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La crise actuelle sera...




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Auteur Sujet :

[ECO] Can it run Crises ?

n°22714507
el muchach​o
Comfortably Numb
Posté le 25-05-2010 à 22:13:56  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

vapeur_cochonne a écrit :

ça vient d'ou les 5M ?
 
et 500 000 élu c'est pas un peu trop ?


C'est le chiffre qui a été donné ici. Je suis d'accord sur les 500K élus, ça c'est trop.


---------------
Les aéroports où il fait bon attendre, voila un topic qu'il est bien
mood
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Posté le 25-05-2010 à 22:13:56  profilanswer
 

n°22714508
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 25-05-2010 à 22:14:04  profilanswer
 

el muchacho a écrit :


Non, TU parles de réduction des dépenses publiques. Or la vérité, c'est qu'il n'y a plus bcp de dépenses publiques à réduire. 5M de fonctionnaires dans un pays de 65M d'habitants, soit un fonctionnaire pour 13 habitants, ça n'a strictement rien d'extravagant. Ce n'est pas de cette manière qu'on va sortir de la crise, mais bien en prélevant plus et en prélevant mieux.


 
C'est une affirmation sans preuve. La tienne contre la mienne. Match nul, donc.
 
Sauf que :
- la dette publique atteint des seuils bientôt inacceptables
- trop de dette publique pénalise la croissance (voir Orléan)
- les déficits publics atteignent 8%, dont 3 au moins sont structurels, et sans lien avec la crise
- le risque de dégradation de la dette française existe, avec en conséquence l'augmentation du service de la dette
- la possibilité d'augmenter les impôts risque de casser la croissance
- il existe des marges de manoeuvre pour réduire la dépense publique sans diminuer la qualité du service rendu : pourquoi se priverait-on d'essayer, sinon pour des raisons idéologiques ?
- réduire dépenses et prélèvements obligatoires permettrait de renouer avec la croissance, les hausses de salaire, etc...

n°22714515
blazkowicz
Posté le 25-05-2010 à 22:14:21  profilanswer
 

limonaire a écrit :

 

Quel rapport avec les acquis de 1945 ? 1945, et le début des Trente Glorieuses, c'était la retraite à 65 ans, pas de salaire minimum, pas de CMU, pas de RMI, 2 semaines de congés, la semaine de 40h,  l'école jusqu'à 14 ans et moins de 30% de dépenses publiques dans le Pib. Le programme du CNR est largement appliqué aujourd'hui et même dépassé : c'est y revenir qui serait réac, pour le coup !

 

Quant à la démocratie, elle ne se limite pas au vote à la majorité. La démocratie, c'est aussi (et peut-être avant tout) la protection des minorités, parmi lesquelles l'individu. Ces deux conceptions s'opposent parfois, d'où la nécessité de compromis, et de limite à l'exercice du suffrage universel (on ne peut pas en France par exemple exproprier sans indemnité, la majorité fût-elle d'accord à 90%)

 

c'est à ça que je faisait référence, bon c'est Denis Kessler (patronat) qui l'avait dit (je croyais me rappeler que c'était d'un des conseillers de l'élysée)

 

http://www.humanite.fr/2007-10-12_ [...] titre-de-l

 
Citation :


« Les annonces successives des différentes réformes par le gouvernement peuvent donner une impression de patchwork, tant elles paraissent variées, d’importance inégale, et de portées diverses : statut de la fonction publique, régimes spéciaux de retraite, refonte de la Sécurité sociale, paritarisme… À y regarder de plus près, on constate qu’il y a une profonde unité à ce programme ambitieux. La liste des réformes ? C’est simple, prenez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans exception. Elle est là. Il s’agit aujourd’hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance ! À l’époque se forge un pacte politique entre les gaullistes et les communistes. Ce programme est un compromis qui a permis aux premiers que la France ne devienne pas une démocratie populaire, et aux seconds d’obtenir des avancées – toujours qualifiées d’« historiques » – et de cristalliser dans des codes ou des statuts des positions politiques acquises. Ce compromis, forgé à une période très chaude et particulière de notre histoire contemporaine (où les chars russes étaient à deux étapes du Tour de France, comme aurait dit le Général), se traduit par la création des caisses de Sécurité sociale, le statut de la fonction publique, l’importance du secteur public productif et la consécration des grandes entreprises françaises qui viennent d’être nationalisées, le conventionnement du marché du travail, la représentativité syndicale, les régimes complémentaires de retraite, etc. Cette « architecture » singulière a tenu tant bien que mal pendant plus d’un demi-siècle. Elle a même été renforcée en 1981, à contresens de l’histoire, par le programme commun. Pourtant, elle est à l’évidence complètement dépassée, inefficace, datée. Elle ne permet plus à notre pays de s’adapter aux nouvelles exigences économiques, sociales, internationales. Elle se traduit par un décrochage de notre nation par rapport à pratiquement tous ses partenaires. Le problème de notre pays est qu’il sanctifie ses institutions, qu’il leur donne une vocation éternelle, qu’il les « tabouise » en quelque sorte. Si bien que lorsqu’elles existent, quiconque essaie de les réformer apparaît comme animé d’une intention diabolique. Et nombreux sont ceux qui s’érigent en gardien des temples sacrés, qui en tirent leur légitimité et leur position économique, sociale et politique. Et ceux qui s’attaquent à ces institutions d’après-guerre apparaissent sacrilèges. Il aura fallu attendre la chute du mur de Berlin, la quasidisparition du Parti communiste, la relégation de la CGT dans quelques places fortes, l’essoufflement asthmatique du Parti socialiste comme conditions nécessaires pour que l’on puisse envisager l’aggiornamento qui s’annonce. Mais cela ne suffisait pas. Il fallait aussi que le débat interne au sein du monde gaulliste soit tranché, et que ceux qui croyaient pouvoir continuer à rafistoler sans cesse un modèle usé, devenu inadapté, laissent place à une nouvelle génération d’entrepreneurs politiques et sociaux. Désavouer les pères fondateurs n’est pas un problème qu’en psychanalyse. »

 

Le magazine Challenges, 4 octobre 2007.

