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La crise actuelle sera...




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Auteur Sujet :

[ECO] Can it run Crises ?

n°22653650
patx3
Posté le 20-05-2010 à 16:47:11  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

Fender a écrit :


tu mélanges les deux débats en plus d'être obvious...
on parle de ce qui a permis de financer le déficit et des vertus/travers comparés de la planche à billet + épargne et de la dette + dette et leur effet sur la taille du deficit que se permettent les états selon le financement.
 


 
J'arrive en cours de route et le peu que j'ai pu lire me fait toujours autant rire !!! :o
 
Pas de déficit = Pas de problème = indépendance des Etats face aux créanciers ! :jap:
 
Les Etats ont demandé de l'argent pour se financer. Ils ont ainsi filé de la dette aux français qui avaient un peu épargné au lieu de consommer, refilé aux banques et assureurs en s'aidant de réglementations qui font qu'en tant que banquier ou assureur, t'es obligé de prendre de la dette d'Etat, refilé à l'étranger à qui voulait en prendre.
 
Maintenant, les créanciers se disent qu'il y a comme un soucis avec l'explosion des déficits, avec une banque centrale n'étant pas armée pour faire face à un défaut, avec des politiques peu compétents et coordonnés.
 
Et demain, ils peuvent se faire truffer si des mesures ne sont pas prises. Ils ont donc peur.
 
Et vous, vous voudriez gruger les créanciers en les remboursant avec des billets sortis de nulle part sans rien changer quoi que ce soit aux déficits ? Et vous ne comprenez pas pourquoi les créanciers s'inquiètent ? Et vous voudriez taxer à mort ceux qui ont de l'épargne et qui ont prêté ?
 
Et vous pensez sérieusement que les créanciers ne vont se rendre compte de rien et vont subir gentillement le ratissage envisagé ???  
 
Vous êtes décidément marrants !!! :lol:

mood
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Posté le 20-05-2010 à 16:47:11  profilanswer
 

n°22653687
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 20-05-2010 à 16:48:58  profilanswer
 

The NBoc a écrit :

La loi de Say, religion de Limonaire, nerf de la guerre ideologique :
 
http://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_de_Say


 
C'est assez amusant, cette pique,  de la part des croyants de la religion majoritaire, à savoir le keynésianisme. A chaque fois que vous entendez :
- "les exportations, moteur de la croissance"
- "la consommation, moteur de la croissance"
- "la demande est en panne"
- "il faut relancer la demande"
- "le chômage est lié à un manque de débouchés"
- "la BCE pratique des taux trop élevés"
- "il y a trop d'épargne"
- "il faudrait une bonne guerre" (bon, là, j'exagère un peu, mais à peine)
 
vous faites du keynésianisme peut-être sans le savoir. Et c'est sans doute le discours le plus répandu, chez les politiques, ou au café du commerce.

n°22653720
patx3
Posté le 20-05-2010 à 16:51:00  profilanswer
 

StefSamy a écrit :


 
Déjà un livret A rempli c'est pas grand chose. Alors pas rempli....
 
Moi aussi j'ai un livret A, y'a 70€ dessus je crois :D


 
Il y a grosso modo 150 milliards d'€ sur les livrets A, et 1200 milliards d'€ sur l'assurance vie, une paille !!! :o
 
 

n°22653725
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 20-05-2010 à 16:51:08  profilanswer
 

The NBoc a écrit :


Heu la chute d'interet de la pensee Keynesienne correspond exactement avec le moment ou la finance et le monetarisme ont pris une place preponderante dans l'economie, j'ai l'impression que tu renverses tout a ta convenance.


Ca correspond surtout à la résolution classique de la stagflation non ?

n°22653744
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 20-05-2010 à 16:52:03  profilanswer
 

StefSamy a écrit :


 
Ah quand-même, on y arrive [:hahaguy]


 
Voilà comme les protestants devant les dragons de Louis XIV, j'absous ma religion minoritaire, je reconnais avoir été dans l'erreur et je me convertis sincèrement à la religion majoritaire, du keynésianisme. Et je vais apprendre le crédo par coeur :
- la dépense, c'est le bien, l'épargne, c'est le mal
- il faut euthanasier les rentiers
- à long terme, nous serons tous morts

n°22653763
patx3
Posté le 20-05-2010 à 16:52:59  profilanswer
 


 
Je suis moins butté politiquement que toi puisque les politiques de droite comme de gauche font n'importe quoi depuis 1981 ! :o
 
Et je ne considère pas les politiques de droite ayant été au pouvoir comme des libéraux, loin de là ! :jap:

n°22653826
The NBoc
Quo Modo Deum
Posté le 20-05-2010 à 16:56:54  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
C'est assez amusant, cette pique,  de la part des croyants de la religion majoritaire, à savoir le keynésianisme. A chaque fois que vous entendez :
- "les exportations, moteur de la croissance"
- "la consommation, moteur de la croissance"
- "la demande est en panne"
- "il faut relancer la demande"
- "le chômage est lié à un manque de débouchés"
- "la BCE pratique des taux trop élevés"
- "il y a trop d'épargne"
- "il faudrait une bonne guerre" (bon, là, j'exagère un peu, mais à peine)
 
vous faites du keynésianisme peut-être sans le savoir. Et c'est sans doute le discours le plus répandu, chez les politiques, ou au café du commerce.


Quelle pique? Tu refuses d'etre associe a la loi de Say?


