

http://www.princeton.edu/~pkrugman/nongse.png

  


Message édité par Profil supprimé le 04-06-2010 à 14:47:16
mood
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Posté le 04-06-2010 à 14:46:48  profilanswer
 

n°22834175
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 04-06-2010 à 14:47:48  profilanswer
 

roscocoltran a écrit :


 
Si elle est réelle, la perte sur le carburant est compensée par la hausse sur les autres produits. Il n'y a pas de bénéfice pour le consommateur. La concurrence au niveau de l'essence doit se faire sur les autres énergies utilisable en voiture. Curieusement, les brevets sont rachetés, non pas pour être intégrés au nouveaux produits, mais plutôt pour flinguer des concurrents et enterrer ces fameux brevets. En tout cas je n'ai pas vu de progrès fulgurant parmi les voitures hybrides ces temps-ci.


 
Qui accorde les brevets, çàd un monopole pendant une longue durée ? l'Etat. Beaucoup de libéraux sont d'ailleurs contre les brevets. Mais c'est une question complexe.
 
Pour le reste, à propos de l'essence à prix coûtant dans les grandes surfaces, tu écris : Si elle est réelle, la perte sur le carburant est compensée par la hausse sur les autres produits. Il n'y a pas de bénéfice pour le consommateur
Mais personne n'oblige ensuite d'entrer le magasin : il peut prendre seulement l'essence et partir. Bref, je vois que tu n'as pas d'arguments sérieux à m'opposer sur la question. Les majors de l'essence, même cartellisées, subissent la concurrence des grandes surfaces pour la distribution. L'argument du cartel privé ne tient pas sur le long terme.

n°22834203
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 04-06-2010 à 14:48:57  profilanswer
 

R3g a écrit :


Des hommes oui, mais en groupe qui fonctionne de manière démocratique, en obéissant à un ensemble de règles sous le contrôle d'autres hommes (et de l'ensemble des citoyens). Ce n'est bien sur pas parfait, mais ça offre déjà plus de garantie que de s'en remettre uniquement au libre arbitre et au bon vouloir de chacun


 
Ces hommes en groupe qui ont voté Sarkozy ? et qui font que le ministre de la santé a acheté des millions de vaccins inutiles ?

n°22834323
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 04-06-2010 à 14:54:13  profilanswer
 


 
Ah bon ? Firefox ne taille pas des croupières à Internet explorer ? les petis constructeurs coréens ne taillent pas des croupières aux grands constructeurs ?  
 
Et si tu ne vois pas de PME émerger dans tel ou tel secteur, c'est peut-être qu'il n'y a pas de surprofits. Ou alors parce qu'il y a des barrières à l'entrée accordées par l'Etat.  

n°22834333
R3g
fonctionnaire certifié ITIL
Posté le 04-06-2010 à 14:55:00  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Ces hommes en groupe qui ont voté Sarkozy ? et qui font que le ministre de la santé a acheté des millions de vaccins inutiles ?


Non ceux qui ont voté Sarkozy ce sont les consommateurs, ceux-là même qui animent le marché :D


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Au royaume des sourds, les borgnes sont sourds.
n°22834356
magic-sim
Attention, pougnat radioactif
Posté le 04-06-2010 à 14:56:25  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
S'il y a bénéfices monstres, des capitalistes avides et aux doigts crochus vont entrer sur le marché...
Si une entreprise gaspille trop, elle fera moins de bénéfices, son dirigeant peut être viré par les actionnaires, son cours de bourse chutera, elle pourra être racheté par une autre entreprise : bref, le marché et la concurrence sont de sérieux garde-fous contre les gaspillages excessifs.
 
Où est la faille dans ce raisonnement ?


Que les salaires de ceux qui font l'énorme majorité de la richesse de l'entreprise ne sont vus que comme un coût de trop.


---------------
Recueille pougnats islandais suite à éruption volcanique.
n°22834387
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 04-06-2010 à 14:57:38  profilanswer
 


 
C'est l'évidence. Ces sommes seraient mieux employées ailleurs. Les postiers défendent plus leur emploi, donc leur intérêt privé, que le service public.

n°22834392
Fender
♪♫♪♫♪♫♪
Posté le 04-06-2010 à 14:57:49  profilanswer
 

Betcour a écrit :


 
Oui mais là tu mélanges le réseau et le roulant : en France on ne libéralise que le roulant, le réseau reste public et ne fait plus partie de la SNCF (RFF loue l'usage de son réseau à la SNCF et aux autres opérateurs).


