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Auteur Sujet :

[ECO] Can it run Crises ?

n°21845821
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 11-03-2010 à 13:34:48  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

moonboots a écrit :


non, Giscard, même s'il a prolongé une politique d'inspiration gaulliste, est un libéral, c'est d'ailleurs lui qui a entériné sous Pompidou, autre libéral, l'emprunt d'état sur les marchés privés


 
Oui, mais c'est plus compliqué. Entre les étiquettes, et la réalité... On pourrait tout aussi bien dire qu'un libéral qui augmente aussi fortement les prélèvements obligatoires, et qui laisse filer l'inflation  à 14%, n'est pas vraiment libéral. Bref, il faut arrêter de penser en noir et blanc.  
 
Quant à 1973 ( ça te travaille hein,  tu penses avoir trouvé THE faille), sache que la croissance des années 60 avait un aspect inflationniste sous-jacent malsain, qui annonçait la fin des Trente Glorieuses, indépendamment du décret de 1973. Et que, après ce décret, la dette publique est restée maîtrisée jusqu'en 1981 : moins de 20% du PIB, des déficits primaires modestes par rapport à ce qu'on connaîtra ensuite. Preuve que ce décret est compatible avec l'équilibre budgétaire et le contrôle de la dette publique. Bref, les "conspirationnistes" devront trouver autre chose.
 
 

mood
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Posté le 11-03-2010 à 13:34:48  profilanswer
 

n°21845915
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 11-03-2010 à 13:42:02  profilanswer
 

tocmai a écrit :


Il me semble que cette "loi" de Say a été réfutée par plusieurs économistes, dont Keynes.
 
D'ailleurs je vois mal comment on pourrait ériger en loi absolue un comportement humain, par nature changeant et influençable.


 
Réfuter signifierait "sans appel" : ce qui n'est pas le cas, Keynes aussi a été réfuté, et pas qu'un peu, il faudrait que tu révises tes classiques. Pour beaucoup d'économistes (sauf peut-être en France, mais a-t-on en France des économistes sérieux), Keynes, c'est quand même du flan.
 
La loi de Say en est une car elle dit simplement que ressources=emplois. Ce n'est pas une loi "humaine", c'est une sorte d'identité comptable. L'idée de "fuite" du circuit économique à la Keynes est donc absurde. Toute la production est distribuée en salaires et profit, et tous ces revenus sont épargnés ou consommés, donc dépensés (car l'épargne est une dépense). La demande ne peut donc être sur tous les marchés inférieure à l'offre ; et si elle l'est sur un marché, c'est que sur un autre l'offre est inférieure à la demande. Bref, on peut avoir des déséquilibres locaux, mais pas généraux. L'idée d'une demande globale insuffisante qu'il faudrait relancer est donc absurde. La demande est toujours suffisante.  
 
 

n°21845917
luckynick
esclave de chat
Posté le 11-03-2010 à 13:42:13  profilanswer
 

tien à propos de Giscard je viens de trouver ça http://www.politique.net/annees-giscard/index.htm
 

Citation :

La démission de Jacques Chirac
 
Les rivalités entre Giscard d'Estaing et Chirac n'ont cessé de grandir. Le premier ministre avait peu de marge de manoeuvre, Giscard d'Estaing s'impliquant dans chaque dossier. Le président est partout dans les médias et laisse peu d'espace à son premier ministre. A l'Assemblée Nationale, les divisions entre les gaullistes de l'UDR et les Républicains Indépendants sont de plus en plus fortes dans la mesure où il y avait un décalage entre la politique conservatrice demandée par les gaullistes et la politique plus centriste de Valéry Giscard d'Estaing. Toutes ces divisions aboutissent à la démission de Jacques Chirac le 25 Août 1976.


 
C'est pas trop le sujet du topic mais ça me fait penser à un certain nain  [:klemton]  
 
Giscard n'ayant fait qu'un seul mandat, l'espoir est donc permis


---------------
In girum imus nocte et consumimur igni (hommage à loosha)
n°21845932
moonboots
Posté le 11-03-2010 à 13:43:16  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Oui, mais c'est plus compliqué. Entre les étiquettes, et la réalité... On pourrait tout aussi bien dire qu'un libéral qui augmente aussi fortement les prélèvements obligatoires, et qui laisse filer l'inflation  à 14%, n'est pas vraiment libéral. Bref, il faut arrêter de penser en noir et blanc.  
 
Quant à 1973 ( ça te travaille hein,  tu penses avoir trouvé THE faille), sache que la croissance des années 60 avait un aspect inflationniste sous-jacent malsain, qui annonçait la fin des Trente Glorieuses, indépendamment du décret de 1973. Et que, après ce décret, la dette publique est restée maîtrisée jusqu'en 1981 : moins de 20% du PIB, des déficits primaires modestes par rapport à ce qu'on connaîtra ensuite. Preuve que ce décret est compatible avec l'équilibre budgétaire et le contrôle de la dette publique. Bref, les "conspirationnistes" devront trouver autre chose.
 
 


Giscard est un libéral, ça ne veut pas qu'il a pratiqué une politique 100% libérale, surtout à cette époque où il y avait du chemin à faire
 
pour ce qui est des années 60 l'inflation était tout à fait modérée, et quant à la dette publique normale qu'elle soit restée modérée puisque l'arrivée de Giscard a marqué le début du déficit

n°21845938
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 11-03-2010 à 13:43:36  profilanswer
 

luckynick a écrit :


 
agree, elle est formulée à partir d'hypothèses contestables notamment le fait que tout ce qui est produit donnerai lieu à des revenus, qui eux-mêmes seraient intégralement dépensés, sous forme d'épargne ou de consommation


 
Et pourquoi est-ce contestable ?
 
PIB = salaires + profits, c'est une égalité comptable incontestable
PIB = consommation + épargne, c'est aussi incontestable

n°21845946
luckynick
esclave de chat
Posté le 11-03-2010 à 13:44:11  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Réfuter signifierait "sans appel" : ce qui n'est pas le cas, Keynes aussi a été réfuté, et pas qu'un peu, il faudrait que tu révises tes classiques. Pour beaucoup d'économistes (sauf peut-être en France, mais a-t-on en France des économistes sérieux), Keynes, c'est quand même du flan.
 
