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Auteur Sujet :

[ECO] Can it run Crises ?

n°22828027
le_noob
Posté le 03-06-2010 à 22:54:23  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

R3g a écrit :


J'ai pas dit que faire chier les autres était sans risque  [:fading]


Et donc Limonaire te dira que c'est ce qui permet d'éviter le pourrissage d'enchères et que ton action n'est pas significative.
 
Le danger serait qu'il n'y ai pas de risque.

mood
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Posté le 03-06-2010 à 22:54:23  profilanswer
 

n°22828139
luckynick
esclave de chat
Posté le 03-06-2010 à 23:03:12  profilanswer
 

Betcour a écrit :


L'application de la justice n'est pas a proprement parler de l'interventionnisme (l'état est arbitre, pas un joueur).


 
Sauf que non, l'état c'est pas seulement le pouvoir judiciaire mais aussi (et parfois surtout) le législatif qui définit les lois, et l'executif qui les fait appliquer et dans ce dernier cas, oui, l'état est un joueur.


---------------
In girum imus nocte et consumimur igni (hommage à loosha)
n°22828149
luckynick
esclave de chat
Posté le 03-06-2010 à 23:04:29  profilanswer
 

R3g a écrit :


l'INSEE a une définition précise pour ça :

Citation :

Le niveau de vie est égal au revenu disponible du ménage divisé par le nombre d'unités de consommation (uc). Le niveau de vie est donc le même pour tous les individus d'un même ménage.
Les unités de consommation sont généralement calculées selon l'échelle d'équivalence dite de l'OCDE modifiée qui attribue 1 uc au premier adulte du ménage, 0,5 uc aux autres personnes de 14 ans ou plus et 0,3 uc aux enfants de moins de 14 ans.



 
Sans tenir compte du cout de la vie, cette définition est biaisée, on n'a définitivement pas le même niveau de vie avec un revenu de 500 $ par uc en france qu'en papouasie


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In girum imus nocte et consumimur igni (hommage à loosha)
n°22828181
le_noob
Posté le 03-06-2010 à 23:08:36  profilanswer
 

docmaboul a écrit :


 
Ben non. C'est un exemple particulièrement mauvais en plus. Si tu appliques deux forces égales et dans des directions opposées en même temps sur un objet, les deux forces ne s'annulent pas, elles sont toujours présentes et produisent une situation d'équilibre, ce qui n'a rien à voir avec une absence de force sur l'objet. Pour moi, vous confondez la représentation avec la chose représentée. Mais bon, vu que même en multipliant les exemples, ça reste incompréhensible, ce sera la fin du HS en ce qui me concerne.


Négatif c'est juste un état opposé à positif c'est tout. Ca n'a rien à voir avec l'existence.
 
Un état est négatif ou positif toujours en rapport avec un autre état, ça ne se définit pas seul.
 

docmaboul a écrit :


 
Il ne s'agit pas de savoir si les nombres existent, il s'agit de savoir si la fameuse vérité procède effectivement d'une conformité entre le discours et la réalité, en particulier sur les prémisses, postulats, axiomes, peu importe, ..., les éléments de base avec lesquels tu vas construire ton discours.
 
Et pour info, tu viens de répondre non. Ca tombe bien, c'est aussi ma position :o


C'est ma position en ce qui concerne les mathématiques, pas la physique.
 
Je maintiens que dans la réalité il existe des états opposés, ce que représente le positif et le négatif utilisé en physique la plupart du temps. Après effectivement il n'existe pas des moins et des plus qui se balade dans la nature. A la rigueur ils existent quand même en tant que concept dans nos têtes. Mais là ça relève des mathématiques et pas de la physique.
Mais ce n'était pas le sujet de départ en rapport avec l'économie, où là certains on émit l'hypothèse que les concept économiques ne sont pas en adéquation avec la réalité, contrairement aux concepts des sciences physiques.
Et tu t'es planté avec ton exemple du négatif.
Mais bon trouver un exemple de concept foireux non réel en physique ne va pas être facile, même si je ne doute pas qu'il en existe bien que je ne sois pas physicien.
 
Zad38 tu peux nous trouver un exemple ?  :hello:

Message cité 1 fois
Message édité par le_noob le 03-06-2010 à 23:13:18
n°22828226
le_noob
Posté le 03-06-2010 à 23:14:16  profilanswer
 

luckynick a écrit :


 
Sans tenir compte du cout de la vie, cette définition est biaisée, on n'a définitivement pas le même niveau de vie avec un revenu de 500 $ par uc en france qu'en papouasie


Tout à fait, à la limite une mesure un peu plus pertinente serait un rapport avec le PIB. Mais le mieux serait un critère basé sur l'indice des prix.


Message édité par le_noob le 03-06-2010 à 23:18:53
n°22828342
Betcour
Building better worlds
Posté le 03-06-2010 à 23:25:58  profilanswer
 

moonboots a écrit :

je l'avais vu et ce n'est pas clair, qu'est-ce que ça signifie "accident significatif", etc... ?


C'est repris de la BBC, visiblement ils ont repris tout ceux avec des morts+blessés multiples
 

moonboots a écrit :

ouais donc des chemins de fer chers et vétustes, ce n'est pas un très bon exemple   :/


Ben voilà : on a privatisé un truc tout pourri et c'est resté du même niveau, fatalement ça fait pas un très bon modèle pour juger des avantages d'une privatisation dans un sens ou dans l'autre. Pourtant à chaque fois qu'on parle de faire concurrence à la SNCF on nous rabâche cet exemple anglais.
 
Alors que le Japon a par ex. privatisé son réseau ferré en 87 et il est aujourd'hui considéré comme un des meilleurs du monde.


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°22828408
moonboots
Posté le 03-06-2010 à 23:33:13  profilanswer
 

Citation :

L'exploitation du réseau ferroviaire est partagée entre de nombreuses compagnies privées et les compagnies régionales issues de l'éclatement des JNR


http://fr.wikipedia.org/wiki/Trans [...] e_au_Japon
 
Et de toute façon là encore il faut juger au rapport qualité/prix, tout est là, en France la gestion privée de l'eau n'est pas exécrable, mais elle coûte simplement plus de 20% que la gestion publique (ou communale)...
En France la SNCF rapporte plus à la nation qu'elle ne lui coûte...

