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La crise actuelle sera...




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Auteur Sujet :

[ECO] Can it run Crises ?

n°22615459
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 17-05-2010 à 21:35:12  profilanswer
 

Reprise du message précédent :
 
Dont acte.
 
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mood
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Posté le 17-05-2010 à 21:35:12  profilanswer
 

n°22616241
el muchach​o
Comfortably Numb
Posté le 17-05-2010 à 22:09:56  profilanswer
 

Tammuz a écrit :


Il n'y a que la 4L qui est toujours là.  [:tinostar]  
 


Par contre, y'a plus une seule habitation, y'a plus que des bureaux. :o


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Les aéroports où il fait bon attendre, voila un topic qu'il est bien
n°22616256
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 17-05-2010 à 22:10:27  profilanswer
 

Pour Fitoussi, l'euro est trop fort
 
http://www.ofce.sciences-po.fr/pdf [...] -05-10.pdf


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" Quel est le but du capital ? Le but du capital c'est produire pour le capital. L'objectif, lui, est illimité. L'objectif du capital c'est produire pour produire." - Deleuze || André Gorz - Vers la société libérée
n°22616576
el muchach​o
Comfortably Numb
Posté le 17-05-2010 à 22:25:54  profilanswer
 

vapeur_cochonne a écrit :

faudrais faire un sondage  
 
est ce que la crise vous touche  
 
moi franchement j'en entend bcp parler mais je vois rien de changer  
ni a la caisse du supermarché, ni a la fnac, ni au restau  etc ...


Hmmm, à mon avis, tu vas bientôt la sentir passer, et ce dès la fin de l'année. N'oublie pas qu'on n'est probablement qu'au début d'une récession. Et les récessions, si on ne sait pas trop quand ça commence, on sait encore moins quand ça s'arrête.


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Les aéroports où il fait bon attendre, voila un topic qu'il est bien
n°22616761
vapeur_coc​honne
Stig de Loisir
Posté le 17-05-2010 à 22:32:46  profilanswer
 

on fera un plan de relance :o²


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marilou repose sous la neige
n°22616826
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 17-05-2010 à 22:35:36  profilanswer
 

a mon avis on va se manger la spirale dette déflation totale comme ca on va cumuler les inconvénients de toutes les politiques anti crises


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" Quel est le but du capital ? Le but du capital c'est produire pour le capital. L'objectif, lui, est illimité. L'objectif du capital c'est produire pour produire." - Deleuze || André Gorz - Vers la société libérée
n°22616838
Profil sup​primé
Posté le 17-05-2010 à 22:36:29  answer
 

tiens magicpanda pour avoir ton avis
 
 
pour toi la spéculation est un probleme ou alors ils mettent juste en avant des problemes qui existent déjà ?

n°22616856
vapeur_coc​honne
Stig de Loisir
Posté le 17-05-2010 à 22:38:04  profilanswer
 

pour magipanda le pb c'est les coldbug :o²


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marilou repose sous la neige
n°22616859
ph75
Posté le 17-05-2010 à 22:38:12  profilanswer
 

lehman brothers a écrit :

OK, et tu arrives à tes 3/4 quand même ? Le niveau en maths a l'air élevé ici

Tout est imbriqué ... par exemple si la Grèce et l'Espagne/Portugal tombent, c'est la catastrophe pour les banques françaises vu leur exposition, sans parler du commerce extérieur avec l'espagne ...
Et si l'Europe tombe ce sont les USA qui suivent derrière, pourquoi à votre avis Obama a t'il fait pression sur les européens pour qu'une "solution" soit trouvée l'autre fois ?

n°22616967
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 17-05-2010 à 22:45:33  profilanswer
 


 
non c'est un problème parce que ca développe les prophéties auto réalisatrices


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" Quel est le but du capital ? Le but du capital c'est produire pour le capital. L'objectif, lui, est illimité. L'objectif du capital c'est produire pour produire." - Deleuze || André Gorz - Vers la société libérée
mood
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Posté le 17-05-2010 à 22:45:33  profilanswer
 

n°22617066
el muchach​o
Comfortably Numb
Posté le 17-05-2010 à 22:51:41  profilanswer
 


Non, il agace parce qu'il verse sérieusement dans le populisme de bas étage.


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Les aéroports où il fait bon attendre, voila un topic qu'il est bien
n°22617180
el muchach​o
Comfortably Numb
Posté le 17-05-2010 à 22:56:23  profilanswer
 

lehman brothers a écrit :


La SG et la BNP ont déjà commencé à rembourser le principal depuis 2009, donc c'est bien parti.


M'oui alors là, il faut être bien naïf pour croire qu'elles ne demanderont pas au gvt un rééchelonnement en cas de coup dur qui ne manquera pas d'arriver dans les prochaines années.