La loi de Say en est une car elle dit simplement que ressources=emplois. Ce n'est pas une loi "humaine", c'est une sorte d'identité comptable. L'idée de "fuite" du circuit économique à la Keynes est donc absurde. Toute la production est distribuée en salaires et profit, et tous ces revenus sont épargnés ou consommés, donc dépensés (car l'épargne est une dépense). La demande ne peut donc être sur tous les marchés inférieure à l'offre ; et si elle l'est sur un marché, c'est que sur un autre l'offre est inférieure à la demande. Bref, on peut avoir des déséquilibres locaux, mais pas généraux. L'idée d'une demande globale insuffisante qu'il faudrait relancer est donc absurde. La demande est toujours suffisante.  
 


 
http://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_de_Say
 
On doit pas parler de la même loi alors


---------------
In girum imus nocte et consumimur igni (hommage à loosha)
n°21845952
moonboots
Posté le 11-03-2010 à 13:44:35  profilanswer
 

luckynick a écrit :

La démission de Jacques Chirac


il me semble que cette démission était avant tout stratégique et opportuniste

n°21845975
Profil sup​primé
Posté le 11-03-2010 à 13:45:38  answer
 

Camelot2 a écrit :

 

Lis-tu les différents pavés que zmed nous envoye?
L'affirmation récurrente de poil@ et zmed, depuis des dizaines de pages, est qu'un taux d'intérêt nul amènerait une dette nulle pour l'état français.

Pour l'ensemble, le fonds du problème, ce sont les déficits structurels de l'état français. Les intérêts ne sont qu'une conséquence logique de la mise à disposition du capital.

 

Mon principal problème avec la création monétaire est qu'il s'agit de mettre dans les mains d'une seule et même entité le contrôle d'un moyen et le besoin du moyen. Mais, en soi, je ne suis pas formellement opposé à ce que des dépenses d'investissement soient financés par l'Europe avec des taux avantageux.

 



 

Mensonge sort moi le post ou je dis ça  :o

 

Au contraire c'est limonaire qui s'est focalisé sur ça par rapport aux différents tableaux qui montrent qu'a un instant t donné sans les intérêts la dette aurait été nul, sauf que l'année suivante ou d'avant la dette n'est pas nul. Bref vous essayez de noyer le poisson sur un problème secondaire pour nier la réalité des intérêts de la dette, point !!!

 

http://www.yvesmichel.org/editions/wp-content/uploads/2008/06/detteblog.jpg

 

Ces chiffres viennent de ce livre et si ces chiffres avaient été faux, tronqués, etc, les journaleux économique et les économistes de droite se seraient fait un plaisir de descendre les auteurs pour incompétence notoire, hors on trouve rien ni sur le net ni ailleurs qui remet en cause ce livre et d'autres qui parle de ce problème. Il en va de même des sites qui remettent en cause notre système monétaire, j'ai encore rien trouvé qui critique et mettent en cause ces sites en les nommant et encore moins d'argument

 

Par contre  AJ Holbecq  a publiquement mis cause et interpellé  Valéry Giscard d'Estaing sur son blog concernant la dette de la France.

 
Citation :

   Monsieur le Président

 

   Si j'avais trouvé une adresse courriel directe, j'aurais pu éviter de passer par ce blog. J'espère que votre équipe vous transmettra la question qui suit, et que vous pourrez me répondre direcement.

 

   Le 3 janvier 1973, sous la présidence de Georges Pompidou, alors que vous étiez Ministre de Finances, est entrée en application une réforme importante des statuts de la Banque de France, dans lequel nous trouvons ce très court article 25 ; « le Trésor public ne peut être présentateur de ses propres effets à l’escompte de la Banque de France », autrement dit fut bloqué à ce moment toute possibilité de crédit de la Banque de France au Trésor, et ici se trouve l'origine de la dette des administrations publiques dans notre pays laquelle atteint maintenant plus de 1200 milliards (au seul sens de Maastricht), et nous ponctionne collectivement de plus de 40 milliards d'intérêts par an, payés aux "déjà plus riches".

 

   J'aimerais que vous m'expliquiez, sans langue de bois, quel fut, à l'époque, la justification de ce changement de cap qui nous ligote sous la coupe des banques privées.

 

   Avec ma considération la plus distinguée
http://vge-europe.eu/index.php?pos [...] iple#c3965

 


Reponse de VGE et contre arguments de Holbecq

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 11-03-2010 à 14:33:50
n°21845981
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 11-03-2010 à 13:45:57  profilanswer
 

moonboots a écrit :


Giscard est un libéral, ça ne veut pas qu'il a pratiqué une politique 100% libérale, surtout à cette époque où il y avait du chemin à faire
 
pour ce qui est des années 60 l'inflation était tout à fait modérée, et quant à la dette publique normale qu'elle soit restée modérée puisque l'arrivée de Giscard a marqué le début du déficit


 
Le déficit des années Giscard vient de la relance keynsienne du début de son septennat, et non du décret 1973.  

n°21845999
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 11-03-2010 à 13:47:12  profilanswer
 

luckynick a écrit :


 
http://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_de_Say
 
On doit pas parler de la même loi alors


 
Si, c'est exactement ça, et l'article est à peu près honnête.
 
 

mood
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Posté le 11-03-2010 à 13:47:12  profilanswer
 

n°21846014
luckynick
esclave de chat
Posté le 11-03-2010 à 13:48:19  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Et pourquoi est-ce contestable ?
 
PIB = salaires + profits, c'est une égalité comptable incontestable
PIB = consommation + épargne, c'est aussi incontestable


 
parce que tout ce qui est produit ne peut être acheté que par une demande solvable, si celle-ci est insuffisante cette affirmation ne tiens plus.
 
Edit :  
A l'échelle planétaire elle est recevable cela dit. Mais ça implique une parfaite et libre circulation totale des différents éléments de l'équation (produits, emplois, salaires, profits, épargne) toute catégories confondues, ce qui est loin d'être le cas, ne serais que pour des raisons politiques.

Message cité 1 fois
Message édité par luckynick le 11-03-2010 à 13:52:22

---------------
In girum imus nocte et consumimur igni (hommage à loosha)
n°21846034
moonboots
Posté le 11-03-2010 à 13:50:20  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Le déficit des années Giscard vient de la relance keynsienne du début de son septennat, et non du décret 1973.  


quelle relance keynesienne de Giscard ? le décret de 1973 marque le début d'un endettement sur les marchés privés, donc début des intérêts sur la dette également. Je ne dis pas qu'il n'y a pas eu d'autre causes de déficits par ailleurs, à creuser, en tout cas son fameux emprunt a été une catastrophe

n°21846088
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 11-03-2010 à 13:54:10  profilanswer
 


 
Le fait est que le financement par le marché a contraint à une rigueur monétaire, qui nous a permis de réduire l'inflation à partir de 1984. Inflation dont on est guéri.
 
