CR triathlon Aix half. Oui c'est un pavé, mais j'ai kiffé l'épreuve.
Bon voila que je m'embarque dans cette affaire l'an dernier. Pourquoi Aix? J'aime bien le coin, mes parents habitent la région, et niveau période pro, ca tombe bien. Je préfère une grosse organisation (bon ou tu te fais ouvrir financièrement) mais avec vraiment pas mal de monde qu'une course locale avec 50 concurrents au départ. Question de gout. J'aime pas l'idée de terminer seul ma course à pied avec les organisateurs qui commencent à remballer. Ou comme c'est arrivée à une amie la semaine dernière, l'organisateur qui demande aux derniers concurrents de ne pas terminer la course à pied du half en échange d'un malus de temps car ils doivent libérer les chemins.
Préparation: je n'ai pas suivi de plan tout fait. La plupart des plans semblent
à suivre, et avec une vie de famille/pro à côté, je pige pas trop comment c'est jouable. J'essaie donc de tenir 2.5/3 séances à pied par semaine, 2/3 de vélo (99% du temps sur Home Trainer quoi), Et des enchainements vélo/CAP. Durant l'hiver je fais régulièrement de la PPG avec des abdos, pompes, tractions, élastiques etc... Pour la piscine, bon clairement j'ai bien séché des natations
Mais c'est pas bien grave, la technique est la, c'est pas ici qu'il y a beaucoup de temps à gagner. Je comptais faire pas mal de boulot sur mars avril... Et la c'est la cata. Mois de mars pourri, enchainement coup de fatigue costaud, bien malade ensuite, et j'en avais déjà parlé une gamine qui a fait une petite dizaine de jours d'hosto fin mars/avril. Autant dire qu'à ce moment, j'avais pas la tête à faire du sport, ni forcément le temps. Retour à la normal vers Pâques. La je fais le triathlon de fresnes mi avril. C'est du XS, avec natation en piscine, l'effort n'a pas de rapport avec un half, mais ca fait du bien de reprendre un dossard. Pour la fin, j'aurais voulu enchainer les belles sorties vélo. La météo de mai se chargera de m'en dissuader et finalement je ne fais que quelques sorties dehors, et toujours du zwift. Courir sous la pluie me gêne pas. Le velotaf non plus. Mais aller rouler dehors sous le mauvais temps... j'en retire assez peu de plaisir à l'entrainement.
L'avant Aix. On part en famille jeudi de la région parisienne pour aller chez mes parents dans la région d'Aix. A peu près la moitié de la France semble avoir eu la même idée, la route est interminable... Bon je voulais faire un court footing en arrivant ou un peu de vélo, mais il est super tard, et mon père sort déjà les bières pour l'apéro. C'est pas grave, c'est pas ça qui changera la performance. Vendredi en famille. Mentalement ca commence à se tendre. Ca doit faire 2 semaines que ca me réveille la nuit... Ca me stress. Et si je n'arrivais pas à terminer. Samedi matin, avec madame on part à Aix pour prendre le dossard, et que j'aille à peyrolles pour déposer le vélo. Le village expo est sympa, évidemment je ressors avec 2/3 conneries. Des speakers mettent un peu d'ambiance, c'est sympa. On trouve un sympathique petit resto pas loin de la rotonde, on y retournera le soir. L'après midi mes gamines font l'ironkids. Qu'elles terminent en se tenant par la main, solidaires. Bon, dernières
, mais elles ont adorés. J'ai trouvé ça très sympa de l'organisation de proposer cela, et les fonds récoltés pour participer vont à destination d'une association pour les enfants. C'est vraiment très cool pour les participants qui viennent en famille, ca permet d'impliquer les gamins. Pour l'aspect météo, je dois passer la moitié de la batterie du téléphone à regarder les prévisions du lendemain, ca change en permanence. Pourquoi? Ca ne sert effectivement strictement à rien, mais je veux me rassurer
