Kalymereau a écrit :
tout à fait, mais sur ce plan, tous les services secrets du monde se valent. Le Mossad est juste un peu plus efficace (?)
Ceci dit je suis d'accord sur le fait qu'il n'est pas bon qu'un ancien des services secrets devienne responsable politique.
|
Non. Ils se sont fait pincés en Suisse, tellement ils sont nuls:
L'opération ratée du Mossad visait peut-être le Hezbollah pro-iranienPourquoi les agents des services secrets de l'Etat hébreu ont-ils opéré en Suisse et qui cherchaient-ils à espionner La piste la plus sérieuse semble remonter jusqu'au parti des chiites libanais
L'opération ratée du Mossad visait peut-être le Hezbollah pro-iranienPourquoi les agents des services secrets de l'Etat hébreu ont-ils opéré en Suisse et qui cherchaient-ils à espionner? La piste la plus sérieuse semble remonter jusqu'au parti des chiites libanais. De Jérusalem à Berne, dans les coulisses du Palais fédéral comme à l'ambassade d'Iran, on admet avoir eu vent de l'information sans être à même officiellement de la confirmer: l'action d'espionnage menée par le commando du Mossad visait en réalité une personnalité proche du Hezbollah pro-iranien. A l'ambassade d'Iran à Berne toujours, on tient pourtant à relativiser la nouvelle en soutenant ne pas entretenir de contacts avec le Hezbollah à Berne. Il n'en demeure pas moins qu'à la résidence de l'ambassade d'Iran, on concède tout aussi volontiers qu'une réunion a bel et bien été programmée hier après-midi avec les autorités fédérales pour évoquer l'incident helvético-israélien. En fin d'après-midi cependant, le personnel diplomatique iranien attendait prudemment des instructions de Téhéran avant de se prononcer plus avant sur le sujet.Et sans surprise, hier soir, l'Iran est sorti de son mutisme en demandant à la Suisse des explications sur la récente opération du Mossad qui illustre, selon Téhéran, la «nature terroriste» d'Israël.Parenté évidenteLe lien entre le Hezbollah et la République islamique d'Iran est relativement simple à établir. Comme le rappelait Robert Fisk dans une parution de l'Independent on Sunday, ce mouvement chiite libanais a été fondé à l'époque de la révolution islamique à Téhéran par un religieux iranien très radical et antioccidental, l'ancien ministre de l'Intérieur d'Iran, Ali Akbar Mohtachemi. A l'époque, le Hezbollah n'était qu'une simple émanation des services spéciaux de Téhéran.Au cours de ces dernières années pourtant, le Hezbollah a subi une mue pour devenir un vrai parti politique libanais, qui garde malgré tout l'Iran comme parrain politique et financier et la Syrie comme protecteur. Conscient de la mutation en cours en Iran depuis l'avènement du président Khatami, Hassan Nasrallah, la figure de proue du Hezbollah, a également pratiqué une politique d'ouverture en abandonnant son idée de créer une république islamique au Liban et en concentrant ses efforts sur la libération du territoire libanais encore aux mains des Israéliens.La piste terroristeSi la rumeur se confirme que c'est bel et bien un dignitaire du Hezbollah qui était visé par les agents maladroits du Mossad, il reste à déterminer les raisons de leur mission sur sol helvétique. Pour l'heure, même s'il s'agit avant tout de spéculations, plusieurs pistes peuvent être explorées.Les services secrets américains, à l'instar de ceux d'Israël, soupçonnent toujours, à tort ou à raison, le Hezbollah d'être impliqué dans l'attentat antiaméricain de Dahran qui avait fait 19 morts en juin 1996. A l'heure où les relations entre l'Arabie séoudite et l'Iran connaissent un très net réchauffement - comme vient de le prouver la visite à Ryad de l'ancien président Rafsandjani - nul doute que les Israéliens mettent les bouchées doubles pour tenter d'impliquer définitivement l'Iran et le Hezbollah dans cette opération.La pose de micros chez un dignitaire du Hezbollah aurait peut-être ainsi permis de remonter une des filières menant au Liban, mais également en Iran, un pays suspecté par les Américains d'entretenir une quinzaine de camps d'entraînement terroristes. Sur le plan politique, Israël voit d'un très mauvais oeil le rapprochement irano-séoudien, mais également celui qui s'opère actuellement entre les pays européens et Téhéran. Ce qui pourrait éventuellement expliquer cette tentative, sur sol européen, de mouiller une personnalité du Hezbollah. Et par la même occasion l'Iran.La piste nucléaireUne des obsessions israéliennes concerne la capacité de l'Iran à devenir une puissance nucléaire. Dans ce contexte, l'Etat hébreu, qui possède depuis belle lurette l'arme atomique, a souvent joué les Cassandre en alarmant l'opinion mondiale sur les progrès réalisés dans ce domaine par Téhéran grâce à la technologie russe.Pour leur part, les Suisses n'ont pas été épargnés non plus. En juin 1993, le quotidien Maariv révélait, après six mois d'études et en se fondant sur des informations recueillies auprès des services secrets israéliens et américains, qu'une dizaine de sociétés suisses avaient fourni «directement ou par des voies détournées» du matériel sensible susceptible de servir à la production de missiles à longue portée ou d'armes nucléaires, chimiques et bactériologiques. A l'époque, Berne avait opposé un démenti catégorique aux accusations de Maariv, manifestement téléguidées par le gouvernement de Jérusalem. Après la psychose qui a vu le jour en Israël lors de la crise irakienne, le Mossad a-t-il voulu en avoir à nouveau le coeur net en espionnant ceux qui, de près ou de loin, peuvent, en servant de paravent, favoriser les projets iraniens?Ph. DyFolle journée pour les locataires du No 27«Quand je suis rentré à la maison, ma femme m'a dit: «Assieds-toi bien.» Les habitants du No 27 de la rue Wabersacker à Liebefeld, dans la banlieue bernoise, ont eu hier - comme le raconte ce locataire joint hier soir par téléphone - quelques émotions. C'est en effet leur immeuble qui aurait été le théâtre de l'opération ratée des agents du Mossad. Les habitants ont d'ailleurs été harcelés de coups de téléphone - «Ça n'a pas arrêté, m'ont dit mes enfants... et les journalistes sont encore en bas», continue-t-il. D'ailleurs, la majeure partie des habitants de l'immeuble avaient prudemment décroché leur appareil.Tombant des nues - «J'ai été tellement surpris» - ce locataire a cherché avec son épouse à se remémorer quelques détails: «Dans la cave, juste à l'entrée, il y a des boîtes pour l'électricité et le téléphone. Ma femme m'a raconté qu'elle avait vu deux personnes qui les vérifiaient. Peut-être autour du 18 ou du 19, ça remonte pas à loin, mais elle n'est plus très sûre», détaille-t-il.D'origine tunisienne, il se dit le seul étranger de l'immeuble et plaisante: «A part nous, je ne vois vraiment pas qui était visé. Par contre, je pense que c'est probablement la dame du rez-de-chaussée qui a appelé les flics.»Une autre locataire de l'immeuble, contactée cette fois par l'agence Associated Press, a expliqué qu'elle avait entendu des bruits dans la nuit du 19 février vers 2 h 30 du matin. Elle dit avoir vu un homme étendu à terre comme s'il était blessé, une femme et un policier debout à ses côtés. Le blessé a ensuite été évacué en ambulance. Elle confirme qu'une habitante du rez-de-chaussée a alors appelé la police.E. Sr avec AP