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Auteur Sujet :

[ECO] Can it run Crises ?

n°22063183
Badcow
Posté le 30-03-2010 à 22:44:27  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

poilagratter a écrit :

Les enfants d'agriculteurs, et autres secteurs sinistrés, doivent en effet gonfler les effectifs d'autres secteurs porteurs.
 
Reste à montrer que c'est généralisable...


 
As-ton avis, combien y avait-il de "webmestres" il y a 20 ans ? De "designers de jeux vidéos" il y a 30 ans ?? Lorsque j'étais au collège, mon prof de mathématique nous avait dit "ce n'est pas la peine de faire des études pour préparer un travail, il y a de grandes chances pour que le métier que vous ferez dans 10 ans n'existe pas encore à l'heure actuelle", et force est de reconnaître qu'il avait en partie raison.
 
Si dans la famille, nous avions été 4 à vouloir faire de l'agriculture, ça aurait été compliqué... déjà qu'avec 50 ha, on n'arrive pas à sortir un salaire décent, alors avec 1/4 de 50 ha, c'est peine perdue !


---------------
"The birds don't fly at the speed of sound" - "There's no replacement for displacement"
mood
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Posté le 30-03-2010 à 22:44:27  profilanswer
 

n°22063348
Betcour
Building better worlds
Posté le 30-03-2010 à 22:54:02  profilanswer
 

Badcow a écrit :

1- Si on arrête de subventionner l'agriculture, il ne restera que les grosses exploitations (les plus rentables), celles qui produisent de la manière la plus intensive. A côté de cela, toute l'agriculture peu productive (montagne, bocage, etc) disparaîtra rapidement, et je ne pense pas que c'est ce que cherchent les consommateurs. Il y a 50 ans, l'alimentation des français représentait 45 % de leur budget, maintenant c'est 14 %.


L'agriculture survivra (les gens vont pas arrêter de bouffer, ni d'aimer le Roquefort). Ça sera pas plus cher (les subventions sont un coût déguisé, en les supprimant on fera que transférer ce coût). Oui y'en a qui vont mettre la clé sous la porte (au lieu de vivoter avec le SMIC en bossant 6 jours/7), comme dans n'importe quel autre secteur.

 
Citation :

2- Le concept d'indépendance alimentaire n'est pas bidon. L'agriculture ne représente qu'une petite partie de la consommation de pétrole, il serait donc possible de faire des arbitrages en cas de problèmes d'approvisionnement, alors que lorsque tu achètes du blé aux USA et que ceux-ci refusent une année de t'en vendre, et bien il faut attendre l'année suivante pour en retrouver (les stocks mondiaux de céréales sont de l'ordre de 4-6 mois).


En cas de pénurie de pétrole les prix exploseront et le coût de l'alimentation aussi. En cas de pénurie alimentaire idem. Dans les deux cas on pourra se tourner vers différents fournisseurs, on aura à bouffer à condition de raquer.

 
Citation :

En cas de surproduction, les prix s'effondrent très vite, et inversement en cas de sous-production.


Comme pour n'importe quelle autre matière première : on subventionne pourtant pas les petits producteurs de cuivre, de charbon ou d'or. Ils se débrouillent avec les fluctuations. En plus ça concerne essentiellement les céréales : la viande et les produits dérivés sont peu sensibles au variations annuelles, idem pour les produits maraichers.

 
Citation :

Et oui, quand le prix est bas, les agriculteurs crèvent de faim, mais quand les prix sont élevés ce sont tous les autres qui crèvent de faim, et il se trouve que même en Afrique on trouve plus de population urbaine que de population rurale.


Personne ne crèverait de faim si on laissait ces pays développer leur production agricole, en la rémunérant à des tarifs normaux : les agriculteurs pouvant alors produire plus au lieu d'aller chercher du boulot dans les villes pour acheter des produits occidentaux subventionnés.

Message cité 2 fois
Message édité par Betcour le 30-03-2010 à 22:58:21

---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°22063839
luckynick
esclave de chat
Posté le 30-03-2010 à 23:26:04  profilanswer
 

Badcow a écrit :


 
Ben justement, personne ne les a remplacés... Mon père était agriculteur (mort en 2008 à l'âge de 61 an, sur son tracteur, sa retraite n'a pas coûté cher à la collectivité) et dans la famille il y a 4 enfants, 2 docteurs en science, un technico-commercial, et une étudiante en médecine... mon père aurait certainement aimé que l'un d'entre nous reprenne la ferme, mais il nous a toujours incité à faire autre chose parce que l'agriculture, c'est "un boulot de con et une paye de merde" (dixit)...
 
Les terres qu'il exploitaient ont été reprises par un autre agriculteur déjà installé, qui a pu agrandir ainsi un peu son exploitation et la rendre un peu plus rentable.


 
fils d'agriculteur aussi.
Ca me déprime un peu que ça se passe comme ça, et je suis pas d'accors, agriculteur c'est pas un boulot de con, par contre ça paye pas (ça eu payé comme dirais mon père)


---------------
In girum imus nocte et consumimur igni (hommage à loosha)
n°22064406
peaceful
beati pauperes spiritu
Posté le 31-03-2010 à 00:50:39  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Excuse-moi, mais j'adore. Il a raison sur toute la ligne et les couilles pour le dire : respect ! Le niveau moyen des journalistes est en effet indigent en France, que ce soit en termes de culture générale, de curiosité, de maîtrise de la langue et d'objectivité. Ce sont des laquais de l'opinion dominante, des scribes recopiant des dépêches AFP et répétant ce qu'ils ont lu dans le Monde la veille, des clones petits-bourgeois formatés par les écoles de journalisme. Leur servilité et leur manque d'indépendance intellectuelle font peur à voir. Ils se croient rebelles : ils ne sont que les mutins de Panurge de l'époque.  
 
Les medias sont peu à peu devenus le nouveau clergé de la bien-pensance : la République des professeurs a fait place à la médiacratie (médiocratie ?) des journaleux. On sait que Mélenchon est anti-clérical : il reste ainsi dans son rôle en critiquant la corporation des serviteurs serviles des préjugés et du main stream.  


 
Ah oui il a des couilles de s'aventurer là ou aucun homme n'était allé, villipender les médias !
 
Ce n'est pas comme si PS (Peillon), UMP (Bertrand), UDF (Bayron) et caetera n'arboraient pas régulièrement les mêmes postures démagogiques, qui plaisent bien dans les petits bistrots de province.
 
Tout ce que je vois là, c'est une franche haine de tout ce qui dépasse le QI d'une huitre et les 3000 euros par mois, et ça ne laisse rien présager de bon vu les racines de sa pensée idéologique, qu'il enrobe habilement dans une propagande dégoulinante de faux bon sentiment de fraternité (la preuve).
 
Bon après on peut aimer l'attitude rebelz qui quitte le PS et dénonce le grand capital (dailleurs c'est la pensée dominante à présent comme tu le dis) en posant ses couilles sur la table, mais ce n'est pas une raison pour nier une attitude scandaleuse, du niveau de dassault avec ses idées saines.


