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Auteur Sujet :

[ECO] Can it run Crises ?

n°22819814
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 03-06-2010 à 10:58:53  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

Fender a écrit :


c'est pour ça que les libéraux ont créé les dark pools ?
parce que bon, c'est un outil parfait pour que le prix du marché soit faussé...

 

Et pourquoi le prix serait-il faussé ?

 

Quant aux acteurs sur ces marchés, ils sont grands et responsables : s'ils estiment se faire avoir sur ces marchés, ils peuvent toujours rester sur les marchés réglementés. Si ces marchés subsistent, c'est que certains offreurs et demandeurs y trouvent un intérêt, non ? L'intérêt de ces dark pools est justement la concurrence qu'ils créent face aux marchés réglementés : on verra bien alors quel est le niveau de réglementation optimal.

Message cité 1 fois
Message édité par limonaire le 03-06-2010 à 10:59:58
mood
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Posté le 03-06-2010 à 10:58:53  profilanswer
 

n°22819877
vapeur_coc​honne
Stig de Loisir
Posté le 03-06-2010 à 11:03:25  profilanswer
 


[:implosion du tibia]


---------------
marilou repose sous la neige
n°22819945
Fender
♪♫♪♫♪♫♪
Posté le 03-06-2010 à 11:07:12  profilanswer
 


 
quoi, qu'est-ce que tu comprends pas ?
 
Limonaire nous fait tout un laïus sur le prix, le sacro-saint prix qui dépend de la rareté etc. ok, très bien
 
Dans le même temps, les libéraux, au motif de fluidifier les échanges ont obtenu la création des dark pools, qui permettent d'échanger anonymement en dehors des marchés réglementés, des quantités astronomiques de titres, dont on ne connait publiquement le prix qu'une fois la transaction effectuée.
Même l'AMF s'en plaint, justement au motif que les plus gros volumes se transférant progressivement dans ces dark pools au détriment du marché réglementé, le processus de formation du prix en est forcément altéré.
 
Les acheteurs/vendeurs étant anonymes, mais le prix étant donné ensuite, c'est également l'instrument parfait de manipulation des cours.
Et puis comme c'est de toute façon un marché non réglementé, tranquille pour les délits d'initiés également...


---------------
we are the dollars and cents
n°22819991
Fender
♪♫♪♫♪♫♪
Posté le 03-06-2010 à 11:10:14  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Et pourquoi le prix serait-il faussé ?
 


c'est évident, mais bon, tu peux aller expliquer à l'AMF qu'ils ont tort et crient au loup pour rien, en plus, c'est connu que l'AMF est une bande de gauchistes à tendance marxiste-léniniste notoires :sarcastic:


---------------
we are the dollars and cents
n°22819994
Betcour
Building better worlds
Posté le 03-06-2010 à 11:10:24  profilanswer
 

Fender a écrit :

quoi, qu'est-ce que tu comprends pas ?


Que tu mélanges "libéraux" et "grands investisseurs/financiers"
 
C'est comme si j'utilisais le mot "marxistes" pour désigner les ouvriers...


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°22820019
Fender
♪♫♪♫♪♫♪
Posté le 03-06-2010 à 11:12:27  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Que tu mélanges "libéraux" et "grands investisseurs/financiers"
 
C'est comme si j'utilisais le mot "marxistes" pour désigner les ouvriers...


 
:jap:
ok, c'est intéressant.
pour toi, les grandes institutions financières et les grands investisseurs ne sont pas des libéraux ?


---------------
we are the dollars and cents
n°22820059
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 03-06-2010 à 11:15:48  profilanswer
 

Fender a écrit :

 

quoi, qu'est-ce que tu comprends pas ?

 

Limonaire nous fait tout un laïus sur le prix, le sacro-saint prix qui dépend de la rareté etc. ok, très bien

 

Dans le même temps, les libéraux, au motif de fluidifier les échanges ont obtenu la création des dark pools, qui permettent d'échanger anonymement en dehors des marchés réglementés, des quantités astronomiques de titres, dont on ne connait publiquement le prix qu'une fois la transaction effectuée.
Même l'AMF s'en plaint, justement au motif que les plus gros volumes se transférant progressivement dans ces dark pools au détriment du marché réglementé, le processus de formation du prix en est forcément altéré.

 

Les acheteurs/vendeurs étant anonymes, mais le prix étant donné ensuite, c'est également l'instrument parfait de manipulation des cours.
Et puis comme c'est de toute façon un marché non réglementé, tranquille pour les délits d'initiés également...

 

Je ne comprends pas: les acteurs qui interviennent dans les dark pools sont-ils volontaires ? ils accepteraient de se laisser gruger par des prix que certains manipuleraient ? ils sont donc plus cons que toi, qui a tout vu et tout compris ?

 

Quant à l'AMF, comme n'importe quelle organisation, elle voit d'un mauvais oeil tout marché qui échappe à son contrôle : c'est bien normal du point de vue de ses intérêts propres, mais cela ne veut pas dire que ces dark pools nuisent à l'intérêt général. La FFF verrait aussi d'un mauvais oeil l'organisation d'un championnat de football concurrent du sien.

 

Enfin, je ne fais jamais de laïus mais j'essaie d'expliquer (le peu que j'ai compris) et d'être pédagogue.


Message édité par limonaire le 03-06-2010 à 11:24:58
n°22820140
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 03-06-2010 à 11:21:26  profilanswer
 

Fender a écrit :


c'est évident, mais bon, tu peux aller expliquer à l'AMF qu'ils ont tort et crient au loup pour rien, en plus, c'est connu que l'AMF est une bande de gauchistes à tendance marxiste-léniniste notoires :sarcastic:


 
Tu me reproches de faire des laïus, mais tes seuls arguments sont "c'est évident" et l'argument d'autorité (l'AMF le dit donc c'est vrai). Chapeau !
 
