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Auteur Sujet :

[ECO] Can it run Crises ?

n°22654723
Black_Jack
Bo_Jack
Posté le 20-05-2010 à 18:02:06  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

radioactif a écrit :


la contracyclicité.


Kamoulox [:implosion du tibia]


---------------
Horse_man
mood
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Posté le 20-05-2010 à 18:02:06  profilanswer
 

n°22654740
patx3
Posté le 20-05-2010 à 18:03:34  profilanswer
 

radioactif a écrit :


Et les critiques américaines sur le yuan, on ne les entends plus tellement... :D


 
Au même titre que l'on entend moins les problèmes de la faillite californienne, de la situation anglaise quelque peu délicate, les mêmes anglo saxons n'ayant jamais accepté l'Euro trouvant là une justification à leur refus de l'Euro, ...
 
De même, les marchés ont bien repéré les fortes dissensions internes politiques entre les allemands et les autres !!!
 
Mais bon, c'est un bon stress test pour l'Euro et celà oblige enfin les politiques à travailler ensemble et à devenir rigoureux. :love:

n°22654746
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 20-05-2010 à 18:03:50  profilanswer
 


Merde, j'éccris trop vite :D

n°22654816
Betcour
Building better worlds
Posté le 20-05-2010 à 18:11:44  profilanswer
 

radioactif a écrit :


Et les critiques américaines sur le yuan, on ne les entends plus tellement... :D


De toute façon c'est cuit : les chinois apprécient pas trop de voir l'Euro baisser, ils vont pas en plus se priver d'un avantage compétitif avec la zone dollar.
 
Si j'étais la Chine j'achèterais massivement de la dette souveraine en Euro pour calmer les marchés tout en remontant le cours de l'Euro par la même opération.


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°22654844
Black_Jack
Bo_Jack
Posté le 20-05-2010 à 18:14:57  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Keynes, c'est Georges Clooney dans la série Urgences : du charisme et il vous sauve de gros pépins. Mais il ne serait pas du genre à faire dans la prévention à long terme des cancers. Hayek, c'est le contraire...


Et Miltonounet ?


---------------
Horse_man
n°22654860
Profil sup​primé
Posté le 20-05-2010 à 18:16:22  answer
 

Betcour a écrit :


De toute façon c'est cuit : les chinois apprécient pas trop de voir l'Euro baisser, ils vont pas en plus se priver d'un avantage compétitif avec la zone dollar.
 
Si j'étais la Chine j'achèterais massivement de la dette souveraine en Euro pour calmer les marchés tout en remontant le cours de l'Euro par la même opération.


 
 
j'ai du mal a comprendre le raisonnement
 
l'euro baisse, c'est uniquement par rapport au dollar, pas aussi par rapport au yuan ?

n°22654870
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 20-05-2010 à 18:17:30  profilanswer
 


Le yuan étant plus ou moins arrimé au dollar, si. Le yuan n'est pas en régime flottant.

Message cité 1 fois
Message édité par radioactif le 20-05-2010 à 18:18:05
n°22654900
Profil sup​primé
Posté le 20-05-2010 à 18:20:45  answer
 

radioactif a écrit :


Le yuan étant plus ou moins arrimé au dollar, si. Le yuan n'est pas en régime flottant.


 
 
 :heink:  
 
si le yuan est collé au dollar, alors les fluctuations de l'euron devraient etre identiques pour les deux

n°22654929
Black_Jack
Bo_Jack
Posté le 20-05-2010 à 18:24:02  profilanswer
 

Y a un certain peso qui était collé au dollar...les argentins n'ont plus eu que leurs propres yeux pour pleurer [:aloy]


---------------
Horse_man
n°22654930
doutrisor
Posté le 20-05-2010 à 18:24:06  profilanswer
 

La femme de Limonaire est partie avec Keynes ou quoi ? Cela tourne à l'obsession  [:corten:2]  
 


---------------
"A toute chose sa saison, et à toute affaire sous les cieux, son temps"
mood
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Posté le 20-05-2010 à 18:24:06  profilanswer
 

n°22654983
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 20-05-2010 à 18:28:11  profilanswer
 