jusqu'à la prochaine décennie durant laquelle une nouvelle directive imposera la privatisation de tous les réseaux  [:hephaestos]


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we are the dollars and cents
n°22834400
zad38
Posté le 04-06-2010 à 14:58:06  profilanswer
 

limonaire a écrit :

Je reprends ton exemple : les actionnaires s'en mettent plein les poches :
- si c'est au détriment des salariés, ces derniers quitteront l'entreprise pour aller dans celles qui ne s'en mettent pas plein les poches, et percevoir ainsi de meilleurs salaires.
- si toutes les entreprise s'en mettent plein les poches, si bien que les salariés ne peuvent trouver mieux ailleurs : ces surprofits vont alors attirer de nouveaux capitalistes, de nouvelles entreprises vont entrer dans le secteur, si bien que prix et surprofits baisseront.
- si c'est au détriment des clients (prix de vente en hausse), les clients achèteront auprès d'une autre entreprise.
 
Bref, il est impossible pour une entreprise de s'en mettre plein les poches durablement.
 
Où est la faille dans ce raisonnement ?


La "faille", c'est que la durée nécessaire pour que s'établisse une vraie concurrence (avec les effets bénéfiques qui en découlent, peu constestables) peut parfois être longue, ce qui donne l'impression aux consommateurs de se faire avoir. Si elle finit par être supérieure à la durée de vie commerciale du produit, adieu les avantages de la concurrence...

n°22834464
yoyo173
Posté le 04-06-2010 à 15:01:04  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Je reprends ton exemple : les actionnaires s'en mettent plein les poches :
- si c'est au détriment des salariés, ces derniers quitteront l'entreprise pour aller dans celles qui ne s'en mettent pas plein les poches, et percevoir ainsi de meilleurs salaires.


Toi, tu n'as pas entendu parler du chômage, des pressions faites sur les salariés en les mettant en concurrence avec ce qui se fait de pire. Une affirmation fausse, c'est original de ta part.

limonaire a écrit :

- si toutes les entreprise s'en mettent plein les poches, si bien que les salariés ne peuvent trouver mieux ailleurs : ces surprofits vont alors attirer de nouveaux capitalistes, de nouvelles entreprises vont entrer dans le secteur, si bien que prix et surprofits baisseront.

Ah bon ? Prenons encore une exemple que je connais, l'informatique. krosoft se fait des testicules en or, sans concurrence, et depuis combien d'années ? Pourtant leur produit n'est pas exempt de défauts, loin de là, et il a fallut l'intervention de logiciels open source et gratuits pour qu'il se décide à réagir (tu connais internet explorer ? )
Ce n'est qu'un exemple qui tends à contredire ta déclaration, Autre affirmation fausse donc

limonaire a écrit :


- si c'est au détriment des clients (prix de vente en hausse), les clients achèteront auprès d'une autre entreprise.


Ben tiens. Ne vaut que si les clients ont le choix ce qui implique une concurrence non faussée. Démenti pour la téléphonie mobile, non ?
Prenons l'énergie, on privatise tout, et, en conséquence, tous les prix augmentent. Le choix n'est alors que celui du moins pire, quel choix.

limonaire a écrit :


Bref, il est impossible pour une entreprise de s'en mettre plein les poches durablement.
 
Où est la faille dans ce raisonnement ?


 
Alors, quand tu veux pas.
C'est possible que tu répondes à la question ?:
"Par contre, si l'entreprise privée s'en met plein les poches aux dépends des citoyens, est ce considéré comme une mauvaise gestion ? Je ne crois pas, et toi ?"
 
Sinon, affirmations gratuites et infondées font ton raisonnement bancale, plein de failles ;)
 
Alors je te propose plus simple, répondre à la question posée avant tout.

n°22834483
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 04-06-2010 à 15:01:49  profilanswer
 

zad38 a écrit :


La "faille", c'est que la durée nécessaire pour que s'établisse une vraie concurrence (avec les effets bénéfiques qui en découlent, peu constestables) peut parfois être longue, ce qui donne l'impression aux consommateurs de se faire avoir. Si elle finit par être supérieure à la durée de vie commerciale du produit, adieu les avantages de la concurrence...


