popovski a écrit :
On peut être anti-"racaille" (viscéral ?) sans être extrême droite je suppose. Par contre être facho et tolérer les "racailles", excuse moi mais faudra me trouver des exemples. Dire qu'il n'y aucun lien entre les 2 c'est malhonnête.
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Où ai-je dit que tolérer les racailles c'était être facho?
J'ai simplement dit que les racailles étaient des racistes au même titre que les skinheads.
Par ailleurs, puisqu'on parle de "tolérance", il faut savoir que tolérer ne revient pas à accepter n'importe quoi. Tolérer la délinquance, très peu pour moi.
Citation :
Si tu trouves qu'être extrême-droite polie et anti-"racaille" viscéral c'est "faire preuve de lucidité"... 
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C'est pourtant ainsi que tu définis mon attitude... Et je m'estime comme étant quelqu'un de relativement lucide
Citation :
Mon "lavage de cerveau" a commencé quand je suis devenu un history-geek à cause de conneries de jeux vidéos historiques, l'apétit venant en mangeant. Un petit exemple:
A partir du moment où tu lis une histoire de l'islam, tu connais suffisamment de choses pour ne plus fantasmer. Ca devient impossible de rester islamophobe car tu te rends bien compte que l'islam est hyper divisé et diversifié. Tu distingues rapidement les puritains (une secte/tribu de barbares de la péninsule arabe nommée Wahabbites) des mystiques tout peace (les Soufis) par exemple. Appelle ça si tu veux lavage de cerveau par des islamistes internationaux, moi je trouve ça aussi pertinent que de ne pas faire d'amalgame entre les moines orthodoxes et des pasteurs évangélistes.
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Tu peux me dire ce que ton exemple sur l'Islam vient faire ici? Le débat porte sur le racisme, par sur les guerres de religions. Et je n'ai pas critiqué l'Islam au sein de mon argumentation, pas besoin dès lors de faire valoir ton ouverture d'esprit à cette religion (ou à une autre) par rapport à moi, qui doit certaionement "fantasmer"
Est-ce aussi par le biais des Age of Empires et des bouquins d'histoire que t'es venu cette ouverture d'esprit qui consiste à minimiser la responsabilité et la gravité des actes des racailles par le biais du "facteur social"? Je constate par ailleurs que t'as pas répondu à mon argument traitant de la pertinence de ce dit facteur et de son utilisation à outrance en ce qui concerne les racailles alors qu'il pourrait aussi très bien s'appliquer aux skins néo-nazis qui tabassent des noirs
Citation :
Sinon pour ce qui est de gauche ou pas, on va dire que c'est subjectif. Y'en a bien qui disent que Tony Blair est de gauche, alors...
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C'est quand même la meilleure... Quand on sait plus définir ce qui est de droite ou de gauche, on dit "c'est subjectif"... Toi qui mettais pourtant des étiquettes style "extrême-droite" par-ci, "droite dure" par là à chacun de tes arguments massues dans nos premiers échanges, souviens toi...
Et ce sur la base de ton savoir en SHS en plus... Tout ça pour arriver au constat que "ouais mais en fait ça dépend tu vois, c'est subjectif"
Par ailleurs, en parlant de subjectivité et d'objectivité, tu te targues de faire la quête "de la vérité" et d'objectiver tous les faits (grâce à ta formation). Grand bien t'en fasse, mais crois-tu que ton argumentation soit dénuée de subjectivité? Toi qui avances à qui mieux mieux des arguments clairement orientés, qui font preuve d'un détachement avec la réalité plus que complet et qui reflètent une pensée clairement très engagée politiquement, comment pouvoir te considérer comme "objectif"? Tu victimises, sous couvert d'humanisme et d'ouverture d'esprit, ceux qui à l'heure actuelle bafouent les valeurs de la république autant que la liberté d'expression et le respect de l'individu. Tu mets au même niveau réalisme et paranoïa, sentiment de ras le bol et névrose sociale, volonté d'agir et conflit racial. Crois-tu que tes propos peuvent être qualifiés d'objectifs, alors qu'ils ne considèrent pas les faits dans leur contexte, mais les déforment au travers du prisme de la sociologie bien-pensante? Ta vision des choses étant éminemment manichéenne (même si ta position semble avoir évolué au fil de tes posts, rappelle toi avec quelle promptitude du déganais les qualificatifs de "puant" et de "raciste" vis à vis des arguments que je t'opposais
), je ne pense pas que tu constitue le meilleur exemple d'objectivité qui soit. Tu n'as pas le monopole de celle-ci, de toutes façons.
