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Auteur Sujet :

Racisme les vérités non dites.

n°18718523
duc-leto
aka Duke
Posté le 04-06-2009 à 15:51:46  profilanswer
 

Reprise du message précédent :
 
 
boblion...


---------------
Et toi, comment manies-tu ton manche ? - Dernière fréquence modulée
mood
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Posté le 04-06-2009 à 15:51:46  profilanswer
 

n°18718542
willyledin​gue
Lord Sith...Web
Posté le 04-06-2009 à 15:53:10  profilanswer
 


 
 
D'accord aussi sur ce point.  
Mais ne sous-estimez pas la puissance du défaitisme qui règne dans tous les ghettos ...
Le pire c'est que ce défaitisme est impalpable et agit comme un véritable poison qui ne fait qu'aggraver le problème...
 
Mais je diffère quand tu parles d'abandon car à un moment il faut bien laisser les gens se prendre en main... Les enfants avaient à l'époque  une ecole encore convenable pour s'en sortir sans compter les nombreuses aides sociales... Sinon ça peut virer 1984 à la George Orwell...
 

n°18718586
boblion
Posté le 04-06-2009 à 15:56:05  profilanswer
 


Je suis d'accord aussi. Cependant je voudrais souligner le fait que depuis les années 70 la situation économique est différente et s'est dégradée ( pour des raisons que je ne vais pas aborder ici ) et que on a trop souvent tendance à voir là la marque d'un délaissement calculé et réellement raciste alors qu'à mon avis c'est vraiment une question de gros sous / taux de croissance / chômage / dette / moyens.
 
Cela dit même si je porte une analyse plus nuancée que toi et que je ne pense pas que l'on aurait pu résoudre tous ces problèmes à coup de dette je me félicite quand l'on rase une barre pour construire des pavillons ou des HLM aux dimensions plus humaines  :)

n°18718595
Profil sup​primé
Posté le 04-06-2009 à 15:57:00  answer
 

willyledingue a écrit :


 
 
D'accord aussi sur ce point.  
Mais ne sous-estimez pas la puissance du défaitisme qui règne dans tous les ghettos ...(1)
Le pire c'est que ce défaitisme est impalpable et agit comme un véritable poison qui ne fait qu'aggraver le problème...
 
Mais je diffère quand tu parles d'abandon car à un moment il faut bien laisser les gens se prendre en main... Les enfants avaient à l'époque  une ecole encore convenable pour s'en sortir sans compter les nombreuses aides sociales... Sinon ça peut virer 1984 à la George Orwell...
 


1-je pense aussi connaitre ces zones pour qu'on en ne me parle pas que sur des forums [:gwen76]
mais ce défaitisme, il est dû à quoi?
 
2-certainement pas, au contraire je pense que ca aurait été mieux de "serrer la vis" sur ces zones, histoire de ne pas avoir un remake de ce qu'on avait connu avec les esp/ita/port., les juifs, etc..

n°18718624
willyledin​gue
Lord Sith...Web
Posté le 04-06-2009 à 15:59:29  profilanswer
 


 
 
 
Il est du à plein de facteurs dont la pauvreté est la principale composante....après ça dépend aussi en partie du vécu de chacun et là c'est déjà plus complexe à décortiquer....
Si seulement le fighting spirit était aussi contagieux que le défaitisme je suis persuadé que la situation ne serait pas aussi grave que ce qu'elle n'est aujourd'hui... mais bon on est pas dans the world of the bisounours...

n°18718635
Profil sup​primé
Posté le 04-06-2009 à 16:00:53  answer
 

boblion a écrit :


Je suis d'accord aussi. Cependant je voudrais souligner le fait que depuis les années 70 la situation économique est différente et s'est dégradée ( pour des raisons que je ne vais pas aborder ici ) et que on a trop souvent tendance à voir là la marque d'un délaissement calculé et réellement raciste alors qu'à mon avis c'est vraiment une question de gros sous / taux de croissance / chômage / dette / moyens.

 

Cela dit même si je porte une analyse plus nuancée que toi et que je ne pense pas que l'on aurait pu résoudre tous ces problèmes à coup de dette je me félicite quand l'on rase une barre pour construire des pavillons ou des HLM aux dimensions plus humaines  :)


le délaissement/abandon n'est qu'en partie volontaire et conscient, àmha (et y'a peu de chances qu'il ait eu un ciblage ethnique précis, faut pas oublier qu'il y avait (et a encore) des "blancs" là-bas), c'est plus un killer-combo de 'dédain', de manque de moyens, de préoccupations et priorités placées ailleurs

 

et entièrement d'accord sur ton 2eme paragraphe, c'est àmha par là que passe la (ré?)intégration définitive de ces populations  :jap:

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 04-06-2009 à 16:01:12
n°18718644
Profil sup​primé
Posté le 04-06-2009 à 16:01:42  answer
 

willyledingue a écrit :


 
Il est du à plein de facteurs dont la pauvreté est la principale composante....après ça dépend aussi en partie du vécu de chacun et là c'est déjà plus complexe à décortiquer....
Si seulement le fighting spirit était aussi contagieux que le défaitisme je suis persuadé que la situation ne serait pas aussi grave que ce qu'elle n'est aujourd'hui... mais bon on est pas dans the world of the bisounours...


pas mieux

n°18718688
petit_krap​o
Est gris.
Posté le 04-06-2009 à 16:06:18  profilanswer
 

boblion a écrit :


Je suis d'accord aussi. Cependant je voudrais souligner le fait que depuis les années 70 la situation économique est différente et s'est dégradée ( pour des raisons que je ne vais pas aborder ici ) et que on a trop souvent tendance à voir là la marque d'un délaissement calculé et réellement raciste alors qu'à mon avis c'est vraiment une question de gros sous / taux de croissance / chômage / dette / moyens.

