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Auteur Sujet :

Ecrire un livre : vos romans amateurs (Màj du 1er post)

n°54072769
point-virg​ule
Posté le 02-08-2018 à 03:09:48  profilanswer
 

Reprise du message précédent :
Contexte : fable écrite pour un atelier d'écriture (donc avec des consignes, tout ça).
 
 
          Le Singe et les Araignées
 
 
Le Singe vaniteux, maître dans sa forêt,
Estimait trop ses goûts et ses habits bien faits.
Souvent il paradait au sein de Singénie ;
Il aimait les regards qu’il voyait plein d’envie.
Nuit et jour il parlait fils, tissus, vêtements,
Garde-robe et motifs, couture et parement.
En apprenant cela, les sœurs Araignées rirent ;
Elles virent le Singe et, confiantes, lui dirent :
« Tisser, nous savons faire, et mieux que tes soieries,
L’on peut faire nous deux de merveilleux habits.
En plus de leur beauté, nos fils ont un pouvoir :
Seuls les intelligents peuvent vraiment les voir. »
Amusé par l’idée, le Singe les paya ;
Rire plus tard des fats le mettait tout en joie.
Avecque cet habit, qu’il imaginait bien,
Il pourrait se moquer de tous les bons à rien ;
Gare, donc, à ceux-là, car le Singe est joueur :
Ne dit-on pas souvent que c’est un grand farceur ?
Étant dans la forêt le maître incontesté,
En appelant ses gens, il les vit l’entourer.
« Sujets ! leur cria-t-il. Merci d’être venus.
— Pourquoi sommes-nous là, ô grand maître vêtu ?
— Pour transmettre un message à toute la forêt :
« Vous êtes invités au prochain défilé.
J’y porterai alors une telle tenue
Que vous croirez qu’avant je me baladais nu. »
»
La nouvelle eut tôt fait d’intriguer les curieux
Qui très vite eurent vent de l’habit fabuleux.
Et pendant ce temps-là, le Singe si pressé,
En désirant savoir où les sœurs en étaient,
Envoya dès la nuit le Renard avisé
Voir si les Araignées avaient bien travaillé.
Il alla les trouver tout au fond dans les bois
Et les vit s’affairer, mais il ne vit que ça ;
Nulle trace d’habit, nulle trace de fil :
« Dieu ! Serais-je stupide ? Ou alors imbécile ?
Je dois faire semblant ! » pensa donc le Renard
En jalousant les sœurs et contemplant leur art.
« Eh bien ! Qu’en pensez-vous ? dirent-elles soudain.
— Oh ! Oui… C’est très joli, feignit-il, incertain.
Et le maître aimera davantage que moi
Qui n’ai pas un bon œil pour juger votre soie. »
Le Renard s’en alla sans voir la farcerie
Des escrocs Araignées qui pouffèrent de ris.
Le jour du défilé finit par arriver
Et toute la forêt voulut y assister.
Les Cerfs étaient présents, ainsi que les Chevreuils,
Les Blaireaux, les Agneaux et puis les Écureuils.
Les nommer un par un serait trop fastidieux :
Imaginez-vous donc des animaux nombreux.
De son côté, le Singe était avec les sœurs,
Et en ne voyant rien, il crut à une erreur.
« Mon habit, leur dit-il. L’avez-vous terminé ?
— Ne le voyez-vous pas ? Nous l’avons amené.
Nous allons vous vêtir, veuillez ne pas bouger.
— Oh, cela. Oui, je vois. C’est un travail parfait !
Qu’il est léger et blanc ! » mentit-il davantage
En tâtant son corps nu pour paraître plus sage.
Nul ne devait savoir qu’il était un idiot,
Alors il défila le regard fier et haut.
Tous le trouvèrent beau, l’acclamèrent en chœur,
Quand soudain un Agneau, l’animal au pur cœur,
Ne comprenant pas, dit : « Il n’a aucun habit. »
Les autres firent donc : « Il dit vrai, le petit… »
Le Singe tout honteux, voulant être malin,
Se rendit compte enfin qu’il n’était pas très fin.
Paraître intelligent dans un déguisement
Est le meilleur moyen de montrer que l’on ment.

mood
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Posté le 02-08-2018 à 03:09:48  profilanswer
 

n°54072824
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 02-08-2018 à 05:44:27  profilanswer
 

Solaire, comme à Versailles, le pape est appelé à régner.

n°54072943
MasonAge
Posté le 02-08-2018 à 07:39:36  profilanswer
 

Je m'intéresse plus à d'autres types de fictions, pour autant ta fable me semble tout à fait correctement rédigée, même si quelques rimes me semblent poussives mais j'ai l'impression que tu t'inspires d'une ancienne orthographe du français.
Merci pour le partage en tout cas.

n°54075311
point-virg​ule
Posté le 02-08-2018 à 11:41:22  profilanswer
 

Citation :

Je m'intéresse plus à d'autres types de fictions, pour autant ta fable me semble tout à fait correctement rédigée, même si quelques rimes me semblent poussives mais j'ai l'impression que tu t'inspires d'une ancienne orthographe du français.
Merci pour le partage en tout cas.


Oui, je vois ce que vous voulez dire, merci.
 

Citation :

Solaire, comme à Versailles, le pape est appelé à régner.


Talbazar, t'es toujours aussi sibyllin ? Merde, mais pourquoi je pose une question, je vais rien bitter à la réponse...

n°54075929
Grenouille​ Bleue
Batracien Azuré
Posté le 02-08-2018 à 12:43:17  profilanswer
 
n°54075955
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 02-08-2018 à 12:45:18  profilanswer
 

Que veux-tu que je te dise ? La fable c'est pas mon truc et je vis avec le vocabulaire de mon temps, donc je sortirais pas l'éloge de Pindare dans les Epinicies qui célébraient les athlètes olympiens, ni le blâme d'Archiloque dans les Epodes qui dénigrait son ex. Je reste donc sagement à la lisière de ton fruitier.

 

edit/ Bordel de merde GB, tu pouvais pas te faire des nouilles au lieu de me griller ?


Message édité par talbazar le 02-08-2018 à 12:46:24
n°54076271
point-virg​ule
Posté le 02-08-2018 à 13:18:35  profilanswer
 

Citation :

Que veux-tu que je te dise ? La fable c'est pas mon truc et je vis avec le vocabulaire de mon temps, donc je sortirais pas l'éloge de Pindare dans les Epinicies qui célébraient les athlètes olympiens, ni le blâme d'Archiloque dans les Epodes qui dénigrait son ex. Je reste donc sagement à la lisière de ton fruitier.


Très bien, là c'est clair et je ferme ma gueule.

n°54099336
homnibus
Posté le 05-08-2018 à 23:15:51  profilanswer
 

Drap

n°54171322
homnibus
Posté le 14-08-2018 à 18:28:47  profilanswer
 

Bonjour zatous !
 
Voici un wanna-be écrivain de plus qui a flairé le bon fillon pour se faire un max de fric facilement. Mon talent immense parle pour moi et je ne doute pas de décrocher le Goncourt dans quelques années, seulement dans ma grande magnanimité je daigne partager mon premier jet avec vous :o
En vrai c'est mon tout premier exercice d'écriture depuis que j'ai quitté le lycée il y a 15 ans. J'ai bien écrit une thèse en chimie mais c'était un peu plus terre à terre dira-t-on :o Donc vous pouvez me dire si tout est à jeter - auquel cas j'aurais perdu quelques heures et un peu de mon égo - ou ce que je devrais améliorer.  
J'ai dans l'idée de soumettre cette nouvelle à un concours. Je ne me fais aucune illusion mais je sais bien que si je n'ai pas un truc qui me motive je ne finirai jamais cette nouvelle :D
 
 
 
Alano…
Alano…
Le Cobra est sorti, son ombre plane sur le monde
Alano, méfie-toi de lui…

   
Le chant du coq réveilla Alano lorsque le premier astre commença à éclaircir le ciel encore largement noir. D’ici quelques heures, le second astre se lèvera lui aussi et la chaleur rendra alors impossible les travaux d’extraction et de transports des pierres.
Les yeux encore embués par le sommeil, il vit certains autres apprentis déjà debout. Il se leva et se fraya un chemin au milieu des lits de camps vers les fontaines pour faire ses ablutions quotidiennes.
Une fois terminé et après s’être rassasié dans le grand réfectoire, il grimpa sur le réseau d’échelles à flanc de coteau pour atteindre le sommet de la carrière. Là-haut, il se retourna pour admirer la vue qui s’étendait devant lui. La couleur dominante du sol était ocre mais avec des subtiles nuances de brun, de fauve et de jaune brûlé. Le contraste avec le ciel bleu naissant ne manquait jamais de lui couper le souffle.
« Arrête un peu de rêver, Alano. Les pierres ne vont s’extraire toutes seules. dit Arnal, son compagnon apprenti.
- Pourquoi, tu n’as pas envie de le faire à ma place ? dit Alano en souriant.
- Avoue que tu pensais encore à la petite Relina. Je préfère te dire tout de suite que c’est mort, elle n’aime pas les moches.
- Tu ne crois pas si bien dire. »
Rigolant, il prit sa pioche et commença à creuser dans la roche.
 
Après quelques heures, la chaleur émise par les deux astres fit transpirer les apprentis à grosses gouttes. Une fois le signal de fin d’extraction émis par le contremaitre, les apprentis se mirent en route pour le réfectoire pour suivre les enseignements des maitres tailleurs. Par groupe de dix, les apprentis se séparèrent pour former des cercles autour de chaque maitre.
Taro était le  maitre d’Alano et d’Arnal depuis des années. Vêtu d’un pagne violet, les tatouages sur son crâne et son visage ridé et glabre indiquaient qu'il avait atteint le rang de Mentor. La hiérarchie des tailleurs des ames était rigide et chaque étape était extrêmement longue ; aussi atteindre ce rang était inconcevable pour Alano.  
Taro leur dit :
"Aux origines du monde, le temps était figé et les deux astres immobiles dans le ciel. Ici-bas, seules la pierre et l’eau existèrent. Pour une raison inconnue, le chant du Rakarma apparut et permit au souffle kha primordial de s’engouffrer librement à travers le jeune monde. Le kha était alors primitif et pur, sans balise pour le canaliser. Le temps démarra et les astres se déplacèrent. La vie apparut grâce au kha qui se fixait. »  
Assis en tailleur, il prit une pierre à deux mains et la montra au groupe.
 
