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La crise actuelle sera...




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Auteur Sujet :

[ECO] Can it run Crises ?

n°21844861
Camelot2
Posté le 11-03-2010 à 12:04:21  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

ese-aSH a écrit :


 
D'ailleurs dans vos exemples vous partez toujours d'un solde primaire négatif, même avec un solde primaire positif en permanence on peut se retrouver avec une dette qui augmente (l'état peut emprunter pour investir et pas uniquement pour couvrir son déficit primaire), je crois que c'est ca que cherchent à dire poil@ et zmed.


 
Le problème est que le solde primaire de l'état français est négatif de manière récurrente depuis 1980. A l'exception d'une partie de la période Jospin.
 
Et non, ce n'est pas ce que poil@ et zmed essaye de dire...
 
 
 

mood
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Posté le 11-03-2010 à 12:04:21  profilanswer
 

n°21844871
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 11-03-2010 à 12:05:31  profilanswer
 

ese-aSH a écrit :


Mwéf, quand tu vois le niveau de débat que proposent nos politiques lors de leurs interventions il n'y a rien d'étonnant à ce que les gens se permettent d'émettre des avis même s'ils n'ont pas les connaissances précises.
D'ailleurs c'est plutot un bien à mes yeux, que des gens aient des idées préconcues, qu'ils soient prêt à les défendre. C'est au moins une preuve d'intérêt. (et les lurkeurs comme moi apprenent des choses :o)
 
Maintenant votre histoire de solde primaire ca commence à être gonflant, jouer sur les mots en faisant semblant de pas comprendre (des deux cotés) c'est sympa deux minutes mais pas 30 pages.
D'ailleurs dans vos exemples vous partez toujours d'un solde primaire négatif, même avec un solde primaire positif en permanence on peut se retrouver avec une dette qui augmente (l'état peut emprunter pour investir et pas uniquement pour couvrir son déficit primaire), je crois que c'est ca que cherchent à dire poil@ et zmed.


 
Sur le dernier point : oui, bien sûr. Ca dépend du taux d'intérêt. En gros, quand le taux d'intérêt est supérieur au taux de croissance, effet boule de neige garanti, à moins d'avoir un solde primaire très élevé. C'est pourquoi :
- quand les taux d'intérêt sont élvés, il faut peut-être s'abstenir d'emprunter. Ce que l'on n'a peut-etre pas toujours fait, par facilité
- quand on s'endette, il faut garder à l'esprit qu'il faut pouvoir rembourser. Il faut donc que la dette finance des dépenses d'investissement (infrastructures, capital humain type éducation ou recherche...) dont on pense qu'elles généreront un surcroît de croissance tel que cela génère des recettes fiscales futures suffisantes pour faire face à la dette. Dans ce cas, le taux de croissance dépasse le taux d'intérêt et on n'a aucun problème pour rembourser : la dette est soutenable à long terme. Le problème est que l'endettement français est en partie lié au financement de dépenses de fonctionnement (embauches de fonctionnaires, reprise des déficits de la SS) dont on n'est pas certain qu'ils permettent une croissance future. D'ailleurs, par le passé (années 90), le surcroit de dépenses publiques n'a pas vraiment permis des taux de croissance plus élevés. D'où la spirale actuelle de la dette.
 
Il ne s'agit donc pas de condamner la dette par principe. Mais la dette doit financer des projets "rentables" (au sens où ils augmentent le taux de croissance, donc les recettes fiscales), et non des dépenses de fonctionnement, qui elles doivent être financées par des ressources de l'année en cours, çàd des impôts. En gros, on ne doit pas financer le RMI ou le déficit de la caisse d'assurance-maladie par de la dette : c'est dangereux à terme.

n°21844954
xilebo
noone
Posté le 11-03-2010 à 12:14:31  profilanswer
 

patx3 a écrit :

Poil@lamain étant faché avec les définitions, les principes de bases, et autres, on va faire simple :
 
En économie, un déficit primaire désigne la situation du budget d'un pays qui enregistre un déficit avant même le paiement des intérêts de sa dette. Source :Wiki
 
Année N :
 
Dette initiale : 0
Recettes : 900
Dépenses hors intérêts : 1000
 
Déficit : 1000-900 = 100
Emprunt : 100
Intérêt à régler en N+1 : 10
 
Déficit primaire : 1000-900 = 100
 
Année N+1 :
 