 
 
Il faut s'inscrire pour le lire... Une autre fois
 
Pour le reste, je persiste et je signe : il ne peut y avoir une dégradation si rapide des balances courantes et, corollairement un emballement des dettes privées, de façon naturelle. La compétitivité ne varie pas aussi rapidement (et de toutes façons, il n'y a aucun lien entre compétitivité et équilibre extérieur), les arbitrages intertemporels des agents non plus ne se modifient pas radicalement comme ça. L'origine est donc artificielle, étatique : seul l'Etat, par son poids, peut avoir une telle influence sur les balances courantes.

n°22655040
ph75
Posté le 20-05-2010 à 18:33:16  profilanswer
 

limonaire a écrit :

seul l'Etat, par son poids, peut avoir une telle influence sur les balances courantes.

Tout de façon on avait bien compris que c'était la faute des états, la main invisible du marché étant elle infaillible bien sûr ...
'tain mais c'est grave c'est retour 20 ans en arrière quand les cocos essayaient de nous expliquer pourquoi ça n'avait pas marché dans les pays de l'est (pour les raisons inverses bien sûr) :pt1cable:  

n°22655114
sligor
Posté le 20-05-2010 à 18:40:54  profilanswer
 

Black_Jack a écrit :

Y a un certain peso qui était collé au dollar...les argentins n'ont plus eu que leurs propres yeux pour pleurer [:aloy]


La différence c'est que l'Argentine avait sa monnaie surévaluée


---------------
qwerty-fr
n°22655116
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 20-05-2010 à 18:41:05  profilanswer
 

ph75 a écrit :

Tout de façon on avait bien compris que c'était la faute des états, la main invisible du marché étant elle infaillible bien sûr ...
'tain mais c'est grave c'est retour 20 ans en arrière quand les cocos essayaient de nous expliquer pourquoi ça n'avait pas marché dans les pays de l'est (pour les raisons inverses bien sûr) :pt1cable:  


 
En l'occurrence, c'est vrai : Norvège, Canada, Australie ne rencontrent pas de problèmes, car leur finances sont bien gérées. Je signale à mon interlocuteur que ces 3 territoires ont chacun un Etat qui prélève des impôts et dépense. Je ne suis donc pas dogmatique : je ne critique pas l'Etat en tant que tel, mais l'Etat keynésien, celui qui veut réguler la conjoncture, qui fait valser l'imprimante à billets et qui n'a pas le courage de financer ses dépenses par l'impôt.
 
Le dogmatique, ce n'est pas moi mais bien celui qui veut exonérer les Etats quels qu'ils soient, de toute responsabilité, et qui voit toujours les défaillances du marché, même là où il n'y en a pas.

n°22655142
Profil sup​primé
Posté le 20-05-2010 à 18:43:04  answer
 

limonaire a écrit :

 

Bien sûr à chaque fois qu'un keynésien dit que A --> B, il faut lire l'inverse : c'est une bonne boussole pour penser juste.

 

Ce ne sont donc pas les excédents chinois qui ont provoqué les dettes (on ne comprend pas pourquoi ces excédents se seraient modifiés si rapidement), mais bien les dettes qui ont provoqué le creusement des déficits courants européens. Dettes qui ne viennent pas d'une déformation naturelle de l'arbitrage consommation-épargne des agents (les gens ne se sont pas transformées de fourmis en cigales du jour au lendemain), mais qui vient d'un surcroît de crédit bancaire, çàd de création monétaire. Il ne faut pas chercher plus loin. Les excédents chinois prospèrent sur le robinet grand ouvert des liquidités occidentales : +10% en Europe depuis 2004. Quand ce robinet se tarira, les excédents chinois diminueront, les balances courantes européennes retrouveront des couleurs, et l'endettement privé aura diminué. Pour le comprendre, il faut bien sûr abandonner les agrégats keynésiens, renoncer à penser que les balances courantes reflètent des écarts de compétitivité (ce qui est totalement faux) et raisonner à partir de l'analyse monétaire de la balance des paiements de Mundell.