Citation :
Pour l'asymétrie des "deux sens" du racisme, même en admettant que ce n'est pas le cas quantitativement (ce dont je doute), qualitativement tu seras bien obligé d'admettre que les causes et les manifestations sont totalement différentes, qu'on les juge de même gravité ou non...
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Ton qualificatif d'asymétrie ne portait pas sur les "différences de manifestation" des deux racismes, mais constituait bel et bien un jugement de valeur sur ceux-ci, sous entendant qu'un des deux racismes était moins grave qu'un autre et qu'il arrivait moins souvent, voire à une fréquence négligeable, donc qu'il convenait d'insister sur l'autre avant tout. Une gestion "deux poids deux mesures" en quelque sorte.
C'est bien connu, c'est ce qui marche le mieux
Pour toi qui te réclame d'idéologie marxiste, c'est assez paradoxal: je ne veux qu'une chose, l'égalité de traitement de toute forme de racisme, et toi tu tentes de réfuter cela en insistant qu'un racisme est plus grave qu'un autre, d'où différence de sévérité dans le jugement et le traitement de ceux-ci. Pas très égalitaire et par conséquent pas très conforme à l'idéal social que tu prétends défendre...
Citation :
Sinon je constate que ta vision dichotomique du monde ne s'est pas améliorée. Il y a les victimes d'un côté, les coupables de l'autre. Que l'on puisse être les deux à la fois à des degrés divers ne semble pas t'effleurer
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Je suis en droit de te faire la même remarque: victimisation des racailles, diabolisation de la société française (i.e les blancs qui travaillent, ouvriers ou bourgeois) qui n'a pas su intégrer les minorités, aujourd'hui opprimées et discriminées. C'est une réalité, certes, mais le reconnaître n'implique pas d'occulter ou de minimiser le racisme réel qui germe dans les cités. Que sa raison soit le facteur social ou pas, ça ne change rien, et l'aspect victime (supposition sociologique) des délinquants ne doit pas prendre le pas sur leur culpabilité (constatation judiciaire) dans le cadre de la gestion de la criminalité. Tu dois arrêter de te servir de l'argument du facteur social pour minimiser la portée des actes des racailles
Citation :
Et ça, ça synthétise parfaitement le fond de ta pensée. Le racisme en fait, c'est même pas "dans les deux sens" c'est carrément : "on se trompe de sens".
Il n'a jamais été question de dire que les victimes d'agression sont coupables... C'est du fantasme complètement délirant, je vois pas le moindre exemple qui pourrait corroborer ça. Et me sort pas le discours extrapolé de la gauche bien-pensante où je ne sais quoi. Je veux du concret.
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Tu as visiblement mal compris: cela ne veut pas dire "on se trompe de sens, le vrai racisme c'est les blancs qui en souffrent, l'autre racisme n'existe pas". Cela veut dire qu'actuellement,le racisme anti-blanc n'est pas reconnu comme tel dans notre société, et pourtant il existe. Quand bien même il lui arrive d'être reconnu, c'est pour le minimiser et rappeller "que le racisme aujourd'hui ça reste avant tout celui des blancs envers les minorités". On aboutit à une situation masochiste dans laquelle les blancs vont s'abestenir d'émettre une critique quelconque à l'endroit d'une personne de couleur par peur d'être taxée de raciste. Et peux-tu me dire qu'est ce qui est pire qu'aujourd'hui que de passer pour un raciste? Des gens tiennent une argumentation similaire à la tienne dans le seul but de paraître à l'opposé d'un raciste. Effet de style/mode, peu importe. Toujours est-il que ce phénomène révèle le caractère profondément schizophrénique de la société dans laquelle on vit, en plus particulièrement les blancs, forcés de nier le racisme anti-blanc, ou tout du moins le minimiser, car le reconnaître à sa valeur réelle c'est y accorder trop d'importance, et par conséquent être raciste.