Pour le reste, je suis un peu mal à l'aise car je partage l'idée que la création monétaire par les banques est malsaine, je l'ai écrit 100 fois ici. Mais pour moi, toute création monétaire est malsaine, même quand l'Etat en est le bénéficiaire. Alors que tu voudrais réserver la création monétaire à l'Etat. Mais on tourne en rond, là. On se répète. Tu me diras :
 
- oui, mais on peut faire en sorte que l'Etat n'en abuse pas par un contrôle démocratique : foutaises !
- oui, mais l'inflation n'est pas un grand danger si elle est contrôlée (en gros moins de 10% par an, je suppose) : pas si sûr.

n°21846106
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 11-03-2010 à 13:56:50  profilanswer
 

luckynick a écrit :


 
parce que tout ce qui est produit ne peut être acheté que par une demande solvable, si celle-ci est insuffisante cette affirmation ne tiens plus.
 
Edit :  
A l'échelle planétaire elle est recevable cela dit. Mais ça implique une parfaite et libre circulation totale des différents éléments de l'équation (produits, emplois, salaires, profits, épargne) toute catégories confondues, ce qui est loin d'être le cas, ne serais que pour des raisons politiques.


 
La demande est toujours solvable, sinon ce n'est pas une demande. "Demande insolvable" est un faux concept, qui empêche de raisonner juste, mais qui est utilisé par tous, journalistes, opinion publique. C'est le problème avec les concepts mal définis : ils se répandent comme une traînée de poudre. Pour comprendre l'absurdité du truc, je pourrais dire que j'ai une demande insolvable de caviar, puisque j'aimerais en acheter mais que je n'en ai pas les moyens.

n°21846113
chrissud
Posté le 11-03-2010 à 13:57:15  profilanswer
 

Cela va être la 3ème fois aujourd'hui que je tente, d'avoir vos avis.
 
L'économie chinoise en surchauffe qui va jusqu'à leur créer des inquiétudes, alors que nos économiesdéficitaires sont nos inquiétudes.
 
Il n'y a pas une possibilité de rééquilibrer nos besoins et nos ressources par une gestion de la balance commerciale

Message cité 2 fois
Message édité par chrissud le 11-03-2010 à 13:58:48
n°21846125
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 11-03-2010 à 13:58:29  profilanswer
 

moonboots a écrit :


quelle relance keynesienne de Giscard ? le décret de 1973 marque le début d'un endettement sur les marchés privés, donc début des intérêts sur la dette également. Je ne dis pas qu'il n'y a pas eu d'autre causes de déficits par ailleurs, à creuser, en tout cas son fameux emprunt a été une catastrophe


 
C'est à la fin de l'article : http://fr.wikipedia.org/wiki/Politique_de_relance
 
C'est quand même un fait très connu. M'enfin...

n°21846145
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 11-03-2010 à 13:59:51  profilanswer
 

chrissud a écrit :

Cela va être la 3ème fois aujourd'hui que je tente, d'avoir vos avis.
 
L'économie chinoise en surchauffe qui va jusqu'à leur créer des inquiétudes, alors que nos économiesdéficitaires sont nos inquiétudes.
 
Il n'y a pas une possibilité de rééquilibrer nos besoins et nos ressources par une gestion de la balance commerciale


 
Non.
 
Question suivante ?  :D  
 
(pas le temps de répondre en fait)

n°21846165
luckynick
esclave de chat
Posté le 11-03-2010 à 14:01:43  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
La demande est toujours solvable, sinon ce n'est pas une demande. "Demande insolvable" est un faux concept, qui empêche de raisonner juste, mais qui est utilisé par tous, journalistes, opinion publique. C'est le problème avec les concepts mal définis : ils se répandent comme une traînée de poudre. Pour comprendre l'absurdité du truc, je pourrais dire que j'ai une demande insolvable de caviar, puisque j'aimerais en acheter mais que je n'en ai pas les moyens.


 
Est ce que tu mesure l'implication de ce propos ?  
 
Ca reviens à dire ceci : " les pauvres ? qu'ils crèvent "
 
On en reviens donc à la question fondamentale : réformer ou conserver le système économique ? dans quel but et selon quelles valeurs ?


---------------
In girum imus nocte et consumimur igni (hommage à loosha)
n°21846211
Camelot2
Posté le 11-03-2010 à 14:04:31  profilanswer
 

moonboots a écrit :


c'est le gouvernement qui emprunte pour faire fonctionner l'état... enfin bref...


 
*soupirs*
 
 
 

n°21846237
ese-aSH
Welcome To Avalon
Posté le 11-03-2010 à 14:06:42  profilanswer
 

Le contenu de ce message a été effacé par son auteur


Message édité par ese-aSH le 11-03-2010 à 14:07:04

---------------
On a tous un avis, le donne pas.
n°21846317
moonboots
Posté le 11-03-2010 à 14:11:54  profilanswer
 


c'est moi qui soupire, tu nous sors le mot "entité" comme s'il s'agissait d'un corps étranger, on peut faire dire n'importe quoi aux mots

n°21846320
Profil sup​primé
Posté le 11-03-2010 à 14:12:15  answer
 

J'aime bien la réponse d'un certain Denis Bouzon à VGE   :D

 
Citation :


   Bonsoir Mr le président,

 

   Je lis avec étonnement la candeur de votre explication de votre décision en 1973, ( année de ma naissance ) .

 

   Quelle légèreté de décision , Mr VGe, vendre sa liberté pour lutter contre l'inflation ... enfin , un peu de sérieux ! Mais, nous ne vous en voulons pas vous étiez le soldat obéissant d'une machine qui vous dépasse.

 

   Les Rotschild ont l'éternité devant eux , pas les politiques et en envoyant Mr Pompidou dans les main de De Gaulle , il étaient au première loge décisionnaires , il suffisait d'attendre que le Lion cesse de rugir.

 

   Mr VGE, n'aurais jamais eu cet idée lui même , si ce n'est avec l'approbation paternelle de Mr Pompidou issue de l'oligarchie financière, passé par les mains des Rotschild, mr Vge peut il l'ignorer ?

 

   Ce n'était la que le pieds dans la porte des vendeurs de servage , le traité de Maastricht leur permettait de s'inviter à table tous les jours à volonté sans payer.

 

   On comprends mieux, le le feu choix de l'oligarchie financière de vous a remercier par la rédaction de l'acte final de servage de l'Europe par le TCE dont vous auriez été le premier président en 2005.

 

   L'oligarchie mondialisée n'est pas mauvaise fille elle sait remercier ses soldats.

 

   Vendre la France et ouvrir les vanne de l'immigration auront été des décision d'un létalité infinie. Les deux étant liés puisque l'appel à l'immigration avait pour but la dilatation de l'endettement avec intérêt ! Une mécanique mortifère est à l'oeuvre .
    L'enfer est pavé » de bon sentiment...

