CR Course des ponts 2014
Réveil 6h45, bonne nuit (juste un rêve bizarre ou je rêvais qu'une connasse de nounou maltraitait ma fille de 5 ans
, bref)
Douche, müesli, khäkhä
La veille j'avais mangé des pâtes à midi et aussi le soir. Je e dit que niveau énergie ça devrait le faire, seulement là tout de suite j'ai 0 jus, pas de jambes, rien
Bon pas de panique, on sort tranquillement avec ma femme (on fait la course tout les deux), les enfants sont chez les grands-parents depuis la veille, bref on a toutes les chances de notre côté pour pas être trop crevés
On arrive sur le site de la course à 9h30, le départ est à 10h, on a nos dossards depuis la veille donc tout est au vert
On se croirait presque au départ d'un marathon, il y a une foultide d'équipement sur chaque bonhomme lambda : manchon, chaussettes de compression, hauts de compression, camel back, lunettes de runerz, montre GPS (bon ok, ça c'est "normal" ), MP3, smartphone en brassard (c'est rigolo quand ça tombe
), GoPro sur la poitrine, etc. Il faut savoir que le genevois de base est un geek en puissance, une sorte de stéréotype du gars qui met tout dans l'équipement en support de ses activités, qui a dit "comme un hfrien ???" (je ne sais pas si j'en fait partie mais le fait que j'aie un peu halluciné me réconforte).
On trottine, on fait des étirements, ma femme se fout de ma gueule parce que je bouffe une barre 20 minutes avant la course, elle se refout de ma gueule parce que je fais quelques longueurs de trottoir un peu plus vite pour m'échauffer, je suis un peu essoufflé, elle se refout de ma gueule un petit coup. C'est cool
9h55 on commence à se rapprocher de la porte de départ. C'est une course pour runners et walkers. Les walkers sont sensés prendre le départ derrière les coureurs mais bon voilà, il y a toujours des winners qui captent pas et du coup on se retrouve avec quelques bâtons de nordic walking dans les pattes dans l'aire de départ
je n'oublie pas de démarrer ma Garmin FR10 qui me fera un peu flipper du fait de sa lenteur à capter les signaux satellites, mis elle y arrive finalement à temps.
10h et des brouettes, et c'est le top départ
après un speech de l'organisateur, incompréhensible du reste.
On traverse le premier pont (Pont Hans Wilsdorf):
Gros peloton car toutes les catégories partent ensemble : Juniors, Seniors, Vétérans 1,2,3, hommes et femmes. Ca fait un peu de monde mais très vite je trouve de la place au bord pour courir peinard. Il y a 900 finishers (course et marche confondus je crois) donc un nombre relativement restreint :au final pas vraiment eu de problème d'espace.
Donc après 500 je trouve un peu mon rythme tandis qu'un coureur devant moi explose contre un poteau son téléphone qu'il portait dans un brassard, hop une place de gagnée
.
On passe sur le 2ème pont : Pont des Acacias (pas de photo il est moche)
Premier km à 5'08'', faut que je me calme un poil. On repasse sur le premier pont. on longe l'Arve (plus à venir sur l'Arve) puis on dévale une pente herbeuse, pas longue du tout mais très pentue, vraiment, Première surprise. Ensuite on court dans un très court tunnel et je ne peux pas m'empêcher de penser à ceux qui ont fait le MDP (lol), on n'avait pas de musique ni de lasers, le tunnel était court mais bon, il y avait 3-4 lumières qui se courraient derrière... d'ailleurs ce tunnel est un vrai goulot d'étranglement et on arrive difficilement à courir à deux de front. On ressort et on traverse le 3ème pont (Pont de Saint-Georges, pas de photo non plus pour cause de mocheté) et on aborde la montée.
Bon comment dire, je savais qu'il y avait cette montée au début du 3ème km. En fait elle est arrivée au km1.8, a duré +/- 800m et ensuite j'ai couru dans un coin du côté de chez moi, que je connaissais du coup assez bien. Je me suis dit que j'avais passé la plus grande difficulté et que j'allais pouvoir me concentrer sur mon rythme de course. Grave erreur ! On verra après...
On rentre sur le 4ème pont après une méchante descente sur un chemin à flan de falaise (ou presque) avec 4 lacets, un très joli petit pont, le pont de la Jonction :
qui est en fait une voie ferrée avec un petit cheminement sur le côté. Il est très chouette car c'est depuis ce pont qu'on peut voir la Jonction entre le Rhône et l'Arve (plus à lire plus loin)
A partir du kilomètre 4 et jusqu'au km 5,5 c'était l'inconnu total et sur la carte je ne m'étais pas douté qu'on allait se taper un chemin dans les sous-bois, en grosse descente qui plus est avec moultes racines et autres graviers/cailloux, bref une bonne découverte en mode
je courais d'ailleurs derrière une hase fort jolie ma foi, Stéphanie était son nom (écrit sur son t-shirt, c'était facile !). Elle courait à un bon rythme alors je la suis. On passe du bitume plat à la terre mentionnée ci-dessus. On descend gaiement en sautillant de racine en racine, quand soudain
Stéphanie se pète la gueule et tombe comme une merde sous mes yeux. Bon ok, je vais t'aider à te relever
, je lui tends ma main, elle la rate (seriously?) je la relève finalement et redémarre, pas le temps de lui demander son numéro ou de lui donner le mien d'autant que ma femme est quelque part derrière
Je rattrape mon retard dans la descente en laissant bien dérouler les jambes, quitte à en payer le prix après (les chocs c'est mal ?)