« Cette pierre que vous voyez est une enveloppe vide. Cependant, elle a été taillée selon les rituels. Elle est donc prête à accueillir le kha d’un être autrefois vivant »  
 
Il posa la pierre sur une petite table et fit couler de l'eau parfumée dessus.
 
" Qui maitrise le chant du Rakarma peut façonner le Kha à sa volonté"
 
Il déposa la pierre sur le sol et emit un son guttural, primitif. Sa tête pencha d'arrière en avant, les yeux mi-clos.
 
Mmmmmmmmmmmmmmmmmmmmm
 
Ce son lancinant se fit de plus en plus fort et insistant. La vision d'Alano se troubla et le bout de ses doigts commençait à s’engourdir.  
 
Mmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmm
 
Il luttait pour garder les yeux ouverts. Juste avant de les fermer, des ombres passèrent au bord de son champ de vision. Il ne sentait maintenant plus ses mains ni ses pieds. Ses jambes tremblèrent. Ecrasé par la gravité, il s’étala de tout son long et les ténèbres l’envahirent.
 
Alano…
Le Cobra !
Alano…

 
« Alano ? Alano ? »
Alano sentit une main lui tapoter la tempe. La tête d’Arnal lui apparut floue.
« He bien, on peut dire que la démonstration du Mentor t’a fait de l’effet. Sensible comme tu es, tu aurais mieux fait de te lancer dans une carrière de peintre plutôt que tailleur » le railla-t-il.
Il balaya le groupe du regard et fut réconforté de voir qu’il n’était pas le seul à s’être effondré.
Une fois tout le monde remis de ses émotions, Taro repris la parole.
« Cette pierre est maintenant un substrat du Kha. Toi, prend cette pierre dans tes mains. » dit-il en désignant Alano.
Il s’assit devant la pierre et obéit aux injonctions du Mentor.
 
Le corps couvert d'écailles, il marcha à quatre pattes. Il tira la langue qui perçut diverses palettes de chaleurs. La végétation luxuriante autour de lui informa qu’il était situé dans une région inconnue, manifestement très loin de chez lui. Les rayons de l’astre réchauffaient son sang de telle sortequ’il eut suffisamment d’énergie pour se remettre en marche et quitter les berges du fleuve.
Il se faufila à travers les hautes herbes en recherchant avidement de la nourriture. Des petites insectes rampants ou volants feraient parfaitement l’affaire.
Un rugissement énorme le bloqua net. Au bord de son champ de vision, il aperçut la gueule hérissée de canines d’un monstre poilu. Tétanisé par la peur, il attendit que le prédateur bondisse sur lui.
 
Par reflexe, il rouvrit les yeux et laissa tomber brusquement la pierre. Tora la reprit au vol et s’adressa au cercle des apprentis.
« Alano a été en contact avec ce kha emprisonné au sein de cette pierre dont il a pu voir des bribes de souvenirs. Cependant, c’est contre la nature du Rakarma d’enfermer le souffle vital dans des objets. ».
Il prit la pierre dans sa main qu’il serra. La pierre ne résista pas à cette pression et s’éclata en petits morceaux, subjuguant les apprentis face à cette force hors du commun.
 
Comme à l’accoutumée, le reste de la journée oscilla entre étude des textes du Rakarma, l’histoire des civilisations, la musique, la poésie et la gymnastique.
 
La journée finie, les apprentis se rendirent au grand réfectoire. Une fois assis, Alano pris le pain et se servi dans le plat de pois chiches et de dates.
« Pfiou, cette journée m’a vanné, encore quelques années à ce rythme et je suis bon pour nourrir les chèvres. se plaigna Arnal. Alors Alano, tu n’as pas dit ce que tu as vu quand tu tenais cette pierre ?
- mmh ?
- Lâche un peu cette petite Relina des yeux et répond moi !
- Et bien, j’étais dans la peau d’un petit animal qui est sans doute mort il y a fort longtemps et fort loin d’ici. Je crois qu’il a fini dans l’estomac d’un gros chat.
- Ca me fait flipper ces histoires. Qu’est ce qui me dit que moi aussi je ne finirai pas dans une pierre, et l’histoire de ma vie sera à la portée de n’importe quel apprenti.
- T’inquiète pas, tu es tellement rasoir que n’importe qui aura envie de lancer cette pierre le plus loin possible.
- Ouais c’est ça. Bon je te laisse à ta petite, moi je vais pieuter »
Alano regarda de nouveau Relina, assise de l’autre côté du réfectoire, qui lui répondit par un sourire.
« Bon j’irai lui parler demain, moi aussi je suis trop fatigué » pensa-t-il. Il retourna dans le campement, se blottit dans son lit et ferma les yeux.
 
- Alano, écoute-moi.
- Oui ? Qu’y-a-t-il ? Et qui es-tu ?
-  Je ne peux pas te dire qui je suis. Je viens de l’Avenir. Non, ne parle pas et écoute-moi. Le Cobra s’est réveillé et il a faim de souffle de vie. Tu dois l’arrêter.
- Et comment pourrai-je l’arrêter ?
- Demain tu connaitras une tragédie. Utilise l’amulette.
- Quelle amulette ?
- Tu la reconnaitras.

 
Il lutta à son réveil pour garder cette conversation dans sa mémoire. Son instinct  lui dictait de ne pas oublier ses souvenirs.


Message édité par homnibus le 14-08-2018 à 18:35:10
n°54174241
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 15-08-2018 à 09:00:02  profilanswer
 

le plat de pois chiches et de dates.
 à ce rythme et je suis bon pour nourrir les chèvres. se plaigna Arnal.
 
Dattes
se plaignit

mood
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Posté le 15-08-2018 à 09:00:02  profilanswer
 

n°54174262
MasonAge
Posté le 15-08-2018 à 09:09:55  profilanswer
 

Merci pour le partage, même si j'avoue ne pas avoir apprécié ta nouvelle.
En fait, je n'ai pas compris, il me manque des informations de contexte pour comprendre ce que tu essaies de faire.
Il y a deux astres, ce qui m'a fait penser à la planète de Luke Skywalker dans l'épisode 4, mais on y mange des pois chiches et des dattes ???
Qui est ce Cobra ? cette Relina ?
Tant que tu ne les présentes pas, tous ces personnages restent très flous.
Et puis après toute la cérémonie, le mentor détruit la pierre ? Tu parles d'un truc qui servait à rien...

n°54174407
homnibus
Posté le 15-08-2018 à 09:52:32  profilanswer
 

talbazar a écrit :

le plat de pois chiches et de dates.
 à ce rythme et je suis bon pour nourrir les chèvres. se plaigna Arnal.
 
Dattes
se plaignit


 
Merci :jap:
 

MasonAge a écrit :

Merci pour le partage, même si j'avoue ne pas avoir apprécié ta nouvelle.
En fait, je n'ai pas compris, il me manque des informations de contexte pour comprendre ce que tu essaies de faire.
Il y a deux astres, ce qui m'a fait penser à la planète de Luke Skywalker dans l'épisode 4, mais on y mange des pois chiches et des dattes ???
Qui est ce Cobra ? cette Relina ?
Tant que tu ne les présentes pas, tous ces personnages restent très flous.
Et puis après toute la cérémonie, le mentor détruit la pierre ? Tu parles d'un truc qui servait à rien...


 
Merci de l'avoir lu et désolé que ça ne t'ai pas plu. :jap:
 
Peut être j'aurais du préciser que cette nouvelle est loin d'être finie. Il faut faire entre 20000 et 30000 signes, et là j'en suis à 7000. Je comptais donc développer les personnages dans la suite, mais je voulais savoir si il y avait un souci de style ou d'écriture.  
 
Pour ce qui est du monde, j'avais en tête un monde désertique imaginaire, je t'avoue que je n'avais pas du tout pensé à Star Wars, mais maintenant que tu le dis :D
 
Pour ce qui est de détruire la pierre, je voulais expliquer au lecteur que dans ce monde, les âmes circulent et peuvent être vécues par les vivants. Je compte jouer dessus pour l'intrigue.  
 

n°54175671
MasonAge
Posté le 15-08-2018 à 13:47:42  profilanswer
 

Merci pour tes explications, mais je pense qu'il faut un minimum de présentation de tes personnages et de l'univers avant ton texte, sinon en ce qui me concerne j'arrête ma lecture et passe à la nouvelle suivante du concours.
Apparemment ce cobra est un personnage dangereux et ton personnage ne réagit pas, juste il se réveille et va à ses occupations sans rien dire à personne, ni réfléchir à l'avertissement, il ne se dit même pas "qui est le cobra ?". Si tu voulais faire ressentir un danger au lecteur tu es passé à côté.
Bon courage !

n°54176599
homnibus
Posté le 15-08-2018 à 16:39:52  profilanswer
 

En effet j'ai bien une idée de qui est ce Cobra et comment il interagira avec les protagonistes. Mais j'avais pas vraiment tilté que comme le lecteur ne le sait pas, ça risque de l'agacer. Je vais modifier le début dans ce cas :jap:
 
En tout cas je suis content d'avoir posté cet extrait, ton retour m'ouvre les yeux sur ce qui ne va pas.

n°54179680
MasonAge
Posté le 16-08-2018 à 01:27:56  profilanswer
 

homnibus a écrit :

En effet j'ai bien une idée de qui est ce Cobra et comment il interagira avec les protagonistes. Mais j'avais pas vraiment tilté que comme le lecteur ne le sait pas, ça risque de l'agacer. Je vais modifier le début dans ce cas :jap:
 
En tout cas je suis content d'avoir posté cet extrait, ton retour m'ouvre les yeux sur ce qui ne va pas.


Pas de soucis.
Maintenant il ne s'agit que de mes attentes à moi en tant que lecteur, il y aura peut-être d'autres avis ici, et j'aimerais juste ajouter à mon dernier message, qu'il peut y avoir une ou deux questions résolues plus tard dans le texte, c'est même important de rendre le lecteur curieux de lire la suite, l'erreur opposée serait de faire un long et ennuyeux exposé de présentation, mais en lisant le début de ta nouvelle j'avais tellement de questions que ça me décourage de lire la suite.
L'écriture n'est pas une science exacte et le début d'un texte est difficile, il faut attirer l'attention du lecteur, présenter l'univers, les personnages et annoncer ce qui va être l'enjeu tout à la fois  [:chaos intestinal]

n°54257125
Critias
Posté le 25-08-2018 à 18:58:46  profilanswer
 

Bonjour à tous,
 
Première immixtion de ma part dans le genre déjà surchargé de l'héroic fantasy.
 