 

   On comprend alors la volonté de transformer une politique imposé par le pouvoir financier :
    immigration + endettement avec intérêt en jeu politique par Mr Mitterant , lui même avait il le choix si ce n'est que celui qu'on lui avait dicter, il pouvait interpréter pas décider.

 

   Donner du temps au temps, et exactement ce qui était nécessaire pour faire monter la dette , et cuire la nation française à feu doux.

 

   Restait a monter le gaz par le traité de Maastricht.

 

   Et les socialistes qui n'aiment pas les riches les engraisse par la dette, cela tourne au précieuse ridicule.

 

   La Bible pourtant nous a toujours prévenu de chasser les usuriers du temple !
    Le temps étant la Nation.

 

   Est il trop tard ? Non , toutes les révolution ont pour but une redistribution rapide des cartes.

 

   Question :
    Y a t'il un lien, entre la conversion des dette d'Europe en € et le lancement du programme guerrier américain ?

 

   Hélas oui ! C'est nous pays européen qui payons le programme d'expansion, et les USA fournissent l'armée. Mondialisation , mondialisation...

 

   C'est la loi du crabe bouilie à feu doux qui est à l'œuvre.

 

   Mr VGE aura été le Wilson francais, lui a vendu l'Amérique pour Noël , comme cadeau,
    Mr VGE aura vendu la France pour la nouvelle année , ces chose la se font toujours par de petits matins clame....

 

   Silence, un peuple meurt , on l'assassine en douceur, avec la patience machiavélique d'une réalité Dantesque.

 

   Nous sommes tous un peu responsable, comme Mr VGE.

 

   Le traité de Maastritcht n'avait qu'un seul but noyer dans un texte illisible la liberté des peuple à battre monnaie pour leur propre intérêt. Les politiques le savent, certains comme Mr Wilson à la fin de leur vie , se confesse de Haute trahison et demande pardon.

 

   Cordialement,
    Denis Bouzon,

Message cité 3 fois
Message édité par Profil supprimé le 11-03-2010 à 14:32:01
n°21846402
Camelot2
Posté le 11-03-2010 à 14:18:20  profilanswer
 

moonboots a écrit :


c'est moi qui soupire, tu nous sors le mot "entité" comme s'il s'agissait d'un corps étranger, on peut faire dire n'importe quoi aux mots


 
Ca résume assez bien mon propos.  :o  
Mais je ne vois pas en quoi l'utilisation du mot "entité" (qui était surtout destiné à parler de manière générale, à savoir l'attribution à une structure quelconque le contrôle et le besoin) implique un corps étranger.  
 
Je vais être plus général et parler d'APU. Comme ça tout le monde est content.
 

n°21846437
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 11-03-2010 à 14:20:28  profilanswer
 

luckynick a écrit :


 
Est ce que tu mesure l'implication de ce propos ?  
 
Ca reviens à dire ceci : " les pauvres ? qu'ils crèvent "
 
On en reviens donc à la question fondamentale : réformer ou conserver le système économique ? dans quel but et selon quelles valeurs ?


 
C'est ce qui rend le débat impossible ici. J'énonce une vérité scientifique, et tu me sors un jugement moral.
 
Mais la loi de Say n'empêche pas d'aider les pauvres : l'Etat peut créer un impôt de 100 milliards pour aider les SDF. Ou emprunter. Il n'empêche : la demande globale sera toujours égale à l'offre globale.  
 
Ce que veut dire la loi de Say, c'est que les crises, les récessions, ne viennent pas d'un manque de demande qu'il faudrait subventionner. C'est inutile. C'est jouer les Chantecler qui tout les matins pense que c'est son cocorico qui faits e lever le soleil.  
 
Quant aux bas salaires, si on veut vraiment les aider, il faut, non pas relancer la demande (qui finira en inflation ou en nouvelle crise), mais essentiellement augmenter la productivité globale de l'économie et la productivité globale des gens ayant des bas salaires. De cette façon on le résout définitivement à long terme : c'est ec qui s'est passé en France, et dans les pays du Sud qui se sont développés. Encore une fois, si on est plus riche qu'en 1900, ce n'est pas parce que l'Etat a sans cesse relancé la demande : soyons un peu sérieux... C'est cautère sur jambe de bois.

n°21846467
moonboots
Posté le 11-03-2010 à 14:22:23  profilanswer
 

personne ne demande à l'état de relancer la demande

n°21846541
luckynick
esclave de chat
Posté le 11-03-2010 à 14:26:42  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
C'est ce qui rend le débat impossible ici. J'énonce une vérité scientifique, et tu me sors un jugement moral.
 
Mais la loi de Say n'empêche pas d'aider les pauvres : l'Etat peut créer un impôt de 100 milliards pour aider les SDF. Ou emprunter. Il n'empêche : la demande globale sera toujours égale à l'offre globale.  
 
Ce que veut dire la loi de Say, c'est que les crises, les récessions, ne viennent pas d'un manque de demande qu'il faudrait subventionner. C'est inutile. C'est jouer les Chantecler qui tout les matins pense que c'est son cocorico qui faits e lever le soleil.  
 
Quant aux bas salaires, si on veut vraiment les aider, il faut, non pas relancer la demande (qui finira en inflation ou en nouvelle crise), mais essentiellement augmenter la productivité globale de l'économie et la productivité globale des gens ayant des bas salaires. De cette façon on le résout définitivement à long terme : c'est ec qui s'est passé en France, et dans les pays du Sud qui se sont développés. Encore une fois, si on est plus riche qu'en 1900, ce n'est pas parce que l'Etat a sans cesse relancé la demande : soyons un peu sérieux... C'est cautère sur jambe de bois.


 
la productivité des Français est l'une des plus élevée au monde (j'ai la flemme d'aller chercher les chiffres mais ils existent) est ce que ça empêche qu'il y ai des bas salaires en France ? non. De plus si on augmente la productivité sans qu'il n'y ai augmentation du chômage, on augmente l'offre de produits (au sens large) disponibles ce qui réduit leur valeur unitaire si la demande n'augmente pas.


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In girum imus nocte et consumimur igni (hommage à loosha)
n°21846564
Profil sup​primé
Posté le 11-03-2010 à 14:27:44  answer
 

limonaire a écrit :


 
C'est ce qui rend le débat impossible ici. J'énonce une vérité scientifique, et tu me sors un jugement moral.
 
Mais la loi de Say n'empêche pas d'aider les pauvres : l'Etat peut créer un impôt de 100 milliards pour aider les SDF. Ou emprunter. Il n'empêche : la demande globale sera toujours égale à l'offre globale.  
 