Message cité 1 fois
Message édité par moonboots le 03-06-2010 à 23:34:08
n°22828472
Betcour
Building better worlds
Posté le 03-06-2010 à 23:40:09  profilanswer
 

moonboots a écrit :

En France la SNCF rapporte plus à la nation qu'elle ne lui coûte...


Non c'est l'inverse.


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°22828551
moonboots
Posté le 03-06-2010 à 23:46:42  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Non c'est l'inverse.


je te parle des bénéfices pour la collectivité, ensuite la SNCF est bénéficiaire ces dernières années il me semble, normal qu'elle soit déficitaire certaines années, ça demande des investissements

n°22828649
Betcour
Building better worlds
Posté le 03-06-2010 à 23:57:14  profilanswer
 

moonboots a écrit :

je te parle des bénéfices pour la collectivité, ensuite la SNCF est bénéficiaire ces dernières années il me semble, normal qu'elle soit déficitaire certaines années, ça demande des investissements


L'état et les collectivités lui transfère des Mds pour assurer le service public, soutenir le fret (7 Mds en 2009) ou maintenir à flot son régime de retraite (2,8 Mds en 2007). A coté de ça la SNCF a versé son premier dividende à l'état... en 2008... et il n'était que de 150 M€.

 

Tous ces coûts, tu ne les vois pas quand tu payes ton billet SNCF, le rapport qualité/prix te parait plus avantageux qu'il ne l'est réellement.


Message édité par Betcour le 03-06-2010 à 23:58:07

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"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
mood
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Posté le 03-06-2010 à 23:57:14  profilanswer
 

n°22828778
moonboots
Posté le 04-06-2010 à 00:10:00  profilanswer
 

Les dividendes je n'en sais rien, toujours est-il que la SNCF a fait de gros bénéfices, et même si elle n'en faisait pas il faudrait évaluer les bénéfices de ce service pour la collectivité, c'est le sens des services publics, pouvoir faire des calculs macro-économiques et des projections dans le temps. La santé est un coût mais elle assure une rentabilité à terme. C'est encore plus clair avec l'école mais tu as compris ce que je veux dire...
 
Maintenant si tu arrives à me prouver que la SNCF n'est pas rentable à terme pour la collectivité, je te dis OK, mais ce ne sera pas plus une raison pour privatiser... j'aurais du mal à te prouver le contraire d'ailleurs, mais je pense que ce genre d'évaluation a été fait, et puis il y a beaucoup de prospective et de chiffrages à la louche dans ce genre de considérations je suppose...
 
Pour le prix du billet, on est bien d'accord, c'est aussi le sens des services publics de pouvoir fixer des prix qui correspondent à une politique et non seulement une course au profit immédiat
 
Je ne dis pas qu'une entreprise publique doit perdre de l'argent, si elle peut remplir une mission de service public (rentabilité à long terme pour la collectivité) et faire des bénéfices, c'est tout bénèf

Message cité 1 fois
Message édité par moonboots le 04-06-2010 à 00:17:27
n°22829527
docmaboul
Posté le 04-06-2010 à 06:48:06  profilanswer
 

le_noob a écrit :


Négatif c'est juste un état opposé à positif c'est tout. Ca n'a rien à voir avec l'existence.
 
Un état est négatif ou positif toujours en rapport avec un autre état, ça ne se définit pas seul.
 


 

le_noob a écrit :


C'est ma position en ce qui concerne les mathématiques, pas la physique.
 
Je maintiens que dans la réalité il existe des états opposés, ce que représente le positif et le négatif utilisé en physique la plupart du temps. Après effectivement il n'existe pas des moins et des plus qui se balade dans la nature.
A la rigueur ils existent quand même en tant que concept dans nos têtes. Mais là ça relève des mathématiques et pas de la physique.


 
[:prozac]
 
Une masse de un kilo de sucre représente une réalité.  
Une masse de moins un kilo de sucre ne représente pas une réalité.
 
Dans le premier cas, tu peux la toucher, la manger, la brûler.
Dans le deuxième cas, c'est une représentation de l'esprit pour synthétiser une différence, c'est purement opératoire.
 
Tu sais, je me suis rendu compte de ça il y a une vingtaine d'années. Rien d'exceptionnel, c'était découvrir l'eau froide. A l'époque, j'avais lu je ne sais où que des mathématiciens avaient refusé d'utiliser les nombres négatifs à ce titre jusqu'au XVIIIe siècle en Europe. Ce matin, j'ai donc googlé "entiers naturels usage nombres négatifs". On tombe en premier lien sur wikipedia qui mentionne d'Alembert sur cette problèmatique:
 

Citation :

Les entiers relatifs permettent d'exprimer un bilan de variation d'unités (positif pour un gain, négatif pour une perte) ou une position sur un axe orienté discret, par rapport à un point origine. Ils donnent un sens à la différence de deux entiers naturels quelconques.
 
[...]
 
En Europe les nombres relatifs apparaissent tardivement, on attribue en général à Simon Stevin (1548 - 1620) la fameuse règle des signes pour le produit de deux entiers relatifs. D'Alembert (1717 - 1783) lui-même dans l'encyclopédie envisage le nombre relatif comme une idée dangereuse.
 
    « Il faut avouer qu'il n'est pas facile de fixer l'idée des quantités négatives, et que quelques habiles gens ont même contribué à l'embrouiller par les notions peu exactes qu'ils en ont données. Dire que la quantité négative est au-dessous du rien, c'est avancer une chose qui ne se peut pas concevoir. Ceux qui prétendent que 1 n'est pas comparable à - 1[7] , et que le rapport entre 1 et -1 est différent du rapport entre -1 & 1, sont dans une double erreur: 1(...) Il n'y a donc point réellement et absolument de quantité négative isolée: - 3 pris abstraitement ne présente à l'esprit aucune idée.  » (D'Alembert, dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers)


 
http://fr.wikipedia.org/wiki/Entier_relatif
 

Citation :

Mais ce n'était pas le sujet de départ en rapport avec l'économie, où là certains on émit l'hypothèse que les concept économiques ne sont pas en adéquation avec la réalité, contrairement aux concepts des sciences physiques.
Et tu t'es planté avec ton exemple du négatif.