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Les aéroports où il fait bon attendre, voila un topic qu'il est bien
n°22617246
blazkowicz
Posté le 17-05-2010 à 22:59:46  profilanswer
 

ça date de 50 pages ce à quoi je réponds, mais je me permet de mettre le doigt là-dessus
 

Camelot2 a écrit :


 
Si tu n'as aucun problème avec la conception politique de poil@ (une démocratie dirigée par des citoyens "éclairés" ) qui est sensée être novateur (muahahaha) et éviter les problèmes du système actuel (re-muahahaha) et permettre ainsi à l'Etat d'être légitime pour planifier l'ensemble de l'économie (re-re-muahahahaha), tu es sérieusement atteint.
 
La démocratie n'est pas du tout un système capable de mettre fin à la corruption, aux conflits d'intérêts, à la particratie...
 
Du coup, on ne peut que défendre en permanence les droits de l'individu face à un Etat potentiellement totalitaire. Et c'est ce combat permanent qui peut aboutir à un équilibre acceptable.
 
Espérer concevoir un système "parfait" (c'est un peu la suite du raisonnement de la signature de poil@) est une utopie. Dangereuse par ailleurs.
 


 
l'équilibre actuel, si on peut appeler ça comme ça, est totalement vicié. Il y a plutôt besoin de défendre les droits de l'Etat face à des invididus totalitaires en ce moment!
 
On assiste à une tentative de pillage, qui est en passe de réussir. On est en train de se faire FMIser la gueule (alors que les pays du tiers-monde, eux, préfèrent se sortir de là, nombre d'eux ont rembourser leur dette au FMI pour retrouver plus de liberté)
 
Détruire l'état sur ordre du pouvoir financier est ridicule. ça ne pourra que réduire les droits de l'individu, pas les augmenter.
regarde ce qu'ils ont fait aux Etats-Unis.. privatisation en cours de l'armée et des services de renseignement, autorisation de la torture, du meurtre, et de la surveillance généralisée, guerres de conquêtes, mesures de sécurité abusives, pas le droit de manifester, des trillions de dollars volés au contribuable, des mensonges inimaginables tous les jours dans les médias et un climat de peur et de propagande militaire.. super, ils sont en forme les droits de l'individu.

n°22617264
el muchach​o
Comfortably Numb
Posté le 17-05-2010 à 23:00:31  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
Je suis belge...
 


Donc bientôt français [:ddr555]


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Les aéroports où il fait bon attendre, voila un topic qu'il est bien
n°22617464
lehman bro​thers
Aw noes, not this shit again
Posté le 17-05-2010 à 23:11:01  profilanswer
 

ph75 a écrit :

Tout est imbriqué ... par exemple si la Grèce et l'Espagne/Portugal tombent, c'est la catastrophe pour les banques françaises vu leur exposition, sans parler du commerce extérieur avec l'espagne ...
Et si l'Europe tombe ce sont les USA qui suivent derrière, pourquoi à votre avis Obama a t'il fait pression sur les européens pour qu'une "solution" soit trouvée l'autre fois ?


 
Effectivement, il y aura une succession d'emmerdes si un pays tombe, mais il reste que l'affirmation de départ est fausse.
 

el muchacho a écrit :


M'oui alors là, il faut être bien naïf pour croire qu'elles ne demanderont pas au gvt un rééchelonnement en cas de coup dur qui ne manquera pas d'arriver dans les prochaines années.


 
Là encore, je ne dis pas que c'est faux, mais tu fais des conjectures et ça reste ton interprétation personnelle. En attendant, on constate qu'elles remboursent, et que la plupart des indicateurs semblent concourir au fait qu'elles vont continuer à le faire.


---------------
https://elan.school/
n°22617659
el muchach​o
Comfortably Numb
Posté le 17-05-2010 à 23:24:18  profilanswer
 

lehman brothers a écrit :


Là encore, je ne dis pas que c'est faux, mais tu fais des conjectures et ça reste ton interprétation personnelle. En attendant, on constate qu'elles remboursent, et que la plupart des indicateurs semblent concourir au fait qu'elles vont continuer à le faire.


Ben oui, c'était une bonne année, elles auraient tort de laisser trainer. [:spamafote] Tant qu'elles ne seront pas en difficulté, je pense qu'elles continueront à rembourser.