Une fois arrivé en bas de cette descente, on court sur les rives du Rhône tout fraîchement filtré par le lac Léman (merci qui ? Merci les Suisses, je m'en fous je suis pas suisse), oui mais le rhône est immédiatement sali par cette sale rivière Arve qui vient tout droit chargée des aluvions de ce sale pays qu'est la Françoisie, ou la Hollandie on ne sait plus trop bien... Bref le Rhône est propre jusqu'à ce qu'il fasse la jonction avec l'Arve, cette sale garce. Bon en vrai c'est joli hein
Donc on court en bord de rivière et là un bénévole de l'organisation de course préviens les coureurs "tronc d'arbre.... tronc d'arbre.... tronc d'arbre...." avec une décontraction et un rythme tout helvétique. A partir de ce moment c'est un peu le Viet Nam, parcours du combattant... Un tronc d'arbre en travers du parcours (pas une haie de steeple mais un bon 60cm quand même), puis une succession d'escaliers, qui montent, qui descendent, des longues marches, des courtes, des escaliers en béton, en terre/rondins, des montées, des descentes.... Putain de sa race, c'est quoi cette course ! C'est un trail urbain et moi je ne cours pas comme ça ! Entre les km 4,3 et 5,7 c'est un peu le carnage, je regarde même plus mon allure mais je me souviens que je m'étais fixé du 5'15''. Finalement j'aurais fait ces 2 segments en 5'22'' et 5'25'', pas trop mal pour du trail
Au km 6 on retrouve le bitume, et il y a un ravito.... gobelets
de boisson isotonique. J'en prends un et parviens à faire la distribution suivante : 20% sur les mains/bras, 30% sur le t-shirt/short/chaussures, 10% dans le gosier et le reste, fuck this shit, par terre... M'en fous j'ai plus soif.
Vive le dur, je peux enfin recommencer à courir plus détendu et poser un rythme. Puis surtout accélérer ! On est au km 6, les 2 tiers sont presque déjà passés, faut pousser un peu. C'est un peu chaud car le trail était fatigant et là il faut que j'accélère encore. Bon, ma FC est bonne, je peux y aller (ah non , j'suis con, j'ai pas de cardio fréquence mètre, j'en sais rien si ma FC est bonne ou si je fais de la merde). C'est plus roulant et on arrive au 5ème pont, j'ai pas trouvé son nom mais il accède à une île sur le Rhône. Ca tourne pas mal, les chemins sont souvent petits et le soleil commence à cogner. ça plus mes efforts pour accélérer font que j'en chie.
6ème pont :
,
on passera dessus de droite à gauche et on courra au fond ensuite. Je suis derrière un gars du 50aine d'année et je le colle, son allure me plait bien. Je suis un peu naze et je cherche mon souffle, alors je peux PEUT-ETRE respirer UN PEU bruyamment MAIS PAS LONGTEMPS. Il se retourne plusieurs fois il doit se dire qu'il est coursé par un taureau ou alors un toxico en manque qui veut lui faire les poches. Toujours est-il qu'il accélère pour me semer, l'enculé ! Je le colle, J'ai déjà perdu Stéphanie je vais pas lacher mon vieux !
On passe sous une route donc descente puis remontée, le vieux cale à la remontée, tant pis démerde-toi !
J'entame donc un peu seul les deux derniers km, je veux dire, sans lièvre ni vrai groupe.
Je me sors les doigts et me dit que je suis là pour en chier un peu malgré tout. Alors j'en chie. On passe le 7ème pont, la Passerelle du Bois de la Batie, un nom si long pour un pont si petit (je compense en mettant une grosse photo (jalouse
):
Du public est là pour encourager, les renardeaux ont beau dire ce qu'il veulent ça fait son effet
Mes doigts sont toujours sortis, tout va bien à ce niveau. Ma FC est stable à "j'en-sais-foutre-rien" BPM.
C'est la dernière ligne droite, je double des gars qui sont en senior comme moi je crois, c'est toujours ça de pris
Je passe la ligne en 50'25'', j'oublie d'arrêter ma montre, c'est pas grave, mais elle me donne 9.8km et non 10. Pas de PR pour moi aujourd'hui alors que mon temps sur 10km est de 1h03'36''
je me classe 144ème sur 193 senior, et je suis content
Je suis vieux mais ça va, je me traine encore assez bien à mon goût
Voilà voilà pour la pavé. Le reste de la journée ça a été relax, burger avec femme et amis, puis retrouvage d'enfants et pour finir rédaction de CR
le lien strava : http://www.strava.com/activities/129773131
J'ai lu tous les autres CR, bravo à tous pour vos courses. Ca a bien couru aujourd'hui ! Mac ton CR était épique !
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RIP M.arc - ACH-VDS dans le Léman - Feed-back - Team Strava HFR Ecureuil