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La crise actuelle sera...




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Auteur Sujet :

[ECO] Can it run Crises ?

n°23767680
Camelot2
Posté le 28-08-2010 à 13:53:48  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

otobox a écrit :


Peut-être qu'il n'y a aucune garantie pour garantir la juste transaction, mais quand elle porte préjudice à l'ensemble du système ? Je reprends l'exemple de la vente à perte ou des lois anti-trust. En raisonnant en "libéral pur", doit-on supprimer ces lois ?
Si oui, que se passe t-il ? Comment quelqu'un peut prétendre à rentrer dans le marché, s'il ne peut lutter à armes égales ?
 
 


 
Encore une fois, ta notion de "porter préjudice à l'ensemble du système" est souvent subjective. La notion d'intérêt général n'est pas clairement définie, elle varie considérablement en fonction du bord politique.
 
Je ne dis pas que ce tiers ne doit pas intervenir, loin de là...Je dis qu'il n'est pas objectif ("omniscient" ) et qu'il ne peut donc pas être considérer comme LE référentiel économique.
 
D'où les propos de Badcow: l'économie a, forcément, une part de subjectivité.

mood
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Posté le 28-08-2010 à 13:53:48  profilanswer
 

n°23767703
otobox
Maison fondée en 2005
Posté le 28-08-2010 à 13:58:10  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :

 

Encore une fois, ta notion de "porter préjudice à l'ensemble du système" est souvent subjective. La notion d'intérêt général n'est pas clairement définie, elle varie considérablement en fonction du bord politique.

 

Je ne dis pas que ce tiers ne doit pas intervenir, loin de là...Je dis qu'il n'est pas objectif ("omniscient" ) et qu'il ne peut donc pas être considérer comme LE référentiel économique.

 

D'où les propos de Badcow: l'économie a, forcément, une part de subjectivité.


Ben là, je ne comprends pas  :pt1cable: c'est paradoxal ce que vous dites.

 

D'un coté, un tiers ne doit pas intervenir, car il n'est pas objectif. Mais il y a quand même besoin de règles. Comment ça se passerait alors concrètement ?

 

Edit : on pourrait considérer que LE référentiel économique serait le peuple, mais non, même pas...

Message cité 1 fois
Message édité par otobox le 28-08-2010 à 13:59:49

---------------
OtObOxBlOg - - - Etre seul à avoir tort  c'est plus difficile, mais c'est bien plus beau que d'avoir raison avec une bande de cons
n°23767864
Badcow
Posté le 28-08-2010 à 14:18:47  profilanswer
 

otobox a écrit :


Avec des reins suffisamment solides, la vente à perte peut perdurer suffisamment longtemps pour éliminer un concurrent qui veut entre dans le business. Ensuite, les prix remontent et le monopole recommence.


 
Et à ce moment là, un concurrent peut arriver et s'installer, donc pour éliminer la concurrence, la seule option est de "vendre à perte" continument... wait !
 

otobox a écrit :


De nombreux exemples existent. Pas plus tard qu'il n'y a pas longtemps, j'ai vu un reportage sur la "guerre des beignets" que pouvaient se livrer un type qui en vendait depuis des années sur les plages de la Côte d'Azur et un nouveau venu. Le gars établit a tout fait pour conserver son monopole, quitte à vendre sa marchandise à perte pour conserver ses spots. Le concurrent avait d'ailleurs déposer plainte pour ça, avant de jeter l'éponge.
Et si part hasard, un plus gros était arrivé, ayant moyen de tenir plus longtemps en vendant à perte ses beignets que le gars déjà établit, il aurait pris sa place et serait encore plus difficile à déloger que le précédent.
Honnêtement, je ne voit pas comment ça peut fonctionner si personne ne joue l'arbitre.


 
Au contraire, c'est précisément dans ce genre de conditions que la théorie classique des marchés contestables est la plus efficiente...
 

otobox a écrit :


Un autre exemple, le cas d'entente entre les entreprises. Si un tiers n'intervient pas pour vérifier les "justes transactions", il n'y a aucune raison que les entreprises ne se partagent pas le gâteau indéfiniment au détriment des consommateurs.
Le libéralisme mettant en avant la libre entreprise sans instaurer de règles, le fameux 3e larron cité plus haut, il n'y a aucune raison que l'entende pour se partager un marché juteux ne fasse pas parti de la "libre entreprise" : je suis libre de décider avec qui je dois m'allier, pourquoi un tiers interviendrait ?


 
C'est sûr que quand l'état limite le nombre de licences dans les télécommunications et partage le marché entre 3 opérateurs, c'est plus facile pour pratiquer une entente sur les tarifs.
 

otobox a écrit :


Pour finir, "faire le bonheur des gens contre leur volonté" c'est difficile, mais "défendre les gens contre leur volonté" se fait tous les jours et heureusement. Interdire aux gens de se baigner quand le drapeau rouge est mis est un exemple : de quel droit fait-on ça ? Parce que pour aller le chercher, ça coûte de l'argent et c'est dangereux pour les sauveteurs.
Tu vas me dire, la personne ayant enfreint la règle doit prendre ses responsabilités et accepter les conséquences. Il n'y a aucune raison d'aller le chercher. Peut être, mais dans ce cas, ça devient vraiment une société de merde, une société qui regarde les gens se noyer en pensant "bien fait pour sa gueule".
Pourquoi ça serait différent en économie ?


 
Ben, ça donne une société où des gens partent en randonnée en montagne sans aucun équipement, juste avec un téléphone portable pour pouvoir appeler les secours qui devront se démerder pour aller les chercher, et en économie ça donne des banques qui prennent des risques énormes en sachant qu'il y aura toujours un état pour venir les sauver...
 
Pour moi, c'est plutôt ça une société de merde.


---------------
"The birds don't fly at the speed of sound" - "There's no replacement for displacement"
n°23768060
Camelot2
Posté le 28-08-2010 à 14:51:04  profilanswer
 

otobox a écrit :


Ben là, je ne comprends pas  :pt1cable: c'est paradoxal ce que vous dites.
 
D'un coté, un tiers ne doit pas intervenir, car il n'est pas objectif. Mais il y a quand même besoin de règles. Comment ça se passerait alors concrètement ?
 
Edit : on pourrait considérer que LE référentiel économique serait le peuple, mais non, même pas...


