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La crise actuelle sera...




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Auteur Sujet :

[ECO] Can it run Crises ?

n°22650233
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 20-05-2010 à 12:50:21  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

Camelot2 a écrit :


 
C'est assez effrayant de voir que tu rejettes tous les documents qu'on peut te donner sans même les lire. Sais-tu seulement ce qu'est le sous-emploi? Connais-tu les études de l'INSEE sur le sujet? Que dis l'INSEE au niveau des inégalités? Ect...
 
L'INSEE est de ton côté, mon vieux.
 
Mais les raisonnements que tu appliques sont totalement foireux.
 
Quant à ton site (dont les chiffres ne renseignent que le taux de chômage...pour quelqu'un qui reproche à l'INSEE de mélanger les choux et les carottes, c'est assez savoureux), j'espère que tu as lu les solutions proposées:
 

Citation :

«Le mal français, bien documenté par une série de rapports récents (Cahuc et Kramarz, 2004, CERC, 2005) apparaît clairement en miroir de l’idéal que constitue le modèle de la flexicurité. On pourrait le résumer – en forçant le trait – par trois termes : rigidité, dualisme, insécurité.
 
Le niveau global de protection de l’emploi est particulièrement élevé en France. Les licenciements économiques, individuels, et plus encore collectifs (avec l’obligation de plan social, dénommé «plan de sauvegarde de l’emploi» depuis 2002) y sont encadrés de façon stricte. Mais, soulignent P. Cahuc et F. Kramarz, trop de réglementation tue la réglementation. D’une part les employeurs recourent de façon croissante aux emplois précaires (CDD, intérim) sur lesquels ils reportent la flexibilité, créant par là un marché du travail dual. D’autre part, les entreprises contournent en grande partie les contraintes imposées sur les licenciements économiques, en évitant les licenciements collectifs ou en les vidant de leur contenu, et/ou en recourant à des licenciements pour motif individuel – en constante hausse depuis la fin des années 80. (…)
 
Face à ces constats P. Cahuc et F. Kramarz proposent une série de mesures ambitieuses et cohérentes, et notamment l’unification du contrat de travail (fusion du CDI et du CDD), et l’instauration d’une taxe sur les licenciements alimentant les fonds gérés par l’Etat destinée à une indemnisation accrue et un accompagnement personnalisé renforcé des chômeurs. En contrepartie de cette taxe, les entreprises verraient les contraintes pesant sur les licenciements allégées, notamment quant au contrôle du motif de licenciement économique et aux obligations de reclassement (qui seraient supprimées, celles-ci incombant à l’Etat). Indéniablement ces réformes nous rapprocheraient du cadre institutionnel danois».


 
Ils prônent le modèle danois.
Ca tombe bien, moi aussi.
 
Epic fail sur toute la ligne, as usual.
 
 
 


 
Clap clap clap  
 ;)  

mood
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Posté le 20-05-2010 à 12:50:21  profilanswer
 

n°22650236
StefSamy
VC FTW
Posté le 20-05-2010 à 12:50:38  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Le prix de l'immobilier dépend moins du coût du béton que de celui du terrain, ou des prêts à taux zéro qui gonflent artificiellement la demande.  
 
Enfin bref...


 
De là à dire que Saint Bouygues fait des cadeaux à ses clients, y'a un fossé .....


---------------
Inutile d'essayer de me faire passer pour un con. J'y arrive très bien tout seul. §§§ On ne fait pas boire un âne qui n'a pas soif.
n°22650273
Gulien
Times are gone for honest men
Posté le 20-05-2010 à 12:54:16  profilanswer
 

http://www.boursorama.com/infos/ac [...] 6afbbb9c14
Taxation des marchés >>>
Ca fait longtemps que je me demande pourquoi ils ne le font pas ... Ca empécherait sûrement les instances financières de faire mumuse au dépends de la réalité de la vie de millions de personnes...

Message cité 1 fois
Message édité par Gulien le 20-05-2010 à 12:54:50

---------------
https://www.flickr.com/photos/187419126@N05/
n°22650278
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 20-05-2010 à 12:54:53  profilanswer
 

StefSamy a écrit :


 
De là à dire que Saint Bouygues fait des cadeaux à ses clients, y'a un fossé .....


 
Bref, tu n'as rien prouvé : ton exemple de l'allongement de la durée des prêts pour contester mon propos tombe à l'eau.
 
Ça s'appelle parler pour ne rien dire, ou penser sur des préjugés. Une sorte de psittacisme, quoi...
 
 

n°22650309
StefSamy
VC FTW
Posté le 20-05-2010 à 12:58:19  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Bref, tu n'as rien prouvé : ton exemple de l'allongement de la durée des prêts pour contester mon propos tombe à l'eau.
 
Ça s'appelle parler pour ne rien dire, ou penser sur des préjugés. Une sorte de psittacisme, quoi...
 
 


 
Et toi t'as prouvé sans dec??????  :ouch:  :??:  
 
A part des fantasmes de "c'est de l'argent qui est dépensé ailleurs".
 
Bah non, justement, de l'argent à dépenser y'en a moins, donc il n'est pas dépensé ailleurs.
 
 
Quelle condescendance [:kleia]  


---------------
Inutile d'essayer de me faire passer pour un con. J'y arrive très bien tout seul. §§§ On ne fait pas boire un âne qui n'a pas soif.
n°22650317
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 20-05-2010 à 12:59:16  profilanswer
 

Gulien a écrit :

http://www.boursorama.com/infos/ac [...] 6afbbb9c14
Taxation des marchés >>>
Ca fait longtemps que je me demande pourquoi ils ne le font pas ... Ca empécherait sûrement les instances financières de faire mumuse au dépends de la réalité de la vie de millions de personnes...