La petite nouvelle que je vous propose est d'un type particulier, puisqu'il s'agit de l'historique de présentation d'un personnage de JDR papier, que je vais jouer prochainement (il s'agit d'un Barde).
 
L'originalité du personnage tient au fait qu'il est devenu aventurier parce qu'inspiré par les exploits... des précédents personnages joués par le groupe.
 
Ce n'est pas de la grande littérature, c'est écrit sans prétention et l'ensemble mériterait sans doute l'une et l'autre relecture orthographique et grammaticale (et stylistique aussi, mais bon...).
 
Voici ma petite bafouille :
 
 

Citation :

Certains tenaient leur noblesse de leur épée, d’autres la tiraient de leur robe, Armont de Hauterive - car c’était ainsi qu’il s'appelait - , l’avait lui, péchée au ruisseau.  
“Hauterive” en effet était l’un des noms que l’on donnait par tradition aux bâtards et enfants abandonnés de la ville d’Arabel, surtout quand comme lui on l’avait été dans ce recoin particulier du quartier des Guildes, où l’on y pratiquait le plus vieux commerce du monde. De rive en effet à Arabel, il n’y en avait pas. Et pourtant, les fruits involontaires de ces unions toutes passagères pouvaient bien avoir des parents d’au delà des mers.
 
Par dérision, tous les Hauterive avaient enrichi leur patronyme d’une particule, puisque de toutes les familles d’illustre renommée, celle des Hauterive pouvait sans se vanter, arguer d’être de la plus vénérable antiquité.
 
Armont était né et avait vécu à l’ombre des héros qui avait sauvé et fait cette ville. C’est en effet aux pieds de la statue du Moine Ten, qu’Armont poussa ses premiers vagissements, qui auraient tout aussi bien pu être ses derniers, si le très court chemin de sa toute jeune existence n’avait croisé celui déjà long et érodé par le temps, de Marta et Bran Hornraven. Privés d’enfants par de cruelles lois de Nature, le couple, déjà chargé par le poids des ans, avait cru voir la main de la Providence dans le hasard de la découverte du bébé, comme une réponse et un remord tardif de cette dernière à des privations qu’elle n’aurait jamais dû leur imposer. Dès lors et d’aussi loin qu’il se souvienne, Armont trouva toujours au sein de leur foyer, l’amour et l’affection dont les conditions de sa naissance avaient voulu le priver. Les Dieux en sont témoins : de toute leur vie, de leur premier cri à leur dernier soupir, Marta et Bran ne firent jamais rien devant l’Eternité qui justifia la cruauté des circonstances de leur disparition.
 
Mais avant ce drame, les jeunes années d’Armont furent paisibles. Ses parents adoptifs, respectivement sculpteur et tisserande, lui avaient donné leur sensibilité et leur tempérament d’artiste.Mais ce sont ses propres inclinations et mérites qui lui ont donné le goût et quelques talents pour les Lettres et la Poésie. D’un naturel curieux et touche à tout, il avait été envoyé, comme tous les garçons de son âge aptes à travailler, faire son apprentissage de la vie et d’un métier, partout où les Guildes, Corporations, Marchands, Ordres et Chapitres, avaient besoin de petites mains, pour les soulager des tâches du quotidien.
 
Dans la grande bibliothèque de l’Orphelinat de Maître Ten, à l’intérieur de laquelle il passa plus de temps à dévorer les rayonnages qu’à les ranger, il découvrit l’attrait des lives et des histoires du temps passé. Dans celle de l’école de la Grande Archimage Jfill, il apprit les rudiments des lois qui régissent les harmonies secrètes du Monde ainsi que certaine des méthodes par lesquelles il est possible de les exploiter pour les accorder à sa volonté. L’observation attentive et l'imitation des combattants qui s'entraînaient sous les harangues et les prêches de la terrible Estella von Horst, Grande commandeuse du chapitre local des Paladins de Lathandre, avec les armes qu’il aurait dues fourbir, lui fournirent ses premières leçons d’escrime. Il les perfectionna sous le patronage ombrageux de Krogane Main de Fer, Maître de Forge et Maître d’armes de ce qui était tout à la fois la meilleure armurerie et la meilleure école de combat de tout Féérune, ainsi que la seule où le gérant se refusait à vendre quoi que ce soit qui y ait été produit sans l’avoir testé lui même en conditions réelles.  
 
Trop occupé quand il était en fôret à se tailler des arcs et des arbalètes plutôt qu’à ramasser du bois destiné aux travaux de l’acier, ce furent les conseils avisés de la Rodeuse Nyltia, qui lui apprirent à stabiliser sa main et lui enseignèrent les bases du combat au tir.
 
Quelque furent leurs caractères, tous sympathisèrent avec ce gamin deux fois orphelin. Tous lui contèrent leurs exploits et leurs histoires, auxquels dans son jeune esprit il se plut à s’identifier. Tous, chacun à leur manière, participèrent à développer en lui le sens de l’honneur, le goût de l’équité et de la justice. Tous inconsciemment l’avaient poussé à s’engager dans la Police de la ville. Tous contribuèrent à faire de lui l’homme qu’il est aujourd’hui. Et tous le déçurent, du plus profond de son âme, lorsqu’il réalisa que tous les nobles sentiments qu’ils avaient insufflés en lui n’étaient plus en eux que les échos étouffés d’un temps depuis maintenant trop longtemps révolu.  
 
Du moins était-ce qu’il croyait, lorsqu’en ce jour, porteur de graves et tristes nouvelles, la mort dans l’âme, il s’était dirigé, encore une fois, vers l’Orphelinat de Maître Ten.
 
Ployant sous le poids des malheurs qu’il était venu annoncer, il fut toutefois un peu soulagé de son fardeau, lorsqu’il fut accueilli comme toujours par les piaillements de joie d’une noria d’enfants qui, ignorant tout du danger qui les guettait, lui réclamèrent une histoire. C’était là une tradition immuable qui s’était instaurée quand venait à l’orphelinat et une de celle dont Armont s’interdisait de déroger, en ce jour particulièrement moins qu’en tout autre.
 
“Oh oui s’il vous plaît Maître Armont, une histoire !”
 
Alors, touché par leur insouciance, comme coupé du temps et des circonstances qui l’avaient amenés en ces lieux, Armont s’était assis sur le muret de pierre du jardin par où on pénétrait dans l’orphelinat et là où, en ces moments, il avait ses habitudes. Et comme à son ordinaire, il leur avait conté un de ces récits qu’à force, ils avaient fini par connaître par coeur mais que comme à chaque fois, ils faisaient mine de découvrir pour la première fois. Ce jour là, il leur raconta leur préféré. Elle était proche de son dénouement lorsqu’elle fut interrompue par l’un de ses principaux protagonistes.
 
“Et alors là, voyant que leur ennemi allait leur échapper, n’écoutant que son courage et au mépris de sa propre vie, Maître Ten sauta du clocher dans le vide, pour arrêter le fuyard dans sa course !”  
Un “Oh” de frayeur parcouru tout l’auditoire.  
“Mais dans sa chute, il parvint à se saisir d’une corde qui pendait le long de l’édifice puis, tourbillonnant sur lui même comme un diable, d’un seul coup de pied d’un seul, il fit choir son adversaire qui tomba comme une pierre la tête la première, !”  
Une deuxième “Oh”, plus fort que le premier - et d’admiration cette fois - traversa l’assistance.  
“Pourtant, et malgré une chute de 50 mètres - la tour n’en finissait plus de gagner en hauteur à chaque fois qu’il racontait cette histoire - malgré une chute de 50 mètre, il ne s'écrasa jamais au sol”.  
Un tout petit “Oh ?”, de déception et d’interrogation accueillit cette chute qui finalement, n’en était pas une.
“En fait, il S’EMPALA sur la hampe de la lance de Estella von Horst, celle-là même qu’il était parvenu à esquiver quelques instants plus tôt !”  
Cette fois ci, ce fut  “Ah !” de profonde satisfaction, sonore et franc que reçurent ces propos.
 
“ Mais Maître Armont, l’interrompit un enfant, tout cela, vous l’avez vu ?”
Armont soupira ostensiblement :  
Je vous ai déjà dit à tous de ne pas m’appeler Maître… Et non, bien sûr que non, je n’ai rien vu personnellement : tout cela s’est déroulé bien avant ma naissance. Mais mon père, enfin mon père adoptif, lui y était et il a tout vu et m’a tout rapporté”.
C’est vrai ?
Comme je vous dit ! Il était tailleur de pierres et sculpteur. C’était le quartier des Guildes autrefois.
Dites Maître Armont, reprit un autre, enfin m’sieur Armont, pourquoi il n’y a plus de Guildes dans le quartier des Guildes ?”
 
Armont aurait voulu lui répondre sincèrement : “Parce que le royaume comme la ville étaient stables et prospères autrefois. Parce qu’il n’était pas encore le terrain de jeu du Néthéril, du Zentharim et de tous ceux qui en mal d’ambitions avaient décidé de les satisfaire au détriment du peuple. Parce que dans le chaos naissant, la bande des Griffes noires a établi dans le quartier des guildes une de ses bases arrières. Parce qu’ils se sont livrés à toutes les déprédations possibles et imaginables sur les personnes qui y vivaient. Parce que ceux qui auraient dû les protéger ont préféré céder aux attraits de la corruption. Parce que ceux qui ont tenté de leur résister ont vu leurs commerces et leurs maisons brûler”.  
 
Brûler.
 
A l’énoncé de ce mot dans son esprit, Armont repensa à l’incendie.  
A ses parents adoptifs.  
A la manière dont ils avaient répondu au “collecteur de fonds” des Griffes noires.  
A la façon dont ils étaient morts.  
A leurs corps entrelacés, même dans leurs derniers instants, comme pour se protéger l’un l’autre.
Au jour aussi où il s’était engagé dans la Police urbaine, dans l’espoir de faire changer les chose.  
Et enfin à l’inutilité de sa démarche, dont il mesurait seulement aujourd’hui toute la vacuité. Une ombre passa sur son visage. Réalisant soudain qu’il s’était perdu dans ses pensées et que les enfants le dévisageaient, il reprit la conversation là où elle s’était arrêtée et mentit :
 
“Oh et bien… les temps changent tu sais !
Maître Ten, il dit que le quartier des Guildes est dangereux, reprit un enfant.  Maître Ten, il dit qu’il ne faut jamais y aller !”
Maître Ten est un homme avisé et sage. Vous devriez tous l’écouter !”, completa Armont. “Il a simplement oublié qu’autrefois, il a aussi été un homme d’action...”, pensa-t-il, mais cela, il le garda pour lui.
Dites Maître Armont dit un autre, est ce que vous savez quand nos amis vont revenir ? Fuguer de l’orphelinat, ça arrive parfois. Mais d’habitude jamais aussi longtemps… Vous croyez que vous allez les retrouver ?”
 