 

Au passage, je souffre d'entendre des économistes tenir de telles âneries : on a l'impression d'entendre les médecins de Molière.

 

Mais qui a ouvert ce robinet sinon l'union  en ce lançant dan cette politique du marché libre est bien faussé.   Et tu peux  voir que cela coïncide pile poil avec l'arrivé de l'euro en 2000. A partir de cette période les balances commerciales européennes courent vers le déficit, sauf pour un pays l'Allemagne qui a imposer a l'union  un euro fort et miser a fond sur ça. L'Allemagne c'est fait prendre a son propre jeu, pensant faire de l'union son marché à elle, d'où les articles contraignants dans le traité de Maastricht. Ce jeu dupe a parfaitement fonctionné, mais au prix d'un endettement de la zone euro, même l'Allemagne c'est endettée.

 

En fait l'Allemagne n'a pas vu venir  l'émergence d'une l'Asie et surtout d'une Chine si puissante dans ce marché libre et bien faussée, pensant que l'occident tout puissant dicterait toujours la marche a suivre dans cette mondialisation. Et impossible de faire marche arrière, le marché libre et non faussée était gravé dans le marbre.  Elle a donc jouée a fond ce jeu de dupe, en ouvrant l'Europe sur les pays de l'est et en délocalisant une partie de son industrie dans ces pays.

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 21-05-2010 à 13:52:15
n°22655150
ph75
Posté le 20-05-2010 à 18:43:50  profilanswer
 

limonaire a écrit :

En l'occurrence, c'est vrai : Norvège, Canada, Australie ne rencontrent pas de problèmes, car leur finances sont bien gérées.

Les exemple bidons :lol:

n°22655153
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 20-05-2010 à 18:44:02  profilanswer
 


Oui, c'est vrai. Mais on peut imaginer qu'un euro qui baisse n'arrange pas les Chinois, alors ils pourraient aider l'euro à remonter, quitte à ce que ce soit au passage face au dollar.

n°22655218
Camelot2
Posté le 20-05-2010 à 18:51:00  profilanswer
 

ph75 a écrit :

Les exemple bidons :lol:


 
Suède, Finlande, Danemark,Pays-Bas,...

n°22655231
Profil sup​primé
Posté le 20-05-2010 à 18:52:05  answer
 

limonaire a écrit :

 


Il faut s'inscrire pour le lire... Une autre fois

 

Pour le reste, je persiste et je signe : il ne peut y avoir une dégradation si rapide des balances courantes et, corollairement un emballement des dettes privées, de façon naturelle. La compétitivité ne varie pas aussi rapidement (et de toutes façons, il n'y a aucun lien entre compétitivité et équilibre extérieur), les arbitrages intertemporels des agents non plus ne se modifient pas radicalement comme ça. L'origine est donc artificielle, étatique : seul l'Etat, par son poids, peut avoir une telle influence sur les balances courantes.

 

bin wi mais en l'occurrence, les économistes blament l'intervention étatique chinoise de sous évaluation du yuan

 


je copie colle wolf

 
Citation :


he incumbent superpower has blinked in its confrontation with the rising one: the US Treasury has decided to postpone a report due by April 15 on whether China is an exchange-rate manipulator. Since a programme of multilateral and bilateral consultations is under way, it was right to give these discussions a chance before taking any action.

 


Is China a currency manipulator? Yes. China has intervened on a gigantic scale to keep its exchange rate down. Between January 2000 and the end of last year, China’s foreign currency reserves rose by $2,240bn; after July 2008, when the renminbi’s gradual appreciation against the dollar – begun three years earlier – halted, reserves rose by $600bn (see chart); and reserves are now close to 50 per cent of gross domestic product. Finally, a massive effort has been aimed at curbing the inflationary effects of intervention.