Quand à mon fantasme complètement délirant qui porte sur le fait que tu transforme les coupables en victimes et les victimes en coupables, voici quelques extraits de ta prose pour te rafraîchir la mémoire:
victime->coupable
"Mais il y a ce besoin très "classe moyenne" de soumettre, d'écraser l'élément inférieur de la société" (les classes moyennes sont le fardeau de la société, c'est bien connu
)
"La "revanche" sociale c'est pitoyable, surtout quand elle vient d'en haut..." (on n'a donc pas le droit de réagir?
)
coupable->victime
"De mon côté je ne me fais plus la moindre illusion quant au fait que si j'avais eu des parents smicards portés sur la bibine et parlant un Français abominable, j'en serais surement pas là. Je n'ai aucun mérite, au contraire, j'ai de la chance. "
"J'ai été tapé moi aussi, c'est pas marrant mais comparé à une vie de fils d'immigré pauvre je préfère me faire taper une fois tous les ans, y'a pas photo..."
Accessoirement à côté tu fais du déni quand à la nécessité d'agir, de se bouger le cul, et ça aussi c'est dangereux: "Et à court terme, il n'y a pas d'urgence. Les rues sont pas à feu et à sang faut arrêter le délire... Aucun besoin de muscler davantage un système qui l'est déjà pas mal."
C'est certain qu'une solution policière et focalisée sur le court terme est pas très esthétique d'un point de vue sociologique, mais elle n'en reste pas moins indispensable.
Enfin je vais pas faire une rétrospective de tes propos, j'ai autre chose à faire
Citation :
paranoia du sionisme ? mais t'as vu ça où toi ?
"La francophobie se répand comme la judéophobie et ne s'en distingue pas" tu trouves que c'est nuancé comme propos ? Tu crois que c'est pas de la malhonnêteté à visée politique ? Les mêmes qui prennent bien soin de séparer anti-sémitisme et racisme... Quelle hypocrisie.
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C'est pourtant vrai
Ce sont pourtant les mêmes racailles qui tabassent indistinctement les français ("parce qu'ils sont français" comme dit dans l'article du monde) et les juifs ("des enculés de sionistes", cela va sans dire
). L'hypocrisie c'est de ne pas le reconnaître au nom de la sacro-sainte "nuance"
A force de tout nuancer, tu en arrive à des situations où ta position est soit au milieu de nulle part, soit à l'opposé de là où tu voudrais être.
Il faut être modéré dans la modération.
Citation :
L'attitude sous la gauche a été de faire comme si de rien n'était (hypocrite mais au moins n'agrave pas). Mais depuis 2002 on bat du tambour, on lance des accusations d'antisémitisme à tous les vents (cf le détraqué qui a planté dans la même journée plein de mecs de toutes les couleuts dont un juif). Le résultat c'est que ça passe pour un truc à la mode, le truc à faire pour être rebelle vu qu'on le condamne à la télé. Et ça évidemment, pour ceux qui veulent faire l'équation totalitaire anti-sionisme=anti-sémitisme (faudra d'ailleurs m'expliquer comment ça se fait que des rabbins fondamentalistes puissent être antisionistes), c'est du pain béni.
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Réflexion digne d'un militant PS post-mai 68 accoudé au comptoir d'un bistrot PMU. Ou de Mathematics, au choix
Citation :
Le vrai problème du moment c'est le communautarisme...
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On est enfin d'accord
Citation :
Mais malheureusement ça met toutes les communautés sur un pied d'égalité (horreur on insulte ma communauté A en la comparant à B); ça ne définit pas de méchants et de gentils donc c'est pas du tout vendeur.
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Et non! Depuis qu'on parle de discrimination positive, on est rentré dans le jeu de savoir quelle était la communauté la plus persécutée/la plus opprimée et celle envers laquelle la France avait le moins d'égard et était le plus raciste. Les communautés blacks et arabes sont très fortes à ce niveau là (Alain Soral fait une brillante analyse sur le sujet de la self-victimization des communautés qui se font passer pour opprimées afin d'exister, mais il l'applique exclusivement aux juifs et aux gays, alors qu'il est le premier à rentrer dans les travers de cette logique quand il défend les causes des communautés blacks et arabes avec Dieudo. Mais quel con ce type
)
Message édité par _Shaft_ le 28-03-2005 à 18:01:36