 
Je dis l'inverse, relis avec le doigt:
 

Citation :

Je ne dis pas que ce tiers ne doit pas intervenir, loin de là...Je dis qu'il n'est pas objectif ("omniscient" ) et qu'il ne peut donc pas être considérer comme LE référentiel économique.


 
Sérieusement...

n°23768116
aroll
Posté le 28-08-2010 à 15:00:18  profilanswer
 

Bonjour.

Camelot2 a écrit :


D'ailleurs, un petit indicateur. La moyenne OCDE pour le nombre de chômeurs 1 an et + dans le total déclaré de chômeurs, c'est 25%. En Belgique, c'est 44%.


Du fait que la durée d'indemnisation des chômeurs en Belgique est illimitée, on y retrouve forcément des gens qui sont au chômage depuis 4,5,6....8,.10 ans, ce qui n'existe pas ailleurs et ce qui influence les chiffres du chômage longue durée.
Mais il ne faut pas en conclure que cette disposition est une incitation à rester au chômage.
Dans d'autres pays, ces chômeurs de longue durée existent de la même manière, mais ils ne sont tout simplement plus comptabilisés comme tels; ils deviennent bénéficiaires du RSA ou de quelque chose d'équivalent, ce qui, en fait, ne change strictement rien.
En 2007, le taux de chômage en Belgique était de 7,6%, soit presque 2% de moins que la moyenne européenne. Depuis il a certes beaucoup grimpé (12%), à cause de la crise, mais lorsqu'il était à 7,6%, la durée d'indemnisation était déjà illimitée.... et cela n'impliquait donc pas une explosion du chômage.
 
Pour soutenir que l'allongement de la durée d'indemnisation est une incitation à ne pas chercher d'emploi, il faut être convaincu que les chômeurs sont souvent, voir d'abord, des fainéants.
C'est assez marrant de penser que pour la plupart des gens, la seule façon de "stimuler" un chômeur à chercher de l'emploi, c'est de lui couper les vivres, parce qu'il est bien évident que s'il a de quoi (sur)vivre, même très très très pauvrement, il n'aura aucune raison de faire des efforts supplémentaires pour améliorer sa situation....
Par contre, les choses sont bien différentes pour les hauts revenus. Eux sont supposés avoir ce courage admirable qui les poussent à ne jamais ménager leurs efforts pour gagner plus, et cela même si leur revenus sont déjà trèèèèèèèèèès confortables, et que, par conséquent, la satisfaction qu'ils obtiendront par euro supplémentaire gagné sera faible......  
D'où les demandes incessantes des libéraux pour diminuer l'imposition des tranches supérieures.
 
Il y aurait donc d'un côté, des gens (de préférence riches parce que les bas salaires sont souvent soupçonnés aussi de ne pas être très "volontaires" ) qui sont prêts à travailler toujours d'avantage pour gagner plus, et de l'autre côté, des chômeurs (essentiellement) qui sont prêt à supporter une vie de privation pour ne pas devoir travailler....
 
Je pense que le chômage n'est (presque) jamais choisi, même lorsqu'il est de longue, voir de très longue durée (il y a peut-être, dans ce cas là une dimension "état dépressif" qui devrait-être envisagée), et je pense qu'il ne peut jamais être "traité" par la stigmatisation et/ou la coercition, mais par la promesse d'un revenu vraiment meilleur, au travers d'un emploi à la fois accessible et correctement rémunérateur. Dans ce cadre là, l'idée de l'impôt négatif est probablement la solution, et ce n'est que lorsque tout aura été fait pour permettre aux chômeurs les moins bien armés, les moins bien formés, de trouver un emploi raisonnablement bien rémunéré que l'on pourra éventuellement penser à sanctionner...
 
Amicalement, Alain

n°23768123
korrigan73
Membré
Posté le 28-08-2010 à 15:01:46  profilanswer
 

Badcow a écrit :


 
Et à ce moment là, un concurrent peut arriver et s'installer, donc pour éliminer la concurrence, la seule option est de "vendre à perte" continument... wait !
 


sauf que l'arrivée d'un concurrent sur un marché comme les beignets c'est facile, sur un marché comme l'electricité, l'aeronautique ou les microprocesseurs, c'est infaisable sans l'appui de plusieurs etats. typiquement airbus.
 

Badcow a écrit :


 
Au contraire, c'est précisément dans ce genre de conditions que la théorie classique des marchés contestables est la plus efficiente...
 


explique toi meixu stp.
 

Badcow a écrit :


C'est sûr que quand l'état limite le nombre de licences dans les télécommunications et partage le marché entre 3 opérateurs, c'est plus facile pour pratiquer une entente sur les tarifs.


ca c'est une honte d'ailleurs, le nombre de licences devrai etre augmenté, donné a toute societé ayant reellement les moyens de ses ambitions.

Badcow a écrit :


 
Ben, ça donne une société où des gens partent en randonnée en montagne sans aucun équipement, juste avec un téléphone portable pour pouvoir appeler les secours qui devront se démerder pour aller les chercher, et en économie ça donne des banques qui prennent des risques énormes en sachant qu'il y aura toujours un état pour venir les sauver...
 
Pour moi, c'est plutôt ça une société de merde.


ca c'est typiquement le genre de probleme insoluble. des inconscients t'en aura toujours, mais meme ceux la faudra aller les chercher. la seule chose faisable de de proner la prudence aux gens, et rappeler sans cesse les regles minimale de securité...
que tu sois sauveteurs, ou abruti qui pars en rando en tong tu c'est toi qui a signé pour y aller...


---------------
El predicator du topic foot
n°23768136
peaceful
beati pauperes spiritu
Posté le 28-08-2010 à 15:02:51  profilanswer
 

Alain,  
 
Un petit coup d'oeil sur la pyramide de maslow.
 
Cdlt
:o


---------------
"Tout en ne cherchant que son intérêt personnel, il travaille souvent d'une manière bien plus efficace pour l'intérêt de la société, que s'il avait réellement pour but d'y travailler."
n°23768189
otobox
Maison fondée en 2005
Posté le 28-08-2010 à 15:08:00  profilanswer
 

Badcow a écrit :


 
Et à ce moment là, un concurrent peut arriver et s'installer, donc pour éliminer la concurrence, la seule option est de "vendre à perte" continument... wait !
 


En théorie, effectivement. (je demandais des réponses théoriques, vues par une société libérale idéale).
 

Badcow a écrit :


 
Au contraire, c'est précisément dans ce genre de conditions que la théorie classique des marchés contestables est la plus efficiente...
 


