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Auteur Sujet :

[ECO] Can it run Crises ?

n°22813033
Profil sup​primé
Posté le 02-06-2010 à 18:56:45  answer
 

Reprise du message précédent :

limonaire a écrit :


 
1) Microsoft est sur un marché où il ne peut y avoir 10.000 concurrents  :??:  
2) Microsoft est en concurrence (Apple, le libre), et perd de sa part de marché, ses profits diminuent, ses perspective d'avenir aussi
3) En économie, le long terme n'est as défini : cela dépend des secteurs d'activité, du temps qu'il faut pour ^produire un produit alternatif, etc.
4) La question est bien public-privé : critiquer comme le fait Zmed le marché qui aboutirait à une concentration autour d'un monopoleur privé qui abuserait de sa situation, c'est suggérer que l'Etat (en tant que producteur ou régulateur) ferait mieux. Si on raisonne en termes d emarché contestables, ce n'est pas sûr
5) La théorie des marchés contestables nous dit que même si de fait il y a un monopole privé, si le marché est contestable, ce monopole privé, bien que seul producteur, n'abusera pas de sa situation.
6) Les monopoles publics, qui peuvent user de la coercition, abusent eux de la situation : voir le prix du timbre qui ne cesse d'augmenter, l'impôt d'infaltion prélevé chaque année, etc.


 
Apple n'a jamais été un concurrent pour Microsoft, sauf a la naissance de l'informatique (78/85). Et le monopole d'Apple n'a plus grand chose à voir avec l'informatique mais plutôt dans le multimédia et en particulier la musique, ça plateforme Itune, ses DRMs  et autres programmes fermés.  

mood
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Posté le 02-06-2010 à 18:56:45  profilanswer
 

n°22813051
Profil sup​primé
Posté le 02-06-2010 à 18:58:07  answer
 

xilebo a écrit :


 
 
Transpose ton camembert dans le monde du mobile, et tu peux mettre microsoft à la place de linux.


 
 
le quasi-monopole sur un produit ne pose pas de probleme parce que le concurrent a un quasi-monopole sur un autre produit
 
 
 [:viscere musc]

n°22813068
LooSHA
D'abord !
Posté le 02-06-2010 à 19:00:27  profilanswer
 

xilebo a écrit :

Transpose ton camembert dans le monde du mobile, et tu peux mettre microsoft à la place de linux d'Apple.


 [:aloy]


---------------
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n°22813079
power600
Toujours grognon
Posté le 02-06-2010 à 19:02:02  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Mais si cette situation dure depuis 10, 20 ou 30 ans, pourquoi des jeunes ne se lancent pas dans l'apprentissage de la mécanique pour se faire des couilles en or ? Un CAP mécanique, ça s'acquiert en 2 ans...


Parce qu'un CAP ne permet pas d'ouvrir un garage?
Parce que si tout le monde est garagiste il n'aura jamais assez de bagnoles dans le pays pour faire vivre tout le monde?  
Parce que c'est un métier ingrat qui paye pas, à cause des garagistes voleurs qui plument leurs client et payent les mécanos au lance pierre?
Parce que votre cirque au sujet des "grands métiers" a fait que personne ne veut plus des métiers dit "manuels"?  
 [:afrojojo]
 

limonaire a écrit :


 
je pense que tu voulais dire "décrédibilise"
 
Dans le privé, pas de monopole obtenu par la contrainte : la concurrence, la pression des consommateurs, font que le privé ne peut jamais abuser durablement de sa situation
 
 
 

Lol :)


Message édité par power600 le 02-06-2010 à 19:14:34

---------------
Tiens? Y a une signature, là.
n°22813087
xilebo
noone
Posté le 02-06-2010 à 19:03:00  profilanswer
 


 
 
ok  :jap:  
 
 
http://www.eco-conscient.com/wp-content/gallery/cache/140__580x349_os-smartphone-q1-2010.png

n°22813433
Profil sup​primé
Posté le 02-06-2010 à 19:38:55  answer
 

limonaire a écrit :


 
6) Les monopoles publics, qui peuvent user de la coercition, abusent eux de la situation : voir le prix du timbre qui ne cesse d'augmenter, l'impôt d'infaltion prélevé chaque année, etc.


Sauf que le prix du timbre se situe pile dans la moyenne européenne avec un service très efficace donc le prix est parfaitement "normal"...  :sarcastic:  
De même pour l'électricité ou la sncf qui ont toujours des prix  inférieur ou pas supérieur à ce qu'on peu voir autre part ou c'est privée.
Non mais en fait les libéraux sont hyper arrogants.  
Toute les théories, même en science dur, ont des limites, ce qu'on appelle des domaines de validité. La physique quantique se limite aux très petites échelles, la relativité générale ne marche pas à l'échelle atomique mais très bien à l'échelle des galaxies etc... Mais en éco (qui est pourtant une science "sociale" ) on te dit que le marché est TOUJOURS meilleur, que l'état abuse TOUJOURS et que le privé jamais, que le monopole d'état c'est TOUJOURS mal et la libre concurrence TOUJOURS bien et cela bien sur sans fournir la moindre once de preuve....(indice: un exemple n'est pas une preuve :o)
Mais arrêtes...la (les) théorie(s) du libéralisme, du marché etc... ont des limites, un domaine de validité comme dans n'importe qu'elle autre domaine. Le privée n'est pas toujours préférable, les gens ne sont pas toujours rationnel,le marché n'optimise pas toujours etc..etc... on t'as jamais appris en physique la différence entre les théories (qui sont toujours des approximations du monde "réel" ) et la réalité?? Au moins tu pourrais essayer de démontrer ton point de vue avec des preuves au lieu de balancer des banalité comme des dogmes...
Exemple les "effets de mode" tu m'explique en quoi c'est un comportement rationnel du consommateur? En quoi le fait d'acheter un produit plus cher plus moche et de moindre qualité, tout cela pour faire comme les autres est un comportement rationnel de satisfaction au mieux de ses besoins pour l'économiste que tu es?
Encore une fois je te dis pas que le marché est mauvais où que le libéralisme est à mettre à la poubelle mais que comme toute théorie, comme tout outil, ils ont leurs utilités et leurs limites, comme la planification et la régulation ont les leurs... et que le dogmatisme ne sert à rien.