Ce que veut dire la loi de Say, c'est que les crises, les récessions, ne viennent pas d'un manque de demande qu'il faudrait subventionner. C'est inutile. C'est jouer les Chantecler qui tout les matins pense que c'est son cocorico qui faits e lever le soleil.  
 
Quant aux bas salaires, si on veut vraiment les aider, il faut, non pas relancer la demande (qui finira en inflation ou en nouvelle crise), mais essentiellement augmenter la productivité globale de l'économie et la productivité globale des gens ayant des bas salaires. De cette façon on le résout définitivement à long terme : c'est ec qui s'est passé en France, et dans les pays du Sud qui se sont développés. Encore une fois, si on est plus riche qu'en 1900, ce n'est pas parce que l'Etat a sans cesse relancé la demande : soyons un peu sérieux... C'est cautère sur jambe de bois.


 
Deja quand on ce veut des politiques responsables on se donne les moyens de sa politique, et on se livre pas pieds et poings liés aux banques privées. Le premier travail des politiques c'est d'être au service du plus grand nombre et pas d'être vendu aux plus riches.    :o  

n°21846754
Betcour
Building better worlds
Posté le 11-03-2010 à 14:41:56  profilanswer
 

moonboots a écrit :

personne ne demande à l'état de relancer la demande


Entre les partis de gauche qui réclament "plus de pouvoir d'achat pour relancer l'économie" et l'UMP qui vote des aides à tire-larigot pour relancer le BTP ou les ventes de bagnoles, je crois qu'au contraire c'est une obsession récurrente des politiques français.


---------------
"They will fluctuate" (J.P. Morgan) - "Whenever you find yourself on the side of the majority, it is time to pause and reflect." (Mark Twain)
n°21846800
xilebo
noone
Posté le 11-03-2010 à 14:44:57  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
Solde primaire négatif depuis 35 ans --> dépenses hors intérêts > recettes  


 
 
Dans ce cas, c'est clair, un taux à 0% n'aurait pas empêché la dette, vu que l'état a dépensé plus hors intérêt que ses recettes.
 
Elle aurait été moins importante, mais sans disparaitre.

n°21846931
Profil sup​primé
Posté le 11-03-2010 à 14:55:31  answer
 

limonaire a écrit :

 

Le fait est que le financement par le marché a contraint à une rigueur monétaire, qui nous a permis de réduire l'inflation à partir de 1984. Inflation dont on est guéri.

 

Pour le reste, je suis un peu mal à l'aise car je partage l'idée que la création monétaire par les banques est malsaine, je l'ai écrit 100 fois ici. Mais pour moi, toute création monétaire est malsaine, même quand l'Etat en est le bénéficiaire. Alors que tu voudrais réserver la création monétaire à l'Etat. Mais on tourne en rond, là. On se répète. Tu me diras :

 

- oui, mais on peut faire en sorte que l'Etat n'en abuse pas par un contrôle démocratique : foutaises !
- oui, mais l'inflation n'est pas un grand danger si elle est contrôlée (en gros moins de 10% par an, je suppose) : pas si sûr.

 


Pourquoi veux tu que des politiques soumis au suffrage universel soient moins vertueux que des banquiers privées uniquement soucieux de leurs intérêts personnels   :heink:  :heink:

 

Cela n'a pas de sens, mais jamais tu réponds à cette question.   :pfff:  :pfff:

Message cité 1 fois
Message édité par Profil supprimé le 11-03-2010 à 14:56:45
n°21847123
poilagratt​er
Posté le 11-03-2010 à 15:07:19  profilanswer
 


Voila qui résume les 1860 pages du topic. :jap:


---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°21847145
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 11-03-2010 à 15:08:31  profilanswer
 

luckynick a écrit :


 
la productivité des Français est l'une des plus élevée au monde (j'ai la flemme d'aller chercher les chiffres mais ils existent) est ce que ça empêche qu'il y ai des bas salaires en France ? non. De plus si on augmente la productivité sans qu'il n'y ai augmentation du chômage, on augmente l'offre de produits (au sens large) disponibles ce qui réduit leur valeur unitaire si la demande n'augmente pas.


 
1) On a viré les moins productifs : d'où 3 à 5 millions de chômeurs ou de sous-emploi. Pas étonnant qu'en ayant gardé les plus productifs, notre productivité apparente soit la plus forte.
 
2) Cela dit, notre productivité progresse encore, si bien que les salaires augmentent de 2% par an grosso modo depuis 1990, comme d'ailleurs les profits (au sens de l'EBE). 2% par an, c'est peu mais c'est quand même un doublement en 35 ans, ce qui n'est pas rien. Doublement dont profitent aussi les bas salaires. Mais on ne le voit pas, en partie parce que les salaires nets ont stagné. Mais si les gens comprenaient que leur vrai salaire, leur vraie valeur, c'est le salaire brut augmenté des cotisations patronales, ça changerait tout : car ce salaire représente 1,8 fois le salaire net et  progresse régulièrement, alors que le net stagne. Donc, les bas salaires en France (qui choquent légitimement) s'expliquent en partie par la hausse des charges sociales.  
 
3) La politique économique décourage l'accumulation du capital, donc les gains de productivité. Et voilà pourquoi notre croissance depuis 20 ans est limitée à 2% quand elle dépasse largement les 3% aux Etats-unis sur la même période. Ils doublent eux tous les 25 ans. D'où des salaires bruts qui n'augmentent que de 2% : alors, une fois retiré les cotisations sociales, il ne reste plus grand chose.
 
4) Enfin, la politique du salaire minimum écrase la hiérarchie des salaires : pour donner plus que ce que le marché donnerait spontanément à ceux dont la productivité est la plus faible, les entreprises donnent moins aux autres. C'est un choix légitime, mais qui n'est pas sans conséquence.  

n°21847196
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 11-03-2010 à 15:12:38  profilanswer
 


 
En même temps, ces déficits publics ne servent pas à payer le yacht de Bolloré : il s'agit de financer l'hôpital, l'école ou diverses allocations. Bref, des politiques, souvent sociales, qui profitent au plus grand nombre.  

n°21847202
patx3
Posté le 11-03-2010 à 15:13:00  profilanswer
 

limonaire a écrit :

La taxe Tobin sur les transactions financières est peut-être en route : les eurodéputés en votent le principe (  http://mcsinfo.u-strasbg.fr/articl [...] 74&cPath=2  )
 
C'est intéressant à deux points de vue :
- c'est un serpent de mer, repris par de nombreux altermondialistes, mais dont on voit que la crise l'a rendu encore plus populaire. Est-ce pourtant vraiment la solution au problème ? voire...
- c'est la première fois que le Parlement vote un impôt (enfin pas tout à fait encore) à l'échelle de l'Union : on est en route vers un fédéralisme européen, pour le meilleur et pour le pire.