 

Cela dit même si je porte une analyse plus nuancée que toi et que je ne pense pas que l'on aurait pu résoudre tous ces problèmes à coup de dette je me félicite quand l'on rase une barre pour construire des pavillons ou des HLM aux dimensions plus humaines  :)

 

Pour la première partie, j'ai un avis proche du tiens mais je nuancerai. Il n'y a certes pas eu de volonté calculée au début de délaisser les populations des quartiers populaires. Mais laisser les choses en l'état, ça arrange pas mal de monde.
Et là, je rebondi sur ton second paragraphe. La création d'un habitat de meilleurs qualité chasse souvent la population qui habitait dans les barres. (charges locatives plus élevées par exemple)
Voir plus cynique, attribution des nouveaux logements à des personnes n'y ayant normalement pas droit, mais dans les petits papiers de certaines personnes.
Un piège à con aussi dans lequel pas mal de gens modestes se sont retrouvé piégés ce sont les logements en accession à la propriété. Coincés dans un truc invendable, dégradé, mais dont ils payent encore les traites (quand ils n'en sont pas expulsé pour défaut de paiment)  

Message cité 2 fois
Message édité par petit_krapo le 04-06-2009 à 16:07:26

---------------
"A vrai dire, la foi n’a pas encore réussi à déplacer de vraies montagnes, quoique cela ait été affirmé par je ne sais plus qui; mais elle sait placer des montagnes où il n’y en a point." Nietzsche
n°18718712
willyledin​gue
Lord Sith...Web
Posté le 04-06-2009 à 16:08:22  profilanswer
 


 
ces ghettos sont souvent situés dans des communes dirigés par des communistes qui ont pour crédo "flics=facos;crs=ss" ....
par ailleurs c'est politiquement impossible (du point de vue politicien étatique) de se la jouer "france terre d'accueil" pour ensuite "serrer la vis" à l'arriver, d'autant que les immigrés sont avant tout venu pour bosser point barre...
 
Quant au défaitisme je le répète il est le pire ennemi du ghetto , sans vouloir faire de la démago facile, un groupe aux initiales évocatrices ne chantait-il pas en 1990 "sors la tête des poubelles/oui vise le haut de l'échelle" ?

n°18718716
Profil sup​primé
Posté le 04-06-2009 à 16:08:52  answer
 

petit_krapo a écrit :


 
 Pour la première partie, j'ai un avis proche du tiens mais je nuancerai. Il n'y a certes pas eu de volonté calculée au début de délaisser les populations des quartiers populaires. Mais laisser les choses en l'état, ça arrange pas mal de monde.  
Et là, je rebondi sur ton second paragraphe. La création d'un habitat de meilleurs qualité chasse souvent la population qui habitait dans les barres. (charges locatives plus élevées par exemple)
Voir plus cynique, attribution des nouveaux logements à des personnes n'y ayant normalement pas droit, mais dans les petits papiers de certaines personnes.  
Un piège à con aussi dans lequel pas mal de gens modestes se sont retrouvé piégés ce sont les logement en accession à la propriété. Coincés dans un truc invendable, dégradé, mais dont ils payent encore les traites (quand ils n'en sont pas expulsé pour défaut de paiment)  


ce sont des cas de relogements, donc les populations vivant dans les barres ont un droit prioritaire
 
et généralement, les noms/design/agencements des habitats changent, mais niveau $$$ rien n'évolue si grandement que ca (true story)

mood
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Posté le 04-06-2009 à 16:08:52  profilanswer
 

n°18718728
Profil sup​primé
Posté le 04-06-2009 à 16:09:39  answer
 

willyledingue a écrit :


 
Je suis content d'être tout à fait d'accord avec toi, ton analyse est très pertinente, car elle démontre une fois de plus que le "divisez pour mieux régner" est une recette politicienne toujours (hélas) efficace ...
 
Quand je parle de  "l'apartheidisation" de la France, je l'entends au sens égalitaire, à savoir que de nos jours les citoyens s'éloignent de + en + les uns des autres en fonction de leur appartenance ethnique ...
 
1. Maintenant là ou je diffère de ton opinion c'est le degré des responsabilités : ce n'est pas la populace autochtone de France qui a décidé de la ghetoisation des travailleurs immigrés, elle même était déjà ghétoisée... ni le reste de la populace non ghétoisée à qui on n'a rien demander...
Par contre il me semble que cet enfermement est le résultat d'une politique cynique menée par les institutions et le CAC 40 d'hier et d'aujourd'hui...
 
2. Aussi je ne puis m'empêcher de penser que les immigrés ont aussi une part de responsabilité dans cet enfermement, en se laissant justement enfermer, il n'est pas normal qu'il ait fallu attendre aussi longtemps pour voir enfin leurs petits enfants entrer à polytechnique, l'ENA, en fac, dans la police etc...  
un membre de ma famille (qui s'est sorti du ghetto) m'expliquait que ses parents et les parents de ses ami(e)s n'arrêtaient pas de tenir des discours défaitistes et qu'il lui avait fallu énormément de courage et de volonté pour ne pas se laisser "contaminer par le défaitisme"... finalement ça ne lui a pas trop mal réussi ... Hélas ses parents (mes grands parents) et ses amis lui en "veulent" d'être sorti du caniveau....


 
1. la société française est restée ségrégationniste, au sens large, parce qu'elle ne s'inscrit QUE dans la lutte des classes: les riches contre les pauvres, les patrons contre les ouvriers, les ruraux contre les urbains..., et en bout de course les nationaux contre les immigrés (avec cette distinction ahurissante, qui veut que les descendants des premiers immigrés soient toujours considérés comme tels en dépit du fait qu'ils sont citoyens français de plein droit depuis leur naissance).
La générosité du "système français" est en trompe l'oeil depuis longtemps: sa portée applicative est restée faible parce que servant essentiellement un discours et la construction d'une aura sociale totalement surévaluée (pays d'orgueil, où il est plus important de se soucier de son image que de faire face à la réalité...).
En ce sens si, la population a aussi sa part de responsabilité en ce qu'elle produit elle-même tous les jours de la ségrégation, que les politiques traduisent en lois. Le dernier degré de cette vérité, c'est le racisme croisé dans les quartiers populaires, où des gens exactement dans la même situation économique et sociale sont prêts à se mettre sur la gueule parce qu'ils n'ont pas la même couleur de peau, parce qu'ils n'ont pas la même religion, parce qu'ils n'ont pas la même nourriture etc.. Pas plus absurde, ceci dit, que les inénarrables querelles de cloché qui voient les habitants de 2 villages se haïr, se considérer comme de parfaits étrangers à 5km de distance, depuis plusieurs décennies pour d'obscures conflits individuels...
 