Comprends pas
 

Badcow a écrit :


 
C'est sûr que quand l'état limite le nombre de licences dans les télécommunications et partage le marché entre 3 opérateurs, c'est plus facile pour pratiquer une entente sur les tarifs.
 


Sous l'angle d'une société libérale idéale, sans cette restriction ?
Tu disais dans un message d'il y a quelques jours quand on parlait de l'absorption des fai entre eux, que pour les grandes industries, genre télécom, il était normal que 3 ou 4  grands se partagent le marché, il était dit qu'une entreprise avait la taille du marché : en gros petits moyens de production = beaucoup d'entreprises concurrentes. Gros moyens = faible concurrence, avec un parallèle fait entre le nombre de restaurants et le nombre de boites de télécoms.
On peut alors imaginer, par exemple les télécoms, que les 4 ou 5 boites se mettent d'accord.
 

Badcow a écrit :


 
Ben, ça donne une société où des gens partent en randonnée en montagne sans aucun équipement, juste avec un téléphone portable pour pouvoir appeler les secours qui devront se démerder pour aller les chercher, et en économie ça donne des banques qui prennent des risques énormes en sachant qu'il y aura toujours un état pour venir les sauver...
 
Pour moi, c'est plutôt ça une société de merde.


Peut être, mais là, je ne partage pas ton point de vue. Prendre des risques pour sa vie en attendant d'hypothétiques sauveteurs, c'est un sacré pari et je ne suis pas sûr que beaucoup réfléchissent comme ça avant de partir. Par contre, je suis persuadé que ceux qui prennent ce genre de risque le font persuadé qu'ils seront les plus forts et qu'ils n'auront pas besoin d'aide et se débrouilleront tout seul. Un peu comme quand on roule trop vite en voiture : si on le fait, c'est qu'on est sûr de ne pas se planter, pas parce qu'on pense qu'en cas d'accident, les médecins seront là pour me sauver la vie...
 
Mais pour les banques, effectivement, on peut se poser la question, puisque dans le vrai système actuel, la mentalité dominante est de privatiser les gains et mutualiser les pertes.
Cependant, je ne suis même pas certain que même si les banques ne comptaient pas sur les états pour les sauver, elles ne seraient pas capables de foncer droit dans le mur. Le système est fait de telle façon, il a été dit ça il n'y a pas longtemps sur ce forum, que les actionnaires éparpillés favorisaient les prises de bénéfices au lieu de préserver leurs poules aux œufs d'or. Je ne suis pas certain que chacun d'entre eux pense qu'il peut tirer sur la corde jusqu'à temps que l'état viennent à leur secours. S'ils le font, c'est qu'ils sont certains de réussir et de perdurer dans cette logique. Un peu comme quand on conduit trop vite...
 
Mais là, c'est l'interprétation de chacun (les gens sont-ils trop confiants ou sont-ils assistés ?), on s'éloigne de l'idéologie du libéralisme idéal.


---------------
OtObOxBlOg - - - Etre seul à avoir tort  c'est plus difficile, mais c'est bien plus beau que d'avoir raison avec une bande de cons
n°23768233
aroll
Posté le 28-08-2010 à 15:14:20  profilanswer
 

peaceful a écrit :

Alain,

 

Un petit coup d'oeil sur la pyramide de maslow.

 

Cdlt
:o


Je suppose que ce message m'est adressé alors........ Eeeuuhhh, c'est mal si je ne vois pas très bien ce que tu veux me dire (même après avoir regardé cette fameuse pyramide) ?

 

Amicalement, Alain

Message cité 1 fois
Message édité par aroll le 28-08-2010 à 15:15:19
n°23768234
Betcour
Building better worlds
Posté le 28-08-2010 à 15:14:23  profilanswer
 

aroll a écrit :

Pour soutenir que l'allongement de la durée d'indemnisation est une incitation à ne pas chercher d'emploi, il faut être convaincu que les chômeurs sont souvent, voir d'abord, des fainéants.


Ou bien il suffit de se pencher sur certaines études, par ex. le graphique de cet article : http://economix.blogs.nytimes.com/ [...] afety-net/
 
C'est pas une question de fainéantise mais de comportement rationnel : si on te paye presque autant pour pas bosser que pour bosser, l'incitation à bosser est assez réduite.


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
mood
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Posté le 28-08-2010 à 15:14:23  profilanswer
 

n°23768249
otobox
Maison fondée en 2005
Posté le 28-08-2010 à 15:16:20  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
Je dis l'inverse, relis avec le doigt:
 

Citation :

Je ne dis pas que ce tiers ne doit pas intervenir, loin de là...Je dis qu'il n'est pas objectif ("omniscient" ) et qu'il ne peut donc pas être considérer comme LE référentiel économique.


 
Sérieusement...


Non non  [:hardbox] j'ai bien compris que tu étais partisan d'un peu d'interventionnisme. Mais tu dis aussi que cet interventionnisme, quel qu'il soit, n'est pas objectif, donc il est forcément au dépend de la libre entreprise prônée par le libéralisme. Et ça me semble paradoxal.
Soit on ne fait pas intervenir un tiers et on fait du vrai libéralisme (un échange entre deux adultes consentants et responsables d'eux-même pour reprendre badcow), soit on fait ne serait-ce qu'une règle et le libéralisme idéal n'existe plus. C'est ça que je ne comprends pas.


---------------
OtObOxBlOg - - - Etre seul à avoir tort  c'est plus difficile, mais c'est bien plus beau que d'avoir raison avec une bande de cons
n°23768274
Betcour
Building better worlds
Posté le 28-08-2010 à 15:20:04  profilanswer
 

otobox a écrit :

soit on fait ne serait-ce qu'une règle et le libéralisme idéal n'existe plus. C'est ça que je ne comprends pas.


C'est un peu un non argument parce que déjà y'a plusieurs courants libéraux qui ont des vues différentes de ce que c'est censé être exactement, et ensuite a par quelques rares fondus, personne ne réclame un état libéral "pur et dur". Les libéraux sur ce topic par ex. réclament juste un peu moins d'interventionnisme, pas la privatisation de l'armée.


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"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°23768302
peaceful
beati pauperes spiritu
Posté le 28-08-2010 à 15:25:24  profilanswer
 

aroll a écrit :


Je suppose que ce message m'est adressé alors........ Eeeuuhhh, c'est mal si je ne vois pas très bien ce que tu veux me dire (même après avoir regardé cette fameuse pyramide) ?
 