Message édité par el muchacho le 17-05-2010 à 23:25:15

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Les aéroports où il fait bon attendre, voila un topic qu'il est bien
n°22617869
blazkowicz
Posté le 17-05-2010 à 23:42:08  profilanswer
 

radioactif a écrit :


C'est toujours ça de gratté, et une TV cathodique à 100€ te montre aussi bienPernaut :o


 
et une absence de TV fait gagner encore plus de place, t'épargne Pernaut et coûte 0€.

n°22619587
docmaboul
Posté le 18-05-2010 à 06:48:10  profilanswer
 

ph75 a écrit :

Aujourd'hui qui nous dit "les marchés se trouvent dans 'la situation la plus difficile depuis la deuxième guerre mondiale, voire depuis la première'. ", est ce Mélenchon ? non, Trichet, le symbole du monétarisme chéri de nos néolibs' ...
Le système est effectivement en train de s'écrouler, et tels les vieux cocos des pays de l'est en 89, certains ne voient rien, ou nous sortent les vieux refrains (si ça n'a pas pas marché c'est qu'on est pas appliqué tout le modèle) ...


 
Ben tiens, c'est original ça. Que notre monnaie soit attaquée et que nos bourses perdent quelques pourcents, et voilà le choeur des pleureuses pour chanter la fin du monde avec ses refrains bien connus... Au moins, les vieux cocos comme tu dis, ils avaient le mérite d'une certaine cohérence. La structure politique étant déterminée au niveau économique, c'était le libéralisme politique et la démocratie qui va avec qu'ils vouaient aux gémonies (Etat bourgeois, forme bourgeoise de l'organisation politique & cie). En comparaison, les critiques de notre système ressemblent franchement à des farces, des plaisanteries. Le plus fort, je trouve, c'est d'avoir réussi à faire du mot "libéral" une insulte et de l'avoir dans le même temps vidé de son sens politique, dans une acceptation complètement opposée à celle qu'on en avait il y a encore 60 ans de ça. Pour ce haut fait, chapeau bas aux faiseurs d'opinions :o Bon, il faut dire qu'ils ont à disposition des milliers de crétins du type Mélenchon, Besancenot, Buffet, Emmanuelli, ..., pour faire le sale boulot et faire oublier la politique avec leurs âneries philosophiques et autres pseudo-critiques économiques.
 
Donc, pour te répondre, ce n'est pas tant qu'on n'a pas appliqué tout le modèle. C'est surtout qu'on a réduit le libéralisme à ce bel outil qu'est le marché en oubliant tout le reste au passage, et en particulier qu'il est le fondement, le socle de notre démocratie.


Message édité par docmaboul le 18-05-2010 à 06:51:04
n°22619676
blazkowicz
Posté le 18-05-2010 à 08:12:52  profilanswer
 

le sens des mots évolue, c'est tout. "libéral" en Europe ou "liberal" aux US ou "libéral" au XVIIIe siècle peuvent dénommer des choses différentes.
 
aux US "liberal" est une insulte pour dénoncer quelqu'un qui n'est pas de droite ou bien quelqu'un qui ne vote pas pour bush/sarah palin..

n°22619743
docmaboul
Posté le 18-05-2010 à 08:36:30  profilanswer
 

Et aux mêmes causes, les mêmes effets: honni soit le fondement du rule of law. Très très étonnamment, qu'on soit aux US, en France, au XXIe ou au XVIIIe, ça profite aux mêmes.

n°22619750
Betcour
Building better worlds
Posté le 18-05-2010 à 08:38:02  profilanswer
 

blazkowicz a écrit :

aux US "liberal" est une insulte


Totalement faux.


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°22619974
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 18-05-2010 à 09:30:53  profilanswer
 

c'est socialist qui est une insulte :D


---------------
" Quel est le but du capital ? Le but du capital c'est produire pour le capital. L'objectif, lui, est illimité. L'objectif du capital c'est produire pour produire." - Deleuze || André Gorz - Vers la société libérée
n°22620039
Profil sup​primé
Posté le 18-05-2010 à 09:40:48  answer
 

Magicpanda a écrit :

c'est socialist qui est une insulte :D


 
 
j'ai vu un reportage sur arte l'autre jour
 
 
pour les ricains tres a droite
 
 
socialist = communist = national-socialist  [:le colonel moutarde:3]  
 
et c 'est meme pasune blague, pour eux c'était vraiment pareil, yavait des affiches d'obama avec une petite moustache hitlérienne

n°22620043
blazkowicz
Posté le 18-05-2010 à 09:41:13  profilanswer
 

si, certainement, pour toute la frange extrêmiste, qui représente énormément de monde : républicains durs, fondamentalistes religieux, hôtes de radio et de talk show (glenn beck, sean hanity, rush limbaugh), teabaggers.
 
c'est de là que vient la base populaire qui soutenait W. bush, et maintenant sarah palin.
pour ces gens là liberal signifie gauchiste. ce sont les gens qui croient ou font croire qu'Obama est communiste, est musulman (et donc un traître envers les US et Israël), est un arabe (race inférieure et sournoise) etc.
Parmi eux il ya les gens qui croient que la politique extérieure des Etats-Unis doit faciliter le retour du Christ..
 
