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La chronobiologie
Les différents pics et creux de ces rythmes ne sont pas distribués au hasard, mais relèvent d'une véritable programmation et une organisation dans le temps des nombreuses activités, quelles soient métaboliques, nerveuses, endocriniennes...
La chronobiologie est 1a science qui étudie et quantifie 1es mécanismes biologiques lies au temps, y compris 1es manifestations du rythme de 1a vie. Elle désigne l'étude de l'organisation temporelle des êtres vivants, des mécanismes qui la contrôlent et des altérations qui peuvent la modifier.
En physiologie, les pics et les creux des différents rythmes ne se placent pas au hasard. Au contraire ils sont organisés ou structurés précisément dans le temps.
On synthétise les rythmes biologiques par des courbes sinusoïdales, les principaux paramètres sont calculés par 1a méthode des moindres carrés de 1a fonction cosinus, on parle de "cosinor", de périodicités, de synchroniseurs.
Les domaines de 1a chronobiologie sont 1a chronophysiologie, 1a chronopathologie et 1a chronopharmacologie, qui elle-même se subdivise en hronopharmacocinétique, chronotoxicologie, chronopharmacodynamie, chronobiologie alimentaire et chronothérapeutique.
Les relations entre chronobiologie et nutrition sont à envisager sous les quatres aspects suivants :
- il existe un rythme circadien (24 h) et un rythme annuel du comportement alimentaire : programmation à long terme ;
- les rythmes biologiques persistent pendant le jeûne ;
- l'heure des repas n'est pas ni le principal, ni le seul synchroniseur des horloges biologiques de l'homme ;
- tous les mécanismes biochimiques qui contrôlent le métabolisme des nutriments ont des rythmes circadiens.
Pour plus de précisions, se reporter à la bibliographie et aux liens scientifiques.
Cette notion d'organisation temporelle a une réelle importance, non seulement théorique, mais aussi pratique. Les accidents de voiture ou d'avion dus à une "erreur humaine" se produisent souvent vers deux ou trois heures du matin, heure où les potentialités physiques, psychiques et intellectuelles des humains sont au plus bas. C'est le moment où les réponses, les réflexes sont les plus lents et les moins adéquats.
Autre utilité pratique essentielle de cette chronobiologie: notre organisme ne réagit pas de la même façon aux médicaments ou aux nutriments selon l'heure à laquelle ils sont ingérés.
La chronobiologie de lêtre humain actuel
La chronobiologie se réfère aux sécrétions enzymatiques et hormonales de l'organisme humain dont les variations ou les apparitions sont inéluctablement réglées par des stimuli horaires d'activité, de lumière ou de nuit ou de sommeil, de froid ou de chaud, de faim ou de satiété.
Les scientifiques ont ainsi déterminé avec précision certains stimuli fondamentaux chez l'être humain : lever du soleil, coucher du soleil, fatigue, soif, faim et, récemment, des stimuli liés à la mise en route ou à la fin d'activité des différents organes digestifs.
À chaque stimulus correspond le déclenchement des sécrétions enzymatiques en parfaite harmonie avec les besoins énergétiques et caloriques de l'être humain, qui eux-mêmes correspondent aux besoins de fonctionnement de son organisme, selon le schéma suivant :
Le matin
Forte sécrétion de lipases afin de métaboliser les graisses qui seront utilisées plus tard pendant la période de sommeil, pour la fabrication des parois cellulaires.
Sécrétion des protéases pour métaboliser les protéines qui permettent pendant le sommeil suivant de relancer le processus de fabrication des contenus cellulaires.
Ces deux sécrétions sont précédées par un pic de sécrétion d'insuline permettant à la fin du sommeil et à la suite du pic naturel de cortisol qui le déclenche par la légère hypoglycémie quil provoque, la mise en route de l'utilisation des sucres lents afin d'assurer progressivement les transferts et surtout permettre dès le réveil lapport dénergie nécessaire au travail de tous les organes en activité.
Donc : lipides, glucides lents et protéines ont leur place le matin.
Le midi
Sécrétion des protéases et des amylases.
Commencement du processus de mise en place des protéines cellulaires.
Stockage des réserves protéiniques et des globulines de défense.
Donc, apport indispensable de protéines et de glucides lents à midi.
La fin daprès-midi
Apparition d'un pic insulinique permettant l'utilisation des sucres rapides et semi-rapides pour éviter le déstockage des protéines et compenser la fatigue liée au fonctionnement des organes.
Cest le moment de consommer des acides gras dorigine végétale et des glucides.
Le soir
Il n'y a pratiquement plus de sécrétions digestives, ce qui ralentit considérablement l'assimilation des aliments. Et comme on métabolise peu, on va stocker si on mange trop de lipides ou de glucides !