Pour analyser ce que d'aucuns pensent être des manipulations de cours, il faudrait revenir aux fondamentaux : qu'es-ce qu'un prix ? qu'est-ce qu'une information ? ça suppose de sortir du cadre idyllique de la concurrence pure et parfaite néo-classique dans lequel l'AMF et toi vous placez implicitement. L'information  est en fait un bien comme un autre, c'est une ressource qui n'est pas gratuite mais coûteuse car plus ou moins rare. Par ailleurs, si l'information était parfaite, il n'y aurait plus d'économie de marché : il est donc normal que certains aient des informations que d'autres n'ont pas. Voilà qui permet d'aller un peu plus loin que le café du commerce.

n°22820171
LooSHA
D'abord !
Posté le 03-06-2010 à 11:23:27  profilanswer
 

limonaire a écrit :

Les économies de marché, c'est tout de même depuis 3 siècles un développement économique inégalé, ce qui n'est pas le cas du communisme ! C'est aussi la sortie de la pauvreté de millions d'humains, le développement de pays entiers comme la Corée du Sud, la Chine ou l'Inde. Quant aux dysfonctionnements (croissance faible, revenus qui stagnent, crises financières, chômage), ils sont largement causés par les Etats, qui mènent des politiques économiques absurdes.


 [:shimay:1]  
 
Voilà. Les côtés positifs, c'est le marché.
Les côtés négatifs, c'est l'Etat.
 
Et on oublie soigneusement de parler des problèmes essentiels, à savoirs les problèmes environnementaux et la course au "progrès" technique.


---------------
Mangeons de la viande (et nos amis pour la vie) ! Prenons l'avion ! Partons en vacances très loin ! Achetons des trucs venus du bout du monde ! Chauffons-nous à fond ! Utilisons plein d'électricité ! Changeons de malinphone le plus souvent possible !
n°22820189
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 03-06-2010 à 11:24:35  profilanswer
 

Fender a écrit :

 

:jap:
ok, c'est intéressant.
pour toi, les grandes institutions financières et les grands investisseurs ne sont pas des libéraux ?

 

Bien sûr que non. Tu te places sur deux plans qui n'ont rien à voir.

 

Et les zinzins sont comme tout être humain ou toute organisation, préfèrent éviter la concurrence, pour vivre plus confortablement sur le dos des autres. Si dès lors ils peuvent par du lobbying obtenir de l'Etat des rentes, des privilèges, ou une protection contre des entrants potentiels, ils ne s'en privent pas.

Message cité 1 fois
Message édité par limonaire le 03-06-2010 à 11:27:23
mood
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Posté le 03-06-2010 à 11:24:35  profilanswer
 

n°22820220
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 03-06-2010 à 11:26:17  profilanswer
 


 
D'où l'intérêt de l'économie autrichienne, qui refuse ces modèles formalisés.

n°22820256
Betcour
Building better worlds
Posté le 03-06-2010 à 11:29:09  profilanswer
 

Fender a écrit :

pour toi, les grandes institutions financières et les grands investisseurs ne sont pas des libéraux ?


Il y a de nombreux problèmes avec ta phrase :
- le libéralisme ne se résument pas au libéralisme économique
- certains investisseurs sont des libéraux, d'autres non
- inversement la plupart des libéraux n'ont rien à voir avec la finance
- une entreprise n'a par définition pas d'opinions politiques et philosophiques
- les sociétés financières sont là pour faire du fric comme toute entreprise, que l'argent vienne de subventions étatiques ou de la main invisible leur importe assez peu


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°22820287
R3g
fonctionnaire certifié ITIL
Posté le 03-06-2010 à 11:31:52  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Non, pourquoi tu dis ça ?
 


Tel que tu le décris ça se base sur un certain nombre de postulats :
- les acteurs économiques agissent "rationnellement" dans leur propre intérêt (i.e. sans rien faire dans le seul but de nuire aux autres)
- les acteurs agissent selon un certain nombre de règles (transparence des prix, respect de leurs engagements etc.)
- les acteurs ont tous un pouvoir équivalent, ou tout au moins proportionnel à leur capacité à échanger
- les conséquences du fonctionnement du marché en dehors des acteurs de ce marché n'ont aucune importance.
 
Ça me semble pas forcément connecté à la réalité


---------------
Au royaume des sourds, les borgnes sont sourds.
n°22820303
Fender
♪♫♪♫♪♫♪
Posté le 03-06-2010 à 11:33:24  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Tu me reproches de faire des laïus, mais tes seuls arguments sont "c'est évident" et l'argument d'autorité (l'AMF le dit donc c'est vrai). Chapeau !
 
Pour analyser ce que d'aucuns pensent être des manipulations de cours, il faudrait revenir aux fondamentaux : qu'es-ce qu'un prix ? qu'est-ce qu'une information ? ça suppose de sortir du cadre idyllique de la concurrence pure et parfaite néo-classique dans lequel l'AMF et toi vous placez implicitement. L'information  est en fait un bien comme un autre, c'est une ressource qui n'est pas gratuite mais coûteuse car plus ou moins rare. Par ailleurs, si l'information était parfaite, il n'y aurait plus d'économie de marché : il est donc normal que certains aient des informations que d'autres n'ont pas. Voilà qui permet d'aller un peu plus loin que le café du commerce.


règles d'efficience des marchés :
-disponibilité de l'information
-transparence
-pas d'assymétrie de l'information
effectivement, ça permet d'aller un peu plus loin que le café du commerce :jap:
en effet, tu viens de nous dire implicitement, que tu es pour la concurrence faussée :spamafote:
tu as le droit, hein, mais à la base tu te dis libéral...
 