Message cité 1 fois
Message édité par blazkowicz le 25-05-2010 à 22:15:18
n°22714532
vapeur_coc​honne
Stig de Loisir
Posté le 25-05-2010 à 22:14:55  profilanswer
 

el muchacho a écrit :


C'est le chiffre qui a été donné ici. Je suis d'accord sur les 500K élus, ça c'est trop.


et encore, vu le nombre de cumulard je dirait que c'est pas assez ...


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marilou repose sous la neige
n°22714554
R3g
fonctionnaire certifié ITIL
Posté le 25-05-2010 à 22:16:10  profilanswer
 

el muchacho a écrit :


C'est le chiffre qui a été donné ici. Je suis d'accord sur les 500K élus, ça c'est trop.


 
500 k élus, en soit, avec 36 000 communes, les départements, les régions, etc., c'est pas si énorme...


---------------
Au royaume des sourds, les borgnes sont sourds.
n°22714565
vapeur_coc​honne
Stig de Loisir
Posté le 25-05-2010 à 22:16:55  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
C'est une affirmation sans preuve. La tienne contre la mienne. Match nul, donc.
 
Sauf que :
- la dette publique atteint des seuils bientôt inacceptables
- les déficits publics atteignent 8%, dont 3 au moins sont structurels, et sans lien avec la crise
- le risque de dégradation de la dette française existe, avec en conséquence l'augmentation du service de la dette
- la possibilité d'augmenter les impôts risque de casser la croissance
- il existe des marges de manoeuvre pour réduire la dépense publique sans diminuer la qualité du service rendu : pourquoi se priverait-on d'essayer, sinon pour des raisons idéologiques ?
- réduire dépenses et prélèvements obligatoires permettrait de renouer avec la croissance, les hausses de salaire, etc...


ben tient  
 
on dirait que c'est pile poil fait expres  
enchainement parfait  
ça commence avec rafarin qui martele "j'encule le pacte de stabilité temporairement, pour prendre de l'elan" et ça fini en " ça a pas marcher, on va privatiser l'ho^pital et l"ecole"


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marilou repose sous la neige
n°22714574
vapeur_coc​honne
Stig de Loisir
Posté le 25-05-2010 à 22:17:47  profilanswer
 

R3g a écrit :


 
500 k élus, en soit, avec 36 000 communes, les départements, les régions, etc., c'est pas si énorme...


:D²  
ça fait un pour 100 habitants :D de quoi graisser des pates ou faire trainer des reformes ...


---------------
marilou repose sous la neige
n°22714577
el muchach​o
Comfortably Numb
Posté le 25-05-2010 à 22:17:56  profilanswer
 

Black_Jack a écrit :


C'est "fascinant" ce que tu dis, mais y a énormément de si, de conditionnel.


C'est le propre des idéologues. Ils commencent avec des si, et dès qu'ils pensent avoir accès au pouvoir, ils ne s'embarrassent plus des "si". On a vu ça avec les néocons sous l'ère Bush, par exemple.


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Les aéroports où il fait bon attendre, voila un topic qu'il est bien
n°22714602
R3g
fonctionnaire certifié ITIL
Posté le 25-05-2010 à 22:19:19  profilanswer
 

limonaire a écrit :


- il existe des marges de manoeuvre pour réduire la dépense publique sans diminuer la qualité du service rendu : pourquoi se priverait-on d'essayer, sinon pour des raisons idéologiques ?


Sans y renoncer de manière dogmatique, on pourrait prendre en compte le fait que les "marges de manoeuvre" en question, c'est la vie de gens comme toi et moi, et qu'ils faudrait éviter de trop expérimenter avec...

 

edit : et je ne parle pas que des fonctionnaires ; on fait quoi de toutes ces entreprises qui vivent de la commande publique ?

Message cité 1 fois
Message édité par R3g le 25-05-2010 à 22:19:58

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Au royaume des sourds, les borgnes sont sourds.
n°22714614
blazkowicz
Posté le 25-05-2010 à 22:19:41  profilanswer
 

mais combien de maires à quelques centaines d'euros par mois dans ces 500k élus.
 
ou bien les conseillers municipaux :
http://www.maire-info.com/article. [...] ARAM2=PLUS
une recherche de quelques secondes sur google m'apprend que 375 000 d'entre eux sont bénévoles :lol:.
 
Donc trois-quarts des élus touchent 0 euro par mois.

mood
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Posté le 25-05-2010 à 22:19:41  profilanswer
 

n°22714621
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 25-05-2010 à 22:20:34  profilanswer
 

Magicpanda a écrit :


 
spa possible, c'est certain


 
Bon sang, mais c'est bien sûr ! Gordon Brown, Zapatero, Papandreou : des sous-marins de la Société du Mont Pèlerin qui ne pensent qu'à couler l'Etat

n°22714639
vapeur_coc​honne
Stig de Loisir
Posté le 25-05-2010 à 22:21:15  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Bon sang, mais c'est bien sûr ! Gordon Brown, Zapatero, Papandreou : des sous-marins de la Société du Mont Pèlerin qui ne pensent qu'à couler l'Etat


en tout cas qu'ils y pensent ou pas, ils ont réussi :D


---------------
marilou repose sous la neige
n°22714650
blazkowicz
Posté le 25-05-2010 à 22:22:27  profilanswer
 

oui.
quelle surprise :whistle:, des centristes qui suivent le discours dominant.

n°22714687
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 25-05-2010 à 22:24:37  profilanswer
 

Nicodonald a écrit :


Jospin n'avait pas un budget déficitaire, c'est le dernier homme de gauche au pouvoir :o

 

Jospin a bénéficié de la forte croissance mondiale (causée par la politique accomodante de Greenspan notamment) mais n'en n'a pas profité pour dégager des excédents primaires. Lors de sa mandature, on discutait même sans rire de la "cagnotte fiscale" (le supplément de recettes liées à la croissance) alors que l'Etat était en fait toujours en déficit. Et on a donc dépensé cette cagnotte au lieu de préparer l'avenir : un peu comme Rocard en 1988, dix ans avant.