---------------
it is difficult to get a man to understand something when his salary depends on his not understanding it   -   La lecture est un stratagème qui dispense de réfléchir   -   Et les Shadocks pompaient, pompaient...
n°22653836
Fender
♪♫♪♫♪♫♪
Posté le 20-05-2010 à 16:57:30  profilanswer
 

patx3 a écrit :


 
J'arrive en cours de route et le peu que j'ai pu lire me fait toujours autant rire !!! :o
 
Pas de déficit = Pas de problème = indépendance des Etats face aux créanciers ! :jap:
 
Les Etats ont demandé de l'argent pour se financer. Ils ont ainsi filé de la dette aux français qui avaient un peu épargné au lieu de consommer, refilé aux banques et assureurs en s'aidant de réglementations qui font qu'en tant que banquier ou assureur, t'es obligé de prendre de la dette d'Etat, refilé à l'étranger à qui voulait en prendre.
 
Maintenant, les créanciers se disent qu'il y a comme un soucis avec l'explosion des déficits, avec une banque centrale n'étant pas armée pour faire face à un défaut, avec des politiques peu compétents et coordonnés.
 
Et demain, ils peuvent se faire truffer si des mesures ne sont pas prises. Ils ont donc peur.
 
Et vous, vous voudriez gruger les créanciers en les remboursant avec des billets sortis de nulle part sans rien changer quoi que ce soit aux déficits ? Et vous ne comprenez pas pourquoi les créanciers s'inquiètent ? Et vous voudriez taxer à mort ceux qui ont de l'épargne et qui ont prêté ?
 
Et vous pensez sérieusement que les créanciers ne vont se rendre compte de rien et vont subir gentillement le ratissage envisagé ???  
 
Vous êtes décidément marrants !!! :lol:


ah non non, décidément, tu as un vrai problème de lecture...
moi je dis simplement que le changement vers le financement par la dette a introduit la possibilité d'arriver à la merde d'aujourd'hui !
je dis aussi effectivement que garder le vieux système de l'épargne + la planche à billet n'aurait probablement pas provoqué une crise aussi grave : son abus a des conséquences immédiate et donc une autorégulation plus efficace.
Par contre, à aucun moment je n'ai dit qu'il suffisait aujourd'hui de faire tourner la planche à billet pour résoudre le problème de la dette :o
c'est bcp trop tard de toute façon...
honnêtement, je ne vois pas de solution autre que la restructuration de la dette publique mondiale, voire de son annulation...
les plans d'austérité ne peuvent pas faire autrement qu'accélérer le problème en diminuant le pouvoir d'achat, donc la demande, donc les revenus donc les rentrées fiscales...  
le cercle infernal est enclenché...
les seuls gagnants seront les derniers à entrer dans le cercle vicieux qui pourront piquer des choses aux premiers (ressources ? territoires ? humains) en réparation de la remise à zéro qui les pénalisera.


---------------
we are the dollars and cents
n°22653920
StefSamy
VC FTW
Posté le 20-05-2010 à 17:02:23  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Voilà comme les protestants devant les dragons de Louis XIV, j'absous ma religion minoritaire, je reconnais avoir été dans l'erreur et je me convertis sincèrement à la religion majoritaire, du keynésianisme. Et je vais apprendre le crédo par coeur :
- la dépense, c'est le bien, l'épargne, c'est le mal
- il faut euthanasier les rentiers
- à long terme, nous serons tous morts


 
Ah non mais j'suis comme toi, j'suis contre la dette/les crédits/dépenser ce qu'on a pas.
 
Ce serait que moi cétélem serait hors la loi, les crédits immo limités à 15 ans max. Ca c'est au niveau grand public mais pareil pour le reste.
 
Euthanasier les rentiers non, leur prendre leur capital ouais, pas de raison qu'il y en ait qui se croisent les bras en attendant que ça tombe pendant que d'autres nettoient des chiottes.
 
J'ai plutôt une approche gagnant gagnant, les entreprises ne peuvent pas vivre sans employés (anormal si c'est le cas) et vice versa. Et elles doivent être là pour permettre aux gens de travailler, et non pour permettre au patron de rouler en Lambo pendant qu'il fouette ses employés et leur jette des graines pour manger.


---------------
Inutile d'essayer de me faire passer pour un con. J'y arrive très bien tout seul. §§§ On ne fait pas boire un âne qui n'a pas soif.
n°22653925
blazkowicz
Posté le 20-05-2010 à 17:02:38  profilanswer
 

The NBoc a écrit :

http://fr.novopress.info/57976/cri [...] %A0%C2%BB/

 

Interview d'un economiste de droite non libre echangiste :o

 

aah, excellent!
je m'inscris complètement contre la notion selon laquelle le clivage droite/gauche est dépassé, et doit laisser la place à la recherche du consensus et de la coopération.. une fable pour réduire le spectre du débat autorisé, et imposer une pensée unique.

 

mais en même temps ce n'est pas le seul clivage, là on tient un bon exemple : entre l'observation et la réflexion indépendantes d'une part, entre l'opportunisme, le suivisme et la collaboration d'autre part.
d'ailleurs ce Jean-Luc Gréau dit beaucoup de choses banales pour qui a un peu de jugement et sait un minimum s'informer.

 

c'est comme quand mélanchon raconte ses trucs, ne vous arrêtez pas à un aspect partisan. Imaginons que Gréau soit un homme politique (économiste et syndicaliste, c'est de toute façon une activité politique).. ben je voterais clairement dans cet ordre là : mélanchon / gréau / ségolène royal / nabot méprisant.