Dette : 100
Recettes : 900
Dépenses hors intérêts : 1000
Intérêts : 10
 
Déficit : 1000+10-900 = 110
 
Emprunt : 110
Intérêt à régler en N+2 = 21 = 10%*100 + 10%*110
 
Déficit primaire : 1000-900 = 100
 
Année N+2 :
 
Dette : 210
Recettes : 900
Dépenses hors intérêts : 1000
Intérêts : 21
 
Déficit : 1000+21-900 = 121
 
Emprunt : 121
Intérêt à régler en N+3 = 33.1
 
Déficit primaire : 1000-900 = 100
 
Total Dette : 100+110+121 = 331
 
Résumé : Solde des déficits primaires : 100+100+100 = 300
Dette : 331
 
Intérêts réglés non actualisés = 10+21=31  
 
Donc : les intérêts auraient été à 0, l'Etat serait quand même endetté. Aucun calcul d'intérêt dans le déficit primaire.


 
 
Je suis d'accord avec ce calcul.
 
Cependant, est ce que la situation de la France est comparable : est ce que les dépenses hors intérêts sont supérieures aux recettes ou au contraire, ce sont les dépenses avec intérêts qui sont supérieures aux recettes ?
 
Dans le premier cas, on comprend pourquoi les intérêts n'ont rien à voir dans la dette, mais dans le 2ème cas, si.
 
Il faudrait appliquer ce calcul avec les chiffres officiels de la France.

n°21844958
xilebo
noone
Posté le 11-03-2010 à 12:15:20  profilanswer
 

luckynick a écrit :


 
tu voudrait bien arrêter de le prendre de haut  et de l'insulter. Peut importe ses arguments et/ou ses convictions, il ne mérite pas ça, et j'ajoute que ce genre de remarques te décrédibilise.
 
(je précise, avant que tu ne me boomrang mes propos, que je parle de ton débat avec poil@ qui ne vous a jamais traité plus bas que terre dans ses post)


 
 
Je suis d'accord  :jap:  
 

n°21844971
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 11-03-2010 à 12:16:38  profilanswer
 

xilebo a écrit :


 
 
Je suis d'accord avec ce calcul.
 
Cependant, est ce que la situation de la France est comparable : est ce que les dépenses hors intérêts sont supérieures aux recettes ou au contraire, ce sont les dépenses avec intérêts qui sont supérieures aux recettes ?
 
Dans le premier cas, on comprend pourquoi les intérêts n'ont rien à voir dans la dette, mais dans le 2ème cas, si.
 
Il faudrait appliquer ce calcul avec les chiffres officiels de la France.


 
Solde primaire négatif depuis 35 ans --> dépenses hors intérêts > recettes  

n°21844990
moonboots
Posté le 11-03-2010 à 12:18:58  profilanswer
 

Bref vous noyez le poisson pour ne pas aborder la question de fond, à savoir l'alternative entre l'emprunt sur les marchés privés et la création monétaire.

n°21845052
Betcour
Building better worlds
Posté le 11-03-2010 à 12:23:56  profilanswer
 

moonboots a écrit :

Bref vous noyez le poisson pour ne pas aborder la question de fond, à savoir l'alternative entre l'emprunt sur les marchés privés et la création monétaire.


Merci de ne pas faire de révisionnisme :
a) on répondait aux assertions absurdes de poil@ comme quoi c'est les intérêts qui sont responsables de la dette.
b) la question de fond que tu évoques, on y a tous répondus dans les pages précédentes. Je sais ça fait pas mal de lecture, mais ça y est.


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°21845112
poilagratt​er
Posté le 11-03-2010 à 12:28:55  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
Fixed.  :o  
 
Je me rappellerai toujours de cette citation d'un penseur célèbre sur ce topic:
 
"Les chiffres, on s'en fout!"
 
Poil@ 2010.
 


Sorti de son contexte, dire ça n'a en effet pas de sens.
 
Je veux dire par "les chiffres on s'en fout",  
qu'il est parfois utile de réfléchir au sens de ce que l'on fait, avant d'y coller des chiffres.  
Ou encore comprendre le problème avant de le chiffrer...
 
 
Par exemple, en changeant la manière (arbitraire) dont l'état se finance au cours des ans,
on peut faire varier la dette de zéro à l'infini...  
Comme quoi les chiffres peuvent etre dénués de sens.
 