---------------
"Tout en ne cherchant que son intérêt personnel, il travaille souvent d'une manière bien plus efficace pour l'intérêt de la société, que s'il avait réellement pour but d'y travailler."
n°22064515
le_noob
Posté le 31-03-2010 à 01:13:40  profilanswer
 

patx3 a écrit :

Comment peut on faire de fumeuses théories économiques en se foutant complètement des mathématiques, des données passées, et de la modélisation ??? :ouch:


Tout simplement parce que les maths, le passé et la modélisation n'ont absolument rien à voir avec l'économie.

n°22064575
le_noob
Posté le 31-03-2010 à 01:20:52  profilanswer
 

zad38 a écrit :


Vous l'avez gagné en reportant certaines grosses dépenses (retraites) à la génération suivante tu veux dire  :D  
Tout en vampirisant tout ce qui pouvait l'être de par votre poids électoral.


Parce qu'il existe d'autre manière d'être riche ?  :sarcastic:

n°22064607
le_noob
Posté le 31-03-2010 à 01:24:17  profilanswer
 


Malgré ce qu'ils disent les Betcour, Peaceful et autre Zad38 n'ont toujours pas répondu à ça. Mais bon ils vivent dans un monde imaginaire.

n°22064643
moonboots
Posté le 31-03-2010 à 01:28:22  profilanswer
 

peaceful a écrit :


 
Ah oui il a des couilles de s'aventurer là ou aucun homme n'était allé, villipender les médias !
 
Ce n'est pas comme si PS (Peillon), UMP (Bertrand), UDF (Bayron) et caetera n'arboraient pas régulièrement les mêmes postures démagogiques, qui plaisent bien dans les petits bistrots de province.
 
Tout ce que je vois là, c'est une franche haine de tout ce qui dépasse le QI d'une huitre et les 3000 euros par mois, et ça ne laisse rien présager de bon vu les racines de sa pensée idéologique, qu'il enrobe habilement dans une propagande dégoulinante de faux bon sentiment de fraternité (la preuve).
 
Bon après on peut aimer l'attitude rebelz qui quitte le PS et dénonce le grand capital (dailleurs c'est la pensée dominante à présent comme tu le dis) en posant ses couilles sur la table, mais ce n'est pas une raison pour nier une attitude scandaleuse, du niveau de dassault avec ses idées saines.


il vilipende un comportement de la presse, il a bien raison, d'autant que le journaliste (apprenti) joue vraiment sa tête à claque, après il y a la forme qui n'est pas brillante, certes, il ne faudrait pas qu'il se complaise là-dedans parce que je ne sais pas vers où ça va l'emmener, mais de là à annoncer le stalinisme il faut que tu te calmes

Message cité 1 fois
Message édité par moonboots le 31-03-2010 à 01:29:48
n°22064658
moonboots
Posté le 31-03-2010 à 01:29:32  profilanswer
 

le_noob a écrit :


Malgré ce qu'ils disent les Betcour, Peaceful et autre Zad38 n'ont toujours pas répondu à ça. Mais bon ils vivent dans un monde imaginaire.


c'est en forçant les gens à travailler qu'il y aura plus de travail      [:haha]    

n°22064734
peaceful
beati pauperes spiritu
Posté le 31-03-2010 à 01:37:09  profilanswer
 

moonboots a écrit :


il vilipende un comportement de la presse, il a bien raison, d'autant que le journaliste (apprenti) joue vraiment sa tête à claque, après il y a la forme qui n'est pas brillante, certes, il ne faudrait pas qu'il se complaise là-dedans parce que je ne sais pas vers où ça va l'emmener, mais de là à annoncer le stalinisme il faut que tu te calmes

 

C'est marrant que tu aies associé "racines de sa pensée idéologique" avec Stalinisme, tu remarqueras que je ne l'ai pas fait. C'est moi vais donc te demander de te calmer.

 

En ce qui concerne les retraites, je savais pas que l'allongement de la durée de cotisation c'était libéral. A moins de faire preuve de la même fulgurance que mélanchon je vois pas comment on peut faire l'association entre ces deux idées.(Enfin si je vois bien le mode de pensée scatologique qui consiste a dire que tout ce qui est khakha c'est libéral)

 

Message cité 1 fois
Message édité par peaceful le 31-03-2010 à 01:37:21

---------------
"Tout en ne cherchant que son intérêt personnel, il travaille souvent d'une manière bien plus efficace pour l'intérêt de la société, que s'il avait réellement pour but d'y travailler."
mood
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Posté le 31-03-2010 à 01:37:09  profilanswer
 

n°22064785
moonboots
Posté le 31-03-2010 à 01:42:44  profilanswer
 

peaceful a écrit :


 
C'est marrant que tu aies associé "racines de sa pensée idéologique" avec Stalinisme, tu remarqueras que je ne l'ai pas fait. C'est moi vais donc te demander de te calmer.
 
En ce qui concerne les retraites, je savais pas que l'allongement de la durée de cotisation c'était libéral. A moins de faire preuve de la même fulgurance que mélanchon je vois pas comment on peut faire l'association entre ces deux idées.(Enfin si je vois bien le mode de pensée scatologique qui consiste a dire que tout ce qui est khakha c'est libéral)
 


C'est marrant que tu aies associé "allongement de la durée du travail" avec Libéralisme, tu remarqueras que je ne l'ai pas fait. C'est moi vais donc te demander de te calmer.

n°22064815
peaceful
beati pauperes spiritu
Posté le 31-03-2010 à 01:45:38  profilanswer
 

moonboots a écrit :


C'est marrant que tu aies associé "allongement de la durée du travail" avec Libéralisme, tu remarqueras que je ne l'ai pas fait. C'est moi vais donc te demander de te calmer.

 

Je répondais au post ci-dessous que tu as plussoyé avec triste ironie, mais je comprends que tu essaies de jouer au petit malin pour venger l'honneur de ton gourou.

 

Quelle tritesse ces extrêmistes :/

 
le_noob a écrit :


Malgré ce qu'ils disent les Betcour, Peaceful et autre Zad38 n'ont toujours pas répondu à ça. Mais bon ils vivent dans un monde imaginaire.

Message cité 1 fois
Message édité par peaceful le 31-03-2010 à 01:45:54

---------------
"Tout en ne cherchant que son intérêt personnel, il travaille souvent d'une manière bien plus efficace pour l'intérêt de la société, que s'il avait réellement pour but d'y travailler."
n°22064852
moonboots
Posté le 31-03-2010 à 01:50:02  profilanswer
 

peaceful a écrit :


 
Je répondais au post ci-dessous que tu as plussoyé avec triste ironie, mais je comprends que tu essaies de jouer au petit malin pour venger l'honneur de ton gourou.
 
Quelle tritesse ces extrêmistes :/
 


il a raison, vous n'avez pas répondu sur ce point, à quoi bon allonger le temps de travail à l'heure d'un chômage massif ?
et sinon pourquoi nous traiter d'extrémistes et ensuite jouer à l'effarouché quand je te prête l'expression "staliniste"
 
et le travail qui crée du travail si ce n'est pas libéral c'est quoi ?
 
arrête un peu de jouer autour des mots au lieu de débattre du fond, c'est vraiment pénible   :/
(et je comprends du coup qu'à force Melenchon s'énerve)

Message cité 1 fois
Message édité par moonboots le 31-03-2010 à 02:02:24
n°22064998
python
Posté le 31-03-2010 à 02:07:52  profilanswer
 

Betcour a écrit :


L'agriculture survivra (les gens vont pas arrêter de bouffer, ni d'aimer le Roquefort). Ça sera pas plus cher (les subventions sont un coût déguisé, en les supprimant on fera que transférer ce coût). Oui y'en a qui vont mettre la clé sous la porte (au lieu de vivoter avec le SMIC en bossant 6 jours/7), comme dans n'importe quel autre secteur.
 