Amicalement, Alain


 
Juste que ceci est faux:
 

Citation :

Par contre, les choses sont bien différentes pour les hauts revenus. Eux sont supposés avoir ce courage admirable qui les poussent à ne jamais ménager leurs efforts pour gagner plus, et cela même si leur revenus sont déjà trèèèèèèèèèès confortables, et que, par conséquent, la satisfaction qu'ils obtiendront par euro supplémentaire gagné sera faible......  
D'où les demandes incessantes des libéraux pour diminuer l'imposition des tranches supérieures.
 
Il y aurait donc d'un côté, des gens (de préférence riches parce que les bas salaires sont souvent soupçonnés aussi de ne pas être très "volontaires" ) qui sont prêts à travailler toujours d'avantage pour gagner plus, et de l'autre côté, des chômeurs (essentiellement) qui sont prêt à supporter une vie de privation pour ne pas devoir travailler....


 
Tu sembles insinuer que le chômeur et le mec à haut revenus sont des personnes différentes, c'est faux. Un individu peut tout à fait passer par les deux états.
 
Pour ce qui est de la satisfaction des besoins et de la motivation, jplus on progresse vers le haut de la pyramide plus la motivation augmente, je vois pas pourquoi la satisfaction par enrichissement supplémentaire le deviendrait moins. Si c'ést le cas, pourquoi les Gates, Buffet, arnault, etc sont ils des boureaux de travail ?
 
Eh oui, un être humain ce n'est pas seulement "caca dodo manger" :o


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"Tout en ne cherchant que son intérêt personnel, il travaille souvent d'une manière bien plus efficace pour l'intérêt de la société, que s'il avait réellement pour but d'y travailler."
n°23768339
otobox
Maison fondée en 2005
Posté le 28-08-2010 à 15:32:03  profilanswer
 

Betcour a écrit :


C'est un peu un non argument parce que déjà y'a plusieurs courants libéraux qui ont des vues différentes de ce que c'est censé être exactement, et ensuite a par quelques rares fondus, personne ne réclame un état libéral "pur et dur". Les libéraux sur ce topic par ex. réclament juste un peu moins d'interventionnisme, pas la privatisation de l'armée.


D'accord, mais dans ce cas où doit commencer et s'arrêter l'interventionnisme ? Parce que, si on en introduit un peu, le système libéral idéal est corrompu, ouvrant la porte aux déséquilibres et fatalement certains en profiteront plus que d'autres. Où est l'égalité des chances dans ce système ?


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OtObOxBlOg - - - Etre seul à avoir tort  c'est plus difficile, mais c'est bien plus beau que d'avoir raison avec une bande de cons
n°23768414
Betcour
Building better worlds
Posté le 28-08-2010 à 15:44:41  profilanswer
 

otobox a écrit :

D'accord, mais dans ce cas où doit commencer et s'arrêter l'interventionnisme ? Parce que, si on en introduit un peu, le système libéral idéal est corrompu, ouvrant la porte aux déséquilibres et fatalement certains en profiteront plus que d'autres. Où est l'égalité des chances dans ce système ?


En ce qui me concerne c'est essentiellement une question d'efficacité : le marché est généralement le plus efficace, il faut intervenir quand il ne l'est plus, sans pour autant le supprimer (donc chercher à le canaliser et à le dompter pour qu'il soit le plus efficient possible).


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"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°23768433
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 28-08-2010 à 15:48:17  profilanswer
 


A part les digues en vendée, son post ne parle que de riches hein...

n°23768576
Badcow
Posté le 28-08-2010 à 16:16:54  profilanswer
 

korrigan73 a écrit :


sauf que l'arrivée d'un concurrent sur un marché comme les beignets c'est facile, sur un marché comme l'electricité, l'aeronautique ou les microprocesseurs, c'est infaisable sans l'appui de plusieurs etats. typiquement airbus.


 
Oui, sauf que pour Airbus la difficulté n'était pas de réunir les capitaux pour lancer le bouzin, mais de faire converger les demandes des différentes compagnies Européennes pour n'avoir à développer qu'un seul avion, et avoir la "garantie" d'arriver à le vendre en nombre suffisant.
 

korrigan73 a écrit :


explique toi mieux stp.


 
Comme tu l'a souligné toi-même, un marché où il n'y a pas besoin de réunir beaucoup de capital (comme celui du beignet) est éminemment contestable.
 

korrigan73 a écrit :


ca c'est typiquement le genre de probleme insoluble. des inconscients t'en aura toujours, mais meme ceux la faudra aller les chercher. la seule chose faisable de de proner la prudence aux gens, et rappeler sans cesse les regles minimale de securité...
que tu sois sauveteurs, ou abruti qui pars en rando en tong tu c'est toi qui a signé pour y aller...


 
Sauf que par définition, plus les moyens de sauvetage sont importants, plus tu es en position de sauver un nombre important d'inconscients... ca me rappelle la discussion au sujet de l'augmentation du nombre de repas distribués par les restau du cœur...
 

otobox a écrit :


En théorie, effectivement. (je demandais des réponses théoriques, vues par une société libérale idéale).


 
Si c'est la réponse que tu cherche, ce n'est pas moi qui pourrait de la donner, je ne suis pas un libéral.
 

otobox a écrit :


Comprends pas


 
Voir plus haut.
 

otobox a écrit :


Sous l'angle d'une société libérale idéale, sans cette restriction ?
Tu disais dans un message d'il y a quelques jours quand on parlait de l'absorption des fai entre eux, que pour les grandes industries, genre télécom, il était normal que 3 ou 4  grands se partagent le marché, il était dit qu'une entreprise avait la taille du marché : en gros petits moyens de production = beaucoup d'entreprises concurrentes. Gros moyens = faible concurrence, avec un parallèle fait entre le nombre de restaurants et le nombre de boites de télécoms.
On peut alors imaginer, par exemple les télécoms, que les 4 ou 5 boites se mettent d'accord.


 
Je pense que tu te trompe d'interlocuteur.
 

otobox a écrit :


Peut être, mais là, je ne partage pas ton point de vue. Prendre des risques pour sa vie en attendant d'hypothétiques sauveteurs, c'est un sacré pari et je ne suis pas sûr que beaucoup réfléchissent comme ça avant de partir. Par contre, je suis persuadé que ceux qui prennent ce genre de risque le font persuadé qu'ils seront les plus forts et qu'ils n'auront pas besoin d'aide et se débrouilleront tout seul. Un peu comme quand on roule trop vite en voiture : si on le fait, c'est qu'on est sûr de ne pas se planter, pas parce qu'on pense qu'en cas d'accident, les médecins seront là pour me sauver la vie...
 