Tout discours qui s'écarte du militarisme extrêmiste, du soutien inconditionnel à Israël ou bien de la salade néo-libéral anti-état ou bien manifeste un soutien à une assurance santé publique, etc. est qualifié comme atteint de "liberal bias", et le système médiatique dominant "the liberal media" est accusé de propager des idées "liberal".

n°22620046
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 18-05-2010 à 09:41:29  profilanswer
 

une excellente analyse par aglietta :o
 
http://www.lemonde.fr/opinions/art [...] _3232.html
 
je met le petit bout où il dit ce que je répète depuis un moment sur la spirale dette déflation, ca me fait plaisir :o
 

Citation :

Une erreur cardinale a été faite, que le plan de financement de 110 milliards d'euros sur trois ans alloués à la Grèce ne saurait dissiper. La même erreur que celle commise en 1982 par le club des créanciers souverains du Mexique a été répétée. On nie qu'il y ait un problème de solvabilité et on feint de croire qu'il n'y a qu'un problème transitoire de liquidité. Cette erreur à l'époque a coûté la décennie perdue à l'ensemble de l'Amérique latine.
 
Les pays ont été épuisés par les plans d'austérité stériles imposés par le Fonds monétaire international (FMI) pour préserver les banques créancières. Ce n'est qu'à la fin de la décennie avec l'initiative Brady que les dettes ont été restructurées, que les banques ont pu se débarrasser de leurs créances avec décotes et que les économies ont pu retrouver le chemin de la croissance.
 
Imposer à la Grèce une austérité écrasante en feignant qu'elle va s'en sortir toute seule dans un contexte de récession interne, de spirale déflationniste probable et de croissance européenne au mieux très faible, c'est installer une bombe à retardement qui peut coûter très cher à toute l'Europe.
 
Le manque de courage politique et surtout l'enfermement de l'Allemagne dans son splendide égoïsme ont conduit à clamer pendant des mois : "pas de défaut, pas de sauvetage, pas de sortie de l'Union économique et monétaire". Or la réponse politique la plus prudente, donc la plus raisonnable au sein d'une crise globale, mais aussi la plus juste, était de reconnaître la nécessité d'une restructuration de la dette grecque et d'organiser un plan dès le dernier trimestre 2009. Car un plan de restructuration permet de diminuer le coût d'un défaut s'il se produit.


Citation :


 
Dans leur recherche historique Carmen Reinhardt et Kenneth Rogoff ont trouvé qu'un seuil critique existe aux environs d'une dette publique qui atteint 90 % du PIB. Au-delà de ce seuil, la croissance tendancielle ultérieure est la moitié de ce qu'elle était avant la crise qui a fait augmenter la dette. Une majorité de pays de la zone euro aura atteint ou dépassé ce seuil dès la fin 2011.
 
Mais certains pays de l'espace d'influence germanique, les Pays-Bas, l'Autriche et au premier chef l'Allemagne, seront en dessous de ce seuil. La prise en compte de l'intérêt collectif de la zone euro, comme étant la mieux à même de satisfaire son propre intérêt, voudrait que le groupe des pays dont la dette publique n'est pas critique mène des politiques de soutien de la demande.
 
Il s'agit en effet d'aider le groupe des pays condamnés à la consolidation budgétaire à atteindre une croissance suffisante d'au moins 2 % pour espérer inverser la détérioration de leurs finances et donc pour éviter que ces pays n'entraînent toute la zone euro vers le bas.
 
En tout état de cause, la zone euro ne peut survivre sans un mécanisme de transferts budgétaires entre pays. Dans cet esprit l'instauration d'un Fonds européen pour multilatéraliser la solidarité serait une innovation utile.
 
D'après ce que l'on entend des intentions des gouvernements, ce n'est pas ce qui va se passer. Le piège suicidaire est de vouloir ramener les déficits publics en dessous de 3 % du PIB et de rapprocher les dettes publiques du niveau mythique de 60 % du PIB en l'espace de trois à cinq ans. L'exemple des Etats-Unis après la seconde guerre mondiale est que l'on peut faire reculer des niveaux de dette très élevés.
 
Mais il faut dix à quinze ans, l'aide de la Banque centrale et une croissance soutenue. Au contraire, ce que signifie la révision du pacte de stabilité.