 

Thus, China has controlled the appreciation of both nominal and real exchange rates. This surely is currency manipulation. It is also protectionist, being equivalent to a uniform tariff and export subsidy. Premier Wen Jiabao has protested against “depreciating one’s own currency, and attempting to pressure others to appreciate, for the purpose of increasing exports. In my view, that is protectionism”. The Chinese pot is calling the US kettle black.

 


Yet some economists deny this, offering four counter-arguments: first, while the intervention is huge, the distortion is small; second, the impact on the global balance of payments is modest; third, global “imbalances” do not matter; and, finally, the problem, albeit real, is being resolved. Let us consider each of these points in turn.

 

On the first, estimates of the extent of undervaluation vary hugely: some even argue the renminbi is overvalued. This is partly the result of contrasting methodologies – fundamental equilibrium exchange rates against purchasing power parity – and partly of different assumptions about the right starting point. If, for example, Chinese people were free to export their savings, the capital outflow might be even bigger than today’s intervention. But if the world were free to buy Chinese assets, the capital inflow would explode, too. Who would not want a bit of the world’s most dynamic economy?

 

Plausibly, the undervaluation is considerable, possibly as much as the “25 per cent on a trade-weighted basis and ... 40 per cent against the dollar” suggested by Fred Bergsten of the Peterson Institute for International Economics. The JPMorgan estimate of a trade- weighted real exchange rate is only 10 per cent above its average level since the beginning of 1994, even though China has been the world’s fastest-growing economy over this period. It has also depreciated by 8 per cent since October 2008. This is surely peculiar.

 

On the second point, Stephen Roach of Morgan Stanley has argued that differences in savings behaviour determine current account balances and the Chinese surplus cannot determine the US overall deficit.

 

I find neither argument persuasive. If the Chinese currency influences the dollar exchange rates of China’s competitors, as it surely does, it will definitely affect multilateral balances. Furthermore, one of the points I made in my (recently updated) book, Fixing Global Finance, is that real exchange rates also determine savings rates, not just the other way round. This is because governments care about GDP. The undervalued Chinese real exchange rate generated a contribution of net exports of 5.6 per cent of GDP between 2006 and 2008. The Chinese authorities had no reason to try to lower the surplus of savings at that time: it went into net exports. But when net exports plunged in 2009, knocking 3.9 points off GDP, the Chinese authorities acted to lower the savings surplus, by expanding domestic credit and promoting investment (see charts).

  

Mr Roach also points to today’s negligible net US savings. But this, too, is the result of a fiscal offset to a surge in private sector savings surpluses. Why was this needed? The answer is that, with a huge structural current account deficit, a rise in private savings in the US would otherwise have created a depression. In sum, savings surpluses are a policy variable, not a given.

 

On the third point, yes, imbalances do matter. This was partly because of the form they took. As Anton Brender and Florence Pisani argue in a brilliant study for the Centre for European Policy Studies, the salient characteristic of the capital outflow from emerging economies was that it came in the form of reserves – an overall increase of close to $6,000bn in the noughties.* This led to huge increases in demand for liquid and safe assets. Our cunning financial sector fabricated such assets wholesale, from those “subprime” ingredients, with results we now see.

 

Imbalances also matter because they will have a big impact on the recovery. As Mark Carney, governor of the Bank of Canada, pointed out in a recent speech, should imbalances persist, two outcomes are conceivable: either countries with big external deficits continue with their huge fiscal deficits, until “global interest rates begin to rise, crowding out private investment and ultimately lowering potential growth”; or the deficit countries start to reduce the fiscal deficits sharply, without any offsetting changes in surplus countries, in which case there is “deficient demand globally”.

 

On the fourth point, Jim O’Neill, chief economist of Goldman Sachs, argues that the Chinese surplus is ceasing to be a significant factor. It is true that it has halved, as a share of GDP, since 2007. The question is whether this shift is structural or the result of exceptional and temporary measures. The World Bank still expects China’s current account to stabilise at high levels, with net exports about to make a positive contribution to growth. The world’s fastest-growing economy would be exporting unemployment. Mr O’Neill is ahead of himself.