2. Ils auraient du se révolter? Tu sais ce qui s'est passé longtemps lorsqu'ils avaient l'indécence de manifester pour faire valloir leurs droits? Te souviens-tu du sort réservé aux Harkis?
S'agissant du manque de promotion par les études, ce n'est ni plus ni moins que le prolongement d'une vérité beaucoup plus large, une ségrégation sociale, dont les origines extra-nationales ne seraient qu'une aggravation, et dont l'importance tiendrait à une statistique: dans les années 50 il y avait 20% des diplômés des Grandes Ecoles issus des classes populaires, moins de 7% aujourd'hui. Et obtenir le diplôme ne suffit même plus...
Quant au défaitisme, le reproche est spécieux: comment éviter d'être défaitiste lorsque le seul habitat qui t'est réservé ressemble à un taudis où les bailleurs sociaux organisent eux-même le replis communautaire (la tour des sénégalais, la barre des maliens...)? Comment éviter d'être défaitiste lorsque tu occupes les emplois les plus ingrats sans reconnaissance ni évolution possible? Comment ne pas être défaitiste, lorsque tu vois tes parents trimer depuis 30 ans et se faire chier dessus en permanence, lorsque tu vois ta grande soeur ou ton grand frère réduit à quémander des petits boulots en intérim malgré son BAC+5, lorsque que tu constates que ta nationalité française n'est jamais acquise parce qu'il y aurait toujours une "bone raison" de mépriser tes droits?
Qui a la responsabilité d'organiser les rapports sociaux? Qui a la responsabilité d'appliquer la loi dans les mêmes termes pour tous? Qui a la responsabilité de donner un sens concret à l'appartenance à la communauté nationale? Qui a la responsabilité de ne pas brader le sens de la nationalité, afin de ne pas projeter des jeunes générations dans un nihilisme et/ou un extrêmisme? Qui a la responsabilité de ne pas amalgamer la délinquance avec tel ou tel groupe social? Qui a intérêt à ce qu'une pauvreté (au sens large) persiste? Qui a intérêt à pouvoir dresser à tout instant son index pour désigner l'autre comme "coupable"?
 

Citation :


victime
n.f. victime (lat. victima)
1.  Personne qui a péri dans un accident, une guerre: L'incendie a fait plusieurs victimes (rescapé).
2.  Personne qui souffre de l'hostilité des autres; souffre-douleur: Son frère est une éternelle victime.
3.  Être vivant offert en sacrifice à un dieu.
adj. et n.f.  [de].  
1.  Qui a subi un tort; qui est atteint d'un mal: Ils ont été victimes d'un cambriolage. Sa mère a été victime d'un malaise cardiaque.
2.  Qui souffre d'une situation, des événements: Elle a été victime de son inexpérience. Cette entreprise est la principale victime du krach.


 
C'est la société qui organise et justifie une ségrégation qui est "victime" de ses minorités qui tomberaient dans la violence? Ou sont-ce ces minorités qui absorbent les plus grandes difficultés en permanence?

n°18718742
boblion
Posté le 04-06-2009 à 16:11:03  profilanswer
 

duc-leto a écrit :

Bon en bref, tu veux dire que l'augmentation de la population dans une zone délimitée fait augmenter dans une plus grande proportion la délinquance ?


Beh on va dire qu'une zone surpeuplée, où la population est pauvre, où les parents rentrent tard du boulot et s'occupent peu ou mal de leurs enfants, ou le niveau éducatif est plus faible du fait des disparités du milieu social par rapport à des zones plus aisées cela pèse pas mal sur le devenir des jeunes de ces quartiers.

 

Tu va avoir forcement plus de chômage et de délinquance ce qui accentuer comme un cercle vicieux la mauvaise réputation de ces quartiers et venir s'ajouter au racisme présent chez une minorité et donc renforcer d'autant plus les difficultés d'intégration hors de cette zone.
Après aussi tu vas aussi voir émerger une sous-culture de la complaisante "gangsta" qui va pas arranger le tout en propageant des mauvaises idées chez les jeunots ( par contre ceux "d'en haut" savent bien la récupérer pour en faire des tunes :D )

 

Bref c'est la merde.
Il faudrait vraiment plus de mixité au niveau de l'urbanisme. J'imagine que cela pose problème quand dans ton quartier que 50% c'est des noirs et que après tu te ballades en centre ville et que tu en vois 10%.
Évidemment de part et d'autre c'est propice à créer des ressentiments.
Ya une loi obligeant toutes les communes à posséder un % de logements sociaux mais bcp préfèrent payer des taxes pour pas faire venir ces "pauvres". Le truc qu'ils comprennent pas c'est qu'au niveau social ça tire les gens vers le haut et ça leur fait voir un autre horizon et un peu de diversité et ça pour les pauvres comme pour les riches c'est bénéfique.

Message cité 1 fois
Message édité par boblion le 04-06-2009 à 16:15:02
n°18718762
Profil sup​primé
Posté le 04-06-2009 à 16:13:03  answer
 

willyledingue a écrit :


 
ces ghettos sont souvent situés dans des communes dirigés par des communistes qui ont pour crédo "flics=facos;crs=ss" ....
par ailleurs c'est politiquement impossible (du point de vue politicien étatique) de se la jouer "france terre d'accueil" pour ensuite "serrer la vis" à l'arriver, d'autant que les immigrés sont avant tout venu pour bosser point barre...


qu'on s'entende bien, "serre la vis" n'avait pas un sens physique/police/repression/oppression, hein, mais beaucoup plus dans "investir massivement"/"actes -postiifs, of course, hein :o -concrets qui ont des effets immédiats"/etc...
 
et ca serait trop simple de réduire les ghettos aux communistes, depuis le premier mandat de mitterrand, ils ne survivent plus seuls :o :d
 

willyledingue a écrit :


Quant au défaitisme je le répète il est le pire ennemi du ghetto , sans vouloir faire de la démago facile, un groupe aux initiales évocatrices ne chantait-il pas en 1990 "sors la tête des poubelles/oui vise le haut de l'échelle" ?


connait pas :o [:tinostar]

n°18718769
boblion
Posté le 04-06-2009 à 16:13:33  profilanswer
 

 

Avec la crise actuelle, les politiques de grands travaux redeviennent à la mode. Ne perdons pas complètement espoir. En plus notre plus grand constructeur est un pote du président [:tinostar]
Après il faut voir si nos dirigeants ont des couilles. Je suis un peu ce que fait Obama aux USA à propos des infrastructures publiques, des énergies renouvelables/nucléaire avec un peu d'espoir peut être qu'il servira d'exemple pour le futur. Le problème c'est que ça prendra du temps et que à l'échelle des individus c'est difficilement supportable l'attente. Il faudra peut être encore une génération. En espérant que les choses ne s'aggravent pas d'ici là.