Mais pour les banques, effectivement, on peut se poser la question, puisque dans le vrai système actuel, la mentalité dominante est de privatiser les gains et mutualiser les pertes.
Cependant, je ne suis même pas certain que même si les banques ne comptaient pas sur les états pour les sauver, elles ne seraient pas capables de foncer droit dans le mur. Le système est fait de telle façon, il a été dit ça il n'y a pas longtemps sur ce forum, que les actionnaires éparpillés favorisaient les prises de bénéfices au lieu de préserver leurs poules aux œufs d'or. Je ne suis pas certain que chacun d'entre eux pense qu'il peut tirer sur la corde jusqu'à temps que l'état viennent à leur secours. S'ils le font, c'est qu'ils sont certains de réussir et de perdurer dans cette logique. Un peu comme quand on conduit trop vite...
 
Mais là, c'est l'interprétation de chacun (les gens sont-ils trop confiants ou sont-ils assistés ?), on s'éloigne de l'idéologie du libéralisme idéal.


 
S'ils partent sans équipement approprié, sans se préoccuper des conditions météo, mais avec un téléphone portable, c'est bien parce qu'ils se disent qu'en cas de "coup dur", ils pourront toujours prévenir les secours.


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"The birds don't fly at the speed of sound" - "There's no replacement for displacement"
n°23768591
aroll
Posté le 28-08-2010 à 16:20:11  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Ou bien il suffit de se pencher sur certaines études, par ex. le graphique de cet article : http://economix.blogs.nytimes.com/ [...] afety-net/
 
C'est pas une question de fainéantise mais de comportement rationnel : si on te paye presque autant pour pas bosser que pour bosser, l'incitation à bosser est assez réduite.

Certainement, oui, mais le problème apparaît lorsque l'on passe aux propositions de solutions.
Ma position est de dire qu'il faut à tous prix augmenter la rémunération de celui qui travaille (par exemple par l'impôt négatif), tandis que beaucoup de gens propose de plutôt diminuer la rémunération du chômeur, ce que je trouve inacceptable.
 

peaceful a écrit :


 
Juste que ceci est faux:
 

Citation :

Par contre, les choses sont bien différentes pour les hauts revenus. Eux sont supposés avoir ce courage admirable qui les poussent à ne jamais ménager leurs efforts pour gagner plus, et cela même si leur revenus sont déjà trèèèèèèèèèès confortables, et que, par conséquent, la satisfaction qu'ils obtiendront par euro supplémentaire gagné sera faible......  
D'où les demandes incessantes des libéraux pour diminuer l'imposition des tranches supérieures.
 
Il y aurait donc d'un côté, des gens (de préférence riches parce que les bas salaires sont souvent soupçonnés aussi de ne pas être très "volontaires" ) qui sont prêts à travailler toujours d'avantage pour gagner plus, et de l'autre côté, des chômeurs (essentiellement) qui sont prêt à supporter une vie de privation pour ne pas devoir travailler....


 
Tu sembles insinuer que le chômeur et le mec à haut revenus sont des personnes différentes, c'est faux. Un individu peut tout à fait passer par les deux états.
 
Pour ce qui est de la satisfaction des besoins et de la motivation, jplus on progresse vers le haut de la pyramide plus la motivation augmente, je vois pas pourquoi la satisfaction par enrichissement supplémentaire le deviendrait moins. Si c'ést le cas, pourquoi les Gates, Buffet, arnault, etc sont ils des boureaux de travail ?
 
Eh oui, un être humain ce n'est pas seulement "caca dodo manger" :o


Je n'insinue pas que le chômeur et le mec à haut revenus sont des personnes différentes, au contraire, j'insinue qu'ils sont très semblables et tous les deux intéressés par le fait de gagner plus, et tous les deux prêts à des efforts pour cela.  
Je dénonce justement le fait qu'ils soient présentés (pas par moi, mais par de plus en plus de gens) comme différents.
 
Bill Gates ne correspond pas vraiment à l'idée que je me fait d'un bourreaux de travail.
 
Amicalement, Alain

n°23768605
otobox
Maison fondée en 2005
Posté le 28-08-2010 à 16:22:44  profilanswer
 

Betcour a écrit :


En ce qui me concerne c'est essentiellement une question d'efficacité : le marché est généralement le plus efficace, il faut intervenir quand il ne l'est plus, sans pour autant le supprimer (donc chercher à le canaliser et à le dompter pour qu'il soit le plus efficient possible).


D'accord, il faut rechercher l'efficacité du marché. Pourquoi pas, ça me semble raisonnable et très sensé.
Mais qui décide comment il est efficace et pour qui il doit l'être ?
Parce que chercher à le dompter, comme dit Camelot, c'est très objectif, l'intérêt général n'est pas clairement défini et dépend de chacun.
 
Par exemple de badcow sur les banques qui n'aurait pas fait ce qu'elles ont fait si elle n'avaient pas eu le filet de sécurité que représentait l'état.
Où placer le curseur ? Laisser faire les banques et laisser l'état payer les pots cassés ? Ou dompter les banques pour ne pas payer les dégâts, mais ceci engendrant des déséquilibres favorisant quelques uns ? Ou laisser faire, pour ne pas déséquilibrer le système et ne pas payer les pots cassés au détriment de l'ensemble de la société ?
 
Quelque soit la décision prise, elle ne peut que favoriser quelques un au détriment des autres.
 
A ton avis, qu'est ce qu'il aurait fallu faire ?


---------------
OtObOxBlOg - - - Etre seul à avoir tort  c'est plus difficile, mais c'est bien plus beau que d'avoir raison avec une bande de cons
n°23768662
Betcour
Building better worlds
Posté le 28-08-2010 à 16:33:51  profilanswer
 

aroll a écrit :

Certainement, oui, mais le problème apparaît lorsque l'on passe aux propositions de solutions.
Ma position est de dire qu'il faut à tous prix augmenter la rémunération de celui qui travaille (par exemple par l'impôt négatif), tandis que beaucoup de gens propose de plutôt diminuer la rémunération du chômeur, ce que je trouve inacceptable.


