pere-castor | mnml a écrit :
Plus précisément est-ce qu'il y en a qui sont "investisseurs immobiliers" et qui ont achetés plusieurs apparts à crédit. Je vois pas mal de vidéos fleurir sur YouTube la dessus, avec l'idée de l'indépendance financière derrière. I.e. en utilisant l'effet de levier, acheter des appartements qui s'autofinancent.
J'avais fait une petite simulation de mon côté et ça ne me paraissait pas rentable en incluant tous les frais (vacance locative, travaux, impôts, taxes,. Etc)
Donc par curiosité j'aurais aimé savoir si quelques uns arrivent à en vivre.
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J'ai déjà fait plusieurs retours ici concernant mes investissements immobiliers, acquis dans un objectif d'indépendance financière à relativement court terme.
Concrètement, j'ai fait un premier projet en 2015 (immeuble de 6 lots en métropole lilloise, avec un peu de travaux et loué en meublé) qui me rapporte aujourd'hui ~ 1000€ de cash-flow (trésorerie) net + 1200€ de capital remboursé chaque mois. Je suis actuellement en recherche active de biens similaires à acheter.
Les vidéos Youtube sont pour la plupart assez bien faites et divertissants, moi-même j'en regarde pas mal pour inspiration. Cependant ils ont un biais fort en faveur de projets à très haute rentabilité court terme, privilégiant uniquement le cash-flow : colocation, location courte durée, zones sinistrées. Il s'agit aussi souvent de jeunes investisseurs, qui manquent de recul sur ce qu'est réellement un projet immobilier locatif dans sa globalité, notamment les soucis de gestion, la fiscalité qui ne fait que s'accroître, et surtout la revente. Ceux qui ont réellement un historique important de transaction et de gestion locative sont rares (O. Seban, G. Grimm notamment).
La grosse limite des vidéos est aussi d'éluder complètement la notion de risque. Investir dans une maison à Roubaix et la louer à 10 colocataires, c'est certainement très profitable, mais c'est pas vraiment le même risque qu'un seul appartement en centre-ville de Lille. De même pour ceux qui font de la location saisonnière, oui c'est très rentable aujourd'hui, mais la législation peut évoluer comme c'est déjà le cas dans plusieurs grandes métropoles. Or je soupçonne que beaucoup de ces Youtubeurs n'aient pas du tout les liquidités pour faire ça à un gros problème locatif.
L'intérêt de ces vidéos est toutefois de challenger la vue de l'investissement "à la papa", avec une vue uniquement patrimoniale souvent centrée sur des achats "prestigieux" mais avec des rentabilités médiocres. OK il y a 20 ans c'était un bon plan d'investir dans des studios sur Paris, mais maintenant que les rentabilités sont de 3%, avec un cash-flow négatif de plusieurs centaines d'euros, est-ce toujours le cas ? Si elles peuvent vous motiver à sortir de chez vous, aller faire quelques dizaines de visites jusqu'à tomber sur un beau projet qui s'autofinance (en gros, rentabilité 10% ou mensualités < loyers * 0,7), c'est déjà positif.
bouhi93 a écrit :
Pour en vivre, ou il faut en avoir beaucoup, ou savoir acheter...
Et savoir acheter, c'est avoir une âme de rapace, genre ventes aux enchères, genre aider un petit vieux en mauvaise santé et sans famille proche, s'en faire un ami et lui proposer un viager bien avantageux... Et si possible trouver des locataires qui restent et payent un max.
Sur ce dernier point, vu les annonces du président sur les APL et Cie, on peut se demander jusque quand ça va durer. Dans les campagnes où les prix de l'immo sont bas, les plafonds de versements d'APL sont les mêmes que là où c'est bien plus cher. Certains proprios, avant de fixer leur loyer, demandent au locataire d'aller tester la CAF pour voir à combien ils ont droit. Ainsi, le locataire ne paye rien ou presque de sa poche, mais le proprio récupère un loyer qu'il n'aurait jamais du avoir avec un locataire qui paye et compare le loyer vs prestations dans le secteur...
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Pas d'accord avec ça... oui les bonnes affaires se font avant tout à l'achat, mais ce ne sont pas que les situations que tu décris. Divorces, successions, mais aussi vendeurs qui en ont marre de la gestion locative, ou qui tout simplement ont déjà bien rentabilisé leur investissement et souhaitent partir sur autre chose. Au contraire, dans les grandes villes, on ne fait plus de (très) bonnes affaires aux enchères. Par contre il faut multiplier les visites, perso j'en suis déjà à une vingtaine depuis janvier pour mon nouveau projet, avec déjà une dizaine d'offres de prix, toutes refusées pour le moment.
Tracteur a écrit :
Y à professeur
C’est pour consolider ses revenus et en vivre a la retraite je pense.
Pour en vivre il faudrait déjà que les biens soient payés et il en faudrait beaucoup vu la fiscalité.
Genre 200 00 / 250 000 de loyer bruts annuel (avec emprunts solde) Après si tu vis comme un ermite, sans enfants et sans conjoint ça va être plus facile.
Édit : d’ailleurs il devient quoi prof ?
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Pas forcément (voir plus haut concernant le cash-flow)
mnml a écrit :
Il y en a sur YouTube, mais je suspecte qu'ils vivent surtout de fric qu'ils ont avec leurs formations pour être libre financièrement, et pas beaucoup de leurs biens immobiliers...
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C'est certainement vrai pour l'immense majorité des jeunes Youtubeurs. Certains poussent le cynisme jusqu'à avouer que ce sont les formations qui leur rapportent le plus, et montent des formations pour apprendre à vendre des formations... un système de Ponzi quoi
valentin a écrit :
Le plus dur à mon sens c’est de trouver l’équilibre entre endettements, frais fixes et revenus. Je pense que tu peux être très vite en faillite. Exemple au hasard, credit sur tous les biens en location + ton loyer à payer et 50% des locations qui ne payent pas (vacances ou défaut de paiement). Je pense que c’est la banqueroute assurée.
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Comme pour tous les investissements, il suffit de diversifier. Emplacement, type de bien (commercial/habitation), petites et grandes surfaces, mode de location (nue/meublé, éventuellement colocation et/ou saisonnier) afin de couvrir contre les risques locatifs ainsi que l'évolution législative et fiscale. Le gros investisseur qui lisse son risque entre plusieurs biens, est certainement moins exposé que le mono-propriétaire qui a tous ses œufs dans le même panier.
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