 
Même si on se dit que 0.1% de taxe, ce n'est rien, c'est quand même un prélèvement sur le capital, donc un ISF supplémentaire déguisé.
 
C'est de plus contraire au principe d'accroitre la vitesse de circulation de la monnaie pour favoriser la croissance.
 
Quoi qu'il en soit, il ya aura un léger effet inflationniste pour les transactions liés aux produits et services, celà peut avoir des impacts sur les mouvements de capitaux courts sur les changes, ce qui devrait accroitre la part de transactions sur l'Euro hors zone euro rendant plus difficile la maitrise de la monnaie, donc faut s'attendre à des effets secondaires.  :heink:

n°21847208
xilebo
noone
Posté le 11-03-2010 à 15:13:28  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
1) On a viré les moins productifs : d'où 3 à 5 millions de chômeurs ou de sous-emploi. Pas étonnant qu'en ayant gardé les plus productifs, notre productivité apparente soit la plus forte.
 
2) Cela dit, notre productivité progresse encore, si bien que les salaires augmentent de 2% par an grosso modo depuis 1990, comme d'ailleurs les profits (au sens de l'EBE). 2% par an, c'est peu mais c'est quand même un doublement en 35 ans, ce qui n'est pas rien. Doublement dont profitent aussi les bas salaires. Mais on ne le voit pas, en partie parce que les salaires nets ont stagné. Mais si les gens comprenaient que leur vrai salaire, leur vraie valeur, c'est le salaire brut augmenté des cotisations patronales, ça changerait tout : car ce salaire représente 1,8 fois le salaire net et  progresse régulièrement, alors que le net stagne. Donc, les bas salaires en France (qui choquent légitimement) s'expliquent en partie par la hausse des charges sociales.  
 
3) La politique économique décourage l'accumulation du capital, donc les gains de productivité. Et voilà pourquoi notre croissance depuis 20 ans est limitée à 2% quand elle dépasse largement les 3% aux Etats-unis sur la même période. Ils doublent eux tous les 25 ans. D'où des salaires bruts qui n'augmentent que de 2% : alors, une fois retiré les cotisations sociales, il ne reste plus grand chose.
 
4) Enfin, la politique du salaire minimum écrase la hiérarchie des salaires : pour donner plus que ce que le marché donnerait spontanément à ceux dont la productivité est la plus faible, les entreprises donnent moins aux autres. C'est un choix légitime, mais qui n'est pas sans conséquence.  


 
2) Les salaires augmentent de 2% par an, mais les produits de base d'autant. Donc le pouvoir d'achat stagne (surtout que ça monte plus vite que les salaires en ce moment).  

n°21847217
zad38
Posté le 11-03-2010 à 15:13:53  profilanswer
 

limonaire a écrit :

1) On a viré les moins productifs : d'où 3 à 5 millions de chômeurs ou de sous-emploi. Pas étonnant qu'en ayant gardé les plus productifs, notre productivité apparente soit la plus forte.
 
2) Cela dit, notre productivité progresse encore, si bien que les salaires augmentent de 2% par an grosso modo depuis 1990, comme d'ailleurs les profits (au sens de l'EBE). 2% par an, c'est peu mais c'est quand même un doublement en 35 ans, ce qui n'est pas rien. Doublement dont profitent aussi les bas salaires. Mais on ne le voit pas, en partie parce que les salaires nets ont stagné. Mais si les gens comprenaient que leur vrai salaire, leur vraie valeur, c'est le salaire brut augmenté des cotisations patronales, ça changerait tout : car ce salaire représente 1,8 fois le salaire net et  progresse régulièrement, alors que le net stagne. Donc, les bas salaires en France (qui choquent légitimement) s'expliquent en partie par la hausse des charges sociales.  
 
3) La politique économique décourage l'accumulation du capital, donc les gains de productivité. Et voilà pourquoi notre croissance depuis 20 ans est limitée à 2% quand elle dépasse largement les 3% aux Etats-unis sur la même période. Ils doublent eux tous les 25 ans. D'où des salaires bruts qui n'augmentent que de 2% : alors, une fois retiré les cotisations sociales, il ne reste plus grand chose.
 
4) Enfin, la politique du salaire minimum écrase la hiérarchie des salaires : pour donner plus que ce que le marché donnerait spontanément à ceux dont la productivité est la plus faible, les entreprises donnent moins aux autres. C'est un choix légitime, mais qui n'est pas sans conséquence.


Je ne comprends pas très bien ce donc  [:aelenia]

n°21847275
chrissud
Posté le 11-03-2010 à 15:19:16  profilanswer
 

limonaire a écrit :


 
1) On a viré les moins productifs : d'où 3 à 5 millions de chômeurs ou de sous-emploi. Pas étonnant qu'en ayant gardé les plus productifs, notre productivité apparente soit la plus forte.
 
2) Cela dit, notre productivité progresse encore,...  
 
3) ..
 
4) Enfin, la politique du salaire minimum écrase la hiérarchie des salaires : pour donner plus que ce que le marché donnerait spontanément à ceux dont la productivité est la plus faible, les entreprises donnent moins aux autres. C'est un choix légitime, mais qui n'est pas sans conséquence.


 
 
+1
de façon général je suis assez convaincu par les démonstrations de limonaire.
 
Il faut prendre en considération le PIB par habitant et non le nombre d'heure par personnes occupés.
 
Car si on fait travailler plus vite 80 ou 85 % de la population active donc 40 ou 42 % de la population totale
on obtiendrait un taux individuel plus important, alors que sur l'ensemble on a rien amélioré.
 
http://epp.eurostat.ec.europa.eu/c [...] -05-FR.PDF

Message cité 1 fois
Message édité par chrissud le 11-03-2010 à 15:21:22
n°21847302
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 11-03-2010 à 15:21:33  profilanswer
 


 
Ce que tu dis est absurde : tu es le premier à critiquer  l'Etat actuel qui devrait faire ci, devrait faire ça, (autrement dit, l'Etat fait mal son boulot, ou est prisonnier des lobbies ou que sais-je) et tu en appelles ensuite à l'Etat qui forcément prendrait en compte l'intérêt général. De 2 choses l'une :
- soit tes propositions ne coïncident pas avec l'intérêt général
- soit l'Etat n'est pas vertueux.
 