 

(et les Verts là-dedans, je sais pas trop, j'ai l'impression qu'il ya à la fois des verts écolo et de gauche, dans ce cas je les mets avant gréau, et des verts bobos néo-libéraux, qui peuvent aller après, je m'en fous pas mal)


Message édité par blazkowicz le 20-05-2010 à 17:05:22
mood
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Posté le 20-05-2010 à 17:02:38  profilanswer
 

n°22653931
The NBoc
Quo Modo Deum
Posté le 20-05-2010 à 17:02:56  profilanswer
 

radioactif a écrit :


Ca correspond surtout à la résolution classique de la stagflation non ?


Me semblait que c'etait justement la montee des taux d'interet :??: Mais de toute facon on est pas (encore) dans une telle situation.
La stagflation, on la refuse, on s'imagine qu'on s'en sortira mieux en remboursant les dettes sans faire courrir les monnaies :/ c'est un peu le probleme en fait :/
 
Non, actuellement, on est dans une phase ou on a deja fait courrir la masse monetaire tout en refusant l'inflation, on est dans une phase ou il faut rembourser. CAD que je comprends Limonaire quand il dit que les 2 decennies dont nous sortons est Keynesienne : elle l'est a moitier, on est dans une situation bancale ou on a pas d'autres choix que de faire pire en bouclant le cycle :D


---------------
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n°22653963
blazkowicz
Posté le 20-05-2010 à 17:04:44  profilanswer
 

limonaire a écrit :


- à long terme, nous serons tous morts


 
peut-être. à long terme : 2050, je serai vivant.
mais je pense que pour le débat actuel ce n'est pas important. on est aux prises avec un système qui est déjà totalement irresponsable sur le court terme.

n°22653971
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 20-05-2010 à 17:05:20  profilanswer
 

The NBoc a écrit :


Quelle pique? Tu refuses d'etre associe a la loi de Say?


 
C'est le mot "religion" qui m'a fait réagir. Alors que je pense réellement être moins dogmatique que beaucoup d'entre vous, qui restez prisonniers de préjugés. Les apparences plaident contre moi, bien sûr, qui rabâche et radote un peu : et pourtant, quand on y réfléchit bien... Vous baignez dans un bain idéologique, un air du temps, des raisonnements réflexes ou mécaniques employés chaque jour de façon inconsciente par les journalistes, les politiques, les syndicalistes, vos professeurs...

n°22654002
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 20-05-2010 à 17:07:28  profilanswer
 

The NBoc a écrit :


Me semblait que c'etait justement la montee des taux d'interet :??: Mais de toute facon on est pas (encore) dans une telle situation.
La stagflation, on la refuse, on s'imagine qu'on s'en sortira mieux en remboursant les dettes sans faire courrir les monnaies :/ c'est un peu le probleme en fait :/

 

Non, actuellement, on est dans une phase ou on a deja fait courrir la masse monetaire tout en refusant l'inflation, on est dans une phase ou il faut rembourser. CAD que je comprends Limonaire quand il dit que les 2 decennies dont nous sortons est Keynesienne : elle l'est a moitier, on est dans une situation bancale ou on a pas d'autres choix que de faire pire en bouclant le cycle :D


Pour la stagflation ? Il me semble qu'on a surtout gelé les salaires pour bloquer la spirale inflationniste, parce qu'on a enfin raisonné en termes d'offre.

 

La politique de ces dernières années a été keynésienne, c'est évident, mais la situation pour moi est classique/autrichienne, même si les modèles keynésiens permettent en partie de comprendre un bout de la crise.

Message cité 1 fois
Message édité par radioactif le 20-05-2010 à 17:09:51
n°22654003
patx3
Posté le 20-05-2010 à 17:07:28  profilanswer
 

Fender a écrit :


ah non non, décidément, tu as un vrai problème de lecture...
moi je dis simplement que le changement vers le financement par la dette a introduit la possibilité d'arriver à la merde d'aujourd'hui !
je dis aussi effectivement que garder le vieux système de l'épargne + la planche à billet n'aurait probablement pas provoqué une crise aussi grave : son abus a des conséquences immédiate et donc une autorégulation plus efficace.
Par contre, à aucun moment je n'ai dit qu'il suffisait aujourd'hui de faire tourner la planche à billet pour résoudre le problème de la dette :o
c'est bcp trop tard de toute façon...
honnêtement, je ne vois pas de solution autre que la restructuration de la dette publique mondiale, voire de son annulation...
les plans d'austérité ne peuvent pas faire autrement qu'accélérer le problème en diminuant le pouvoir d'achat, donc la demande, donc les revenus donc les rentrées fiscales...  
le cercle infernal est enclenché...
les seuls gagnants seront les derniers à entrer dans le cercle vicieux qui pourront piquer des choses aux premiers (ressources ? territoires ? humains) en réparation de la remise à zéro qui les pénalisera.


 
Je n'ai pas de problème de lecture, la preuve, c'est que tu arrives à la conclusion que je redoutais !!! :cry:
 
Le recours à la dette a permis aux politiques de faire des conneries pendant 30 ans avant qu'il y ait une réaction !
Mittérand a tenu 1 an à peine avant de devoir revenir à la raison !  
 
Beaucoup ici, ont un peu oublié les aspects négatifs de l'inflation et idéalisent un peu trop ici ce concept, novateur pour eux, mais vieux comme le monde et destructeur !
 
Et après, la meilleure solution, c'est pour toi de vouloir baiser les créancier, lol koi ! :o
 
Pour moi, il y aura un peu de planche à billet, un peu de hausses d'impôts, un peu de baisse des dépenses et en 5 ans, la confiance revient ! :jap:

n°22654011
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 20-05-2010 à 17:08:01  profilanswer
 

StefSamy a écrit :


 
Ah non mais j'suis comme toi, j'suis contre la dette/les crédits/dépenser ce qu'on a pas.
 