 
Et pourquoi pas une taxe sur les coiffeurs ?
 
 
Il est vrai que les marchés ont un peu des allures de Meetic financier géant. Lieu de rencontre entre ceux qui ont de l'argent et ceux qui en ont besoin, ce qui fait du monde. Un lieu où les emprunteurs de tous horizons viennent draguer l'épargne mondiale - les réserves chinoises, les fonds de pension américains, les caisses de retraite japonaises, l'assurance-vie des Français, etc.
 
Les Etats sont les principaux clients, et très assidus, de cet immense lupanar. La dette publique mondiale s'élève à 35 000 milliards de dollars, dont le seul amortissement draine à lui seul le tiers de toute l'épargne de la planète. Elle a doublé en dix ans, triplé en vingt ans. Depuis deux décennies, le pouvoir des marchés sur les Etats a augmenté au même rythme que progressait l'endettement de ces derniers. Leur toute-puissance s'est construite sur le laxisme de gouvernements vivant au-dessus de leurs moyens. Ce sont les Etats eux-mêmes qui, par leur incurie, se sont rendus dépendants des sautes d'humeur des investisseurs étrangers (60 % de la dette française est détenue par des non-résidents). Des pays dont les finances publiques sont en bon ordre, comme la Norvège ou le Canada, n'ont rien à craindre des marchés.

(...)Car ce sont les abominables "marchés" qui, depuis vingt ans, paient les salaires des instituteurs et des infirmières. Merci à eux et surtout qu'ils continuent de le faire. Qu'ils n'aillent surtout pas se dire, peut-être à juste titre, qu'il est moins risqué de prêter à une entreprise chinoise qu'au Trésor français.
Pierre-Antoine Delhommais
 

n°22650344
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 20-05-2010 à 13:02:29  profilanswer
 

StefSamy a écrit :


 
Et toi t'as prouvé sans dec??????  :ouch:  :??:  
 
A part des fantasmes de "c'est de l'argent qui est dépensé ailleurs".
 
Bah non, justement, de l'argent à dépenser y'en a moins, donc il n'est pas dépensé ailleurs.
 
 
Quelle condescendance [:kleia]  


 
Au moins, j'évite la pensée smileysque...  
 
Sans rancune : je crois à la liberté d'expression, et au vertus du dialogue. On peut donc tout dire, même des propos Café du commerce du type "l'argent y en a moins" alors qu'on n'a jamais créé autant de liquidités que ces dernières années. L'argent, il y en a : un peu trop d'ailleurs...

n°22650373
Gulien
Times are gone for honest men
Posté le 20-05-2010 à 13:06:23  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Et pourquoi pas une taxe sur les coiffeurs ?
 
 
Il est vrai que les marchés ont un peu des allures de Meetic financier géant. Lieu de rencontre entre ceux qui ont de l'argent et ceux qui en ont besoin, ce qui fait du monde. Un lieu où les emprunteurs de tous horizons viennent draguer l'épargne mondiale - les réserves chinoises, les fonds de pension américains, les caisses de retraite japonaises, l'assurance-vie des Français, etc.
 
Les Etats sont les principaux clients, et très assidus, de cet immense lupanar. La dette publique mondiale s'élève à 35 000 milliards de dollars, dont le seul amortissement draine à lui seul le tiers de toute l'épargne de la planète. Elle a doublé en dix ans, triplé en vingt ans. Depuis deux décennies, le pouvoir des marchés sur les Etats a augmenté au même rythme que progressait l'endettement de ces derniers. Leur toute-puissance s'est construite sur le laxisme de gouvernements vivant au-dessus de leurs moyens. Ce sont les Etats eux-mêmes qui, par leur incurie, se sont rendus dépendants des sautes d'humeur des investisseurs étrangers (60 % de la dette française est détenue par des non-résidents). Des pays dont les finances publiques sont en bon ordre, comme la Norvège ou le Canada, n'ont rien à craindre des marchés.

(...)Car ce sont les abominables "marchés" qui, depuis vingt ans, paient les salaires des instituteurs et des infirmières. Merci à eux et surtout qu'ils continuent de le faire. Qu'ils n'aillent surtout pas se dire, peut-être à juste titre, qu'il est moins risqué de prêter à une entreprise chinoise qu'au Trésor français.
Pierre-Antoine Delhommais
 


 
Dans ce cas n'y aurait-il pas moyen de ne taxer que les allées-venues trop rapides ?
 
Comme chez certains hébergeurs lorsqu'on prends un serveur, si on ne sait pas combien de temps on le prends, on paye les frais d'installation  
Alors que si on s'abonne 1 an c'est gratuit...  
Tout ça pour éviter que des petits-malins ne prennent un serveur 1 mois, le pourrisse et en prenne un autre...
 
Je ne sais pas si l'analogie peut se faire avec les marchés ?  
 
 
Mais en ce qui concerne les états déraisonnables, je suis tout à fait d'accord avec ce que dit le monsieur...  


---------------
https://www.flickr.com/photos/187419126@N05/
n°22650458
Fender
♪♫♪♫♪♫♪
Posté le 20-05-2010 à 13:15:11  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Au moins, j'évite la pensée smileysque...  
 
Sans rancune : je crois à la liberté d'expression, et au vertus du dialogue. On peut donc tout dire, même des propos Café du commerce du type "l'argent y en a moins" alors qu'on n'a jamais créé autant de liquidités que ces dernières années. L'argent, il y en a : un peu trop d'ailleurs...


tu as tout à fait raison, l'argent, y'en a + que jamais...
malheureusement, c'est le nombre de poche qu'il remplit qui se sont réduites, heureusement, la taille de ces poches est infinie...