Message cité 2 fois
Message édité par Profil supprimé le 02-06-2010 à 20:06:15
n°22813766
Profil sup​primé
Posté le 02-06-2010 à 20:14:28  answer
 


 
 :jap:  :jap:  
 
 

n°22814003
moonboots
Posté le 02-06-2010 à 20:30:47  profilanswer
 

docmaboul a écrit :


 
Te concernant, le challenge serait plutôt de trouver les posts où tu ne trolles pas si tu veux mon avis. Je vais donc plutôt faire le ménage dans mon environnement et créer de la richesse: direction la blacklist :hello:


il y a encore quelqu'un que tu lis sur ce forum à part toi-même ? (et si au moins tu te lisais...)

n°22814157
240-185
Yoshi anthropophage ò('')ó
Posté le 02-06-2010 à 20:43:50  profilanswer
 


Même pas. Micro-soft essayait d'imposer son DOS comme standard sur les machines IBM et considérait les Macintosh d'Apple comme le moyen de promouvoir ses nouveaux programmes à interfaces graphiques tels que Works ou Excel. Par ailleurs, Windows 1.0, c'était juste un truc rigolo qui se rajoutait par-dessus le DOS.


Message édité par 240-185 le 02-06-2010 à 20:44:17

---------------
Tel un automate, le Yoshi noir s'avance vers le chef des Chain Chomps et lui dit : « L'heure est grave. »
n°22814198
docmaboul
Posté le 02-06-2010 à 20:46:24  profilanswer
 


 
A ce petit jeu-là, tu peux jeter aussi toutes les théories physiques: jamais on n'a observé physiquement de grandeurs négatives (ça n'a même d'ailleurs aucun sens) et encore moins des grandeurs complexes. Mais c'est un débat qui a déjà eu lieu dans les années 50 et qui a été tranché par Hayek me semble-t-il: comme en physique, on s'en cague que la réalité ne corresponde pas de manière parfaite aux hypothèses, tant que ces hypothèses permettent de construire des théories efficientes.

Message cité 2 fois
Message édité par docmaboul le 02-06-2010 à 20:47:12
mood
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Posté le 02-06-2010 à 20:46:24  profilanswer
 

n°22814410
LooSHA
D'abord !
Posté le 02-06-2010 à 20:58:09  profilanswer
 

C'est ce qu'a repris Friedman d'ailleurs. OSEF d'avoir des hypothèses complètement foireuses, pourvu que ce qu'on prédise soit correct. Bonjour le modèle expérimental :lol:


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n°22815315
Badcow
Posté le 02-06-2010 à 22:03:13  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
1) Microsoft est sur un marché où il ne peut y avoir 10.000 concurrents
2) Microsoft est en concurrence (Apple, le libre), et perd de sa part de marché, ses profits diminuent, ses perspective d'avenir aussi
3) En économie, le long terme n'est as défini : cela dépend des secteurs d'activité, du temps qu'il faut pour ^produire un produit alternatif, etc.
4) La question est bien public-privé : critiquer comme le fait Zmed le marché qui aboutirait à une concentration autour d'un monopoleur privé qui abuserait de sa situation, c'est suggérer que l'Etat (en tant que producteur ou régulateur) ferait mieux. Si on raisonne en termes d emarché contestables, ce n'est pas sûr
5) La théorie des marchés contestables nous dit que même si de fait il y a un monopole privé, si le marché est contestable, ce monopole privé, bien que seul producteur, n'abusera pas de sa situation.
6) Les monopoles publics, qui peuvent user de la coercition, abusent eux de la situation : voir le prix du timbre qui ne cesse d'augmenter, l'impôt d'infaltion prélevé chaque année, etc.


 
Tout ceci me semble bel et bon (puisque tu démontre en quoi M$ peut être en position de monopole sur son marché d'origine), mais cela contredit aussi ton affirmation initiale comme quoi "il n'existerait pas de monopole privé durable".
Ton point n°5 est même tout à fait explicite... "si le marché est contestable"... donc pour peu que le marché ne soit pas contestable, par exemple à cause de barrières technologiques ou capitalistiques (avant de faire l'équivalent d'un A380 ou d'un 747, il faut une sacré capacité de R&D et quelqu'un pour signer un chèque énorme), il peut tout à fait y avoir des monopoles privés durables.
 
Je note que généralement, contester un monopole privé n'est pas une approche pertinente, et qu'il vaut bien mieux s'implanter sur des marchés émergents (par exemple les smartphones) que d'user ses efforts en attaquant des marchés matures (les OS grands publiques).


---------------
"The birds don't fly at the speed of sound" - "There's no replacement for displacement"
n°22816499
Svenn
Posté le 02-06-2010 à 23:06:53  profilanswer
 


 
A part en médecine où des raisons éthiques et non techniques s'opposent à la réalisation de certaines expériences, je ne vois pas spécialement de domaines des sciences de la vie où l'expérimentation contradictoire est impossible [:ocube]

n°22817161
LooSHA
D'abord !
Posté le 02-06-2010 à 23:43:24  profilanswer
 

Svenn a écrit :

A part en médecine où des raisons éthiques et non techniques s'opposent à la réalisation de certaines expériences, je ne vois pas spécialement de domaines des sciences de la vie où l'expérimentation contradictoire est impossible [:ocube]


Même pas :D


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n°22817511
Profil sup​primé
Posté le 03-06-2010 à 00:20:24  answer
 

docmaboul a écrit :


 
A ce petit jeu-là, tu peux jeter aussi toutes les théories physiques: jamais on n'a observé physiquement de grandeurs négatives (ça n'a même d'ailleurs aucun sens) et encore moins des grandeurs complexes. Mais c'est un débat qui a déjà eu lieu dans les années 50 et qui a été tranché par Hayek me semble-t-il: comme en physique, on s'en cague que la réalité ne corresponde pas de manière parfaite aux hypothèses, tant que ces hypothèses permettent de construire des théories efficientes.