---------------
we are the dollars and cents
n°22820353
Fender
♪♫♪♫♪♫♪
Posté le 03-06-2010 à 11:37:51  profilanswer
 

Betcour a écrit :


Il y a de nombreux problèmes avec ta phrase :
- le libéralisme ne se résument pas au libéralisme économique
- certains investisseurs sont des libéraux, d'autres non
- inversement la plupart des libéraux n'ont rien à voir avec la finance
- une entreprise n'a par définition pas d'opinions politiques et philosophiques
- les sociétés financières sont là pour faire du fric comme toute entreprise, que l'argent vienne de subventions étatiques ou de la main invisible leur importe assez peu


 
-je parle bien de libéralisme économique :jap:
-le lobbying des gros investisseurs et des institutions financières va majoritairement à la libéralisation des marchés
-si on considère bien que faire du lobbying dans un sens ou dans l'autre (plus ou moins de règles etc.) c'est avoir des opinions politiques ou philosophiques, bien sur que si, une entreprise en a, ton "par définition" est totalement déconnecté voire sans intérêt
-pour ton dernier point, je suis tout à fait d'accord :jap:


---------------
we are the dollars and cents
n°22820356
Profil sup​primé
Posté le 03-06-2010 à 11:38:12  answer
 

docmaboul a écrit :


 Et très très étonnamment, ça te dérange que l'homme ne soit pas toujours rationnel, alors que ça ne te dérange pas que les grandeurs ne soient jamais négatives ou complexes.
 


Les grandeur peuvent être négative (température, courbure, position etc...) de même qu'imaginaire (c'est le cas par exemple dans la physique des ondes ou quantique) donc ce que tu dis n'a pas de sens :o
Les math pour la physique c'est un outil qui permet de formaliser, c'est un langage, rien de plus.

n°22820396
Profil sup​primé
Posté le 03-06-2010 à 11:41:30  answer
 

limonaire a écrit :


 
1) Pour les autrichiens, l'économie est une science hypothético-déductive. Les autres économistes ont une épistémologie plus proche de l'expérimental (encore que...)
 
2) Le problème en économie, c'est que tout le monde a un point de vue sur la question, y compris au café du commerce, sans l'avoir jamais étudiée. Ce qui n'est pas le cas des sciences dures. Tes impressions sur la scientificité de l'économie relève de ce niveau de discours : par exemple, tu n'as visiblement rien lu sur la démonstration du caractère optimal du marché, ce qui ne t'empêche pas de l'ouvrir, notamment sur le fait que les économistes n'auraient jamais démontré cette supériorité ou mis en évidence ses limites (sympa pour Walras, Mises, Hayek, ou Debreu, pour prendre des économistes de différentes chapelles, et sans chercher l'exhaustivité). C'est le jeu.  Du coup tu emploies des mots dont tu ignores le sens profond, c'est-à-dire le sens qu'en donnent les économistes : tu confonds échange libre et marché (l'échange libre n'implique pas le marché et peut aboutir à des organisations dans lesquelles il n'y a pas de rapports marchands monétaires, comme l'association ou la famille par exemple), tu as une idée fausse de ce qu'est l'auto-régulation, etc. Bref, tu en es à "Oui oui découvre le marché" : çàd aux bases, qui, si on n'y prend garde, sont toujours simplistes et caricaturales. Le simple fait que tu assimiles "économistes" à "libéraux" (comme s'il y avait une sorte de libéraux d'ailleurs) et à "marché" (alors que les économistes, Coase le premier, ont démontré que le marché, au sens transactions monétaires, n'était pas dans tous les cas l'institution optimale et que des structures hors-marché étaient rationnelles) montre bien que tu maîtrises mal ce dont tu parles.
 
Mais l'économie étant au carrefour du politique, tout le monde a un avis (non scientifique) sur elle. Les économistes rament donc pour se faire entendre...  


En effet je ne suis pas économiste, ce que je dis c'est que certaines personnes du forums et bcp de libéraux comme toi ne sont jamais près a admette les limite du marché, du libéralisme, de l'économie libre et de tout les "outils" de l'économie libéral moderne. Que certains le fasse c'est très bien et je n'en doute pas. Mais je te parle du discours que je lis ici sur ce forum.
C'est typique, quand ça marche pas c'est la faute de l'état, tu es incapable de penser qu'éventuellement, des fois, la planification étatique est plus efficace que la concurrence libre et non faussé, alors que l'observation te donne tord...et ça c'est du dogmatisme purement et simplement.
 Ensuite tu dis que pour les autrichiens l'économie est une science hypothético-déductive? elle donc rien a foutre dans le "monde réel" , au mieux c'est un outil... Hors tu passes ton temps a appliquer des "résultat" de cette science à la "vrai vie" tu es donc en contradiction avec tes propres avis... sympa :o

Message cité 2 fois
Message édité par Profil supprimé le 03-06-2010 à 11:58:43
n°22820402
Black_Jack
Bo_Jack
Posté le 03-06-2010 à 11:41:50  profilanswer
 

Fender a écrit :


règles d'efficience des marchés :
-disponibilité de l'information
-transparence
-pas d'assymétrie de l'information
effectivement, ça permet d'aller un peu plus loin que le café du commerce :jap:
en effet, tu viens de nous dire implicitement, que tu es pour la concurrence faussée :spamafote:
tu as le droit, hein, mais à la base tu te dis libéral...
 


C'est la description de la CPP dans le cadre de l'économie néo-classique, je ne crois pas que Limonaire s'en réclame.


---------------
Horse_man
n°22820420
docmaboul
Posté le 03-06-2010 à 11:42:54  profilanswer
 


 
Ce sont des vues de l'esprit gros malin. Une grandeur négative, c'est une existence négative et effectivement, ça n'a aucun sens aucune réalité. Sauf que ça marche ;)

Message cité 4 fois
Message édité par docmaboul le 03-06-2010 à 11:46:23
n°22820488
Fender
♪♫♪♫♪♫♪
Posté le 03-06-2010 à 11:47:14  profilanswer
 

Black_Jack a écrit :


C'est la description de la CPP dans le cadre de l'économie néo-classique, je ne crois pas que Limonaire s'en réclame.


 
peut-être, mais la façon dont il a commencé par nous décrire la formation du prix faisait qu'on ne pouvait que s'y référer...  
après, effectivement, il a été obligé d'y ajouter des critères d'information assymétrique, du coup, mais c'est tout de suite bcp moins idyllique à mon sens...


