desclous | Reprise du message précédent :
vrossi1 a écrit :
les accords de camp david étaient innacceptables, si tu connaissais un peu mieux le dossier tu n'en parlerais même pas.
tu dis qu'il fallait signer et négocier encore ensuite? si on avait fait cela tu aurais accusé les palestiniens de ne pas respecter les accords et d'en vouloir toujours plus.
à un moment il faut que les choses soient claires, TOUS les colons, c'est leur nom quoi qu'en pense l'extreme droite, doivent partir. TOUS, y compris ceux de Maale adoumin par exemple.
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Ça y est, on y revient... Pour certains les accords étaient tout ce qu'il y a de plus acceptable. C'était même ça ou rien. Aucune avancée, aucune échappée possible. Comme je ne vais pas repondre mon morceau, je cite ce que je t'ai déjà dit avant: Citation :
A propos d'Oslo: c'est curieux, tu ne sembles pas comprendre, ou tu l'ignores délibérément, que toutes les dispositions du "redéploiement" de l'armée israélienne, qui de fait étaient bien un retrait par rapport à la situation précédente, ne concernait que la période transitoire de 5 ans, à la suite de quoi les négociations devaient s'engager sur le statut permanent de la Palestine, statut qui devait de toute façon aboutir à l'application des résolutions onusiennes 242 et 338, ce qui signifie bien un retrait inconstestable, cette fois...?!
La nécessité de la conformité du résultat de ces négociations avec le contenu de ces résolutons est bien dans le texte, oui ou non?
Dans ces conditions, pourquoi tu t'obstines à ne voir dans Oslo que les mesures temporaires, qui ne devaient qu'enclencher le processus, et ne constituaient en rien la signification réelle de ces accords dans leur finalité, qui était bel et bien, grosso modo, l'établissement d'un état palestien dans les territoires occupés depuis 67?
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Tiens, et je me fais plaisir...: Citation :
Maintenant qu'on sait que les accords ont été un échec, il est assez facile, à postériori, de leur reprocher leurs présupposés et leurs modes opératoires; rien, absolument rien ne permet de dire que si "les problèmes primordiaux" avaient été débattus dès le début, pour un règlement définitif du conflit, ça aurait réussi.
C'est bien parce que les initiateurs des accords étaient persuadés du contraire, c'est à dire du fait qu'il était absolument impossible de résoudre les différends tout de suite, que les écarts étaient trop grands, que c'était la première fois que ces deux là se réunissaient et même se parlaient, qu'ils ont opté pour un processus gradué, se déroulant par étapes. Même maintenant, avec ce qu'on sait, je leur donne raison. Toute tentative d'attaquer les grandes divergences de front et de les régler d'emblée aurait capoté très rapidement, presque immédiatement, tant la différence des points de vue était considérable.
Le projet était audacieux mais pas déraisonnable: il fallait d'abord instaurer un climat de confiance entre les deux parties, faire en sorte qu'ils apprennent à se connaître, qu'ils établissent des liens d'estime et même d'amitié; plus ces relations se normaliseraient, plus palestiniens et israéliens cesseraient de se regarder par la lunette du fusil, plus les uns et les autres seraient prêts aux compromis.
Tu ne peux pas honnêtement reprocher aux instigateurs des accords l'ineptie d'un tel projet: c'était à cette époque la seule possibilité envisageable pour que quelque chose bouge. Le reste relevait du pur fantasme, et donc de la volonté de se buter dans une position de refus.
Et j'en veux terriblement à un intellectuel de la trempe de Saïd de n'avoir pas vu ça.
Car ce qui a été la cause de l'échec, au fond on le sait bien, ce n'est pas la nature des accords eux-mêmes.
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Citation :
vrossi1 a écrit :
à un moment il faut que les choses soient claires, TOUS les colons, c'est leur nom quoi qu'en pense l'extreme droite, doivent partir. TOUS, y compris ceux de Maale adoumin par exemple.