Brutalement, sans prévenir, la parenthèse d’insouciance ouverte par les piaillements des enfants venait de se refermer et la cruauté froide et acérée de la réalité lui déchira la poitrine aussi sûrement que l’aurait fait un poignard.
 
Il revit les images. Elles le hanteraient encore longtemps. Il le savait. Mais les enfants eux ne devaient pas savoir. Du moins pas par sa bouche. Pas maintenant. De toute façon ils l’apprendraient bien assez tôt. Vite : mentir. Dissimuler sa pensée. Masquer ses émotions. Ca aussi c’était une chose qu’il avait appris à faire. Une chose que la Ville lui avait enseignée. Une chose de la Ville telle qu’elle était devenue. Heureusement, une voix l’empêcha de trahir la confiance des petits êtres qui l’avaient placée en lui. C’était celle de Maître Ten : une voix chaude, profonde et vibrante, emprunte d’une autorité naturelle, mais dont la gravité inhabituelle laissait transparaître qu’il avait deviné l’objet de l'ambassade de celui qu’il accueillait : “Allons les enfants, la récréation est terminée ! Maître Armont et moi même avons je crois à discuter”.  
 
Sans une autre parole, sans un bruit et tandis que les enfants s’égaillairent, ignorant tout du drame qui se jouait sous leurs yeux, ils glissèrent tel deux spectres dans l’orphelinat, jusque dans sa vaste salle de prière dont ils refermèrent les lourdes portes, convaincus que seuls les dieux devaient être témoins de leurs échanges.
 
Et il eut un trop long silence, comme si chacun craignait ce que l’un allait lui dire et ce que l’autre allait lui répondre. Puis, fuyant de son regard celui de Maître Ten, Armont prit enfin la parole et souffla dans un murmure :  
 
“ J’ai… j’ai retrouvé certains des enfants…” Et il lui raconta tout.
 
“Ainsi que vous le savez, pour la Police et les Magistrats comme pour le pouvoir politique, il n’y a à l’heure actuelle aucune affaire liée à des enlèvements d’enfants. Toutes les personnes qui jusqu’ici ont cherché à rendre la chose publique ont perdu soit leur emploi, comme ça a été le cas pour plusieurs de mes collègues de la police, soit leur réputation à la faveur de l’un ou l’autre scandal opportunément forgé de toutes pièces, soit leur vie. Votre ami Barrig lui, a perdu les deux, dans cet obscure échange de coups de couteaux entre souteneurs auquel il s’est trouvé étrangement mêlé. Quoique cet événement ait été l’un des plus apparents de toute cette affaire et bien qu’il vous ait affecté personnellement, tout me laisse malheureusement à penser qu’il n’en est ni le plus grave, ni le plus révélateur. En parallèle et dans des affaires qui me sont apparues comme périphériques à celle qui nous intéresse, je me suis surpris à constater la mansuétude coupable de quelques nouveaux Échevins, surgis d’on ne sait où et nommés par on ne sait qui, à l’endroit des pires canailles que nous leur présentions. La conjonction de l’ensemble de ces faits m’a suggéré que cette affaire d’enlèvements d’enfants possédait des ramifications bien plus profondes que je ne le supposais originellement”.
 
Mais tout cela, Maître Ten le savait déjà. Ils en avait déjà longuement discuté. Au fond de lui, Armont le savait : il ne lui en reparlait que pour retarder l’inéluctable conclusion. Se mentant encore un peu à lui même, il lui raconta encore comment, sans en avoir reçu ni l’ordre ni le droit, il avait mené une enquête secrète, assisté par les seuls policiers en qui il put avoir confiance. Comment il avait collecté des indices. Comment il avait retrouvé la trace des ravisseurs. Comment il avait remonté leur piste. Puis enfin, il en vint à ce que Maître Ten ne savait pas encore mais qu’il redoutait déjà : comment hier soir, il s'apprêtait à les arrêter et à sauver les enfants. Mais au lieu de ça… Armont chercha à trouver les mots, mais ils lui restèrent au fond de la gorge, d’où ne sortit qu’une sorte de déglutissement douloureux.  
 
Muet et d’une pâleur cadavérique, comprenant sans qu’il soit nécessaire d’en écouter davantage, Maître Ten leva sa main pour intimer le silence à son interlocuteur et comme pour lui signifier qu’il en avait déjà trop dit. Un trop long silence s’instaura à nouveau. Un de ceux qui faisaient un bruit assourdissant, parce qu’ils exprimaient plus que des mots.
 
Armont reprit enfin la parole : “Mais… ne ferez vous donc rien ? Après… après ce qu’ils ont fait à ces enfants ? Après ce qu’ils ont fait à vos enfants ?”
 
La voix de Maître Ten résonna, implacable et glaçante : “Si. Je prierai pour le repos de leurs jeunes âmes. Mais rien d’autre. Quelques uns réclament aujourd’hui mes secours au dehors. Dois-je pour autant oublier que beaucoup plus les exigent au dedans ? Dans ma situation, je ne peux ni ne dois rien entreprendre pour les aider”.
 
Un claquement sec et sourd comme celui d’une chambrière déchira l’atmosphère, devenue irrespirable. Maître Ten n’avait pas vu le coup partir. Armont ne s’était pas vu le donner. La violence des sentiments qui l’animaient en cet instant ne l’avait pas permis de le réaliser. Par une sorte d’effet de trop plein, elle s’était tout simplement communiquée à son bras. Toute sa rage, toute sa colère, toute sa déception s’y était canalisée. Cela avait été quelque chose de primal, tellurique. Même Ten avait vacillé sous le coup. Des coups, il en avait reçu beaucoup durant sa vie. Surtout au début. Mais aucun ne lui avait jamais fait aussi mal. Pourtant en cet instant et quoiqu’un mince filet vermeille se creusait un sillon depuis la commissure des lèvres, ce n’était pas sa chair qui avait été blessée.
 
Armont ne réalisa les conséquences de son geste qu’une fois celui-ci achevé. Entièrement vidé de sa fureur, il n’affichait plus qu’un visage décomposé et privé de toute forme d’élan vital.
 
“Vous… vous étiez le dernier… Vous étiez le dernier en qui je fondais quelques espoirs. Je suis tous allé les voir vous savez, avant de venir chez vous. Tous. Jfill, Krogane, Estella, Nyltia… Et tous m’ont fait la même réponse : ils ne peuvent rien faire. Ce n’est ni leur problème, ni de leur responsabilité. Toute ma vie j’avais cru, j’avais naïvement cru que cette ville s’était développée à l’ombre protectrice du souvenir des héros qui autrefois l’avaient sauvée. Mais ce n’est qu’aujourd’hui que j’ai réalisé à quel point j’avais raison et en même temps à quel point je me trompais. Car des héros d’autrefois en effet, il ne reste plus que l’ombre et le souvenir… Adieu Maître Ten. Adieu à vous et à vos compagnons. Adieu et je l’espère à jamais.”
 
Pivotant silencieusement sur ses talons, il quitta la pièce comme une salle de veillée funèbre. Tandis que la lourde porte se refermait sur ses pas, la silhouette petite, mais large et massive d’un nain tout caparaçonné de fer, émergea de derrière l’une des colonne de la salle de prière. Le visage marqué des stigmates d’une centaine de combats mais la mine assez farouche pour montrer à tous qu’il était doté d’assez de coeur et d’estomac pour une centaine de plus, c’était là l’apparence d’un être qui toute sa vie avait ignoré la peur.  Et pourtant en cet instant tout en lui trahissait qu’il en éprouvait une forme particulière : celle de ne pas pouvoir trouver les mots.
 
“Ils… ils m’ont pris quatre enfants “ souffla Ten dans un murmure presque inaudible. “Quatre enfants...”  
 
Une nouvelle voix se fit entendre. C’était celle d’une jeune femme qui venait de se tirer de la pénombre et portant l’armure étincelante des paladins de Lathandre. Ses paroles se voulaient douces :  
Le… Le jeune Armont n’a mentionné que trois corps...  
Oui, répondit Ten sans quitter la porte des yeux. Mais ils m’en ont pris quatre.
Les effets d’un sort d’invisibilité se dissipèrent autour de la grande Archimage Jfill.
Je comprends tes préventions. Mais c’est un tort que de ne pas vouloir impliquer le gamin. Son aide nous serait précieuse. Et même sans qu’il n’en ait jamais rien su, elle l’a déjà été. Les compte rendus d’enquête qu’il nous faisait à tous ont contribué à orienter nos recherches, au moins autant que nos propres investigations !”
Ten explosa :  
JE N’IMPLIQUE JAMAIS MES ENFANTS, VOUS ENTENDEZ ??? JAMAIS !!! JAMAIS !!! FIN DE LA DISCUSSION.”
Les traits de la Rodeuse Nyltia apparurent sous une arche, où elle se tenait jusqu’ici dissimulée :  
Mais ce n’est plus un enfant Ten. C’est même un homme fait. Et il est déjà beaucoup plus impliqué que tu ne le souhaiterais, malgré tous tes efforts pour le tenir à l’écart du danger : hier au soir lors de son intervention, trois hommes sont morts sous sa rapière. Pire encore : le bruit de ces ignobles meurtres, vraisemblablement rituels,va commencer à circuler et il ne sera plus possible pour les autorités d’affirmer que rien ne s’est passé. Crois tu vraiment que les Échevins corrompus, les nobles dépravés et les criminels aux ordres de ceux qui sont derrière tout cela, vont encore lui concéder longtemps le droit à l’existence ?
Dans la pièce, un soupir unique se fait entendre : Nyltia avait parlé avec justesse. Ten brisa à nouveau le silence :  
Compagnons, je pense qu’il est temps de revoir ensemble les grandes lignes de notre plan.
Tous acquiescèrent d’un signe de la tête. Ten se rendit vers l’autel d’où il enleva les objets sacrés qui s’y trouvaient, puis tira de ses vêtements une carte qu’il y déroula. Comme un seul homme, ses frères d’armes firent cercle.
 