 Et il ne l'est pas car ce n'est pas une entité désincarnée. Il y a des hommes derrière, avec leur propre logique, leurs ambitions, comme partout et c'est légitime. Et ces hommes, quand ils prennent une décision, la prennent aussi en fonction de leurs intérêts privés, et c'est normal (leur carrière, leur revenu, leur réélection...). En outre, il existe un marché politique, qui favorise la constitution de lobbies, et de clientèles, d'où des décisions ciblées qui ne profitent qu'à des minorités, et non à l'intérêt général. Mais comme on faut tous parte d'au moins une minorité (retraité, agriculteur, fonctionnaire, jeune,...) on bénéficie tous un peu de la manne publique, ce qui fait qu'on ne râle pas. Mais l'intérêt général s'y retrouve-t-il ? Frêche disait récemment : "les électeurs sont des cons. Si je construis des digues sur le Rhône, ça sert l'intérêt général, mais ça ne me rapporte aucune voix. Si je distribue des boites de chocolat à Noël, les petits vieux votent pour moi. Alors je distribue des boites de chocolat à Noël."
 
Bref, l'Etat n'est pas vertueux, et c'est inévitable : cf école du "Public choice", école de Virginie, Buchanan, Tullock : je te laisse chercher sur le net. Le marché doit peut-être être régulé, mais l'Etat aussi.

n°21847353
poilagratt​er
Posté le 11-03-2010 à 15:26:27  profilanswer
 

limonaire a écrit :

Quant aux bas salaires, si on veut vraiment les aider, il faut, non pas relancer la demande (qui finira en inflation ou en nouvelle crise),  
mais essentiellement augmenter la productivité globale de l'économie et la productivité globale des gens ayant des bas salaires.  
De cette façon on le résout définitivement à long terme : c'est ec qui s'est passé en France, et dans les pays du Sud qui se sont développés.  
Encore une fois, si on est plus riche qu'en 1900, ce n'est pas parce que l'Etat a sans cesse relancé la demande : soyons un peu sérieux... C'est cautère sur jambe de bois.


Ce que tu proposes est une impasse:
 
Il faudrait augmenter la productivité. Si les pays concurrents ne le faisait pas aussi, on gagnerait des parts de marché a leur détriment, et on exporterait notre chômage. C'est un point de vue.
 
Mais tout le monde augmente la productivité. Ce qui fait baisser les prix des produits manufacturés.  
Mais pas des matières premières, ni de l'énergie, ni de tout ce qui existe en quantité limitée (foncier...)
 
Le pouvoir d'achat des travailleurs n'augmente pas, compétitivité oblige.
Le pouvoir d'achat des possédants, lui augmente, puisque les prix baisse, et le prix de ce qu'ils possèdent augmente car toujours plus rare.
 
Et donc la fracture entre possédants et ceux qui n'ont que leurs bras pour vivre ira en s'accentuant perpétuellement, puisque la productivité devra toujours augmenter selon vos théories.
 
Par ailleurs le pouvoir d'achat du plus grand nombre n'augmentant pas, il faudra limiter la production à la demande (solvable).
Et comme la productivité augmente, il faudra supprimer des emplois...
 
Bref, ce système n'est plus viable.
ça fait 30ans qu'on le constate, mais votre seule proposition est de continuer dans cette impasse.
 
Jusqu'à quand ??? :o  
 

Message cité 1 fois
Message édité par poilagratter le 11-03-2010 à 15:36:18

---------------
Finalité du système économique: Produire sans l'homme (car il coûte toujours trop cher) des choses qu'il ne pourra utiliser (faute de revenus). Comme c'est idiot,  le système s'effondre.
n°21847357
limonaire
Savoir renoncer avec grâce
Posté le 11-03-2010 à 15:26:44  profilanswer
 

 

C'est un tract d'extrême-droite  ? immigration, mondialisation, les banquiers juifs, "le jeu politique de Mitterrand", "vendre la France", avec un petit fond complotiste tiré du film qui circule sur le net "Zeitgeist", tout y passe

Message cité 1 fois
Message édité par limonaire le 11-03-2010 à 15:27:26
n°21847376
Profil sup​primé
Posté le 11-03-2010 à 15:28:42  answer
 

C'est d'un lumineux  :ouch:  :ouch:  :ouch:  :ouch:  
 
Dommage que je ne puisse tout poster, cela ferait un trop gros pavé.  
 

Citation :

Bjr,
 
Le 7 février 2009, j’ouvrais sur ce site un forum intitulé
LE SILENCE DES LOUPS (File interdite au moins de 16 dents)
 
Je suis parti d’un constat : les politiques et les journalistes, pourtant friands de sujets polémiques, n’évoquent jamais certains thèmes se rapportant à l’emprise du monde financier sur la gouvernance de la planète.
 
Les Etats, les entreprises et les particuliers sont soumis, de manière direct et indirect, à une forme d’impôt scélérat et se voient contraints de verser une sorte de dîme permanente au monde de la finance.
Le caractère « systémique » et pyramidal de l’endettement des Nations permet à un cénacle de « banksters » de s’emparer progressivement d’une part toujours plus grande des richesses produites.
Tels des parasites aliénant leurs proies.
 
Et même lorsqu’éclate la crise des subprimes et que les dérives extrêmes de l’oligarchie financière apparaissent au grand jour, aucun media de masse, aucun leader politique ne se départit de l’habituel brouhaha contestataire ambiant pour rompre l’omerta.
Silence radio et chape de plomb !
 
Démocratie ? Liberté d’expression ?
 
Ce constat et ces interrogations en ont amené d’autres et c’est un regard nouveau que je porte à présent sur la gouvernance de la France, de l’Europe et du monde.
 
Cette file s’ouvre sur une compilation légèrement adaptée de mes posts –une vingtaine- qui constituait le fil directeur de ma réflexion.
Ceci permet d’offrir l’unité de ton, la progression de la réflexion et la globalité de vision, qu’un nouveau lecteur aurait aujourd’hui du mal à discerner parmi les 130 messages (merci à tous les contributeurs) de la file d'origine.
 
Allons-y :
 
 
   Dans le tourbillon de la crise, je vous propose de partager une valse à 3 temps sur un air de musique intitulé « Danse avec les loups ».
 
    En préambule, je souhaite rappeler à chacun que la vérité de l'un n'est pas la vérité de l'autre
    et que la seule façon d'approcher un peu la vérité vraie consiste à évacuer toutes les constructions intellectuelles complexes, toutes les théories élaborées sur la base de postulat et toutes les approches idéologiques forcément subjectives.
 
    Revenir à la base, revenir au fondement, revenir au
    "Tellement simple et évident que pas contestable"
    et là on touchera peut-être du bout du doigt...la VERITE.
 