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we are the dollars and cents
n°22820520
zad38
Posté le 03-06-2010 à 11:49:30  profilanswer
 


T'es pas censé avoir fait prépa toi ? :/
Retourne lire tes cours de thermo  :o

n°22820522
Profil sup​primé
Posté le 03-06-2010 à 11:49:34  answer
 

docmaboul a écrit :


 
Ce sont des vues de l'esprit gros malin. Une grandeur négative, c'est une existence négative et effectivement, ça n'a aucun sens aucune réalité. Sauf que ça marche ;)


 :heink: Je comprend pas... Une grandeur est positive ou négative seulement par rapport à une référence (le 0) . Il n'y a pas de problème d'existence ou pas, cela dépend purement de la convention que tu adopte, cad d'où tu places le zero.
De toute façon une grandeur "physique" n'est pas un "chiffre", on la mesure, quantifie etc... grâce aux math et donc aux chiffres mais la façon dont on le fait est pur convention.

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 03-06-2010 à 11:52:10
n°22820533
Profil sup​primé
Posté le 03-06-2010 à 11:50:11  answer
 

zad38 a écrit :


T'es pas censé avoir fait prépa toi ? :/
Retourne lire tes cours de thermo  :o


Si tu la prend en °C la température peut être négative :o

n°22820552
Badcow
Posté le 03-06-2010 à 11:51:30  profilanswer
 

docmaboul a écrit :


 
Ce sont des vues de l'esprit gros malin. Une grandeur négative, c'est une existence négative et effectivement, ça n'a aucun sens aucune réalité. Sauf que ça marche ;)


 
... ? ...
 
Pour prendre un cas concret, une accélération peut être négative (on en mesure tous les jours) et heureusement que correspond à une réalité, car comme cela quand je démarre ma voiture le matin pour aller travailler, je sais que je pourrais m'arrêter un jour ! (si les accélération n'étaient que positives, on serait bien dans la m*rde...)


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"The birds don't fly at the speed of sound" - "There's no replacement for displacement"
n°22820565
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 03-06-2010 à 11:52:13  profilanswer
 

R3g a écrit :


Tel que tu le décris ça se base sur un certain nombre de postulats :
- les acteurs économiques agissent "rationnellement" dans leur propre intérêt (i.e. sans rien faire dans le seul but de nuire aux autres)
- les acteurs agissent selon un certain nombre de règles (transparence des prix, respect de leurs engagements etc.)
- les acteurs ont tous un pouvoir équivalent, ou tout au moins proportionnel à leur capacité à échanger
- les conséquences du fonctionnement du marché en dehors des acteurs de ce marché n'ont aucune importance.
 
Ça me semble pas forcément connecté à la réalité


 
1) Nuire aux autres ou ne pas respecter ses engagements, c'est passible des tribunaux : où est le problème ?
 
2) La transparence des prix ou le fait que les acteurs soient de taille égale (l'atomicité) ne sont pas les bons critères pour définir une situation concurrentielle sans surprofits durables : le bon critère, c'est la contestabilité du marché.
 
3) Le dernier point que tu évoques concerne les externalités négatives : c'est un point que l'on sait traiter (droits de propriété, taxes...). Attention cependant à ne pas en avoir une condition extensive :  toute action ayant un impact sur les personnes extérieures à cette action, tout pourrait donner lieu à externalité négative, et donc tout pourrait légitimer l'intervention de l'Etat, entrainant la disparition des actes libres. Quand j'écris ici, j'augmente ou diminue le plaisir de certains, d'où des externalités positives ou négatives. Faut-il pour autant que l'Etat intervienne ?

n°22820569
python
Posté le 03-06-2010 à 11:52:32  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
Halalala, mon petit zmedichounet.
On va passer sur le fait que la baisse des notes sur les obligations d'état et les notes élevés attribués aux produits dérivés ne relèvent pas des mêmes critères, ni de la même division et donc pas du même mode de fonctionnement.
On rappellera aussi que les notes élevées attribuées l'ont été a-priori (elles ont participé à l'engouement des marchés) l'envolée du marché des produits dérivés, alors que la baisse des notes ne faisait que suivre, comme un mouton, la tendance du marché sur base des informations qui lui parvenaient (fraude, déficit, situation économique,...).
 
La responsabilité est donc largement différente en fonction du cas que l'on analyse.
 
Bien, c'est dit. Ton article doit donc s'analyser dans le cas particulier des produits dérivés et, le cas échéant, peut-être que certains éléments s'appliquent à la notation des obligations souveraines.
Citons cet article en entier veux-tu?
 

Citation :


 
Dans des témoignages écrits rendus publics mercredi par la commission d'enquête du Congrès sur la crise financière (FCIC), anciens cadres de Moody's ont décrit une atmosphère d'intimidation et de crainte.
 
La commission d'enquête a entendu le directeur général du groupe, Raymond McDaniel, puis l'investisseur milliardaire Warren Buffett, dont la holding Berkshire Hathaway est l'un des principaux actionnaires de Moody's.
 
Ce dernier, dont les décisions d'investissement sont considérées comme paroles d'Evangile à Wall Street, s'est refusé à accabler les agences de notation.
 
"Dans ce cas particulier, elles ont commis la même erreur que pour ainsi dire le pays tout entier a fait", a déclaré celui qui est surnommé "l'oracle d'Omaha".


 
Premier point: il rappelle que tout le monde fonctionnait ainsi à l'époque. L'octroi de crédit, la relaxation sur fonds propres, l'absence de régulation sur CDS, la politique monétaire de la FED, la mentalité "tous propriétaires",...
Le contexte est planté.
 

Citation :


Berkshire Hathaway a réduit sa participation dans Moody's ces derniers mois, la ramenant à 13% contre près de 20% l'an dernier.
 