Citation :

2- Le concept d'indépendance alimentaire n'est pas bidon. L'agriculture ne représente qu'une petite partie de la consommation de pétrole, il serait donc possible de faire des arbitrages en cas de problèmes d'approvisionnement, alors que lorsque tu achètes du blé aux USA et que ceux-ci refusent une année de t'en vendre, et bien il faut attendre l'année suivante pour en retrouver (les stocks mondiaux de céréales sont de l'ordre de 4-6 mois).


En cas de pénurie de pétrole les prix exploseront et le coût de l'alimentation aussi. En cas de pénurie alimentaire idem. Dans les deux cas on pourra se tourner vers différents fournisseurs, on aura à bouffer à condition de raquer.
 

Citation :

En cas de surproduction, les prix s'effondrent très vite, et inversement en cas de sous-production.


Comme pour n'importe quelle autre matière première : on subventionne pourtant pas les petits producteurs de cuivre, de charbon ou d'or. Ils se débrouillent avec les fluctuations. En plus ça concerne essentiellement les céréales : la viande et les produits dérivés sont peu sensibles au variations annuelles, idem pour les produits maraichers.
 

Citation :

Et oui, quand le prix est bas, les agriculteurs crèvent de faim, mais quand les prix sont élevés ce sont tous les autres qui crèvent de faim, et il se trouve que même en Afrique on trouve plus de population urbaine que de population rurale.


Personne ne crèverait de faim si on laissait ces pays développer leur production agricole, en la rémunérant à des tarifs normaux : les agriculteurs pouvant alors produire plus au lieu d'aller chercher du boulot dans les villes pour acheter des produits occidentaux subventionnés.


 
En cas de pénurie de pétrole il existe une alternative qu'on ne produit pas en grande quantité pour l'instant : l'huile à friture :o

n°22064999
moonboots
Posté le 31-03-2010 à 02:08:19  profilanswer
 

peaceful a écrit :

Tout ce que je vois là, c'est une franche haine de tout ce qui dépasse le QI d'une huitre et les 3000 euros par mois, et ça ne laisse rien présager de bon vu les racines de sa pensée idéologique, qu'il enrobe habilement dans une propagande dégoulinante de faux bon sentiment de fraternité (la preuve).


peaceful a écrit :

C'est marrant que tu aies associé "racines de sa pensée idéologique" avec Stalinisme, tu remarqueras que je ne l'ai pas fait. C'est moi vais donc te demander de te calmer.


 
 :sleep:  
 
et sinon ce sont quoi les racines idéologiques de Mélenchon selon toi (puisque tu m'as expliqué que ce n'était pas le stalinisme, ce en quoi tu as parfaitement raison) ?
 
tu ne peux pas d'un côté sous-entendre lourdement et de l'autre t'offusquer qu'on te reproche que tu fasses des amalgames pourris


Message édité par moonboots le 31-03-2010 à 02:19:14
n°22065051
peaceful
beati pauperes spiritu
Posté le 31-03-2010 à 02:13:45  profilanswer
 

moonboots a écrit :


il a raison, vous n'avez pas répondu sur ce point, à quoi bon allonger le temps de travail à l'heure d'un chômage massif ?
et sinon pourquoi nous traiter d'extrémistes et ensuite jouer à l'effarouché quand je te prête l'expression "staliniste"

 

arrête un peu de jouer autour des mots au lieu de débattre du fond, c'est vraiment pénible   :/
(et je comprends du coup qu'à force Melenchon s'énerve)

 

J'ai jamais dit que je souhaitais un allongement du temps de travail pour commencer, donc je vois pas pourquoi vous posez la question comme si je devais y répondre ?

 

Je peux t'expliquer pourquoi ça va se faire, si tu veux, mais ça me parait évident.

 

Le principe de la retraite par répartition, c'est que le TRAVAIL des actifs d'une periode données rémunère les retraités d'une période donnée.

 

Avant on avait la retraite à 60 ans, et donc on côtisait 40 balais pour une espérance de vie de 65 ans en 1950 et 4/5 actifs pour 1 retraité. Donc 5 ans de retraite d'un papy payée par 5 actifs.

 

Aujourd'hui la retraite est à 65 ans, et donc on cotise 42 balais pour une espérance de vie de 82 ans, soit 17 ans de retraite d'un papy payée par 1.5 actifs bientôt

 

Les options sont simples: on réduit les dépenses, ou on augmente les recettes du régime de retraite. La réduction n'est pas souhaitable apparemment, on va donc augmenter les recettes:

  • en augmentant les PO du pays ou ils sont parmi les plus lourds (n°3 ), en écartant la courbe de progression de la productivité de celle des salaires nets, comme nous l'avons vu dans les pages précédentes, donc en diminuant le niveau de vie.
  • en allongeant la durée de cotisation, en préservant le niveau de vie des actifs tout en réduisant la durée de la retraite (donc double effet kiss cool)


Dans le fonctionnement et la philosophie de retraite par répartition française ce sont les options.

 

Après on peut créer diverses taxes et impôts plutôt que d'allonger la durée de cotisation, mais dans ce cas là, on sort de la logique de système par répartition, et on grève le niveau de vie des actifs.

 

Ou alors on est plus malin, et on met en place un complément par capitalisation, ce qui permet de prélever des revenus hors de nos frontières.

 
Spoiler :

Ah oui sinon on peut TAXER LES RICHES :fou: :fou:  :lol:

Message cité 1 fois
Message édité par peaceful le 31-03-2010 à 02:14:25

---------------
"Tout en ne cherchant que son intérêt personnel, il travaille souvent d'une manière bien plus efficace pour l'intérêt de la société, que s'il avait réellement pour but d'y travailler."
n°22065077
moonboots
Posté le 31-03-2010 à 02:16:34  profilanswer
 

peaceful a écrit :

Avant on avait la retraite à 60 ans, et donc on côtisait 40 balais pour une espérance de vie de 65 ans en 1950 et 4/5 actifs pour 1 retraité. Donc 5 ans de retraite d'un papy payée par 5 actifs.
 
Aujourd'hui la retraite est à 65 ans, et donc on cotise 42 balais pour une espérance de vie de 82 ans, soit 17 ans de retraite d'un papy payée par 1.5 actifs bientôt


et comme d'hab les gains de productivité n'existent pas, originale ton analyse
 

peaceful a écrit :

Ah oui sinon on peut TAXER LES RICHES :fou: :fou:  :lol:


parfaitement
et depuis quand mettre des smileys a-t-il valeur d'argument ?

Message cité 3 fois
Message édité par moonboots le 31-03-2010 à 02:17:00
n°22065114
peaceful
beati pauperes spiritu
Posté le 31-03-2010 à 02:20:13  profilanswer
 

moonboots a écrit :


et comme d'hab les gains de productivité n'existent pas, originale ton analyse
 


 
bah il passent dans les salaires BRUTS,  comme tu as pu le constater avec la belle courbe que j'ai posté à partir des données de limonaire, et vraisemblablement ça ne suffit pas.
 
autre chose?