Il est donc plus important de bien comprendre de quoi on parle.

Message cité 1 fois
Message édité par poilagratter le 11-03-2010 à 12:34:01

---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°21845194
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 11-03-2010 à 12:39:35  profilanswer
 

La monétisation de la dette, ça a été pratiqué dans l'après-guerre : un peu par les Français (d'où les dévaluations successives du Franc, qui sont toujours des appauvrissements) et plus massivement par les Etats-Unis. On a vu le résultat : une croissance en partie artificielle, dopée par cette création monétaire, qui a conduit à la stagflation des années 70, avec son ralentissement de la croissance, son chômage, ses désordres monétaires. Rebelote aujourd'hui avec la crise des subprimes.

 

On pourrait recommencer, remarque. il se produirait :
- étape 1 : à court terme, un regain de croissance, artificiel
- étape 2 : à long terme, récession, déflation, etc : et on aurait toujours nos 118-218 pour trouver des responsables à cette crise (les banquiers, les riches...), sans voir qu'elle n'est que la conséquence de l'étape 1. Etape 1 dont ils recommanderaient de renouveler l'expérience ("pourquoi on ne monétiserait pas la dette ? pourquoi on paie des intérêts alors que la BC pourrait créer la monnaie?" etc voir les 1860 pages précédentes) sans voir que cela entraînerait ensuite une étape 2 peut-être plus violente encore

 

Bon, en tout cas, on avance un peu : on ne nous dit plus que la dette est intégralement due aux intérêts. On nous dit qu'elle serait moins élevée sans les intérêts (ce qui relève de la lapalissade) et qu'il vaudrait mieux monétiser la dette. Bon, on a déjà répondu de nombreuses fois sur les dangers de la création monétaire, mais on peut recommencer. Au moins, le point précédent est-il définitivement réglé. Ouf !

Message cité 1 fois
Message édité par limonaire le 11-03-2010 à 12:39:44
n°21845272
chrissud
Posté le 11-03-2010 à 12:46:23  profilanswer
 

+1 avec limonaire
 
Aujoud'hui à 9h11, j'avais tenté, de faire avancer le sujet.
 
Alors j'ose faire un petit UP
 
Nos sociétés, CEE, américains, Japon  ne financent elles pas par leur déficit
l'économie asiatique ?
 
Qui selon cette publication ci-dessous, indique une économie asiatique en surchauffe
 

chrissud a écrit :

tenez ça peut vous intéresser
 

Citation :

France : le déficit de l'Etat se creuse à 9,2 mds EUR en janvier
 
Le déficit du budget de l'Etat français s'est creusé en janvier à 9,2 milliards d'euros, contre 8,1 milliards un an plus tôt, malgré une hausse des recettes fiscales qualifiée jeudi de "signal encourageant" par le ministre du Budget Eric Woerth.
 
Les dépenses ont nettement augmenté, atteignant 27,3 milliards d'euros, soit une hausse de plus de 5 milliards par rapport à janvier 2009, selon les chiffres publiés par le ministère.
 
Mais cette progression s'explique essentiellement par le fait que les dotations aux collectivités locales ont été payées plus tôt en 2010 que l'année précédente, d'après la même source.
 
Les recettes ont également progressé, mais dans une moindre proportion, passant de 17,9 milliards en janvier 2009 à 20 milliards en janvier de cette année. Elles ont bénéficié de la hausse des recettes fiscales, au premier rang desquelles la TVA (+4% sur un an).
 
"Les choses en janvier vont un peu mieux. Il faudra confirmer sur les mois qui viennent. Mais ce sont des signaux encourageants", a déclaré le ministre Eric Woerth à l'AFP, qui y voit le "signe d'un frémissement économique".
 
L'an dernier, le déficit budgétaire a atteint un niveau record de 138 milliards d'euros et le déficit public (Etat, collectivités locales, comptes sociaux) a explosé à 7,9% du PIB.
AFP


 
Alors que dans le même temps, il y a une surchauffe de l'économie chinoise  
 

Citation :

qui a pour effet d'une inflation importante  2,70 rien que sur Février, les investisseurs craignent que la chine prennent des mesures plus radicales, hausses des taux directeurs, pour ralentir une économie qui donne des signes de surchauffe. Productions industrielles + 20,70 sur les 2 premiers mois, vente de détail + 17,90 % sur les 2 premiers mois, investissement immobiliers en zone urbaine + 26,6 %


 
Tout ceci ne pourrait être possible avec notre protection sociale, qui permet d'acheter leur production.
 