“Compagnons, reprit Ten, depuis le début de cette affaire et jusqu’à aujourd’hui, nous nous sommes astreints dans la conduite de notre enquête à la plus extrême discrétion, convaincus que nous étions que si nos entreprises étaient découvertes, les ravisseurs préfèreraient assassiner leurs captifs plutôt que d’être trouvés avec eux, ce qui aurait révélé leur culpabilité de manière certaine. Nous avons appris ce soir que le sort qui leur est réservé est bien plus ignoble encore que la mort. Nous n’avons donc d’autre choix que de passer directement à la deuxième étape de notre plan : frapper vite, frapper fort et frapper simultanément l’ensemble des lieux et des personnes que nous savons liés de quelque manière que ce soit aux enlèvements, collecter le maximum d’informations à cette occasion, puis nous replier dans l’ombre pour observer les réactions de nos ennemis. Afin de préserver l’effet de surprise, nous allons devoir agir de manière coordonnée, mais en groupes séparés. Nous nous retrouverons ensuite aux lieux que nous avons convenu. Nous ne devons pas nous mentir : compte tenu des ramifications et des intelligences qu’entretiennent nos ennemis et que nos recherches ont déjà révélées, les réactions que nous allons susciter viendront du sommet de l’appareil politique de la ville et peut être de plus haut encore. Nos actions de ce soir feront de nous des hors la loi et marqueront le début d’un combat long et âpre. Ce combat, ce n’est pas le vôtre. Aussi, si en cet instant l’un d’entre vous souhaitait se retirer je…”
 
Un grognement de fureur , un tombereau d’injures, quelques bruits d’armes glissant de leur fourreau et même le crépitement d’un peu d’énergie magique ne lui permirent pas de terminer sa phrase. Krogane brandissait son poing de fer en direction de Ten en lâchant des bordées d’insultes à son endroit quand la voix de la sagesse s’exprima à travers celle d’Estella :  
“Bien bien bien compagnons !!! Puisque n’ayant le choix qu’entre la fuite ou une mort quasi certaine nous avons je le crois définitivement éliminé la première possibilité, nous pouvons je pense nous entretenir sereinement des derniers détails qui nous permettront de nous conduire au mieux vers la seconde ? En ce qui me concerne et comme convenu, des chevaliers de mon ordre au courant de la situation et dans lesquels j’ai toute confiance, viendront personnellement t’arrêter à ton orphelinat. Naturellement, ils ne te trouveront pas et ils seront obligés de rester sur place, pour veiller sur tes enfants. C’est qu’on ne peut pas laisser un criminel recherché pénétrer dans un orphelinat, n’est ce pas ?
 
Jfill poursuivit :  
Un groupe de mes meilleurs élèves est en ville depuis quelques jours. Ils nous prêteront assistance quand nous ferons appel à eux”.
 
Le teint de Krogane avait quitté le cramoisi :  
J’ai dissimulé plusieurs  caches d’armes aux endroits que nous avons déterminé. Il y a aussi des vivres et de quoi dormir. Elles pourront nous servir de bases arrières.”
En ce qui me concerne dit Nyltia, j’ai obtenu le soutien du Cercle des Druides du Cormyr, qui a décidé d’abandonner pour l’occasion sa politique de neutralité habituelle. Ils me devaient quelques menus services… En d’autres termes, les animaux que vous pourriez croiser sur votre chemin n’en seront peut être pas. Ils nous tiendront autant que faire se peut informés des mouvements et intentions de nos ennemis.
Bien, conclut Ten. Pour le reste, je crois que tout le monde connaît ses objectifs. Toutefois, il me reste encore un service à vous demander et dont je ne peux m’acquitter moi même : celui d’exfiltrer sans tarder notre jeune ami Armont de Hauterive, de tout lui expliquer et de l’envoyer vers une cité étrangère. Qu’il y oublie donc le métier des armes, au moins quelques temps et qu’il embrasse celui… disons de conteur, de ménestrel ou de quoi que ce soit de ce genre. Après tout, il connaît assez d’histoires et de chansons pour que la chose apparaisse plausible.
Le groupe acquiessa.
Enfin, à la lumière des informations qui nous ont été rapportées ce soir, je crois encore devoir rajouter une cible à notre liste.
Ce faisant, il tendit un index vers un point de la carte où il traça une croix invisible.  
Et celle-ci, je m’en occuperai moi même...
Un mouvement de stupeur traversa les présents.
Tu veux y aller.. seul ? se risqua Krogane.
Ten leva les yeux vers lui et lui répondit par un de ces regards qui n'admettait pas de réplique.
 
L’homme courrait. Il courrait plus vite que l’imposant manteau de graisse qui le couvrait n’aurait jamais permis de le supposer. L’Ombre était sur ses pas. Juste derrière lui. Il le savait. Il l’avait vue. Il avait vu l’Ombre s’incarner en chair :  elle avait la forme d’un grand homme encapuchonné et qui n’était que ténèbres. L’Ombre avait voulu qu’on la voit. Elle avait voulu instiller la peur dans leurs âmes. Et elle y était parvenue, oh oui !
 
Les claquements sourds des pas désordonnés de l’homme retentissaient étouffés dans l’air lourd et saturé d’électricité d’une atmosphère qui annonçait l’orage. Et en vérité, c’était une tempête qui allait s’abattre sur la ville, mais il était maintenant trop tôt ou trop tard pour y penser.
 
Courir. Courir pour échapper à son destin. Courir pour échapper à l’Ombre. C’était tout ce qui comptait. Il l’avait vue à l’oeuvre. Elle était devenue ondoyante, ophidienne, serpentine et avait comme envahi tout l’espace. Elle ne s’était pas manifesté comme un déchaînement de rage incontrôlée, non ! Elle s’était transformée en une entreprise d’extermination systémique, un ballet de mort inéluctable, programmé, indéfectible, frappant partout, toujours, tout le temps avec une froideur chirurgicale et une précision méthodique.
 
L’homme ne savait pas ce qu’était l’Ombre. Mais il savait qu’elle était la forme la plus chimiquement pure et la plus aboutie de l’anéantissement de toute forme de vie élevée au rang d’art. De cela au moins l’homme était certain.  
 
Tout près de lui les roulements sourds d’un tambour se firent entendre. Il réalisa que ce n’était que les battements de son propre coeur. Heureusement, l’asile dans lequel il comptait se réfugier serait bientôt devant lui ! Ca y est, il venait d’apparaître dans sa ligne de vue !
 
Et puis les jappements de bête traquée qu’il poussait se transformèrent en une série de petits couinements flûtés et suraiguës : l’Ombre était là, devant le bâtiment dans lequel il croyait effrontément pouvoir trouver son salut. Elle l’attendait. Elle l’attendait lui. Elle l’attendait peut être depuis longtemps. C’est que l’on échappait pas à l’Ombre. Il n’avait vu personne lui survivre. Déjà elle était sur lui. Sous lui, les jambes lui manquèrent.et il s’affaissa, mais ce n’était pas grâve : il ne lui servait de toute façon plus à rien de courir. Et puis un terrible hoquet venait de le saisir. Alors il rampa. Il rampa, raclant le pavé de son manteau graisseu en poussant des petits grouinements toujours plus hauts à chaque quinte de hoquet entrecoupée de sanglots qui le prenait, à mesure que l’Ombre se rapprochait. Elle avait à nouveau revêtu son corps de chair. Sous la mince lumière d’une nuit sans lune, on aurait presque pu la prendre pour un être humain. De près, elle ressemblait même étonnamment à un homme en robe de moine. D’une main, l’Ombre faite chair écarta les plis de la capuche qui couvrait les traits de son visage. Dans un vagissement de porc que l’on égorge, l’homme comprit alors :
 
“VOUS ??? Ecoutez, je ne savais pas ce qu’ils allaient faire aux gosses d’accord ? Je ne pouvais pas le deviner !!! D’habitude quand ce genre de types ont besoin d’un enfant c’est seulement pour… prendre un peu de bon temps ! Satisfaire certaines inclinations… Et puis écoutez, ce sont juste des gamins des rues ! Personne ne les attend le soir à la maison ! Il ne comptent pour personne ! Ils ne manquent à personne ! Et puis je ne connais pas les commanditaires, juste certains intermédiaires ! Je vous dirai tout !!!”
 
Mais ce n’était pas la peine : l’endroit où il avait voulu se réfugier dénonçait assez ceux qui étaient au dessus de lui. Et de toute façon, Ten n’écoutait plus. Sa conscience toute entière s’était tournée vers l’intérieur de lui même et se consacrait à la répétition des textes sacrés à laquelle il s’astregnait à chaque fois qu’il devait discipliner son esprit :
 
“Il y a un temps pour toute chose en ce monde :
un temps pour naître et un temps pour mourir,  
un temps pour tuer et un temps pour guérir,  
un temps pour démolir et un temps pour construire,  
un temps pour pleurer et un temps pour rire,  
un temps pour se lamenter et un temps pour danser,  
un temps pour se taire et un temps pour parler,  
un temps pour aimer et un temps pour haïr,  
un temps pour la guerre et un temps pour la paix”.
 
Et tandis qu’il se livrait à cet exercice mental, il portait alternativement son regard vers les longues piques de forme compliquée qui terminaient la haute grille de fer forgée de l’Hôtel de Ville et la masse de chair informe qui avait voulu s’y réfugier, toute gargouillante et glaireuse, suintante et suppurante de fluides corporels, souillée de flots d’urine et de merde qu’elle n’avait pu contenir et qui maintenant filtraient à travers ses vêtements.
 
“Mais ce n’est pas un temps pour la paix pensa l’Empaleur. Oh non : ce n’est définitivement pas un temps pour la paix.”
 
 
 
Epilogue :
 
Voici ami,
qu’elle a été l’histoire de celui qui,
chassé d’un chemin de vie,
où il n’avait rien de plus précieux,
que de satisfaire par quelques histoires,
un tout jeune auditoire,
pour voir briller leurs yeux,
fut poussé sur un autre,
fait de combats, de peines et parfois de pleurs,
mais au bout duquel, si devait sonner sa dernière heure,
et la fin de son histoire,
Il n’y aurait rien d’autre,
que la mort où peut être la gloire.
 