---------------
"Tout en ne cherchant que son intérêt personnel, il travaille souvent d'une manière bien plus efficace pour l'intérêt de la société, que s'il avait réellement pour but d'y travailler."
n°22065169
moonboots
Posté le 31-03-2010 à 02:26:11  profilanswer
 

peaceful a écrit :


 
bah il passent dans les salaires BRUTS,  comme tu as pu le constater avec la belle courbe que j'ai posté à partir des données de limonaire, et vraisemblablement ça ne suffit pas.
 
autre chose?


sa courbe ne prouve rien, au contraire, elle montre que les salaires décrochent par rapport à la productivité
d'ailleurs as-tu lu l'article du Monde qu'il citait hier ?
 
autre chose ? oui : tu ne réponds toujours pas à la question de la pénurie de travail, on propose de travailler plus pour résoudre le problème des retraites alors que le travail se raréfie (propos de lenoob)

Message cité 2 fois
Message édité par moonboots le 31-03-2010 à 02:26:55
n°22065200
poilagratt​er
Posté le 31-03-2010 à 02:31:26  profilanswer
 

peaceful a écrit :


 
bah il passent dans les salaires BRUTS,  comme tu as pu le constater avec la belle courbe que j'ai posté à partir des données de limonaire, et vraisemblablement ça ne suffit pas.
 
autre chose?


Y a aussi des gains de productivité qui servent à ...   détruire du travail  
qui pourtant crééait des richesses,  
mais non valorisées par le "marché solvable".
 
Il faudrait donc travailler plus pour compenser le travail détruit par les gains de productivité!
 
Je ne sais pas si vous suivez ce que je dis, mais dans ce système, on marche sur la tête.


---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°22065201
peaceful
beati pauperes spiritu
Posté le 31-03-2010 à 02:31:26  profilanswer
 

moonboots a écrit :


sa courbe ne prouve rien, au contraire, elle montre que les salaires décrochent par rapport à la productivité
d'ailleurs as-tu lu l'article du Monde qu'il citait hier ?

 

autre chose ? oui : tu ne réponds toujours pas à la question de la pénurie de travail, on propose de travailler plus pour résoudre le problème des retraites alors que le travail se raréfie (propos de lenoob)

 

ça veut dire que l'entreprise a fait progresser la paie du salarié proportionnellement àa la productivité (salaire brut) mais que l'état s'est servi de plus en plus sans ce salaire brut pour financer sécu et retraites entre autres, grignotant de plus en plus le salaire net, c'est limpide.

 

http://hfr-rehost.net/preview/self/pic/5c54b84470598672b6c7cb34f477983715bc9a54.png

 

C'est l'ump et le ps qui vous propose cette solution mon coco pas moi. (mais si tu veux réduire le problème du chomage faut libéraliser, comme le reste du monde)
Moi je propose la capitalisation.

 

et toi que proposes tu ? :D

Message cité 2 fois
Message édité par peaceful le 31-03-2010 à 02:33:13

---------------
"Tout en ne cherchant que son intérêt personnel, il travaille souvent d'une manière bien plus efficace pour l'intérêt de la société, que s'il avait réellement pour but d'y travailler."
n°22065239
poilagratt​er
Posté le 31-03-2010 à 02:37:01  profilanswer
 

Dans ce système, il n'y a pas de solution. [:airforceone]  
Pour ça que ça va craquer.


---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°22065248
moonboots
Posté le 31-03-2010 à 02:38:35  profilanswer
 

peaceful a écrit :

et toi que proposes tu ? :D


l'impôt, la lutte contre les fraudes fiscales, la réduction des inégalités salariales sont quelques pistes...
 
et pour ta courbe, je suis un peu étonné que la hausse de la productivité ait été absorbée par les qq point de prélèvements supplémentaires observés ces 30 ou 40 dernières années,
 
et elle n'indique pas les inégalités salariales précisément...
pour reprendre l'article du Monde :
 

Citation :

Troisième conséquence : une montée massive des inégalités. En effet, une caractéristique essentielle de la nouvelle gouvernance d'entreprise est d'avoir fait basculer le haut management du côté des propriétaires. C'est toute la question des nouvelles règles de rémunération visant à aligner les intérêts des dirigeants sur ceux des actionnaires. Il s'en est suivi un éclatement des inégalités dans les pays développés. L'écart entre le salaire moyen des ouvriers et le salaire des dirigeants est passé de 40 à 500 aux Etats-Unis.
...
Encore plus impressionnant : si l'on considère les 90 % des salariés les moins riches et qu'on compare leur revenu moyen au revenu moyen des 1 % les plus riches, alors que, sur la période 1933-1973, un certain rattrapage est observé, sur la période 1973-2006 (33 ans), on constate qu'en termes réels le revenu moyen des premiers décroît légèrement quand il est multiplié par 3,2 pour les seconds. De telles inégalités ont des effets politiques autant qu'économiques. A terme, c'est l'unité du corps social qui se trouve mise en péril.


http://www.lemonde.fr/opinions/art [...] _3232.html

Message cité 2 fois
Message édité par moonboots le 31-03-2010 à 02:47:11
n°22065271
python
Posté le 31-03-2010 à 02:41:42  profilanswer
 

peaceful a écrit :


 
ça veut dire que l'entreprise a fait progresser la paie du salarié proportionnellement àa la productivité (salaire brut) mais que l'état s'est servi de plus en plus sans ce salaire brut pour financer sécu et retraites entre autres, grignotant de plus en plus le salaire net, c'est limpide.
 
http://hfr-rehost.net/preview/http [...] bc9a54.png
 
C'est l'ump et le ps qui vous propose cette solution mon coco pas moi. (mais si tu veux réduire le problème du chomage faut libéraliser, comme le reste du monde)
Moi je propose la capitalisation.
 
et toi que proposes tu ? :D


 
il faut bien payer les retraites des fonctionnaires, ces serviteurs de sa majesté le roi Sarkozy :o  
 

n°22065331
peaceful
beati pauperes spiritu
Posté le 31-03-2010 à 02:50:58  profilanswer
 

moonboots a écrit :


l'impôt, la lutte contre les fraudes fiscales, la réduction des inégalités salariales sont quelques pistes...

 

et pour ta courbe, je suis un peu étonné que la hausse de la productivité ait été absorbée par les qq point de prélèvements supplémentaires observés ces 30 ou 40 dernières années,

 

et elle n'indique pas les inégalités salariales précisément...
pour reprendre l'article du Monde :

 
Citation :

Troisième conséquence : une montée massive des inégalités. En effet, une caractéristique essentielle de la nouvelle gouvernance d'entreprise est d'avoir fait basculer le haut management du côté des propriétaires. C'est toute la question des nouvelles règles de rémunération visant à aligner les intérêts des dirigeants sur ceux des actionnaires. Il s'en est suivi un éclatement des inégalités dans les pays développés. L'écart entre le salaire moyen des ouvriers et le salaire des dirigeants est passé de 40 à 500 aux Etats-Unis.
...
Encore plus impressionnant : si l'on considère les 90 % des salariés les moins riches et qu'on compare leur revenu moyen au revenu moyen des 1 % les plus riches, alors que, sur la période 1933-1973, un certain rattrapage est observé, sur la période 1973-2006 (33 ans), on constate qu'en termes réels le revenu moyen des premiers décroît légèrement quand il est multiplié par 3,2 pour les seconds. De telles inégalités ont des effets politiques autant qu'économiques. A terme, c'est l'unité du corps social qui se trouve mise en péril.


http://www.lemonde.fr/opinions/art [...] _3232.html

 

Les données viennent de l'insee, on est souvent étonné en économie.
J'attends que tous refasses la même courbe par déciles, je t'en prie.