Message cité 1 fois
Message édité par boblion le 04-06-2009 à 16:15:52
n°18718807
Profil sup​primé
Posté le 04-06-2009 à 16:16:48  answer
 

boblion a écrit :


 
Avec la crise actuelle, les politiques de grands travaux redeviennent à la mode.
Ne perdons pas complètement espoir. En plus notre plus grand constructeur est un pote du président [:tinostar]
Après il faut voir si nos dirigeants ont des couilles. Je suis un peu ce que fait Obama aux USA à propos des infrastructures publiques, des énergies renouvelables/nucléaire avec un peu d'espoir peut être qu'il servira d'exemple pour le futur. Le problème c'est que ça prendra tu temps et que à l'échelle des individus c'est difficilement supportable l'attente. Il faudra peut être encore une génération. En espérant que les choses ne s'aggravent pas d'ici là.


ouais [:haha jap] (j'ai oublié de l'écrire dans mon post [:tinostar]) mais faut pas se leurrer: par ex. le "plan banlieue" de sarko/amara, faut voir ce que ca a donné pour l'instant au niveau pratique (i.e. rien [:manust] un joli fail par rapport à la théorie)

n°18718839
willyledin​gue
Lord Sith...Web
Posté le 04-06-2009 à 16:19:23  profilanswer
 

[quotemsg=18718728,14204,171332]
 
1. la société française est restée ségrégationniste, au sens large, parce qu'elle ne s'inscrit QUE dans la lutte des classes: les riches contre les pauvres, les patrons contre les ouvriers, les ruraux contre les urbains..., et en bout de course les nationaux contre les immigrés (avec cette distinction ahurissante, qui veut que les descendants des premiers immigrés soient toujours considérés comme tels en dépit du fait qu'ils sont citoyens français de plein droit depuis leur naissance).
La générosité du "système français" est en trompe l'oeil depuis longtemps: sa portée applicative est restée faible parce que servant essentiellement un discours et la construction d'une aura sociale totalement surévaluée (pays d'orgueil, où il est plus important de se soucier de son image que de faire face à la réalité...).
En ce sens si, la population a aussi sa part de responsabilité en ce qu'elle produit elle-même tous les jours de la ségrégation, que les politiques traduisent en lois. Le dernier degré de cette vérité, c'est le racisme croisé dans les quartiers populaires, où des gens exactement dans la même situation économique et sociale sont prêts à se mettre sur la gueule parce qu'ils n'ont pas la même couleur de peau, parce qu'ils n'ont pas la même religion, parce qu'ils n'ont pas la même nourriture etc.. Pas plus absurde, ceci dit, que les inénarrables querelles de cloché qui voient les habitants de 2 villages se haïr, se considérer comme de parfaits étrangers à 5km de distance, depuis plusieurs décennies pour d'obscures conflits individuels...
 
2. Ils auraient du se révolter? Tu sais ce qui s'est passé longtemps lorsqu'ils avaient l'indécence de manifester pour faire valloir leurs droits? Te souviens-tu du sort réservé aux Harkis?S'agissant du manque de promotion par les études, ce n'est ni plus ni moins que le prolongement d'une vérité beaucoup plus large, une ségrégation sociale, dont les origines extra-nationales ne seraient qu'une aggravation, et dont l'importance tiendrait à une statistique: dans les années 50 il y avait 20% des diplômés des Grandes Ecoles issus des classes populaires, moins de 7% aujourd'hui. Et obtenir le diplôme ne suffit même plus...
Quant au défaitisme, le reproche est spécieux: comment éviter d'être défaitiste lorsque le seul habitat qui t'est réservé ressemble à un taudis où les bailleurs sociaux organisent eux-même le replis communautaire (la tour des sénégalais, la barre des maliens...)? Comment éviter d'être défaitiste lorsque tu occupes les emplois les plus ingrats sans reconnaissance ni évolution possible? Comment ne pas être défaitiste, lorsque tu vois tes parents trimer depuis 30 ans et se faire chier dessus en permanence, lorsque tu vois ta grande soeur ou ton grand frère réduit à quémander des petits boulots en intérim malgré son BAC+5, lorsque que tu constates que ta nationalité française n'est jamais acquise parce qu'il y aurait toujours une "bone raison" de mépriser tes droits?
Qui a la responsabilité d'organiser les rapports sociaux? Qui a la responsabilité d'appliquer la loi dans les mêmes termes pour tous? Qui a la responsabilité de donner un sens concret à l'appartenance à la communauté nationale? Qui a la responsabilité de ne pas brader le sens de la nationalité, afin de ne pas projeter des jeunes générations dans un nihilisme et/ou un extrêmisme? Qui a la responsabilité de ne pas amalgamer la délinquance avec tel ou tel groupe social? Qui a intérêt à ce qu'une pauvreté (au sens large) persiste? Qui a intérêt à pouvoir dresser à tout instant son index pour désigner l'autre comme "coupable"?
 
- oui dans une certaine mesure il faut savoir se révolter, et oui pour y arriver il faut se battre (attention au sens figuré).
 
- ce n'est pas un reproche mais un constat amer, et je maintiens que le défaitisme est (à défaut d'être la cause) le principal ingrédient de l'enfermement ghétoisant.
 
-un peu tout le monde j'en ai bien peur...

n°18718856
petit_krap​o
Est gris.
Posté le 04-06-2009 à 16:20:38  profilanswer
 


 
Oui, mais c'est surtout le second point qui est le plus génant. (passe droit et co)  
Il y a la théorie et les pratiques "louches" de certaines municipalité/office HLM. La petite différence de € peut servir de variable d'ajustement.
 
Surtout, il y a un point auquel je repense, c'est l'étalement urbain "à l'américaine" que sous entend la création de pavillons. Ça demande plus de terrain (pas toujours disponible) et/ou repousse encore plus loin dans certains cas. Donc, si les transports suivent pas, c'est voiture obligatoire, pour des gens n'ayant pas forcément le budget.  
Bref, je pense que le système à ses limites. La construction d'immeubles de bonne qualité de taille plus "modeste", me semble plus indiquée.


---------------
"A vrai dire, la foi n’a pas encore réussi à déplacer de vraies montagnes, quoique cela ait été affirmé par je ne sais plus qui; mais elle sait placer des montagnes où il n’y en a point." Nietzsche
n°18718885
boblion
Posté le 04-06-2009 à 16:22:30  profilanswer
 

petit_krapo a écrit :


 
Et là, je rebondi sur ton second paragraphe. La création d'un habitat de meilleurs qualité chasse souvent la population qui habitait dans les barres. (charges locatives plus élevées par exemple)  
Voir plus cynique, attribution des nouveaux logements à des personnes n'y ayant normalement pas droit, mais dans les petits papiers de certaines personnes.  
Un piège à con aussi dans lequel pas mal de gens modestes se sont retrouvé piégés ce sont les logements en accession à la propriété. Coincés dans un truc invendable, dégradé, mais dont ils payent encore les traites (quand ils n'en sont pas expulsé pour défaut de paiment)  


 
Oui je suis conscient de ce phénomène pervers appelé la "gentrisation" cela dit si c'est correctement géré au niveau de l'attribution et des aides il y a moyen de les attribuer en priorité à des populations nécessiteuses.
Pour ce qui est de l'accession à la propriété tout dépend de la conjoncture immobilière et de l'évolution du quartier où tu as acheté. Dans certains cas louer se révèle ainsi plus rentable mais d'en d'autres l'achat se révèle un placement ultra rentable. Mes parents / grands-parents ont acheté dans les années 70 et 80 sur Toulouse et je peux te dire qu'ils ont fait une très bonne affaire et je serais bien content de récupérer plus tard une baraque et un appart ayant vu leur valeur multipliée par 2 ou 3 ( j'ai pas les chiffres exacts du fait de l'évolution de la monnaie et du coût relatif de la vie mais c'est pour donner un ordre de grandeur ).
 