Ce serait que moi cétélem serait hors la loi, les crédits immo limités à 15 ans max. Ca c'est au niveau grand public mais pareil pour le reste.
 
Euthanasier les rentiers non, leur prendre leur capital ouais, pas de raison qu'il y en ait qui se croisent les bras en attendant que ça tombe pendant que d'autres nettoient des chiottes.
 
J'ai plutôt une approche gagnant gagnant, les entreprises ne peuvent pas vivre sans employés (anormal si c'est le cas) et vice versa. Et elles doivent être là pour permettre aux gens de travailler, et non pour permettre au patron de rouler en Lambo pendant qu'il fouette ses employés et leur jette des graines pour manger.


 
Ça existe en France, au-delà de quelques exemples anecdotiques ?  
 
Sinon, je peux aussi sortir quelques musulmans polygames et généraliser. Ou quelques crimes atroces et généraliser, etc.
 
Bref, il faut raisonner à partir de faits majoritaires, et non de quelques fantasmes.

n°22654022
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 20-05-2010 à 17:09:12  profilanswer
 

patx3 a écrit :


 
Je n'ai pas de problème de lecture, la preuve, c'est que tu arrives à la conclusion que je redoutais !!! :cry:
 
Le recours à la dette a permis aux politiques de faire des conneries pendant 30 ans avant qu'il y ait une réaction !
Mittérand a tenu 1 an à peine avant de devoir revenir à la raison !  
 
Beaucoup ici, ont un peu oublié les aspects négatifs de l'inflation et idéalisent un peu trop ici ce concept, novateur pour eux, mais vieux comme le monde et destructeur !

Et après, la meilleure solution, c'est pour toi de vouloir baiser les créancier, lol koi ! :o
 
Pour moi, il y aura un peu de planche à billet, un peu de hausses d'impôts, un peu de baisse des dépenses et en 5 ans, la confiance revient ! :jap:


Je te rejoins sur ce point, l'analogie avec le grattage des pièces d'or n'est pas assez bien ancrée dans les esprits... o

n°22654068
The NBoc
Quo Modo Deum
Posté le 20-05-2010 à 17:12:14  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
C'est le mot "religion" qui m'a fait réagir. Alors que je pense réellement être moins dogmatique que beaucoup d'entre vous, qui restez prisonniers de préjugés. Les apparences plaident contre moi, bien sûr, qui rabâche et radote un peu : et pourtant, quand on y réfléchit bien... Vous baignez dans un bain idéologique, un air du temps, des raisonnements réflexes ou mécaniques employés chaque jour de façon inconsciente par les journalistes, les politiques, les syndicalistes, vos professeurs...


Boarf, on peut dire exactement la meme chose des constructions ideologiques que tu fais, elles sortent pas de nulle part...
Que ce soit prononce par moi ou par toi ou par qui que ce soit d'autres, c'est pareil, ca fait pas beaucoup avancer le debat, je retire le terme de religion, il etait effectivement trop facile a employer et gratuit :jap:


---------------
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n°22654106
Badcow
Posté le 20-05-2010 à 17:14:54  profilanswer
 

Fender a écrit :


"l'immense majorité pour la peine de mort" notamment (alors qu'elle était très relative et toute fraiche à cause de quelques évènement sanglants et qu'elle avait été même minoritaire quelques années avant. de plus, ça restait une promesse de campagne du parti qui avait gagné) quant à la majorité des anti-IVG, c'était uniquement au sein de la droite parlementaire, le peuple était déjà (même si c'était une majorité très faible) "pro-veil" si l'on peut dire, c'est juste que les vieux réacs avaient la voix forte.
pour la CECA, j'avoue mon ignorance, mais en tout cas, ça a été totalement public à l'époque, contrairement au passage insidieux à l'économie de la dette qui s'est fait sans que personne ne s'en rende compte en dehors des élites...
bref, ce sont à mon avis de mauvaises comparaisons...


 
Et oui, sauf au moment où l'abolition a été votée, ça a été clairement fait contre l'avis de la majorité, et effectivement comme tu le souligne à cause de quelque (même d'un seul) évènement sanglant... comme quoi, gouverner en fonction de l'avis de l'opinion n'est pas forcément une approche pertinente sur le long terme.
 
Pour l'IVG, c'est effectivement plus discutable, même si je ne suis pas persuadé qu'un référendum aurait donné un résultat positif.
 
Pour la CECA, on a en entendu parlé récemment à l'occasion du 60ème anniversaire de la déclaration de Schuman et c'est très clairement un exemple de décision "du haut vers le bas".


---------------
"The birds don't fly at the speed of sound" - "There's no replacement for displacement"
n°22654132
luckynick
esclave de chat
Posté le 20-05-2010 à 17:16:35  profilanswer
 

patx3 a écrit :


 
J'arrive en cours de route et le peu que j'ai pu lire me fait toujours autant rire !!! :o
 
Pas de déficit = Pas de problème = indépendance des Etats face aux créanciers ! :jap:
 
Les Etats ont demandé de l'argent pour se financer. Ils ont ainsi filé de la dette aux français qui avaient un peu épargné au lieu de consommer, refilé aux banques et assureurs en s'aidant de réglementations qui font qu'en tant que banquier ou assureur, t'es obligé de prendre de la dette d'Etat, refilé à l'étranger à qui voulait en prendre.
 
Maintenant, les créanciers se disent qu'il y a comme un soucis avec l'explosion des déficits, avec une banque centrale n'étant pas armée pour faire face à un défaut, avec des politiques peu compétents et coordonnés.
 
Et demain, ils peuvent se faire truffer si des mesures ne sont pas prises. Ils ont donc peur.
 
