Concernant des actions menées par des organisations anti-racistes.
Depuis 30 ans les organisations anti-racistes sactivent devant les médias, les tribunaux, dans les établissements scolaires. Chaque année une "semaine déducation contre le racisme" est organisée. Toutes ces initiatives sont souvent vaines car beaucoup actions menées par des anti-racistes tendent en fait à perturber lintégration des étrangers et des Français dorigine étrangère.
Pour intégrer il faut disposer dun cadre stable et respecté. Les nouveaux arrivants doivent Lon constate au contraire que des anti-racistes mettent en avant les étrangers dont le comportement est le plus critiquable.
Les sans-papiers.
Des étrangers sont ainsi qualifiés de sans-papiers. Cette qualification peut être considérée comme fallacieuse. En effet les étrangers en question avaient des papiers, quil sagisse de visas, de titres de séjour ou de récépissé de demande dasile. Ils connaissaient de ce fait la date de la fin de lautorisation du séjour dont ont leur refuse la reconduction. Cette autorisation non renouvelée, ils prennent sciemment le risque dêtre dans lillégalité. Lexpression « étrangers illégaux » traduit mieux la réalité de la situation. Lexpression sans-papiers transforme, elle, une transgression de la loi en privation dun droit.
Cette façon de présenter la situation détrangers illégaux a linconvénient de mettre en avant des étrangers qui veulent imposer leur présence sans lautorisation des gouvernants représentatifs du peuple.
De plus les Français dorigine étrangère ainsi que les étrangers en situation régulière sont victimes dun effet pervers produit par la non-expulsion des étrangers illégaux. Il leur devient quasiment impossible d'obtenir des visas pour faire venir en France leur famille pour de simples visites. En effet lon pense quune fois en France ces personnes peuvent être tentées de devenir des illégaux qui essayeront de se faire qualifier de sans-papiers afin dobtenir des cartes de résident De ce fait c'est aux résidants français de se rendre à l'étranger s'ils veulent voir leur famille, le territoire national, leur territoire s'ils sont Français, étant interdit à leurs proches.
Régulariser les sans-papiers reviendrait à accepter que quiconque s'établissant illégalement en France dispose dun droit dinstallation définitif. Aucune politique dintégration nest concevable dans ces conditions. Ce sont les étrangers en situation régulière ou les Français dorigine étrangère qui feraient les frais de lapplication de ces théories
Le délit de solidarité.
De plus sont parfois présentées comme instituant un délit de solidarité les dispositions du code pénal créant le délit daide au séjour irrégulier. Le législateur qui prend ces mesures dans le seul but de rendre efficace sa politique dimmigration est de ce fait montré comme sanctionnant la solidarité. On le présente comme étant inaccessible au sentiment humain le plus élémentaire.
La preuve de cette inaccessibilité est complétée par les parallèles explicites ou implicites qui naissent lors dexpulsion détrangers illégaux. Ces expulsions sont parfois assimilées aux opérations de déportation organisées durant la deuxième guerre mondiale. Ainsi des associations de défense des étrangers présentent les gouvernants dun pays démocratique comme prenant des décisions moralement condamnables, assimilables à celles décidées par des dirigeants de régimes totalitaires. Une égalité est créée entre régimes démocratiques et système totalitaire, niant la spécificité de ces derniers.
Le régime politique et économique de la France est également dénigré quand des groupuscules mettent notre pays face à des situations insolubles. Pour eux il s'agit d'accueillir tous ceux qui le demande, y compris les illégaux et de leur donner des droits, en particulier au logement. La quantité de logements construits ou constructibles est limitée, le nombre d'arrivants, pour certaines associations, doit être illimité, puisque même ceux auxquels le gouvernement ne veut pas donner un droit à résidence, les "sans papiers", doivent pour ces associations avoir le droit de s'installer librement, de disposer d'un logement.
Ce décalage rend impossible toute politique du logement. De plus il génère des drames, comme l'incendie d'immeubles insalubres ou s'entasse les nouveaux arrivants.
Les militants qui encouragent les nouveaux venus à venir sans autorisation puis à revendiquer des priorités, utilisent l'étranger pour déconsidérer la France, montrée comme étant gouvernée de manière inhumaine. De plus ils dénigrent les capacités économiques de notre pays en le mettant au défi de construire un nombre indéfini de logements.
La double peine.
Le militantisme déployé pour obtenir la suppression de la double peine, disposition qui permet, en complément de la peine principale, dexpulser du territoire des étrangers délinquants, porte aussi préjudice aux étrangers.
Cette double peine est en effet justifiée. Le fait dêtre délinquant ne peut être un motif pour obtenir ou voir prolonger une autorisation de séjour.