Fils de pute et fils de rien,
oui mais,
fils de juste et fils de bien,
Un peu hâbleur,  
Parfois menteur,
mais toujours homme d’honneur,
 
Voici ami, qu’elle est aujourd’hui,  
l’histoire de cette homme qui,
cherche à oublier dans ses stances,
les vicissitudes de son existence,
par une piètre poésie
et quelques quatrains,
où l’on ignore l’alexandrin,
comme la didascalie.

Message cité 1 fois
Message édité par Critias le 25-08-2018 à 19:03:05

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n°54257167
Critias
Posté le 25-08-2018 à 19:06:36  profilanswer
 

point-virgule a écrit :

Contexte : fable écrite pour un atelier d'écriture (donc avec des consignes, tout ça).
 
 
          Le Singe et les Araignées
 
 
Le Singe vaniteux, maître dans sa forêt,
Estimait trop ses goûts et ses habits bien faits.
Souvent il paradait au sein de Singénie ;
Il aimait les regards qu’il voyait plein d’envie.
Nuit et jour il parlait fils, tissus, vêtements,
Garde-robe et motifs, couture et parement.
En apprenant cela, les sœurs Araignées rirent ;
Elles virent le Singe et, confiantes, lui dirent :
« Tisser, nous savons faire, et mieux que tes soieries,
L’on peut faire nous deux de merveilleux habits.
En plus de leur beauté, nos fils ont un pouvoir :
Seuls les intelligents peuvent vraiment les voir. »
Amusé par l’idée, le Singe les paya ;
Rire plus tard des fats le mettait tout en joie.
Avecque cet habit, qu’il imaginait bien,
Il pourrait se moquer de tous les bons à rien ;
Gare, donc, à ceux-là, car le Singe est joueur :
Ne dit-on pas souvent que c’est un grand farceur ?
Étant dans la forêt le maître incontesté,
En appelant ses gens, il les vit l’entourer.
« Sujets ! leur cria-t-il. Merci d’être venus.
— Pourquoi sommes-nous là, ô grand maître vêtu ?
— Pour transmettre un message à toute la forêt :
« Vous êtes invités au prochain défilé.
J’y porterai alors une telle tenue
Que vous croirez qu’avant je me baladais nu. »
»
La nouvelle eut tôt fait d’intriguer les curieux
Qui très vite eurent vent de l’habit fabuleux.
Et pendant ce temps-là, le Singe si pressé,
En désirant savoir où les sœurs en étaient,
Envoya dès la nuit le Renard avisé
Voir si les Araignées avaient bien travaillé.
Il alla les trouver tout au fond dans les bois
Et les vit s’affairer, mais il ne vit que ça ;
Nulle trace d’habit, nulle trace de fil :
« Dieu ! Serais-je stupide ? Ou alors imbécile ?
Je dois faire semblant ! » pensa donc le Renard
En jalousant les sœurs et contemplant leur art.
« Eh bien ! Qu’en pensez-vous ? dirent-elles soudain.
— Oh ! Oui… C’est très joli, feignit-il, incertain.
Et le maître aimera davantage que moi
Qui n’ai pas un bon œil pour juger votre soie. »
Le Renard s’en alla sans voir la farcerie
Des escrocs Araignées qui pouffèrent de ris.
Le jour du défilé finit par arriver
Et toute la forêt voulut y assister.
Les Cerfs étaient présents, ainsi que les Chevreuils,
Les Blaireaux, les Agneaux et puis les Écureuils.
Les nommer un par un serait trop fastidieux :
Imaginez-vous donc des animaux nombreux.
De son côté, le Singe était avec les sœurs,
Et en ne voyant rien, il crut à une erreur.
« Mon habit, leur dit-il. L’avez-vous terminé ?
— Ne le voyez-vous pas ? Nous l’avons amené.
Nous allons vous vêtir, veuillez ne pas bouger.
— Oh, cela. Oui, je vois. C’est un travail parfait !
Qu’il est léger et blanc ! » mentit-il davantage
En tâtant son corps nu pour paraître plus sage.
Nul ne devait savoir qu’il était un idiot,
Alors il défila le regard fier et haut.
Tous le trouvèrent beau, l’acclamèrent en chœur,
Quand soudain un Agneau, l’animal au pur cœur,
Ne comprenant pas, dit : « Il n’a aucun habit. »
Les autres firent donc : « Il dit vrai, le petit… »
Le Singe tout honteux, voulant être malin,
Se rendit compte enfin qu’il n’était pas très fin.
Paraître intelligent dans un déguisement
Est le meilleur moyen de montrer que l’on ment.


 
Excellent !
 
j'aime beaucoup cette fable, inspirée des "habits neufs de l'empereur" si je ne me trompe pas.


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n°54289266
CyrilleTel​mer
magical négro
Posté le 29-08-2018 à 10:41:58  profilanswer
 

Critias a écrit :

Bonjour à tous,
 
Première immixtion de ma part dans le genre déjà surchargé de l'héroic fantasy.
 
La petite nouvelle que je vous propose est d'un type particulier, puisqu'il s'agit de l'historique de présentation d'un personnage de JDR papier, que je vais jouer prochainement (il s'agit d'un Barde).
 
L'originalité du personnage tient au fait qu'il est devenu aventurier parce qu'inspiré par les exploits... des précédents personnages joués par le groupe.
 
Ce n'est pas de la grande littérature, c'est écrit sans prétention et l'ensemble mériterait sans doute l'une et l'autre relecture orthographique et grammaticale (et stylistique aussi, mais bon...).
 
Voici ma petite bafouille :


 [:cerveau klem]  [:cerveau klem]  [:cerveau klem]  
Je trouve que le style, les dialogues et la narration sont propres, mais je n'aime pas vraiment la nouvelle. Je dirais qu'elle ne contient que de l'excipient et pas de principe actif, du coup elle ne se suffit pas à elle-même.
Comme partie/introduction d'un tout (roman), ce serait pas mal (quoique assez rapide), mais tout seul ça ne fonctionne pas assez bien, à mon avis. Parce que tu dois mettre dedans le plus rapidement possible l'exposition de l'univers, une présentation des personnages, une exposition d'intrigue, quelques actions pour donner une idée du caractères des gens, mais tu n'as pas assez de place pour créer un suspense ou un attachement aux personnages.
Et tu n'as pas une assez bonne chute (je dirais même que tu n'as pas de chute tout court), pour justifier toute la peine que le lecteur prend pour lire l'exposition du truc.
Je ne suis pas ni un grand producteur ni un grand lecteur de nouvelles, donc prends ce que je vais dire avec des pincettes, mais pour moi, une nouvelle qui prend le temps de décrire un univers et un background détaillé des personnages ne peut pas se passer d'une chute, parce que le lecteur n'aura pas l'occasion de s'attacher, ni le temps d'apprécier un suspense que ce sera déjà fini. La seule chose qui lui ferait ressentir quelque chose serait donc la chute.

Message cité 2 fois
Message édité par CyrilleTelmer le 29-08-2018 à 10:54:08

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Test scientifique de prédiction de miss france 2023 @HFR
n°54329968
biezdomny
MONSTERS DO NOT EAT QUICHE!
Posté le 02-09-2018 à 21:19:05  profilanswer
 

toupouri a écrit :

:hello:
 
Aujourd'hui, je me suis refait Mad Max 4 fury road en dvd. Ce film repose essentiellement sur l'action, sur l'aspect visuel (design des véhicules, décors, costumes, maquillages, éclairages...) et sur l'aspect sonore. Peu importe le film, c'est un exemple parmi beaucoup d'autres :)
 
Je me posais la question. S'il n'y avait pas eu de film, pensez-vous qu'une telle oeuvre aurait pu sortir en roman ou bien le support s'y prête mal ?
 
Je lis surtout de la littérature classique et quand je lis autre chose, je ne suis jamais tombé sur un roman d'action. J'imagine mal des descriptions à rallonge de cascades, sur le papier, ça perdrait tout le côté spectaculaire, ce serait plutôt chiant.
 
:jap:


 
J'ai repensé à ton message l'autre jour, parce que j'ai lu ceci :
 

Citation :

En même temps, Pardaillan surgit dans la mêlée et commença à faire pleuvoir sur les truands une grêle de coups. Il n'avait pas dégainé la fameuse Giboulée ; mais saisissant par le cou les deux premiers de la bande qui lui tombèrent sous la main, il les rapprocha l'un de l'autre, d'un irrésistible et rapide mouvement ; les deux faces se heurtèrent, les deux nez commencèrent à saigner, alors, par un mouvement inverse, Pardaillan les sépara, les poussa l'un à droite, l'autre à gauche, les lança, pareil à une double catapulte ; chacun des truands alla rouler à dix pas, entraînant dans sa chute deux ou trois de ses camarades, et aussitôt le chevalier se plaça devant l'inconnu assailli, et d'un geste large, tira la flamboyante Giboulée…


 
Je trouve que ça marche plutôt bien.


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Expos et muséesÉgyptologie (stupid sexy Jean-François Champollion) — team bépo
n°54365041
Adalbert
Posté le 06-09-2018 à 11:00:03  profilanswer
 

Tiens, au fait, quelqu'un a-t-il participé au concours "Les Plumes Francophones 2018" du site Amazon ?

n°54373317
BoraBora
Dilettante
Posté le 07-09-2018 à 01:00:01  profilanswer
 

Adalbert a écrit :

Tiens, au fait, quelqu'un a-t-il participé au concours "Les Plumes Francophones 2018" du site Amazon ?


Silence assourdissant... :D
 
Tiens, je suis quand même allé voir, par curiosité. Après tout, c'est Amazon, donc j'avais des chances de découvrir une dégueulasserie qui m'avait échappé jusqu'ici. Et de fait, le programme "KDP Select" auquel il est obligatoire d'avoir adhéré pour participer au concours laisse rêveur :
 

Citation :

1 Exclusivité. En incluant un Livre Numérique dans KDP Select, vous nous concédez le droit exclusif de vendre et de distribuer votre Livre Numérique au format numérique tant qu'il se trouve sur KDP Select. Pendant cette période d'exclusivité, vous ne pouvez pas vendre ou distribuer, ou concéder le droit à quiconque de vendre ou de distribuer, votre Livre Numérique (ou un livre substantiellement similaire), au format numérique, dans tous les territoires pour lesquels vous détenez des droits.