Et vous, vous voudriez gruger les créanciers en les remboursant avec des billets sortis de nulle part sans rien changer quoi que ce soit aux déficits ? Et vous ne comprenez pas pourquoi les créanciers s'inquiètent ? Et vous voudriez taxer à mort ceux qui ont de l'épargne et qui ont prêté ?
 
Et vous pensez sérieusement que les créanciers ne vont se rendre compte de rien et vont subir gentillement le ratissage envisagé ???  
 
Vous êtes décidément marrants !!! :lol:


 
Ahem  :sarcastic:  ils auraient pu s'en rendre compte avant quand même.
 
Avec la planche à billet la sanction tombe tout de suite : dévaluation. Celle-ci est prévisible, connue, anticipable.
Avec l'émission de dette, les politiques ont trouvé une martingale pour remplacer la planche à billet et faire porter le chapeau du remboursement à leur successeurs, joli quand même, et les créancier n'y ont vu que du feu jusqu'à y a deux ans ? mouais  :sarcastic:


---------------
In girum imus nocte et consumimur igni (hommage à loosha)
n°22654195
The NBoc
Quo Modo Deum
Posté le 20-05-2010 à 17:20:23  profilanswer
 

luckynick a écrit :


 
Ahem  :sarcastic:  ils auraient pu s'en rendre compte avant quand même.
 
Avec la planche à billet la sanction tombe tout de suite : dévaluation. Celle-ci est prévisible, connue, anticipable.
Avec l'émission de dette, les politiques ont trouvé une martingale pour remplacer la planche à billet et faire porter le chapeau du remboursement à leur successeurs, joli quand même, et les créancier n'y ont vu que du feu jusqu'à y a deux ans ? mouais  :sarcastic:


C'est evident, je veux pas accabler les chinois, mais vu la tournure des evenements, pourquoi ont ils continue a soutenir nos deficits?


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n°22654203
luckynick
esclave de chat
Posté le 20-05-2010 à 17:20:51  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
C'est le mot "religion" qui m'a fait réagir. Alors que je pense réellement être moins dogmatique que beaucoup d'entre vous, qui restez prisonniers de préjugés. Les apparences plaident contre moi, bien sûr, qui rabâche et radote un peu : et pourtant, quand on y réfléchit bien... Vous baignez dans un bain idéologique, un air du temps, des raisonnements réflexes ou mécaniques employés chaque jour de façon inconsciente par les journalistes, les politiques, les syndicalistes, vos professeurs...


 
dire a tu tête que keynes était une limite une réincarnation de lucifer c'est pas du dogmatisme ? ah bon  [:spamafoote]


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In girum imus nocte et consumimur igni (hommage à loosha)
n°22654271
The NBoc
Quo Modo Deum
Posté le 20-05-2010 à 17:24:58  profilanswer
 

radioactif a écrit :


Pour la stagflation ? Il me semble qu'on a surtout gelé les salaires pour bloquer la spirale inflationniste, parce qu'on a enfin raisonné en termes d'offre.


Bon c'est du wiki, desole, mais ce que je lis c'est ca :
 

Citation :

Stagflation undermined faith in a Keynesian consensus, and placed renewed emphasis on microeconomic behavior, particularly neoclassical economics with its attempt to root macroeconomics in microeconomic formalisms. The rise of conservative theories of economics, including monetarism, can be traced to the perceived failure of Keynesian policies to combat stagflation or explain it to the satisfaction of economists and policy-makers.[citation needed]
 
Federal Reserve chairman Paul Volcker very sharply increased interest rates from 1979-1983 in what was called a "disinflationary scenario." After U.S. prime interest rates had soared into the double-digits, inflation did come down. Volcker is often credited with having stopped at least the inflationary side of stagflation, although the American economy also dipped into recession. Starting in approximately 1983, growth began a recovery. Both fiscal stimulus and money supply growth were policy at this time. A five-to-six-year jump in unemployment during the Volcker disinflation suggests Volcker may have trusted unemployment to self-correct and return to its natural rate within a reasonable period.


 
http://en.wikipedia.org/wiki/Stagflation
 

radioactif a écrit :


La politique de ces dernières années a été keynésienne, c'est évident, mais la situation pour moi est classique/autrichienne, même si les modèles keynésiens permettent en partie de comprendre un bout de la crise.


Non, on a fait marcher la planche a billet de maniere incomplete : on est massivement endette. Ce n'est pas ca la definition du Keynesianisme.

Message cité 1 fois
Message édité par The NBoc le 20-05-2010 à 17:25:57

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n°22654333
Profil sup​primé
Posté le 20-05-2010 à 17:29:36  answer
 

limonaire a écrit :

 


Quel % de l'économie française est exposée au pays à bas salaires ?

 
Citation :

L'explosion des dettes des pays occidentaux est directement liée à la détérioration inexorable du déficit de leur balance commerciale à l'égard de la Chine et de quelques pays d'Asie, estime l'économiste Antoine Brunet, président du cabinet de conseil financier AB Marchés. "Comment se fait-il que tous les pays occidentaux aient subitement un problème de finances publiques? On a parlé beaucoup de la Grèce, on a aussi parlé beaucoup de l'Espagne, du Portugal, de l'Irlande mais on sait très bien que des pays comme l'Italie, la France, le Royaume Uni, les Etats-Unis pourraient eux-mêmes voir leurs signatures remises en cause dans les prochains mois", a-t-il souligné lors d'un entretien accordé à Reuters mardi.


http://www.investir.fr/infos-conse [...] 249632.php
Hors ce qu'il ne dit pas c'est que le déficit envers la Chine et l'Asie ce fait de manière indirecte et de deux façons.