Message édité par limonaire le 25-05-2010 à 22:48:39
n°22714736
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 25-05-2010 à 22:26:26  profilanswer
 


 
De toutes façons, adrien monk et magic panda sont des multis : l'un copie toujours sur l'autre  :o  

n°22714759
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 25-05-2010 à 22:27:55  profilanswer
 


 
Les taux marginaux ne veulent rien dire si on ne connaît pas les seuils qu'ils frappent, l'assiette fiscale et les différentes exonérations.  

n°22714773
Profil sup​primé
Posté le 25-05-2010 à 22:28:32  answer
 

limonaire a écrit :


 
 
- réduire dépenses et prélèvements obligatoires permettrait de renouer avec la croissance, les hausses de salaire, etc...


 
 
ca me parait irréaliste
 
pour des ajustements de cette ampleur franchement, on ne peut pas compter que sur la dépense publique
 
voir jacques delpha -> http://blogs.lesechos.fr/article.php?id_article=3803

n°22714776
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 25-05-2010 à 22:28:41  profilanswer
 

Nicodonald a écrit :


Faut voir à qui ça profite :D


 
Aux retraités par exemple : tous des richards !  

n°22714779
vapeur_coc​honne
Stig de Loisir
Posté le 25-05-2010 à 22:28:50  profilanswer
 

blazkowicz a écrit :

mais combien de maires à quelques centaines d'euros par mois dans ces 500k élus.
 
ou bien les conseillers municipaux :
http://www.maire-info.com/article. [...] ARAM2=PLUS
une recherche de quelques secondes sur google m'apprend que 375 000 d'entre eux sont bénévoles :lol:.
 
Donc trois-quarts des élus touchent 0 euro par mois.


ça les empeche pas de signer des permis de construire en zone inondable  :lol:


---------------
marilou repose sous la neige
n°22714789
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 25-05-2010 à 22:29:46  profilanswer
 

R3g a écrit :


Pourtant en te lisant on a parfois l'impression d'assister à un cours d'introduction à l'histoire du capitalisme


 
Et alors ?

n°22714801
Profil sup​primé
Posté le 25-05-2010 à 22:30:20  answer
 

limonaire a écrit :


 
Les taux marginaux ne veulent rien dire si on ne connaît pas les seuils qu'ils frappent, l'assiette fiscale et les différentes exonérations.  


 
 
c'est bien et ca me contredit  ?
 
j'ai parlé de "taux marginaux" et de rien d'autre

n°22714808
vapeur_coc​honne
Stig de Loisir
Posté le 25-05-2010 à 22:30:42  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Et alors ?


vivement qu'on arrive en 36 ou en 68 dans ton livre ...


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marilou repose sous la neige
n°22714852
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 25-05-2010 à 22:32:57  profilanswer
 

el muchacho a écrit :


Citation :

Augmenter les impôts, notamment sur les hauts revenus, c'est décourager le travail, l'investissement, l'esprit d'entreprise, l'épargne, bref, tout ce qui contribue à la création de richesses. Les taux d'imposition augmenteront mais frapperont une base fiscale plus réduite encore : on créera moins de richesses, ou on la créera au noir ou à l'étranger.  On peut se faire plaisir avec ce genre de discours, mais ça ne marchera pas. On stigmatisera ensuite les riches, les traîtres qui partent à l'étarnger, mais c'est un discours incantatoire : il y a des limites à la tyrannie de la majorité des non imposés sur le revenu sur les 10% les plus riches.


Discours réac et à la limite du chantage qu'on entend malheureusement trop souvent.
Patrick Artus vient de sortir un livre qui dit le contraire.

Citation :

- la privatisation ou la vente de certains actifs pour réduire la dette. Pavé dans la mare : à l'heure de l'internet, des factures dématérialisée, du portable, de al révolution des transports (route et train), la Poste est-elle encore le service public indispensable qu'elle était il y a un siècle ?

 
La question ne se pose même pas, sauf dans la tête des gens qui n'ont qu'une idée, c'est que "les fonctionnaires, c'est le mal". limonaire l'a même écrit noir sur blanc.

Citation :

Les vestales de la dépense publique invoqueront comme d'habitude les vautours du marché. Ils devraient plutôt s'interroger sur le biais "démagogique" de la démocratie, qui favorise les discours du "toujours plus de services publics non financés ou "les riches paieront". Les riches partiront plutôt : ils veulent ben être solidaires (40% d'IR + CSG +ISF + TVA +TIPP + droits de succession + impôts locaux + charges sociales) mais on ne peut pas non plus trop tirer sur la corde.  


Entre le fait de ne pas financer les services publics pour satisfaire l'électorat de droite et le fait de détruire les services publics, il n'y a qu'un pas que tu franchis allègrement. Et je n'en suis même pas surpris. Quand on veut tuer son chien, on dit qu'il a la rage.


 
Je vois qu'on n'hésite pas à déformer les propos et à me faire dire le contraire de ce que je dis. Chapeau : sois tu ne sais pas lire, sois tu es le parfait militant.
 
