TR de circonstance avec un vol au départ de SIN et en A380
Je ne fais que le TR du trajet retour, l'aller s'était bien passé et il n'y a pas de commentaires particuliers à faire.
Vol Retour : SIN - LHR - BRU
Compagnie : Qantas & British Airways
Numéro de vol : QF9 & BA 392 (qui deviendra BA 394)
Appareil : A380 & A319
Date : Janvier 2012
Départ : SIN - 23.15
Arrivée : LHR - 5.25
Départ : LHR - 8.45
Arrivée : BRU - 11.05
Classe de transport : Eco
Siège : 88H & 12D
J'avais cherché sur internet mais n'ayant pas trouvé de tarifs vraiment intéressants; j'ai été du côté des agences de voyage physiques et en ai trouvé une spécialisée vers l'Asie du sud-est. Le prix était moins cher que sur le net, la durée de correspondance était parfaite et l'A380 offrait un plus indéniable.
J’arrive à l’aéroport vers 20h30 pour un départ prévu à 23h15. J’avais regardé le statut du vol sur le site de Qantas le matin mais pas avant de sortir, mal m’en pris ; le vol était retardé.
En entrant dans le terminal 1, je ne trouvais pas de vol partant à 23h15. En cherchant avec le numéro de vol, je vois que le départ est refixé à 1h du matin. Ils sont forts à SIN, à la place d’avoir sur les écrans les vols indiqués à l’heure théorique et en commentaire l’heure prévue ‘QF9 11.15PM - delayed 1AM, les vols sont simplement ‘QF9 retimed 1AM’ ; ce qui ne laisse pas deviner l’amplitude du retard au premier regard et ferait presque passer Changi pour un aéroport au taux de ponctualité record.
Voyant mon étonnement face aux écrans, deux personnes du staff viennent me voir pour me demander ce qui ne va pas. Je leur demande la raison de ce retard ; pas de véritable réponse à part que l’avion est parti en retard de Melbourne et que les vols Qantas les jours précédents ont également enregistré de gros retard sur SIN, allant parfois jusque 12h ! Ils me disent que le vol partira plutôt vers 1h30 et m’invitent à enregistrer ma valise au comptoir.
Une personne se trouve devant moi, visiblement l’hôtesse au sol a du mal à enregistrer son bagage et à lui remettre une carte d’embarquement. Vient ensuite mon tour, je suis fort surpris par son accueil : pas de bonjour pas de sourire, juste un très sec « where are you going to ? ». Je lui réponds Londres, en référence à la destination du vol au départ de SIN, elle me répond sèchement « it is Brussels ». Bon…
Je dépose ma valise sur la balance afin que l’hôtesse puisse attacher le label. Elle ne semblait pas du tout attentionnée et appose un ticket autour de la poignée mais là je la stoppe immédiatement : le label emmenait la valise à Adelaïde !!!
Et là elle se rend compte de sa bêtise, le label en question était destiné à la personne qui était devant moi dans la file ; ce qui voulait donc dire que le sac de ce dernier a été enregistré vers une mauvaise destination… L’hôtesse commence à paniquer mais le sac est déjà sorti de la zone des comptoirs.
Elle se réoccupe de moi et enregistre correctement ma valise vers BRU, me donne les 2 cartes d’embarquements ainsi qu’un coupon de $20 (12€) pour de la nourriture en zone de transit en raison du retard. Je me rends vers la police aux frontières en espérant qu’ils ont trouvé une solution pour le sac de l’autre personne…
Le passage de la PAF se fait très rapidement et sans problème. La zone de transit est relativement calme. Nombreux duty free et magasins, moquette sur le sol, de nombreux sièges, poufs ou fauteuils sont disponibles. Je vais au comptoir d’information pour obtenir un accès wifi gratuit ; j’insère le code sur mon pc mais je n’arrive pas à me connecter, je n’insiste pas plus, plein d’ordinateurs avec accès internet sont étalés dans la zone et je n’avais pas nécessairement envie de passer du temps sur le net. Vers 23h je vais dans l’un des Free Rest Areas du terminal, l’endroit idéal pour faire une sieste.
Les sièges sont bien confortables et j’ai une vue sur une partie de la piste. J’y dors pendant 1 heure avant d’utiliser mon coupon au stand Délifrance où les $20 auraient été suffisants pour 2 personnes.
Vers 00.45, direction la porte d’embarquement qui se trouve tout au bout d’une des jetées. Une fois dans la salle d’embarquement, l’attente se fait sentir avant que l’appel ait lieu. D’abord les firsts et business, premium economy, ensuite les membres des programmes de fidélité et enfin les écos par groupe de rangées, du fond vers l’avant. Et là je découvre que je suis assis à la toute dernière rangée (88).
Pas d’hésitation, direction le fond de l’avion. Le choix de faire monter les membres des programmes de fidélité en priorité n’est pas idéal, ils bloquent parfois le chemin dans les couloirs ou rangées. Je suis assis côté couloir et personne n’est sur le siège mitoyen. Sur l’interface de réservation, le seul choix gratuit disponible est soit d’être assis côté hublot soit couloir, j’ai choisi ce dernier car le vol dure 14h et puis sur un red eye, l’intérêt du hublot est plus que limité. Au contraire pendant le vol j’ai vu quelques personnes faire les funambules sur les accoudoirs pour passer au-dessus d’une personne endormie.
Le taux de remplissage en éco devait tourner autour de 90%, que quelques sièges de vides ça et là. Je ne souffre aucunement d’étroitesse aussi bien en largeur qu’en profondeur, les sièges sont bien confortables et les repose-pieds sont des filets qui maintiennent bien les jambes. Un mini kit de voyage est fourni : une petite brosse à dent et dentifrice ainsi qu’un masque. Le fait d’être tout au fond ne pose pas de désagrément particulier à part les gros ‘flusssshhhh’ des chasses d’eau des toilettes juste derrière.