Tu confonds science hypothético-déductive ou exact style math et les science naturel ou expérimental ( style physique,bio etc...) tu n'as rien compris désolé...
 
Ce que tu décris c'est le cas des math pas de la physique.
 Les math construisent des modèles auto-cohérents sur la base d'axiome non démontrable et se satisfont "juste" d'avoir un modèle sans contradiction interne avec le maximum de "détails".
 
Les sciences expérimentales (physique, chimie bio, etc.. et en partie l'économie je pense, enfin en tout cas l'économie essaye de plus en plus de devenir une science expérimental)  essayent elles, d'expliquer la nature avec des modèles mathématiques et des raisonnements logiques. Les différentes théories sont dès fois contradictoires entre elles mais cela ne pose pas de problème si on connait les limites de chaque modèle. Elles sont développé pour être le plus "juste" possible (cad le plus précis, le plus mathématiquement rigoureux, le plus proches des observations etc...) mais ces théories sont, par nature, toutes "fausse" et reste "satisfaisante" tant qu'on en trouve pas de "moins fausse". C'est le cas de la relativité général, du big bang, de la physique quantique ou classique etc... Tout ces modèles physiques ont des domaines de compétence propre, des domaines de validités. Je ne vois pas pourquoi il n'en sera pas de même pour les théorie économique. C'est juste ignorer la base de ce qu'est une science expérimentale.
Les économistes, et en particuliers les libéraux, doivent accepter que leurs "modèle" de fonctionnement de la réalité est par nature faux, cad incomplet et qu'il ne prend pas en compte toute les variables influençant l'économie (pour la simple raison que c'est impossible). Il est donc temps de sortir des dogme et de comprendre que chaque "modèle" économique (le marché la planification, le libéralisme, le communisme etc..) à ses pro et ses cons, ses victoire et ses échecs bref son domaine de validité au même titre que la relativité ou la mécanique quantique. Il faudrait aussi comprendre qu'en science un résultat ça se prouve et que c'est pas parcqu'on va nous répéter partout que "le marché s'autorégule de manière optimal" que ça rends  l'assertion plus vrai pour autant.
Bref si il veulent vraiment se faire passer pour des scientifique il faudrait que les économistes commencent déjà par en adopter la méthode..Zut alors :o

Message cité 3 fois
Message édité par Profil supprimé le 03-06-2010 à 00:46:54
n°22818273
le_noob
Posté le 03-06-2010 à 02:39:48  profilanswer
 


Personnellement, malgré les conventions, je n'accepte pas de donner l'appellation science aux math ou à l'informatique.

n°22818297
python
Posté le 03-06-2010 à 03:13:47  profilanswer
 

zad38 a écrit :


Si tu regardes la liste des plus grandes entreprises d'il y a un siècle, tu remarqueras que la plupart ont disparu. Comment tu l'expliques dans ta théorie ?


 
Cet état de fait est difficile à expliquer car il y a plusieurs facteurs :
 
-le 1er le plus important : le comportement des agents économiques.  Un jour le client va préférer acheter une Audi, 5 ans après il décide de s'acheter une BMW.  La confiance dans les marques de commerce est inprévisible.  
 
L'économie ne sera jamais une science car le comportement est très peu quantifiable car il y a beaucoup d'incertitudes futures.  L'économie ne peut être que des prédictions comme la météorologie.  On peut savoir s'il pleut demain mais on ne peut pas savoir combien de neige il va tomber l'hiver prochain.  
 
-Les accidents.  La compagnie BP vient de signer partiellement sa pierre tombale avec les accidents dans le golfe du Mexique.  Qui va acheter un pétrole qui se perds dans l'océan ? les contrats pour livraison de pétrole sont signés depuis longtemps (même s'ils sont assurés contre le risque, l'argent est tout de même perdu pour l'exploitant qui vend).  Je n'aimerais pas que les assurances paient pour BP car elle a ignoré les alarmes et les signes avant-coureur d'accident.  
 
-les produits obsolètes.  Les fabricants de savon sans phosphates vont dominer le marché. Ceux qui continuent de vendre du savon traditionnel, même moins cher sont condamnés à disparaitre.
 

n°22818347
Profil sup​primé
Posté le 03-06-2010 à 04:37:41  answer
 

vandepj0 a écrit :


Si la note des Etats est rabaissée, c'est de la faute des Etats, pas des agences.
 
Les agences donnent leur avis:
 - qui n'engagent que ceux qui les écoutent (si elles disent des conneries, elles perdent en crédibilité)
 - et qui est un thermomètre de la situation, situation dont elles ne sont pas responsables.  

Alors, oui, la mesure de la situation a un effet sur ladite situation, et une mesure "impartiale" serait souhaitable.  
 
A cela 2 solutions:
 - Tu interdis la mesure car elle ne sera jamais impartiale. Je ne suis pas sûr que ce soit la meilleure solution, cela fait gagner beaucoup de temps et d'argent de mettre en commun des analyses pour faciliter les décisions, plutôt que chacun refasse la sienne dans son coin.  
 - Tu crées une mesure monopolistique sous la coupe de l'Etat: c'est sûr que l'objectivité en sera sans tâche.  
 
Au final, d'avoir différentes agences en concurrence, dont la valeur est la crédibilité que les gens portent dans leurs analyses, et que tu peux choisir de consulter (ou pas) selon le crédit que tu leur portes, est une pas si mauvaise solution, non?
 
Après, si les moyens des gens évalués sont disproportionnés par rapport à la valeur des agences, elles (ou leurs analystes) pourraient être tentées de se laisser corrompre, et je pense que c'est là qu'il faut réguler, de façon à bien veiller à l'indépendance des agences.