 
Donc, d'une, je ne me suis pas planté (merci, je sais encore reconnaître mes torts et là, désolé, mais j'ai raison :o). De deux, la physique, comme l'économie, comme toutes les sciences, procède par approximation et usage d'erreurs efficientes permettant de formaliser et de construire des théories, tout simplement parce qu'on ne peut pas appréhender la réalité d'un coup d'un seul et que nous n'avons pas d'autres choix que d'utiliser des représentations intermédiaires, partielles, imaginaires, inexactes, fausses et erronées. Critiquer cette méthode n'a aucun sens, dans la mesure où l'on ne peut plus tenir le moindre discours si l'on s'en passe.
 
Y'a pas de quoi :o

Message cité 2 fois
Message édité par docmaboul le 04-06-2010 à 06:51:21
n°22829649
el muchach​o
Comfortably Numb
Posté le 04-06-2010 à 08:07:09  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Le fret en France fonctionne déjà comme ça (et viens pas me dire que ça va réduire la qualité du service, c'est difficilement possible...)

Pour la GB je me souviens ado être allé en séjour là bas quelques temps, à l'époque ou le rail était public ( [:panzemeyer] ), et les gens s'en plaignaient déjà énormément. Les autres pays qui ont privatisés n'ont par ailleurs eu les mêmes ennuis, curieusement on en parle jamais...

 

Par ailleurs contrairement à ce qu'on lit beaucoup les accidents ont diminués : http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste [...] e-Bretagne


Ceci explique p-ê cela. :o
C'est vrai que le train anglais était vétuste, et je suis sûr que les Anglais ont accueilli la privatisation avec espoir. Rassure-toi, il l'est encore sur les lignes "TER". Par contre, les prix ont sacrément augmenté, et je pense que si tu leur demandes aujourd'hui, les Anglais te diront "c'était mieux avant".

 

Comme exemple où on est allé dans le sens inverse, il y a le métro new yorkais. C'était au début des lignes privées. Comme elles étaient incapables de se mettre d'accord sur les lignes pour faire un réseau qui couvre le secteur de façon raisonnable, la pupart des secteurs en-dehors de Manhattan n'étaient pas couverts tandis que les lignes se battaient pour couvrir les secteurs huppés de Manhattan. Pour aller d'un bout à l'autre, il n'y avait pas forcément de transfert possible, et si ça se trouve il fallait p-ê même payer des tickets différents. L'Etat a donc dû "nationaliser" tout ça. Mais du fait de ces origines, le métro new yorkais ne ressemble à rien. Le métro parisien, au contraire, couvre Paris exceptionnellement bien.

 

Autre argument en faveur de la nationalisation du train, compte tenu du coût de développement du TGV et des grandes lignes, je suis persuadé que si l'Etat n'avait pas été derrière la SNCF, nous n'aurions jamais eu le TGV.

Message cité 1 fois
Message édité par el muchacho le 04-06-2010 à 08:21:55

---------------
Les aéroports où il fait bon attendre, voila un topic qu'il est bien
n°22829776
roscocoltr​an
L'enfer c'est les utilisateurs
Posté le 04-06-2010 à 08:53:44  profilanswer
 

LooSHA a écrit :


http://www.pluggd.in/wp-content/up [...] -share.jpg
 
                    "Ceci n'est pas un monopole"


 
Et encore ce n'est que l'OS, le gros morceau de crosoft, le coeur du monopole, c'est exchange et office. On peut vaguement faire tourner office sur mac, mais l'environnement pro est très vite phagocité par exchange. N'importe qui pourrait conserver ce monopole très longtemps s'il s'y prend bien et ne prend pas (trop) les gens pour des cons. Ils sont allé trop loin avec explorer par exemple, en gardant un rythme de développement correct on aurait sans doute jamais entendu parler de firefox. La perte (relative) de monopole est plus due à de la paresse qu'à une fatalité économique.
 
Y en a d'autres dans le club des blacklisté de docmaboul ?


---------------
"Your god is too small", Giordano Bruno, 1548 - 1600
n°22829779
Betcour
Building better worlds
Posté le 04-06-2010 à 08:54:58  profilanswer
 

moonboots a écrit :

Les dividendes je n'en sais rien, toujours est-il que la SNCF a fait de gros bénéfices, et même si elle n'en faisait pas il faudrait évaluer les bénéfices de ce service pour la collectivité, c'est le sens des services publics, pouvoir faire des calculs macro-économiques et des projections dans le temps.


Le problème c'est que ce service peut aussi être fourni par le privé, donc à titre de comparaison ça fait pas vraiment avancer le schmilblick.
 

Citation :

Pour le prix du billet, on est bien d'accord, c'est aussi le sens des services publics de pouvoir fixer des prix qui correspondent à une politique et non seulement une course au profit immédiat


Oui sauf que le jour où on privatise, les gens vont garder en mémoire le prix de ces billets subventionnés et les comparer au prix des billets non-subventionnés et vont dire "ahah, je savais que la privatisation ça serait pas aussi bien qu'on le disait en terme de prix".
 
En fait sur l'offre de train l'ouverture à la concurrence ne vas probablement pas changer grand chose : les collectivités devront continuer à mettre la main à la poche pour assurer la desserte de lignes non rentables, et sur les autres y'aura toujours des trains puisqu'elles sont rentables.


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"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°22829813
Betcour
Building better worlds
Posté le 04-06-2010 à 09:03:07  profilanswer
 

el muchacho a écrit :

Ceci explique p-ê cela. :o


Non mais c'est parce que le service public du fret est lamentable qu'on l'a ouvert en premier à la concurrence avant le trafic passager. Et les clients des opérateurs privés ont l'air contents.
 

Citation :

Comme exemple où on est allé dans le sens inverse, il y a le métro new yorkais. C'était au début des lignes privées. Comme elles étaient incapables de se mettre d'accord sur les lignes pour faire un réseau qui couvre le secteur de façon raisonnable, la pupart des secteurs en-dehors de Manhattan n'étaient pas couverts tandis que les lignes se battaient pour couvrir les secteurs huppés de Manhattan. Pour aller d'un bout à l'autre, il n'y avait pas forcément de transfert possible, et si ça se trouve il fallait p-ê même payer des tickets différents. L'Etat a donc dû "nationaliser" tout ça. Mais du fait de ces origines, le métro new yorkais ne ressemble à rien. Le métro parisien, au contraire, couvre Paris exceptionnellement bien.