Donc ça marche si les administrations soient honnêtes et que les gens sont à même de faire le bon choix entre location / achat.

n°18718917
Profil sup​primé
Posté le 04-06-2009 à 16:24:28  answer
 

petit_krapo a écrit :


 
Oui, mais c'est surtout le second point qui est le plus génant. (passe droit et co)
Il y a la théorie et les pratiques "louches" de certaines municipalité/office HLM. La petite différence de € peut servir de variable d'ajustement.
 
Surtout, il y a un point auquel je repense, c'est l'étalement urbain "à l'américaine" que sous entend la création de pavillons. Ça demande plus de terrain (pas toujours disponible) et/ou repousse encore plus loin dans certains cas. Donc, si les transports suivent pas, c'est voiture obligatoire, pour des gens n'ayant pas forcément le budget.  
Bref, je pense que le système à ses limites. La construction d'immeubles de bonne qualité de taille plus "modeste", me semble plus indiquée.


en fait, la différence d'argent, jparlais surtout pour les habitants [:tinostar]
et les cas d'attributions louches  de logement, pas besoin des cas de relogement pour en trouver des centaines de cas [:tinostar] :d
 
et évidemment, la solution des tours à 25 étages au milieu de nulle part est à bannir, plutôt privilégier les pavillons/mini-barres

n°18718941
boblion
Posté le 04-06-2009 à 16:25:43  profilanswer
 


Ouais je sais pour l'instant ça reste du vent.
Bon cela dit j'attends pas grand chose de la France pour montrer l'exemple. Quand aux USA ils vont se mettre à reconstruire des ponts et des routes, à sortir des bagnoles électriques à la chaine  ( encore que là la concurrence va être rude ) par un GM contrôlé à 70% par l'Etat et construire des centrales + des champs d'éoliennes peut être que cela donnera des idées de grandeur au nain ou à son successeur :D
 

n°18718955
willyledin​gue
Lord Sith...Web
Posté le 04-06-2009 à 16:26:35  profilanswer
 

pour autant le relogement dans des endroits convenables ne changent rien dans certains cas....
exemple : affrontements réguliers de gangs rivaux relogés dans un quartier cossu du 75015 (rue desaix, à deux pas du 75007) pour contrôler le shit... au point que le champ de mars est dorénavant déconseillé dans les guides de nos chers touristes visiteurs.....

n°18718976
duc-leto
aka Duke
Posté le 04-06-2009 à 16:28:06  profilanswer
 

boblion a écrit :

Ya une loi obligeant toutes les communes à posséder un % de logements sociaux mais bcp préfèrent payer des taxes pour pas faire venir ces "pauvres". Le truc qu'ils comprennent pas c'est qu'au niveau social ça tire les gens vers le haut et ça leur fait voir un autre horizon et un peu de diversité et ça pour les pauvres comme pour les riches c'est bénéfique.


 
Hmhm, ouais hormis les conséquences négatives c'est bénéfique c'est sur.
Dans le patelin de mes vieux, ils ont construit les HLM dans les années 90 je crois. Depuis, la délinquance a beaucoup augmenté, la ville a une sale réput' dans le coin etc...spécialement le quartier HLM où tout le monde évite de trainer.
La ville un peu plus loin, en revanche, paye les taxes pour ne pas avoir ces logements sociaux. Alors bon c'est un autre style, mais on va dire qu'ils n'ont pas du tout les mêmes problèmes.


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Et toi, comment manies-tu ton manche ? - Dernière fréquence modulée
n°18719001
duc-leto
aka Duke
Posté le 04-06-2009 à 16:29:51  profilanswer
 

willyledingue a écrit :

pour autant le relogement dans des endroits convenables ne changent rien dans certains cas....
exemple : affrontements réguliers de gangs rivaux relogés dans un quartier cossu du 75015 (rue desaix, à deux pas du 75007) pour contrôler le shit... au point que le champ de mars est dorénavant déconseillé dans les guides de nos chers touristes visiteurs.....


 
C'est de la daube ça, j'habite pas loin du Champ de Mars, j'y vais régulièrement, c'est loin d'être un champ de bataille, même si c'est une éloge au dieu de la guerre...


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Et toi, comment manies-tu ton manche ? - Dernière fréquence modulée
n°18719019
Profil sup​primé
Posté le 04-06-2009 à 16:31:07  answer
 

willyledingue a écrit :

pour autant le relogement dans des endroits convenables ne changent rien dans certains cas....
exemple : affrontements réguliers de gangs rivaux relogés dans un quartier cossu du 75015 (rue desaix, à deux pas du 75007) pour contrôler le shit... au point que le champ de mars est dorénavant déconseillé dans les guides de nos chers touristes visiteurs.....


ouais c'est connu, on renomme d'ailleurs le coin "compton" depuis, en plus [:cerveau klem]
[:cerveau klem]

n°18719022
boblion
Posté le 04-06-2009 à 16:31:15  profilanswer
 

willyledingue a écrit :

pour autant le relogement dans des endroits convenables ne changent rien dans certains cas....
exemple : affrontements réguliers de gangs rivaux relogés dans un quartier cossu du 75015 (rue desaix, à deux pas du 75007) pour contrôler le shit... au point que le champ de mars est dorénavant déconseillé dans les guides de nos chers touristes visiteurs.....


Non mais de la criminalité il y en aura toujours plus ou moins. Beaux quartiers ou pas. Je pense que tu vas trouver ici des gens pour les défendre.
Cela dit quand un jeune vit d'en un environnement un peu plus ouvert et avec plus d'opportunités que son quartier miteux il y a quand moins de chance qu'il se reconvertisse dans le vol de voitures ou la vente de drogue.

n°18719041
petit_krap​o
Est gris.
Posté le 04-06-2009 à 16:32:42  profilanswer
 

boblion a écrit :


 
Oui je suis conscient de ce phénomène pervers appelé la "gentrisation" cela dit si c'est correctement géré au niveau de l'attribution et des aides il y a moyen de les attribuer en priorité à des populations nécessiteuses.
Pour ce qui est de l'accession à la propriété tout dépend de la conjoncture immobilière et de l'évolution du quartier où tu as acheté. Dans certains cas louer se révèle ainsi plus rentable mais d'en d'autres l'achat se révèle un placement ultra rentable. Mes parents / grands-parents ont acheté dans les années 70 et 80 sur Toulouse et je peux te dire qu'ils ont fait une très bonne affaire et je serais bien content de récupérer plus tard une baraque et un appart ayant vu leur valeur multipliée par 2 ou 3 ( j'ai pas les chiffres exacts du fait de l'évolution de la monnaie et du coût relatif de la vie mais c'est pour donner un ordre de grandeur ).
 