Je préfère dès lors qu'on en reste là : j'ai toujours un peu de mal avec la mauvaise foi. Question d'éducation ou de génération, je ne sais.

n°22714885
Dr1nkOrDi3
Apatride
Posté le 25-05-2010 à 22:35:39  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
1- certaines tâches ne sont pas forcément utiles : les fonctionnaires qui l'accomplissent sont sûrement consciencieux et peut-être même font-ils des heures sup, mais à quoi cela sert-il si le travail est inutile ? Certains jobs peuvent être informatisés, d'autres supprimés car inutiles (exemple : si on simplifie la fiscalité, on peut diminuer les coûts de la collecte, ceux-ci étant par exemple moins élevés en GB). De même, la simplification des lois supprimeraient les litiges devant les tribunaux. Le recours à l'arbitrage pourrait être développé pour les litiges mineurs. Etc.
 
2- le privé est soumis à la concurrence : il doit donc sans cesse rationaliser, modifier son organisation pour réduire les coûts. C'est comme cela que l'on a de la croissance, et des revenus en hausse. Le privé réussit donc le paradoxe d'être moins coûteux et de dégager les profits car d'une part il gaspille moins et génère du progrès organisationnel et d'autre part, il ne produit que des biens demandés, çàd utiles. Le service public n'est pas soumis à cette restructuration permanente, faute de concurrence : pour tout ce qui est "back office", c'est pourtant nécessaire et possible. Il arrive aussi que le service public offre des services qui ne correspondent pas à un réel besoin : or, en l'absence de marché, il est difficile de savoir si un service est réellement utile ou non.  


 
Je suis rarement d'accord, mais de nombreuses tâches administratives sont redondantes, un exemple avec la comptabilité des collectivités territoriales :
 
L'ordonnateur (le maire, conseil général, etc ...) veut claquer son pognon (immobilisation, fonctionnement), ou en récolter (eau, cantine). Chaque facture fait l'objet d'un mandat de dépense, qui est vérifié par le trésor public local qui tient une double comptabilité avec l'ordonnateur (la sienne n'est qu'à titre indicatif pour lui même) ; une fois vérifié, le trésor public la prend en charge en compta, et la paye. Chaque année il y a un audit des comptes. Une montagne de paperasse à transmettre, rien que pour une trésorerie gérant 40 bled totalisant 10k hab il faut compter 50 000 feuilles A4.
 
Cette compta est auxiliaire, elle est ensuite réintégrée dans la compta de l'état (où elle cohabite avec les impôts et autres dépenses/recettes diverses), qui est centralisé dans chaque département par les trésorerie générale puis centralisé à Bercy chaque jour. La trésorerie générale exerce un contrôle permanent sur les trésoriers dans la comptabilité état et vérifie en profondeur les comptes de temps en temps par un audit sur place, mais uniquement sur la régularité des opérations, la cour des comptes elle se penche sur la régularité et la pertinence des dépenses recettes. Ajoutons que les dépenses/recettes sont préalablement soumises à un contrôle de légalité systématique de la préfecture.
 
Si je résume, pour toutes dépense/recette d'un ordonnateur le schéma est le suivant :
 
Décision (vote) -> contrôle légalité sur l'objet en préfecture-> envoi en trésorerie des pièces -> contrôle de la régularité (contrôle si rentrant dans le cadre des prévisions budgétaires, forme des pièces,contrôle du contrôle de la préfecture, et un nombre incalculable de règle en cas de marché public, ou même simple investissement) ; à la moindre anomalie, retour ordonnateur -> prise en charge en comptabilité -> paiement si trésorerie disponible (en cas de mandat) envoi titre au redevable (en cas de titre) -> comptabilisation en compta état -> centralisation successive jusque Bercy.  
 
A chacune des étapes, tout est conservé en format papier (en double de la compta informatisé), en cas de contrôle inopiné de la trésorerie générale. En fin d'année (ces opérations occupent 2 mois par an) transmission à la cour des comptes de gestion qui réalisera des audit par sondage.
 
Ce schéma est le résultat du principe de la séparation comptable ordonnateur ; mais on pourrait très bien laissez les ordonnateurs faire leur compta, et se contenter d'audit aléatoire. Il y a beaucoup trop d'échelon de vérification, la gestion est kafkaïenne ( ceci dit ça n'économiserait que 50 000 fonctionnaire tout au plus).
 
Pour les impôts il n'y a pas ce doublon, les impôts calculent, et le trésor public recouvre (recouvrement automatisé à 100% en amiable), les moyens humains sont pour le contentieux, et le contrôle fiscal individuel. Basé sur un système déclaratif la complexité de son calcul ne demande pas de moyen humain, les données sont saisies (par des vacataires) en juin, les feuilles sortent automatiquement. Même le prélèvement à la source ne changerait pas grand chose, les impôts devrait transmettre leurs données aux employeurs à l'émission du rôle, et au trésor public pour le contentieux (ou le faire eux même mais pour les rh ça change rien), contentieux qui serait toujours aussi fort, la plupart des gens avec un employeurs identifié en France ne pose pas le moindre problème (taux d'impayé très faible, et saisie des salaires demandant pas plus de 30 sec pour le trésor public).
 
La plupart des services publiques ne sont pas de la production, et parler de rendement en santé, sécurité, éducation, etc parait peu approprié. Le privé est absolument incapable de garantir l'homogénéité du service, toujours à la recherche de la rentabilité. J'ajouterais que l'exemple US est la preuve que c'est un énorme désavantage pour l'usage, le cout des soins est démentiel par rapport à chez nous, pas du tout en rapport avec la différence du niveau de vie, cout supporté au final par les ménages dans tous les cas (que ce soit par la sécu, des mutuelles ou des assurances).
 