Message cité 2 fois
Message édité par Magicpanda le 18-05-2010 à 09:48:15

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" Quel est le but du capital ? Le but du capital c'est produire pour le capital. L'objectif, lui, est illimité. L'objectif du capital c'est produire pour produire." - Deleuze || André Gorz - Vers la société libérée
n°22620060
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 18-05-2010 à 09:42:27  profilanswer
 

blazkowicz a écrit :

si, certainement, pour toute la frange extrêmiste, qui représente énormément de monde : républicains durs, fondamentalistes religieux, hôtes de radio et de talk show (glenn beck, sean hanity, rush limbaugh), teabaggers.
 
c'est de là que vient la base populaire qui soutenait W. bush, et maintenant sarah palin.
pour ces gens là liberal signifie gauchiste. ce sont les gens qui croient ou font croire qu'Obama est communiste, est musulman (et donc un traître envers les US et Israël), est un arabe (race inférieure et sournoise) etc.
Parmi eux il ya les gens qui croient que la politique extérieure des Etats-Unis doit faciliter le retour du Christ..
 
Tout discours qui s'écarte du militarisme extrêmiste, du soutien inconditionnel à Israël ou bien de la salade néo-libéral anti-état ou bien manifeste un soutien à une assurance santé publique, etc. est qualifié comme atteint de "liberal bias", et le système médiatique dominant "the liberal media" est accusé de propager des idées "liberal".


 
mais liberal c'est condamné sur le plan culturel (godless, pro choice, pro gay, antiracisme ... bref plus ca qu'une question économique)


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" Quel est le but du capital ? Le but du capital c'est produire pour le capital. L'objectif, lui, est illimité. L'objectif du capital c'est produire pour produire." - Deleuze || André Gorz - Vers la société libérée
n°22620109
Betcour
Building better worlds
Posté le 18-05-2010 à 09:46:56  profilanswer
 

blazkowicz a écrit :

pour ces gens là liberal signifie gauchiste.


Aux USA "liberal" signifie "de gauche", pour tout le monde, et n'est nullement une insulte. Les gens de gauche se définissent eux même comme "liberals". Voir ce qu'en dit le Wikipedia anglophone : "One who supports social liberalism"


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"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°22620130
blazkowicz
Posté le 18-05-2010 à 09:49:00  profilanswer
 


 
en Israël, où le gourvernement est du même bord que l'administration Bush, les politiques militaires sont les mêmes (elles ont été mise au point en commun) et la propagande est la même (basée sur la peur), les gens pensent qu'Obama est un agent de l'Iran, un arabe, qu'il est un traître, qu'il chercher à déclencher un second holocauste, qu'il soutient les terroristes, qu'il est anti-sémite (pourtant dans le genre conciliant Hillary Clinton fait fort)
 
http://www3.pictures.gi.zimbio.com/Anti+Obama+Posters+Displayed+Jerusalem+S0eHcaYNovIl.jpg

n°22620150
Welkin
Ég er hvalur, ekki brauðsúpa
Posté le 18-05-2010 à 09:51:19  profilanswer
 

Magicpanda a écrit :

une excellente analyse par aglietta :o
 
http://www.lemonde.fr/opinions/art [...] _3232.html
 
je met le petit bout où il dit ce que je répète depuis un moment sur la spirale dette déflation, ca me fait plaisir :o
 


Sans contester l'intéret d'une restructuration, est-ce une bonne idée que de s'y lancer dès l'aube des problèmes sans passer par une phase budgétaire ? N'y-t-il pas un enjeu de stabilité à plus long terme ici ?

n°22620170
blazkowicz
Posté le 18-05-2010 à 09:53:21  profilanswer
 

Magicpanda a écrit :


 
mais liberal c'est condamné sur le plan culturel (godless, pro choice, pro gay, antiracisme ... bref plus ca qu'une question économique)


 
oui, c'est pas mal de le décrire comme ça.
 

Betcour a écrit :


Aux USA "liberal" signifie "de gauche", pour tout le monde, et n'est nullement une insulte. Les gens de gauche se définissent eux même comme "liberals". Voir ce qu'en dit le Wikipedia anglophone : "One who supports social liberalism"


 
c'est pour répondre à docmaboul qui déplore que libéral soit devenu une insulte en France, pour certains. pas au sens absolu.

n°22620174
Magicpanda
Pushing the envelope
Posté le 18-05-2010 à 09:53:47  profilanswer
 

Welkin a écrit :


Sans contester l'intéret d'une restructuration, est-ce une bonne idée que de s'y lancer dès l'aube des problèmes sans passer par une phase budgétaire ? N'y-t-il pas un enjeu de stabilité à plus long terme ici ?


 
justement ce que dit Aglietta c'est que la restructuration doit venir en premier sur l'ajustement budgétaire
 
- pour limiter les conséquences en cas de défaut
- pour que l'ajustement budgétaire n'entame pas le potentiel de croissance en aboutissant sur d'énormes surcapacités de production