L'organisme attaque sa période de restructuration cellulaire (souvenez vous : on grandit la nuit !), il ne sera plus en mesure de métaboliser des apports nutritionnels trop importants aussi bien en qualité quen quantité. Conséquence fâcheuse pour la silhouette, répétons-le, ce qu'on ne métabolise pas va être stocké !
Donc apport limité de protéines légères et de fibres le soir.
Ce schéma chrono-nutritionnel est celui des lipides, glucides et protéines. Il en est de même, comme nous le verrons plus loin, pour les micronutriments, compléments indispensables des nutriments de base.
Peut-on encore se fier à notre instinct ?
N'importe quel zoologue sait que les animaux carnivores attrapent leur proie dans la matinée. Ils commencent toujours par manger la partie la plus grasse.
Les ethnologues rapportent dans leurs études que les tribus primitives (chasseurs-cueilleurs) sont omnivores par nécessité et carnivore en priorité.
Quant aux préhistoriens, leurs découvertes et leurs études ont permis de confirmer que l'être humain primitif, chasseur et carnivore par atavisme, est devenu cueilleur et fructivore en copiant d'autres êtres vivants parce qu'il est curieux et observateur, bien avant de devenir agriculteur et éleveur voici guère plus de 10 000 ans.
Il existe donc un réflexe pavlovien de sécrétion donnant à penser que, selon le moment de l'activité quotidienne, la faim ne déclenche pas les mêmes sécrétions, l'organisme n'ayant pas les mêmes besoins suivant le moment de la journée. Cela signifie donc qu'à tel moment de son activité, l'être humain a besoin de telle nourriture et sécrète l'enzyme correspondant pour l'utiliser.
La civilisation ayant étouffé notre instinct et fait passer l'envie avant le besoin, l'agréable avant le nécessaire, les sécrétions physiologiques ne correspondent plus obligatoirement à l'aliment ingéré.
Celui-ci ne peut donc pas être utilisé et est donc mal métabolisé, cest-à-dire inutilement stocké.
Comme s'il existait une punition naturelle, le stimulus n'ayant pas suscité l'ingestion de l'aliment nécessaire, il se produit une sensation plus ou moins aiguë d'insatisfaction qui déclenche deux styles de réaction suivant l'individu :
une boulimie de soulagement, responsable d'une prise de poids parfois spectaculaire;
ou une résistance à la sensation de faim, génératrice rapidement d'un état latent ou patent de dépression.
On a dans le premier cas l'explication de l'échec quasi constant des régimes par privation (carentiels) et, dans le deuxième, l'explication des fréquents états dépressifs constatés lors de ces mêmes régimes (surtout sils sont sans gras, constituant principal du cerveau !), la dépression étant d'autant plus grave qu'ils auront été bien suivis !
La morphonutrition®
La réorganisation alimentaire par la chrono-nutrition® apparaît sans contestation possible le plus sûr moyen de retrouver son équilibre physique et psychique sans risque, puisqu'elle est l'expression logique de la chronobiologie nutritionnelle de l'être humain.
Cependant, la complexité des modes d'existence et d'activité de chacun dans la société actuelle rend la tâche du nutritionniste délicate. Pour chaque sujet, sur un canevas nécessairement identique pour tous, viennent se greffer mille et une façons d'équilibrer son corps sans risquer de dérégler son esprit.
Pour y parvenir, on fera appel à la morphonutrition® qui adaptera à chaque individu la réorganisation micro et macronutritionnelle qui lui convient. Cette technique originale assure la gestion permanente de la chrono-nutrition®. En établissant le morphotype initial puis, au fur et à mesure des mois, les morphotypes suivants permettra dévaluer de façon précise lévolution de la silhouette en même temps que celle du poids, autorisant des ajustements éventuels de façon pertinente.
En effet la comparaison des morphotypes mesurés successivement ôte pratiquement toute source derreurs de la part du chrononutritionniste et permet en même temps à celui-ci de déceler tout dérapage alimentaire micro ou macronutritionnel.
Le bon sens
Au bon nutriment (indiqué par exemple par le Plan National Nutrition-Santé, PNNS), auquel on associe la bonne quantité (choisie grâce aux recommandations diététiques en fonction de la personnalité de chacun : morphologie, état de santé, risques, carences, excès, hérédité...), la chronobiologie fixe le bon moment dabsorption, entre autres, celui qui permettra une métabolisation idéale, sans stockage ni prise de poids.
Cette approche chronobiologique de la nutrition dans laquelle les apports alimentaires conseillés sont respectés en quantité comme en qualité, et où lheure de la prise est fixée selon notre rythme biologique a un nom : chrono-nutrition®. Nous vous invitons maintenant à encore mieux la découvrir.
source : http://www.chrono-forme.fr/la-chro [...] ologie.php
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