 
Exemples ?  

n°22834515
magic-sim
Attention, pougnat radioactif
Posté le 04-06-2010 à 15:03:24  profilanswer
 


Disons que là, t'as intérêt à assurer tes arrières niveau délais, parce qu'il y a quand même pas mal de courrier (factures, notifications, courriers avec mise en demeure, délais de rétractation, etc) qui nécessite d'être acheminé rapidement et régulièrement :/


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Recueille pougnats islandais suite à éruption volcanique.
n°22834523
Camelot2
Posté le 04-06-2010 à 15:03:48  profilanswer
 

moonboots a écrit :


heu depuis qq posts tu réponds sur le mode "tu te trompes", "ce n'est pas tout à fait ça", "ce sont des préjugés", etc...
bref rien de concret qui viendrait contredire ce que je pense, d'autant que finalement tu reconnais toi-même la financiarisation
 
attention à la docmaboulisation du discours !


 
Quelqu'un peut m'expliquer ce qu'est la financiarisation de l'économie? Car si c'est juste le développement de la finance....alors il faut dire "développement de la finance".
 
Puis la vision à court terme à toujours été une composante des investissements, avec ou sans finance. Est-ce que vous reprochez au silex d'avoir déclenché l'incendie?  :o

n°22834558
Fender
♪♫♪♫♪♫♪
Posté le 04-06-2010 à 15:05:34  profilanswer
 


Il faut avoir du courrier tous les jours tant qu'ils existera des factures à envoyer, des amendes, des avertissements, des convocations, des notifications de licenciement etc.
tu te trompes de problème :o
 
après, oui, pour les bureaux de poste, par contre, je pense qu'il ne faut pas raisonner avec la notion de trou perdu, mais simplement de nombre de client.
 
j'ai une poste dans mon trou perdu, elle est maintenue parce qu'elle a suffisamment de clients qui se déplacent pour de menues choses qui suffisent à ce qu'elle ne soit pas déficitaire. Les gens en ont conscience et n'hésitent pas à venir faire travailler l'employé de poste régulièrement afin de conserver leur bureau de poste, au lieu de juste gueuler qu'il faut laisser la poste ouverte :jap:


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we are the dollars and cents
n°22834580
moonboots
Posté le 04-06-2010 à 15:06:37  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
Quelqu'un peut m'expliquer ce qu'est la financiarisation de l'économie? Car si c'est juste le développement de la finance....alors il faut dire "développement de la finance".
 
Puis la vision à court terme à toujours été une composante des investissements, avec ou sans finance. Est-ce que vous reprochez au silex d'avoir déclenché l'incendie?  :o


ce qui est drôle c'est que parfois je lurke et vous utilisez vous-mêmes cette expression, et pas plus tard qu'il y a qq posts limonaire aussi, par contre dès qu'un bolchevique l'utilise elle devient incompréhensible   :D
 
tout ça pour dire que mon propos était assez clair sans avoir besoin de contenir en appendice la définition de la financiarisation...

Message cité 1 fois
Message édité par moonboots le 04-06-2010 à 15:07:20
n°22834589
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 04-06-2010 à 15:07:00  profilanswer
 

yoyo173 a écrit :


Toi, tu n'as pas entendu parler du chômage, des pressions faites sur les salariés en les mettant en concurrence avec ce qui se fait de pire. Une affirmation fausse, c'est original de ta part.


 

yoyo173 a écrit :

Ah bon ? Prenons encore une exemple que je connais, l'informatique. krosoft se fait des testicules en or, sans concurrence, et depuis combien d'années ? Pourtant leur produit n'est pas exempt de défauts, loin de là, et il a fallut l'intervention de logiciels open source et gratuits pour qu'il se décide à réagir (tu connais internet explorer ? )
Ce n'est qu'un exemple qui tends à contredire ta déclaration, Autre affirmation fausse donc


 

yoyo173 a écrit :


Ben tiens. Ne vaut que si les clients ont le choix ce qui implique une concurrence non faussée. Démenti pour la téléphonie mobile, non ?
Prenons l'énergie, on privatise tout, et, en conséquence, tous les prix augmentent. Le choix n'est alors que celui du moins pire, quel choix.


 

yoyo173 a écrit :


 
Alors, quand tu veux pas.
C'est possible que tu répondes à la question ?:
"Par contre, si l'entreprise privée s'en met plein les poches aux dépends des citoyens, est ce considéré comme une mauvaise gestion ? Je ne crois pas, et toi ?"
 
Sinon, affirmations gratuites et infondées font ton raisonnement bancale, plein de failles ;)
 
Alors je te propose plus simple, répondre à la question posée avant tout.