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" Quel est le but du capital ? Le but du capital c'est produire pour le capital. L'objectif, lui, est illimité. L'objectif du capital c'est produire pour produire." - Deleuze || André Gorz - Vers la société libérée
n°22620503
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 18-05-2010 à 10:22:23  profilanswer
 

Magicpanda a écrit :

une excellente analyse par aglietta :o
 
http://www.lemonde.fr/opinions/art [...] _3232.html
 
je met le petit bout où il dit ce que je répète depuis un moment sur la spirale dette déflation, ca me fait plaisir :o
 

Citation :

Une erreur cardinale a été faite, que le plan de financement de 110 milliards d'euros sur trois ans alloués à la Grèce ne saurait dissiper. La même erreur que celle commise en 1982 par le club des créanciers souverains du Mexique a été répétée. On nie qu'il y ait un problème de solvabilité et on feint de croire qu'il n'y a qu'un problème transitoire de liquidité. Cette erreur à l'époque a coûté la décennie perdue à l'ensemble de l'Amérique latine.
 
Les pays ont été épuisés par les plans d'austérité stériles imposés par le Fonds monétaire international (FMI) pour préserver les banques créancières. Ce n'est qu'à la fin de la décennie avec l'initiative Brady que les dettes ont été restructurées, que les banques ont pu se débarrasser de leurs créances avec décotes et que les économies ont pu retrouver le chemin de la croissance.
 
Imposer à la Grèce une austérité écrasante en feignant qu'elle va s'en sortir toute seule dans un contexte de récession interne, de spirale déflationniste probable et de croissance européenne au mieux très faible, c'est installer une bombe à retardement qui peut coûter très cher à toute l'Europe.
 
Le manque de courage politique et surtout l'enfermement de l'Allemagne dans son splendide égoïsme ont conduit à clamer pendant des mois : "pas de défaut, pas de sauvetage, pas de sortie de l'Union économique et monétaire". Or la réponse politique la plus prudente, donc la plus raisonnable au sein d'une crise globale, mais aussi la plus juste, était de reconnaître la nécessité d'une restructuration de la dette grecque et d'organiser un plan dès le dernier trimestre 2009. Car un plan de restructuration permet de diminuer le coût d'un défaut s'il se produit.


Citation :


 
Dans leur recherche historique Carmen Reinhardt et Kenneth Rogoff ont trouvé qu'un seuil critique existe aux environs d'une dette publique qui atteint 90 % du PIB. Au-delà de ce seuil, la croissance tendancielle ultérieure est la moitié de ce qu'elle était avant la crise qui a fait augmenter la dette. Une majorité de pays de la zone euro aura atteint ou dépassé ce seuil dès la fin 2011.
 
Mais certains pays de l'espace d'influence germanique, les Pays-Bas, l'Autriche et au premier chef l'Allemagne, seront en dessous de ce seuil. La prise en compte de l'intérêt collectif de la zone euro, comme étant la mieux à même de satisfaire son propre intérêt, voudrait que le groupe des pays dont la dette publique n'est pas critique mène des politiques de soutien de la demande.
 
Il s'agit en effet d'aider le groupe des pays condamnés à la consolidation budgétaire à atteindre une croissance suffisante d'au moins 2 % pour espérer inverser la détérioration de leurs finances et donc pour éviter que ces pays n'entraînent toute la zone euro vers le bas.
 
En tout état de cause, la zone euro ne peut survivre sans un mécanisme de transferts budgétaires entre pays. Dans cet esprit l'instauration d'un Fonds européen pour multilatéraliser la solidarité serait une innovation utile.
 
D'après ce que l'on entend des intentions des gouvernements, ce n'est pas ce qui va se passer. Le piège suicidaire est de vouloir ramener les déficits publics en dessous de 3 % du PIB et de rapprocher les dettes publiques du niveau mythique de 60 % du PIB en l'espace de trois à cinq ans. L'exemple des Etats-Unis après la seconde guerre mondiale est que l'on peut faire reculer des niveaux de dette très élevés.
 
Mais il faut dix à quinze ans, l'aide de la Banque centrale et une croissance soutenue. Au contraire, ce que signifie la révision du pacte de stabilité.



 
Bof : que la dette accumulée sur des fausses créances conduise à la déflation, on le sait depuis au moins 80 ans. Rien de nouveau sous le soleil. Mais le drame, ce n'est pas la déflation actuelle en tant que tel : le drame, ce sont ces politiques passées qui nous conduisent aujourd'hui à la déflation
 
Aglietta entrevoit le problème quand il pointe l'étude montrant qu'un excès de dette publique pénalise la croissance (le seil critique des 90%), mais c'est pour ensuite retourner dans les ornières des faux concepts comme celui d'insuffisance de la demande qu'il faudrait relancer. D'où des remèdes qui n'en sont pas : augmentation des dépenses publiques, grâce à une augmentation de la fiscalité (la suppression des niches, la taxe carbone), dévaluation de l'euro. De vieilles recettes, quoi, qui ne feront qu'enfoncer un peu plus l'Europe dans la stagnation, la croissance molle, le scénario à la japonaise. On dira : oui mais Aglietta parle de relance de l'investissement public, ce qui est productif et efficace au nom de la croissance endogène... Certes : mais rajouter de nouvelles dépenses, assouplir le pacte de stabilité, sans réformer l'Etat-providence et le financement actuel de dépenses courantes par de la dette, c'est quand même reculer pour mieux sauter.
 