 

Citation :

Traité d'"usine à triple A", Moody's se défend au Congrès
 
 
Plusieurs anciens salariés de Moody's ont déclaré mercredi avoir subi des pressions pour attribuer des notes favorables à des produits financiers risqués afin d'assurer la signature de contrats, mais le directeur général de l'agence a pris la défense de l'entreprise.


 
http://fr.news.yahoo.com/4/2010060 [...] 18940.html
 
Tout ça montre que la finance n'est qu'un immense jeu de dupe. Il faut faire table rase couper les têtes et repartir de zero  :fou:  :fou:  
 
 

n°22818407
docmaboul
Posté le 03-06-2010 à 06:56:08  profilanswer
 


 
Bof. A partir du moment où tu utilises des maths pour modéliser, tu inclues aussi les hypothèses mathématiques associées dans ton modèle. Et très très étonnamment, ça te dérange que l'homme ne soit pas toujours rationnel, alors que ça ne te dérange pas que les grandeurs ne soient jamais négatives ou complexes.
 
 

Citation :

Les économistes, et en particuliers les libéraux, doivent accepter que leurs "modèle" de fonctionnement de la réalité est par nature faux, cad incomplet et qu'il ne prend pas en compte toute les variables influençant l'économie (pour la simple raison que c'est impossible). Il est donc temps de sortir des dogme et de comprendre que chaque "modèle" économique (le marché la planification, le libéralisme, le communisme etc..) à ses pro et ses cons, ses victoire et ses échecs bref son domaine de validité au même titre que la relativité ou la mécanique quantique. Il faudrait aussi comprendre qu'en science un résultat ça se prouve et que c'est pas parcqu'on va nous répéter partout que "le marché s'autorégule de manière optimal" que ça rends  l'assertion plus vrai pour autant.


 
Tu sais, quand je lis "les" économistes, "les" libéraux, tous les trois messages, je me dis que, quand même, tu fantasmes sec. Ne t'en déplaise, il y a des débats contradictoires, des courants en désaccord, des controverses, des économistes qui vont sur le terrain pour étudier les effets de telle politique, les conséquences de telle organisation, d'autres qui ne connaissent rien à la géographie ou à l'histoire mais sont des bêtes mathématiques dans leur tour d'ivoire, etc. Du coup, "les économistes", "les libéraux", pris comme des blocs monolithiques, c'est bien mignon et ça permet de dérouler ton fantasme, mais ça n'existe malheureusement que dans ton esprit.
 

Citation :

Bref si il veulent vraiment se faire passer pour des scientifique il faudrait que les économistes commencent déjà par en adopter la méthode..Zut alors :o


 
Ils n'ont pas à se "faire passer pour des scientifiques". Si tu veux critiquer intelligemment l'économie, il faudrait déjà commencer par l'étudier, ainsi que ne pas se contenter de trois termes mal digérés et d'une épistémologie de comptoir, si tu veux mon avis.

Message cité 2 fois
Message édité par docmaboul le 03-06-2010 à 06:57:07
n°22818413
docmaboul
Posté le 03-06-2010 à 07:05:25  profilanswer
 


 
C'est vrai. D'ailleurs, la dernière fois que j'ai mentionné sur ce forum les travaux d'un agronome ayant étudié les conséquences des cultures d'exportation sur les cultures vivrières en Afrique noire, on m'a rétorqué "manuels pour faire pousser des tomates". Faut dire que ses résultats n'allaient pas vraiment dans le sens du discours "le méchant FMI qui affame les peuples" [:kiki]

Message cité 2 fois
Message édité par docmaboul le 03-06-2010 à 07:05:52
n°22818810
R3g
fonctionnaire certifié ITIL
Posté le 03-06-2010 à 09:28:04  profilanswer
 

docmaboul a écrit :


 
C'est vrai. D'ailleurs, la dernière fois que j'ai mentionné sur ce forum les travaux d'un agronome ayant étudié les conséquences des cultures d'exportation sur les cultures vivrières en Afrique noire, on m'a rétorqué "manuels pour faire pousser des tomates". Faut dire que ses résultats n'allaient pas vraiment dans le sens du discours "le méchant FMI qui affame les peuples" [:kiki]


J'étais pas là, t'aurais un lien ? c'était quoi les conclusions, que ça aide les pays africains d'inonder leur marché de légumes importés à bas cout ?


---------------
Au royaume des sourds, les borgnes sont sourds.
n°22818860
docmaboul
Posté le 03-06-2010 à 09:35:46  profilanswer
 

R3g a écrit :


J'étais pas là, t'aurais un lien ? c'était quoi les conclusions, que ça aide les pays africains d'inonder leur marché de légumes importés à bas cout ?


 
Que les cultures vivrières se développent dans les zones où sont pratiquées les cultures d'exportations et que le coup de ces dernières privant les premières des bonnes terres est un mythe. Sinon, c'était sur le topic Sarkozy il me semble. Ca ne devrait pas être trop difficile à retrouver.
 
edit: et de toute façon, ce n'est pas trop le sujet. Le fait est que certains économistes vont sur le terrain (voir comment poussent les tomates :o) et ne se contentent pas d'approches stratosphériques.


Message édité par docmaboul le 03-06-2010 à 09:39:10
n°22818987
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 03-06-2010 à 09:48:08  profilanswer
 


 
1) Pour les autrichiens, l'économie est une science hypothético-déductive. Les autres économistes ont une épistémologie plus proche de l'expérimental (encore que...)
 
2) Le problème en économie, c'est que tout le monde a un point de vue sur la question, y compris au café du commerce, sans l'avoir jamais étudiée. Ce qui n'est pas le cas des sciences dures. Tes impressions sur la scientificité de l'économie relève de ce niveau de discours : par exemple, tu n'as visiblement rien lu sur la démonstration du caractère optimal du marché, ce qui ne t'empêche pas de l'ouvrir, notamment sur le fait que les économistes n'auraient jamais démontré cette supériorité ou mis en évidence ses limites (sympa pour Walras, Mises, Hayek, ou Debreu, pour prendre des économistes de différentes chapelles, et sans chercher l'exhaustivité). C'est le jeu.  Du coup tu emploies des mots dont tu ignores le sens profond, c'est-à-dire le sens qu'en donnent les économistes : tu confonds échange libre et marché (l'échange libre n'implique pas le marché et peut aboutir à des organisations dans lesquelles il n'y a pas de rapports marchands monétaires, comme l'association ou la famille par exemple), tu as une idée fausse de ce qu'est l'auto-régulation, etc. Bref, tu en es à "Oui oui découvre le marché" : çàd aux bases, qui, si on n'y prend garde, sont toujours simplistes et caricaturales. Le simple fait que tu assimiles "économistes" à "libéraux" (comme s'il y avait une sorte de libéraux d'ailleurs) et à "marché" (alors que les économistes, Coase le premier, ont démontré que le marché, au sens transactions monétaires, n'était pas dans tous les cas l'institution optimale et que des structures hors-marché étaient rationnelles) montre bien que tu maîtrises mal ce dont tu parles.
 