---------------
we are the dollars and cents
n°22650474
Camelot2
Posté le 20-05-2010 à 13:16:55  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Et pourquoi pas une taxe sur les coiffeurs ?
 
 
 
 


 
Une taxe fixe (très faible) sur les transactions financières pénaliserait les HFT en priorité, puis les traders tout court...et quasiment pas le reste du marché.
 
Perso, diminuer la rentabilité du HFT, ça ne me pose aucun souci.  :o

mood
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Posté le 20-05-2010 à 13:16:55  profilanswer
 

n°22650480
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 20-05-2010 à 13:17:21  profilanswer
 

Gulien a écrit :


 
Dans ce cas n'y aurait-il pas moyen de ne taxer que les allées-venues trop rapides ?
 
Comme chez certains hébergeurs lorsqu'on prends un serveur, si on ne sait pas combien de temps on le prends, on paye les frais d'installation  
Alors que si on s'abonne 1 an c'est gratuit...  
Tout ça pour éviter que des petits-malins ne prennent un serveur 1 mois, le pourrisse et en prenne un autre...
 
Je ne sais pas si l'analogie peut se faire avec les marchés ?  
 
 
Mais en ce qui concerne les états déraisonnables, je suis tout à fait d'accord avec ce que dit le monsieur...  


 
Ces allées-venues ont aussi pour fonction de stabiliser les cours, contrairement à ce qu'on pense.
 
Plus fondamentalement, le réflexe dès qu'un problème surgit est de taxer : c'est assez français. Alors que le chahut actuel sur les marchés financiers est finalement très rationnel : ils s'angoissent de voir des Etats avoir 8 à 13% de déficit public en temps de paix et se demandent s'ils rembourseront un jour. Et franchement, on comprend que ce doute existe. Un peu comme une banque qui vous prête sans problème jusqu'à ce que vos remboursements dépassent un tiers de vos revenus : là, elle commence à s'inquiéter et à couper le robinet du crédit. Le problème n'est donc pas réellement le fonctionnement des marchés : ils sont très rationnels, finalement. Ce ne sont pas eux les responsables de la crise : il ne faudrait pas confondre causes et symptômes. Les marchés révèlent la crise, c'est tout, ils ne l'ont pas créée. On dansait sur un volcan depuis longtemps en fait, et ce n'est pas faute d'avoir tiré la sonnette d'alarme plusieurs fois. Le problème, c'est bien l'impéritie de nos gouvernements, sous la pression d'une opinion publique qui veut toujours plus de services publics et de ""droits à, sans jamais en payer le prix (l'impôt). Ce sont nous finalement les responsables, qui votons toujours pour plus de dépenses et moins d'impôts, et renversons les gouvernements qui parlent rigueur, austérité, équilibre budgétaire. Nous sommes tous des électeurs grecs finalement.

n°22650504
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 20-05-2010 à 13:19:24  profilanswer
 

Fender a écrit :


tu as tout à fait raison, l'argent, y'en a + que jamais...
malheureusement, c'est le nombre de poche qu'il remplit qui se sont réduites, heureusement, la taille de ces poches est infinie...


 
Oui, mais ceux qui tiennent ton discours (les inégalités bla bla bla) sont les premiers à dire que la BCE doit monétiser les dettes, s'affranchir du dogme monétariste, créer encore plus de liquidités... Or, le problème vient justement de là.

n°22650519
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 20-05-2010 à 13:21:02  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
Une taxe fixe (très faible) sur les transactions financières pénaliserait les HFT en priorité, puis les traders tout court...et quasiment pas le reste du marché.
 
Perso, diminuer la rentabilité du HFT, ça ne me pose aucun souci.  :o


 
C'est extraordinaire : le problème vient de la gabégie des Etats et banques centrales. Et la solution, c'est taxer les marchés financiers. C'est la stratégie du bouc émissaire : malheur à celui qui apporte la mauvaise nouvelle. Pourquoi ne pas taxer plutôt les juifs et les coiffeurs ?  

n°22650533
Fender
♪♫♪♫♪♫♪
Posté le 20-05-2010 à 13:22:06  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Ces allées-venues ont aussi pour fonction de stabiliser les cours, contrairement à ce qu'on pense.
 
Plus fondamentalement, le réflexe dès qu'un problème surgit est de taxer : c'est assez français. Alors que le chahut actuel sur les marchés financiers est finalement très rationnel : ils s'angoissent de voir des Etats avoir 8 à 13% de déficit public en temps de paix et se demandent s'ils rembourseront un jour. Et franchement, on comprend que ce doute existe. Un peu comme une banque qui vous prête sans problème jusqu'à ce que vos remboursements dépassent un tiers de vos revenus : là, elle commence à s'inquiéter et à couper le robinet du crédit. Le problème n'est donc pas réellement le fonctionnement des marchés : ils sont très rationnels, finalement. Ce ne sont pas eux les responsables de la crise : il ne faudrait pas confondre causes et symptômes. Les marchés révèlent la crise, c'est tout, ils ne l'ont pas créée. On dansait sur un volcan depuis longtemps en fait, et ce n'est pas faute d'avoir tiré la sonnette d'alarme plusieurs fois. Le problème, c'est bien l'impéritie de nos gouvernements, sous la pression d'une opinion publique qui veut toujours plus de services publics et de ""droits à, sans jamais en payer le prix (l'impôt). Ce sont nous finalement les responsables, qui votons toujours pour plus de dépenses et moins d'impôts, et renversons les gouvernements qui parlent rigueur, austérité, équilibre budgétaire. Nous sommes tous des électeurs grecs finalement.


 
tout ce laïus, c'est bien pour la taxe proposée par l'allemagne et qui laisse sceptique la ministre française ?