Les indemnités étant financées par le travail, plus tu indemnises et plus le salaire net diminue et inversement... donc si tu veux augmenter l'écart de revenu entre chômage et travail tu as un levier tout trouvé.

 

Y'avait une solution simple en France qu'on a depuis supprimé : les allocations dégressives avec le temps. On indemnise généreusement au début et chaque mois on réduit un peu...


Message édité par Betcour le 28-08-2010 à 16:50:22

---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°23768668
otobox
Maison fondée en 2005
Posté le 28-08-2010 à 16:34:46  profilanswer
 

Badcow a écrit :

 

Si c'est la réponse que tu cherche, ce n'est pas moi qui pourrait de la donner, je ne suis pas un libéral.

 



Tes réponses me font penser le contraire, alors qui es-tu ?

 
Badcow a écrit :

 

Je pense que tu te trompe d'interlocuteur.

 



Peut être, le fond reste le même.

 
Badcow a écrit :

 

S'ils partent sans équipement approprié, sans se préoccuper des conditions météo, mais avec un téléphone portable, c'est bien parce qu'ils se disent qu'en cas de "coup dur", ils pourront toujours prévenir les secours.


Tu cites un cas très précis, je pourrais t'en citer un autre : quand tu pars nager alors qu'il y a le drapeau rouge, tu ne pars pas avec ton téléphone...
Et tu occultes mon parallèle avec la vitesse en voiture, sur les raisons d'une prise de risque : on ne les prends pas forcément parce que on sait que les secours peuvent intervenir. On les prends généralement par excès de confiance.

Message cité 1 fois
Message édité par otobox le 28-08-2010 à 16:35:30

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OtObOxBlOg - - - Etre seul à avoir tort  c'est plus difficile, mais c'est bien plus beau que d'avoir raison avec une bande de cons
n°23768763
Betcour
Building better worlds
Posté le 28-08-2010 à 16:50:06  profilanswer
 

otobox a écrit :

D'accord, il faut rechercher l'efficacité du marché. Pourquoi pas, ça me semble raisonnable et très sensé.
Mais qui décide comment il est efficace et pour qui il doit l'être ?


Prend l'exemple danois de la flexi-sécurité : c'est un système où d'un côté on reconnait l'efficacité supérieure du marché (donc on libéralise et flexibilise le travail), de l'autre on admet qu'il peut engendrer des problèmes, donc on construit un filet de protection sociale important.

 

En France on préfère considérer que le marché est mauvais, donc on réglemente à tour de bras, on essaye de bloquer les licenciements en construisant un tas d'interdictions, etc. Bref on s'oppose frontalement au marché. Et ça marche pas très bien. :/

 

Après tout est question de sensibilité sur l'encadrement à réaliser, mais il faut à mon sens garder cette idée que le marché doit être canalisé plutôt que contré. (c'est très zen ce que je dit finalement :o )

 
Citation :

Où placer le curseur ? Laisser faire les banques et laisser l'état payer les pots cassés ? Ou dompter les banques pour ne pas payer les dégâts, mais ceci engendrant des déséquilibres favorisant quelques uns ? Ou laisser faire, pour ne pas déséquilibrer le système et ne pas payer les pots cassés au détriment de l'ensemble de la société ?


A mon sens y'a deux approches : soit on assume l'état qui viendra sauver les meubles, dans ce cas il faut taxer les banques pour "financer les équipes de secours" (mais faudra pas râler non plus quand il faudra re-sauver une banque), soit on refuse et dans ce cas il faut construire une réglementation bancaire qui compartimente les risques et l'activité bancaire classique.
Dans les deux cas il faut examiner ce qui a posé le plus de problème et mieux encadrer (par ex. les CDS, les agences de notations). Mais bon je ne crois pas aux recettes miracles.

Message cité 1 fois
Message édité par Betcour le 28-08-2010 à 16:51:19

---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°23768969
python
Posté le 28-08-2010 à 17:36:26  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Prend l'exemple danois de la flexi-sécurité : c'est un système où d'un côté on reconnait l'efficacité supérieure du marché (donc on libéralise et flexibilise le travail), de l'autre on admet qu'il peut engendrer des problèmes, donc on construit un filet de protection sociale important.
 
En France on préfère considérer que le marché est mauvais, donc on réglemente à tour de bras, on essaye de bloquer les licenciements en construisant un tas d'interdictions, etc. Bref on s'oppose frontalement au marché. Et ça marche pas très bien. :/


 
Ironiquement il y a Lech Walesa qui a déclaré cette semaine que le capitalisme voit trop l'argent et ne voit plus l'homme. :o


Message édité par python le 28-08-2010 à 17:36:52
n°23769024
Badcow
Posté le 28-08-2010 à 17:44:32  profilanswer
 

otobox a écrit :


Tes réponses me font penser le contraire, alors qui es-tu ?


 
J'aimerai bien savoir ce que j'ai écrit qui te fais penser cela...
 
On va dire que je suis un affreux coco quand je répond à Limonaire, et un sale libérale quand je répond à Poilagratter, mais en fait ça n'a pas vraiment d'importance.  
 

otobox a écrit :


Tu cites un cas très précis, je pourrais t'en citer un autre : quand tu pars nager alors qu'il y a le drapeau rouge, tu ne pars pas avec ton téléphone...
Et tu occultes mon parallèle avec la vitesse en voiture, sur les raisons d'une prise de risque : on ne les prends pas forcément parce que on sait que les secours peuvent intervenir. On les prends généralement par excès de confiance.


 
Effectivement, tu ne pars pas avec ton téléphone, de même que les fumeurs sont convaincus qu'ils échapperons au cancer, etc... l'être humain est de ce point de vue assez prompt à s'illusionner, mais on ne peux pas non plus passer sous silence le fait que tous les fumeurs n'auront pas forcément un cancer, de même que tu peux aller de baigner avec un drapeau rouge sans forcément te noyer, de même que tu peux rouler à 180 km/h sur une autoroute sans que ta voiture n'explose instantannément.
 
De mon point de vue, si quelqu'un veux "prendre des risques" (par exemple, partir nager alors qu'il y a un drapeau rouge), c'est son problème mais il est sûr que je ne lèverai pas le petit doigt pour aller à son secours, ce qui est une situation différente de quelqu'un qui tombe à l'eau accidentellement, et où là j'essaierai de tout faire pour l'aider.
 