Mais l'économie étant au carrefour du politique, tout le monde a un avis (non scientifique) sur elle. Les économistes rament donc pour se faire entendre...  

n°22819124
R3g
fonctionnaire certifié ITIL
Posté le 03-06-2010 à 10:01:11  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
2) Le problème en économie, c'est que tout le monde a un point de vue sur la question, y compris au café du commerce, sans l'avoir jamais étudiée. Ce qui n'est pas le cas des sciences dures. Tes impressions sur la scientificité de l'économie relève de ce niveau de discours : par exemple, tu n'as visiblement rien lu sur la démonstration du caractère optimal du marché, ce qui ne t'empêche pas de l'ouvrir, notamment sur le fait que les économistes n'auraient jamais démontré cette supériorité ou mis en évidence ses limites (sympa pour Walras, Mises, Hayek, ou Debreu, pour prendre des économistes de différentes chapelles, et sans chercher l'exhaustivité). C'est le jeu.  Du coup tu emploies des mots dont tu ignores le sens profond, c'est-à-dire le sens qu'en donnent les économistes : tu confonds échange libre et marché (l'échange libre n'implique pas le marché et peut aboutir à des organisations dans lesquelles il n'y a pas de rapports marchands monétaires, comme l'association ou la famille par exemple), tu as une idée fausse de ce qu'est l'auto-régulation, etc. Bref, tu en es à "Oui oui découvre le marché" : çàd aux bases, qui, si on n'y prend garde, sont toujours simplistes et caricaturales. Le simple fait que tu assimiles "économistes" à "libéraux" (comme s'il y avait une sorte de libéraux d'ailleurs) et à "marché" (alors que les économistes, Coase le premier, ont démontré que le marché, au sens transactions monétaires, n'était pas dans tous les cas l'institution optimale et que des structures hors-marché étaient rationnelles) montre bien que tu maîtrises mal ce dont tu parles.
 
Mais l'économie étant au carrefour du politique, tout le monde a un avis (non scientifique) sur elle. Les économistes rament donc pour se faire entendre...  


Ben c'est là la vraie discussion non ? Toi visiblement tu n'es pas d'accord avec ce monsieur...


---------------
Au royaume des sourds, les borgnes sont sourds.
n°22819153
Svenn
Posté le 03-06-2010 à 10:04:03  profilanswer
 

docmaboul a écrit :

Bof. A partir du moment où tu utilises des maths pour modéliser, tu inclues aussi les hypothèses mathématiques associées dans ton modèle. Et très très étonnamment, ça te dérange que l'homme ne soit pas toujours rationnel, alors que ça ne te dérange pas que les grandeurs ne soient jamais négatives ou complexes.


 
Les valeurs négatives ou complexes, il n'y a que ça en physique. Rien que l'équation de Schrödinger qui est la base à la mécanique quantique contient un magnifique "i" en plein milieu.

Message cité 1 fois
Message édité par Svenn le 03-06-2010 à 10:04:31
n°22819172
docmaboul
Posté le 03-06-2010 à 10:05:41  profilanswer
 

Dans les équations oui. Dans la réalité, tu as déjà vu un chat négatif?

Message cité 1 fois
Message édité par docmaboul le 03-06-2010 à 10:06:17
n°22819186
docmaboul
Posté le 03-06-2010 à 10:06:54  profilanswer
 

L'agronomie fait partie de l'économie ou tout du moins ça se recouvre parfois.

n°22819193
Camelot2
Posté le 03-06-2010 à 10:07:43  profilanswer
 


 
 
 
Halalala, mon petit zmedichounet.
On va passer sur le fait que la baisse des notes sur les obligations d'état et les notes élevés attribués aux produits dérivés ne relèvent pas des mêmes critères, ni de la même division et donc pas du même mode de fonctionnement.
On rappellera aussi que les notes élevées attribuées l'ont été a-priori (elles ont participé à l'engouement des marchés) l'envolée du marché des produits dérivés, alors que la baisse des notes ne faisait que suivre, comme un mouton, la tendance du marché sur base des informations qui lui parvenaient (fraude, déficit, situation économique,...).
 
La responsabilité est donc largement différente en fonction du cas que l'on analyse.
 
Bien, c'est dit. Ton article doit donc s'analyser dans le cas particulier des produits dérivés et, le cas échéant, peut-être que certains éléments s'appliquent à la notation des obligations souveraines.
Citons cet article en entier veux-tu?
 

Citation :


 
Dans des témoignages écrits rendus publics mercredi par la commission d'enquête du Congrès sur la crise financière (FCIC), anciens cadres de Moody's ont décrit une atmosphère d'intimidation et de crainte.
 
La commission d'enquête a entendu le directeur général du groupe, Raymond McDaniel, puis l'investisseur milliardaire Warren Buffett, dont la holding Berkshire Hathaway est l'un des principaux actionnaires de Moody's.
 
Ce dernier, dont les décisions d'investissement sont considérées comme paroles d'Evangile à Wall Street, s'est refusé à accabler les agences de notation.
 
"Dans ce cas particulier, elles ont commis la même erreur que pour ainsi dire le pays tout entier a fait", a déclaré celui qui est surnommé "l'oracle d'Omaha".


 
Premier point: il rappelle que tout le monde fonctionnait ainsi à l'époque. L'octroi de crédit, la relaxation sur fonds propres, l'absence de régulation sur CDS, la politique monétaire de la FED, la mentalité "tous propriétaires",...
Le contexte est planté.
 