 

I conclude that the renminbi is undervalued, that this is dangerous for the durability of global recovery and that China’s actions have not, so far, provided a durable solution. I conclude, too, that rebalancing is a necessary condition for sustainable recovery, changes in competitiveness are a necessary condition for rebalancing, real renminbi appreciation is necessary for changes in competitiveness, and a rise in the currency is necessary for real appreciation, given the Chinese desire to curb inflation.

 

The US was right to give talking a chance. But talk must lead to action.

 


Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 20-05-2010 à 18:52:48
n°22655268
Profil sup​primé
Posté le 20-05-2010 à 18:55:15  answer
 

limonaire a écrit :

En l'occurrence, c'est vrai : Norvège, Canada, Australie ne rencontrent pas de problèmes, car leur finances sont bien gérées. Je signale à mon interlocuteur que ces 3 territoires ont chacun un Etat qui prélève des impôts et dépense. Je ne suis donc pas dogmatique : je ne critique pas l'Etat en tant que tel, mais l'Etat keynésien, celui qui veut réguler la conjoncture, qui fait valser l'imprimante à billets et qui n'a pas le courage de financer ses dépenses par l'impôt.


 
 
http://www.oecd.org/dataoecd/12/23/44715438.pdf
 
 

Citation :

La crise financière mondiale a eu des effets moins graves en Norvège que
dans beaucoup d’autres pays de l’OCDE. La récession a été moins prononcée
qu’ailleurs et la demande de consommation s’est assez rapidement redressée.
Cette reprise relativement rapide et vigoureuse est imputable à plusieurs facteurs.
Le dynamisme de la demande des ménages et l’effet direct de la croissance des
dépenses publiques ont contribué de manière essentielle à soutenir la demande,
tandis que le redressement des prix du pétrole a également étayé l’investissement
dans le secteur pétrolier. Au regard des chiffres antérieurs, le taux de chômage
a sensiblement augmenté en Norvège, mais il ne devrait toutefois pas dépasser
4 %, avant de s’inscrire à nouveau en baisse à mesure que le mouvement de
reprise s’accentuera. On table pour cette année sur une croissance soutenue de
la Norvège continentale, qui devrait se renforcer quelque peu en 2011. Dans un
contexte d’incertitude au niveau mondial, des risques de divergence à la baisse
par rapport aux prévisions subsistent toutefois, tant pour l’économie mondiale
qu’en Norvège.
La résilience de l’économie est en partie attribuable à la réaction vigoureuse des
autorités. La Norvège menait une politique budgétaire expansionniste lorsque la
crise mondiale s’est amorcée. Avec l’apport des mesures exceptionnelles prises en
début d’année, 2009 s’est caractérisée par une relance budgétaire massive, suivie
d’un nouveau budget expansionniste pour 2010. Par ailleurs, la banque centrale
a abaissé de 450 points de base les taux d’intérêt entre octobre 2008 et juin 2009,
tout en accroissant ses apports de liquidités. Les autorités ont aussi adopté un
certain nombre de mesures non conventionnelles : un nouveau dispositif a
permis aux banques d’échanger temporairement des obligations sécurisées contre
des bons du Trésor, ce qui a amélioré l’accès des banques aux financements à long
terme. En outre, le gouvernement a mis sur pied un Fonds public de financement
chargé de fournir des capitaux propres aux banques afin de renforcer leurs
capacités de prêt, et un Fonds public obligataire dans le but de stimuler l’offre de
crédit sur le marché des obligations


 

Citation :

En proportion du PIB continental, les dépenses publiques atteignent un des plus
hauts niveaux de la zone OCDE,


 

Citation :