 
Je vais faire mieux : arrêter avec toi la discussion, puisque tu emploies un ton qui me déplaît. Au revoir.  

n°22834655
R3g
fonctionnaire certifié ITIL
Posté le 04-06-2010 à 15:10:24  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
Quelqu'un peut m'expliquer ce qu'est la financiarisation de l'économie? Car si c'est juste le développement de la finance....alors il faut dire "développement de la finance".
 
Puis la vision à court terme à toujours été une composante des investissements, avec ou sans finance. Est-ce que vous reprochez au silex d'avoir déclenché l'incendie?  :o


de mon point de vue, "financiarisation de l'économie", ça évoque l'évolution d'une situation où la finance facilitait ou permettait le fonctionnement des entreprises qui produisent de la richesse, à une situation où la finance elle-même est devenue un moyen de produite de la richesse.


---------------
Au royaume des sourds, les borgnes sont sourds.
n°22834656
Camelot2
Posté le 04-06-2010 à 15:10:24  profilanswer
 

moonboots a écrit :


ce qui est drôle c'est que parfois je lurke et vous utilisez vous-mêmes cette expression, et pas plus tard qu'il y a qq posts limonaire aussi, par contre dès qu'un bolchevique l'utilise elle devient incompréhensible   :D
 
tout ça pour dire que mon propos était assez clair sans avoir besoin de contenir en appendice la définition de la financiarisation...


 
J'ai pris ton post comme échantillon...car il me semble que, en l'occurence, tu fus le premier à l'utiliser récemment.
Mais je peux me tromper.
 
Au-delà de ce débat magnifique sur ta condition de bolchévique, pourrais-tu éclairer ma lanterne?
Car ton propos, contrairement à ce que tu penses, n'était pas assez clair de mon point de vue.
 
Qu'est-ce que tu désignes par "financiarisation de l'économie"? Si c'est juste le "développement de la finance", en quoi celle-ci a-t-elle pu modifier la préférence court-terme des investisseurs?
 
C'est juste pour clarifier, je n'ai pas dit que j'étais en désaccord.

n°22834692
Camelot2
Posté le 04-06-2010 à 15:12:39  profilanswer
 

R3g a écrit :


de mon point de vue, "financiarisation de l'économie", ça évoque l'évolution d'une situation où la finance facilitait ou permettait le fonctionnement des entreprises qui produisent de la richesse, à une situation où la finance elle-même est devenue un moyen de produite de la richesse.


 
Faciliter ou permettre, ça constitue une création de valeur.
Un logiciel informatique qui gère les stocks, facilite ou permet le fonctionnement des entreprises qui produisent de la richesse. Il est donc, en lui-même, un moyen de produire de la valeur.
 
Ta distinction me paraît donc un peu problématique.

n°22834749
yoyo173
Posté le 04-06-2010 à 15:15:53  profilanswer
 


 
Ah mais attention, on ne parle pas de la même chose.
pour l'exemple de la poste, je dirais, dans la constitution. A moins que tu sois contre l'égalité entre citoyens.  
La différence entre le "gauchiste" et toi, je dirais, c'est que tu est réaliste quand l'autre est idéaliste.
Ne t'en déplaise, les principes de notre république sont : liberté, égalité et fraternité. nulle part il n'y a marqué rentabilité, que je sache. Or le raisonement comptable que tu tiens tends à nous éloigner des valeurs de notre république. pourquoi pas, mais lesquelles proposes tu en échange ?  
 
C'est le réalisme qui permet à l'humanité de survivre, mais son idéalisme qui la fait avancer.
 
Accessoirement, ce qui t'enquiquine, c'est le fait que tous puissent avoir un accès égal au courrier ou que ça te coûte des sous à toi ? est ce avec des raisonnements égoïstes qu'on fait avancer une société ?
Je ne nie pas le besoin de tenir compte des faits. Juste que ceux-ci doivent nous servir de support et pas de maître.
 

n°22834808
R3g
fonctionnaire certifié ITIL
Posté le 04-06-2010 à 15:18:38  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :

 

Faciliter ou permettre, ça constitue une création de valeur.
Un logiciel informatique qui gère les stocks, facilite ou permet le fonctionnement des entreprises qui produisent de la richesse. Il est donc, en lui-même, un moyen de produire de la valeur.

 

Ta distinction me paraît donc un peu problématique.


Je tente de reformuler : la financiarisation de l'économie c'est quand l'industrie financière elle-même génère plus de profits que les entreprises qu'elle finance.
La finance n'est plus là pour permettre aux entreprises de faire des profits, ce sont les enterprises qui sont là pour permettre à la finance de faire des profits.