Citation :


Berkshire Hathaway a réduit sa participation dans Moody's ces derniers mois, la ramenant à 13% contre près de 20% l'an dernier.
 
Le président de la commission d'enquête du Congrès, Phil Angelides, a déclaré lors des auditions que Moody's était devenue "une usine de triple A", en référence à la note la plus élevée de l'échelle des grandes agences (Moody's, Standard & Poor's et Fitch Ratings).


 
Le président adore les formules assassines, tant mieux pour lui. Zmed les adore aussi.
 

Citation :


DES ANALYSTES "DOCILES" ET "EFFRAYÉS"
 
Formée par le Congrès pour tenter d'identifier les causes de la crise financière de 2008, la commission se penche notamment sur le fonctionnement des agences de notation financière et l'utilisation de leurs avis par les investisseurs. Elle doit rendre publiques ses conclusions au plus tard le 15 décembre.
 
Dans son témoignage écrit, Mark Froeba, ancien vice-président de Moody's chargé des produits dérivés, a déclaré que la priorité donnée à la croissance de l'activité du groupe avait eu pour conséquence de faire passer les analystes sous l'autorité des banquiers d'investissement, ce qui les a conduits à accorder des notes indûment élevées à certains produits.
 
"Fondamentalement, ils ont eu recours à l'intimidation pour créer une population docile d'analystes effrayés à l'idée de contrarier des banquiers d'investissement et prêts à coopérer le plus possible", a-t-il dit.
 
Mark Froeba a quitté Moody's en 2007 après y avoir travaillé 10 ans.


 
Le passage le plus intéressant à mon sens...
Où l'on voit que la croissance du groupe a entraîné une remise en question de certaines pratiques et le transfert de l'autorité vers les banques d'investissements.
Ca ne vous rappelle rien? Cet appât du gain, cette quête de la rentabilité qui influe sur la culture du risque d'une entreprise?  :o  
 
Mais l'on constate que tous n'étaient pas d'accord...et que c'est en 2007 que ça a réellement commencé à tourner au vinaigre.
 

Citation :


De son côté, Raymond McDaniel a défendu le modèle économique consistant à facturer les notes aux émetteurs de produits financiers, modèle accusé depuis la crise d'avoir conduit à des notations trop généreuses.
 
Raymond McDaniel a expliqué que les agences de notation n'étaient pas des "sentinelles" et qu'elles ne pouvaient pas empêcher l'émission ou l'achat de certains produits.
 
"Les marchés peuvent croître sans les notes, et ils le font", a-t-il ajouté.


 
Un petit rappel que, notes ou pas, les marchés croissent quand même et que le rôle des agences de notation n'est pas celui du régulateur.
J'adore lorsque les criminels veulent s'alléger la conscience...
 

Citation :


L'OBSESSION DE LA PART DE MARCHÉ
 
Il a reçu le soutien de Brian Clarkson, un ancien président de Moody's à l'origine du développement rapide de l'agence dans la finance structurée, qui a quitté le groupe en 2008.
 
Il a ainsi jugé "incontestable" l'intégrité des analystes de Moody's.
 
Dans son témoignage, Mark Froeba a dressé le portrait d'un Brian Clarkson prenant plaisir à menacer les analystes de licenciement s'ils ne satisfaisaient pas les banquiers d'investissement.
 
"Il est important de souligner que Brian n'était pas un cadre voyou pris de folie et que le conseil d'administration, le directeur général et le président se faisaient des illusions sur sa conduite", a-t-il ajouté.


 
C'est fou...Les mêmes schémas.
On est face à deux cultures dans l'entreprise...Un type ancien, visiblement partisan de la prudence, et un type partisan du développement rapide de la finance structurée. Résultat? Le premier s'en va en 2007 et la situation part en vrille.
 

Citation :


De son côté, Eric Kolchinsky, qui fut un temps chargé de la notation des CDO (collateralized debt obligations) liés aux crédits "subprime", a expliqué que la culture d'entreprise de Moody's avait changé en 2007, année durant laquelle une part importante de la rémunération des cadres a commencé à être payée en actions et en options.
 
Il a décrit une entreprise obsédée par sa part de marché. "Même s'il n'y a jamais eu d'instruction explicite pour abaisser les critères de notation, il fallait s'expliquer et se défendre sur chaque contrat raté", a-t-il dit.


 
Et voilà, on retombe exactement dans la même ligne que pour d'autres entreprises financières.
Mis sous pression par la rentabilité d'un marché, certains cadres se sentent pousser des ailes...Ils poussent l'entreprise à se lancer davantage sur le marché, quitte à ignorer la culture originale de l'institution. Ceux qui refusent en font les frais et sont remerciés (ou partent) non sans avoir tiré la sonnette d'alarme.
Une fois les mains libres de toute opposition interne, les faiseurs de rois s'activent et changent les règles du jeu.
 
Heureusement qu'une agence de notation ne doit pas rembourser les investisseurs si ses notations se cassent la gueule trop vite...
 
Ce qui est étonnant, par contre, c'est que ce changement se soit produit en 2007 alors que le marché montrait déjà des signes de ralentissement.
 

Citation :


Ces auditions se déroulent alors que le Congrès poursuit ses discussions sur le projet de réforme de la régulation financière: les négociateurs de la Chambre des représentants et du Sénat doivent se réunir la semaine prochaine pour tenter de rapprocher les textes qu'ils ont chacun votés ces dernières semaines.
 
Cette réforme aurait notamment pour conséquence de durcir l'encadrement des activités des agences de notation.
 
Marc Angrand pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat


 
http://fr.news.yahoo.com/4/2010060 [...] 18940.html
 
 
 
Voilà voilou...
Où l'on constate que contrairement à l'envolée lyrique de zmed, il n'y a pas "la finance" mais des intérêts individuels et des conceptions différentes de la culture d'une entreprise.
Cette culture est alors impactée négativement par l'environnement euphorique ambiant qui conduit à remettre en question certaines pratiques prudentielles de l'agence de notation. Et, in fine, ces modifications aboutissent à un taux de changement de notation deux fois supérieurs à la normal pour les produits dérivés de crédit lorsque la crise survient.
 