Pour la dernière nuit, j'ai pris pour madame et moi un Airbnb dans le centre ville d'Aix. Ca aurait été compliqué de venir à Peyrolles de chez mes parents en voiture (l'avenir me donnera raison sur ce point, merci du conseil Thony94). Par contre, Aix est une ville étudiante et touristique. Un samedi soir, logement qui donne sur une place avec beaucoup de bars... Bon ben j'ai pas fermé l'oeil de la
nuit
Jour de course. Reveil à 4H du matin pour manger un traditionnel plat de pâtes au jambon. Classique efficace. Le logement ne disposant pas de plaques de cuisson vraiment efficace (traduction, samedi soir en 30 minutes de chauffe l'eau était à peine chaude, j'ai craqué et les ai cuites à la bouilloire), ca sera des pâtes mal cuites. Ca ne restera pas dans l'historique des meilleurs repas du monde
Le petit
de matin de course se déroule bien. Je pars à la navette les intestins légers, l'estomac plein, la tête en gros stress. Dans la rue il y a quelques groupes de fêtards terminant leurs soirées, mais surtout une armée de triathlètes en mission. J'arrive un peu avant l'heure de départ annoncée des navettes, et heureusement, car se forme une énorme file d'attente derrière. Certains concurrents expliquent que l'an passé, les derniers concurrents sont arrivés à la fermeture du parc à vélo
D'ailleurs madame qui prendra une navette accompagnant un peu plus tard se retrouve avec des concurrents à bord. Et vu que c'est un bordel monstre en arrivant au lac, ils descendront tous pour terminer en marchant/courant un peu. Dans ma navette, il y a un bonhomme amputé d'un bras. Il force l'admiration de 3 autres participants. Le gars explique avoir déjà fait les championnats du monde. En sortant du car, il me parle un peu, très sympa. Je retrouve plus tard son profil, jean marie Buchot. Champion du monde half ironman dans sa catégorie. Respect monsieur
Un peu plus tard, madame le croisera et l'aidera pour mettre ses lunettes. La météo est moche, il pleut. Dans le parc à vélo, j'en profite pour vérifier les pneus. La première pompe que je prend est bien évidemment défectueuse, et je dégonfle mon pneu avant
Pour le pneu arrière, j'ai un léger doute sur une fuite. La pression me semble un poil faible alors que j'avais gonflé il y a quelques jours. Dans le doute, je case au fond de la sacoche une troisième CAA. Surtout avec la pluie qui favorise les crevaisons, ca serait bien con de fail à cause de ça. Changement en combinaison, dépôt des affaires, allez direction le départ. Mentalement je suis pas au top, ca me stress vraiment. J'en rate même le positionnement dans les "sas" de temps de natation, finalement je rattrape le sas 41'. Départ des hommes pro. Les gars sont des bateaux. Le premier doit sortir de l'eau en 22', et la première féminine en 23'. On ne fait pas le même sport. Le speaker fait très bien le boulot pour chauffer l'ambiance, c'est sympa. Le moment de mon départ arrive, je suis dans ma file pour le rolling start, c'est parti.
Natation. Grosse panique. Je n'arrive pas à respirer en crawl. Je sais pas pourquoi, comme si je n'arrivais pas à expirer sous l'eau et que je n'arrive pas bien à inspirer. Je dois alterner brasse/crawl pendant 5 minutes et me "forcer" à bien respirer en 2 temps. M'étant fait bien mal à la nuque quelques semaines avant la course (ca serait pas drôle sinon), j'ai bien repris la mobilité, mais j'ai une légère gêne par moment. Une fois bien dans ma respiration, et régulier dans ma nage, ca déroule. Avec le départ rolling start, c'est confort. On se nage pas les uns sur les autres, royal. Les passages de bouées pour le retour se font sans encombre. Sur le retour, je constate qu'énormément de bateaux motorisés de l'organisation se dirigent vers le fond de la natation. Les vagues générés me perturbent (oui je suis nageur de piscine, pas de mer hein
). Dans un coin de ma tête, je garde cette information car ca m'intrigue. Le soir on apprendra qu'un concurrent est décédé pendant la natation
Je regarde de temps en temps le chrono, bon ca sera vaguement dans le temps prévu. Sortie de l'eau.