Le défaut de l'analyse est de ne pas distinguer entre bonne dette (finançant de "vrais droits", de vraies créances, de vrais actifs productifs, du vrai capital) et mauvaises dettes reposant sur des "faux droits". Aglietta parle beaucoup de dette privée, mais sans faire la distinction conceptuelle essentielle entre le financement de cette dette par crédit bancaire et et son financement par l'épargne. A partir de là, on parle un peu pour ne rien dire...
 
Amusant aussi le couplant dénonçant la responsabilité des banques ("les banques qui ont mis les finances publiques dans la situation désastreuse que l'on déplore ! " ) en exonérant la BCE de toute responsabilité, comme si la BCE ne pouvait pas contrôler la masse monétaire. Or, de deux choses l'une : soit on peut la contrôler, et dans ce cas, la BCE a failli. Soit on ne peut pas, et dans ce cas , à quoi sert la banque centrale ?
 
Amusant encore le couplet sur l'Allemagne, qui ferait preuve d'égoïsme, alors qu'on nous dit qu'elle est encore sous le seuil critique des 90% d'endettement public au-delà duquel la croissance ralentit, ce qui revient à dire qu'elle est restée relativement vertueuse, ce qu'on lui reproche bien sûr. Autrement dit, grâce à l'Allemagne, la crise européenne est sans doute moins forte : imaginons en effet que l'Allemagne se soit conduite comme la Grèce ! Et c'est pourtant aux Allemands qu'on fait porter le chapeau de la déflation qui se profile à l'horizon, en exonérant la banque centrale ou les réglementations étatiques de toute responsabilité.  

n°22620652
blazkowicz
Posté le 18-05-2010 à 10:36:18  profilanswer
 

En effet, la BCE ne contrôle pas le montant de la masse monétaire en circulation.

 

après tout, elle n'a qu'un unique moyen d'action, limité (le taux de refinancement des banques), et maastricht puis la constitution européenne (enfin, lisbonne) lui interdit de prêter de l'argent aux états.
elle sert par design à laisser faire.


Message édité par blazkowicz le 18-05-2010 à 10:37:18
n°22620696
ph75
Posté le 18-05-2010 à 10:39:29  profilanswer
 

limonaire a écrit :

Amusant encore le couplet sur l'Allemagne, qui ferait preuve d'égoïsme, alors qu'on nous dit qu'elle est encore sous le seuil critique des 90% d'endettement public au-delà duquel la croissance ralentit, ce qui revient à dire qu'elle est restée relativement vertueuse, ce qu'on lui reproche bien sûr. Autrement dit, grâce à l'Allemagne, la crise européenne est sans doute moins forte

Quand on parle d'égoïsme de l'Allemagne c'est parce que 1) l'€ a été conçu selon l'intégralité de leurs exigences, 2) l'€ leur a permis d'exporter dans de nouveaux pays qui se trouvent dans la zone € (énorme excédent commercial avec la Grèce par ex), 3) la "faiblesse" relative de l'€ leur permet de booster leurs exportations hors zone € sans que leurs gains de compétitivité (obtenu par gel salarial) ne fasse exagérément monter la monnaie (et donc compenser ces gains de productivité) comme c'était autrefois le cas avec le mark ...
Bref l'Allemagne a été la grande gagnante de l'€ ... et elle serait la grande perdante de la fin de la zone €, Sarko ne s'y est pas trompé en faisant le chantage à la sortie (si l'info est vraie) ...

Message cité 3 fois
Message édité par ph75 le 18-05-2010 à 10:40:15
n°22620771
Betcour
Building better worlds
Posté le 18-05-2010 à 10:44:45  profilanswer
 

De toute façon la grille de lecture des économistes français engagés à gauche est systématiquement : "il faut relancer la demande". Y'a jamais assez de demande, quoi qu'il arrive, il en faut toujours plus, et tous les problèmes seront résolus une fois qu'on aura déversé des tombereaux de pognons sur les pauvres et les classes moyennes.

 

L'investissement, l'offre, l'épargne : ça sert strictement à rien. Poubelle !