Il ne faut pas alourdir la fiscalité, dont le niveau est déjà élevé. Les dépenses fiscales
ne sont pas particulièrement importantes en Norvège, mais elles augmentent
rapidement, notamment dans le secteur du logement. Le régime fiscal généreux
de l’immobilier d’habitation, dont la justification économique n’est pas évidente,
fausse probablement les décisions prises en matière d’investissement et a pu
contribuer à l’envolée des prix des logements. Il faudrait réformer la fiscalité de
l’immobilier d’habitation en prenant des mesures pour éliminer progressivement les
asymétries résultant de la déductibilité des intérêts versés par les propriétaires occupants
conjuguée à l’absence d’imposition des loyers imputés, ainsi que de la décote substantielle
encore appliquée aux logements aux fins du calcul de l’impôt sur la fortune. Les taux
marginaux applicables aux revenus élevés pourraient être abaissés

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 20-05-2010 à 18:55:39
n°22655290
Black_Jack
Bo_Jack
Posté le 20-05-2010 à 18:56:28  profilanswer
 

sligor a écrit :


La différence c'est que l'Argentine avait sa monnaie surévaluée


Their money is overrated  [:sachaguitry]


---------------
Horse_man
n°22655297
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 20-05-2010 à 18:56:59  profilanswer
 


 
C'est pas mon interprétation : les déficits se creusent à partir du moment où les Etats s'endettent et où l'on crée de la monnaie, la BCE ayant été plus laxiste qu'on ne le pensait. D'où une exportation de monnaie et de titres de dettes, qu'il faut bien compenser par des importations de biens.  
 
Les déficits extérieurs n'ont aucun rapport avec la compétitivité, absolument aucun.  

n°22655304
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 20-05-2010 à 18:57:44  profilanswer
 

ph75 a écrit :

Les exemple bidons :lol:


 
Ce n'est pas ma faute si tous les autre se sont laissés séduire par les sirènes de la dette.

n°22655334
ph75
Posté le 20-05-2010 à 19:01:08  profilanswer
 

limonaire a écrit :

Ce n'est pas ma faute si tous les autre se sont laissés séduire par les sirènes de la dette.

Nan mais tu viens de te prendre un gros [:manneke2] sur l'exemple de la Norvège

Citation :

La Norvège menait une politique budgétaire expansionniste lorsque la
crise mondiale s’est amorcée. Avec l’apport des mesures exceptionnelles prises en
début d’année, 2009 s’est caractérisée par une relance budgétaire massive, suivie
d’un nouveau budget expansionniste pour 2010.

Citation :

En proportion du PIB continental, les dépenses publiques atteignent un des plus hauts niveaux de la zone OCDE,

n°22655383
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 20-05-2010 à 19:05:19  profilanswer
 


 
Oui, et alors ?

n°22655438
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 20-05-2010 à 19:11:04  profilanswer
 


 
 
1- une relance à partir d'une situation budgétaire proche de l'équilibre
2- une relance limitée (4% de déficit public)
3- cette relance keynésienne crée une croissance artificielle, dont la Norvège paiera le prix
 
 
 
 

n°22655502
Profil sup​primé
Posté le 20-05-2010 à 19:16:45  answer
 

limonaire a écrit :


 
Oui, et alors ?


 
 
bon alors je recopie la partie qui nous intéresse
 

Citation :


On the second point, Stephen Roach of Morgan Stanley has argued that differences in savings behaviour determine current account balances and the Chinese surplus cannot determine the US overall deficit.
 
I find neither argument persuasive. If the Chinese currency influences the dollar exchange rates of China’s competitors, as it surely does, it will definitely affect multilateral balances. Furthermore, one of the points I made in my (recently updated) book, Fixing Global Finance, is that real exchange rates also determine savings rates, not just the other way round. This is because governments care about GDP. The undervalued Chinese real exchange rate generated a contribution of net exports of 5.6 per cent of GDP between 2006 and 2008. The Chinese authorities had no reason to try to lower the surplus of savings at that time: it went into net exports. But when net exports plunged in 2009, knocking 3.9 points off GDP, the Chinese authorities acted to lower the savings surplus, by expanding domestic credit and promoting investment (see charts).
 