https://www.strava.com/activities/9112800234
T1. La route est longue jusqu'à la zone de récupération des sacs vélo. Mais la quantité de supporters qui encouragent, ca donne une forte motivation. D'ailleurs beaucoup de concurrents ne courent pas à fond mais trottinent. J'en profite pour une pause pipi. Pendant le retrait de la combinaison, force est de constater que la majorité ne se pressent pas. J'extraie du sac le matos de vélo, en prenant dans une poche un coupe vent, je fous les chaussettes aux pieds, les chaussures (je crois n'avoir croisé personne chaussures à la main), le casque sur la tête, lunettes, dossard, bouffe dans les poches... Puis chemin inverse pour les affaires de natation. Au passage je bouffe un gel, ca me fera perdre moins de temps de le manger la que sur le vélo. Allez c'est bon, madame me guette, petit sourire avant d'y aller, tout est ok, c'est parti. Aucune cascade dangereuse ne sera réalisé en tentant un truc improbable avec les chaussures à accrocher sur le vélo, désolé de vous décevoir sur ce point
Vélo. Rapidement je me demande si mon choix de partir juste en trifonction est judicieux, quasiment tous les participants ayant optés pour une épaisseur de plus, mais je ne sens pas particulièrement le froid. La pluie a plus ou moins cessé, mais l'air est bien humide. Le début est sympa, ca roule pas trop mal. En bon triathlète aguerri, j'ai changé de montre le mois dernier et n'ai évidemment jamais roulé avec. Je n'arrive pas à voir ma cadence, et l'affichage des informations me plait pas. Après coup, je me demande si j'ai associé le capteur cadence à ma montre avant
Finalement j'affiche juste la fréquence cardiaque. On se double plusieurs fois avec une concurrente néerlandaise.
Elle doit faire aisément son 1m85 . Mais manifestement, les dérailleurs, c'est pas son truc. Que ca monte ou descende, toujours sur la plaque petit pignon. Quand ca monte, elle doit tourner les jambes en force à moins de 30 tours minutes, forcément elle avance pas, son corps se gondole n'importe comment, c'est immonde. Sur le plat elle roule bien et me repasse. Cette façon absolument ignoble de rouler me perturbe. D'ailleurs sur le plat, avec les routes détrempées, j'ai du mal à me poser sur les prolongateurs. En plus il y a souvent des changements de revêtements, je préfère finalement abandonner l'idée de me mettre dessus régulièrement. Au bout d'approximativement 1H j'enfourne un gel. Arrive une première bosse qui est indiqué pour 2.4 km. Ca se regroupe à pas mal de concurrents, certains coincent fort. Je ne vois aucun concurrent en danseuse pour relancer. Ca m'interpelle. Par mimétisme je suis le mouvement, histoire de pas me foutre dans le rouge. Bon finalement je dois doubler plus que l'inverse. Ca fait plaisir. Après ca descend bien. A un virage, trois véhicules d'interventions (pompiers, police...) sont présents. Un concurrent sur le bord de la route a l'air hébété, mais entier. Vu qu'il y a plusieurs véhicules, il y a du avoir chute à plusieurs concurrents... Et s'en suit une belle partie plate assez rapide. Il pleut vraiment pas mal, mais n'ayant pas froid, je fous toujours pas le coupe vent. C'est le moment ou je verrais le plus de drafting abusé. C'est aussi un passage ou la route est ouverte à la circulation. Ensuite ca va monter un peu, pas à un gros pourcentage, mais ca monte. Forcément entre les voitures, les concurrents qui ont roulés en paquet de façon abusé, la montée se fait en partie sur un train train pas méchant, tous en file indienne. Vers le 45eme km mes parents avec mes gamines sont présents sur le bord de la route. En bon kéké, je pose une ATTAQUE DE CAUDACIEN et remonte une petite dizaine de concurrents au milieu des voitures devant la famille, en mode souriant
. Question de principe, je peux pas rester à monter sans rien faire alors que je suis observé
Vers la fin de la partie montante, il ne pleut plus, mais j'ai un poil froid. Il y a un ravito à ce moment, km50. En plus de chopper une banane, j'en profite pour m'arrêter mettre le coupe vent. Vers ce moment je bouffe une barre. J'avais oublié que c'est un coupe vent effet parachute
qui n'aide pas vraiment à avancer. La première descente technique indiquée par l'organisation est la. Le speaker a d'ailleurs lourdement insisté dessus le matin, passage vraiment dangereux surtout par cette météo. Et évidemment, je croise divers kékés qui font la descente à fond, certains se foutant sur les prolongateurs entre 2 virages. Vu le temps entre chaque virage, pas convaincu du gain de temps. Et évidemment, je croise plusieurs concurrents qui sont en train de ramasser leur vélo dans les virages. A chaque fois ca a l'air d'aller. Après cette partie, j'ai un coup de mou. Sensation de fatigue et les jambes se font un peu douloureuses. C'est chiant, il reste une petite trentaine de bornes à faire, et le col du cengle à faire. Bon, je bouffe un gel, on verra bien ce qui se passe. Heureusement on passe dans des villages et des hameaux ou des tas de gens sont sur le bord de la route pour encourager. C'est peut-être un détail pour vous, mais pour moi c'est important. Une forte envie de pisser se fait sentir, j'ai envie de me poser pour faire le taf, mais il y a du monde sur le bord de partout