Par ailleurs, je ne me place pas dans une position idéologique. Je trouve normal que les maladies liées à la consommation de tabac soient prises en charge par la collectivité, de même que les accidents de parapente, de ski ou autres "loisirs", mais il ne faut pas non plus s'illusionner, tout ceci a un coût qu'il ne faut pas oublier, et dire "les riches paieront" c'est très facile puisque "les riches", c'est par définition toujours ceux qui gagnent plus que soit, et comme l'a montré ici Limonaire, même en "faisant payer les riches", on ira pas très loin.
 
Entre 1970 et 2010, le revenu des retraités à été multiplié par 3. Je dit bravo à CE système qui a réussi cela, mais comme dans le même temps le revenu des actifs n'a augmenté que de 50%, et que ce sont les actifs qui financent les retraites, je m'interroge sur un tel déséquilibre.
 
La France est l'un des pays où il est le plus difficile de licencier et où le chômage est le mieux indemnisé, et pourtant chaque plan social est vécu par les salariés comme une tragédie et la fin d'un monde, et pour beaucoup être licencié à 45 ans cela signifie attendre la retraite en étant au chômage. Pourquoi ?
 
L'enseignement en France est le premier poste de dépense de l'état et la France est l'un (voire LE) pays qui consacre le plus d'argent à l'éducation de sa jeunesse, pourquoi dans de telles conditions a-t-on le taux de chômage des jeunes le plus élevé d'Europe ?


---------------
"The birds don't fly at the speed of sound" - "There's no replacement for displacement"
n°23769127
python
Posté le 28-08-2010 à 18:02:09  profilanswer
 

Badcow a écrit :


L'enseignement en France est le premier poste de dépense de l'état et la France est l'un (voire LE) pays qui consacre le plus d'argent à l'éducation de sa jeunesse, pourquoi dans de telles conditions a-t-on le taux de chômage des jeunes le plus élevé d'Europe ?


Parce que le marché est incapable d'absorber le flux de nouveaux diplômés qui demandent des emplois à valeur aujoutée.  
 
 Les baby-boomers restent 40 à 50 ans sur le marché or il faut à un couple 20 ans pour procréer un nouveau diplômé.

Message cité 1 fois
Message édité par python le 28-08-2010 à 18:15:08
n°23769273
Black_Jack
Bo_Jack
Posté le 28-08-2010 à 18:29:08  profilanswer
 

Citation :

La France est l'un des pays où il est le plus difficile de licencier et où le chômage est le mieux indemnisé, et pourtant chaque plan social est vécu par les salariés comme une tragédie et la fin d'un monde, et pour beaucoup être licencié à 45 ans cela signifie attendre la retraite en étant au chômage. Pourquoi ?


A mon sens c'est le problème le plus révélateur des maux français. Une société qui a peur, une société figée.


---------------
Horse_man
n°23769433
Profil sup​primé
Posté le 28-08-2010 à 18:57:01  answer
 

Black_Jack a écrit :

Citation :

La France est l'un des pays où il est le plus difficile de licencier et où le chômage est le mieux indemnisé, et pourtant chaque plan social est vécu par les salariés comme une tragédie et la fin d'un monde, et pour beaucoup être licencié à 45 ans cela signifie attendre la retraite en étant au chômage. Pourquoi ?



 

SOURCES  :o

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 28-08-2010 à 18:57:09
n°23769719
Badcow
Posté le 28-08-2010 à 19:44:05  profilanswer
 

python a écrit :


Parce que le marché est incapable d'absorber le flux de nouveaux diplômés qui demandent des emplois à valeur aujoutée.  
 
 Les baby-boomers restent 40 à 50 ans sur le marché or il faut à un couple 20 ans pour procréer un nouveau diplômé.


 
Sauf que le taux de chômage est à peu près inversement proportionnel au niveau de formation, ce qui ne cadre pas trop avec cette théorie.


---------------
"The birds don't fly at the speed of sound" - "There's no replacement for displacement"
n°23769842
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 28-08-2010 à 20:08:52  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
Je viens de checker rapidement sur les chiffres OCDE, et t'as une relation positive (au sens strict) entre protection de l'emploi et chômage. Je n'ai eu le temps de faire l'analyse que sur 2007-2008, je tâcherai d'élargir ça si je trouve le temps.
 
Mais c'est assez connu comme constat, il me semble.
 
Maintenant, l'exemple limite de limonaire me semble...comment dire...extrême et irréaliste.


Vu le graphe passer aussi :jap:

n°23769873
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 28-08-2010 à 20:13:39  profilanswer
 

peaceful a écrit :


 
[:gurumeditation]  
 
La suite du texte: :D
 

Citation :

Ce n’est pas sûr. Si l’Etat ne doit pas intervenir contre les forces du marché, il peut jouer un rôle redistributeur grâce à l’impôt. Plusieurs économistes envisagent un impôt négatif sur le revenu. Voici quel en serait le mécanisme : tous les salariés qui ne peuvent pas vivre des revenus de leur travail – et c’est en l’occurrence aux hommes politiques de définir ce qu’est ce niveau de revenu insuffisant – toucheraient un supplément salarial qui leur serait directement versé par l’Etat au titre de la redistribution de l’impôt sur le revenu – d’où cette notion d’impôt négatif. Le système a l’avantage de ne pas perturber les mécanismes du marché et d’agir comme une subvention salariale versée directement aux individus concernés, et non à leurs entreprises (5).


 
Mais quelle idée de génie, dont nous n'avons jamais discuté ici, surtout pas cette semaine :o
 
[:clooney3]  
 


Joli  [:implosion du tibia]

n°23769936
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 28-08-2010 à 20:23:54  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Ou bien il suffit de se pencher sur certaines études, par ex. le graphique de cet article : http://economix.blogs.nytimes.com/ [...] afety-net/
 
C'est pas une question de fainéantise mais de comportement rationnel : si on te paye presque autant pour pas bosser que pour bosser, l'incitation à bosser est assez réduite.


Raisonnement valable pour les préretraites aussi, d'ailleurs.

n°23771318
Camelot2
Posté le 28-08-2010 à 23:39:01  profilanswer
 


 
Chiffres OCDE sur la protection de l'emploi et sur le chômage de longue durée.
 
De rien.

n°23771351
Camelot2
Posté le 28-08-2010 à 23:47:43  profilanswer
 

aroll a écrit :

Bonjour.
 