 
 
Mr Roach also points to today’s negligible net US savings. But this, too, is the result of a fiscal offset to a surge in private sector savings surpluses. Why was this needed? The answer is that, with a huge structural current account deficit, a rise in private savings in the US would otherwise have created a depression. In sum, savings surpluses are a policy variable, not a given.  


 
tu parlais bien des comportements d'epargne qui étaient responsables des deficit
 
bin wala t'as une bonne contre aregumentation là

n°22655544
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 20-05-2010 à 19:21:38  profilanswer
 

ph75 a écrit :

Nan mais tu viens de te prendre un gros [:manneke2] sur l'exemple de la Norvège

Citation :

La Norvège menait une politique budgétaire expansionniste lorsque la
crise mondiale s’est amorcée. Avec l’apport des mesures exceptionnelles prises en
début d’année, 2009 s’est caractérisée par une relance budgétaire massive, suivie
d’un nouveau budget expansionniste pour 2010.

Citation :

En proportion du PIB continental, les dépenses publiques atteignent un des plus hauts niveaux de la zone OCDE,



 
Non, je viens de répondre...
 
La dette publique de la Norvège était faible : 41% du Pib. Ils peuvent donc se permettre de s'endetter plus sans trop de péril encore http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste [...] e_publique La relance n'est cela dit pas massive.
 
Et de toute façon, la Norvège est en excédent budgétaire, du fait de ses recettes pétrolières : http://www.skynet.be/actu-sports/a [...] ?id=658517 On fait mieux comme économie keynésienne.
 
La relance "keynésienne" ne créera pas de miracles, car elle n'en crée jamais : http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2 [...] -01-t1.php "La relance est poussive" et plus dure sera la chute.  

n°22655563
Profil sup​primé
Posté le 20-05-2010 à 19:23:06  answer
 

limonaire a écrit :

 

C'est pas mon interprétation : les déficits se creusent à partir du moment où les Etats s'endettent et où l'on crée de la monnaie, la BCE ayant été plus laxiste qu'on ne le pensait. D'où une exportation de monnaie et de titres de dettes, qu'il faut bien compenser par des importations de biens.

 

Les déficits extérieurs n'ont aucun rapport avec la compétitivité, absolument aucun.

 

Sauf que tu te poses pas la question de savoir, pourquoi les états s'endettent,  surtout quand ce sont des gouvernements de droite qui ont tout intérêt à laisser filer l'endettement.  Voir que le coté gestion foireuse est plutôt simpliste. Vous citez des pays comme le Canada, l'Australie, ou la Norvège, alors que se sont des pays à rentes avec des ressources très importantes  et pour les 3, faiblement peuplés.  

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 20-05-2010 à 19:24:18
n°22655590
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 20-05-2010 à 19:25:17  profilanswer
 


 
Je ne suis pas d'accord... L'idée d'un déficit courant structurel n'a aucun sens. Si les Américains épargnaient plus, il n'y aurait pas dépression : et le déficit courant fondrait.

n°22655610
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 20-05-2010 à 19:27:12  profilanswer
 


 
Pourquoi l'Allemagne a-t-elle dès lors voté une loi constitutionnelle imposant l'équilibre budgétaire pour 2013 ? C'est un gouvernement de droite, pourtant ?  

n°22655695
Profil sup​primé
Posté le 20-05-2010 à 19:36:57  answer
 

limonaire a écrit :

3- cette relance keynésienne crée une croissance artificielle, dont la Norvège paiera le prix


 
Tu admets donc que la Norvège n'est pas l'exemple vertueux que tu citais initialement.
 
(Par ailleurs, lorsqu'on parle de la Norvège, on distingue souvent hors pétrole ou pétrole inclus ; et la dette publique est de 41 % ce qui n'est pas négligeable ; mais le solde des administrations publiques est - encore - positif, en raison de l'existence de fonds publics alimentés par la rente pétrolière).
 

n°22655710
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 20-05-2010 à 19:38:28  profilanswer
 


 
Oui, enfin, 41% de dette seulement et un excédent budgétaire... : je laisse le jury appércier

n°22655739
Profil sup​primé
Posté le 20-05-2010 à 19:40:31  answer
 

limonaire a écrit :

 

Pourquoi l'Allemagne a-t-elle dès lors voté une loi constitutionnelle imposant l'équilibre budgétaire pour 2013 ? C'est un gouvernement de droite, pourtant ?