Mais surtout la double peine permet dassurer la protection des étrangers qui résident dans notre pays et en respectent les lois. Les étrangers délinquants portent un préjudice spécifique aux étrangers respectueux du pays d'accueil car ils donnent des arguments à ceux qui mettent en avant le lien entre délinquance et présence étrangère afin de déprécier celle-ci. Ces délinquants doivent, à ce titre, subir une sanction complémentaire. De plus la mise en uvre de la double peine éloigne du territoire les délinquants étrangers et prévient ainsi tout amalgame entre les étrangers honnêtes et les autres. Elle valorise de ce fait les étrangers sérieux, facilite leur intégration et par-là permet latténuation des tensions raciales.
De plus le lien unissant un individu à un territoire constitue lattribut le plus fondamental de la nationalité. Cest dénaturer celle-ci que daccorder cette prérogative à des étrangers au motif quils sont délinquants.
La double peine a été en partie supprimée sous la pression des associations. Cette décision du législateur est regrettable. Cependant suite aux émeutes de fin 2005, elle a été remise en application. Cette décision ponctuelle devrait être pérennisée
Une nouvelle idéologie.
Les actions dassociations sont complétées par la diffusion dune nouvelle symbolique. Certaines ont choisi le drapeau « Blacks, Blancs, Beurs » qui fait référence à lorigine ethnique ou raciale des individus. Le drapeau tricolore est lui sans ambiguïté. Les hommes bleus ou rouges nexistent pas. Le blanc du drapeau ne fait pas référence à une race mais à un système de pouvoir, la monarchie. Avec le drapeau tricolore on peut venir de tout horizon et être Français. Avec le drapeau " Blacks, Blancs, Beurs" on ne peut pas être Français et dorigine asiatique.
On applaudit au slogan « touche pas à mon pote » alors quil constitue un appel à soutenir tous ceux que lon juge semblable à soi. Il manifeste linverse de ce qui fait le fondement de la citoyenneté, la reconnaissance par des gens différents de lexistence dun destin qui leur est commun.
La société sous contrôle.
L'on nous demande d'être tous "des potes", mais par contre l'on se moque de tout Français se disant "de souche". L'on assimile ainsi notre pays à une zone géographique, simple lieu d'installation, alors qu'il est un territoire où vit un peuple ayant une histoire, des racines et auquel on peut s'intégrer. S'il est inconvenant de prendre souche en France, les étrangers que nous accueillons sont condamnés à rester des gens de passage, toujours à l'écart.
On poursuit en justice un Préfet ayant affirmé que les gitans vivent de rapines alors que la solution au problème particulier ne peut venir dune saisine de la justice pour racisme mais de celui de létude des moyens dexistence des gitans et des mesures à prendre pour les intégrer.
Pour défendre les droits de lhomme il faut vivre dans un État de droit et encourager la considération due à ceux qui font respecter la loi. Une attaque de commissariat est un moyen dempêcher l'action de ceux qui protègent notre sécurité. Cest une atteinte à l'un des moyens que se donnent les citoyens pour faire respecter leur liberté. Cette atteinte au droit de lhomme est actuellement fréquemment perpétrée dans notre pays. Elle nest jamais dénoncée par les associations de défense des droits de l'homme. Elle porte pourtant atteinte aux droits des Français et des étrangers qui, tous, ont besoin de sécurité.
Par contre, alors quune partie non négligeable de la délinquance de voie publique est le fait de Français issus de limmigration et que le trafic de drogue est singulièrement entre les mains de Français maghrébins, les associations vilipendent toute personne sinterrogeant sur lexistence dun lien entre délinquance et immigration. Elles qualifient trop facilement toute volonté des défenseurs de la société de sanctionner efficacement des délinquants datteinte au droit de lhomme, toute intention de réprimer des délinquants issus de limmigration de racisme. M. Chevènement qui a qualifié les voyous de "sauvageons" a dû sexpliquer, sexcuser. Il n'a pu agir à sa guise et obtenir de résultats tangibles. On utilise le même procédé avec l'actuel ministre de l'intérieur qui a parlé de "racaille".
Délinquance et intégration.
La réalité du lien immigration-délinquance complique lintégration des Français dorigine étrangère, en particulier de ceux qui sont issus de nos anciens protectorats et colonies. Cette délinquance est parfois présentée comme résultant de la discrimination dont est victime cette population. En fait seule une petite partie de celle-ci sadonne à la délinquance, mais avec une telle constance que cela devient un problème social central.
Une des causes actuelles du racisme cest la visibilité de cette délinquance qui incite malheureusement à stigmatiser nos concitoyens issus de limmigration. C'est là une source aggravante des tensions déjà existantes. Là se trouve pour partie l'origine des interdits professionnels qui frappent certaines personnes ethniquement marquées. Ces interdits sont aggravés par le découragement qui peut résulter de la vue de dealers qui roulent en voiture de luxe au vu et au su de tous. Le rétablissement de l'ordre public est indispensable pour éviter le découragement de ceux qui veulent s'intégrer.
L'enfermement.
Ces personnes ethniquement marquées, on tente par ailleurs de les enfermer dans leur condition.