Oui mais là tu mélanges le réseau et le roulant : en France on ne libéralise que le roulant, le réseau reste public et ne fait plus partie de la SNCF (RFF loue l'usage de son réseau à la SNCF et aux autres opérateurs).


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"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°22829980
R3g
fonctionnaire certifié ITIL
Posté le 04-06-2010 à 09:32:34  profilanswer
 

le_noob a écrit :


Et donc Limonaire te dira que c'est ce qui permet d'éviter le pourrissage d'enchères et que ton action n'est pas significative.
 
Le danger serait qu'il n'y ai pas de risque.


Mon point c'était de dire que les "acteurs" du marché ne se comportent pas toujours de manière rationnelle et efficace, parce que ce genre de comportement n'est pas dans la nature humaine. Donc s'appuyer sur cette hypothèse pour montrer que le marché est toujours le plus efficace, ce n'est pas exact.
 

luckynick a écrit :


Sans tenir compte du cout de la vie, cette définition est biaisée, on n'a définitivement pas le même niveau de vie avec un revenu de 500 $ par uc en france qu'en papouasie


C'est juste, il faudrait mettre ça en relation avec un indice des prix à la consommation ou quelquechose du genre. D'un autre côté l'INSEE fait peu de stats sur la papouasie, donc leur point de vue peut se comprendre.


---------------
Au royaume des sourds, les borgnes sont sourds.
n°22830075
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 04-06-2010 à 09:42:41  profilanswer
 

roscocoltran a écrit :


 
Et encore ce n'est que l'OS, le gros morceau de crosoft, le coeur du monopole, c'est exchange et office. On peut vaguement faire tourner office sur mac, mais l'environnement pro est très vite phagocité par exchange. N'importe qui pourrait conserver ce monopole très longtemps s'il s'y prend bien et ne prend pas (trop) les gens pour des cons. Ils sont allé trop loin avec explorer par exemple, en gardant un rythme de développement correct on aurait sans doute jamais entendu parler de firefox. La perte (relative) de monopole est plus due à de la paresse qu'à une fatalité économique.
 
Y en a d'autres dans le club des blacklisté de docmaboul ?


 
Tu as tout dit. Un monopole qui innove peut maintenir son monopole : mais c'est qu'il se comporte alors comme s'il était en concurrence. Ce monopole est sain car il profite aux consommateurs, grâce à l'innovation permanente.
 
Un monopole privé qui n'innove plus est tôt ou tard condamné par l'apparition d'un concurrence plus innovant ou d'un produit susbtitut plus intéressant. La situation s'auto-régule alors au bénéfice du consommateur.
 
Bref, si les marchés sont contestables, le monopole privé ne pose pas de problème. A l'Etat en revanche de garantir cette contestabilité. La politique de la concurrence doit se limiter à ça : elle suppose de lever les barrières à l'entrée dans la grande distribution, la pharmacie, les télécoms, le transport ferroviaire, le courrier postal (c'est en cours), les banques, les taxis, les professions juridiques, les coiffeurs et j'en passe... Bref, recommencer le plan Rueff-Armand de 1958, à qui on doit en partie la prospérité des années 60.

n°22830124
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 04-06-2010 à 09:48:00  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Le problème c'est que ce service peut aussi être fourni par le privé, donc à titre de comparaison ça fait pas vraiment avancer le schmilblick.

 
Citation :

Pour le prix du billet, on est bien d'accord, c'est aussi le sens des services publics de pouvoir fixer des prix qui correspondent à une politique et non seulement une course au profit immédiat


Oui sauf que le jour où on privatise, les gens vont garder en mémoire le prix de ces billets subventionnés et les comparer au prix des billets non-subventionnés et vont dire "ahah, je savais que la privatisation ça serait pas aussi bien qu'on le disait en terme de prix".

 

En fait sur l'offre de train l'ouverture à la concurrence ne vas probablement pas changer grand chose : les collectivités devront continuer à mettre la main à la poche pour assurer la desserte de lignes non rentables, et sur les autres y'aura toujours des trains puisqu'elles sont rentables.

 

Ce qui se voit : le bas prix du train obtenu par la subvention

 

Ce qui ne se voit pas : cette subvention a été prélevée via l'impôt sur d'autres secteurs économiques qui n'ont pu se développer, baisser leurs prix, embaucher...

 

C'est le drame (ou le charme) des politiques publiques : leurs effets positifs sont visibles car directs mais si elles entravent la croissance et l'emploi dans d'autres secteurs, le lien n'est pas direct e n'est donc pas vu. On peut mettre en avant les emplois sauvés à la SNCF ; mais on ne peut pas montrer les entreprises que ça a empêché de créer, les emplois qui ne sont pas apparus...

 

L'erreur est de croire que la subvention tombe du ciel. Mais il ne s'agit que d'un détournement de ressources : avant que l'Etat ne la prélève pour en faire un usage qu'il juge utile, cette ressource était employée à d'autres usages que les agents privés jugeaient tout aussi utile.

 



Message édité par limonaire le 04-06-2010 à 09:49:53
n°22830141
luckynick
esclave de chat
Posté le 04-06-2010 à 09:49:03  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
 Bref, recommencer le plan Rueff-Armand de 1958, à qui on doit en partie la prospérité des années 60.


 
pourtant les préco de ce rapport ont été en grande partie non appliquées. Dans certains domaines la situation s'est même aggravée : saucissonnage fiscal en "chenils", professions règlementées (taxis, notaires), d'ailleurs le rapport Attali en reprend de nombreux éléments.


---------------
In girum imus nocte et consumimur igni (hommage à loosha)
n°22830239
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 04-06-2010 à 09:57:59  profilanswer
 

luckynick a écrit :


 
pourtant les préco de ce rapport ont été en grande partie non appliquées. Dans certains domaines la situation s'est même aggravée : saucissonnage fiscal en "chenils", professions règlementées (taxis, notaires), d'ailleurs le rapport Attali en reprend de nombreux éléments.