Le président de la commission d'enquête du Congrès, Phil Angelides, a déclaré lors des auditions que Moody's était devenue "une usine de triple A", en référence à la note la plus élevée de l'échelle des grandes agences (Moody's, Standard & Poor's et Fitch Ratings).


 
Le président adore les formules assassines, tant mieux pour lui. Zmed les adore aussi.
 

Citation :


DES ANALYSTES "DOCILES" ET "EFFRAYÉS"
 
Formée par le Congrès pour tenter d'identifier les causes de la crise financière de 2008, la commission se penche notamment sur le fonctionnement des agences de notation financière et l'utilisation de leurs avis par les investisseurs. Elle doit rendre publiques ses conclusions au plus tard le 15 décembre.
 
Dans son témoignage écrit, Mark Froeba, ancien vice-président de Moody's chargé des produits dérivés, a déclaré que la priorité donnée à la croissance de l'activité du groupe avait eu pour conséquence de faire passer les analystes sous l'autorité des banquiers d'investissement, ce qui les a conduits à accorder des notes indûment élevées à certains produits.
 
"Fondamentalement, ils ont eu recours à l'intimidation pour créer une population docile d'analystes effrayés à l'idée de contrarier des banquiers d'investissement et prêts à coopérer le plus possible", a-t-il dit.
 
Mark Froeba a quitté Moody's en 2007 après y avoir travaillé 10 ans.


 
Le passage le plus intéressant à mon sens...
Où l'on voit que la croissance du groupe a entraîné une remise en question de certaines pratiques et le transfert de l'autorité vers les banques d'investissements.
Ca ne vous rappelle rien? Cet appât du gain, cette quête de la rentabilité qui influe sur la culture du risque d'une entreprise?  :o  
 
Mais l'on constate que tous n'étaient pas d'accord...et que c'est en 2007 que ça a réellement commencé à tourner au vinaigre.
 

Citation :


De son côté, Raymond McDaniel a défendu le modèle économique consistant à facturer les notes aux émetteurs de produits financiers, modèle accusé depuis la crise d'avoir conduit à des notations trop généreuses.
 
Raymond McDaniel a expliqué que les agences de notation n'étaient pas des "sentinelles" et qu'elles ne pouvaient pas empêcher l'émission ou l'achat de certains produits.
 
"Les marchés peuvent croître sans les notes, et ils le font", a-t-il ajouté.


 
Un petit rappel que, notes ou pas, les marchés croissent quand même et que le rôle des agences de notation n'est pas celui du régulateur.
J'adore lorsque les criminels veulent s'alléger la conscience...
 

Citation :


L'OBSESSION DE LA PART DE MARCHÉ
 
Il a reçu le soutien de Brian Clarkson, un ancien président de Moody's à l'origine du développement rapide de l'agence dans la finance structurée, qui a quitté le groupe en 2008.
 
Il a ainsi jugé "incontestable" l'intégrité des analystes de Moody's.
 
Dans son témoignage, Mark Froeba a dressé le portrait d'un Brian Clarkson prenant plaisir à menacer les analystes de licenciement s'ils ne satisfaisaient pas les banquiers d'investissement.
 
"Il est important de souligner que Brian n'était pas un cadre voyou pris de folie et que le conseil d'administration, le directeur général et le président se faisaient des illusions sur sa conduite", a-t-il ajouté.


 
C'est fou...Les mêmes schémas.
On est face à deux cultures dans l'entreprise...Un type ancien, visiblement partisan de la prudence, et un type partisan du développement rapide de la finance structurée. Résultat? Le premier s'en va en 2007 et la situation part en vrille.
 

Citation :


De son côté, Eric Kolchinsky, qui fut un temps chargé de la notation des CDO (collateralized debt obligations) liés aux crédits "subprime", a expliqué que la culture d'entreprise de Moody's avait changé en 2007, année durant laquelle une part importante de la rémunération des cadres a commencé à être payée en actions et en options.
 
Il a décrit une entreprise obsédée par sa part de marché. "Même s'il n'y a jamais eu d'instruction explicite pour abaisser les critères de notation, il fallait s'expliquer et se défendre sur chaque contrat raté", a-t-il dit.


 
Et voilà, on retombe exactement dans la même ligne que pour d'autres entreprises financières.
Mis sous pression par la rentabilité d'un marché, certains cadres se sentent pousser des ailes...Ils poussent l'entreprise à se lancer davantage sur le marché, quitte à ignorer la culture originale de l'institution. Ceux qui refusent en font les frais et sont remerciés (ou partent) non sans avoir tiré la sonnette d'alarme.
Une fois les mains libres de toute opposition interne, les faiseurs de rois s'activent et changent les règles du jeu.
 
Heureusement qu'une agence de notation ne doit pas rembourser les investisseurs si ses notations se cassent la gueule trop vite...
 
Ce qui est étonnant, par contre, c'est que ce changement se soit produit en 2007 alors que le marché montrait déjà des signes de ralentissement.
 

Citation :


Ces auditions se déroulent alors que le Congrès poursuit ses discussions sur le projet de réforme de la régulation financière: les négociateurs de la Chambre des représentants et du Sénat doivent se réunir la semaine prochaine pour tenter de rapprocher les textes qu'ils ont chacun votés ces dernières semaines.
 
Cette réforme aurait notamment pour conséquence de durcir l'encadrement des activités des agences de notation.
 
Marc Angrand pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat


 
http://fr.news.yahoo.com/4/2010060 [...] 18940.html
 
 
 
Voilà voilou...
Où l'on constate que contrairement à l'envolée lyrique de zmed, il n'y a pas "la finance" mais des intérêts individuels et des conceptions différentes de la culture d'une entreprise.
Cette culture est alors impactée négativement par l'environnement euphorique ambiant qui conduit à remettre en question certaines pratiques prudentielles de l'agence de notation. Et, in fine, ces modifications aboutissent à un taux de changement de notation deux fois supérieurs à la normal pour les produits dérivés de crédit lorsque la crise survient.
 
