Lipica | alix8 a écrit :
Est-ce que vous pensez que notre société doit reconsidérer ses rapports avec les animaux? Tuer, et surtout faire souffrir un animal pour le manger est-il moral? Les élevages intensifs doivent-ils être interdits?
Bref j'ouvre ce topic pour avoir vos avis sur ces questions, et j'ai été révolté par les avis de plusieurs catholiques qui pensent que les animaux ne peuvent PAS souffrir et que leur souffrance est totalement négligeable...ça ne me donne pas envie de croire en Dieu...
moi je suis végétarien pour des raisons morales, et beaucoup de gens ne le comprennent pas du tout, donc autant en parler...
Est-ce que quelqu'un içi peut regarder ce lien, en entier, sans prendre au sérieux la souffrance animale?
http://www.petatv.com/tvpopup/Pref [...] king_enews
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Topic très intéressant, je suis justement en train de lire un bouquin passionnant sur la souffrance animale, voilà pour la ptite référence si qqun serait intéressé (« la souffrance animale ou létude objective du bien-être animal » de Marian Stamp Dawkins) Je citerai le professeur Kastler qui écrivit « lhomme a toujours fait subir des souffrances aux animaux, il les met à mort pour se nourrir de leur chair. Mais alors quautrefois lanimal ne souffrait quau moment de sa mise à mort (
) aujourdhui, bien souvent, toute la vie de lanimal, de la naissance à la mort, nest quun martyre incessant »
Bien entendu, il serait grand temps quel la société reconsidère ses rapports avec les animaux. Lhomme cultive cette vanité qui lui donne lautorisation dagir comme bon lui semble et par cette persuasion de supériorité, il saccorde le droit dintervenir dans la vie de ses compatriotes, les animaux.
Tuer pour manger daccord mais à quoi bon faire souffrir inutilement ? Lespèce humaine doit obligatoirement être cruelle ?
Les élevages intensifs doivent être aboli !! Cest une certitude et il faut en parler pour espérer voir bouger les choses ! Notre société cultive bien trop lignorance et lHomme aime à se persuader que tout est merveilleux dans le plus beau des mondes, quil fait toujours le bien
Je conçois bien que la population mondiale doit être nourrie et quil faille élever de nombreux animaux afin de satisfaire les besoins de chacun. Mais dans cette industrie, lanimal pris individuellement ne compte plus. Il est vrai que létat sanitaire des animaux en élevage intensif est généralement bon ; laugmentation du coût du terrain, de lalimentation et de la main-duvre poussent à ces techniques délevage plus efficaces, moins exigeantes en main-duvre et en surface utile. Des porcs qui passent leur vie enfermés et qui nont jamais ni trop chaud ni trop froid nécessitent moins de nourriture pour leur croissance que des animaux élevés en plein air. Lalimentation automatique au moyen de tapis roulants réduit les coûts de main-duvre et un seul homme peut soccuper dun très grand nombre danimaux (par exemple, un homme pour 20 000 poulets). De plus, par une sélection génétique appropriée, il est possible de créer de nouvelles souches qui présentent une croissance ou une courbe de ponte très supérieure à celles des races traditionnelles. Aussi, la mort dun animal au sein de cette formule de production na quasiment aucune répercussion, et on en vient alors à élever des poussins dans 0,05-0,07m2
Et ne parlons pas du gaspillage considérable qui en découle, on en vient à produire trop et à jeter le surplus de viande (ou autres) qui ne fut pas vendu
Dire quun animal souffre revient à dire quil est conscient de sa souffrance, ainsi, un bon état de santé physique et une productivité optimale sont-ils garants de labsence de souffrance ?(jen reviens à une définition simpliste du bonheur, je lavoue)
Pourtant, bien que la santé physique soit une composante importante du bien-être animal dans les zoos, les cirques, les laboratoires ou nimporte quel autre lieu dans lequel sont hébergés les animaux, elle nest pas suffisante en elle-même. Des animaux en bonne santé physique peuvent malgré tout souffrir mentalement. Et en ce qui concerne la productivité (combien de fois nentendons pas, cette poule est heureuse vu quelle pond de nombreux ufs
), je citerai le cas du dindon qui mange relativement peu (pour reprendre largumentation dAlexis, précisant le rapport de surconsommation des animaux par rapport à leur productivité) et engraisse rapidement ; cela peut venir du fait quil est enfermé dans un espace réduit et incapable de faire de lexercice. De façon alternative, cela peut venir du fait quil est à labri de tout prédateur et quil passe donc moins de temps à tenter dy échapper quun animal moins productif. Ou encore pour reprendre lexemple du poussin et de son espace de vie réduite dans lequel il ne vivra que qq jours avant dêtre abattus. Il est donc évident que, suivant le cas, les conclusions concernant la santé physique et le bien-être individuel des animaux en cause seront très différentes. Il faut peu de temps à un animal pour ressentir une douleur ou souffrir mais il en faut bien davantage pour que sa santé en soit affectée. Alors, la présence danomalies physiologiques ou comportementales chez des animaux apparemment en bonne santé impose de rechercher des mesures plus sensibles de la souffrance.
Lêtre humain saccorde le droit de choisir son alimentation et de se diriger vers la viande (bien que physiologiquement, il sapproche de plus en plus dun régime herbivore
), de ce fait, on ne peut obliger chacun de devenir végétarien mais navons-nous pas le devoir de produire dans les moindres souffrances ?
Pour en venir au lien cité, ce nest quun exemple de lincommensurable cruauté dont lHomme peut faire preuve. Que dire de ces chevaux, au Brésil, dont on coupe les pieds trois jours avant de les tuer, prétextant que la souffrance attendrit la viande
Cependant, les personnes qui sattarderont sur ces images sont celles qui prennent la vie animale à cur, les autres préférant passer à côté sans sen soucier.
Le travail sur la société est immense et il serait grand temps de salarmer !
Dsl pour cette lecture fastidieuse... |