Donc ça marche si les administrations soient honnêtes et que les gens sont à même de faire le bon choix entre location / achat.


 
 1/ Oui, ça marche si les règles sont respectées. Mais manque de bol, ça dépend vraiment de la probité des élus locaux/administratifs. Et ça c'est très variable d'une ville à l'autre. Surtout face à des gens pas forcément au courant de leur droits de façon approfondie.
 
 2/ Là encore, c'est une question de "coup de bol" si le quartier ne se dégrade pas trop, qu'il y a un attrait économique (bassin d'emplois etc). Ça peut être une bonne affaire. Mais dans le cas contraire, c'est l'enfer pour les infortunés propriétaires. Quand je vois le résultat dans certains coins je me dis que c'est vraiment pas la panacée. (Surtout que souvent les promoteurs on fait de la merde niveau qualité de la construction).


---------------
"A vrai dire, la foi n’a pas encore réussi à déplacer de vraies montagnes, quoique cela ait été affirmé par je ne sais plus qui; mais elle sait placer des montagnes où il n’y en a point." Nietzsche
n°18719046
Profil sup​primé
Posté le 04-06-2009 à 16:32:55  answer
 

petit_krapo a écrit :


 
Oui, mais c'est surtout le second point qui est le plus génant. (passe droit et co)  
Il y a la théorie et les pratiques "louches" de certaines municipalité/office HLM. La petite différence de € peut servir de variable d'ajustement.
 
Surtout, il y a un point auquel je repense, c'est l'étalement urbain "à l'américaine" que sous entend la création de pavillons. Ça demande plus de terrain (pas toujours disponible) et/ou repousse encore plus loin dans certains cas. Donc, si les transports suivent pas, c'est voiture obligatoire, pour des gens n'ayant pas forcément le budget.  
Bref, je pense que le système à ses limites. La construction d'immeubles de bonne qualité de taille plus "modeste", me semble plus indiquée.


 
Les transports ne peuvent être conséquents en zone pavillonaire: densité trop faible, distances à parcourir trop importantes. Au delà de cette question, c'est de surcroit le système urbain qui coûte de loin le plus cher à la communauté indépendamment de son coût de construction.
 
Quant à l'urbanisme alternatif à nos ghettos: oui il s'agit bien de petits immeubles (R+4 à R+5 max), pour des opérations limitées (pas plus de 100 logements..., à comparer aux 4000 de "La Cité des 4000" ), disséminés dans la ville (pas de regroupement d'opération produisant une polarisation de l'habitat social), et disséminés sur le territoire (TOUTES les communes doivent participer à l'effort commun; la loi SRU existe mais n'est pas vraiment appliquée...). Par ailleurs, poursuites pénales systématiques contre les fraudeurs au logement social, qu'ils soient locataires, bailleurs ou élus...
Avec ça, on réduit en grande partie l'accumulation des problématiques et leur reproduction...

n°18719087
petit_krap​o
Est gris.
Posté le 04-06-2009 à 16:36:09  profilanswer
 


 
1/ Je parlais de mon second point.  
2/ C'est pas faux, mais l'un n'empêche pas l'autre.
3/ Ouais mais faut le terrain... C'est souvent là que le bas blesse.


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"A vrai dire, la foi n’a pas encore réussi à déplacer de vraies montagnes, quoique cela ait été affirmé par je ne sais plus qui; mais elle sait placer des montagnes où il n’y en a point." Nietzsche
n°18719101
boblion
Posté le 04-06-2009 à 16:37:03  profilanswer
 

duc-leto a écrit :


 
Hmhm, ouais hormis les conséquences négatives c'est bénéfique c'est sur.
Dans le patelin de mes vieux, ils ont construit les HLM dans les années 90 je crois. Depuis, la délinquance a beaucoup augmenté, la ville a une sale réput' dans le coin etc...spécialement le quartier HLM où tout le monde évite de trainer.
La ville un peu plus loin, en revanche, paye les taxes pour ne pas avoir ces logements sociaux. Alors bon c'est un autre style, mais on va dire qu'ils n'ont pas du tout les mêmes problèmes.


Bah le truc c'est que si tu les mets tous dans 4 immeubles de 10 étages côte à côte ça ne vas pas résoudre tous les problèmes, il y a toujours le risque de recréer en plus petit le "quartier initial".
Après il reste les différences éducatives à effacer ... les parents ont un rôle important dans ce cadre. Il faut qu'ils trouvent le temps de bien s'occuper de leurs gamins ( ou niveau scolaire, culturel ou même tout simplement pour montrer le bon exemple ) et c'est pas toujours facile.
 
Bref je présentais pas ça comme la solution miracle mais cela reste à mes yeux mieux que le 90% blanc 100% riche de certains quartiers. On nage un peu moins dans l'hypocrisie et la misère sociale on l'a devant les yeux pas qu'au JT de TF1.

n°18719136
Profil sup​primé
Posté le 04-06-2009 à 16:40:52  answer
 

duc-leto a écrit :


 
Hmhm, ouais hormis les conséquences négatives c'est bénéfique c'est sur.
Dans le patelin de mes vieux, ils ont construit les HLM dans les années 90 je crois. Depuis, la délinquance a beaucoup augmenté, la ville a une sale réput' dans le coin etc...spécialement le quartier HLM où tout le monde évite de trainer.
La ville un peu plus loin, en revanche, paye les taxes pour ne pas avoir ces logements sociaux. Alors bon c'est un autre style, mais on va dire qu'ils n'ont pas du tout les mêmes problèmes.


 
C'est simplement que la proportion de logements sociaux est trop importante pour la taille du "patelin de tes vieux". Et si elle est trop importante, c'est d'abord parce que la ville voisine s'arrange pour n'accueillir pratiquement aucun logements sociaux...
La minimisation du risque de ghétoïsation repose d'abord sur une proportionnalité et une dissémination.

n°18719169
boblion
Posté le 04-06-2009 à 16:44:23  profilanswer
 

petit_krapo a écrit :


1/ Oui, ça marche si les règles sont respectées. Mais manque de bol, ça dépend vraiment de la probité des élus locaux/administratifs. Et ça c'est très variable d'une ville à l'autre. Surtout face à des gens pas forcément au courant de leur droits de façon approfondie.