On se situe donc à l'inverse d'une vision manichéenne zmedienne où les acteurs de la finance formeraient un bloc indivisible. Où la "finance" serait une entité en soi, comme "le marché". Mais qui a déjà touché "la finance"? Quelqu'un lui a-t-il déjà parlé?  
 
Ces raccourcis permanents effectués par zmed, cette sélection des informations, cette simplification de l'histoire n'a qu'un seul but: désigner un adversaire chimérique à abattre ("couper des têtes" ).  
 


 
Pourquoi les agences de notation sont des compagnies dont on peut y investir de l'argent ?  
 
Ce ne devrait pas être des organismes sans but lucratif gérées par l'Etat ?  
 
Il se pose le problème des conflits d'intérêt dès lors qu'une participation dans une société satellite te donne le droit d'avoir une influence notable sur celle-ci.  
 
Les agences de notation devraient être autonomes et indépendantes du marché pour avoir une vision réelle et non faussée des données économiques.  
 
Dans l'affaire des Subprimes et dans la finance en général, la valeur des informations des agences de notation sont totalement nulles. Ce qui compte réellement ce sont les États financiers, le reste c'est de la bouillie pour les chats.  Sur la base des États financiers, un investisseur qui est très sérieux va les analyser avant de décider d'investir.   Les États financiers peuvent servir d'argument en Cour de justice pour établir qu'il y a eu des fraudes.  Ils ont une valeur juridique très élevée.  Dans l'affaire des subprimes les cotes des agences de notation n'étaient que de la pure fumisterie.  
 
Le seul domaine dans lequel les agences de notation sont encore blanches comme neige c'est la cotation du crédit des particuliers.  Pour celles des entreprises les dés sont pipés depuis longtemps.  

n°22820627
Welkin
Ég er hvalur, ekki brauðsúpa
Posté le 03-06-2010 à 11:57:52  profilanswer
 

docmaboul a écrit :

Dans les équations oui. Dans la réalité, tu as déjà vu un chat négatif?


Les idées mathématiques sont elles-mêmes des conventions. Tu as déjà vu un "2" ou bien un "0" dans la nature ?
 
C'est l'interprétation qu'on en fait qui permet de dépasser le simple système formel pour parvenir à une description de la nature. Un nombre complexe peut sembler n'être qu'un fantasme abstrait de mathématicien sans aucune réalité au premier abord. Pourtant, il s'interprètre facilement dans un cadre géométrique : dira-t-on qu'une rotation a moins de réalité qu'une homotétie ?
 
'Fin bon désolé, HS et tout ça.

n°22820650
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 03-06-2010 à 11:59:39  profilanswer
 

Fender a écrit :


règles d'efficience des marchés :
-disponibilité de l'information
-transparence
-pas d'assymétrie de l'information
effectivement, ça permet d'aller un peu plus loin que le café du commerce :jap:
en effet, tu viens de nous dire implicitement, que tu es pour la concurrence faussée :spamafote:
tu as le droit, hein, mais à la base tu te dis libéral...
 


 
Tu énonces des règles d'efficience des marchés qui se veulent objectives, universelles, et qui sont pourtant propres à l'économie néo-classique, et à elle seule : ce que tu appelles efficience des marchés est contesté par les économistes autrichiens. Les autrichiens sont aussi des libéraux, mais différents des néo-classiques. Pur eux,  l'information a un coût : il existe donc toujours une asymétrie d'information. C'est d'ailleurs, cette asymétrie qui crée l'échange.  
 
Je trouve fascinant (et je comprends en même temps) que tout le monde ici ( et ailleurs) assimile libéralisme à l'économie néo-classique et son modèle de concurrence pure et parfaite. Or, le cadre néo-classique, s'il est pratique, est tout de même un modèle largement fissuré. Pour comprendre la concurrence, le fonctionnement d'un marché, la notion de prix ou le rôle de l'information dans une économie de marché, l'économie autrichienne est incomparablement supérieure. Curieusement, elle n'est que très peu enseignée.

n°22820775
R3g
fonctionnaire certifié ITIL
Posté le 03-06-2010 à 12:11:43  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
1) Nuire aux autres ou ne pas respecter ses engagements, c'est passible des tribunaux : où est le problème ?
 
2) La transparence des prix ou le fait que les acteurs soient de taille égale (l'atomicité) ne sont pas les bons critères pour définir une situation concurrentielle sans surprofits durables : le bon critère, c'est la contestabilité du marché.
 
3) Le dernier point que tu évoques concerne les externalités négatives : c'est un point que l'on sait traiter (droits de propriété, taxes...). Attention cependant à ne pas en avoir une condition extensive :  toute action ayant un impact sur les personnes extérieures à cette action, tout pourrait donner lieu à externalité négative, et donc tout pourrait légitimer l'intervention de l'Etat, entrainant la disparition des actes libres. Quand j'écris ici, j'augmente ou diminue le plaisir de certains, d'où des externalités positives ou négatives. Faut-il pour autant que l'Etat intervienne ?


1) on peut nuire à autrui sans transgresser la loi
 
2) j'ai pas compris
 
3) si le plaisir des autres était utile voire essentiel à l'ensemble de la société, oui ça justifierait l'intervention de l'Etat


---------------
Au royaume des sourds, les borgnes sont sourds.
n°22820780
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 03-06-2010 à 12:12:05  profilanswer
 


 
Le marché connaît des défaillances, que les économistes reconnaissent (sauf les autrichiens bien sûr) : mais ce sont des cas très limités.  Le problème est que pour pallier ces défaillances, on fait intervenir l'Etat : mais lui aussi a ses défaillances, q'uon omet trop souvent (absence de concurrence, les erreurs commises le sont à grande échelle, privation de l'information que donne la marché, impossibilité pour quelques cerveaux de synthétiser en temps réel toute  l'information disponible, lobbying et marché politique, "irresponsabilité" des hommes politiques qui n'engagent pas leur propre fortune, court-termisme lié au cycle électoral de 5 ans...). Le débat n'est donc pas entre le marché et ses défaillances d'un côté, et l'Etat de l'autre mais bien entre les défaillances comparées de l'un et de l'autre.  
 