 
Tu n'as pas tort. Mais combiné avec le Marché commun, il explique sans doute la croissance des années 60, en sortant du mathusianisme et du protectonnisme.
 
Il nous faudrait à nouveau un big bang réglementaire, pour lutter contre les barrières à l'entrée de nombreuses professions. Pour beaucoup, ces barrières visent à protéger des corporations dont les électeurs sont à droite, leur donnant ainsi des rentes de monopole indues. On a reconstruit dans certains secteurs un corporatisme un peu pétainiste, il faut le dire. Ce serait la mission de la gauche que de faire ce big bang : en aura-t-elle le courage ?

n°22831324
aroll
Posté le 04-06-2010 à 11:21:41  profilanswer
 

Bonjour.

docmaboul a écrit :


 
Ben non. C'est un exemple particulièrement mauvais en plus. Si tu appliques deux forces égales et dans des directions opposées en même temps sur un objet, les deux forces ne s'annulent pas,

Si.
 

docmaboul a écrit :

elles sont toujours présentes et produisent une situation d'équilibre,

Oui, en s'annulant mutuellement...
 

docmaboul a écrit :

ce qui n'a rien à voir avec une absence de force sur l'objet.  

On n'a pas dit qu'il y avait une absence de force, mais une force positive, et une autre négative.
 

docmaboul a écrit :


 
C'est plutôt: "je vais perdre patience et commencer à employer des mots désagréables parce que ça me gonfle assez rapidement de répéter la même chose de différentes manières".

Ultime argument de celui qui ne peut discuter en bonne intelligence.
 
Amicalement, Alain
 

n°22831425
aroll
Posté le 04-06-2010 à 11:28:35  profilanswer
 

docmaboul a écrit :


 
[:prozac]
 
Une masse de un kilo de sucre représente une réalité.  
Une masse de moins un kilo de sucre ne représente pas une réalité.
 
Dans le premier cas, tu peux la toucher, la manger, la brûler.
Dans le deuxième cas, c'est une représentation de l'esprit pour synthétiser une différence, c'est purement opératoire.
 
Tu sais, je me suis rendu compte de ça il y a une vingtaine d'années. Rien d'exceptionnel, c'était découvrir l'eau froide. A l'époque, j'avais lu je ne sais où que des mathématiciens avaient refusé d'utiliser les nombres négatifs à ce titre jusqu'au XVIIIe siècle en Europe. Ce matin, j'ai donc googlé "entiers naturels usage nombres négatifs". On tombe en premier lien sur wikipedia qui mentionne d'Alembert sur cette problèmatique:
 

Citation :

Les entiers relatifs permettent d'exprimer un bilan de variation d'unités (positif pour un gain, négatif pour une perte) ou une position sur un axe orienté discret, par rapport à un point origine. Ils donnent un sens à la différence de deux entiers naturels quelconques.
 
[...]
 
En Europe les nombres relatifs apparaissent tardivement, on attribue en général à Simon Stevin (1548 - 1620) la fameuse règle des signes pour le produit de deux entiers relatifs. D'Alembert (1717 - 1783) lui-même dans l'encyclopédie envisage le nombre relatif comme une idée dangereuse.
 
    « Il faut avouer qu'il n'est pas facile de fixer l'idée des quantités négatives, et que quelques habiles gens ont même contribué à l'embrouiller par les notions peu exactes qu'ils en ont données. Dire que la quantité négative est au-dessous du rien, c'est avancer une chose qui ne se peut pas concevoir. Ceux qui prétendent que 1 n'est pas comparable à - 1[7] , et que le rapport entre 1 et -1 est différent du rapport entre -1 & 1, sont dans une double erreur: 1(...) Il n'y a donc point réellement et absolument de quantité négative isolée: - 3 pris abstraitement ne présente à l'esprit aucune idée.  » (D'Alembert, dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers)


 
http://fr.wikipedia.org/wiki/Entier_relatif
 

Citation :

Mais ce n'était pas le sujet de départ en rapport avec l'économie, où là certains on émit l'hypothèse que les concept économiques ne sont pas en adéquation avec la réalité, contrairement aux concepts des sciences physiques.
Et tu t'es planté avec ton exemple du négatif.


 
Donc, d'une, je ne me suis pas planté (merci, je sais encore reconnaître mes torts et là, désolé, mais j'ai raison :o). De deux, la physique, comme l'économie, comme toutes les sciences, procède par approximation et usage d'erreurs efficientes permettant de formaliser et de construire des théories, tout simplement parce qu'on ne peut pas appréhender la réalité d'un coup d'un seul et que nous n'avons pas d'autres choix que d'utiliser des représentations intermédiaires, partielles, imaginaires, inexactes, fausses et erronées. Critiquer cette méthode n'a aucun sens, dans la mesure où l'on ne peut plus tenir le moindre discours si l'on s'en passe.
 
Y'a pas de quoi :o

Très intéressant, mais j'y répondrai plus tard, j'ai à faire..
 
Amicalement, Alain

n°22831522
le-poulpe
CONTRADICTION IS BALANCE
Posté le 04-06-2010 à 11:34:53  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Tu as tout dit. Un monopole qui innove peut maintenir son monopole : mais c'est qu'il se comporte alors comme s'il était en concurrence. Ce monopole est sain car il profite aux consommateurs, grâce à l'innovation permanente.
 
Un monopole privé qui n'innove plus est tôt ou tard condamné par l'apparition d'un concurrence plus innovant ou d'un produit susbtitut plus intéressant. La situation s'auto-régule alors au bénéfice du consommateur.

Bref, si les marchés sont contestables, le monopole privé ne pose pas de problème. A l'Etat en revanche de garantir cette contestabilité. La politique de la concurrence doit se limiter à ça : elle suppose de lever les barrières à l'entrée dans la grande distribution, la pharmacie, les télécoms, le transport ferroviaire, le courrier postal (c'est en cours), les banques, les taxis, les professions juridiques, les coiffeurs et j'en passe... Bref, recommencer le plan Rueff-Armand de 1958, à qui on doit en partie la prospérité des années 60.


 
 [:zaldarf:2]  [:zaldarf:3]  [:zaldarf:4]  
 
 
Faux.
 