 
Autrement dit, c'est de l'auto-édition mais tu es pieds et poings liés avec le vendeur. :pt1cable: Les conditions générales du contrat, que je viens de parcourir, sont un vrai poème. Les 3/4 sont probablement illégales donc nulles et non avenues : https://kdp.amazon.com/fr_FR/help/t [...] 430#Select . Amazon ne déçoit jamais, décidément. [:implosion du tibia]
 
N'empêche, le prix offert pour le gagnant est carrément chiche. Ils auraient pu offrir un séjour d'une semaine pour deux dans un paradis fiscal, ç'aurait été plus motivant. Et un stage découverte dans un de leurs entrepôts pour l'auteur du livre arrivé dernier. :whistle:


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Qui peut le moins peut le moins.
n°54373487
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 07-09-2018 à 05:56:07  profilanswer
 

Un stage participatif, même [:acachou:10]
On a une idée du nb de participants ? c'est pour ma culture personnelle.

n°54373514
k_raf
Totally nuts!
Posté le 07-09-2018 à 06:26:26  profilanswer
 

A ce propos, le prix Renaudot se paie un petit coup de com' :  
 
Un livre autopublié sur Amazon sélectionné pour le Prix Renaudot

n°54374066
BoraBora
Dilettante
Posté le 07-09-2018 à 09:00:53  profilanswer
 

C'est surtout Besson qui se paie un coup de pub. ;)


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Qui peut le moins peut le moins.
n°54374198
Adalbert
Posté le 07-09-2018 à 09:15:34  profilanswer
 

BoraBora a écrit :


Tiens, je suis quand même allé voir, par curiosité. Après tout, c'est Amazon, donc j'avais des chances de découvrir une dégueulasserie qui m'avait échappé jusqu'ici. Et de fait, le programme "KDP Select" auquel il est obligatoire d'avoir adhéré pour participer au concours laisse rêveur :


 
Le procédé n'est pas nouveau cependant, et on a la possibilité de retirer son livre de la sélection KDP à tout moment (sauf si on remporte le concours évidemment).
Je ne dis pas que c'est parfait ni génial pour autant  :o  
 

BoraBora a écrit :


N'empêche, le prix offert pour le gagnant est carrément chiche. Ils auraient pu offrir un séjour d'une semaine pour deux dans un paradis fiscal, ç'aurait été plus motivant. Et un stage découverte dans un de leurs entrepôts pour l'auteur du livre arrivé dernier. :whistle:


 
Bernard Werber va lire ton chef-d’œuvre, je ne sais pas ce qu'il te faut de plus. D'ailleurs le processus interne m'intrigue : il y a quasi plus de 900 livres au bas mot sélectionnés dans la compétition, et comme la composition de jury reste vague, je me demande s'ils ont l'obligation de tout lire ou si le premier chapitre est suffisant et hop, c'est bon là, il en reste 899, faut pas déconner. Je blague mais ça reste une opportunité d'exposition pour pas mal d'auteurs qui ne pourront pas passer le filtre des éditeurs traditionnels.

n°54374364
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 07-09-2018 à 09:32:02  profilanswer
 

L'exposition, c'est le pilori, l'exécution, c'est le pilon !

n°54374458
BoraBora
Dilettante
Posté le 07-09-2018 à 09:40:40  profilanswer
 

Adalbert a écrit :

Le procédé n'est pas nouveau cependant, et on a la possibilité de retirer son livre de la sélection KDP à tout moment (sauf si on remporte le concours évidemment).


T'as d'autres exemples ? Ca te choque pas, l'exclusivité de la vente d'un produit culturel, aussi bien pour l'auteur que pour les acheteurs ?

Citation :

Je ne dis pas que c'est parfait ni génial pour autant  :o


Si tu lis les conditions générales du contrat, tu verras que "ni parfait ni génial" est un doux euphémisme. ;) En tant que simple distributeur/vendeur, ils s'arrogent plus de droits que le plus rapace des éditeurs.

Adalbert a écrit :


Bernard Werber va lire ton chef-d’œuvre, je ne sais pas ce qu'il te faut de plus. D'ailleurs le processus interne m'intrigue : il y a quasi plus de 900 livres au bas mot sélectionnés dans la compétition, et comme la composition de jury reste vague, je me demande s'ils ont l'obligation de tout lire ou si le premier chapitre est suffisant et hop, c'est bon là, il en reste 899, faut pas déconner.


 
Le jury :
 

Citation :

Frédéric Duval, Country Manager, Amazon.fr
L’écrivain à succès Bernard Werber, Président du jury
Estelle Martin, Directrice des programmes culturels de TV5 Monde
Luca Tahtieazym et Nabil Benali, lauréats respectifs de la Plume des Lecteurs et de la Plume du Jury en 2017
Ainara Ipas, directrice de KDP France


 
Ils ne lisent évidemment pas tous les livres. je doute même qu'ils en lisent chacun plus d'une dizaine, ils ont autre chose à foutre.
 

Citation :

Je blague mais ça reste une opportunité d'exposition pour pas mal d'auteurs qui ne pourront pas passer le filtre des éditeurs traditionnels.


Comment savoir si ces livres auraient pu ou non passer le filtre des éditeurs ? Celui sélectionné pour le Renaudot l'aurait pu, par exemple.


---------------
Qui peut le moins peut le moins.
n°54375282
Adalbert
Posté le 07-09-2018 à 10:39:46  profilanswer
 

BoraBora a écrit :


Ça te choque pas, l'exclusivité de la vente d'un produit culturel, aussi bien pour l'auteur que pour les acheteurs ?
(...) En tant que simple distributeur/vendeur, ils s'arrogent plus de droits que le plus rapace des éditeurs.


 
Entre passer par un éditeur reconnu, s'auto-éditer, se faire éditer à compte d'auteur et ça... Honnêtement, l'immense majorité n'aura jamais aucune chance, mais vraiment aucune.  
Qu'il y ait des conditions de rapace, ça m'étonne que ça t'étonne, en fait. Le principe n'étant pas de gagner beaucoup d'argent mais de se faire un nom. L'influence et la visibilité, c'est le nerf de la guerre dans l'édition, il me semble.
 

BoraBora a écrit :


 
Ils ne lisent évidemment pas tous les livres. je doute même qu'ils en lisent chacun plus d'une dizaine, ils ont autre chose à foutre.


 
Oui bah, justement, quels sont les critères dans ce cas ?  
Je m'interroge toujours là-dessus ; tous les livres proposés sont dans les conditions de participation et les jurys cités sont si peu nombreux, en plus évidemment d'en avoir rien à carrer, la sélection doit bien se faire sur des conditions ou des éléments clés. Suis-je le seul à me poser la question ? XD
 

BoraBora a écrit :


Comment savoir si ces livres auraient pu ou non passer le filtre des éditeurs ? Celui sélectionné pour le Renaudot l'aurait pu, par exemple.


 
Ton message un peu plus haut porte à croire qu'il a été sélectionné par des critères biaisés. Peut-être même du copinage. Plus facile à faire passer en auto-édition que devant un parterre de spécialistes dans une maison d'édition reconnue. Non ?
 

talbazar a écrit :

L'exposition, c'est le pilori, l'exécution, c'est le pilon !


 
Je ne te le fais pas dire !

Message cité 1 fois
Message édité par Adalbert le 07-09-2018 à 10:40:38
n°54376381
BoraBora
Dilettante
Posté le 07-09-2018 à 11:57:01  profilanswer
 

Adalbert a écrit :


 
Entre passer par un éditeur reconnu, s'auto-éditer, se faire éditer à compte d'auteur et ça... Honnêtement, l'immense majorité n'aura jamais aucune chance, mais vraiment aucune.


Tu ne réponds pas à ma question. Tu dis que le procédé n'est pas nouveau, quels autres exemples as-tu en tête ? Même le plus arnaqueur des éditeurs à compte d'auteur ne t'empêche pas de vendre ton livre où tu veux. Et le seul "plus" de l'auto-édition est que tu possèdes tous les droits sur ton livre. Là, tu ne peux même pas le vendre en direct sur ton blog, un comble.
 

Citation :

Qu'il y ait des conditions de rapace, ça m'étonne que ça t'étonne, en fait. Le principe n'étant pas de gagner beaucoup d'argent mais de se faire un nom. L'influence et la visibilité, c'est le nerf de la guerre dans l'édition, il me semble.


Ce qui m'étonne, c'est surtout que ça n'étonne plus personne. C'est un contrat plus pourri que le plus pourri des contrats d'éditeurs à compte d'auteur mais tout va bien, "c'est normal", ça donne une chance à des auteurs/autrices de se "faire un nom" (pour 0,0001% d'entre eux/elles, qui auraient d'ailleurs certainement pu être édités). Quel degré de renoncement a-t-on atteint vis-à-vis des winners du capitalisme 2.0 ? Quand je vois que le topic "Conflit inter générationnel" fait 2160 pages, j'imagine la taille de celui qui tapera dans 20 ans sur la génération Amazon/Facebook/Google/Uber/etc.  
 

Adalbert a écrit :


Oui bah, justement, quels sont les critères dans ce cas ?  
Je m'interroge toujours là-dessus ; tous les livres proposés sont dans les conditions de participation et les jurys cités sont si peu nombreux, en plus évidemment d'en avoir rien à carrer, la sélection doit bien se faire sur des conditions ou des éléments clés. Suis-je le seul à me poser la question ? XD


Aucune idée. Certainement pas en fonction de critères littéraires. ;)  
 

Adalbert a écrit :


 
Ton message un peu plus haut porte à croire qu'il a été sélectionné par des critères biaisés. Peut-être même du copinage. Plus facile à faire passer en auto-édition que devant un parterre de spécialistes dans une maison d'édition reconnue. Non ?
 


Bien sûr que non. Koskas a 66 ans, a été publié depuis 1979 chez Grasset, Julliard, Calmann Lévy, Fayard, Ramsay... Il a bossé à Libé, L'Express etc. C'est un type du milieu même s'il s'est expatrié en Israël. Je ne comprends pas ta remarque sur les "spécialistes" d'une maison d'édition reconnue. Les jurés du Renaudot, comme de tous les grands prix français, sont tous inféodés à un ou plusieurs grands éditeurs. Beigbeder est éditeur chez Flammarion, Gardel est carrément directeur de collection au Seuil, et ne parlons pas du pouvoir éditorial de Giesbert.
 