On se situe donc à l'inverse d'une vision manichéenne zmedienne où les acteurs de la finance formeraient un bloc indivisible. Où la "finance" serait une entité en soi, comme "le marché". Mais qui a déjà touché "la finance"? Quelqu'un lui a-t-il déjà parlé?  
 
Ces raccourcis permanents effectués par zmed, cette sélection des informations, cette simplification de l'histoire n'a qu'un seul but: désigner un adversaire chimérique à abattre ("couper des têtes" ).  
 

n°22819217
Profil sup​primé
Posté le 03-06-2010 à 10:08:57  answer
 

limonaire a écrit :


 
 par exemple, tu n'as visiblement rien lu sur la démonstration du caractère optimal du marché, ce qui ne t'empêche pas de l'ouvrir, notamment sur le fait que les économistes n'auraient jamais démontré cette supériorité ou mis en évidence ses limites (sympa pour Walras, Mises, Hayek, ou Debreu, pour prendre des économistes de différentes chapelles, et sans chercher l'exhaustivité).  


 
 
Et une économie planifiée est scientifiquement équivalente à une économie de marché (cf Oskar Lange). Alors, on fait quoi ?
 
 

n°22819239
Camelot2
Posté le 03-06-2010 à 10:11:04  profilanswer
 


 
On tire à pile ou face?
Pile, poil@ devient président.
Face, limonaire devient président.

n°22819251
R3g
fonctionnaire certifié ITIL
Posté le 03-06-2010 à 10:12:23  profilanswer
 

docmaboul a écrit :

L'agronomie fait partie de l'économie ou tout du moins ça se recouvre parfois.


 
 
Un agronome c'est quand même plus proche d'un biologiste que d'un économiste :o

Citation :

En France, un ingénieur agronome ou Agro est un ingénieur généraliste de haut niveau spécialisé dans les sciences et technologies du vivant : il bénéficie d'un enseignement en grande école accessible en majorité par la filière des classes préparatoires, mais aussi par des concours externes. Le profil de l'agronome est équilibré entre les sciences de l'ingénieur, les sciences agronomiques, la biologie animale et végétale, les biotechnologies, les sciences de la terre, du sol et de l'environnement, l'agroalimentaire et les sciences économiques et sociales.


---------------
Au royaume des sourds, les borgnes sont sourds.
n°22819327
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 03-06-2010 à 10:21:30  profilanswer
 

R3g a écrit :


Ben c'est là la vraie discussion non ? Toi visiblement tu n'es pas d'accord avec ce monsieur...

 

Oh que si, je suis d'accord avec lui : Coase est un des plu grands économistes du XXème siècle. Il a notamment montré pourquoi les entreprises existaient, alors qu'au sein d'une entreprise, ce n'est justement pas le règne du marché. Il y avait donc un paradoxe : les économistes avaient montré que le marché était l'institution optimale et pourtant il existe des entreprises dont le fonctionnement interne ne doit rien au marché.

 

Ce que certains ne comprennent pas ici, c'est que laisser la liberté aux gens, ce n'est pas installer du marché et des rapports marchands partout. Le bénévolat, la famille, l'entreprise, l'"association, la mutuelle ou la coopérative, les dons entre amis, sont rationnels, même si on applique les outils de la science économique.  C'est ce que ne comprennent pas ceux qui caricaturent le libéralisme. Le libéralisme, ce n'est pas le tout marché : c'est laisser les personnes décider de ce qui est optimal pour eux. Un individu peut facturer son travail à une entreprise (et ce sera rationnel de son point de vue ) et donner ensuite du temps gratuitement à une association ( et ce sera également rationnel). Seulement, dans le premier cas, le travail procure une désutilité (une pénibilité si on veut) qu'il faut bien compenser par un salaire. Dans le deuxième cas, le travail procure un plaisir, une utilité, qui justifie qu'on ne demande pas de salaire.

 

Le problème de l'Etat est :
- qu'il oblige certains rapports à être marchands, en les fiscalisant (l'impôt n'étant jamais payé en nature mais en numéraire)
- qu'il interdit ou réglemente à l'inverse le recours aux marchés : en subventionnant les institutions hors marché, ou en interdisant telle transaction ou en limitant la concurrence

 

Il ne s'agit ni d'interdire ni de contraindre : il s'agit de laisser émerger spontanément les formes d'organisation optimales. Pour certaines activités, c'est le marché au sens transactions monétaires, qui est optimal. Pour d'autres, c'est le don ou le rapport non marchand. On ne peut pas savoir a priori quelle est la forme optimale : elle dépend du secteur, et aussi de l'époque, du progrès technique (qui permet de diminuer les coûts de transaction).

 

Le logiciel libre, Wikipedia, le dernier album de Noir désir en téléchargement gratuit (le client donne ce qu'il veut), les associations de quartier de soutien scolaire, les SEL (systèmes d'échanges locaux) : tout ça, c'est du marché, au sens où c'est de l'échange libre. C'est apparu spontanément et offreurs et demandeurs y trouvent leurs satisfactions, sans que l'Etat intervienne. C'est libéral, et même ultra-libéral puisque ça fonctionne sans Etat.

 

Message cité 2 fois
Message édité par limonaire le 03-06-2010 à 10:26:27
n°22819482
R3g
fonctionnaire certifié ITIL
Posté le 03-06-2010 à 10:37:26  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Oh que si, je suis d'accord avec lui : Coase est un des plu grands économistes du XXème siècle. Il a notamment montré pourquoi les entreprises existaient, alors qu'au sein d'une entreprise, ce n'est justement pas le règne du marché. Il y avait donc un paradoxe : les économistes avaient montré que le marché était l'institution optimale et pourtant il existe des entreprises dont le fonctionnement interne ne doit rien au marché.
 