Pour la réorganisation des services, le problème est la trop grande rigidité, il faudrait une autonomie totale, l'état se contentant d'assurer la répartition équitable des moyens. Étant fonctionnaire je pourrais même dire que je ne suis pas hostile à la suppression de ce statut, et à la fin de tous les types de contrat, CDI CDD et autres, une embauche devrait être révocable, à tout moment, sans motif et sans indemnité ; cependant le chômage devrait rester à 80% minimum pour une durée indéterminé ; cela aurait l'avantage de libérer tout le monde de la peur du chômage, de rééquilibrer la terreur avec les employeurs (la menace du licenciement n'aurait plus d'effet), mais leur permettrait de moduler leurs moyens selon leurs besoins au jour le jour. Cela responsabiliserait aussi collectivement le patronat, qui aurait le choix entre diminuer le temps de travail et ne plus payer de cotisation (si 0% chômage) ou payer moins de monde mais payer plus de cotisation, pour un montant presque équivalent.
 
 

n°22714896
el muchach​o
Comfortably Numb
Posté le 25-05-2010 à 22:36:32  profilanswer
 

limonaire a écrit :

 

C'est à ce type de réaction qu'on voit combien on est intoxiqué à la dépense publique et à la dette. L'idée de la réduire, fût-ce en supprimant les aides aux entreprises ou en mettant en place un impôt sur le capital, comme je l'ai proposé, est perçue comme réac. Il est en fait pour certains impossible de toucher au niveau de la dépense publique : celle-ci ne peut que progresser, jamais diminuer. La dépense publique est un tabou, un totem sacré : s'y attaquer, c'est tomber dans les fanges de la réaction.


Sauf que t'es complètement à coté de la plaque, parce que je suis POUR la réduction de la dette publique, je l'ai déjà dit et répété.
Si tu prenais la peine de lire ce que j'écris, tu saurais que j'ai donné à plusieurs reprises des liens vers des rapports divers sur l'augmentation de la dette liée aux retraites, des graphiques et des explications pourquoi il était selon moi nécessaire d'augmenter l'âge légal de la retraite.
Tout comme je sais que ça ne sera pas suffisant et qu'il faut en outre augmenter les prélèvements, et réduire les dépenses publiques. Alors l'aide aux entreprises, p-ê, je ne sais pas mais comme le rappelle v_c,  les mesures du type "tva restauration/droit de succession/bouclier fiscal/taxe pro  " n'auraient jamais eu lieu d'être, et tes pseudo solutions irréversibles comme la disparition de services publics comme la Poste, certainement pas.

Citation :


- des raisons soit disant réalistes : on ne pourrait pas diminuer la dépense publique sans diminuer la qualité des soins, sans faire basculer les retraités dans la pauvreté, sans répandre l'illettrisme. La baisse pourrait être souhaitable, mais elle serait impossible du fait de l'inertie des dépenses. Réduire les dépenses, ce serait, nous dit-on avec des trémolos dans la voix, virer des enseignants, des infirmières, des policiers. Et qui les yeux dans les yeux pourrait décemment le souhaiter ? On a beau répéter que ces trois corps forment moins de 40% des effectifs de la fonction publique, que les 60% autres pourraient faire partie du devoir d'inventaire, l'idée d'esquisser l'ombre de l'ébauche d'une esquisse de mouvement vers une possible réduction des dépenses publiques est inenvisageable. Des exemples étrangers nous montrent pourtant le contraire, mais bon : il faut croire que la France constitue une exception


Tu ne fais que rester dans le vague, ou dès que tu donnes des trucs concrets, c'est la disparition de pans entiers du service public. C'est en ça que tes idées sont irresponsables. Tu es l'équivalent à droite des anarcho-communistes.

 
Citation :

Ce qui est certain, c'est qu'une étude récente, citée à la fois par André Orléan et par Delhommais, deux auteurs peu suspects de connivence idéologique, montrent qu'au-delà de 90% de dette publique, la croissance est divisée par 3 ou 4.


Non mais c'est bon, on est au courant, merci.

 
Citation :

On me répondra : il suffit de faire payer les riches. Mais comment peut-on penser que cette stratégie entraîne une hausse de la croissance, alors qu'elle incitera à travailler moins, à moins prendre de risque ou à quitter le pays ?


Et tu crois p-ê qu'en foutant sur le carreau des centaines de milliers de fonctionnaires et en désorganisant le pays, tu vas la relancer, la croissance ? En ce moment, les marchés s'inquiètent justement de l'effet des mesures de rigueur actuelles sur la croissance européennes. Avec tes remèdes de cheval, tu ne la tues pas, tu l'assassines pour 10 ans.
 

Citation :

Mais on préférera en France se voiler la face... : la dépense publique est une drogue délivrée par Big Mother, cette mère toujours bienveillante : peu importe l'usage qu'elle fait de cette dépense, cette dépense est toujours bonne en soi.


On reconnait le langage de celui qui hait le service public, qui hait les fonctionnaires au quotidien. Le langage de celui qui s'imagine qu'il peut "gratter" 30% de fonctionnaires comme si c'étaient des parasites.

Message cité 1 fois
Message édité par el muchacho le 25-05-2010 à 23:07:52

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Les aéroports où il fait bon attendre, voila un topic qu'il est bien
n°22714942
zad38
Posté le 25-05-2010 à 22:39:03  profilanswer
 

el muchacho a écrit :

On reconnait le langage de celui qui hait le service public, qui hait les fonctionnaires au quotidien. Le langage de celui qui s'imagine qu'il peut "gratter" 30% de fonctionnaires comme si c'étaient des parasites.