Une fois tout le monde à bord, l’avion reste encore 20 bonnes minutes à l’arrêt. On quitte finalement la porte à 2h soit un retard de presque 3h. Sachant qu’à la base, j’avais 3h30 à LHR entre mon arrivée de SIN et mon départ vers BRU ; le retard, combiné à ma position au fond de l’avion et au changement de terminal requis à Heathrow ne laissait planer aucun doute, j’allais manquer ma correspondance.
Décollage vers 2h15 avec visionnage par caméra de queue. Une fois la manœuvre de décollage terminé, je me fais ma playlist sur l’IFE, enfile mon masque et m’endort immédiatement. Même si un repas est distribué juste après le décollage, j’avais sommeil et venais de manger. Je me réveille à la moitié du vol et découvre un petit sachet avec des snacks (sucré, salé et eau) sur ma tablette. Juste derrière moi se trouvait le self-service avec de nombreux snacks à disposition. Mais c’est là qu’on se rappelle que les Australiens sont d’héritage britannique et partagent leurs goûts de chiottes avec leurs cousins roastbeefs.
Hormis les fruits et boissons, aucun encas n’avait l’air appétissant.
Les FA passaient de temps en temps pour servir de l’eau ou du jus de pomme.
Pour l’IFE, l’écran tactile est large et très réactif mais on peut utiliser la télécommande (cachée dans l’accoudoir) si on le souhaite. Grand choix de films, documentaires, séries, musiques (bien que je trouve ce dernier pas très actualisé). Va pour The King Speech mais après 20min, le rythme lent et mon état de zombie font que j’arrête de le regarder pour choisir à la place le Roi Lion.
J’enchaine les films/séries jusqu’au petit déjeuner 2h avant l’atterrissage. J’ai droit à des œufs brouillés avec une tranche de tomate et des croquettes au je ne sais quoi ; c’était infect !
Mais j’ai quand même terminé le plat car j’avais faim, heureusement que j’ai sauté le premier repas.
On arrive finalement à Londres à 8h15 local pour un départ hypothétique vers Bruxelles à 8h45.
Arrivé au terminal 3, je me dis que la plupart des passagers du vol s’arrêtent à Londres. Loupé, presque la moitié a une correspondance avec British Airways
; ce qui implique donc un transfert vers le terminal 5. Et là j’ai bien senti que j’étais au fond de l’A380, la file pour le bus vers le T5 continuait jusque l’escalier et 2 bus sont passés avant que je puisse monter.
Une fois au T5 après un trajet de 10min, de nombreuses hôtesses British Airways avec une pancarte indiquant les correspondances encore jouables patientent à la sortie du bus. Comme attendu, pas de Bruxelles. On m’aiguille donc vers le service au sol BA où, effet dernière rangée dans l’A380 oblige, je me retrouve encore avec une longue file devant moi. Pendant que j’attendais mon tour, une hôtesse BA appelait nominativement certains passagers dans la file pour leur faire prendre leur correspondance de justesse en sautant les contrôles. Avantage des majors européens, ces compagnies proposent de nombreuses fréquences entre les principales villes européennes et leur hub, BA a 6 liaisons/jour entre LHR et BRU, je suis donc rebooké sur un vol deux plus tard à 10h45.
Au moment d’accéder à la zone de transit, on me demande de mettre mon bagage cabine en soute, j’avoue il était légèrement hors gabarit. Me voilà donc dans l’un des aérogares les plus modernes d’Europe…bah ça n’arrive pas à la cheville de Changi
; l’atmosphère est très froide, moins d’espace, simples sièges pour patienter, le wifi est à £1 le quart d’heure ! Mais le plus agaçant est l’annonce intempestive des vols, on a systématiquement droit à des British Airways, American Airlines, Qantas, Cathay Pacific flight to Lagos – boarding gate A5 - final call
. Bon on a compris qu’ils font partie de Oneworld et qu’ils font du codeshare mais bordel, on est au T5, on sait que ce sera un avion British Airways…
30 min avant le départ, je me rends à la porte d’embarquement où un membre du staff de Heathrow m’interroge pour un sondage. L’embarquement a lieu 5 minutes plus tard.
Dans la passerelle, des journaux anglophones sont offerts. Va pour le Financial Times.
L’avion est rempli à 60% ; je ne sais pas si c’est comme ça dans les autres compagnies, mais chez BA, vu le faible remplissage, seuls les sièges côté couloir et hublot sont occupés laissant le siège du milieu vide. Petit + donc point de vue confort.
Les sièges sont basiques, en cuir bleu foncé. On quitte la porte et décolle à l’heure. Les écrans de plafond montrent quelques indicateurs externes ainsi que le temps de vol restant. Le trajet durant seulement 50 minutes, un petit encas est servi avec une boisson. Boisson chaude = snack sucré, boisson froide = snack salé. Arrivée à l’heure à Bruxelles.
Pas grand-chose à dire, petite marche de 2 min avant d’arriver à l’immigration où la file est vite réglée. L’attente des bagages a été de l’ordre de 10 minutes
Le confort de l'A380 Qantas
La zone de transit à Changi - le Rest Area
Le coupon amplement suffisant pour l'attente
L’hôtesse du comptoir à Changi - même si ce n'est ni de la faute de l'aéroport ni de Qantas
Les plats chez Qantas
Les désagréments dû à une place au fond de l'A380 - file importante en sortie
La perte de temps latente à Heathrow - aussi bien file pour les contrôles de sécurité que les transferts inter-terminal que les acheminements d'avion; saturation oblige