Ce que certains ne comprennent pas ici, c'est que laisser la liberté aux gens, ce n'est pas installer du marché et des rapports marchands partout. Le bénévolat, la famille, l'entreprise, l'"association, la mutuelle ou la coopérative, les dons entre amis, sont rationnels, même si on applique les outils de la science économique.  C'est ce que ne comprennent pas ceux qui caricaturent le libéralisme. Le libéralisme, ce n'est pas le tout marché : c'est laisser les personnes décider de ce qui est optimal pour eux. Un individu peut facturer son travail à une entreprise (et ce sera rationnel de son point de vue ) et donner ensuite du temps gratuitement à une association ( et ce sera également rationnel). Seulement, dans le premier cas, le travail procure une désutilité (une pénibilité si on veut) qu'il faut bien compenser par un salaire. Dans le deuxième cas, le travail procure un plaisir, une utilité, qui justifie qu'on ne demande pas de salaire.  
 
Le problème de l'Etat est :
- qu'il oblige certains rapports à être marchands, en les fiscalisant (l'impôt n'étant jamais payé en nature mais en numéraire)
- qu'il interdit ou réglemente à l'inverse le recours aux marchés : en subventionnant les institutions hors marché, ou en interdisant telle transaction ou en limitant la concurrence
 
Il ne s'agit ni d'interdire ni de contraindre : il s'agit de laisser émerger spontanément les formes d'organisation optimales. Pour certaines activités, c'est le marché au sens transactions monétaires, qui est optimal. Pour d'autres, c'est le don ou le rapport non marchand. On ne peut pas savoir a priori quelle est la forme optimale : elle dépend du secteur, et aussi de l'époque, du progrès technique (qui permet de diminuer les coûts de transaction).  
 
Le logiciel libre, Wikipedia, le dernier album de Noir désir en téléchargement gratuit (le client donne ce qu'il veut), les associations de quartier de soutien scolaire, les SEL (systèmes d'échanges locaux) : tout ça, c'est du marché, au sens où c'est de l'échange libre. C'est apparu spontanément et offreurs et demandeurs y trouvent leurs satisfactions, sans que l'Etat intervienne. C'est libéral, et même ultra-libéral puisque ça fonctionne sans Etat.  
 


C'est un peu comme le communisme quoi : c'est une bonne idée sur le papier, mais appliqué à des être humains ça donne pas forcément des bons résultats...


---------------
Au royaume des sourds, les borgnes sont sourds.
n°22819577
Fender
♪♫♪♫♪♫♪
Posté le 03-06-2010 à 10:44:40  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Là encore, on raisonne sans savoir ce qu'est un prix. Un prix reflète une rareté relative : il ne peut être manipulé comme on veut, sauf au prix de grands désordres dont on paie le prix ensuite. C'est le cas du taux d'intérêt : c'est un prix comme un autre, qui indique la plus ou moins grande rareté de l'épargne. Il existe donc un taux d'intérêt naturel, ou d'équilibre, qui prend en compte les désirs d'épargne des agents et les besoins d'épargne d'autres agents. Ce taux peut varier dans le temps, en fonction de l'évolution de ces offres ou besoin d'épargne. Mais croire qu'on peut le faire passer en 6 mois de 3% à 0% ou 6% sans dégâts pour l'économie, c'est encore une fois ne pas avoir compris le rôle du prix comme signal ou transmetteur de  l'information.  
 
Je suis toujours un peu effaré que des "économistes" s'affranchissent si facilement des concepts de base. Cela vient sans doute de l'emprise de la macro-économie, avec son cortège d'agrégats insérés dans le circuit économique et des agrégats, qui entraînent rapidement des glissements dans les raisonnements. On voit où ça nous mène...


c'est pour ça que les libéraux ont créé les dark pools ?  
parce que bon, c'est un outil parfait pour que le prix du marché soit faussé...


---------------
we are the dollars and cents
n°22819728
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 03-06-2010 à 10:53:35  profilanswer
 

R3g a écrit :


C'est un peu comme le communisme quoi : c'est une bonne idée sur le papier, mais appliqué à des être humains ça donne pas forcément des bons résultats...


 
Non, pourquoi tu dis ça ?
 
Les économies de marché, c'est tout de même depuis 3 siècles un développement économique inégalé, ce qui n'est pas le cas du communisme ! C'est aussi la sortie de la pauvreté de millions d'humains, le développement de pays entiers comme la Corée du Sud, la Chine ou l'Inde. Quant aux dysfonctionnements (croissance faible, revenus qui stagnent, crises financières, chômage), ils sont largement causés par les Etats, qui mènent des politiques économiques absurdes. Si on baisse les prélèvements obligatoires, si on met en place un étalon or, si on limite les hausses du Smic, ou si on met en place une flexsécurité à la danoise,  on peut retrouver une croissance forte, stable et sans chômage. De nombreux exemples montrent que ça a marché par le passé et que ça marche encore aujourd'hui. C'est par idéologie qu'on s'y refuse, comme c'est par idéologie qu'ont met sur le même plan, comme tu le fais tranquillement et sans rougir, libéralisme et communisme, ce qui est tout de même une aberration sur le plan philosophique, historique, économique.

n°22819770
Betcour
Building better worlds
Posté le 03-06-2010 à 10:56:04  profilanswer
 

Fender a écrit :

c'est pour ça que les libéraux ont créé les dark pools ?


Hein ?  [:keuah]


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°22819814
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 03-06-2010 à 10:58:53  profilanswer
 

Fender a écrit :


c'est pour ça que les libéraux ont créé les dark pools ?
parce que bon, c'est un outil parfait pour que le prix du marché soit faussé...

 

Et pourquoi le prix serait-il faussé ?

 

Quant aux acteurs sur ces marchés, ils sont grands et responsables : s'ils estiment se faire avoir sur ces marchés, ils peuvent toujours rester sur les marchés réglementés. Si ces marchés subsistent, c'est que certains offreurs et demandeurs y trouvent un intérêt, non ? L'intérêt de ces dark pools est justement la concurrence qu'ils créent face aux marchés réglementés : on verra bien alors quel est le niveau de réglementation optimal.

Message cité 1 fois
Message édité par limonaire le 03-06-2010 à 10:59:58
mood
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