L'Etat est sans doute utile pour réduire les inégalités, si on juge celles-ci dangereuses sur le plan de la cohésion sociale (et là encore, c'est pas simple, mais bon). Pour ce qui est de la politique économique (mener des politiques budgétaires et monétaires de relance par exemple) et de la planification (çàd décider qui doit produire, ce qu'on doit produire), il est à craindre que les inconvénients soient plus grands que les avantages.
 
Au demeurant, on débat ici du sexe des anges. Personne ne veut la disparition complète de l'Etat, de même que personne ne veut la disparition complète du marché. La question de ce topic est d'identifier les causes de la crise actuelle. C'est tout. Je me limite donc ici à pointer les responsabilités de l'Etat (au sens large, incluant la banque centrale) dans le déclenchement des crises, responsabilités infiniment plus grandes que celles du marché. L'Etat crée du cycle économique, d'où les récessions, le chômage, la destruction de capital : et ces cycles économiques ont largement une origine monétaire.
 
 

n°22820864
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 03-06-2010 à 12:21:48  profilanswer
 

R3g a écrit :


1) on peut nuire à autrui sans transgresser la loi
 
2) j'ai pas compris
 
3) si le plaisir des autres était utile voire essentiel à l'ensemble de la société, oui ça justifierait l'intervention de l'Etat


 
1) je ne comprends pas. Quand Apple concurrence Microsoft, on pourrait considérer que cela nuit à Microsoft. Mais en fait, Apple ne porte pas atteinte aux droits de propriété de Microsoft : Apple vend à des clients qui sont libres ou non d'acheter. Dès lors, l'arrivée d'Apple gêne peut-être Microsoft, mais ne lui nuit pas, puisque les échanges se sont réalisés librement, sans que les droits de propriété des uns et des autres aient été violés.
 
2) Voir sur Wikipedia la notion de marchés contestables.
 
3) C'est compliqué, ce que tu dis là. Et la porte ouverte au totalitarisme : l'Etat qui ferait le bonheur des gens. Les gens ne sont-ils pas aptes à savoir ce qui les rend heureux, ou en tout cas, à le découvrir au cours de leur existence ? c'est là un vrai débat philosophique. Le risque bien sûr est que certaines personnes ne trouvent jamais le bonheur. Mais le risque plus grand est que l'Etat impose une conception du bonheur dont on s'apercevrait ensuite qu'elle est fausse  : le drame serait alors démultiplié à grande échelle. D'où la méfiance des libéraux à l'égard des pouvoirs. Il faut toujours chercher à minimiser les pouvoirs.

n°22821551
super_newb​ie_pro
A ta dispoition frère geek :P
Posté le 03-06-2010 à 13:42:47  profilanswer
 

Les banques françaises ont un effet de levier de 30 : le risque de faillite est permanent
 
Voulez vous savoir pourquoi la France est lourdement intervenue pour sauver la Grèce ? Planquée derrière un pompeux plan de sauvetage de l'euro qui ne coûtera rien aux contribuables français, la réalité est tout autre.
 
BNP PARIBAS, SOCIETE GENERALE, CREDIT AGRICOLE... ces trois banques regroupent des dizaines de millions de clients en France. Dire qu'elles sont gérées est un grand mot... Disons qu'elles fonctionnent avec un niveau de risque supérieur à de très nombreux hedge funds, vous savez, les très méchants organismes qui abritent les supers vilains traders, 100% responsables de la crise...
 
Prenons les chiffres dans le détail, car mon entourage me regarde d'un air suspect quand j'en parle.
 
BNP a un total de dettes de 1940 milliards d'euros. Ses capitaux propres sont de 60 milliards environ. L'effet de levier est de 32. Il suffit de 3% de défauts de paiement avec aucun espoir de recouvrement pour que la BNP soit en faillite... super solide l'édifice, vous ne trouvez pas ?
 
SOC GEN a un total de dettes de 1054 milliards d'euros à comparer avec des capitaux propres de 43 milliards d'euros. L'effet de levier est de 24.
 
Le CREDIT AGRICOLE a 1620 milliards d'euros pour 53 milliards d'euros de capitaux propres et un effet de levier de 30.
 
L'engagement des banques françaises en Grèce est selon la BRI de 79 milliards.
 
En temps normal, la Grèce aurait du être mise en faillite. Les créanciers auraient du être sanctionnés pour leur erreur d'appréciation du risque. Du coup, les banques françaises auraient presque fait faillite. Ils auraient fallu les nationaliser et les recapitaliser.
 
Au lieu de cela, les fonctionnaires et politiciens français ont orchestré le vol de l'argent public, une constante depuis 30 ans, en prenant dans le pot commun pour garantir les erreurs de la Grèce et lui permettre de rembourser ses créanciers.
 
En langage basique : on a volé un gros paquet d'argent aux français pour le donner aux actionnaires des banques françaises qui auraient du normalement tout perdre.
 
Je ne sais pas quelle est la meilleure solution, mais le message lui est clair : les élites voleront la masse jusqu'au dernier sou pour sauvegarder leur jouet qui crache de l'argent fictif. Si vous ne cautionnez pas, comme moi, cette manière de procéder, cela ne sert plus à rien de voter. Il faut changer de pays et arrêter de contribuer avec votre force de travail et l'argent de vos impôts au maintien de ce système mafieux en place. Celui-ci ne peut avoir lieu que pour une seule raison : la grande majorité des habitants n'y comprend presque rien et n'est donc pas en mesure d'argumenter et de râler comme il faut. Il est totalement inadmissible que la BCE et toutes les autres formes de pouvoir laissent les banques françaises ou Deutsche Bank en Allemagne avec un effet de levier de 30.
 