 

Sinon j'ai lu l'article, mais ton quote parle des US il me semble.
Je peux coller un article sur les inégalités en Russie pour prouver mon point après? :D

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Message édité par peaceful le 31-03-2010 à 02:53:32

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"Tout en ne cherchant que son intérêt personnel, il travaille souvent d'une manière bien plus efficace pour l'intérêt de la société, que s'il avait réellement pour but d'y travailler."
n°22065374
le_noob
Posté le 31-03-2010 à 03:01:37  profilanswer
 

patx3 a écrit :

 

On t'a démontré qu'avec moins de cotisations sociales ton salaire aurait été plus important, car l'entreprise a fait grimper les salaire au même niveau que les gains de productivité.

 

Mais tu n'as toujours pas inscrit celà dans ce qu'il y a entre tes 2 oreilles ! :o

 

Tu as eu ta boite, tu l'as annoncé ici mais tu t'es vautré et tu n'as pas sû la développer, la faire évoluer alors que d'autres y arrivaient. :sol:

 


 
patx3 a écrit :

 

Et si c'était toi qui était à côté de la plaque ? Jamais, tu n'y a songé ? :heink:


Les cotisations sociales auraient augmenté de 100% entre 2000 et 2008, mais oui bien sûr  :sarcastic:

 
patx3 a écrit :

 

http://www.cra-normandie.fr/vegetarien/conso.pdf

 

On dépense de moins en moins pour la nourriture et si on veut bien manger, il faut accepter de payer plus cher. :o


Ton doc est trop vieux, on te parle d'un comparo 2000 - 2008.

 
python a écrit :

 

Ta question est loin d'être simplifiée telle que tu la demandes :fou:  Pour y répondre il faut une maîtrise en comptabilité :fou:  

 

Pour y répondre il faut regarder du côté de la compta de management.  

 

En fait chaque entreprise du secteur auront des parts de marché et un volume de ventes de sorte que :

 

plusieurs critères et plusieurs théories des contraintes limitent la production, l'effort de vente et le résultat du bénéfice net.

 

-l'entreprise x a 6 camions pour livrer le lait et 1 camion pour livrer le beurre (à une petite usine pour faire du beurre)
-l'entreprise y a 7 camions pour livrer le lait et 2 camions pour livrer des produits finis.  

 

-l'entreprise y a des coûts fixes plus élevés et un seuil de rentabilité plus élevé pour couvrir les coûts fixes.

 

On va simplifier un peu en disant que le "prix du lait à la rampe" acheté à la ferme est reglémenté par un syndicat de producteurs agricoles et est le même pour tous les acteurs du marché.

 

L'entreprise y décide de faire de l'intégration verticale en construisant un espace pour fabriquer du fromage, un entrepôt pour le stockage des meules,  Là encore ses coûts fixes augmentent à cause que l'usine supplémentaire de transformation engloutissent un coût d'opportunité qui aurait pu être utilisé pour faire d'autre produits.

 

Chaque centre d'activité relié à un secteur de fabrication aura une marge sur coûts variables différentes et un bénéfice net différent.  En fait le concurrent x et le concurrent y auront tous deux une marge de manoeuvre différente par le niveau de leur encaisse et des capitaux propres.  Plus ceux-ci sont élevés plus la marge de manoeuvre est souple pour faire face à une baisse de prix, une chute de la demande ou une maladie de la vache folle.  

 

L'entreprise x et y établissent un budget, calcule la marge sur coûts variables et les bénéfices sectoriels pour chaque produits compareront les écarts sur parts du marché avec ceux prévus du budget.  Les deux entreprises vont analyser si le volume de stock en entrepôt est suffisant et comparer la prévision des stocks avec les volumes réels.  Les deux entreprises vont aussi faire une analyse de coût marginale pour savoir si la production est trop élevée ou trop basse et remplir le tableau de bord en conséquence.  

 

Vient ensuite les décisions de management :

 

on continue de produire? on augmente? on embauche?
on achète chez la concurrence?
on abandonne un produit ?
on crée un nouveau produit?
on fait de la pub?
on loue l'espace inutilisé?
a-t-on une capacité de production inutilisée?
fait-on des heures supplémentaires ?


Et ça donne quoi à l'échelle du pays tout secteur confondus ? Quel serait les conséquences sur le marché de l'emploi ?

 
patx3 a écrit :

 

L'âge de départ a été réduit en 1981 sans se préoccuper de l'aspect financier et on voit le résultat aujourd'hui.

 

Cet abaissement de l'âge de la retraite n'a eu aucun effet escompté en termes d'emploi mais finit par couter très cher à ceux qui bossent.

 

Dès lors, la priorité est de rééquilibrer les dépenses et recettes. Donc si on ne veut pas augmenter encore les côtisations, il faudra bien retarder l'âge de départ à la retraite à moins que les retraités n'acceptent de réduire leurs rentes !

 

Dans les pays où l'âge a été reculé, il n'y a pas eu d'effets négatifs sur l'emploi.

 

Un sénior qui continue de bosser pourra consommer plus qu'en étant à la retraite, donc, finalement, celà réinjecte de l'argent dans le circuit économique, ce qui est favorable pour l'emploi globalement.


Et t'as pas pensé qu'on pouvait augmenter les cotisations si on changeait leur règlementation et leur fonctionnement.
Une piste, il faudrait indexé les cotisation sur la base d'une productivité moyenne. Et non sur le salarié.
Et le but n'est pas forcément d'augmenter l'emploi mais de le diminuer.

 

Et puis ça n'a pas eu d'effets négatifs sur l'emploi, mais ça n'en a pas eu de positifs non plus. Et puis tu ne t'es même pas demandé si la plupart des seniors pouvaient accéder à un emploi.

 


Faudrait un intervenant de pôle emploi ou d'un sous-traitant pour leur expliquer le merdier que c'est et que ce n'est pas possible.

 
Betcour a écrit :


Au pire ils seront aux chômage et ça sera pas différent que s'ils étaient à la retraite. Mais comme le taux de chômage des "seniors" n'est pas de 100% quand même, ça sera toujours ça de gagné. C'est une étape nécessaire mais pas suffisante : la suivante c'est d'augmenter l'activité.