Du fait que la durée d'indemnisation des chômeurs en Belgique est illimitée, on y retrouve forcément des gens qui sont au chômage depuis 4,5,6....8,.10 ans, ce qui n'existe pas ailleurs et ce qui influence les chiffres du chômage longue durée.
Mais il ne faut pas en conclure que cette disposition est une incitation à rester au chômage.
Dans d'autres pays, ces chômeurs de longue durée existent de la même manière, mais ils ne sont tout simplement plus comptabilisés comme tels; ils deviennent bénéficiaires du RSA ou de quelque chose d'équivalent, ce qui, en fait, ne change strictement rien.
En 2007, le taux de chômage en Belgique était de 7,6%, soit presque 2% de moins que la moyenne européenne. Depuis il a certes beaucoup grimpé (12%), à cause de la crise, mais lorsqu'il était à 7,6%, la durée d'indemnisation était déjà illimitée.... et cela n'impliquait donc pas une explosion du chômage.


 
Sauf que les Belges au CPAS ne sont pas forcément moins nombreux que dans les aides similaires des autres pays. Bah oui...on a aussi des aides "après le chômage" (vu qu'on exclut tout de même quelques chômeurs...). Et, comme je l'ai déjà précisé, la situation belge est assez disparate en raison de ses caractéristiques communautaires. La politique de l'emploi flamande et wallone, c'est le jour et la nuit.
 
De plus, il y a une relation assez nette entre la date de retour à l'emploi et la fin des indemnités.
De plus, il y a une relation assez nette entre protection de l'emploi et chômage.
 

aroll a écrit :


Pour soutenir que l'allongement de la durée d'indemnisation est une incitation à ne pas chercher d'emploi, il faut être convaincu que les chômeurs sont souvent, voir d'abord, des fainéants.


 
Pense à jeter un coup d'oeil au concept "d'aléa moral".
Si tu donnes une assurance omnium gratuite aux français, le nombre d'accident va monter en flèche. Est-ce qu'ils étaient tous des chauffards pour autant?
 
Je considère, pour ma part, qu'on peut avoir un système social très développé avec limitation/dégressivité des allocations chômage dans le temps. Ce n'est pas incompatible. Des tas de pays sociaux-démocrates le font. La Belgique est un peu l'exception au milieu de l'océan, et pas franchement une bonne exception (7.6% de chômage, avec la Flandre et Bruxelles capitale de l'Europe...)

n°23771458
Profil sup​primé
Posté le 29-08-2010 à 00:14:22  answer
 

Camelot2 a écrit :

 

Chiffres OCDE sur la protection de l'emploi et sur le chômage de longue durée.

 

De rien.

 

Mais encore... Trop vague et aucuns chiffres, promis, juré, craché...   :o

 

La France est dans la moyen rien de plus, il est beau le mythe. :pfff:  :pfff:

 

D'ailleurs les suisse, les danois, les luxembourgeois, Les Allemands et les Pays bas sont bien mieux lotis que nous, les espagnols, les italiens et les portugais n'ont rien a nous envier.  Seuls les Anglais et surtout les irlandais sont a la traine. Notre seule avantage sur certain et la durée d'indemnisations qui peut être plus longue que bien  des pays, mais comme  l'indemnité est dégressive a vitesse grand V, je suis pas certain que ce soit vraiment un avantage. Pour info, c'est la Belgique qui détient le record de longévité de l'indemnité chômage, elle est illimitée.

 

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 29-08-2010 à 00:19:33
n°23771691
Camelot2
Posté le 29-08-2010 à 01:13:54  profilanswer
 


 
Tiens, si tu nous faisais une petite analyse de ton côté, pour une fois:
 
http://stats.oecd.org/index.aspx?lang=fr
 
Ca nous changera de tes copier-coller.

n°23771777
Profil sup​primé
Posté le 29-08-2010 à 01:32:37  answer
 

Camelot2 a écrit :


 
Tiens, si tu nous faisais une petite analyse de ton côté, pour une fois:
 
http://stats.oecd.org/index.aspx?lang=fr
 
Ca nous changera de tes copier-coller.


 
Il y a rien dans ton truc concerant le chomage, encore du vent .  :o  
 
J'ai beaucoup mieux...
 
Tableau

n°23771796
le_noob
Posté le 29-08-2010 à 01:36:50  profilanswer
 

Bon le titre du topic n'a pas changé depuis un moment. L'Angleterre n'a toujours pas coulé ?

n°23771826
python
Posté le 29-08-2010 à 01:45:25  profilanswer
 

le_noob a écrit :

Bon le titre du topic n'a pas changé depuis un moment. L'Angleterre n'a toujours pas coulé ?


 
la France non plus la Grèce non plus.  
 

n°23772069
peaceful
beati pauperes spiritu
Posté le 29-08-2010 à 05:28:20  profilanswer
 

Ni les US qui devaient couler en Juillet 2009 après la mort du dollar :o
Dailleurs Hpdp00 de la ramène plus avec le GEAB  [:capitalist haha]


---------------
"Tout en ne cherchant que son intérêt personnel, il travaille souvent d'une manière bien plus efficace pour l'intérêt de la société, que s'il avait réellement pour but d'y travailler."
n°23772769
Camelot2
Posté le 29-08-2010 à 12:05:24  profilanswer
 


 
 
 :lol:  
 
Est-ce trop difficile de te demander de cliquer sur "Marché du travail"?
 
Mon pauvre ami...comment veux-tu qu'on discute si la simple recherche de statistiques dépasse tes capacités intellectuelles?  

n°23772899
Profil sup​primé
Posté le 29-08-2010 à 12:33:07  answer
 

Camelot2 a écrit :

 


 :lol:

 

Est-ce trop difficile de te demander de cliquer sur "Marché du travail"?

 

Mon pauvre ami...comment veux-tu qu'on discute si la simple recherche de statistiques dépasse tes capacités intellectuelles?

 

T'es vraiment un rigolo de première toi .  [:bledi51]

 

Comme si tes statistiques allaient te donner les montants des indemnités , le taux  de cotisations, les montant maxi et mini, etc.. seuls chiffres a même de faire les comparaisons (qui nous intéresse) entre pays .

 

Je te met au défi  de me sortir ses chiffres de TON LIEN, vas y j'attends de voir tes capacités, vu que tu es bien supérieur a moi  :o

 

Chiffres que je t'aie sortie en un seul TABLEAU

Message cité 2 fois
Message édité par Profil supprimé le 29-08-2010 à 12:42:17
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