---------------
we are the dollars and cents
n°22650559
Fender
♪♫♪♫♪♫♪
Posté le 20-05-2010 à 13:24:37  profilanswer
 

limonaire a écrit :

 

Oui, mais ceux qui tiennent ton discours (les inégalités bla bla bla) sont les premiers à dire que la BCE doit monétiser les dettes, s'affranchir du dogme monétariste, créer encore plus de liquidités... Or, le problème vient justement de là.


 [:athlonsoldier] ton panier à salade tourne trop vite...
c'est parce qu'on (les états) a accepté d'arrêter la planche à billet pour faire appel aux marchés (et donc enrichir les intermédiaires) qu'on est entrés dans ce système de dette, ne renverse pas la logique, s'il te plait...

Message cité 2 fois
Message édité par Fender le 20-05-2010 à 13:25:06

---------------
we are the dollars and cents
n°22650569
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 20-05-2010 à 13:25:25  profilanswer
 

Fender a écrit :


 
tout ce laïus, c'est bien pour la taxe proposée par l'allemagne et qui laisse sceptique la ministre française ?


 
Bien vu !  ;)  
 
Bon, on retire ce propos café du commerce (le "c'est assez français" ) et on garde le reste. Mais c'est vrai que c'est étonnant de voir les Allemands, de la CDU de surcroît, dégainer la taxe avant nous. Notre domination idéologique et culturelle me laisse pantois : la France est de retour !  :D  

n°22650580
Gulien
Times are gone for honest men
Posté le 20-05-2010 à 13:26:43  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Ces allées-venues ont aussi pour fonction de stabiliser les cours, contrairement à ce qu'on pense.
 
Plus fondamentalement, le réflexe dès qu'un problème surgit est de taxer : c'est assez français. Alors que le chahut actuel sur les marchés financiers est finalement très rationnel : ils s'angoissent de voir des Etats avoir 8 à 13% de déficit public en temps de paix et se demandent s'ils rembourseront un jour. Et franchement, on comprend que ce doute existe. Un peu comme une banque qui vous prête sans problème jusqu'à ce que vos remboursements dépassent un tiers de vos revenus : là, elle commence à s'inquiéter et à couper le robinet du crédit. Le problème n'est donc pas réellement le fonctionnement des marchés : ils sont très rationnels, finalement. Ce ne sont pas eux les responsables de la crise : il ne faudrait pas confondre causes et symptômes. Les marchés révèlent la crise, c'est tout, ils ne l'ont pas créée. On dansait sur un volcan depuis longtemps en fait, et ce n'est pas faute d'avoir tiré la sonnette d'alarme plusieurs fois. Le problème, c'est bien l'impéritie de nos gouvernements, sous la pression d'une opinion publique qui veut toujours plus de services publics et de ""droits à, sans jamais en payer le prix (l'impôt). Ce sont nous finalement les responsables, qui votons toujours pour plus de dépenses et moins d'impôts, et renversons les gouvernements qui parlent rigueur, austérité, équilibre budgétaire. Nous sommes tous des électeurs grecs finalement.


 
J'écoutais une émission ce matin sur France Inter, où Villepin disait qu'un plan de restriction allait être mis en place en Europe, sur 3 ans, mais que lui voulait quelquechose de plus léger pour la France, sur 10 ans...
 
Perso je serais prêt à me serrer la ceinture 3 ans vraiment dur, si je sais qu'à la clef on y gagne un état plus sain, des bilans positifs, et des chefs d'état raisonnable.
En effet dans certains autres pays, on ne dépense pas ce qu'on n'a pas, et ça ne marche pas moins bien.
(quoique ça soit peut-être à relativiser, ce sont générallement les grands pays : Australie, Canada (comme tu citais), et peut-être que leurs ressources leurs permettent de se suffir un peu plus à eux-même...?)
 


---------------
https://www.flickr.com/photos/187419126@N05/
n°22650582
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 20-05-2010 à 13:26:47  profilanswer
 

Fender a écrit :


 [:athlonsoldier] ton panier à salade tourne trop vite...
c'est parce qu'on (les états) a accepté d'arrêter la planche à billet pour faire appel aux marchés (et donc enrichir les intermédiaires) qu'on est entrés dans ce système de dette, ne renverse pas la logique, s'il te plait...


 
C'est plus compliqué.
 
Je dois filer... (je reviendrai peut-être dans l'après-midi sur ce point essentiel)

n°22650592
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 20-05-2010 à 13:27:28  profilanswer
 

Fender a écrit :


 [:athlonsoldier] ton panier à salade tourne trop vite...
c'est parce qu'on (les états) a accepté d'arrêter la planche à billet pour faire appel aux marchés (et donc enrichir les intermédiaires) qu'on est entrés dans ce système de dette, ne renverse pas la logique, s'il te plait...


Rien n'a empêché les Etats de mener une politique budgétaire raisonnable, évitant ainsi de devoir s'endetter sur les marchés. Faut être deux pour danser le Tango, mais bon, là c'est plus du Frunkp en ce moment.
 
Ah si, quelques trucs les en ont empêchés : l'électoralisme et les baby-boomers !

n°22650663
Fender
♪♫♪♫♪♫♪
Posté le 20-05-2010 à 13:33:41  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
C'est plus compliqué.
 