Ouais mais y aura plus de chômeurs chez les non senior. Dans l'absolu ça ne change rien. Et puis tu ne comprends pas que le but c'est moins d'activité. De toute façon on s'y dirige, que les uns ou les autres le veuillent ou non. C'est juste de la logique et du bon sens, on pourrait presque en faire une loi physique.

 
ese-aSH a écrit :

 

Oser dire "la même retraite pour tous", avoir le courage de porter cette avancée sociale qui est à la hauteur de ce que fut la sécurité sociale.
(mon dieu oui, avec la même injustice qui consiste à soutenir tout le monde autant, quel qu'ai été le taux de cotisation)

 

Développer des 'activités' (plus que des emplois, les emplois les jeunes en ont plus besoin que les vieux) pour les retraités leur permettant de maintenir un lien social et un sens à leur vie.


En effet la notion de justice est apparemment ambigüe  :ange:

 
patx3 a écrit :

 

La retraite est déjà la même pour tous car la retraite "sécu" est plafonnée. :o

 

Tu veux créer des activités pour les séniors ? Ok, avec quel pognon sachant qu'on ne sait déjà plus financer leur retraite actuelle ??? :o

 

J'aime bien les belles intentions, mais le pognon reste le nerf de la guerre. On fait comment ??? :??:


En supprimant la notion de profit personnel. On peut rediriger le pognon (et donc les biens et les services) là où il faut (c'est à dire pas dans les poches d'une minorité) de manière déguisée s'il le faut. C'est à dire en gros faire ce que font les fraudeurs mais dans l'intérêt du plus grand nombre. De toute façon en prenant du recul, on voit bien que de toute manière c'est la direction logique qui est prise.
Et on peut parier que les millions de logements vides dans certains pays du monde ne le resteront pas longtemps. Au final ça aura juste été une redirection et redistribution de richesses.

 
Camelot2 a écrit :

 

Ce n'est pas une théorie, ce sont les chiffres (observations)
Le "problème" est qu'il pourrait y avoir un écart sensible (8% d'après limonaire, si j'ai bien saisi) depuis 1959.

 

Entre les graphiques de BadCow/Limonaire et ton raisonnement de laitier...y a un monde: ça s'appelle les études.

 



Sauf que ce n'est pas une lois mais une observation. Le phénomène peut très bien atteindre un palier, voir s'inverser dans le temps. Seul l'avenir nous le dira. Mais on si on réfléchi deux secondes au lieu de ne faire qu'observer on devine facilement que le phénomène a déjà commencé à s'inverser et que la tendance va s'accentuer rapidement.

 
poilagratter a écrit :

 


http://209.85.229.132/search?q=cac [...] fr&ct=clnk

 

<<  En à peine plus d'un demi-siècle, la population française a connu de profondes mutations (économiques, démographiques, sociologiques...). Cela est particulièrement vrai dans le monde agricole : aujourd'hui, il n'y a guère plus d'un million d'exploitants agricoles en France, représentant à peine 4 % de la population active alors qu'ils étaient 10 millions d’actifs agricoles en 1945[1].>>

 

l'industrie a absorbé...

 

Et maintenant que l'industrie rétrécie,  les services  ....     la précarité, et beaucoup de vent.


Tout à fait on ne peut pas définir une lois sur des périodes aussi courtes (même 200 ans c'est insuffisant). En cela l'économie n'est pas du tout une science.
C'est un peu comme prévoir le succès ou l'échec d'un produit en se basant sur l'historique des ventes des produits passés des différentes marques compétitrices et essayer dans tirer des lois générales. En gros c'est du vent.

 
limonaire a écrit :

Répondons maintenant à l'exercice proposé par Poil@.

 

La productivité physique a augmenté, mais la productivité monétaire est en forte baisse. On peut penser que c'est paradoxal, mais l'économie n'est pas la physique : ce ne sont pas des grandeurs réelles, mais des grandeurs valorisées, çàd avec des prix. Et le niveau de ces prix mesure la plus ou moins grande rareté. Si le prix du lait passe de 400 à 40, c'est qu'il devient relativement plus abondant. Dans un monde aux ressources limitées, c'est un progrès dont on doit se réjouir : avec les mêmes moyens, les mêmes ressources, on dispose de plus de biens à consommer. Toute la science économique sert (ou devrait servir) d'ailleurs à chercher les modes d'organisation permettant de reculer les frontières de la rareté, çàd de faire plus avec des ressources limitées : car les ressources sont limitées et rares, les économistes n'ont pas attendu les écologistes pour le savoir.

 

Pour revenir à l'exemple, on peut en tirer plusieurs conclusions :

 

1) la compétence du laitier est devenue banale, donc moins valorisée sur le marché, puisque tous les laitiers dans l'exemple possède la même compétence. Ce qui valorise une compétence en effet, ce n'est pas la prouesse technique, l'habileté, c'est le fait qu'elle soit rare. Et elle est rare si peu de gens la possèdent ou, ce qui revient au même, si beaucoup de gens la demandent.

 

2) on s'intéresse au sort du laitier. Si l'on arrive à produire beaucoup avec moins de moyens, il faudra effectivement que certains laitiers quittent le marché, un seul faisant le boulot de 10. Pour aller où ? on va le découvrir dans le point suivant. Du coup, du fait du départ de certains offreurs, le prix du lait remontera (sans atteindre cependant son niveau antérieur donc le prix du lait aura au final baissé) et le laitier qui restera vivra mieux que dans la situation antérieure au progrès technique

 

3)  Dans l'exemple, le prix du lait est divisé par 10. Par exemple, si le litre valait 1 euro, il ne vaut plus que 0,10 centime. On imagine le gain de pouvoir d'achat que cela entraîne pour les consommateurs (impact sur tous les produits laitiers, notamment fromages et yaourts), particulièrement pour les plus pauvres (smicards, rmistes). Ils vont pouvoir acheter plus de produits laitiers tout en économisant plusieurs euros par jour, soit 10, 20, 30 euros dans le mois. Que vont-ils en faire : acheter de la viande, ce qui fera la fortune des bouchers et des éleveurs. Ou acheter une chemise ce qui donnera des débouchés à l'industrie textile. Ou acheter un forfait téléphonique. Etc On voit que la gain de productivité physique dans un secteur dégage du pouvoir d'achat qui permet à de nouveaux secteurs de se développer, et d'embaucher. C'est ce qui s'est produit au XXè siècle et qui se poursuit encore aujourd'hui.

 

4) Les secteurs créant les emplois sont théoriquement illimités, car les besoins sont illimités. Il n'ya pas de risque que les consommateurs ne sachent pas quoi faire de l'économie de 10, 20, 30 euros dans le mois. Le chômage sur la durée ne s'explique donc pas par le progrès technique : il a d'autres causes.

 

5) On voit aussi que le progrès passe par des gains de productivité physique, entraînant des baisses de prix. A long terme, ce n'est pas la redistribution qui améliore les situations, mais bien le progrès technique, via la baisse des prix relatifs. C'est le progrès technique qui permet d'augmenter salaires et revenus de tous, y compris des moins productifs.

 

6) Plus le progrès est fort et rapide, plus le processus de destruction créatrice est violent et entraîne des temps d'adaptation plus long : le temps de passer d'un emploi à l'autre s'allonge. Ce qui est certain, c'est que plus de progrès entraîne plus de précarité, si on définit cette précarité comme le fait de changer d'emplois au cours d'une vie. Car le progrès modifie la structure des emplois. En revanche, dans une société sans progrès (la France de l'Ancien Régime par exemple), pas de précarité mais pas de hausse du niveau de vie non plus. Les deux sont liés.