 

1 - les partenaires habituelles de la France qui permettaient des excédants records de notre de balance  commerciale dans les années 90 se sont en partie tournés vers l'Asie.  
2 - Une bonne part de l'industrie excédentaire française a disparue (ou fortement régressée) ou  délocalisée dans les pays a bas cout. Je veux parler du textile, pièces détachées autos, l'automobile (en partie), électroménager, les métaux etc....

 

Voilà comment on est passé d'un excédent record de 295 milliards FF en 1997 a un déficit record de 140 milliards d'euros en 2009.

 

Alors tu peux toujours pointer du doigt l'exposition direct de la France envers la Chine, mais elle trompeuse, biaisée, et ne reflète pas la réalité. .

Message cité 2 fois
Message édité par Profil supprimé le 20-05-2010 à 17:46:12
n°22654409
patx3
Posté le 20-05-2010 à 17:36:49  profilanswer
 

luckynick a écrit :


 
Ahem  :sarcastic:  ils auraient pu s'en rendre compte avant quand même.
 
Avec la planche à billet la sanction tombe tout de suite : dévaluation. Celle-ci est prévisible, connue, anticipable.
Avec l'émission de dette, les politiques ont trouvé une martingale pour remplacer la planche à billet et faire porter le chapeau du remboursement à leur successeurs, joli quand même, et les créancier n'y ont vu que du feu jusqu'à y a deux ans ? mouais  :sarcastic:


 
Il y a 3 ans, ce n'était pas la crise, les déficits étaient contenus globalement, bref les Etats n'avaient pas de problèmes.
 
Il y a 2 ans, les dette privées, le corporate, l'action étaient un risque énorme et donc, le moindre risque, c'était l'Etat, donc ruée vers les dettes souveraines.
 
Aujourd'hui, on voit que les budgets ont explosé en vol, que certains pays ont délibérément triché, que les plans de relance coutent tandis que les recettes diminuent, que les émissions augmentent prodigieusement alors que les corporate (hors financières) ont fait des efforts. Et l'élément faible du système, c'est l'Euro car discordance politique, pas d'unité, pas de gouvernement européen...
 
Du coup, les capitaux partent aux US, qui va mieux que nous en ce moment, ce qui précipite la baisse de l'Euro, etc, etc, ...
 
La dette excessive des Etats n'est pas une découverte en soi mais les marchés sont devenus hyper réactifs et mobiles, cherchant à chaque instant, la moins pire des solutions en terme d'investissements ! :jap:

n°22654444
The NBoc
Quo Modo Deum
Posté le 20-05-2010 à 17:39:27  profilanswer
 

patx3 a écrit :


 
Il y a 3 ans, ce n'était pas la crise, les déficits étaient contenus globalement, bref les Etats n'avaient pas de problèmes.
 
Il y a 2 ans, les dette privées, le corporate, l'action étaient un risque énorme et donc, le moindre risque, c'était l'Etat, donc ruée vers les dettes souveraines.
 
Aujourd'hui, on voit que les budgets ont explosé en vol, que certains pays ont délibérément triché, que les plans de relance coutent tandis que les recettes diminuent, que les émissions augmentent prodigieusement alors que les corporate (hors financières) ont fait des efforts. Et l'élément faible du système, c'est l'Euro car discordance politique, pas d'unité, pas de gouvernement européen...
 
Du coup, les capitaux partent aux US, qui va mieux que nous en ce moment, ce qui précipite la baisse de l'Euro, etc, etc, ...
 
La dette excessive des Etats n'est pas une découverte en soi mais les marchés sont devenus hyper réactifs et mobiles, cherchant à chaque instant, la moins pire des solutions en terme d'investissements ! :jap:


Ce serait interessant de voir si avec la chute de l'Euro relativement au dollar les investisseurs en profitent ou pas pour justement mettre plus d'euros dans leurs paniers, non? :o


---------------
it is difficult to get a man to understand something when his salary depends on his not understanding it   -   La lecture est un stratagème qui dispense de réfléchir   -   Et les Shadocks pompaient, pompaient...
n°22654478
Profil sup​primé
Posté le 20-05-2010 à 17:42:11  answer
 


 
 
l'impact du mercantilisme chinois sur le monde est un sujet tres a la mode en ce moment
 
et le moins que l'on puisse dire c'est qu'il n'y a aucun consensus a ce sujet
 
par exemple http://www.blogg.org/blog-81005-bi [...] 32043.html
 
ou alors martin wolf http://www.ft.com/cms/s/0/dbc9fa4c [...] abdc0.html

n°22654520
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 20-05-2010 à 17:45:20  profilanswer
 

luckynick a écrit :


 
dire a tu tête que keynes était une limite une réincarnation de lucifer c'est pas du dogmatisme ? ah bon  [:spamafoote]


 
Tiens, typiquement ce que je décris ; on critique Keynes de façon construite, raisonnée, mais toucher à l'icône, c'est la comparer à Lucifer. On n'a pas le droit de critique Keynes, on ne peut pas, cela relève du blasphème. La Chine a eu Mao, l'Europe sociale-démocrate de l'après-guerre a Keynes. Je propose que vous vous cotisiez pour faire un mausolée à sa gloire : ça servirait aussi à éduquer les foules.  
 
A l'inverse, je crois vraiment que dans vos têtes, libéral, c'est forcément le gros capitaliste avec le cigare, et en face 50% des gens dormant dans la rue comme des SDF. Avec en plus  un vague relent limite extrême-droite. Je ne vous en veux pas : c'est l'image implicite véhiculée dans les medias. Du coup tout le monde pense comme vous, journalistes, politiques, syndicalistes, électeurs. Mais quand on a étudié un peu le libéralisme, on est stupéfait de voir comment les étatistes ont réussi à le défigurer et à en faire une figure monstrueuse qui sert de repoussoir.
 