Un monopole qui n'innove pas ou plus (ou même qui innove, d'ailleurs, on s'en fout), constatant qu'un substitut plus intéressant se fait jour, le rachète pour maintenir son monopole, point barre.
 
Ça se constate dans tous les domaines.
 
La concurrence "libre et non faussée", ça n'existe pas. Ca aboutit au monopole, point.
Monopole ou quelques uns qui s'entendent, c'est pareil.
 
Cf téléphonie, logiciels, restauration collective, production de matériaux, agro-alimentaire, eau, etc.
 
Une vraie concurrence, ça s'organise. Sinon c'est la loi de la jungle.

n°22831674
Pupoul
Je te vois
Posté le 04-06-2010 à 11:45:44  profilanswer
 

le-poulpe a écrit :


 
 [:zaldarf:2]  [:zaldarf:3]  [:zaldarf:4]  
 
 
Faux.
 
Un monopole qui n'innove pas ou plus (ou même qui innove, d'ailleurs, on s'en fout), constatant qu'un substitut plus intéressant se fait jour, le rachète pour maintenir son monopole, point barre.


 
Voilà, exactement. Et d'ailleurs on l'a bien vu avec Firefox, racheté par M$.

n°22831710
python
Posté le 04-06-2010 à 11:48:29  profilanswer
 

le-poulpe a écrit :


 
 [:zaldarf:2]  [:zaldarf:3]  [:zaldarf:4]  
 
 
Faux.
 
Un monopole qui n'innove pas ou plus (ou même qui innove, d'ailleurs, on s'en fout), constatant qu'un substitut plus intéressant se fait jour, le rachète pour maintenir son monopole, point barre.
 
Ça se constate dans tous les domaines.
 
La concurrence "libre et non faussée", ça n'existe pas. Ca aboutit au monopole, point.
Monopole ou quelques uns qui s'entendent, c'est pareil.
 
Cf téléphonie, logiciels, restauration collective, production de matériaux, agro-alimentaire, eau, etc.
 
Une vraie concurrence, ça s'organise. Sinon c'est la loi de la jungle.


 
Même dans les prix de l'essence il y a eu un cartel qui se textaient entre eux pour établir les prix alors qu'ils sont de parfaits concurrents qui ne devraient pas discuter entre eux.
 
Il s'agissait d'un faux monopole.  Invisible pour plaire au public et aux autorités anti-trust.  Les gens n'y voyaient que du feu mais c'était contrôlé comme s'il n'y avait qu'une seule entreprise.  
 

Message cité 1 fois
Message édité par python le 04-06-2010 à 11:51:07
n°22831761
docmaboul
Posté le 04-06-2010 à 11:52:17  profilanswer
 

aroll a écrit :

Ultime argument de celui qui ne peut discuter en bonne intelligence.


 
Oui, oui. C'est pourquoi j'ai été posé et calme jusqu'à présent, prenant sur mon temps, répondant patiemment et prodiguant explications à la demi-douzaine de personnes qui tombaient des nues et m'ont sorti un peu tout et n'importe quoi à ce sujet. Et toi, d'ailleurs, tu me réponds quoi?
 
"Si" suivi de la même affirmation. Traduction: "cause toujours tu m'intéresses: gna gna gnaaaaa".
 
AAAAAHHHHHHHHHHH [:perfect007]
 
 
Alors puisque ça ne sert à rien d'argumenter, j'arrête les frais et je vais te le dire autrement: si tu veux croire qu'il existe réellement des quantités et des grandeurs négatives dans la nature, si tu ne peux pas prendre de distance vis-à-vis d'une représentation pour examiner dans quelle mesure elle est conforme à son objet, ce qu'elle décrit de cet objet et ce qu'elle transforme au passage, si tu te contentes d'âneries du type "la réalité ne peut pas être comme ça puisque la représentation qu'on m'a appris ne l'est pas", c'est ton problème, et ça ne va certainement pas devenir le mien.

Message cité 1 fois
Message édité par docmaboul le 04-06-2010 à 11:53:08
n°22831826
moonboots
Posté le 04-06-2010 à 11:55:06  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Le problème c'est que ce service peut aussi être fourni par le privé, donc à titre de comparaison ça fait pas vraiment avancer le schmilblick.


le privé n'a pas intérêt à faire des investissements à long/très long terme, c'est un problème pour ce type de secteurs de l'économie

 
Betcour a écrit :

Oui sauf que le jour où on privatise, les gens vont garder en mémoire le prix de ces billets subventionnés et les comparer au prix des billets non-subventionnés et vont dire "ahah, je savais que la privatisation ça serait pas aussi bien qu'on le disait en terme de prix".


ok, le résultat est que la privatisation frappera d'abord les plus modestes, on se prive d'une forme de redistribution

 
Betcour a écrit :

En fait sur l'offre de train l'ouverture à la concurrence ne vas probablement pas changer grand chose : les collectivités devront continuer à mettre la main à la poche pour assurer la desserte de lignes non rentables, et sur les autres y'aura toujours des trains puisqu'elles sont rentables.


ouais donc on laisse au public les secteurs coûteux et on privatise le reste, avec accessoirement le discours qui ira avec par la suite, à savoir que les services publics sont en déficit, etc... évidemment, si on prive le public de ce qui est rentable à court terme... on coupe les recettes et on constate un déficit, c'est un classique...

 

Mais le reste, dans un secteur peu concurrentiel, servira essentiellement à enrichir les actionnaires, on va assister au même processus avec l'énergie, difficile de basculer d'un mode d'énergie à l'autre, ou d'un transport à l'autre, le consommateur est captif, et il n'y a pas la concurrence qui permet de faire baisser les prix

Message cité 2 fois
Message édité par moonboots le 04-06-2010 à 11:57:17
n°22831882
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 04-06-2010 à 11:57:48  profilanswer
 

le-poulpe a écrit :

 

[:zaldarf:2]  [:zaldarf:3]  [:zaldarf:4]

 


Faux.

 

Un monopole qui n'innove pas ou plus (ou même qui innove, d'ailleurs, on s'en fout), constatant qu'un substitut plus intéressant se fait jour, le rachète pour maintenir son monopole, point barre.

 

Ça se constate dans tous les domaines.