 

7) Il y a bien sûr des gagnants et des perdants au jeu du progrès technique, si on définit comme perdants ceux qui provisoirement perdent emploi et revenu et doivent se reconvertir... Mais globalement, la société est gagnante, ce qui permet d'envisager d'indemniser les perdants, en prélevant sur les gagnants une partie de leurs gains.

 

8) Si on raisonne de façon utilitariste, on est confronté à un dilemme :
- accepter le progrès technique, avec comme gain la hausse du niveau de vie pour tous mais aussi une mobilité accrue comme prix à payer
- refuser le progrès technique, en y gagnant une stabilité des emplois, mais au prix d'un niveau de vie qui n'augmente plus.

 

Les Danois ont trouvé un compromis : la flexsécurité, qu'on pourrait appeler la sécurité professionnelle. C'est une piste à suivre....


Il faut aller plus loin en comprenant ce qu'est le progrès technique et qu'elle est sa nature. Il y a eu des progrès techniques au XXème siècle et pourtant fondamentalement pas grand chose de nouveau par rapport à la fin du XIXème et début du XXème. Tous les ingrédients étaient déjà là.
On a un socle de savoir et de théories qui ont certes évoluées depuis, mais peu. On ne fait qu'appliquer et améliorer ce qu'on sait déjà depuis longtemps. On peut comparer à l'évolution du savoir au sein des civilisations qui nous on précédé. Un socle de savoir et techniques s'y est développé, puis rependu, puis perdu.

 

Tu pars du postulat que les besoins sont illimités, mais est-ce vrai ? Le progrès technique est-il infini ? Ce qui est sûr est qu'il a une finalité, et celle-ci n'est clairement pas le plein emploi.

 
limonaire a écrit :

 

Tu connais mal l'âme humaine. La littérature regorge pourtant de ces gens prêts à tout pour le pouvoir, en tous temps, en tous lieux... Et que dire de ces milliardaires qui en veulent toujours encore plus ? Sont-ils des monstres, hors de l'humanité, ou sont-ils humains, trop humains ?


Les milliardaires ne font pas grand chose de leur pognon dans le fond. Et toute mesure garder on ne peut parler de jouissance illimitée non plus.

 
limonaire a écrit :

 

Tu ne comprends pas : je n'ai pas dit que Gates était plus heureux avec 30 euros de plus, mais qu'il en veut plus (par addiction, soif de pouvoir, que sais-je?). Nuance : ne transforme pas ce que je dis. Bref, les besoins sont bien illimités : une étude montrait que, quel que soit le revenu, tout le monde aimerait en moyenne avoir 30% de plus que ce qu'il a : le smicard rêverait de 300 euros de plus, le cadre à 3000 euros de 900 euros de plus, etc. Ces enquêtes par sondage confirment ce qu'on sait de la psychologie humaine, ... On a un niveau de vie qu'un Français de 1900 n'imaginerait même pas (retraite, loisirs, eau courante, transports, congés payés, études gratuites...) et pourtant on est insatisfait. Et c'est bien humain. Nous sommes des machines désirantes : d'où le travail de certains philosophes ou religions pour nous apprendre la mesure, l'ascèse, la frugalité, etc : nous l'apprendre, car ces qualités ne vont pas de soi spontanément.

 

Maintenant, j'accepte de discuter avec toi sereinement : mais si tu montes à chaque fois sur tes grands chevaux, restons-en là. Ce sera plus sage.


Et tu ne t'es jamais dis qu'il y avait peut-être un point où la réalité supplanterait la capacité humaine à désirer.

 
peaceful a écrit :

http://www.lexpress.fr/actualite/p [...] 59263.html

 

La vidéo :love:

 

Je ne citerai personne sur ce topic, mais on comprend beaucoup mieux :o


 :D  J'aime bien le style (résumé):
"Ta gueule moi j'aime pas les journalistes, ça raconte que de la merde. Petit con."

Message cité 1 fois
Message édité par le_noob le 31-03-2010 à 03:14:37
n°22065406
moonboots
Posté le 31-03-2010 à 03:10:15  profilanswer
 

peaceful a écrit :

 

Les données viennent de l'insee, on est souvent étonné en économie.
J'attends que tous refasses la même courbe par déciles, je t'en prie.


Ah non mais possible que la courbe soit juste, je suis juste étonné de la proportion des prélèvements. Et en effet elle ne dit rien de la répartition salariale, en France comme ailleurs les hauts revenus se sont gavés ces dernières années, et les bas revenus souffrent depuis 30 ans du fait de l'évolution du coût de la vie, donc des considérations relatives de niveau de vie que ne peuvent décrire des courbes de revenu par déciles, sans compter que tout le monde n'a pas un revenu, un patrimoine, etc...

 
peaceful a écrit :

Sinon j'ai lu l'article, mais ton quote parle des US il me semble.
Je peux coller un article sur les inégalités en Russie pour prouver mon point après? :D


Exact, il parles des USA, mais c'est pour illustrer son propos sur les politiques libérales : "il s'en est suivi un éclatement des inégalités dans les pays développés." En France comme ailleurs il y a des billes à récupérer dans les hauts salaires pour financer les retraites. Je ne vois pas trop le problème que cette solution te pose... Le débat sur les retraites n'est pas franco-français.
Et accessoirement tu n'as toujours pas répondu à la pénurie de travail, c'est bien joli de vouloir faire travailler toujours plus de monde toujours plus longtemps mais c'est tout simplement impossible.

Message cité 1 fois
Message édité par moonboots le 31-03-2010 à 03:17:30
n°22065641
Camelot2
Posté le 31-03-2010 à 07:07:10  profilanswer
 

le_noob a écrit :


Tout simplement parce que les maths, le passé et la modélisation n'ont absolument rien à voir avec l'économie.


 
Quote pour la postérité.
 

n°22065647
dante2002
HEUUU NOOOOOOOOON
Posté le 31-03-2010 à 07:18:52  profilanswer
 

Hier soir j'ai enfin regardé le magazine "Capital" que j'avais enregistré dimanche soir.
Je suis vraiment étonné qu'une grande chaine ai laissé s'exprimer un économiste qui parle de la vérité : il y a massivement plus d'inégalité aujourd'hui qu'il y a 30 ans et nous sommes dans une société beaucoup moins attaché au mérite que nos parents. Tout ça à cause de choix politiques des rentiers et des puissants...


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Parce que le vote pour Emmanuel Macron n'est pas un vote de conviction mais une nécessité démocratique
n°22065661
Betcour
Building better worlds
Posté le 31-03-2010 à 07:38:13  profilanswer
 

python a écrit :

En cas de pénurie de pétrole il existe une alternative qu'on ne produit pas en grande quantité pour l'instant : l'huile à friture :o


Je suis pas sûr que ça marche super bien comme engrais :o
 
Plus sérieusement, il reste à démontrer que l'agriculture pourrait produire tout le biocarburant dont elle a besoin ET de la bouffe en quantité.


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°22065666
Betcour
Building better worlds
Posté le 31-03-2010 à 07:42:10  profilanswer
 

moonboots a écrit :

et comme d'hab les gains de productivité n'existent pas, originale ton analyse


Effectivement, on peut dire aux actifs qu'ils vont devoir bosser plus dur et être plus efficace sans toucher la moindre augmentation de niveau de vie pendant les 20 prochaines années, pour que les papy boomer puissent continuer à bronzer en Tunisie.
 