J'en tire la conclusion que notre déficit finance directement leur économie.
 


Message édité par chrissud le 11-03-2010 à 12:50:51
mood
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Posté le 11-03-2010 à 12:46:23  profilanswer
 

n°21845291
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 11-03-2010 à 12:47:55  profilanswer
 

La taxe Tobin sur les transactions financières est peut-être en route : les eurodéputés en votent le principe (  http://mcsinfo.u-strasbg.fr/articl [...] 74&cPath=2  )
 
C'est intéressant à deux points de vue :
- c'est un serpent de mer, repris par de nombreux altermondialistes, mais dont on voit que la crise l'a rendu encore plus populaire. Est-ce pourtant vraiment la solution au problème ? voire...
- c'est la première fois que le Parlement vote un impôt (enfin pas tout à fait encore) à l'échelle de l'Union : on est en route vers un fédéralisme européen, pour le meilleur et pour le pire.

n°21845297
moonboots
Posté le 11-03-2010 à 12:48:45  profilanswer
 

limonaire a écrit :

Bon, en tout cas, on avance un peu : on ne nous dit plus que la dette est intégralement due aux intérêts. On nous dit qu'elle serait moins élevée sans les intérêts (ce qui relève de la lapalissade) et qu'il vaudrait mieux monétiser la dette. Bon, on a déjà répondu de nombreuses fois sur les dangers de la création monétaire, mais on peut recommencer. Au moins, le point précédent est-il définitivement réglé. Ouf !


Je ne crois pas avoir lu ça de la part de Zmed ou de Poila mais vous vous êtes focalisés là-dessus parce que c'est une technique : attribuer à l'autre une affirmation, où contester un point pour ne pas avoir à répondre sur l'ensemble. Même si Zmed et Poila avaient soutenu ce point-là ça ne remet pas en cause le fond du problème, à savoir des intérêts qui s'ajoutent et qui plombent la dette.
 
Quant à la création monétaire on en a déjà parlé, ton discours est du même niveau que l'augmentation des bas salaires qui va entraîner une hausse du chômage et autres balivernes de ce genre. Je ne dis pas qu'on ne peut pas faire n'importe quoi avec la création monétaire, mais tout est question de responsabilité des gouvernements aujourd'hui comme hier, on a fonctionné avec ce système pendant des décennies sans problème, et on voit où on en est avec l'emprunt aujourd'hui.

n°21845310
moonboots
Posté le 11-03-2010 à 12:50:09  profilanswer
 

limonaire a écrit :

La taxe Tobin sur les transactions financières est peut-être en route : les eurodéputés en votent le principe (  http://mcsinfo.u-strasbg.fr/articl [...] 74&cPath=2  )
 
C'est intéressant à deux points de vue :
- c'est un serpent de mer, repris par de nombreux altermondialistes, mais dont on voit que la crise l'a rendu encore plus populaire. Est-ce pourtant vraiment la solution au problème ? voire...
- c'est la première fois que le Parlement vote un impôt (enfin pas tout à fait encore) à l'échelle de l'Union : on est en route vers un fédéralisme européen, pour le meilleur et pour le pire.


alors que les libéraux d'hfr nous expliquaient que dans la pratique c'était impossible ? savoureux.........
à part ça, malgré le respect que j'ai pour Attac, je pense que c'est tout à fait inutile...

n°21845320
Black_Jack
Bo_Jack
Posté le 11-03-2010 à 12:51:06  profilanswer
 

poilagratter a écrit :


 
Par exemple, en changeant la manière (arbitraire) dont l'état se finance au cours des ans,
on peut faire varier la dette de zéro à l'infini...  

Comme quoi les chiffres peuvent etre dénués de sens.
 
Il est donc plus important de bien comprendre de quoi on parle.


 :jap:


---------------
Horse_man
n°21845335
poilagratt​er
Posté le 11-03-2010 à 12:52:24  profilanswer
 

Considérer l'effet d'une relance monétaire sans du tout prendre en compte la manière dont on injecte l'argent créé,    dans l'économie n'a pas grand sens.
 
Dans nos systèmes capitalistes, on injecte toujours l'argent via les banques privées qui ensuite prêtent à qui apporte des garanties, quelque soit l'utilisation qui sera faite de cet argent.
 