C'est dans ta tête ça, dans ta tête :/

n°22715039
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 25-05-2010 à 22:43:36  profilanswer
 

blazkowicz a écrit :


 
c'est à ça que je faisait référence, bon c'est Denis Kessler (patronat) qui l'avait dit (je croyais me rappeler que c'était d'un des conseillers de l'élysée)
 
http://www.humanite.fr/2007-10-12_ [...] titre-de-l
 

Citation :


« Les annonces successives des différentes réformes par le gouvernement peuvent donner une impression de patchwork, tant elles paraissent variées, d’importance inégale, et de portées diverses : statut de la fonction publique, régimes spéciaux de retraite, refonte de la Sécurité sociale, paritarisme… À y regarder de plus près, on constate qu’il y a une profonde unité à ce programme ambitieux. La liste des réformes ? C’est simple, prenez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans exception. Elle est là. Il s’agit aujourd’hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance ! À l’époque se forge un pacte politique entre les gaullistes et les communistes. Ce programme est un compromis qui a permis aux premiers que la France ne devienne pas une démocratie populaire, et aux seconds d’obtenir des avancées – toujours qualifiées d’« historiques » – et de cristalliser dans des codes ou des statuts des positions politiques acquises. Ce compromis, forgé à une période très chaude et particulière de notre histoire contemporaine (où les chars russes étaient à deux étapes du Tour de France, comme aurait dit le Général), se traduit par la création des caisses de Sécurité sociale, le statut de la fonction publique, l’importance du secteur public productif et la consécration des grandes entreprises françaises qui viennent d’être nationalisées, le conventionnement du marché du travail, la représentativité syndicale, les régimes complémentaires de retraite, etc. Cette « architecture » singulière a tenu tant bien que mal pendant plus d’un demi-siècle. Elle a même été renforcée en 1981, à contresens de l’histoire, par le programme commun. Pourtant, elle est à l’évidence complètement dépassée, inefficace, datée. Elle ne permet plus à notre pays de s’adapter aux nouvelles exigences économiques, sociales, internationales. Elle se traduit par un décrochage de notre nation par rapport à pratiquement tous ses partenaires. Le problème de notre pays est qu’il sanctifie ses institutions, qu’il leur donne une vocation éternelle, qu’il les « tabouise » en quelque sorte. Si bien que lorsqu’elles existent, quiconque essaie de les réformer apparaît comme animé d’une intention diabolique. Et nombreux sont ceux qui s’érigent en gardien des temples sacrés, qui en tirent leur légitimité et leur position économique, sociale et politique. Et ceux qui s’attaquent à ces institutions d’après-guerre apparaissent sacrilèges. Il aura fallu attendre la chute du mur de Berlin, la quasidisparition du Parti communiste, la relégation de la CGT dans quelques places fortes, l’essoufflement asthmatique du Parti socialiste comme conditions nécessaires pour que l’on puisse envisager l’aggiornamento qui s’annonce. Mais cela ne suffisait pas. Il fallait aussi que le débat interne au sein du monde gaulliste soit tranché, et que ceux qui croyaient pouvoir continuer à rafistoler sans cesse un modèle usé, devenu inadapté, laissent place à une nouvelle génération d’entrepreneurs politiques et sociaux. Désavouer les pères fondateurs n’est pas un problème qu’en psychanalyse. »
 
Le magazine Challenges, 4 octobre 2007.



 
Oui, je vois ce dont tu parles.
 
Rien cela dit ne doit être gravé dans le marbre, à part les Droits de l'Homme : le reste peut être amendé, complété, augmenté ou abrogé. Le programme du CNR adapté à la France de 1945 l'est-il encore aujourd'hui ? Pour les régimes spéciaux, à l'évidence, non. Pour le statut de fonctionnaire, a-t-il le même sens, alors que le nombre de fonctionnaires a dû tripler ou quadrupler ? la SS peut-elle encore être gérée de façon paritaire alors que son budget dépasse celui de l'Etat ? Bref, il faut savoir questionner des institutions devenues peut-être inadaptées, les remettre en cause, pour finalement en bâtir d'autres plus conformes à nos besoins actuels. Depuis 1945, au moins deux faits majeurs : la mondialisation et l'émergence d'une société d'individus. De quoi à mon avis chambouler notre conception des services publics. Mais on peut aussi être arc bouté sur les statuts de 1945 et crier à la casse dès qu'on y touche pour les rénover, les améliorer, les adapter à la nouvelle donne.

n°22715073
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 25-05-2010 à 22:45:57  profilanswer
 

vapeur_cochonne a écrit :


ben tient  
 
on dirait que c'est pile poil fait expres  
enchainement parfait  
ça commence avec rafarin qui martele "j'encule le pacte de stabilité temporairement, pour prendre de l'elan" et ça fini en " ça a pas marcher, on va privatiser l'ho^pital et l"ecole"


 
Et toujours cette logorrhée incessante : on parle dépense publique et on répond toujours inlassablement : moins d'enseignants et d'infirmières. Alors que je tue à dire le contraire. Mais bon : Pavlov fait des émules ici...

n°22715080
el muchach​o
Comfortably Numb
Posté le 25-05-2010 à 22:46:21  profilanswer
 

vapeur_cochonne a écrit :

280M c'est pas macro c'est anecdotique


Oui mais une anecdote qui en dit long. On remplace la Justice par de la magouille, voila ce que ça donne.


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Les aéroports où il fait bon attendre, voila un topic qu'il est bien
n°22715095
vapeur_coc​honne
Stig de Loisir
Posté le 25-05-2010 à 22:46:51  profilanswer
 

moins de dépense = plus d'instit ? je suis nul en logique moi :/


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marilou repose sous la neige
n°22715119
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 25-05-2010 à 22:47:57  profilanswer
 

R3g a écrit :


Sans y renoncer de manière dogmatique, on pourrait prendre en compte le fait que les "marges de manoeuvre" en question, c'est la vie de gens comme toi et moi, et qu'ils faudrait éviter de trop expérimenter avec...
 
edit : et je ne parle pas que des fonctionnaires ; on fait quoi de toutes ces entreprises qui vivent de la commande publique ?