Je dois filer... (je reviendrai peut-être dans l'après-midi sur ce point essentiel)


un peu plus compliqué dans le détail soit :jap:
il n'empêche que tant que les états utilisaient la planche à billet, ils se maitrisaient paradoxalement plus au niveau des dépenses/deficits que depuis l'avènement de l'ère de la dette.
Le fonctionnement du deficit financé par la dette, dans une période de croissance et d'inflation, a donné l'illusion aux états que ce ne serait jamais un problème, le deficit a donc grandi et grandi et grandi
 
quand le deficit était financé par la planche à billet, quelle que soit la conjoncture, l'abus de la planche avait des conséquences immédiates et palpable pour les gouvernements, les poussant à maîtriser un peu le processus
 
avec la dette, on remet les problèmes pour dans 10, 20 ou 30 ans, soit quand on ne sera plus là pour un gouvernement, bref, on laisse la merde aux autres.
 
Donc même avec ses défauts, la planche à billet et l'épargne, c'était bien plus pérenne et maitrisable (et maitrisé) que la dette et la dette...


---------------
we are the dollars and cents
n°22650696
Fender
♪♫♪♫♪♫♪
Posté le 20-05-2010 à 13:36:35  profilanswer
 

radioactif a écrit :


Rien n'a empêché les Etats de mener une politique budgétaire raisonnable, évitant ainsi de devoir s'endetter sur les marchés. Faut être deux pour danser le Tango, mais bon, là c'est plus du Frunkp en ce moment.
 
Ah si, quelques trucs les en ont empêchés : l'électoralisme et les baby-boomers !


c'est évident, mais cf mon post d'au-dessus : le financement par la dette, reportait les problèmes aux calendes grecques (même pas fait exprès, je m'en suis aperçu en l'écrivant :D) alors que le financement par la planche à billet de manière abusive faisait apparaître les problèmes à très court terme : l'autorégulation fonctionnait bcp mieux...


---------------
we are the dollars and cents
n°22650712
Camelot2
Posté le 20-05-2010 à 13:38:29  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
C'est extraordinaire : le problème vient de la gabégie des Etats et banques centrales. Et la solution, c'est taxer les marchés financiers. C'est la stratégie du bouc émissaire : malheur à celui qui apporte la mauvaise nouvelle. Pourquoi ne pas taxer plutôt les juifs et les coiffeurs ?  


 
L'un n'empêche pas l'autre.
Ton propos serait correct si ma seule proposition était de taxer les marchés financiers. Mais cette taxe concerne plus un problème spécifique (HFT, qui n'améliore pas la liquidité, contrairement à ce que tu penses) qu'un véritable ensemble.
 
 
 

n°22650754
Fender
♪♫♪♫♪♫♪
Posté le 20-05-2010 à 13:41:54  profilanswer
 

j'ajoute que cette transformation du passage de l'épargne+planche à billet à la dette+dette n'a pas été voulue par le peuple, c'est une révolution qui a eu lieu dans son dos, décidée par un tout petit nombre d'élites financières qui ont convaincus des élites gouvernementales (avec des arguments dont certains se sont avérés faux).
donc non, ce n'est pas au peuple de payer


---------------
we are the dollars and cents
n°22650789
magic-sim
Attention, pougnat radioactif
Posté le 20-05-2010 à 13:44:17  profilanswer
 

limonaire a écrit :

 

Et pourquoi pas une taxe sur les coiffeurs ?

 




ça s'appelle la TVA.

 

Une taxe au même taux que la TVA sur les mouvements spéculatifs.... ça en freinerait plus d'un xD

 

Sinon, pour rigoler :
http://vidberg.blog.lemonde.fr/files/2010/05/146_alaredaction.1274353688.gif

 

Martin Vildberg
http://vidberg.blog.lemonde.fr/201 [...] orialiste/


Message édité par magic-sim le 20-05-2010 à 13:45:38

---------------
Recueille pougnats islandais suite à éruption volcanique.
n°22650846
luckynick
esclave de chat
Posté le 20-05-2010 à 13:47:55  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Au moins, j'évite la pensée smileysque...  
 
Sans rancune : je crois à la liberté d'expression, et au vertus du dialogue. On peut donc tout dire, même des propos Café du commerce du type "l'argent y en a moins" alors qu'on n'a jamais créé autant de liquidités que ces dernières années. L'argent, il y en a : un peu trop d'ailleurs...


 

limonaire a écrit :


 
C'est extraordinaire : le problème vient de la gabégie des Etats et banques centrales. Et la solution, c'est taxer les marchés financiers. C'est la stratégie du bouc émissaire : malheur à celui qui apporte la mauvaise nouvelle. Pourquoi ne pas taxer plutôt les juifs et les coiffeurs ?


 
 :sarcastic:


---------------
In girum imus nocte et consumimur igni (hommage à loosha)
n°22650864
luckynick
esclave de chat
Posté le 20-05-2010 à 13:49:35  profilanswer
 

Gulien a écrit :


 
J'écoutais une émission ce matin sur France Inter, où Villepin disait qu'un plan de restriction allait être mis en place en Europe, sur 3 ans, mais que lui voulait quelquechose de plus léger pour la France, sur 10 ans...
 
Perso je serais prêt à me serrer la ceinture 3 ans vraiment dur, si je sais qu'à la clef on y gagne un état plus sain, des bilans positifs, et des chefs d'état raisonnable.
En effet dans certains autres pays, on ne dépense pas ce qu'on n'a pas, et ça ne marche pas moins bien.
(quoique ça soit peut-être à relativiser, ce sont générallement les grands pays : Australie, Canada (comme tu citais), et peut-être que leurs ressources leurs permettent de se suffir un peu plus à eux-même...?)
 