Or selon cette utilisation les conséquences peuvent etre diamétralement opposées.
 
Si ça sert à spéculer sur l'immobilier, les matières premières ou autre,  ça va créer des bulles et pénaliser l'économie réelle!
 
Si ça sert à construire des logements, ou des outils de production qui vont créer des emplois et des richesses, ça relance l'économie.
 
Donc considérer le résultat d'une relance monétaire en zappant la politique économique qui l'a accompagnée n'a pas de sens.
 
Dans cette explication, les chiffres on s'en fout....  (dans un 1er temps)


Message édité par poilagratter le 11-03-2010 à 12:54:50

---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°21845348
poilagratt​er
Posté le 11-03-2010 à 12:54:05  profilanswer
 

moonboots a écrit :


Je ne crois pas avoir lu ça de la part de Zmed ou de Poila mais vous vous êtes focalisés là-dessus parce que c'est une technique : attribuer à l'autre une affirmation, où contester un point pour ne pas avoir à répondre sur l'ensemble. Même si Zmed et Poila avaient soutenu ce point-là ça ne remet pas en cause le fond du problème, à savoir des intérêts qui s'ajoutent et qui plombent la dette.
 
Quant à la création monétaire on en a déjà parlé, ton discours est du même niveau que l'augmentation des bas salaires qui va entraîner une hausse du chômage et autres balivernes de ce genre. Je ne dis pas qu'on ne peut pas faire n'importe quoi avec la création monétaire, mais tout est question de responsabilité des gouvernements aujourd'hui comme hier, on a fonctionné avec ce système pendant des décennies sans problème, et on voit où on en est avec l'emprunt aujourd'hui.


C'est tout à fait de ça que je parle dans mon dernier post. :jap:


---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°21845357
peaceful
beati pauperes spiritu
Posté le 11-03-2010 à 12:55:29  profilanswer
 

limonaire a écrit :

La taxe Tobin sur les transactions financières est peut-être en route : les eurodéputés en votent le principe (  http://mcsinfo.u-strasbg.fr/articl [...] 74&cPath=2  )
 
C'est intéressant à deux points de vue :
- c'est un serpent de mer, repris par de nombreux altermondialistes, mais dont on voit que la crise l'a rendu encore plus populaire. Est-ce pourtant vraiment la solution au problème ? voire...
- c'est la première fois que le Parlement vote un impôt (enfin pas tout à fait encore) à l'échelle de l'Union : on est en route vers un fédéralisme européen, pour le meilleur et pour le pire.


 
Je commence vraiment à me demander si l'Europe va passer la décénie...
 
Une taxe à l'echelle européenne c'est du suicide pur et simple... mais bon ça rejoint cette attitude moralisatrice et autoflagellatrice, dont on a fait preuve pour les émissions de CO2 en limitant notre propre développement au bénéfice des autres.


---------------
"Tout en ne cherchant que son intérêt personnel, il travaille souvent d'une manière bien plus efficace pour l'intérêt de la société, que s'il avait réellement pour but d'y travailler."
n°21845361
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 11-03-2010 à 12:56:19  profilanswer
 

moonboots a écrit :


Je ne crois pas avoir lu ça de la part de Zmed ou de Poila mais vous vous êtes focalisés là-dessus parce que c'est une technique : attribuer à l'autre une affirmation, où contester un point pour ne pas avoir à répondre sur l'ensemble. Même si Zmed et Poila avaient soutenu ce point-là ça ne remet pas en cause le fond du problème, à savoir des intérêts qui s'ajoutent et qui plombent la dette.
 
Quant à la création monétaire on en a déjà parlé, ton discours est du même niveau que l'augmentation des bas salaires qui va entraîner une hausse du chômage et autres balivernes de ce genre. Je ne dis pas qu'on ne peut pas faire n'importe quoi avec la création monétaire, mais tout est question de responsabilité des gouvernements aujourd'hui comme hier, on a fonctionné avec ce système pendant des décennies sans problème, et on voit où on en est avec l'emprunt aujourd'hui.


 
Et si la création monétaire excessive des années 60 avait abouti à la stagflation des années 70 ? je dis ça, j'dis rien...
 
 

n°21845385
poilagratt​er
Posté le 11-03-2010 à 12:58:06  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Et si la création monétaire excessive des années 60 avait abouti à la stagflation des années 70 ? je dis ça, j'dis rien...
 