Là je pense que le gouvernent et les mairies ont de gros efforts de com et d'information à faire. Mine de rien ça te fais des électeurs potentiels donc ils ont tout intérêt à faire du bon boulot.

 
petit_krapo a écrit :


 2/ Là encore, c'est une question de "coup de bol" si le quartier ne se dégrade pas trop, qu'il y a un attrait économique (bassin d'emplois etc). Ça peut être une bonne affaire. Mais dans le cas contraire, c'est l'enfer pour les infortunés propriétaires. Quand je vois le résultat dans certains coins je me dis que c'est vraiment pas la panacée. (Surtout que souvent les promoteurs on fait de la merde niveau qualité de la construction).


C'est clair que ça dépend pas mal de la clairvoyance du sujet, du hasard et aussi de son niveau d'éducation ( les calculs d'actualisation qu'on fait en 2ème année de microéconomie :D ).
Pour ce qui était de mes ancêtres c'était juste de la chance + la bonne vieille morale "Avec le fruit de ton travail tu t'achèteras un toit "  [:tomatookc]
C'est évidemment pas toujours valable :D

 

edit: surtout dans une société où de plus en plus de mobilité géographique est nécessaire si l'on veut trouve un poste "à son pied".

Message cité 1 fois
Message édité par boblion le 04-06-2009 à 16:49:11
n°18719184
petit_krap​o
Est gris.
Posté le 04-06-2009 à 16:45:50  profilanswer
 


 
 Ben, ouais, je suis d'accord.
 
 Mais si c'est bien en théorie, les problèmes (que tu évoques) freinent pas mal le processus. L'un des principaux restent la place constructible disponible en milieu urbain. quand on entassent on va dire 1000 familles en hauteur, il faut trouver la place de les loger de façon plus "horizontale". Forcément ça coince.  
Enfin, faire respecter les lois en vigueur, je suis tout à fait d'accord, mais dans les faits c'est beaucoup plus difficile pour X raisons. Que ça soit pour les décideurs ou les fraudeurs.  


---------------
"A vrai dire, la foi n’a pas encore réussi à déplacer de vraies montagnes, quoique cela ait été affirmé par je ne sais plus qui; mais elle sait placer des montagnes où il n’y en a point." Nietzsche
n°18719188
duc-leto
aka Duke
Posté le 04-06-2009 à 16:46:14  profilanswer
 

 

Hm non. C'est une petite partie de la ville où il y en a 6 qui se battent en duel, avec 3/4 étages max à vue de nez (bon c'est plus en ligne qu'en colonne), enfin bref ya pas tant de résidents que ça.
Non le problème ça doit être de les avoir tous mis au même endroit surement.

 

Et en plus dans les villes de taille moyenne en province, généralement les HLM sont excentrés, ce qui n'arrange rien non plus.

Message cité 1 fois
Message édité par duc-leto le 04-06-2009 à 16:46:42

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Et toi, comment manies-tu ton manche ? - Dernière fréquence modulée
n°18719250
petit_krap​o
Est gris.
Posté le 04-06-2009 à 16:52:00  profilanswer
 

boblion a écrit :


Là je pense que le gouvernent et les mairies ont de gros efforts de com et d'information à faire. Mine de rien ça te fais des électeurs potentiels donc ils ont tout intérêt à faire du bon boulot.  
 


 
 Ben parfois/souvent la fraude est aussi un moyen de conserver/attirer certains électeurs. Dans une ville de droite, par exemple, on va tenter de loger dans les HLM touts beaux tout neufs des gens aux revenus explosant largement les plafonds sociaux, parce qu'on pense que de vrais "pauvres" ne voterons pas forcément dans le bon sens. (Ça marche aussi pour la gauche, mais dans l'autre sens. On laisse fouteurs de merde en place parce qu'il ont une influence (familiale, associative etc.) sur un immeuble, un quartier, voir une communauté, voir pour simplement s'assurer la paix sociale)
 

boblion a écrit :


C'est clair que ça dépend pas mal de la clairvoyance du sujet, du hasard et aussi de son niveau d'éducation ( les calculs d'actualisation qu'on fait en 2ème année de microéconomie :D ).
Pour ce qui était de mes ancêtres c'était juste de la chance + la bonne vieille morale "Avec le fruit de ton travail tu t'achèteras un toit "  [:tomatookc]
C'est évidemment pas toujours valable :D


 
 :jap:


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"A vrai dire, la foi n’a pas encore réussi à déplacer de vraies montagnes, quoique cela ait été affirmé par je ne sais plus qui; mais elle sait placer des montagnes où il n’y en a point." Nietzsche
n°18719512
basketor63
Sarkozy en prison
Posté le 04-06-2009 à 17:13:50  profilanswer
 

petit_krapo a écrit :


 
 Le gros problème aussi, c'est qu'on toujours tenté de faire de "l'expérimentation" (sociale, architecturale etc.) avec les logements sociaux. Et ça ne date pas que de la période 1950-1970. Dès le début du XXe siècle (voir avant) on a voulu chasser les pauvres "hors les murs" des grandes villes. On a prétexté l'insalubrité des taudis de centre villes, la proximité de "lieux de débauches" dans lesquels le prolétaire dépenserait son maigre salaire etc. Etc.  
Alors on a construit des citées jardins (souvent construites à la va-vite) des HBM aux périphéries des villes et plus tard des barres HLM, loin des centres urbains. Si sur le plan du confort -par rapport aux standards de l'époque- il y avait une amélioration, la configuration des lieux, leur emplacement, leur architecture étaient souvent foireuses dès le début. Mais on tentait de voir ce que ça pourrait donner. Une forme d'expérience grandeur nature à coup d'essais/erreurs. Le plus souvent dans la précipitation. Le manque de logement décent est bien antérieur à la 2nde guerre mondiale. Et l'on tente de le rattraper n'importe comment depuis.


 
des expérimentation ?
 
c'est surtout pour que ça coute pas cher

n°18719607
basketor63
Sarkozy en prison
Posté le 04-06-2009 à 17:21:22  profilanswer
 

willyledingue a écrit :

 

ces ghettos sont souvent situés dans des communes dirigés par des communistes qui ont pour crédo "flics=facos;crs=ss" ....
par ailleurs c'est politiquement impossible (du point de vue politicien étatique) de se la jouer "france terre d'accueil" pour ensuite "serrer la vis" à l'arriver, d'autant que les immigrés sont avant tout venu pour bosser point barre...

 

Quant au défaitisme je le répète il est le pire ennemi du ghetto , sans vouloir faire de la démago facile, un groupe aux initiales évocatrices ne chantait-il pas en 1990 "sors la tête des poubelles/oui vise le haut de l'échelle" ?