 
L'économie de ces deux pays est très lié au marché des matières premières hors pétrole.


---------------
In girum imus nocte et consumimur igni (hommage à loosha)
n°22650865
peaceful
beati pauperes spiritu
Posté le 20-05-2010 à 13:49:36  profilanswer
 

Fender a écrit :


c'est évident, mais cf mon post d'au-dessus : le financement par la dette, reportait les problèmes aux calendes grecques (même pas fait exprès, je m'en suis aperçu en l'écrivant :D) alors que le financement par la planche à billet de manière abusive faisait apparaître les problèmes à très court terme : l'autorégulation fonctionnait bcp mieux...


 
Oui et avec une monnaie unique, tu pars en guerre quand un pays voisin taxe la monnaie commune ? :o


---------------
"Tout en ne cherchant que son intérêt personnel, il travaille souvent d'une manière bien plus efficace pour l'intérêt de la société, que s'il avait réellement pour but d'y travailler."
n°22650873
Camelot2
Posté le 20-05-2010 à 13:50:03  profilanswer
 

Fender a écrit :


un peu plus compliqué dans le détail soit :jap:
il n'empêche que tant que les états utilisaient la planche à billet, ils se maitrisaient paradoxalement plus au niveau des dépenses/deficits que depuis l'avènement de l'ère de la dette.
Le fonctionnement du deficit financé par la dette, dans une période de croissance et d'inflation, a donné l'illusion aux états que ce ne serait jamais un problème, le deficit a donc grandi et grandi et grandi
 
quand le deficit était financé par la planche à billet, quelle que soit la conjoncture, l'abus de la planche avait des conséquences immédiates et palpable pour les gouvernements, les poussant à maîtriser un peu le processus
 
avec la dette, on remet les problèmes pour dans 10, 20 ou 30 ans, soit quand on ne sera plus là pour un gouvernement, bref, on laisse la merde aux autres.
 
Donc même avec ses défauts, la planche à billet et l'épargne, c'était bien plus pérenne et maitrisable (et maitrisé) que la dette et la dette...


 

Fender a écrit :


c'est évident, mais cf mon post d'au-dessus : le financement par la dette, reportait les problèmes aux calendes grecques (même pas fait exprès, je m'en suis aperçu en l'écrivant :D) alors que le financement par la planche à billet de manière abusive faisait apparaître les problèmes à très court terme : l'autorégulation fonctionnait bcp mieux...


 
Tu généralises certaines situations (USA,France et quelques autres) à l'ensemble des états.
 
Certains états ont pris conscience que la dette n'était pas un repas gratuit après l'explosion de l'endettement des années 80. L'endettement a baissé dans l'UE durant les années 2000 (hors crise) et certains pays l'ont même maintenu artificiellement pour les marchés financiers (Australie).
 
Le problème est que tu compares deux systèmes qui n'ont pas eu cours au même moment et qu'il est donc fallacieux de vouloir établir aussi facilement un classement. Lorsque les états ont commencé à faire appel aux marchés financiers (début des années 70), cela correspondait à un ralentissement économique et à une dégradation des différents soldes primaires (c'est frappant pour la France). Ce besoin de financement allait impacter de manière très forte l'inflation s'il devait être financé par la planche à billet.
 
Face à ce constat, il y avait une bonne mesure à prendre: adaptation structurelle. Une mauvaise: l'endettement. Et une très mauvaise: la planche à billet.
 
Sans adaptation structurelle, le solde primaire a continué à se dégrader dans les pays industrialisés, particulièrement dans les années 80 en raison de l'instabilité économique, des taux élevés (malgré l'inflation) et des déficits structurels.
Certains pays ont ainsi l'endettement atteindre 130% du PIB (Belgique) en quelques années et ont pris conscience du problème.
 
Pour la maîtrise des dépenses avant le marché obligataire, la France a connu des périodes d'endettement très élevées dans le passé. Mais la question se pose aussi: qu'aurait fait la France sans les marchés obligataires? Elle aurait dû résorber son déficit structurel au prix d'ajustements douloureux, surtout du point de vue social. Un des avantages de la dette est qu'elle peut jouer un rôle contra-cyclique et amortir les crises. Le problème est que la dette française est plutôt pro-cyclique...
 
 
Comme quoi la problématique n'est pas aussi simple que: planche à billet = politique responsable ou dette = politique irresponsable.
Les deux égalités sont fausses historiquement.

n°22650924
luckynick
esclave de chat
Posté le 20-05-2010 à 13:53:35  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
L'un n'empêche pas l'autre.
Ton propos serait correct si ma seule proposition était de taxer les marchés financiers. Mais cette taxe concerne plus un problème spécifique (HFT, qui n'améliore pas la liquidité, contrairement à ce que tu penses) qu'un véritable ensemble.
 


 
HFT et scalping c'est la gangrène des marchés, et ces pratiques sont bien dues à l'absence d'une fiscalité worldwide appropriée sur les transactions. donc oui il faut mettre en oeuvre un système qui mette un frein à ce trading technique qui est à l'investissement ce que la starac est à la musique.


---------------
In girum imus nocte et consumimur igni (hommage à loosha)
n°22650981
luckynick
esclave de chat
Posté le 20-05-2010 à 13:57:16  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
Tu généralises certaines situations (USA,France et quelques autres) à l'ensemble des états.
 
Certains états ont pris conscience que la dette n'était pas un repas gratuit après l'explosion de l'endettement des années 80. L'endettement a baissé dans l'UE durant les années 2000 (hors crise) et certains pays l'ont même maintenu artificiellement pour les marchés financiers (Australie).
 