 
Ca en dit long sur la méconnaissance des mécanismes économiques en France : je ne t'en veux pas, la plupart pensent et raisonnent comme toi. C'est désespérant. Flemme de répondre...

n°22715254
el muchach​o
Comfortably Numb
Posté le 25-05-2010 à 22:54:23  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Je vois qu'on n'hésite pas à déformer les propos et à me faire dire le contraire de ce que je dis. Chapeau : sois tu ne sais pas lire, sois tu es le parfait militant.
 
Je préfère dès lors qu'on en reste là : j'ai toujours un peu de mal avec la mauvaise foi. Question d'éducation ou de génération, je ne sais.


Oui tiens, ça m'intéresse, tu es de quelle génération ?


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Les aéroports où il fait bon attendre, voila un topic qu'il est bien
n°22715255
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 25-05-2010 à 22:54:23  profilanswer
 


 
J'ai donné des pistes de réduction de 3 à 5 points sans douleur. Par ailleurs, la baisse des impôts qu'elle permet devrait entraîner un rebond des recettes fiscales, d'autant que la croissance mondiale repartira d'ici un an ou deux, si on ne fait pas de bêtises.

n°22715265
Profil sup​primé
Posté le 25-05-2010 à 22:54:56  answer
 

limonaire a écrit :


 
C'est une affirmation sans preuve. La tienne contre la mienne. Match nul, donc.
 
Sauf que :
- la dette publique atteint des seuils bientôt inacceptables
- trop de dette publique pénalise la croissance (voir Orléan)
 


 
 
a&u fait t'as un lien ? je dis pas que c'est faux, mais je veux juste voir
 
il fait référence a "this time is different" ?

n°22715281
el muchach​o
Comfortably Numb
Posté le 25-05-2010 à 22:55:21  profilanswer
 

zad38 a écrit :


C'est dans ta tête ça, dans ta tête :/


Et ces âneries, c'est dans ma tête ?

Citation :


2- le privé est soumis à la concurrence : il doit donc sans cesse rationaliser, modifier son organisation pour réduire les coûts. C'est comme cela que l'on a de la croissance, et des revenus en hausse. Le privé réussit donc le paradoxe d'être moins coûteux et de dégager les profits car d'une part il gaspille moins et génère du progrès organisationnel et d'autre part, il ne produit que des biens demandés, çàd utiles. Le service public n'est pas soumis à cette restructuration permanente


Non, c'est dans celle de limonaire. :D

Message cité 1 fois
Message édité par el muchacho le 25-05-2010 à 23:14:55

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Les aéroports où il fait bon attendre, voila un topic qu'il est bien
n°22715311
Profil sup​primé
Posté le 25-05-2010 à 22:56:47  answer
 

limonaire a écrit :


 
J'ai donné des pistes de réduction de 3 à 5 points sans douleur. Par ailleurs, la baisse des impôts qu'elle permet devrait entraîner un rebond des recettes fiscales, d'autant que la croissance mondiale repartira d'ici un an ou deux, si on ne fait pas de bêtises.


 
 
ahhhhh monsieur laffer vous auriez du vous pendre ce jour ou vous avez trouvé ça ....
 
 
hé bon hein sarko a DEJA baissé les PO de 3 points, l'augmentation de recettes on l'attend toujours
 
 
franchement, laffer, c'est empiriquement peu vérifié

n°22715320
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 25-05-2010 à 22:57:40  profilanswer
 

Dr1nkOrDi3 a écrit :


 
Je suis rarement d'accord, mais de nombreuses tâches administratives sont redondantes, un exemple avec la comptabilité des collectivités territoriales :
 
L'ordonnateur (le maire, conseil général, etc ...) veut claquer son pognon (immobilisation, fonctionnement), ou en récolter (eau, cantine). Chaque facture fait l'objet d'un mandat de dépense, qui est vérifié par le trésor public local qui tient une double comptabilité avec l'ordonnateur (la sienne n'est qu'à titre indicatif pour lui même) ; une fois vérifié, le trésor public la prend en charge en compta, et la paye. Chaque année il y a un audit des comptes. Une montagne de paperasse à transmettre, rien que pour une trésorerie gérant 40 bled totalisant 10k hab il faut compter 50 000 feuilles A4.
 
Cette compta est auxiliaire, elle est ensuite réintégrée dans la compta de l'état (où elle cohabite avec les impôts et autres dépenses/recettes diverses), qui est centralisé dans chaque département par les trésorerie générale puis centralisé à Bercy chaque jour. La trésorerie générale exerce un contrôle permanent sur les trésoriers dans la comptabilité état et vérifie en profondeur les comptes de temps en temps par un audit sur place, mais uniquement sur la régularité des opérations, la cour des comptes elle se penche sur la régularité et la pertinence des dépenses recettes. Ajoutons que les dépenses/recettes sont préalablement soumises à un contrôle de légalité systématique de la préfecture.
 
Si je résume, pour toutes dépense/recette d'un ordonnateur le schéma est le suivant :
 
Décision (vote) -> contrôle légalité sur l'objet en préfecture-> envoi en trésorerie des pièces -> contrôle de la régularité (contrôle si rentrant dans le cadre des prévisions budgétaires, forme des pièces,contrôle du contrôle de la préfecture, et un nombre incalculable de règle en cas de marché public, ou même simple investissement) ; à la moindre anomalie, retour ordonnateur -> prise en charge en comptabilité -> paiement si trésorerie disponible (en cas de mandat) envoi titre au redevable (en cas de titre) -> comptabilisation en compta état -> centralisation successive jusque Bercy.  
 
A chacune des étapes, tout est conservé en format papier (en double de la compta informatisé), en cas de contrôle inopiné de la trésorerie générale. En fin d'année (ces opérations occupent 2 mois par an) transmission à la cour des comptes de gestion qui réalisera des audit par sondage.
 