 

La concurrence "libre et non faussée", ça n'existe pas. Ca aboutit au monopole, point.
Monopole ou quelques uns qui s'entendent, c'est pareil.

 

Cf téléphonie, logiciels, restauration collective, production de matériaux, agro-alimentaire, eau, etc.

 

Une vraie concurrence, ça s'organise. Sinon c'est la loi de la jungle.

 

Mais si ce monopole rachète ce substitut et satisfait ensuite ainsi le client au meilleur coût : où est le problème ?

 

Si en revanche il rachète le susbtitut et pratique des prix trop élevés : il ne satisfait plus le client. Dès lors, tôt ou tard, les surprofits qu'il réalise susciteront l'appétit d'autres capitalistes et il sécrétera sa propre concurrence, ce qui n'est pas son intérêt.

 

En outre, dans les faits, IBM n'a pas empêché Microsoft d'émerger. Microsoft n'a pas pu empêcher Google d'émerger. Etc... Contrairement à ce que beaucoup pensent, la concurrence n'aboutit pas à un mouvement de concentration croissant : il y a plutôt une alternance  de phases de concentration et de phase d'émiettement, cette alternance pouvant être assimilée à une respiration...

 

Les seuls monopoles scandaleux avec surprofits durables sont ceux qui sont obtenus avec la complicité de l'Etat qui empêche des concurrents de limiter le pouvoir de monopole des entreprises existantes : banques, télécoms, professions juridiques, taxis, pharmaciens et j'en passe.

Message cité 1 fois
Message édité par limonaire le 04-06-2010 à 12:06:04
n°22831895
python
Posté le 04-06-2010 à 11:58:38  profilanswer
 

Betcour a écrit :


En fait sur l'offre de train l'ouverture à la concurrence ne vas probablement pas changer grand chose : les collectivités devront continuer à mettre la main à la poche pour assurer la desserte de lignes non rentables, et sur les autres y'aura toujours des trains puisqu'elles sont rentables.


 
La conséquence dramatique de la privatisation c'est la fin des très gros investissements, genre construire un pont, une route, un ligne de train.  Personne ne voudra mettre les gros sous sur la table et ce sera une catastrophe quand le réseau deviendra vétuste.  Le privé préfère jouer à la Bourse que de servir sa clientèle honnêtement.

Message cité 1 fois
Message édité par python le 04-06-2010 à 12:00:22
n°22831945
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 04-06-2010 à 12:02:05  profilanswer
 

python a écrit :

 

Même dans les prix de l'essence il y a eu un cartel qui se textaient entre eux pour établir les prix alors qu'ils sont de parfaits concurrents qui ne devraient pas discuter entre eux.

 

Il s'agissait d'un faux monopole.  Invisible pour plaire au public et aux autorités anti-trust.  Les gens n'y voyaient que du feu mais c'était contrôlé comme s'il n'y avait qu'une seule entreprise.

 


 

Les cartels privés sont toujours instables à moyen terme (l'un des membres du cartel ayant intérêt à tricher et à ne pas respecter l'accord), si le marché est contestable. L'exemple typique est le cartel de l'OPEP, qui n'a cessé de voir sa part de marché régresser : en augmentant les prix et en rationant la production comme le fait tout monopole, l'OPEP a secrété sa propre concurrence et l'arrivée de pays producteurs non-OPEP.

 

Pour l'essence, il me semble que les grandes surfaces vendent à prix coûtant, l'essence étant un produit d'appel pour faire venir le client dans le magasin. La concurrence existe donc bien et les ventes de carburants dans les grandes surfaces ne cessent d'augmenter.

Message cité 1 fois
Message édité par limonaire le 04-06-2010 à 12:08:32
n°22831990
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 04-06-2010 à 12:05:19  profilanswer
 

moonboots a écrit :


le privé n'a pas intérêt à faire des investissements à long/très long terme, c'est un problème pour ce type de secteurs de l'économie

 


 
moonboots a écrit :


ok, le résultat est que la privatisation frappera d'abord les plus modestes, on se prive d'une forme de redistribution

 


 
moonboots a écrit :


ouais donc on laisse au public les secteurs coûteux et on privatise le reste, avec accessoirement le discours qui ira avec par la suite, à savoir que les services publics sont en déficit, etc... évidemment, si on prive le public de ce qui est rentable à court terme... on coupe les recettes et on constate un déficit, c'est un classique...

 

Mais le reste, dans un secteur peu concurrentiel, servira essentiellement à enrichir les actionnaires, on va assister au même processus avec l'énergie, difficile de basculer d'un mode d'énergie à l'autre, ou d'un transport à l'autre, le consommateur est captif, et il n'y a pas la concurrence qui permet de faire baisser les prix

 

Affirmation gratuite : le privé est tout à fait capable de penser le long terme : cf canal de Suez, Tunnel sous la manche géré par le privé (concession de 70 ans), chemins de fer argentins au début XXème, recherche pharmaceutique (il faut 10 ans d'investissements à fonds perdus pour trouver une molécule),etc. L'Etat est parfois plus court-termiste qu'on ne le pense, compte tenu des cycles électoraux de 5 ans. D'ailleurs les investissements publics sont de plus en plus faibles, relativement aux dépenses de fonctionnement qui permettent de se faire réélire. Comme disait Frêche, construire des digues ne rapporte aucune voix : il vaut mieux distribuer des chocolats aux petits vieux.

 


Message cité 1 fois
Message édité par limonaire le 04-06-2010 à 12:10:38
n°22832027
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 04-06-2010 à 12:08:10  profilanswer
 

python a écrit :


 
La conséquence dramatique de la privatisation c'est la fin des très gros investissements, genre construire un pont, une route, un ligne de train.  Personne ne voudra mettre les gros sous sur la table et ce sera une catastrophe quand le réseau deviendra vétuste.  Le privé préfère jouer à la Bourse que de servir sa clientèle honnêtement.