Message cité 3 fois
Message édité par R3g le 04-06-2010 à 15:19:34

---------------
Au royaume des sourds, les borgnes sont sourds.
n°22834874
Fender
♪♫♪♫♪♫♪
Posté le 04-06-2010 à 15:22:21  profilanswer
 

R3g a écrit :


Je tente de reformuler : la financiarisation de l'économie c'est quand l'industrie financière elle-même génère plus de profits que les entreprises qu'elle finance.
La finance n'est plus là pour permettre aux entreprises de faire des profits, ce sont les enterprises qui sont là pour permettre à la finance de faire des profits.


j'ai effectivement la même définition :jap:
la financiarisation de l'économie, c'est quand les entreprises servent la finance et non plus l'inverse :jap:


---------------
we are the dollars and cents
n°22834919
moonboots
Posté le 04-06-2010 à 15:24:16  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :

Qu'est-ce que tu désignes par "financiarisation de l'économie"? Si c'est juste le "développement de la finance", en quoi celle-ci a-t-elle pu modifier la préférence court-terme des investisseurs?
 
C'est juste pour clarifier, je n'ai pas dit que j'étais en désaccord.


techniquement tu dois être plus calé que moi, donc c'est plutôt moi qui vais te demander si l'évolution de la finance (en nature et en volume) a entraîné ou non un court-termisme des stratégies économiques (entreprises, actionnaires, banques...) à partir des connaissances que tu as du domaine

n°22834943
yoyo173
Posté le 04-06-2010 à 15:25:14  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Je vais faire mieux : arrêter avec toi la discussion, puisque tu emploies un ton qui me déplaît. Au revoir.  


Oh ça alors.
 
Concluons,
- tu as refusé trois fois de répondre à la question
- Tu as à chaque fois dévié en professant des propos vite démontés
-Tu conclues en jetant le gant alors qu'un simple oui ou non aurait suffit et, accessoirement, tu met ton contradicteur en accusation.
 
Ca c'est de l'argumentation, devant tant d'expertise, je ne peux que m'incliner.
 
Fnfin, tu me crois maintenant quand je parlais de ton dogmatisme ? :)  
Je veux bien croire que le ton de la réalité te déplaise :D

Message cité 1 fois
Message édité par yoyo173 le 04-06-2010 à 15:28:05
n°22834953
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 04-06-2010 à 15:25:50  profilanswer
 

R3g a écrit :


Je tente de reformuler : la financiarisation de l'économie c'est quand l'industrie financière elle-même génère plus de profits que les entreprises qu'elle finance.
La finance n'est plus là pour permettre aux entreprises de faire des profits, ce sont les enterprises qui sont là pour permettre à la finance de faire des profits.


 
La finance réalise des profits scandaleux car elle est très proche de la source de la création monétaire : or, au jeu de la création monétaire, il vaut mieux être près que loin de la source.  Ceux qui en sont éloignés (les salariés non endettés exemple) sont les dindons de la farce et financent malgré eux les profits de la finance, via l'impôt d'inflation (prix à la consommation, immobilier qui flambe...) Supprime la création monétaire, rend la monnaie convertible en or (çàd supprime le cours forcé) et comme par miracle, les surprofits de la finance fondront. Curieusement, très peu de partis de gauche proposent cette solution

n°22834984
Camelot2
Posté le 04-06-2010 à 15:27:15  profilanswer
 

R3g a écrit :


Je tente de reformuler : la financiarisation de l'économie c'est quand l'industrie financière elle-même génère plus de profits que les entreprises qu'elle finance.
La finance n'est plus là pour permettre aux entreprises de faire des profits, ce sont les enterprises qui sont là pour permettre à la finance de faire des profits.


 
Cela suppose qu'il y a une sorte de frontière entre la finance et les entreprises...et que donc les profits de l'entreprise partent vers la finance et que ceux de la finance...disparaissent dans les limbes de l'économie?
 
C'est un peu plus complexe que cela.  
 
La véritable problématique réside dans les exigences de rentabilité: est-ce qu'elles correspondent à une véritable réalité économique (en terme de productivité, de développement du marché,...) ou sont-elles irréalisables?
Si c'est la situation 1, alors les profits éventuels faits par la finance seront, un jour ou l'autre, réintroduits dans le système et il n'y aura guère de problèmes (sinon en terme de redistribution).
Si c'est la situation 2, alors la finance tend à détruire de la valeur en obligeant l'entreprise à se conformer à ses exigences de rentabilité...et, dans ce cas, au-delà même du problème de redistribution, on peut assister à une problématique économique générale.
 