Ce schéma est le résultat du principe de la séparation comptable ordonnateur ; mais on pourrait très bien laissez les ordonnateurs faire leur compta, et se contenter d'audit aléatoire. Il y a beaucoup trop d'échelon de vérification, la gestion est kafkaïenne ( ceci dit ça n'économiserait que 50 000 fonctionnaire tout au plus).
 
Pour les impôts il n'y a pas ce doublon, les impôts calculent, et le trésor public recouvre (recouvrement automatisé à 100% en amiable), les moyens humains sont pour le contentieux, et le contrôle fiscal individuel. Basé sur un système déclaratif la complexité de son calcul ne demande pas de moyen humain, les données sont saisies (par des vacataires) en juin, les feuilles sortent automatiquement. Même le prélèvement à la source ne changerait pas grand chose, les impôts devrait transmettre leurs données aux employeurs à l'émission du rôle, et au trésor public pour le contentieux (ou le faire eux même mais pour les rh ça change rien), contentieux qui serait toujours aussi fort, la plupart des gens avec un employeurs identifié en France ne pose pas le moindre problème (taux d'impayé très faible, et saisie des salaires demandant pas plus de 30 sec pour le trésor public).
 
La plupart des services publiques ne sont pas de la production, et parler de rendement en santé, sécurité, éducation, etc parait peu approprié. Le privé est absolument incapable de garantir l'homogénéité du service, toujours à la recherche de la rentabilité. J'ajouterais que l'exemple US est la preuve que c'est un énorme désavantage pour l'usage, le cout des soins est démentiel par rapport à chez nous, pas du tout en rapport avec la différence du niveau de vie, cout supporté au final par les ménages dans tous les cas (que ce soit par la sécu, des mutuelles ou des assurances).
 
Pour la réorganisation des services, le problème est la trop grande rigidité, il faudrait une autonomie totale, l'état se contentant d'assurer la répartition équitable des moyens. Étant fonctionnaire je pourrais même dire que je ne suis pas hostile à la suppression de ce statut, et à la fin de tous les types de contrat, CDI CDD et autres, une embauche devrait être révocable, à tout moment, sans motif et sans indemnité ; cependant le chômage devrait rester à 80% minimum pour une durée indéterminé ; cela aurait l'avantage de libérer tout le monde de la peur du chômage, de rééquilibrer la terreur avec les employeurs (la menace du licenciement n'aurait plus d'effet), mais leur permettrait de moduler leurs moyens selon leurs besoins au jour le jour. Cela responsabiliserait aussi collectivement le patronat, qui aurait le choix entre diminuer le temps de travail et ne plus payer de cotisation (si 0% chômage) ou payer moins de monde mais payer plus de cotisation, pour un montant presque équivalent.
 
 


 
Merci pour ces propos très pertinents. :jap:  

n°22715368
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 25-05-2010 à 23:00:04  profilanswer
 

zad38 a écrit :


C'est dans ta tête ça, dans ta tête :/


 
Oui, il affabule complètement. (Je suis fonctionnaire, moi aussi, et très attaché au service public.)

n°22715402
Betcour
Building better worlds
Posté le 25-05-2010 à 23:01:41  profilanswer
 


 [:massys]  

Betcour a écrit :

Par exemple a partir de 1942, les contribuables qui étaient au delà de 50% de tranche marginale pouvait choisir un taux forfaitaire de 25% pour leurs plus values, ou opter pour le régime standard (abattement de 20 à 70% avant intégration au barème selon la durée de détention). Dans tous les cas ils payaient nettement moins que le taux du barème et pas plus de 25%.
 
Edit: je suis sûr qu'on reverra cette histoire de "riches qui partaient pas malgré des TMI super élevés" dans 10-20 pages, je vais bookmarker mon propre post pour gagner du temps :o



---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°22715471
el muchach​o
Comfortably Numb
Posté le 25-05-2010 à 23:06:00  profilanswer
 

limonaire a écrit :

 

Oui, il affabule complètement. (Je suis fonctionnaire, moi aussi, et très attaché au service public.)


C'est ça, j'affabule.
Autre exemple d'ânerie limonairienne:

Citation :

Au final, tu donnes les mêmes chiffres que moi : 700.000 enseignants + infirmières et policiers/gendarmes = 2 millions. C'est exactement ce que j'écrivais dans mon post. Sur les 3 autres millions, on ne pourrait pas gratter 10 ou 20% ? soit 300 ou 600.000 emplois. Comment faisait-on avant 1981, quand on avait 1 million de fonctionnaires en moins ?

 

Banane, en 1981, il y avait 54M de français. Le rapport nbre de fonctionnaires/population totale n'a pratiquement pas changé, la fonction publique est juste probablement globalement plus efficace aujourd'hui qu'en 1981.

 

PS: on peut savoir ce que tu fais dans la fonction publique ?

Message cité 2 fois
Message édité par el muchacho le 25-05-2010 à 23:06:40

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Les aéroports où il fait bon attendre, voila un topic qu'il est bien
n°22715624
sligor
Posté le 25-05-2010 à 23:19:41  profilanswer
 

el muchacho a écrit :


C'est ça, j'affabule.  
Autre exemple d'ânerie limonairienne:

Citation :

Au final, tu donnes les mêmes chiffres que moi : 700.000 enseignants + infirmières et policiers/gendarmes = 2 millions. C'est exactement ce que j'écrivais dans mon post. Sur les 3 autres millions, on ne pourrait pas gratter 10 ou 20% ? soit 300 ou 600.000 emplois. Comment faisait-on avant 1981, quand on avait 1 million de fonctionnaires en moins ?


 
Banane, en 1981, il y avait 54M de français. Le rapport nbre de fonctionnaires/population totale n'a pratiquement pas changé, la fonction publique est juste probablement globalement plus efficace aujourd'hui qu'en 1981.


Tu oublies que le public fait beaucoup plus sous-traiter au privé maintenant qu'en 81...


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