Aucune critique némane d'associations anti racistes au sujet des chansons racistes diffusées par tel ou tel groupe de jeunes issus de limmigration. Nul débat ne vient contrarier ceux qui chantent "nique ta mère". Ce serait pourtant loccasion pour les organisations anti-racistes de rappeler un proverbe arabe insuffisamment connu : "Sois poussière sous les pas de ta mère car le Paradis est là où elle pose son pied". Mais cela pourrait amener les Français à porter un regard positif sur leurs concitoyens issus des anciennes colonies. Tel nest sans doute pas la priorité de beaucoup danti-racistes.
On constate depuis peu la diffusion de théories affirmant quun néo-colonialisme serait à luvre au sein de la société française. Ce néo-colonialisme serait destiné à maintenir les nouveaux arrivants à part de la Nation qui les traiterait en "indigènes". Ces théories sont en fait destinées à tenter denfermer les jeunes de limmigration dans le statut dinfériorité qui était celui de leurs grands-parents. On veut les empêcher de saccepter Français, sans doute pour mieux les utiliser.
Faute de faciliter lintégration des associations anti-racistes proposent de mauvaises solutions.
Le droit de vote aux immigrés.
Donner le droit de vote aux immigrés lors des élections locales serait une erreur. En effet la modification du corps électoral des municipales et des autres élections locales faites en y adjoignant des étrangers non communautaires mettrait ces derniers en position darbitre de consultations se gagnant à la marge. Accorder ce droit de vote créerait automatiquement des tensions entre Français et étrangers non communautaires. Tel n'est pas le cas pour les étrangers communautaires puisqu'il existe des systèmes de réciprocité.
La mise en uvre dune telle mesure est plus propre à semer la discorde quà favoriser lintégration des non-communautaires, alors que les conditions pour devenir Français, et donc pouvoir légitimement voter à toutes les élections, sont parmi les plus souples au monde. De plus notre pays accepte la bi nationalité. Devenir national est donc une possibilité largement ouverte et constitue le meilleur instrument dintégration. Le préserver nécessite de ne pas morceler les attributs qui lui sont liés.
La discrimination positive.
Alors que le fait de devenir Français confère une appartenance qui a pour avantage de mettre au second plan lorigine, la race ou la religion, la discrimination positive rendrait obligatoire la mise en avant de lorigine raciale ou religieuse de chaque individu. Les enfants des couples mixtes seraient inclassables. On ne saura sil faut ou non faire bénéficier de mesures de faveurs les individus de type arabe mais à nom français ou, à linverse, les personnes de type européen mais à nom arabe.
De plus si la discrimination positive est mise en place on sera tenté de compter les assistés, les chômeurs, selon leur origine. Dans les divers métiers il faudra déterminer qui occupe les postes. Chez les journalistes par exemple, compter le nombre darabes, de juifs, de protestants, de noirs. La discrimination positive nécessite la mise en place dune politique raciale méticuleuse.
Appliquée à l'emploi, qui est rare, elle peut augmenter les tensions raciales car si certains bénéficient de mesures positives de discriminations d'autres seront en parallèle discriminer négativement.
Au lieu et place de ce système de discrimination, l'on pourrait s'interroger sur les causes du chômage en France, en particulier sur l'efficacité de l'argent dépensé au titre de l'assistanat, chaque euro affecté à cette fonction ne pouvant être utilisé au paiement d'un travailleur. Que ce soit pour les étrangers, pour les autochtones, pour le niveau de l'activité économique, le maintien du lien entre revenu et travail est indispensable. C'est de plus l'un des principaux instruments d'intégration.
Le rôle parfois néfaste des associations.
Plus quencourager lintégration certaines associations de lutte contre le racisme ont tendance à cultiver le ressentiment des nouveaux arrivants. Dans les années 20 lorsque les Arméniens sont venus se réfugier en France, aucune association ne les a incités à descendre dans la rue pour protester contre le quolibet dont ils étaient victime : « Arméniens tête de chien ». Aucune association ne les a détournés du seul objectif valable, lintégration dans leur nouveau pays.
Aujourdhui certaines organisations sous couvert de lutte contre le racisme ont mis en avant les étrangers délinquants, élargissant le fossé qui sépare les étrangers des Français. Elles ont dévalorisé les gouvernants, le législateur et instillé dans la société des concepts se substituant à celui de citoyenneté. Elles ont de ce fait affaibli le système démocratique et compliqué lintégration des étrangers.
Leurs actions, consistant trop souvent à vouloir démontrer que leurs concitoyens sont des racistes, ont incité au silence face aux problèmes liés à l'immigration et à l'identité nationale, entraînant une frustration encourageant les extrêmes.
Cet activisme, de plus, a remisé au second plan les vrais débats sur lécole, la police, la justice, lassistanat.
Les pouvoirs publics avant de reconnaître un rôle officiel aux associations anti-racistes en les subventionnant, en les conviant à participer à des opérations comme les "semaines déducation contre le racisme" qui leur ouvrent la porte des collèges et lycées, devraient faire un bilan précis des résultats de leurs actions.