 


Et si la politique économique des années 70 était inadaptée...


---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°21845389
Camelot2
Posté le 11-03-2010 à 12:58:27  profilanswer
 


 

moonboots a écrit :


Je ne crois pas avoir lu ça de la part de Zmed ou de Poila mais vous vous êtes focalisés là-dessus parce que c'est une technique : attribuer à l'autre une affirmation, où contester un point pour ne pas avoir à répondre sur l'ensemble. Même si Zmed et Poila avaient soutenu ce point-là ça ne remet pas en cause le fond du problème, à savoir des intérêts qui s'ajoutent et qui plombent la dette.
 
Quant à la création monétaire on en a déjà parlé, ton discours est du même niveau que l'augmentation des bas salaires qui va entraîner une hausse du chômage et autres balivernes de ce genre. Je ne dis pas qu'on ne peut pas faire n'importe quoi avec la création monétaire, mais tout est question de responsabilité des gouvernements aujourd'hui comme hier, on a fonctionné avec ce système pendant des décennies sans problème, et on voit où on en est avec l'emprunt aujourd'hui.


 
Lis-tu les différents pavés que zmed nous envoye?
L'affirmation récurrente de poil@ et zmed, depuis des dizaines de pages, est qu'un taux d'intérêt nul amènerait une dette nulle pour l'état français.
 
Pour l'ensemble, le fonds du problème, ce sont les déficits structurels de l'état français. Les intérêts ne sont qu'une conséquence logique de la mise à disposition du capital.
 
Mon principal problème avec la création monétaire est qu'il s'agit de mettre dans les mains d'une seule et même entité le contrôle d'un moyen et le besoin du moyen. Mais, en soi, je ne suis pas formellement opposé à ce que des dépenses d'investissement soient financés par l'Europe avec des taux avantageux.  
 
 

n°21845418
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 11-03-2010 à 13:00:29  profilanswer
 

On est d'accord, la politique des années 70, keynésienne, a été inadaptée.  
 
Mais le ralentissement de 1973 n'est pas tombé du ciel : il y avait des signes précurseurs

n°21845449
luckynick
esclave de chat
Posté le 11-03-2010 à 13:03:37  profilanswer
 

moonboots a écrit :


alors que les libéraux d'hfr nous expliquaient que dans la pratique c'était impossible ? savoureux.........
à part ça, malgré le respect que j'ai pour Attac, je pense que c'est tout à fait inutile...


 
Ca fera toujours des sous en plus pour les états membres. Par contre agree sur le fait que ça ne changera pas fondamentalement le fonctionnement des marchés du moins telle qu'elle est prévue


---------------
In girum imus nocte et consumimur igni (hommage à loosha)
n°21845451
moonboots
Posté le 11-03-2010 à 13:03:42  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :

Mon principal problème avec la création monétaire est qu'il s'agit de mettre dans les mains d'une seule et même entité le contrôle d'un moyen et le besoin du moyen. Mais, en soi, je ne suis pas formellement opposé à ce que des dépenses d'investissement soient financés par l'Europe avec des taux avantageux.


en l'occurrence dans une démocratie l'entité est le peuple

n°21845465
Camelot2
Posté le 11-03-2010 à 13:04:34  profilanswer
 

moonboots a écrit :


en l'occurrence dans une démocratie l'entité est le peuple


 
Non, c'est l'état.
 

n°21845479
moonboots
Posté le 11-03-2010 à 13:05:42  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :


 
Non, c'est l'état.
 


tu veux dire le gouvernement non ?

n°21845510
poilagratt​er
Posté le 11-03-2010 à 13:08:15  profilanswer
 

limonaire a écrit :

On est d'accord, la politique des années 70, keynésienne, a été inadaptée.  
 
Mais le ralentissement de 1973 n'est pas tombé du ciel : il y avait des signes précurseurs


Y a aussi la politique fiscale, la politique salariale, la politique d'échanges extérieurs, l'interventionisme...  qui font partie de la politique économique.  
ça aussi ça fait changer les résultats du tout au tout.
 
Pompidou et Giscard étaient de droite...  (comme Mitterand après 83)

Message cité 1 fois
Message édité par poilagratter le 11-03-2010 à 13:11:12

---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°21845530
Black_Jack
Bo_Jack
Posté le 11-03-2010 à 13:10:27  profilanswer
 

Ah, si seulement il n'y avait pas eu ces intérêts, on serait les rois du pétrole !