(Bien sûr, tu m'as répondu avec le smiley qui va bien ; et avec le smiley qui va bien, on gagne sur les deux tableaux : on ne dit pas ce qu'on dit, mais on le dit quand même).

n°22654532
Fender
♪♫♪♫♪♫♪
Posté le 20-05-2010 à 17:46:14  profilanswer
 

patx3 a écrit :


Pour moi, il y aura un peu de planche à billet, un peu de hausses d'impôts, un peu de baisse des dépenses et en 5 ans, la confiance revient ! :jap:


 :sweat: le ciel t'entende, mais j'y crois pas une seule seconde :/


---------------
we are the dollars and cents
n°22654537
patx3
Posté le 20-05-2010 à 17:46:28  profilanswer
 

The NBoc a écrit :


Ce serait interessant de voir si avec la chute de l'Euro relativement au dollar les investisseurs en profitent ou pas pour justement mettre plus d'euros dans leurs paniers, non? :o


 
Clairement, non ! Le maitre mot en ce moment, c'est coupons les positions euros, ou s'il n'y a pas le choix, options pour le bund !!!

n°22654557
Profil sup​primé
Posté le 20-05-2010 à 17:48:20  answer
 

limonaire a écrit :


 La Chine a eu Mao, l'Europe sociale-démocrate de l'après-guerre a Keynes, les économistes libéraux ont Hayek et sa théorie sur la création monétaire. Je propose que vous vous cotisiez pour faire un mausolée à sa gloire : ça servirait aussi à éduquer les foules.

 



 


[:aloy]

 


 :whistle:

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 20-05-2010 à 17:48:33
n°22654623
patx3
Posté le 20-05-2010 à 17:53:02  profilanswer
 

Fender a écrit :


 :sweat: le ciel t'entende, mais j'y crois pas une seule seconde :/


 
Rappel : L'introduction de l'Euro s'est faite à 1.17 et on est descendu rapidement à 0.82. Aujourd'hui, on est certes passé de 1.5 à 1.24 mais on reste encore dans un range assez élevé et je vois passer des études montrant un euro encore surrévalué par rapport aux autres monnaies (calculs en PPA ou selon des statistiques de paniers longs). Et le spread entre l'OAT et le bund demeure raisonnable (25 centimes environ). Donc, en dépit de la crise qu'on veut bien nous raconter, il n'y a pas encore le feu au lac ! ;)
 
La situation est grave, mais pas désespérée comme disait l'autre ! :o

n°22654629
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 20-05-2010 à 17:53:18  profilanswer
 

The NBoc a écrit :


Bon c'est du wiki, desole, mais ce que je lis c'est ca :

 
Citation :

Stagflation undermined faith in a Keynesian consensus, and placed renewed emphasis on microeconomic behavior, particularly neoclassical economics with its attempt to root macroeconomics in microeconomic formalisms. The rise of conservative theories of economics, including monetarism, can be traced to the perceived failure of Keynesian policies to combat stagflation or explain it to the satisfaction of economists and policy-makers.[citation needed]

 

Federal Reserve chairman Paul Volcker very sharply increased interest rates from 1979-1983 in what was called a "disinflationary scenario." After U.S. prime interest rates had soared into the double-digits, inflation did come down. Volcker is often credited with having stopped at least the inflationary side of stagflation, although the American economy also dipped into recession. Starting in approximately 1983, growth began a recovery. Both fiscal stimulus and money supply growth were policy at this time. A five-to-six-year jump in unemployment during the Volcker disinflation suggests Volcker may have trusted unemployment to self-correct and return to its natural rate within a reasonable period.

 

http://en.wikipedia.org/wiki/Stagflation

 



Je me limitais au cas français :jap:, mais ça a dû être un mix des deux. Dans les autres pays, je ne sais pas trop mais oui, un relèvement des taux est une solution viable.

The NBoc a écrit :


Non, on a fait marcher la planche a billet de maniere incomplete : on est massivement endette. Ce n'est pas ca la definition du Keynesianisme.


L'objectif des plans de relance et du pouvoir d'achat reste le même : on tente de solvabiliser la demande. Quasiment aucune politique d'offre n'a été menée, et c'est un choix plutôt keynésien. Ce qui ne veut pas dire que Keynes est à jeter, mais certains aspects ne poussant pas à la relance de la demande ont été occultés... Comme le multiplicateur fiscal, qui existe et qui a opéré aux US (*3) par exemple. Mais on arrive sur une frontière ténue : baisser les impôts, est-ce favoriser la consommation ou l'investissement ? C'est fuzzy tout ça :o


Message édité par radioactif le 20-05-2010 à 17:53:44
n°22654663
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 20-05-2010 à 17:56:35  profilanswer
 

limonaire a écrit :

 

Tiens, typiquement ce que je décris ; on critique Keynes de façon construite, raisonnée, mais toucher à l'icône, c'est la comparer à Lucifer. On n'a pas le droit de critique Keynes, on ne peut pas, cela relève du blasphème. La Chine a eu Mao, l'Europe sociale-démocrate de l'après-guerre a Keynes. Je propose que vous vous cotisiez pour faire un mausolée à sa gloire : ça servirait aussi à éduquer les foules.