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Tu m'étonnes. Tu permets donc au Hamas, qui est en charge de l'actuelle direction de l'A.P., de tenir le discours le plus flou sur ce que pourraient être ses réelles intentions d'après toi, tu contestes la pertinence des derniers discours, pourtant on ne peut plus clairs, de Al Zahar et Hanya quand ils affirment ne pas accepter, encore moins reconnaître, le droit d'Israël à exister, tu révoques en doute la validité de la charte du Hamas, qu'aucun officiel de leurs bords n'a remis en cause, et qui inécoutable pour tout juif, sous prétexte que dans la région "on doit être fort"... mais tu exiges d'Israël une clarté immaculée quant à leurs intentions...
Citation :
ils n'auront pas jerusalem?
dans ce cas ne vient pas te plaindre que les israéliens n'auront jamais la sécurité et que les bus continuent d'exploser.
israel ne peut en aucun cas avoir à la fois la palestine et la sécurité. le choix doit être fait.
vous voulez jerusalem Est? dans ce cas vous n'aurez jamais une vie paisible.
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C'est une arme à double tranchant: n'oublie pas que les plus à plaindre dans l'histoire, qui macèrent dans leur misère, leur désespoir et une absence totale d'avenir, ce sont bien les palestiniens. Les israéliens s'en sortent bien et vivent plus ou moins normalement.
C'est ce qui m'a toujours étonné chez certains opposants à Oslo qui se barricadent dans des positions irréalistes: entretemps leur peuple est dans un état épouvantable, lamentable. Mais les idéologues semblent s'en foutre...
"Nous, on peut bien sacrifier un million de shahids" a dit Arafat, me semble-t-il. En effet...
Citation :
quand les israéliens disent que la négociation ne se fera jamais sur jerusalem, dis moi concretement ce que peut faire ou dire un palestinien
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Je ne sais pas au juste de quels israéliens tu parles.
Retour aux paramètres Clinton, voici extrait de "Évaluation des responsabilités des dirigeants israéliens et palestiniens dans léchec des négociations de paix de Camp David/Taba "
par René Schwok, Professeur, Département de science politique, Université de Genève, paru donc avant le livre de Ross qui va encore plus dans ce sens: Citation :
Les propositions américaines à Taba (décembre 2000) se rapprochent encore davantage de celles des Palestiniens qu'à Camp David. Les "paramètres Clinton"1 amenaient ainsi les Israéliens à accepter que l'Etat palestinien soit établi sur un territoire qui correspond à 99 % des territoires occupés, avec une véritable continuité territoriale. Israël devait céder une partie de son territoire d'avant 1967 pour agrandir Gaza (territoire de Haloutza) et laisser passer une route sous contrôle palestinien entre Gaza et la Cisjordanie.
Du fait que Clinton avait inclus dans ses paramètres la sécurité de la route entre Gaza et la Cisjordanie, il n'est pas abusif de prétendre qu'il était proposé presque 100% aux Palestiniens. Clinton avait en effet formulé sa proposition de sorte que, si lattitude des Palestiniens était favorable, ils pourraient présenter cette solution devant leur public comme une solution "à 100%".
Israël devait s'engager à totalement évacuer Gaza, à démanteler toutes les implantations de Cisjordanie sauf trois blocs (voir infra) et à ce que les quartiers arabes de Jérusalem deviennent la capitale de l'Etat palestinien.
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Dans la déclaration de principes Ayalon-Nusseiba il est écrit stipulé que : Citation :
3. Jérusalem.
Jérusalem sera une ville ouverte, capitale des deux États. La liberté religieuse et un accès illimité aux lieux saints seront garantis à tous.
Les quartiers arabes de Jérusalem passeront sous souveraineté palestinienne, et les quartiers juifs sous souveraineté israélienne.
Aucune partie n'exercera de souveraineté sur les lieux saints. L'État de Palestine sera désigné comme gardien du al-Haram al-Sharif [« Esplanade des Mosquées »] pour le compte des musulmans. Israël sera le gardien du Mur Occidental [« Mur des Lamentations »] pour le compte du peuple juif. Le statu quo concernant les lieux saints chrétiens sera maintenu. Aucune excavation ne sera effectuée dans les lieux saints ou sous ceux-ci sans un accord mutuel
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Ce qui me semble être une bonne base de départ.
Alors qu'est-ce que c'est que cette histoire que "les israéliens" ne négocieront jamais sur Jérusalem?! de quoi parles-tu?
Ne présente pas ce qui n'est que ton opinion comme un fait incontestable, c'est déjà assez compliqué comme ça. |