 
Encore une idée reçue... S'il y a une demande solvable sur la longue durée, le privé peut réaliser des investissements à long terme. En revanche, il va de soi qu'une entreprise ne peut pas construire un pont si elle ne peut pas le rentabiliser par un péage...

n°22832079
Betcour
Building better worlds
Posté le 04-06-2010 à 12:12:36  profilanswer
 

moonboots a écrit :

le privé n'a pas intérêt à faire des investissements à long/très long terme, c'est un problème pour ce type de secteurs de l'économie


Ah, alors comment tu expliques que le privé finance des avions, des centrales électriques, des autoroutes, etc. qui sont rentabilisés sur des décennies ? Comment explique tu que le privés achètes des obligations dont le remboursement se fait au bout de 50 ans ?
 

moonboots a écrit :

ok, le résultat est que la privatisation frappera d'abord les plus modestes, on se prive d'une forme de redistribution


Enfin y'a mélange des genres : c'est au système fiscal et social de faire de la redistribution, pas à une compagnie de chemin de fer.
 

moonboots a écrit :

ouais donc on laisse au public les secteurs coûteux


Par définition faire des profits est le boulot du privé, donc oui on privatise ce qui fait du profit et on prend en charge ce qui ne l'est pas. Le rôle de l'état n'est pas de faire du business, le rôle d'un service public n'est pas de faire du profit mais de servir le public :spamafote:
 
La privatisation c'est pas une perte sèche pour le contribuable, il échange une rente et un risque contre une grosse somme d'argent.


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°22832163
moonboots
Posté le 04-06-2010 à 12:20:09  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Affirmation gratuite : le privé est tout à fait capable de penser le long terme : cf canal de Suez, Tunnel sous la manche géré par le privé (concession de 70 ans), chemins de fer argentins au début XXème, recherche pharmaceutique (il faut 10 ans d'investissements à fonds perdus pour trouver une molécule),etc. L'Etat est parfois plus court-termiste qu'on ne le pense, compte tenu des cycles électoraux de 5 ans. D'ailleurs les investissements publics sont de plus en plus faibles, relativement aux dépenses de fonctionnement qui permettent de se faire réélire. Comme disait Frêche, construire des digues ne rapporte aucune voix : il vaut mieux distribuer des chocolats aux petits vieux.
 
 


tu choisis de mauvais exemples mais c'est bien ils appuient ma thèse : Eurotunnel a été une catastrophe financière et a nécessité des arrangements avec l'état, les labos pharmaceutiques investissent des sommes folles dans le marketing et négligent complètement la recherche depuis des décennies, et pour cause : la recherche du profit à court terme ne se satisfait pas des recherches à long terme...

n°22832261
moonboots
Posté le 04-06-2010 à 12:27:53  profilanswer
 

Betcour a écrit :

Ah, alors comment tu expliques que le privé finance des avions, des centrales électriques, des autoroutes, etc. qui sont rentabilisés sur des décennies ? Comment explique tu que le privés achètes des obligations dont le remboursement se fait au bout de 50 ans ?


je ne suis pas pour la nationalisation de tous les secteurs, il faut saisir le point où elle devient nécessaire, ou bien inutile, voire nocive... d'autre part les secteurs que tu cites sont très particuliers, et pas forcément à l'avantage du privé, et puis il faut voir dans quel contexte est pratiqué l'activité économique, dans un contexte de financiarisation exacerbée rien de bon ne peut sortir de la gestion privée de ces entreprises, on va s'en rendre compte...
 

Betcour a écrit :


Enfin y'a mélange des genres : c'est au système fiscal et social de faire de la redistribution, pas à une compagnie de chemin de fer.


pourquoi pas ? pour moi la construction de logements sociaux est peut-être plus intéressante qu'une hausse du SMIC, c'est une forme de redistribution des richesses, qui ne se fait pas par le salaire...
 

Betcour a écrit :


Par définition faire des profits est le boulot du privé, donc oui on privatise ce qui fait du profit et on prend en charge ce qui ne l'est pas. Le rôle de l'état n'est pas de faire du business, le rôle d'un service public n'est pas de faire du profit mais de servir le public :spamafote:
 
La privatisation c'est pas une perte sèche pour le contribuable, il échange une rente et un risque contre une grosse somme d'argent.


et à terme dans les secteurs dont on parle les coût s'envolent et la qualité ne suit pas forcément

n°22832304
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 04-06-2010 à 12:30:46  profilanswer
 

moonboots a écrit :


tu choisis de mauvais exemples mais c'est bien ils appuient ma thèse : Eurotunnel a été une catastrophe financière et a nécessité des arrangements avec l'état, les labos pharmaceutiques investissent des sommes folles dans le marketing et négligent complètement la recherche depuis des décennies, et pour cause : la recherche du profit à court terme ne se satisfait pas des recherches à long terme...

 

Eurotunnel est une catastrophe parce que c'est une concession de service public :
- avec un cahier des charges
- et une durée de concession initialement de 50 ans

 

qui interdisent de rentabiliser un tel ouvrage.

 

Les choses vont mieux depuis que la concession a été portée à 70 ans.

 

Quant aux laboratoires pharmaceutiques, la preuve qu'ils font bien leur travail, c'est que l'espérance de vie augmente, à un rythme toujours aussi régulier... Et dire à un labo qu'il cherche le profit à court terme alors qu'une molécule met 10 ans à être découverte, c'est avoir une notion extensive du court terme...

 

Mais les préjugés ont la vie dure

 


Message cité 3 fois
Message édité par limonaire le 04-06-2010 à 12:35:51
n°22832316
moonboots
Posté le 04-06-2010 à 12:31:40  profilanswer
 


pour l'instant la philosophie ce n'est pas d'investir 10 pour espérer toucher 100 dans 10 ans mais plutôt investir 10 pour être sûr de toucher 12 l'année suivante, or la recherche ne fonctionne pas comme ça

n°22832340
moonboots
Posté le 04-06-2010 à 12:33:13  profilanswer
 

limonaire a écrit :

Quant aux laboratoires pharmaceutiques, la preuve qu'ils font bien leur travail, c'est que l'espérance de vie augmente


comme si les labos en étaient responsables   :/
 
les labos investissent essentiellement dans ce qui rapporte de l'argent rapidement, investissent des sommes énormes dans le marketing pour vanter des molécules qui n'ont pas forcément d'intérêt, et ça ne cadre pas forcément avec l'intérêt sanitaire

Message cité 1 fois
Message édité par moonboots le 04-06-2010 à 12:36:54
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