On ne connaîtra sans doute pas la raison de la présence du livre de Koskas (sur l'expatriation des juifs français en Israël pour échapper à l'anti-sémitisme qui règne paraît-il chez nous) dans la sélection, mais on peut supposer que c'est Besson qui l'a poussé, peut-être pour faire chier un des autres membres (par exemple Le Clézio, qui s'est déclaré proche de l'Islam). Je dis ça, je pourrais dire autre chose, hein, pas de théorie du complot. Je veux simplement dire que les jurés comme l'auteur sont des journalistes/éditorialistes, la plupart de droite, d'ailleurs (le Figaro et le Point dominent) et les critères de sélection ne sont jamais purement littéraires.

Message cité 1 fois
Message édité par BoraBora le 07-09-2018 à 11:58:30

---------------
Qui peut le moins peut le moins.
n°54380750
Adalbert
Posté le 07-09-2018 à 18:53:52  profilanswer
 

BoraBora a écrit :


Tu ne réponds pas à ma question. Tu dis que le procédé n'est pas nouveau, quels autres exemples as-tu en tête ? Même le plus arnaqueur des éditeurs à compte d'auteur ne t'empêche pas de vendre ton livre où tu veux. Et le seul "plus" de l'auto-édition est que tu possèdes tous les droits sur ton livre.


Barnes & Noble Select, par exemple.
De toutes manières, les offres de sélection sont du même acabit qu'un Librinova qui va découper en tranches ses offres de publication suivant des packs précis : autrement dit un service d'édition à la carte.
 

BoraBora a écrit :

Là, tu ne peux même pas le vendre en direct sur ton blog, un comble.


Amazon est dominant dans le secteur, le vendre sur un blog anonyme ne lui rapportera presque rien en termes de vente ou de lisibilité.
 

BoraBora a écrit :

(pour 0,0001% d'entre eux/elles, qui auraient d'ailleurs certainement pu être édités). Quel degré de renoncement a-t-on atteint vis-à-vis des winners du capitalisme 2.0 ? Quand je vois que le topic "Conflit inter générationnel" fait 2160 pages, j'imagine la taille de celui qui tapera dans 20 ans sur la génération Amazon/Facebook/Google/Uber/etc.  


Les statistiques de l'édition traditionnelle ne vont pas dans ce sens-là. Maintenant je ne m'y connais pas assez pour en faire une bataille de chiffres.
 

BoraBora a écrit :


Bien sûr que non. Koskas a 66 ans, a été publié depuis 1979 chez Grasset, Julliard, Calmann Lévy, Fayard, Ramsay... Il a bossé à Libé, L'Express etc. C'est un type du milieu même s'il s'est expatrié en Israël. Je ne comprends pas ta remarque sur les "spécialistes" d'une maison d'édition reconnue. Les jurés du Renaudot, comme de tous les grands prix français, sont tous inféodés à un ou plusieurs grands éditeurs. Beigbeder est éditeur chez Flammarion, Gardel est carrément directeur de collection au Seuil, et ne parlons pas du pouvoir éditorial de Giesbert.
 
On ne connaîtra sans doute pas la raison de la présence du livre de Koskas (sur l'expatriation des juifs français en Israël pour échapper à l'anti-sémitisme qui règne paraît-il chez nous) dans la sélection, mais on peut supposer que c'est Besson qui l'a poussé, peut-être pour faire chier un des autres membres (par exemple Le Clézio, qui s'est déclaré proche de l'Islam). Je dis ça, je pourrais dire autre chose, hein, pas de théorie du complot. Je veux simplement dire que les jurés comme l'auteur sont des journalistes/éditorialistes, la plupart de droite, d'ailleurs (le Figaro et le Point dominent) et les critères de sélection ne sont jamais purement littéraires.


 
Merci, je l'ignorais vraiment, tu m'apprends les coulisses :jap:

Message cité 1 fois
Message édité par Adalbert le 07-09-2018 à 18:59:37
n°54381179
BoraBora
Dilettante
Posté le 07-09-2018 à 19:57:07  profilanswer
 

Adalbert a écrit :


Barnes & Noble Select, par exemple.
De toutes manières, les offres de sélection sont du même acabit qu'un Librinova qui va découper en tranches ses offres de publication suivant des packs précis : autrement dit un service d'édition à la carte.


Mais justement, ce n'est pas de l'édition, c'est juste une plate-forme de vente pour des auteurs auto-édités. Amazon est le diffuseur, le distributaire et le libraire. Tu imagines un éditeur français qui donnerait l'exclu de la vente à la FNAC et interdirait au millier (peu ou prou) de libraires français de vendre ce livre ?

Adalbert a écrit :


Amazon est dominant dans le secteur, le vendre sur un blog anonyme ne lui rapportera presque rien en termes de vente ou de lisibilité.


Va dire ça à Nabe. ;) Si ton blog est lu par 2000 personnes tous les mois, ce qui n'a rien d'affolant de nos jours, tu peux espérer en vendre quelques centaines de plus. Et tu peux aussi vouloir le mettre sur une autre plate-forme numérique. Puis bon, c'est juste pour le principe, qui n'avait jamais été violé. Auto-édité, tu t'es cogné tout le boulot, tu es maître de ton livre.
 

Adalbert a écrit :


Les statistiques de l'édition traditionnelle ne vont pas dans ce sens-là. Maintenant je ne m'y connais pas assez pour en faire une bataille de chiffres.


En France, non, merci la loi sur le prix unique qui garde la concurrence vivante. Partout ailleurs si. Et je parlais en général, pas seulement pour les livres. Les ravages sur l'économie, la société, et pour ce qui nous intéresse sur ce topic, la création et la diversité éditoriale.


---------------
Qui peut le moins peut le moins.
n°54403308
gysmo_15
Posté le 10-09-2018 à 17:34:39  profilanswer
 

Bonjours les écrivains !
J'ai bien envie de tenter l'expérience d'écrire quelque chose, peut-être une nouvelle. Ce sera ma première expérience dans le domaine.
 
J'ai une histoire en tête (à peaufiner), sauf que le personnage principal meurt à la fin. C'est pas discutable, je veux qu'il meure !  :lol:  
Du coup, qui raconte l'histoire que lui seul peut connaître ?  :pt1cable:

n°54404973
BoraBora
Dilettante
Posté le 10-09-2018 à 20:46:07  profilanswer
 

gysmo_15 a écrit :

Bonjours les écrivains !
J'ai bien envie de tenter l'expérience d'écrire quelque chose, peut-être une nouvelle. Ce sera ma première expérience dans le domaine.
 
J'ai une histoire en tête (à peaufiner), sauf que le personnage principal meurt à la fin. C'est pas discutable, je veux qu'il meure !  :lol:  
Du coup, qui raconte l'histoire que lui seul peut connaître ?  :pt1cable:


Ben toi. [:spamafoote]


---------------
Qui peut le moins peut le moins.
n°54405245
talbazar
morte la bête, mort le venin
Posté le 10-09-2018 à 21:15:20  profilanswer
 

Du moment qu'il meurt pas au début.

n°54405455
gysmo_15
Posté le 10-09-2018 à 21:25:51  profilanswer
 

Bah c'est pas un peu bizarre de raconter une histoire que personne ne peut connaître vu que le gars est mort et qu'il n'y a pas de témoin ?
On ne peut pas faire la narration à la première personne...
A la troisième personne ça sous entend que quelqu'un raconte l'histoire de ce gars, mais pour ça il faut en avoir été témoin. :pt1cable:

n°54405587
GAS
Wifi filaire©
Posté le 10-09-2018 à 21:32:54  profilanswer
 

gysmo_15 a écrit :

Bah c'est pas un peu bizarre de raconter une histoire que personne ne peut connaître vu que le gars est mort et qu'il n'y a pas de témoin ?
On ne peut pas faire la narration à la première personne...
A la troisième personne ça sous entend que quelqu'un raconte l'histoire de ce gars, mais pour ça il faut en avoir été témoin. :pt1cable:


C'est le principe du narrateur à point de vue omniscient :o


---------------
On a pas attendu les pneus en 180 pour attaquer !
n°54405763
gysmo_15
Posté le 10-09-2018 à 21:45:36  profilanswer
 

On a pt'être vu ça au collège mais... ça date un peu...  :D  
Avec un nom dessus c'est déjà mieux, merci

n°54405855
biezdomny
MONSTERS DO NOT EAT QUICHE!
Posté le 10-09-2018 à 21:50:23  profilanswer
 

Citation :

Alors il dit: « je veux habiter sous la terre
Comme dans son sépulcre un homme solitaire ;
Rien ne me verra plus, je ne verrai plus rien. »
On fit donc une fosse, et Caïn dit « C'est bien ! »
Puis il descendit seul sous cette voûte sombre.
Quand il se fut assis sur sa chaise dans l'ombre
Et qu'on eut sur son front fermé le souterrain,
L'oeil était dans la tombe et regardait Caïn.


 
Comment on sait, vu qu'il était tout seul avec l'œil de roggntudjiou ? :o C'est Djeu qui raconte l'histoire ? :o


---------------
Expos et muséesÉgyptologie (stupid sexy Jean-François Champollion) — team bépo
n°54406108
gysmo_15
Posté le 10-09-2018 à 22:02:11  profilanswer
 

En fait, sans trop y réfléchir, je serais plutôt parti sur un point de vue interne et du coup ça me chagrine un peu avec le personnage qui crève à la fin.
Il vaut peut-être mieux que j'utilise un point de vue omniscient, comme ça on ne se pose plus la question...

n°54406454
Deouss
SOLA GRATIA
Posté le 10-09-2018 à 22:23:25  profilanswer
 

C'est pas un problème d'avoir une narration à la première personne avec un personnage qui meurt, si tu veux garder du réalisme et de la cohérence l'histoire s'arrête avec sa mort (duh) et tu ajoutes éventuellement un avant-propos ou une note finale plus ou moins détaillé "journal/notes/rouleau de PQ gribouillé trouvé à XXX par YYY" c'est très courant et on a le même principe au cinéma avec le "found footage" (Cannibal Holocaust/le Blair Witch Project/Cloverfield par exemple).
 
Fondamentalement tu fais ce que tu veux, faut pas te poser des "problèmes" comme ça qui n'en sont pas vraiment :o


---------------
The relations of the soul to the divine spirit are so pure, that it is profane to seek to interpose helps.
n°54406486
biezdomny
MONSTERS DO NOT EAT QUICHE!
Posté le 10-09-2018 à 22:25:23  profilanswer
 

Surtout, faut lire des trucs et se poser des questions dessus. Il y a des tas de romans qui reposent sur des twists de point de vue comme ça, et ça peut être intéressant de regarder comment c'est fait et pourquoi ça marche (ou pas) sur nous en tant que lecteur.


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