Mais ils vont peut être finir par en avoir marre de se faire [:windir] par les baby boomers.


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"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°22065673
Betcour
Building better worlds
Posté le 31-03-2010 à 07:46:59  profilanswer
 

moonboots a écrit :


Ah non mais possible que la courbe soit juste, je suis juste étonné de la proportion des prélèvements.


Quand tu passes de 35,4% de prélèvements obligatoires en 1975 à 44,1 en 2005, ça fait "que quelques points" en plus mais en réalité 25% de hausse. Sachant qu'ils étaient encore bien moins élevés dans les années 60...
 

Citation :

Et en effet elle ne dit rien de la répartition salariale, en France comme ailleurs les hauts revenus se sont gavés ces dernières années, et les bas revenus souffrent depuis 30 ans du fait de l'évolution du coût de la vie, donc des considérations relatives de niveau de vie que ne peuvent décrire des courbes de revenu par déciles, sans compter que tout le monde n'a pas un revenu, un patrimoine, etc...


Ne pas mélanger "revenu" et "salaire" : là on parle de salaires.


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"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°22065719
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 31-03-2010 à 08:12:32  profilanswer
 

moonboots a écrit :


et comme d'hab les gains de productivité n'existent pas, originale ton analyse
 


Ils existent, mais faut pas oublier que tu finances quelqu'un qui veut garder le même niveau de vie que toi, progression comprise...

moonboots a écrit :


parfaitement
et depuis quand mettre des smileys a-t-il valeur d'argument ?


n°22065727
poilagratt​er
Posté le 31-03-2010 à 08:14:17  profilanswer
 

Betcour a écrit :


 
 

Citation :

Et en effet elle ne dit rien de la répartition salariale, en France comme ailleurs les hauts revenus se sont gavés ces dernières années, et les bas revenus souffrent depuis 30 ans du fait de l'évolution du coût de la vie, donc des considérations relatives de niveau de vie que ne peuvent décrire des courbes de revenu par déciles, sans compter que tout le monde n'a pas un revenu, un patrimoine, etc...


Ne pas mélanger "revenu" et "salaire" : là on parle de salaires.


Justement, les hauts revenus sont souvent salariés.
Les grands patrons perçoivent des salaires....


---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°22065766
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 31-03-2010 à 08:28:17  profilanswer
 

@le noob : la mécanique quantique et ses applications, c'est du flan ? J'ai pas l'impression que c'était présent au xixè...
Les riches contribuent à élever le taux d'épargne permettant d'investir et au final de dégager du progrès technique. Ça s'observe assez bien dans le monde.

n°22065770
zad38
Posté le 31-03-2010 à 08:31:07  profilanswer
 

dante2002 a écrit :

Hier soir j'ai enfin regardé le magazine "Capital" que j'avais enregistré dimanche soir.
Je suis vraiment étonné qu'une grande chaine ai laissé s'exprimer un économiste qui parle de la vérité : il y a massivement plus d'inégalité aujourd'hui qu'il y a 30 ans et nous sommes dans une société beaucoup moins attaché au mérite que nos parents. Tout ça à cause de choix politiques des rentiers et des puissants...


Tu te la joues théorie du complot là. Le sujet tombe sur le tapis assez souvent.

n°22065794
Betcour
Building better worlds
Posté le 31-03-2010 à 08:38:49  profilanswer
 

zad38 a écrit :

Tu te la joues théorie du complot là. Le sujet tombe sur le tapis assez souvent.


+1, suffit de regarder Envoyé Spécial où le JT régulièrement :spamafote:


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°22065807
poilagratt​er
Posté le 31-03-2010 à 08:44:04  profilanswer
 

zad38 a écrit :


Tu te la joues théorie du complot là. Le sujet tombe sur le tapis assez souvent.


Suf que c'est raremment exprimé de manière aussi précise.
 
Quand c'est au 20h, on se contente de dire qu'il ya beaucoup de monde aux restos du coeur.
 
Là, Piketty (en l'occurence) , est entré dans le détail du pourquoi du comment, et tout ça chiffré.  M'étonnerait qu'on l'invite au 20h...

Message cité 2 fois
Message édité par poilagratter le 31-03-2010 à 09:54:25

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Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°22066236
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 31-03-2010 à 09:55:31  profilanswer
 

moonboots a écrit :


sa courbe ne prouve rien, au contraire, elle montre que les salaires décrochent par rapport à la productivité
d'ailleurs as-tu lu l'article du Monde qu'il citait hier ?
 
autre chose ? oui : tu ne réponds toujours pas à la question de la pénurie de travail, on propose de travailler plus pour résoudre le problème des retraites alors que le travail se raréfie (propos de lenoob)


 
Les salaires nets, décrochent, pas les salaires bruts ! Nuance ! Les gains de productivité sont mangés par les cotisations sociales, et non par les profits !
 
Et les salaires nets décrocheront encore plus si on finance les retraites par un surcroit de cotisations. Déjà que ça râle aujourd'hui chez les salariés (et à juste titre), du fait de la stagnation des salaires nets...  
 
 
 
 

n°22066305
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 31-03-2010 à 10:04:39  profilanswer
 

poilagratter a écrit :


Y a aussi des gains de productivité qui servent à ...   détruire du travail  
qui pourtant crééait des richesses,  
mais non valorisées par le "marché solvable".
 
Il faudrait donc travailler plus pour compenser le travail détruit par les gains de productivité!
 
Je ne sais pas si vous suivez ce que je dis, mais dans ce système, on marche sur la tête.


 
1) Tu n'as pas compris le système. Quand il y a des gains de productivité, on peut choisir :
- de travailler autant pour gagner plus
- de travailler moins pour gagner autant
- un mix des deux.
 
C'est ce qui se passe historiquement. En aucun cas, un gain de productivité conduit à travailler plus. C'est toi qui marche sur la tête. Par exemple, depuis 1980, on a réalisé 48% de gains de productivité, et les salaires bruts ont augmenté de 31%. La différence est passée dans la réduction du temps de travail : passage de 40 à 35h et 5ème semaine de congés, soit une baisse de 14% du temps de travail.
 
2) "crééait (sic) des richesses,  mais non valorisées par le "marché solvable". Ça ne veut pas dire grand chose. Une demande qui n'est pas solvable n'est pas uen demande. On en peut demander plus que les ressources dont on dispose (revenus, emprunt, dons, aides publiques...). Par définition, on appelle demande une demande qui est solvable ; de même qu'on appelle offre une offre qui est rentable.  
 

n°22066324
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 31-03-2010 à 10:07:05  profilanswer
 

poilagratter a écrit :

Dans ce système, il n'y a pas de solution. [:airforceone]  
Pour ça que ça va craquer.


 
La solution passe notamment par des politiques qui permettent des gains de productivité de 5% par an, et non de 2% comme c'est le cas actuellement. Dans ce cas, on desserre la contrainte, et on s'en sort "par le haut". Bref, sortir du malthusianisme ambiant. Encore faut-il les mettre en place, ces politiques.  

mood
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Posté le   profilanswer
 

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