---------------
Horse_man
n°21845539
Camelot2
Posté le 11-03-2010 à 13:11:09  profilanswer
 

moonboots a écrit :


tu veux dire le gouvernement non ?


 
Non, je veux dire l'état en tant qu' organisation administrative.
 
 
 

n°21845556
poilagratt​er
Posté le 11-03-2010 à 13:12:46  profilanswer
 

Black_Jack a écrit :

Ah, si seulement il n'y avait pas eu ces intérêts, on serait les rois du pétrole !


C'est un choix politique (pro possédants) que de se financer de manière à payer pleins d'intérêts.


---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°21845557
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 11-03-2010 à 13:12:50  profilanswer
 

poilagratter a écrit :


Y a aussi la politique fiscale, la politique salariale, la politique d'échanges extérieurs...  qui font partie de la politique économique.  
ça aussi ça fait changer les résultats du tout au tout.
 
Pompidou et Giscard étaient de droite...  (comme Mitterand après 83)


 
Pour Giscard, c'est sous son septennat que les dépenses publiques ont le plus augmenté, et où les prélèvements obligatoires ont dépassé les 40%. Il était quand même partisan d'une forte intervention dans l'économie, sinon dans l'idée, du moins dans les faits. Et je ne parle pas des records d'inflation, liés à une création monétaire excessive. Et effectivement ce type de politique (augmentation de la fiscalité, création monétaire) a entraîné ralentissement de la croissance, chômage et inflation. A méditer
 
(Pour Mitterrand, je préfère ne rien relever : c'est pour moi un très grand bonhomme)
 
 

n°21845581
Black_Jack
Bo_Jack
Posté le 11-03-2010 à 13:14:59  profilanswer
 

poilagratter a écrit :


C'est un choix politique (pro possédants) que de se financer de manière à payer pleins d'intérêts.


De toute manière à partir du moment où le pouvoir coercitif est hypertrophié, ce sont les pro-possédants "capitalistes" qui le verrouillent...ergo le peuple reste le cocu dans l'affaire  [:spamafote]


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Horse_man
n°21845590
Betcour
Building better worlds
Posté le 11-03-2010 à 13:16:06  profilanswer
 

moonboots a écrit :


Je ne crois pas avoir lu ça de la part de Zmed ou de Poila mais vous vous êtes focalisés là-dessus parce que c'est une technique : attribuer à l'autre une affirmation, où contester un point pour ne pas avoir à répondre sur l'ensemble.


poilagratter a écrit :

On a démontré que ce sont les gigantesques intérêts que paye l'état qui font le trou.


(le premier que j'ai trouvé, la flemme de remonter a + de 30 pages en arrière)
Bref, on comprend que tu viennes au renfort de zmed et poil@, mais avec des amis pareils les anti-libéraux n'ont pas besoins d'ennemis...

Message cité 2 fois
Message édité par Betcour le 11-03-2010 à 13:18:01

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"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°21845603
Betcour
Building better worlds
Posté le 11-03-2010 à 13:16:56  profilanswer
 

moonboots a écrit :

alors que les libéraux d'hfr nous expliquaient que dans la pratique c'était impossible ? savoureux.........


Savoureux parce que... ? c'est toujours pas fait.


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"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°21845643
moonboots
Posté le 11-03-2010 à 13:20:02  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Pour Giscard, c'est sous son septennat que les dépenses publiques ont le plus augmenté, et où les prélèvements obligatoires ont dépassé les 40%. Il était quand même partisan d'une forte intervention dans l'économie, sinon dans l'idée, du moins dans les faits. Et je ne parle pas des records d'inflation, liés à une création monétaire excessive. Et effectivement ce type de politique (augmentation de la fiscalité, création monétaire) a entraîné ralentissement de la croissance, chômage et inflation. A méditer
 
(Pour Mitterrand, je préfère ne rien relever : c'est pour moi un très grand bonhomme)
 
 


non, Giscard, même s'il a prolongé une politique d'inspiration gaulliste, est un libéral, c'est d'ailleurs lui qui a entériné sous Pompidou, autre libéral, l'emprunt d'état sur les marchés privés

n°21845658
moonboots
Posté le 11-03-2010 à 13:21:29  profilanswer
 

Betcour a écrit :