Au début de la montée du cengle, je me pose pour faire mon affaire. C'est bien évidemment très simple de repartir en montée, c'était encore une excellente idée
J'arrive à me remettre en selle sans tomber, et aller direction la montée. Je me sens bien mieux. Ca coince pour certains, 2/3 concurrents en vélo CLM ont l'air d'en chier comme pas possible. Finalement ca se monte plutôt facilement. Sur quelques passages assez raides, il y a pas mal de concurrents qui terminent en poussant. Pour certains peut-être des débuts d'hypoglycémie. C'est un peu surprenant. Une fois la fin de la montée, ca descend. Pendant la descente, une moto caméra reste proche de moi et me filme un bon moment. La descente sous légère pluie, route trempée avec une moto qui roule à bonne allure à côté... Ca transpire
J'espère apparaitre dans un quelconque résumé de l'organisation, ca a bien du me couter 10 ou 20 secondes
Ca ne fait quasiment que descendre jusqu'à l'arrivée, il doit rester 2 montées pas bien méchantes. 1 dernier ravito. Je croise madame à un rond point en arrivant sur la fin de parcours, petit coucou, et on continue la route. La ligne de descente n'est pas super bien matérialisée, faut pas se rater.
Malgré la météo pas terrible, c'était un très bon moment. Il y avait une quantité de spectateurs assez dingue le long de la route. Et quasiment tous donne de la voix pour encourager, avec le prénom sur le dossard ca hurle du "Allez Bertrand, allez bebert". C'est énorme à faire. D'un point de vue chrono, j'espérai 3H20. Donc un peu déçu. Après la flotte et la trouille de me foutre sur les prolongateurs avec route mouillée, ca n'a pas aidé.
https://www.strava.com/activities/9112800605
T2. Le parc à vélo est dans un collège. Fallait bien repérer la veille, le parc est divisé en 2 parties, histoire de savoir ou poser le vélo
En le posant, mon emplacement est squatté par un autre vélo
Je le décale. Et vous voyez la scène des bronzés font du ski, quand Gerard Jugnot fait tomber tous les skis? Ben ca commence à ressembler à ça
En poussant le vélo sur mon emplacement, il fait bouger un peu le suivant. Et ensuite un dernier qui n'est pas correctement installé sur le rack par la selle mais simplement posé en appui sur celui du squatteur d'emplacement. Par chance il tombe pas
J'accroche mon vélo et part en touchant plus à rien, c'est bon j'ai rien fait
Récupération du sac de course à pied. Mes chaussures de vélo sont pleines de flottes. Les chaussettes aussi, elles doivent faire 10 kilos tellement gorgées de flotte. Heureusement j'ai eu la bonne idée de laisser une paire de chaussettes avec les chaussures de course à pied, histoire de courir au sec. La pluie s'est arrêtée, ou du moins je n'y prête plus attention. Par sécurité j'embarque des manchettes. Ca ne sert à rien, il ne fait pas du tout frais. L'ambiance est très relax, quasiment tous les concurrents prennent le temps de partir en bonne condition.
CAP. Bon la, je sais que ca va être dur. Je pense pouvoir être "potable" jusqu'au 10ème KM et ensuite on verra. Sauf que j'ai oublié le facteur Aix n'est pas plat. Du tout. Bordel c'est dur dès le début. La course se compose de 3 tours, et ca monte/descend en permanence. Une partie dans le centre ville, et ensuite un moment plus dans l'extérieur de la ville. Ce monde, ces spectateurs qui gueulent le nom des coureurs partout, tout le temps. Quel kiffe
Il y a un total de 10 ravitos. Rapidement la stratégie sera de boire un verre à chaque fois, et repartir ensuite. Ca tiendra pas longtemps
Le premier tour est pas simple. Ca passe vers la ligne d'arrivée. Mais non, c'est pas encore le moment. Sur la partie un peu excentré, forcément moins de monde. Madame est présente pour m'encourager au fin fond d'un parc, au bout d'une partie descendante. Et ensuite une grosse montée bien casse pattes
Ca doit être la que Thony94 m'a photographié. En plus de monter, c'est boueux et un peu dégueulasse. Quelque part, je recroise la néerlandaise qui déteste les dérailleurs. Ben confirmation qu'elle est vraiment grande, et j'espère pour elle qu'elle a enfin trouvé le dérailleur. Fin du premier tour. Bon l'allure tient pas, et à partir du 5/6eme km je commence à partiellement marcher
Passage vers la rotonde je croise les parents et les gamines, allez second tour c'est parti. Mentalement ca sera peut-être le plus difficile. Je n'avance plus. Avalage rapide d'un gel à un ravito, à chaque fois j'alterne eau/coca et eau/banane. Divinité banane, comment pourrais je te remercier
L'ambiance est toujours la sur le bord du parcours. Je croise des triathlètes qui commencent à repartir avec leurs vélos, la tu sais qu'eux sont bien plus rapides
Une envie de pisser furieuse me tient, mais impossible de trouver un toilette/urinoir pour me soulager. Finalement j'en trouve un. C'était beyrouth la dedans.