 

Non c'est faux, les communistes sont pour un service public fort, et ça inclue aussi les flics, et ça signifie surtout qu'il faut avoir des flics qui sont implentés dans les quartiers et pas de flics qui vont venir y faire les cowboys et des conneries en étant poussés au bord du précipice par la culture du résultat.
C'est bien la droite qui a mis moins de flic dans les cités en supprimant la police de proximité, c'est pas la gauche.

 

Dans les quartiers HLM la proportion de policiers par habitants est la plus faible, et même de services publics par habitants tout simplement, comme poste, pompier, hopitaux, bref tous les trucs de base qui permettent une stabilité. Stabilité qui fait que les commerces ne se barrent pas. Ca sert à quoi de se faire chier à faire un commerce si il y a quasiment personne pour dissuader les gens de voler, de braquer, de casser ?

 

Tu mets des commissariats dans chaque cité tu verras que ça changera, mais c'est pas en baissant les impots et réduisant les fonctionnaires que ça changera.

 

Sauf que Sarko il aura plus tendance à augmenter les flics là où les délinquants vont une fois qu'ils sont "formés", plutot que des les mettre là où ils se forment.


Message édité par basketor63 le 04-06-2009 à 17:23:34
n°18719618
petit_krap​o
Est gris.
Posté le 04-06-2009 à 17:21:45  profilanswer
 

basketor63 a écrit :


 
des expérimentation ?
 
c'est surtout pour que ça coute pas cher


 
 Pas aussi simple.  
Derrière le logement social, il y a(vait) toute une réflexion idéologique sur ce que devait être la "cité". (C'est plus valable pour la première partie du XXe siècle et le début de la construction des grand ensembles).
Les politiciens, architectes, sociologues et "bonnes âmes" de l'époque testaient non seulement non seulement des types de logement mais aussi le "mode de vie" devant aller avec. (citées jardin permettant d'avoir un lopin de terre et de profiter du "bon air" en droite ligne des théories hygiénistes de la fin du XIXe, "tout bagnole" dans les quartier HLM construits à la fin des années '60 etc.)
On a "testé" sur les pauvres ce que l'on aurait pas pu faire sur les couches plus aisées de la population.    


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"A vrai dire, la foi n’a pas encore réussi à déplacer de vraies montagnes, quoique cela ait été affirmé par je ne sais plus qui; mais elle sait placer des montagnes où il n’y en a point." Nietzsche
n°18719691
basketor63
Sarkozy en prison
Posté le 04-06-2009 à 17:26:56  profilanswer
 

petit_krapo a écrit :

 

Pas aussi simple.
Derrière le logement social, il y a(vait) toute une réflexion idéologique sur ce que devait être la "cité". (C'est plus valable pour la première partie du XXe siècle et le début de la construction des grand ensembles).
Les politiciens, architectes, sociologues et "bonnes âmes" de l'époque testaient non seulement non seulement des types de logement mais aussi le "mode de vie" devant aller avec. (citées jardin permettant d'avoir un lopin de terre et de profiter du "bon air" en droite ligne des théories hygiénistes de la fin du XIXe, "tout bagnole" dans les quartier HLM construits à la fin des années '60 etc.)
On a "testé" sur les pauvres ce que l'on aurait pas pu faire sur les couches plus aisées de la population.    

 

oui mais tout ça pouvait marcher tant qu'il y avait des services publics en proportion suffisante par rapport à la population.

 

et d'ailleurs tu te trompes un peu, à la base, les cités étaient pour tout type de classe, il y avait des médecins, ouvriers, cadre, c'était très mélangé, mais au fur et à mesure, avec la disparition des services publics, plus l'appauvrissement des populations s'y installant, vu que l'immigration fesait venir des ouvriers et pas des ingénieurs à cette époque etcetera, c'est devenu des ghettos. (si il est la peine de préciser, "de pauvres" )

Message cité 1 fois
Message édité par basketor63 le 04-06-2009 à 17:29:16
n°18719702
Ibo_Simon
Posté le 04-06-2009 à 17:27:56  profilanswer
 

petit_krapo a écrit :


 
 Pas aussi simple.  
Derrière le logement social, il y a(vait) toute une réflexion idéologique sur ce que devait être la "cité". (C'est plus valable pour la première partie du XXe siècle et le début de la construction des grand ensembles).
Les politiciens, architectes, sociologues et "bonnes âmes" de l'époque testaient non seulement non seulement des types de logement mais aussi le "mode de vie" devant aller avec. (citées jardin permettant d'avoir un lopin de terre et de profiter du "bon air" en droite ligne des théories hygiénistes de la fin du XIXe, "tout bagnole" dans les quartier HLM construits à la fin des années '60 etc.)
On a "testé" sur les pauvres ce que l'on aurait pas pu faire sur les couches plus aisées de la population.    


 
problème.
Les cités telles qu'on les connait actuellement était à l'origine destinées à la classe aisée, c'était à l'époque le logement de l'avenir.
Donc non, on a pas testé sur les pauvres, vu que c'était l'habitat de l'avenir pour les classes sup.

n°18719737
Profil sup​primé
Posté le 04-06-2009 à 17:30:56  answer
 

Je croyais que les cités avaient été construites pour reloger à pas cher les gens qui habitait dans les bidonvilles à l'époque où il en existait encore autour des grandes villes.

n°18719750
petit_krap​o
Est gris.
Posté le 04-06-2009 à 17:32:21  profilanswer
 

basketor63 a écrit :


 
oui mais tout ça pouvait marcher tant qu'il y avait des services publics en proportion suffisante par rapport à la population.
 
et d'ailleurs tu te trompes un peu, à la base, les cités étaient pour tout type de classe, il y avait des médecins, ouvriers, cadre, c'était très mélangé, mais au fur et à mesure, avec la disparition des services publics, plus l'appauvrissement des populations s'y installant immigraton etcetera, c'est devenu des ghettos. (si il est la peine de préciser, "de pauvres" )


 
 Nop, je parle bien du début du XXe siècle. Celle-là étaient vraiment conçues pour les classes populaires ouvrières.  
Après dans les années 1960, celle qu'on a construit s'adressait effectivement a une population + variée. Mais quand même pas à la "bourgeoisie" la plus aisée.  
Il y avait certes des médecins, des cadres, mais ceux ci étaient souvent des enfants d'ouvriers/paysans ayant réussi "à la force du poignet", à l'époque ou l'ascenseur social fonctionnait encore, n'ayant pas de patrimoine familiale immobilier en centre ville.  


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"A vrai dire, la foi n’a pas encore réussi à déplacer de vraies montagnes, quoique cela ait été affirmé par je ne sais plus qui; mais elle sait placer des montagnes où il n’y en a point." Nietzsche
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