Message cité 3 fois
Message édité par Betcour le 18-05-2010 à 10:45:04

---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°22620792
vapeur_coc​honne
Stig de Loisir
Posté le 18-05-2010 à 10:46:31  profilanswer
 

Betcour a écrit :

De toute façon la grille de lecture des économistes français engagés à gauche est systématiquement : "il faut relancer la demande".


pour les autres l'idéologie est la suivante, l'impôt freine la croissance


---------------
marilou repose sous la neige
n°22620861
Betcour
Building better worlds
Posté le 18-05-2010 à 10:52:08  profilanswer
 

vapeur_cochonne a écrit :

pour les autres l'idéologie est la suivante, l'impôt freine la croissance


C'est difficilement contestable, et c'est accepté par la gauche (sinon pour quelle raison chercherait-elle à stimuler certaines activités en baissant les impôts dessus ?)


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°22620864
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 18-05-2010 à 10:52:13  profilanswer
 

ph75 a écrit :

Quand on parle d'égoïsme de l'Allemagne c'est parce que 1) l'€ a été conçu selon l'intégralité de leurs exigences, 2) l'€ leur a permis d'exporter dans de nouveaux pays qui se trouvent dans la zone € (énorme excédent commercial avec la Grèce par ex), 3) la "faiblesse" relative de l'€ leur permet de booster leurs exportations hors zone € sans que leurs gains de compétitivité (obtenu par gel salarial) ne fasse exagérément monter la monnaie (et donc compenser ces gains de productivité) comme c'était autrefois le cas avec le mark ...  
Bref l'Allemagne a été la grande gagnante de l'€ ... et elle serait la grande perdante de la fin de la zone €, Sarko ne s'y est pas trompé en faisant le chantage à la sortie (si l'info est vraie) ...


 
Je pense exactement le contraire : les Allemands ne voulaient pas de l'euro. C'est la France qui leur ont forcé la main. L'Allemagne s'accommodait très bien de son DM, émis par une Bundesbank monétariste, d'où peu d'inflation, une croissance saine, et une appréciation continue du mark qui n'empêchait pas les excédents commerciaux (l'Allemagne était le premier exportateur mondial "malgré" un mark fort) et permettait de faibles niveaux de taux d'intérêt.
 
Revenir au Mark ne serait pas une grande souffrance pour l'Allemagne, au contraire. En revanche, ce serait un drame pour beaucoup d'autres membres de la zone euro : ils devraient alors se financer à des taux bien plus élevés. Ce sont les autres qui voulaient faire la monnaie unique, pas les Allemands.

n°22620900
ph75
Posté le 18-05-2010 à 10:54:45  profilanswer
 

limonaire a écrit :

Revenir au Mark ne serait pas une grande souffrance pour l'Allemagne, au contraire.

Bah alors pourquoi ne le demandent ils pas ?

n°22620918
Svenn
Posté le 18-05-2010 à 10:55:51  profilanswer
 

ph75 a écrit :

Quand on parle d'égoïsme de l'Allemagne c'est parce que 1) l'€ a été conçu selon l'intégralité de leurs exigences, 2) l'€ leur a permis d'exporter dans de nouveaux pays qui se trouvent dans la zone € (énorme excédent commercial avec la Grèce par ex), 3) la "faiblesse" relative de l'€ leur permet de booster leurs exportations hors zone € sans que leurs gains de compétitivité (obtenu par gel salarial) ne fasse exagérément monter la monnaie (et donc compenser ces gains de productivité) comme c'était autrefois le cas avec le mark ...  
Bref l'Allemagne a été la grande gagnante de l'€ ... et elle serait la grande perdante de la fin de la zone €, Sarko ne s'y est pas trompé en faisant le chantage à la sortie (si l'info est vraie) ...


 
L'Allemagne etait deja le plus gros exportateur mondial avec le mark, ca n'a rien d'une situation nouvelle liee a l'euro. En fait, ce que tu reproches a l'Allemagne c'est d'avoir eu le courage de faire des reformes structurelles inevitables a un moment ou l'economie tournait bien alors que la Grece n'a pas eu ce courage et qu'elle se retrouve donc a le faire en urgence a un moment ou ca va mal.  
 
Je ne sais pas si Sarkozy a dit qu'il voulait sortir de la zone euro mais ça n'a aucune crédibilité, je ne peux pas croire qu'il soit assez c*n pour penser que Merkel va se laisser intimider par des menaces aussi ridicules.

n°22620956
Svenn
Posté le 18-05-2010 à 10:58:01  profilanswer
 

ph75 a écrit :

Bah alors pourquoi ne le demandent ils pas ?


 
Il y a pas mal de politiques allemands qui le demandent. Et contrairement a la France, ce ne sont pas que les extrêmistes ou les membres de partis marginaux a 3% qui le demandent.

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