Le problème est que tu compares deux systèmes qui n'ont pas eu cours au même moment et qu'il est donc fallacieux de vouloir établir aussi facilement un classement. Lorsque les états ont commencé à faire appel aux marchés financiers (début des années 70), cela correspondait à un ralentissement économique et à une dégradation des différents soldes primaires (c'est frappant pour la France). Ce besoin de financement allait impacter de manière très forte l'inflation s'il devait être financé par la planche à billet.
 
Face à ce constat, il y avait une bonne mesure à prendre: adaptation structurelle. .Une mauvaise: l'endettement. Et une très mauvaise: la planche à billet

Sans adaptation structurelle, le solde primaire a continué à se dégrader dans les pays industrialisés, particulièrement dans les années 80 en raison de l'instabilité économique, des taux élevés (malgré l'inflation) et des déficits structurels.
Certains pays ont ainsi l'endettement atteindre 130% du PIB (Belgique) en quelques années et ont pris conscience du problème.
 
Pour la maîtrise des dépenses avant le marché obligataire, la France a connu des périodes d'endettement très élevées dans le passé. Mais la question se pose aussi: qu'aurait fait la France sans les marchés obligataires? Elle aurait dû résorber son déficit structurel au prix d'ajustements douloureux, surtout du point de vue social. Un des avantages de la dette est qu'elle peut jouer un rôle contra-cyclique et amortir les crises. Le problème est que la dette française est plutôt pro-cyclique...
 
 
Comme quoi la problématique n'est pas aussi simple que: planche à billet = politique responsable ou dette = politique irresponsable.
Les deux égalités sont fausses historiquement.


 
 
Si tu laisse filer, je voit pas en quoi la planche à billet est pire que la dette, dans les deux cas tu finis sur la paille.


---------------
In girum imus nocte et consumimur igni (hommage à loosha)
n°22651131
crouton_
HFR CDC
Posté le 20-05-2010 à 14:09:50  profilanswer
 

poilagratter a écrit :


M'en fous.  
Je sais que la situation se dégrade massivement depuis 30ans,  
Pas besoin de l'insee (qui confond les choux et les carottes) pour voir ça.
 
Voila un site aussi bien que l'insee:
http://www.ladocumentationfrancais [...] cles.shtml


 
 :)  
 
T'as vu les sources des graphs présentés dans ton lien là? :sarcastic:  

n°22651180
Black_Jack
Bo_Jack
Posté le 20-05-2010 à 14:14:13  profilanswer
 

crouton_ a écrit :


 
 :)  
 
T'as vu les sources des graphs présentés dans ton lien là? :sarcastic:  


[:rofl]


---------------
Horse_man
n°22651196
poilagratt​er
Posté le 20-05-2010 à 14:15:40  profilanswer
 

crouton_ a écrit :


 
 :)  
 
T'as vu les sources des graphs présentés dans ton lien là? :sarcastic:  


insee, ?   :D  
 
mais j'ai rien trouvé qui fasse la différence entre les choux et les carottes...


Message édité par poilagratter le 20-05-2010 à 14:17:03

---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°22651205
ozidivisio​n
Résistant
Posté le 20-05-2010 à 14:16:31  profilanswer
 

radioactif a écrit :


Techniquement, c'est est quasiment une.


techniquement la TVA n'est pas une charge.
A un moment donné, faut arreter de raconter n'importe quoi.  
 

vapeur_cochonne a écrit :

j'ai retrouvé 12 milliard d'euro  
j'ai retrouvé 12 milliard d'euro !
 
http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=2751


Comme l'a dit Limonaire, les articles que l'on lit au sujet de cette niche sont totalement stupides et mauvais dans la mesure où le manque à gagner réel résultant de cette niche est proche de 0.
 
Prenons par exemple cet exemple retranscrit dans l'article

Citation :

"cédant son activité de biscuits pour 5,3 milliards d'euros, Danone a encaissé, selon nos estimations, 3,1 milliards de plus-values nettes et a pu garder pour elle et ses actionnaires le demi-milliard d'impôt qu'elle aurait dû payer sans l'existence de cette super niche fiscale".


Certains croient sincèrement que Danone, en cas d'une imposition des plus-values de cession de titre de participation, n'aurait pas structuré sa vente afin d'éviter la taxation de la plus-value?
 
En 2 mots, je vais vous dire comment ils auraient procédé:  
- Apport des titres de la filiale à une société luxembourgeoise par exemple (un régime spécial permet d'exonérer la plus-value d'apport)
- Cession des titres par la société luxembourgeoise (les plus-values de cession de titres de participation sont exonérées)
 
Bref, on pas d'un manque à gagner théorique calculé sur une plus values nette de 3,1 milliards, à un manque à gagner réel nul car les groupes se structureront toujours pour éviter l'imposition.
 
 

n°22651248
poilagratt​er
Posté le 20-05-2010 à 14:20:11  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
C'est assez effrayant de voir que tu rejettes tous les documents qu'on peut te donner sans même les lire. Sais-tu seulement ce qu'est le sous-emploi? Connais-tu les études de l'INSEE sur le sujet? Que dis l'INSEE au niveau des inégalités? Ect...
 
L'INSEE est de ton côté, mon vieux.
 
Mais les raisonnements que tu appliques sont totalement foireux.
 
Quant à ton site (dont les chiffres ne renseignent que le taux de chômage...pour quelqu'un qui reproche à l'INSEE de mélanger les choux et les carottes, c'est assez savoureux), j'espère que tu as lu les solutions proposées:
 

Citation :

«Le mal français, bien documenté par une série de rapports récents (Cahuc et Kramarz, 2004, CERC, 2005) apparaît clairement en miroir de l’idéal que constitue le modèle de la flexicurité. On pourrait le résumer – en forçant le trait – par trois termes : rigidité, dualisme, insécurité.
 