De la merde en spray à peu près partout, je reste en apnée le temps de mon affaire. Limite je fais attention au plafond de peur qu'un truc me tombe dessus. Bon courage à ceux qui vont nettoyer la cabine, à ce niveau faut envoyer le machin avec les déchets de la centrale de tricastin.
Dernier passage côté loop à la rotonde. Je n'avance toujours pas mieux. Mais la, c'est bon. Je sais que ca va le faire. Je vais terminer. Bon il y a beaucoup moins de participants sur la route, ne reste que des gens en souffrance comme moi. Pendant une côte, on parle avec un autre gus qui est dégouté. Il m'explique avoir crevé 2 fois pendant le vélo, sa course étant niqué, il a plus le courage de se mettre dans le dur sur la course à pied. Ca se comprend. La fin du dernier tour arrive, passage vers le dernier ravito. Comme depuis le début, un DJ est présent et anime ce coin. Je croise mes parents avec mes gamines, petits bisous aux filles. Ca me permettra intelligemment de m'éloigner de 2 concurrents devants et terminer seul sur la ligne, "mon moment". Et la enfin j'ai droit à la bifurcation finish line. Le speaker crie mon nom, j'y suis
Bon le chrono est tellement à chier, mais je suis vraiment à chier en courant, alors pour une première sur la distance... fallait pas attendre un miracle
https://www.strava.com/activities/9112800769
Post course. Sur le coup juste après la ligne, j'ai une petite larme à l’œil. Bordel c'est fait. J'ai terminé un truc pareil. Putain ca fait vraiment plaisir, bon la course à pied fut vraiment très compliquée, mais bordel c'est terminé.
Un organisateur me tend une bière, qui sera descendue plus rapidement que le col du cengle
Il y a des stands pour bouffer, boire un coup, des massages, mais je dois aller retrouver la famille car me reste la route du retour à faire, et forcément la pire journée de l'année selon bison futé. (Spoiler: Bison futé voit juste, on mettra une éternité à rentrer). Récupération des affaires "ville" très rapidement dans la zone d'arrivée. Je file récupérer au parc à vélo pour prendre le vélo, et les sacs des affaires de natation et vélo. C'est très fluide, chacun récupère ses sacs et son vélo, c'est contrôlé à la sortie. Sur le chemin, on encourage tous les derniers participants. Pour certains, la barrière horaire passera pas
C'est triste, mais c'est le jeu.
Bon que retenir. Bordel ca fait vraiment plaisir
L'ambiance tout le long est démente. La natation, ben ca nage dans un lac, l'eau est clean, rien à dire. Le parcours vélo est splendide. Vraiment la malchance cette pluie. La course à pied. Bon la fin fut vraiment difficile, mais cette ambiance dingue aide vraiment. Sans ça, j'aurais bien plus subi l'épreuve. Je reviendrais sur la distance. Pas forcément ici, car mine de rien ca me fait un bout de chemin depuis la maison. Enfin le coin est vraiment sympa, l'ambiance dingue, j'y reviendrai un jour. Finalement en abordant le truc en mode finisher avec de la préparation en amont (plutôt des longs mois sérieux et réguliers que rien foutre pendant longtemps et se réveiller pour suivre en plan hardcore fin janvier) c'est finalement relativement accessible. A mon humble avis le plus compliqué n'est pas l'épreuve en elle même, mais trouver une organisation qui ne t'amène ni au divorce ni au licenciement.