 

C'est pas l'Allemagne qui avait imposée un déficit de 3% dans le pacte de stabilité, alors qu'elle s'assoit allègrement dessus aujourd'hui ?

 

Avec un déficit de 6%, prévu pour 2010-  il y a de forte chance qu'il soit dépassé- cette mesure est irréaliste. Il se peut qu'elle y arrive, mais au prix d'une récession monstre, déjà que les allemands sont au régime minceur...Le remède risque d'être pire que le mal.

 

Message cité 2 fois
Message édité par Profil supprimé le 20-05-2010 à 19:43:04
n°22655783
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 20-05-2010 à 19:44:02  profilanswer
 


 
Oui, mais tu affirmais que la droite pratiquait volontairement le déficit, pour mieux ensuite privatiser. Mais comment expliques-tu alors que la CDU allemande ait fait voter l'équilibre budgétaire pour 2013 ?

n°22655870
Profil sup​primé
Posté le 20-05-2010 à 19:51:16  answer
 

limonaire a écrit :

 

Oui, mais tu affirmais que la droite pratiquait volontairement le déficit, pour mieux ensuite privatiser. Mais comment expliques-tu alors que la CDU allemande ait fait voter l'équilibre budgétaire pour 2013 ?

 

Parce que la droite Allemande a atteint une grande partie de ses objectifs politiques, et voit qu'elle est entrain de jouer avec le feu avec l'endettement. Cette rigueur budgétaire ne durera que le temps d'une alternance politique ou jusqu'à ce que les Allemands descendent dans la rue.

 

Edit:  La mesure est surtout destinée a rassurer les marchés, les maitres du monde.


Message édité par Profil supprimé le 20-05-2010 à 20:15:50
n°22655887
Profil sup​primé
Posté le 20-05-2010 à 19:52:49  answer
 

limonaire a écrit :


 
Je ne suis pas d'accord... L'idée d'un déficit courant structurel n'a aucun sens. Si les Américains épargnaient plus, il n'y aurait pas dépression : et le déficit courant fondrait.


 
 
pourquoi ?
 
et tu ne réponds qu'a une partie de l'argumentation  
 
 
il dit aussi que on a juste une égalité comptable entre les deficit commerciaux et déficit publics + privés
 
l'un peut agir sur l'autre et inversement

n°22655902
Nicodonald
Posté le 20-05-2010 à 19:54:36  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Je ne suis pas d'accord... L'idée d'un déficit courant structurel n'a aucun sens. Si les Américains épargnaient plus, il n'y aurait pas dépression : et le déficit courant fondrait.


Si ils épargnaient plus il y aurait moins de consommation non ? :o

n°22655916
Profil sup​primé
Posté le 20-05-2010 à 19:56:06  answer
 

Nicodonald a écrit :


Si ils épargnaient plus il y aurait moins de consommation non ? :o

 


c'est un peu ce que dit wolf je pense mais limo va t'expliquer que c'est du keynes-scruegneugneu-il faut relancer la demande-screugneugneu-le pb est pas là ca vient de la création monétaire-screugneugneu

 

( wait je pense qu'il manque un screugneugneu dans mon argumentation pour que ce soit plus clair [:klemton] )


Message édité par Profil supprimé le 20-05-2010 à 20:03:37
n°22656001
Black_Jack
Bo_Jack
Posté le 20-05-2010 à 20:04:25  profilanswer
 

Nicodonald a écrit :


Si ils épargnaient plus il y aurait moins de consommation non ? :o


éthique protestante, donc capitalisme US old-school façon pères fondateurs  [:aloy]


---------------
Horse_man
n°22656020
Profil sup​primé
Posté le 20-05-2010 à 20:05:56  answer
 

Black_Jack a écrit :


éthique protestante, donc capitalisme US old-school façon pères fondateurs  [:aloy]


 
 
 :heink:

mood
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