 

A l'inverse, je crois vraiment que dans vos têtes, libéral, c'est forcément le gros capitaliste avec le cigare, et en face 50% des gens dormant dans la rue comme des SDF. Avec en plus  un vague relent limite extrême-droite. Je ne vous en veux pas : c'est l'image implicite véhiculée dans les medias. Du coup tout le monde pense comme vous, journalistes, politiques, syndicalistes, électeurs. Mais quand on a étudié un peu le libéralisme, on est stupéfait de voir comment les étatistes ont réussi à le défigurer et à en faire une figure monstrueuse qui sert de repoussoir.

 

(Bien sûr, tu m'as répondu avec le smiley qui va bien ; et avec le smiley qui va bien, on gagne sur les deux tableaux : on ne dit pas ce qu'on dit, mais on le dit quand même).


Le problème est qu'on prend Keynes pour plus que ce qu'il a été : un excellent professeur et un producteur de modèles très pédagogiques à moyen/cout-terme. L'application irréfléchie pousse plutôt à la procyclicité.

Message cité 2 fois
Message édité par radioactif le 20-05-2010 à 18:04:07
n°22654666
ph75
Posté le 20-05-2010 à 17:56:42  profilanswer
 

patx3 a écrit :

en dépit de la crise qu'on veut bien nous raconter, il n'y a pas encore le feu au lac ! ;)
La situation est grave, mais pas désespérée comme disait l'autre ! :o

Le problème ne vient pas du cours de l'€ en soi (c'est une bonne chose qu'il baisse), il vient de la raison de cette baisse: de gros doutes sur sa viabilité ...

n°22654672
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 20-05-2010 à 17:56:59  profilanswer
 


 
Bien sûr à chaque fois qu'un keynésien dit que A --> B, il faut lire l'inverse : c'est une bonne boussole pour penser juste.
 
Ce ne sont donc pas les excédents chinois qui ont provoqué les dettes (on ne comprend pas pourquoi ces excédents se seraient modifiés si rapidement), mais bien les dettes qui ont provoqué le creusement des déficits courants européens. Dettes qui ne viennent pas d'une déformation naturelle de l'arbitrage consommation-épargne des agents (les gens ne se sont pas transformées de fourmis en cigales du jour au lendemain), mais qui vient d'un surcroît de crédit bancaire, çàd de création monétaire. Il ne faut pas chercher plus loin. Les excédents chinois prospèrent sur le robinet grand ouvert des liquidités occidentales : +10% en Europe depuis 2004. Quand ce robinet se tarira, les excédents chinois diminueront, les balances courantes européennes retrouveront des couleurs, et l'endettement privé aura diminué. Pour le comprendre, il faut bien sûr abandonner les agrégats keynésiens, renoncer à penser que les balances courantes reflètent des écarts de compétitivité (ce qui est totalement faux) et raisonner à partir de l'analyse monétaire de la balance des paiements de Mundell.
 
Au passage, je souffre d'entendre des économistes tenir de telles âneries : on a l'impression d'entendre les médecins de Molière.  

n°22654675
radioactif
Mighty mighty man
Posté le 20-05-2010 à 17:57:09  profilanswer
 

patx3 a écrit :

 

Rappel : L'introduction de l'Euro s'est faite à 1.17 et on est descendu rapidement à 0.82. Aujourd'hui, on est certes passé de 1.5 à 1.24 mais on reste encore dans un range assez élevé et je vois passer des études montrant un euro encore surrévalué par rapport aux autres monnaies (calculs en PPA ou selon des statistiques de paniers longs). Et le spread entre l'OAT et le bund demeure raisonnable (25 centimes environ). Donc, en dépit de la crise qu'on veut bien nous raconter, il n'y a pas encore le feu au lac ! ;)

 

La situation est grave, mais pas désespérée comme disait l'autre ! :o


Et les critiques américaines sur le yuan, on ne les entend plus tellement... :D

Message cité 2 fois
Message édité par radioactif le 20-05-2010 à 18:12:25
n°22654693
Profil sup​primé
Posté le 20-05-2010 à 17:58:58  answer
 

limonaire a écrit :


 
Bien sûr à chaque fois qu'un keynésien dit que A --> B, il faut lire l'inverse : c'est une bonne boussole pour penser juste.
 
Ce ne sont donc pas les excédents chinois qui ont provoqué les dettes (on ne comprend pas pourquoi ces excédents se seraient modifiés si rapidement), mais bien les dettes qui ont provoqué le creusement des déficits courants européens. Dettes qui ne viennent pas d'une déformation naturelle de l'arbitrage consommation-épargne des agents (les gens ne se sont pas transformées de fourmis en cigales du jour au lendemain), mais qui vient d'un surcroît de crédit bancaire, çàd de création monétaire.


 
 
mwais alors là ca me parait hatif
 
tu devrais lire martin wolf et il me semble qu'il en parle des deficit d'epargne et autre

n°22654697
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 20-05-2010 à 17:59:16  profilanswer
 


 
Au moins, le mausolée d'Hayek serait financé sur fonds privés !  :D  

n°22654713
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 20-05-2010 à 18:01:11  profilanswer
 

radioactif a écrit :


Le problème est qu'on prend Keynes pour plus que ce qu'il a été : un excellent professeur et un producteur de modèles très pédagogiques à moyen/cout-terme. L'application irréfléchie pousse plutôt à la contracyclicité.


 
Keynes, c'est Georges Clooney dans la série Urgences : du charisme et il vous sauve de gros pépins. Mais il ne serait pas du genre à faire dans la prévention à long terme des cancers. Hayek, c'est le contraire...

n°22654723
Black_Jack
Bo_Jack
Posté le 20-05-2010 à 18:02:06  profilanswer
 

radioactif a écrit :


la contracyclicité.


Kamoulox [:implosion du tibia]


---------------
Horse_man
mood
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