    Appliquons ce principe à la compréhension d'une économie mondiale en crise
    et lançons-nous dans une valse à 3 temps :
 
    Au départ, mon pouvoir d’achat concret est ce qu’il est.
 
    Temps 1 : j’effectue un achat important et souscris à cette fin un crédit, pour consommer immédiatement avec de l’argent qui ne m’appartient pas et que je devrai rembourser ensuite
    = je contribue à la vigueur immédiate de l’économie
 
    Temps 2 : des traites sont prélevées sur ma paie pour rembourser mon emprunt
    = mon pouvoir d’achat net disponible est à présent inférieur à ce qu’il était
    = ma capacité de contribution à la vigueur immédiate de l’économie est affaiblie
 
    Temps 3 : si je souhaite retrouver mon pouvoir d’achat de départ, j’emprunte encore, et je pourrai ainsi continuer à consommer immédiatement et continuer à contribuer à la vigueur de l’économie...mais la charge de la dette plane sur ma tête.
    = le cercle vicieux est installé
 
    Mon pouvoir d’achat est à présent virtuel, basé sur ma capacité future à faire face à mes échéances de remboursement

    LE SILENCE DES LOUPS / LA VERITE NON DITE

 
    Les banquiers prélèvent une dîme sur mon pouvoir d’achat sous la forme d’intérêts d’emprunts.
 
    Quand j’injecte 1 dans l’économie, la diminution de mon pouvoir d’achat est supérieure à 1
    = paiement de la marchandise (va dans l’économie) + coût du crédit (va dans le coffre du banquier)
    L’argent pompé par les banquiers diminue d’autant plus ma capacité à consommer et à contribuer à la vigueur de l’économie.
 
    Les banquiers peuvent donc s’apparenter à des parasites improductifs et nuisibles qui s'engraissent sur le dos de l'économie réelle : ils amputent à leur profit mon pouvoir d’achat et me rendent captif de leur « service ».
 
    Pourquoi cet assourdissant silence sur cette simple réalité ?
 
    Pourquoi, s’agissant du rôle des banques dans l’économie, seul le Temps 1 est-il évoqué ?
    Pourquoi les Temps 2 et 3 du mécanisme sont-ils masqués derrière des empilements de démonstrations complexes et contradictoires qui noient le poisson ?
 
    Je ne suis pas en train de dire qu'une économie développée n'est pas complexe.
    Je ne suis pas en train de dire que les analyses et les arguments soutenus par les uns ou les autres n'ont aucune valeur.
 
    Je constate simplement qu'un amalgame est fait entre tout et son contraire, ce qui fait qu'à l'arrivée, personne n'a clairement tort et personne n'a clairement raison
    et que cette situation profite aux loups.
 
    Je constate simplement qu'à force de voir pointer par ici des boucs émissaires et de voir dénoncer par là le pointage de boucs émissaires, on se dirige à grands pas vers une "amnistie" générale, préambule à l'amnésie générale qui suivra...
    et que cette situation profite aux loups.
 
    Je constate simplement qu’en agitant perpétuellement des Etats-Unis contre des états désunis, des états munis contre des états démunis, des juifs contre des arabes, des Gauches contres des Droites, des heures supplémentaires contre des temps partiels, ...on crée des diversions
    et que cette situation profite aux loups.
 
    Je constate simplement qu’en monopolisant perpétuellement l’attention des gens sur des problématiques complexes, on les détourne de faits et de raisonnements simples
    et que cette situation profite aux loups.
 
    Face à la religion de l’argent, où sont les défenseurs de la laïcité économique ?
 
    Pourquoi cet aspect, que je viens de décrire, de la réalité économique n'est-il jamais évoqué dans l'étendue de ce qu'il implique ?
 
    Pourquoi cette chape de plomb médiatique ?
    Pourquoi la base imposée du modèle économique actuel, à savoir le recours au service des banquiers, à l’endettement à outrance comme levier de croissance, fait-elle figure de postulat intouchable ?
 
    Quid des journalistes ?
    Quid des politiques ?

 
    Pourquoi ne font-ils rien d'autres que de brasser de l'air et déplacer de la poussière à la périphérie de la tanière ?
 
 
 
    Les objections de ceux qui portent un regard bienveillant sur l’activité des banquiers peuvent être multiples.
    = Répondre à toutes nous amènerait à entrer dans des débats contradictoires sans fins.
    Et je ne dispose pour cela ni d’assez de temps, ni d’assez de compétences techniques.
 
    Ex de débat : les bienfaits vantés de l’endettement lorsqu’il est destiné à l’investissement.
    Oui, mais.
    = si j'emprunte pour créer mon entreprise (dépenses d'investissement), quid de mon concurrent à qui je vais piquer des parts de marché ? (l’activité que je vais générer sera-t’elle supérieure à la perte d’activité que vont subir mon (mes) concurrent(s) ?)
 
 
    Et si mon concurrent réagit en engageant des dépenses marketing (éventuellement en s'endettant), quid de mes marges quand je devrais, pour le contrer, me lancer à mon tour dans des dépenses marketing, non productives et donc alourdissant le coût de ce que je produis ?
    Quid du pouvoir d'achat de mes salariés, que je ne vais pas pouvoir augmenter parce que j’ai dû repousser mon point mort et renégocier mon échéancier de remboursement du fait de l’insuffisance des mes marges ?
    Penser a priori qu'une dépense d'investissement produit automatiquement de la richesse, c'est être déjà dans l'approche idéologique et passer à côté du débat.
 
    Ma réflexion-critique porte sur le fait que le coeur du système, son système cardio-vasculaire, soit l’endettement.
 
    Etat-entreprise-consommateur...et spéculateur via les effets de levier.
    Il est impossible à quiconque d’y échapper.
    Si, en tant que consommateur, je n’ai pas recours au crédit, de toute façon, en tant que contribuable je verse ma dîme aux prêteurs (via les impôts locaux, l’impôt sur le revenu, etc...dont une bonne partie sert à rembourser des emprunts publics)
 
    L’endettement des Etats a pris des proportions faramineuses en % du PIB et on continue à nous vanter les bienfaits du TEMPS 1 de ma valse du loup.
 
On peut discuter interminablement de tout :
Du chiffre exact de l’endettement de l’Etat
De la différence entre dépenses de consommation et dépenses dites d’investissement
De la politique des taux de la FED ou de la BCE
Des politiques de dévaluation monétaire
...interminablement...de tout...
Pendant ce temps-là, le banquier touche sa dîme.
Il ponctionne des sommes que, de fait, les particuliers, les entreprises ou les Etats ne pourront pas mettre ni dans la consommation, ni dans l’investissement

= c’est le TEMPS 2 de ma valse du loup.  


La suite ici


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