(le premier que j'ai trouvé, la flemme de remonter a + de 30 pages en arrière)
Bref, on comprend que tu viennes au renfort de zmed et poil@, mais avec des amis pareils les anti-libéraux n'ont pas besoins d'ennemis...


c'est possible mais ce n'est pas le fond du problème qui est l'intérêt ou non de l'emprunt sur les marchés privés

n°21845661
tocmai
Posté le 11-03-2010 à 13:21:53  profilanswer
 

limonaire a écrit :


Emprunter à taux 0 auprès de la BC reviendrait à monétiser la dette : le coût de la dette existerait toujours, mais au lieu de s'exprimer sous forme d'intérêts, il serait juste facturé à d'autres (le petit peuple qui subirait l'impôt d'inflation). L'inflation a en effet toujours une origine monétaire, et n'est jamais la conséquence d'une pénurie générale (offre< demande), qui ne peut exister en économie de marché, puisque tout ce qui est produit donne lieu à des revenus, qui eux-mêmes sont intégralement dépensés, sous forme d'épargne ou de consommation (loi de Say).


Il me semble que cette "loi" de Say a été réfutée par plusieurs économistes, dont Keynes.
 
D'ailleurs je vois mal comment on pourrait ériger en loi absolue un comportement humain, par nature changeant et influençable.

n°21845700
moonboots
Posté le 11-03-2010 à 13:25:49  profilanswer
 

Camelot2 a écrit :

Non, je veux dire l'état en tant qu' organisation administrative.


c'est le gouvernement qui emprunte pour faire fonctionner l'état... enfin bref...

n°21845724
luckynick
esclave de chat
Posté le 11-03-2010 à 13:27:47  profilanswer
 

Betcour a écrit :


 
(le premier que j'ai trouvé, la flemme de remonter a + de 30 pages en arrière)
Bref, on comprend que tu viennes au renfort de zmed et poil@, mais avec des amis pareils les anti-libéraux n'ont pas besoins d'ennemis...


 

Betcour a écrit :


Savoureux parce que... ? c'est toujours pas fait.


 
ne lui répondez pas merci


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In girum imus nocte et consumimur igni (hommage à loosha)
n°21845762
luckynick
esclave de chat
Posté le 11-03-2010 à 13:30:23  profilanswer
 

tocmai a écrit :


Il me semble que cette "loi" de Say a été réfutée par plusieurs économistes, dont Keynes.
 
D'ailleurs je vois mal comment on pourrait ériger en loi absolue un comportement humain, par nature changeant et influençable.


 
agree, elle est formulée à partir d'hypothèses contestables notamment le fait que tout ce qui est produit donnerai lieu à des revenus, qui eux-mêmes seraient intégralement dépensés, sous forme d'épargne ou de consommation


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In girum imus nocte et consumimur igni (hommage à loosha)
n°21845796
moonboots
Posté le 11-03-2010 à 13:32:29  profilanswer
 

luckynick a écrit :


 
ne lui répondez pas merci


 :??:

n°21845821
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 11-03-2010 à 13:34:48  profilanswer
 

moonboots a écrit :


non, Giscard, même s'il a prolongé une politique d'inspiration gaulliste, est un libéral, c'est d'ailleurs lui qui a entériné sous Pompidou, autre libéral, l'emprunt d'état sur les marchés privés


 
Oui, mais c'est plus compliqué. Entre les étiquettes, et la réalité... On pourrait tout aussi bien dire qu'un libéral qui augmente aussi fortement les prélèvements obligatoires, et qui laisse filer l'inflation  à 14%, n'est pas vraiment libéral. Bref, il faut arrêter de penser en noir et blanc.  
 
Quant à 1973 ( ça te travaille hein,  tu penses avoir trouvé THE faille), sache que la croissance des années 60 avait un aspect inflationniste sous-jacent malsain, qui annonçait la fin des Trente Glorieuses, indépendamment du décret de 1973. Et que, après ce décret, la dette publique est restée maîtrisée jusqu'en 1981 : moins de 20% du PIB, des déficits primaires modestes par rapport à ce qu'on connaîtra ensuite. Preuve que ce décret est compatible avec l'équilibre budgétaire et le contrôle de la dette publique. Bref, les "conspirationnistes" devront trouver autre chose.
 
 

mood
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