Le niveau global de protection de l’emploi est particulièrement élevé en France. Les licenciements économiques, individuels, et plus encore collectifs (avec l’obligation de plan social, dénommé «plan de sauvegarde de l’emploi» depuis 2002) y sont encadrés de façon stricte. Mais, soulignent P. Cahuc et F. Kramarz, trop de réglementation tue la réglementation. D’une part les employeurs recourent de façon croissante aux emplois précaires (CDD, intérim) sur lesquels ils reportent la flexibilité, créant par là un marché du travail dual. D’autre part, les entreprises contournent en grande partie les contraintes imposées sur les licenciements économiques, en évitant les licenciements collectifs ou en les vidant de leur contenu, et/ou en recourant à des licenciements pour motif individuel – en constante hausse depuis la fin des années 80. (…)
 
Face à ces constats P. Cahuc et F. Kramarz proposent une série de mesures ambitieuses et cohérentes, et notamment l’unification du contrat de travail (fusion du CDI et du CDD), et l’instauration d’une taxe sur les licenciements alimentant les fonds gérés par l’Etat destinée à une indemnisation accrue et un accompagnement personnalisé renforcé des chômeurs. En contrepartie de cette taxe, les entreprises verraient les contraintes pesant sur les licenciements allégées, notamment quant au contrôle du motif de licenciement économique et aux obligations de reclassement (qui seraient supprimées, celles-ci incombant à l’Etat). Indéniablement ces réformes nous rapprocheraient du cadre institutionnel danois».


 
Ils prônent le modèle danois.
Ca tombe bien, moi aussi.
 
Epic fail sur toute la ligne, as usual.
 
 
 


Le modèle danois est ptêt le moins pire des "modèles" qui soit compatible avec le système économique "tout pour le fric" actuel, et donc aussi très limité.
 
Ce système est à jeter...  


---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°22651253
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 20-05-2010 à 14:20:56  profilanswer
 

Fender a écrit :

j'ajoute que cette transformation du passage de l'épargne+planche à billet à la dette+dette n'a pas été voulue par le peuple, c'est une révolution qui a eu lieu dans son dos, décidée par un tout petit nombre d'élites financières qui ont convaincus des élites gouvernementales (avec des arguments dont certains se sont avérés faux).
donc non, ce n'est pas au peuple de payer


Le problème est que l'inflation est un impôt aveugle et invisible et touche tout le monde sans discrimination. Alors que financer les intérêts de la dette par l'impôt permet la progressivité de la contribution.
 
Mais bon, tout ça fait partie d'une vision de l'Europe idéalisée, de responsabilité, etc., qui s'est avérée fausse.
 
C'est mon côté technocrate sûrement, mais peu de gens du peuple ont les capacités d'analyser un tel problème de façon rationnelle. La plupart font du poil@zmed.

n°22651266
StefSamy
VC FTW
Posté le 20-05-2010 à 14:22:20  profilanswer
 

limonaire a écrit :

L'argent, il y en a : un peu trop d'ailleurs...


 
Bah en tout cas il n'est pas dans les poches de 95% des gens.
 
Et s'il y en a trop, il faut le prendre là où il est......


---------------
Inutile d'essayer de me faire passer pour un con. J'y arrive très bien tout seul. §§§ On ne fait pas boire un âne qui n'a pas soif.
n°22651288
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 20-05-2010 à 14:23:57  profilanswer
 

ozidivision a écrit :


techniquement la TVA n'est pas une charge.
A un moment donné, faut arreter de raconter n'importe quoi.  
 


Perte sèche fiscale, surplus, microéconomie, toussa, c'est une charge payée à la fois par le consommateur et par le producteur. C'en est pas une intégralement, mais elle joue bien le rôle de renchérir les coûts.

n°22651313
ph75
Posté le 20-05-2010 à 14:26:04  profilanswer
 

radioactif a écrit :

Le problème est que l'inflation est un impôt aveugle et invisible et touche tout le monde sans discrimination.

L'inflation pénalise en premier les rentiers, c'est pour cela que l'élite n'en veut à aucun prix. Maintenant aujourd'hui c'est vrai, compte tenu du taux élevé de chômage, il est peu probable que comme dans le passé l'inflation profite autant aux salariés ...  

n°22651356
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 20-05-2010 à 14:29:19  profilanswer
 

ph75 a écrit :

L'inflation pénalise en premier les rentiers, c'est pour cela que l'élite n'en veut à aucun prix. Maintenant aujourd'hui c'est vrai, compte tenu du taux élevé de chômage, il est peu probable que comme dans le passé l'inflation profite autant aux salariés ...


Voilà. L'indexation des salaires, c'est exogène. Même si on peut s'attendre à LT que les salaires suivent, avec un certain retard. Mais ce retard, il pénalise surtout les travailleurs.
Sans compter qu'une inflation parfaitement anticipée, elle ne fait chier que et seulement que les détenteurs de créances non-indexées. Ce qui fait un beau paquet de monde et pas forcément les Charles-Edouard Von Statten-Flindenberg et Jacques-Henri De la Couillardière :o

Message cité 1 fois
Message édité par radioactif le 20-05-2010 à 14:29:36
n°22651409
ph75
Posté le 20-05-2010 à 14:33:11  profilanswer
 

radioactif a écrit :

Sans compter qu'une inflation parfaitement anticipée

Ce genre de choses c'est toujours difficile à anticiper ...  

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