Le plus risible, c'est que les hommes politiques expliquent qu'une législation européenne est en cours d'adoption pour mieux contrôler les hedge funds. Une fois qu'elle sera passée, tout ira mieux. Je l'ai vu dans la bouche de ministres français récemment. Ou alors, ils nous disent que l'union monétaire est possible sans l'union économique et budgétaire... Cela revient à dire qu'il y a égalité entre le peuple allemand, très travailleur, structuré et performant et les glandeurs latins... En fait, permettre l'ajustement entre les nations revient à admettre publiquement que les francais, les espagnols, les grecs ou les italiens sont inférieurs aux allemands. Ce serait une sacrée brèche dans le dogme SOLIDARITE et EGALITE...
 
Cela me rappelle le gouvernement de l'Allemagne de l'Est dans les mois précédents la tombée du mur de Berlin. L'aveuglement était tellement énorme qu'on se demandait comment il pouvait exister.
 
Charles Dereeper
 
******
 
source ; http://www.abcbourse.com/analyses/ [...] t-428.aspx


---------------
~ Camping thématique LA RESSOURCE sur l'autonomie ~
n°22821573
Profil sup​primé
Posté le 03-06-2010 à 13:45:36  answer
 

super_newbie_pro a écrit :

Les banques françaises ont un effet de levier de 30 : le risque de faillite est permanent
 
BNP a un total de dettes de 1940 milliards d'euros. Ses capitaux propres sont de 60 milliards environ. L'effet de levier est de 32. Il suffit de 3% de défauts de paiement avec aucun espoir de recouvrement pour que la BNP soit en faillite... super solide l'édifice, vous ne trouvez pas ?
 
SOC GEN a un total de dettes de 1054 milliards d'euros à comparer avec des capitaux propres de 43 milliards d'euros. L'effet de levier est de 24.
 
Le CREDIT AGRICOLE a 1620 milliards d'euros pour 53 milliards d'euros de capitaux propres et un effet de levier de 30.


Oh putain  :sweat: Je savais pas que c'était à ce point. Quasiment 2000Md d'euros de dettes pour BNP mais c'est le PIB de la france... T'es sur des chiffres?

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 03-06-2010 à 13:49:49
n°22821597
dante2002
HEUUU NOOOOOOOOON
Posté le 03-06-2010 à 13:47:47  profilanswer
 


 
 
Des fois tu dis des trucs vraiment bien :o


---------------
Parce que le vote pour Emmanuel Macron n'est pas un vote de conviction mais une nécessité démocratique
n°22821633
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 03-06-2010 à 13:51:24  profilanswer
 


 
Bien sûr que les chiffres sont vrais : toux ceux qui s'y intéressent un peu le savent depuis longtemps. Notre système est plombé par une avalanche de mauvaises créances et par un manque de fonds propres. Les banques ne respectent les ratios de Bâle 2 qu'en pondérant les créances par leur risque (les titres publics AAA comptant par exemple pour 0) et en intégrant dans leurs fonds propres des sommes qui n'en sont pas vraiment (les quasi-fonds propres).
 
On danse sur un volcan.

n°22821726
dante2002
HEUUU NOOOOOOOOON
Posté le 03-06-2010 à 13:58:01  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Bien sûr que les chiffres sont vrais : toux ceux qui s'y intéressent un peu le savent depuis longtemps. Notre système est plombé par une avalanche de mauvaises créances et par un manque de fonds propres. Les banques ne respectent les ratios de Bâle 2 qu'en pondérant les créances par leur risque (les titres publics AAA comptant par exemple pour 0) et en intégrant dans leurs fonds propres des sommes qui n'en sont pas vraiment (les quasi-fonds propres).
 
On danse sur un volcan.


 
Et tout ça c'est la faute des états!!!
 
ps :naturellement je rigole, et pense très sincèrement que les "puissants" font payer "leur" crise au peuple...


---------------
Parce que le vote pour Emmanuel Macron n'est pas un vote de conviction mais une nécessité démocratique
n°22821834
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 03-06-2010 à 14:06:12  profilanswer
 

dante2002 a écrit :


 
Et tout ça c'est la faute des états!!!
 
ps :naturellement je rigole, et pense très sincèrement que les "puissants" font payer "leur" crise au peuple...


 
Admettons que je rabâche et que je sois dans l'idéologie avec mon "c'est la faute aux Etats"
 
Mais on pourrait dire la même chose de ta prose, non ?  

n°22821855
Profil sup​primé
Posté le 03-06-2010 à 14:07:54  answer
 

limonaire a écrit :


 
Admettons que je rabâche et que je sois dans l'idéologie avec mon "c'est la faute aux Etats"
 
Mais on pourrait dire la même chose de ta prose, non ?  


On peut aussi dire que dans un système complexe les tord sont en général partagé ...Il est aussi simpliste de dire "c'est la faute des états" que de dire "c'est la faute des méchant trader spéculateur"

Message cité 2 fois
Message édité par Profil supprimé le 03-06-2010 à 14:09:56
n°22821859
dante2002
HEUUU NOOOOOOOOON
Posté le 03-06-2010 à 14:08:16  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Admettons que je rabâche et que je sois dans l'idéologie avec mon "c'est la faute aux Etats"
 
Mais on pourrait dire la même chose de ta prose, non ?  


 
Ha mais moi je ne nie pas du tout être dans l'idéologie hein  :D  
 
C'est le propre de tout ce qui est "empirique" et qui n'est pas une science, comme l'économie, ou les religions.
 
Chacun croit en ce qu'il veut et "démontre" ensuite ses faits avec des "arguments" qui sont plus souvent des exemples dépersonnalisés...


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Parce que le vote pour Emmanuel Macron n'est pas un vote de conviction mais une nécessité démocratique
mood
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