Imo, il y a un mélange des deux. La question reste ouverte sur le bilan net du développement de la finance, créatrice d'opportunités et d'incertitudes nouvelles.
 
Mais il est évident que si la finance permet plus d'opportunités aux entreprises, elle en attend aussi du profit. On n'a pas l'un sans l'autre...La finance doit être rémunéré pour le rôle qu'elle remplit (du coup ta problématique "finance fait profit sur le dos des entreprises" est trop simplement posée)

n°22835032
Profil sup​primé
Posté le 04-06-2010 à 15:29:32  answer
 

limonaire a écrit :


 
Les laboratoires ne sont pas responsables : ils répondent à une demande. Le jour où les gens renonceront à acheter ces médicament de confort et utiliseront cette somme économisée pour la donner aux labos qui font de la recherche sur les maladies orphelines, le problème sera réglé.  
 
Il ne faut pas oublier qu'en économie de marché, les vrais maîtres, c'est toi, c'est moi, ce sont les consommateurs. Les laboratoires ont bon dos : ils ne répondent qu'à la demande. Mais c'est plus facile de s'exonérer de toute responsabilité et d'accuser d'égoïsme les entreprises, plutôt que de s'accuser soi même.


 
J'ai pas du tout la même conception que toi d'un labo pharmaceutique. Je trouve même choquant que tu puisses  parler de demande concernant les médicaments. Surtout que la demande c'est eux qui la crée :pfff:  :pfff:

Message cité 2 fois
Message édité par Profil supprimé le 04-06-2010 à 15:32:00
n°22835146
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 04-06-2010 à 15:35:05  profilanswer
 


 
Ce n'est pas moi qui le premier aie parlé de médicaments de confort, en opposition aux traitements de maladies orphelines. Voir le fil de la discussion...
 
De façon générale, tu te dis choqué : je vois bien effectivement qu'on fait ici plus de morale que d'économie dépassionné et objective. Les économistes de la santé parlent couramment d'offre et de demande soins : comment pourraient-ils faire autrement ? A 10 euros l'examen au scanner, j'en fait 10 par an. A 1000 euros, je réfléchis à 2 fois....

n°22835159
Camelot2
Posté le 04-06-2010 à 15:36:15  profilanswer
 

moonboots a écrit :


techniquement tu dois être plus calé que moi, donc c'est plutôt moi qui vais te demander si l'évolution de la finance (en nature et en volume) a entraîné ou non un court-termisme des stratégies économiques (entreprises, actionnaires, banques...) à partir des connaissances que tu as du domaine


 
Difficile à dire...ça dépend beaucoup des acteurs.
 
Certains secteurs utilisent les outils financiers de manière très raisonnables et cela n'a pas impacté leur vue long-terme car leur business était un business de long terme (les assureurs, pour ne pas les nommer). A leur niveau, la finance a permis un véritable essor (et ça va continuer) tout en restant dans le cadre initial.
 
Mais, au-delà de la dépendance par secteurs, il y a aussi une dépendance géographique. L'utilisation des outils financiers n'est pas la même entre le monde anglo-saxon et l'Europe continental.
 
Du coup, on peut raisonnablement se demander si la finance n'est au fond que l'expression d'une attente de la part de certains acteurs pour favoriser/permettre un comportement qu'ils ont toujours voulu pratiquer.
En l'occurrence, la certitude d'un gain à court terme pour un risque pratiquement nul est une caractéristique humaine partagée par pas mal de mondes. Sauf que...sauf que la finance ne permet pas cela. Du moins, pas en terme de bilan global. C'est accorder à l'outil une possibilité qu'il n'a pas...et ça finit forcément mal.
 
En fait, ce n'est pas tant l'émergence de la finance qui est problématique...mais la complexité (souvent artificielle) qui peut l'accompagner. Cet ajout d'incertitude peut impacter la vision sur le futur (qui est d'autant plus court-terme que les incertitudes sont grandes).
Mais la finance a aussi toute une partie de réduction des incertitudes qui devrait, au contraire, permettre une meilleure vision de long terme.
 
La balance entre ces deux aspects fut clairement en défaveur de la deuxième pour la dernière décennie. Le monde financier et économique a rarement paru aussi incertain, volatile et complexe.
 
Est-ce la faute de "la finance" en tout qu'outil? Absolument pas. Elle n'est pas, en soi, viciée.
Est-ce la faute de ses utilisateurs? Absolument.

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